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18 décembre 2009

Antennes-relais : l'absence de risque confirmée

C'est l'avis exprimé jeudi par les Académies des sciences, des technologies et de médecine.


Les représentants de l'Académie des sciences, l'Académie des technologies, l'Académie de méde­cine, jeudi, lors d'une conférence de presse commune, fait exceptionnel, ont déclaré que «réduire l'exposition aux ondes des antennes-relais n'est pas justifié scientifiquement». Le groupe d'experts des trois académies sur ce sujet approuve sans réserve les conclusions du rapport scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), rendu public le 15 octobre 2009, qui concluait notamment qu'aucun risque sanitaire lié aux antennes-relais n'avait été mis en évidence.

Depuis plusieurs années, une polémique enfle sur les risques de ces antennes qui servent à faire transiter les ondes électromagnétiques des téléphones portables. Cette polémique a atteint son apogée mi-2008 avec la condamnation judiciaire de Bouygues Telecom l'obligeant à retirer une antenne-relais située à proximité d'habitations à Tassin-la-Demi-­Lune, dans le Rhône, au motif de «l'angoisse ressentie» par les familles avoisinantes.


Divergences d'appréciation


Après cette affaire, une expertise scientifique approfondie a été lancée sous la houlette de l'Afsset, expertise rendue publique le 15 octobre 2009. Celle-ci était plutôt rassurante, estimant que les champs électromagnétiques des antennes-relais «ne sont ni génotoxiques, ni cogénotoxiques, ni mutagènes, n'ont pas d'effet cancérogène ou cocancérogène, n'ont pas d'effet délétère sur le système immunitaire, ne provoquent pas d'augmentation des cancers expérimentaux…». Ces conclusions étaient basées sur l'analyse par plus d'une dizaine d'experts de 97 études, dont 86 ne montraient pas d'effets. Onze autres études mettaient en évidence un effet biologique. Mais selon les académiciens, elles n'ont pas été reproduites et les effets n'ont été observés qu'avec des «niveaux d'exposition 5 000 à 30 000 fois plus élevés que ceux créés par la quasi-totalité des antennes-relais».


Jeudi, les experts des trois académies ont regretté que Martin Guespereau, directeur de l'Afsset, n'ait pas insisté lors de la présentation publique de ce rapport en octobre 2009 sur les aspects rassurants, mais au contraire sur les onze études rapportant des «effets» biologiques. Les trois académies pointent les contradictions entre le communiqué de presse de l'Afsset, qui commence ainsi : «Le rapport de l'Afsset met en évidence l'existence d'effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires rapportées par une dizaine d'études expérimentales considérées par l'Afsset comme incontestables», et les conclusions du rapport : «Aucune preuve convaincante d'un effet biologique parti­culier des radiofréquences n'est apportée. À ce jour, il ressort de cette analyse que, en conditions non thermiques, les radiofréquences supérieures à 400 MHz ne modifient pas les grandes fonctions cellulaires».



«Notre responsabilité de scientifiques, c'est de donner l'état de la science.


Ensuite, les pouvoirs publics peuvent éventuellement prendre des mesures qui tiennent compte des inquiétudes de la population. Mais ces mesures doivent être bien pesées car elles augmentent l'inquiétude et on part alors dans un cercle vicieux terrible, a expliqué le professeur Jean-François Bach, vice-président de l'Académie des sciences. Ce qui nous a préoccupés, dans la présentation du rapport de l'Afsset, c'est que l'on a tenté de faire endosser à des scientifiques des décisions politiques.» Les représentants des trois académies estiment qu'il est techniquement possible de réduire l'exposition aux antennes-relais en les multipliant, mais en risquant d'augmenter sans justification la puissance d'émission des portables des quelque 85 % de Français qui les utilisent. «Des mesures de réduction des expositions ne peuvent aujourd'hui ­relever que d'une décision de gestion politique, soulignent-ils, Une réduction irréfléchie de l'exposition aux antennes-relais pourrait aboutir à un effet inverse pour la grande majorité des Français, sans bénéfice sanitaire pour les autres.»

27 août 2009

Faut-il se méfier de l'homéopathie?

Par Sarah Pinard
L'Express

Des médecins s'en sont inquiété auprès de l'OMS: l'homéopathie est inutile pour les personnes atteintes de maladies graves comme le sida ou le paludisme, disent-ils, mais progresse pourtant dans les pays pauvres. Qu'en pensez-vous? Faut-il limiter l'emploi de médicaments homéopathiques? LEXPRESS.fr vous invite à témoigner.

Dans une lettre adressée à l'OMS en juin, des médecins (membres de la Voice of Young Science) du Royaume-Uni et d'Afrique rappellent que "l'homéopathie ne protège pas les personnes contre la tuberculose, la diarrhée infantile, la grippe, le paludisme et le VIH" et s'inquiètent de sa progression dans les milieux "les plus pauvres du monde, l'homéopathie ne pouvant pas "aider les personnes à les traiter".

"Il est irresponsable pour un travailleur de la santé de promouvoir l'homéopathie"

D'après Nick Beeching, docteur en médecine de l'université royale de Liverpool, "il n'y a pas de preuves objectives que l'homéopathie a un effet sur ces infections (VIH, tuberculose, grippe, paludisme et diarrhée infantile)". Il pense par ailleurs "qu'il est irresponsable pour un travailleur de la santé de promouvoir l'utilisation de l'homéopathie à la place du traitement éprouvé pour une maladie parfois mortelle". Nick Beeching précise par ailleurs que '"lorsque l'homéopathie est utilisée à la place de traitements efficaces, des vies sont perdues."

Pourtant, dans le livre "traité d'homéopathie", Catherine Gaucher (présidente fondatrice d'Homéopathe Sans frontières) et Jean-Marie Chabanne (généraliste homéopathe) prétendent le contraire. Partis en Afrique, ces médecins homéopathes affirment n'avoir pas contracté le paludisme grâce à un traitement homéopathique.
De même, Santemedecine conseille la prise de médicament homéopathique (Influenzinum et Oscillococcinum) contre la grippe sous forme de vaccin quelques semaines avant le début de l'épidémie. Le Conseil supérieur d'hygiène publique de France a pourtant mis en garde contre l'utilisation de "pseudo-vaccins homéopathiques contre la grippe".

Des médicaments "à peine" plus important qu'un "placebo"

Le secrétaire de l'Académie nationale de médecine, Jacques-Louis Binet, conteste le fait que l'homéopathie soit une "médecine véritable". Il explique que "jusqu'ici aucune publication n'a sérieusement démontré cette efficacité" bien qu'elle "y semble plus importante que celle du placebo, mais à peine".

Les laboratoires Boiron, leader mondial de l'homéopathie, attendent les réactions définitives de l'OMS avant de s'exprimer sur le sujet. Cependant, ils précisent que "plein d'hôpitaux en France utilisent des médicaments homéopathiques pour accompagner les traitements des malades" notamment pour "soigner leurs effets secondaires".


On admirera sans réserve Catherine Gaucher et Jean-Marie Chabanne, qui ont, pour la première fois dans l'histoire de la Science, prouvé une négation: ils n'ont pas attrapé le paludisme grâce à l'homéopathie qu'ils prenaient et non grâce aux moustiquaires, aux produits repoussant les insectes ni rien d'autre. C'est dire si leurs expériences sur eux-mêmes sont du même niveau que le reste des expériences scientifiques des médecins-confiseurs de l'homéopathie.

25 mai 2008

L’acide folique et les vitamines B sans effet contre les maladies cardiovasculaires

Une supplémentation en acide folique, vitamines B6 ou B12, seuls ou en combinaison, réduisent les concentrations d’homocystéine.

A partir de ces données, un certain nombre d’études randomisées ont cherché à savoir si cette supplémentation prévenait aussi les événements cardiovasculaires.

Des travaux ont été menés dans les populations générales mais on dispose de peu d’études chez les patients ayant déjà une maladie cardiovasculaire. C’est le sujet du travail publié dans le JAMA.

5 442 femmes, professionnelles de santé américaines, âgées de 42 ans ou plus, et qui avaient soit des antécédents d’accident vasculaire cérébral ou plus de 3 facteurs de risque coronarien ont été enrôlées dans une étude randomisée en double insu versus placebo.

Elles ont reçu un comprimé contenant une combinaison de 2, 5mg d’acide folique, 5mg de vitamine B6 et 1 mg de vitamine B12 ou un placebo. Elles ont été traitées pendant plus de 7 années entre avril 1998 et juillet 2005.

796 femmes ont présenté un événement cardiovasculaire (406 dans le groupe du traitement actif et 390 dans le groupe placebo) au cours du suivi.

Les patientes qui recevaient le traitement actif avaient un risque identique de survenue d’un événement cardiovasculaire (évalué par un critère composite d’infarctus du myocarde ou d’AVC ou de procédure de revascularisation coronarienne ou de mortalité d’origine coronarienne).

Pourtant, les concentrations d’homocystéine plasmatique étaient diminuées de 18.5 % dans le groupe actif en comparaison du groupe placebo.

Les auteurs concluent donc, comme pour les autres études déjà réalisées sur ce sujet, qu’après 7 années de traitement et de suivi, un comprimé comprenant à la fois de l’acide folique, de la vitamine B6, de la vitamine B12 ne réduit pas les événements cardiovasculaires chez les femmes à haut risque et cela malgré un abaissement significatif des concentrations d’homocystéine

D'après Albert CM et al. Effect of folic acid and B vitamins on risk of cardiovascular events and total mortality among women at high risk for cardiovascular disease. JAMA 2008 ; 299 : 2027-2036.

07 mai 2008

Cosmetic chain told to withdraw homeopathic malaria remedy

James Meikle, The Guardian

The cosmetic chain Neal's Yard Remedies has been ordered to withdraw a homeopathic remedy for malaria after medicines watchdogs decided its sale was potentially dangerous and misleading.

The product, which was "clearly intended to be viewed as a treatment or preventative" for a serious disease, had not been approved as required by law, the government's Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) said yesterday.

It clamped down on the remedy, Malaria Officinalis 30c, after being alerted by the BBC and a member of the public last month. Neal's Yard has already withdrawn the product, which had been available for more than 20 years.

Homeopathic remedies are classed as medicines and require MHRA authorisation before going on the market, the watchdog said. It could find no record of such approval. David Carter, head of the team investigating such products, said: "We regard the promotion of an unauthorised, self-medicating product for such a serious condition to be potentially harmful to public health and misleading. We are pleased that Neal's Yard Remedies have complied with our request and removed this product from the market."

Susan Curtis, the company's medicines director, denied it had advertised or sold the remedy as a prevention for malaria. "It has been supplied on request by practitioners working in Neal's Yard Remedies stores and in fact practitioners have been trained to always explain that the remedy should not be considered as a guarantee of prevention of malaria.

"The name of the remedy is based on its Latin name and not on its claim to cure or prevent an ailment. However, as this was obviously a contentious issue which could cause our customers' concern, and at the request of the MHRA, Neal's Yard Remedies took the decision to withdraw the product from sale with immediate effect, from April 17 2008." The company added that it was not aware of any other remedies being under question.

The warning follows the airing of the BBC's Inside Out programme, Homeopathy and Malaria, last month. Its presenter Janine Jansen was sold homeopathic remedies at Neal's Yard's store in Exeter and was advised she could use them to help deal with malaria, according to the programme.

After the programme was aired, a statement on Neal's Yard website said that Curtis had been interviewed for the programme and "unfortunately a lot of what she was trying to say was not shown".

The website statement added: "We know there have been no clinical trials for the use of homeopathy in the prevention of malaria but homeopathy does have a good track record in preventing and treating other endemic diseases."


Autant certaines croyances peuvent prêter à rire, autant dans un cas comme celui-ci, on aurait tendance à demander des peines très sévères pour mise en danger de la vie d'autrui, exercice illégal de la médecine ou de la pharmacie. Le paludisme est une maladie très sérieuse et rien ne justifie son traitement avec de la poudre de perlimpimpin en espérant que le mal passera tout seul en quelques jours.

06 mars 2008

Vous souffrez ? Prenez donc un placebo... cher

LE MONDE

Prenez un médicament. Ou plutôt un placebo, sans aucun effet pharmacologique. Présentez-le à des prix différents. Surprise, il n'aura pas les mêmes incidences sur le mal. Et dans ce cas, le plus onéreux est aussi le plus efficace. Voici la conclusion déroutante à laquelle parvient une étude publiée dans le numéro daté du 5 mars du Journal of American Medical Association.


Point de départ de la procédure, menée par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), le recrutement sur Internet de 82 volontaires pour tester un nouvel analgésique aux caractéristiques proches de la codéine. En réalité, un placebo. Les participants sont divisés en deux groupes : les plus chanceux se voient remettre une pilule à 2,50 dollars, les moins heureux le même cachet, présenté en réduction à 0,10 dollar. Tous ont en revanche la joie de subir des séries de décharges électriques pouvant aller jusqu'à 80 volts.

Les participants sont invités à quantifier leur peine. Résultat, 85 % des bénévoles du groupe ayant ingurgité la pilule à 2,50 dollars notent une réduction de la douleur, contre seulement 61 % pour ceux qui ont avalé le médicament en promotion. Le prix joue donc ici un rôle thérapeutique à part entière. Mais il n'est pas seul. "Le prix n'est qu'une des variables du marché, au même titre que l'emballage ou la marque, qui peuvent accentuer l'effet placebo", explique Dan Ariely, docteur en économie comportementale, qui a dirigé l'étude.


"DONNÉ AVEC CONVICTION"

La présentation de la pilule compte également parmi les facteurs. "Pour la pilule à 0,10 dollar, c'est davantage le fait qu'elle soit en promotion que son prix qui a influencé les participants", justifie M. Ariely. Un constat confirmé par Jean-François Bergmann, spécialiste de thérapeutique à l'hôpital Lariboisière, à Paris : "La façon dont un médicament est donné participe pleinement à l'effet pharmacologique. Il doit l'être avec conviction."

L'étude ouvre dans tous les cas de nombreuses perspectives. "Comment peut-on envoyer des médicaments bon marché à des populations dans le besoin sans qu'elles aient le sentiment qu'ils sont de mauvaise qualité ?", lance par exemple Dan Ariely.

Autre piste, les génériques, et la mauvaise perception dont ils souffrent. D'autres questions pourraient survenir. M. Ariely et son équipe préparent en effet une nouvelle expérience. Même schéma, mais cette fois, le placebo sera gratuit.

Alexandre Roos


Petite piqure de rappel pour les adeptes du "ça marche"... comme tout placebo.

15 janvier 2008

Plus un vin est cher, plus on prend du plaisir

Par Clare Baldwin

STANFORD, Californie (Reuters) - Plus un vin est cher, plus il est apprécié, sans égard pour son goût, selon les conclusions d'une étude de chercheurs américains.

Des chercheurs de la Graduate School of Business de Stanford et de l'Institut californien de technologie ont constaté que plus un vin est cher plus on s'attend à ce qu'il soit de bonne qualité et qu'on s'autopersuade qu'un vin cher procure plus de plaisir qu'une bouteille bon marché.

Leur étude, publiée lundi dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, affirme que les attentes qualitatives déclenchent une activité dans le cortex orbito-frontal médial, la partie du cerveau qui exprime le plaisir. Cette réaction se produit même si la partie du cerveau qui interprète le goût n'est pas sollicitée.

Alors que beaucoup d'études se sont jusque-là concentrées sur les effets du marketing sur le comportement, celle-ci est la première qui montre que le marketing a un effet direct sur le cerveau.

Selon les chercheurs, quand vingt adultes testent des échantillons de vin de prix différents, ils disent que plus le vin était cher, plus l'expérience a été agréable. Au même moment, la partie du cerveau qui contrôle leur plaisir montrait une activité significative.

"Nous savons depuis longtemps que la perception est affectée par le marketing, mais maintenant nous savons que le cerveau lui même s'adapte au prix", a déclaré l'une des auteurs de l'étude, Baba Shiv, professeur associée à la Stanford Graduate School of Business.

"Les commerçants vont maintenant y réfléchir à deux fois avant de baisser leur prix", a-t-elle ajouté.

Selon l'étude, si une expérience est agréable, le cerveau va l'utiliser pour guider ses futurs choix. Une conclusion qui a des implications substantielles pour le marketing, dont le but est d'influencer la perception de la qualité.

Version française Mathilde Gardin

10 octobre 2007

Homéopathie : Retrait de lots de Gingko biloba et Equisetum arvense

Une inversion d'étiquetage entre deux médicaments homéopathiques des laboratoires Boiron a été rapportée aux autorités sanitaires. Les flacons étiquetés "teinture-mère de Gingko biloba" contiennent de la teinture-mère d'Equisetum arvense et vice versa. Bien que cette inversion ne présente pas de risque particulier pour la santé, les produits non-vendus vont être retirés du marché. L'Afssaps invite à ne pas utiliser les lots S7051865, S7041309, S7051862, S7072624 et S7062040.

Les teintures-mère de Gingko biloba et d'Equisetum arvense sont des médicaments homéopathiques commercialisés par les laboratoires Boiron. L'inversion de l'étiquetage de deux cuves de teinture-mère de Gingko biloba et de teinture-mère d'Equisetum arvense a entraîné l'inversion d'étiquetage des flacons conditionnés à partir de ces cuves. En conséquence, deux lots de produits finis étiquetés Gingko biloba teinture-mère contiennent de l'Equisetum arvense teinture-mère et trois lots de produits finis Equisetum arvense teinture-mère contiennent du Gingko biloba teinture-mère.

Par mesure de précaution, les laboratoires Boiron, en accord avec l'Afssaps, procèdent au retrait des lots concernés. Les flacons mal étiquetés sont en vente dans les pharmacies depuis mai 2007. L'Afssaps précise que l'inversion de ces deux médicaments homéopathiques ne présente pas de risque particulier pour la santé hormis d'éventuelles réactions liées à une hypersensibilité à ces plantes. A ce jour, aucun cas de pharmacovigilance n'a toutefois été rapporté à l'Afssaps avec ces deux produits.

Les lots suivants sont concernés par la mesure de retrait :

- Gingko biloba : lot S7051865 (3548 unités) et lot S7041309 (126 unités)

- Equisetum arvense : lot S7051862 (883 unités), lot S7072624 (175 unités) et lot S7062040 (167 unités)

Les laboratoires Boiron ont demandé aux pharmaciens délivrant ces médicaments homéopathiques de signaler, dans la mesure du possible, l'inversion d'étiquetage aux médecins de leur environnement, susceptibles d'avoir prescrit ces deux spécialités entre mai et octobre 2007. Les pharmaciens devront également diffuser cette information aux patients connus pour avoir fait la demande de l'un ou l'autre de ces deux produits durant cette période.

Source : Communiqué de l'Afssaps du 10 octobre 2007


Inversion sans gravité, diront les mauvaises langues, dans la mesure où il ne reste rien du Gingko biloba dans l'un et rien de l'Equisetum arvense dans l'autre. Mais pour le principe l'inversion d'étiquettes sur un produit dont la composition est "q.s.p. 100%" est inacceptable.

25 septembre 2007

Study: Acupuncture Eases Low Back Pain

Patients Report More Pain Relief From Acupuncture Than Conventional Treatment
By Salynn Boyles
WebMD Medical News
Reviewed by Louise Chang, MD

Sept. 24, 2007 -- Acupuncture proved to be more effective than conventional lower back pain treatments in a new study, but it was no more effective than a sham needle procedure.

The German study compared outcomes among 1,162 patients with chronic low back pain treated with traditional Chinese acupuncture; sham acupuncture; or a conventional approach to treating back pain using drugs, physical therapy, and exercise.

The study is the largest investigation of acupuncture vs. conventional nonsurgical treatment for lower back pain ever reported, researchers say.

"Acupuncture represents a highly promising and effective treatment option for chronic back pain," researcher Heinz Endres, MD, tells WebMD. "Patients experienced not only reduced pain intensity, but also reported improvements in the disability that often results from back pain -- and therefore in their quality of life."
Acupuncture for Back Pain

Endres says up to 85% of people will suffer from low back pain at some point in their lives. The pain may last for a few days or continue as chronic low back pain for months and years.

While a recent review of research showed acupuncture to be useful for the treatment of low back pain when given in addition to other therapies, the latest study was designed to determine if acupuncture is an effective treatment on its own.

Acupuncture was delivered in 10, 30-minute sessions conducted over six weeks. Patients who received conventional treatments had a similar number of total treatments, which included exercise, pain medication, and nonsteroidal anti-inflammatory drugs (NSAIDs).

The acupuncture groups were allowed to use medication for acute episodes of back pain only. This consisted of NSAID use no more than two days a week during the treatment period.

Traditional acupuncture involved inserting needles at fixed points and depths on the body and manipulating the needles in accordance with ancient Chinese practice.

With the sham treatment, needles were inserted in the lower back at shallower depths at non-acupuncture points and the needles were not manipulated.

Patients who got the traditional and sham acupuncture treatments were almost twice as likely to report treatment-related responses six months later as patients who did not have acupuncture.

Responses were defined as a 33% improvement in pain or a 12% improvement in functional ability.

"Because acupuncture has a low risk of side effects and few contraindications, it should be added to the catalogue of treatments recommended for acute and chronic back pain, even though -- just as for any other form of treatment -- there will always be some patients who do not respond," Endres says.
Sham Acupuncture Works

Several earlier studies involving patients with chronic pain have shown similar benefits for traditional and sham acupuncture.

A 2005 analysis of 33 back pain studies did show a treatment advantage for traditional acupuncture, but a researcher involved in the analysis says more recent studies challenge this finding.

"The evidence as a whole suggests that the benefits of true acupuncture over sham acupuncture are almost clinically irrelevant," Eric Manheimer, MS, of the University of Maryland Center for Integrative Medicine tells WebMD. "The reasons for this are not really clear. It may be that putting the needles anywhere stimulates some sort of analgesic effect."

Acupuncture is still considered an alternative treatment for low back pain in the U.S., but this is no longer the case in Germany. Based on findings from the newly reported study, it is now covered by state health insurance.

Endres says acupuncture is a clearly useful treatment for low back pain, even if we don't understand why.

"Just because we cannot explain exactly the mechanism by which a treatment works, doesn't mean that it doesn't work," he says.


La conclusion de l'article est contredite par son contenu. En effet, le fait que le placebo soit aussi efficace que l'acupuncture montre clairement qu'elle n'a aucun intérêt particulier. Ce qu'on peut se demander à la rigueur, c'est pourquoi le placebo de cette étude est meilleur que celui des autres études. Mais l'utilisation d'un placebo correct est rare parmi les études d'acupuncture, ce qui rend leur comparaison délicate. On remarque aussi l'absence implicite de double-aveugle dans cette étude (les soignants devant connaître les membres du groupe placebo pour leur appliquer le 'faux' traitement).

09 août 2007

USA: les enfants trouvent la nourriture meilleure avec le logo McDonald's

WASHINGTON (AFP) - Les Américains de trois à cinq ans trouvent la nourriture meilleure quand elle leur est présentée avec le logo de la chaîne de restauration rapide McDonald's, révèle une étude réalisée par des chercheurs américains.

Les scientifiques de l'université de Stanford et de l'hôpital pour enfants Lucile Packard en Californie ont donné à un groupe de 63 enfants deux échantillons de nuggets de poulet, hamburgers et frites provenant d'un McDonald's, et des carottes et du lait.

L'un des échantillons était présenté dans des emballages portant le logo de McDonald's et le second était emballé de façon standard.

Les enfants devaient goûter les deux échantillons de nourriture parfaitement identique et dire lequel ils préféraient ou si les deux avaient le même goût.

Dans le cas des nuggets, des frites, des carottes et du lait, un nombre conséquent d'enfants a dit que les produits siglés McDonald's avaient meilleur goût, selon les auteurs de l'étude, qui paraît dans l'édition du mois d'août d'Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine.

"L'impact de la marque est très fort même chez des enfants qui n'ont que trois à cinq ans", a affirmé le Dr Thomas Robinson de l'hôpital Lucile Packard, principal auteur de l'étude.

Selon lui, cette préférence est le résultat du marketing intensif de McDonald's.

"Personne d'autre ne dépense autant d'argent pour promouvoir leurs produits de fast-food auprès des enfants", a-t-il déclaré.

Selon les auteurs de l'étude, McDonald's dépense plus d'un milliard de dollars par an en publicité aux Etats-Unis.

Près de 20% des petits Américains sont atteints d'obésité, une proportion qui a triplé en 40 ans.


Voila qui enterre la théorie infondée comme quoi les enfants ne seraient pas influençables par la suggestion et donc insensible à l'effet placebo, un des arguments favoris des croyants de l'homéopathie. S'ils sont même sensibles à la publicité bien avant de maîtriser la lecture, on peut facilement supposer qu'ils sont encore plus sensibles aux suggestions des parents dont dépend leur bien-être.

18 juillet 2007

Revealed: how the mind processes placebo effect

Expecting a big reward helps the reward to come true.

Michael Hopkin

Neuroscientists have found that people who experience a strong dose of pleasure at the thought of an upcoming reward are more susceptible to the placebo effect.

The research shows how the placebo effect, in which patients perceive a benefit from a medical treatment despite it having no genuine therapeutic activity, hinges on the brain's 'reward centre' — a region that predicts our future expectations of positive experiences, and which is also implicated in gambling and drug addiction. Greater activity in this brain region, called the nucleus accumbens, is linked to a stronger placebo effect, the new research shows.

This kind of mechanistic understanding of how the brain reacts to placebo treatments could help doctors to boost the effect, argues Jon-Kar Zubieta of the University of Michigan, Ann Arbor, who led the research.

"This is driving the idea that you can manipulate the placebo effect, to increase it for therapeutic treatment," he says.

Conversely, reducing or eliminating variations in the placebo effect could improve the accuracy of medical trials, which evaluate the effects of new therapies against that of a placebo. Reducing the variation in placebo effects among different volunteers could help to standardize trial results.

Great expectations

Zubieta and his team evaluated the placebo effect by giving volunteers a painful injection of salt solution into the cheek. Subjects were then told that they would be randomly assigned an injection either of painkiller or of placebo. In fact, all volunteers received a placebo. Later, some of the same patients were retested and not offered a second injection at all.

Participants generally reported more reduction in pain when given the placebo injections than those not given any placebo treatment at all, Zubieta and his colleagues report in the journal Neuron1. But the volunteers showed significant variations in the strength of their placebo effects.

The researchers suspected that the effect may be linked to the brain's reward centre, which kicks into life when a reward (in this case, pain relief) is expected. They scanned the brains of 14 of their 30 volunteers to monitor the production in the nucleus accumbens of a brain signalling chemical called dopamine, which is boosted in response to reward anticipation.

Activity in the nucleus accumbens was greater in those patients experiencing a strong placebo effect, the researchers found. "If your dopamine system doesn't work very well your placebo effect is probably going to stink," Zubieta says.

What's more, people who tended to show a strong placebo effect also had higher reward expectation in general, as demonstrated by a game in which they were told that they would be given varying amounts of money. During the game, their brains were scanned to assess their levels of optimism that the reward would be a handsome one.

Brain booster

The findings raise the possibility that patients could be given medically active drugs to activate or boost the placebo effect, although Zubieta warns that we don't really know how to do this yet. Drugs already exist to boost the brain's dopamine system, but can have a bizarre range of side effects, including turning patients into reckless gamblers as their reward-expectation centre goes into overdrive, he points out.

A better way to approach the problem might be to encourage doctors to be upbeat when telling patients about their treatments, suggests Chris Frith, a neuropsychologist at University College London. That should boost the patients' anticipation of reward and cure. "The doctors who do best are the ones who are most deluded that their treatments do work," he says.

It is still unclear how any anticipation of reward might then specifically affect the physiological problem being suffered by a patient. It is possible that the reward-anticipation triggers the production of homemade painkillers called endogenous opioids, for example. If so, it may be possible for people to control the release of such chemicals through thought (and belief) alone. "Is it possible to release these at will?" Frith asks.


La capacité d'auto-illusion ou la conviction de l'acteur seraient donc la clef d'un effet placebo maximal. Les cours de comédie seront bientôt au cursus universitaire médical. On pourrait aussi verser plus de crédits à la recherche médicale pour améliorer les traitements et les rendre largement supérieurs à ce que l'effet placebo peut produire.

28 mars 2007

Vitamines, extraits naturels, oligoéléments: La perlimpinpin connection

Les compléments alimentaires sont en plein boom. Paradoxe : toutes les études scientifiques prouvent que ces « alicaments » ne servent à rien. Ils sont même parfois dangereux...

La semaine dernière (du 22 au 24 mars) s'est tenu à Monaco un congrès mondial consacré à l'«anti-aging medicine» - la médecine anti-vieillissement. Laquelle se fonde largement sur l'absorption de coûteuses gélules de jouvence, compléments alimentaires et autres vitamines miracles. Pas étonnant donc que cette réunion « scientifique » ait été organisée, et sponsorisée, par les fabricants de tels produits. Or il s'y est passé quelque chose d'extraordinaire : les centaines de participants ont fait comme si de rien n'était. Ont savamment débattu des avantages présumés du «coenzyme Q10» ou des polyphénols, de l'influence des « probiotiques » sur la flore intestinale ou du métabolisme régénérant de certains acides aminés.

Alors que, depuis des mois, voire des années, toutes sortes d'études épidémiologiques et scientifiques l'ont démontré : sauf cas particuliers de carences, tous ces suppléments vitaminés mirobolants, toutes ces gélules parapharmaceutiques, toutes ces pilules ou tisanes aux allégations prometteuses... ne servent à rien - quand elles ne s'accompagnent pas d'effets nocifs. Bref, leur chiffre d'affaires a beau s'envoler (+7% l'an), il ne s'agit que d'arnaque et de poudre aux yeux. Pourtant, malgré les mises en garde des spécialistes compétents, en dépit des travaux de recherche publiés dans les plus prestigieuses revues médicales, les congressistes monégasques ont plébiscité les vertus des molécules et extraits naturels « anti-âge ».

La première suspicion concernant les compléments alimentaires était apparue en juin 2003, avec la publication en France des premiers résultats de l'étude épidémiologique dite « SuViMax », la plus gigantesque jamais menée dans ce genre, et « en double aveugle ». Pas moins de 13 000 volontaires avaient, durant huit ans, absorbé chaque matin une pilule. Soit une « vraie », soit un placebo.

Or, à la surprise de tous les spécialistes, il était apparu que les éléments antioxydants n'apportaient aucun avantage face aux maladies cardio-vasculaires. Dans un autre genre, des travaux américains publiés en octobre 2006 dans le « New England Journal of Medicine » disqualifiaient les alléchantes promesses de l'hormone «rajeunissante» du professeur Etienne-Emile Beaulieu, la DHEA. Censée au moins «améliorer la qualité de la peau et la libido des femmes de plus de 70ans», cette hormone n'a pas du tout tenu ses (vagues) promesses. Car, selon les spécialistes de la Mayo Clinic de Rochester (New York), «elle n'a pas permis d'observer le moindre effet sur les performances physiques ou sur la qualité de la vie» des personnes âgées traitées. Fin février 2007, c'est le célèbre « Jama » (« The Journal of the American Medical Association ») qui entrait en scène. Une étude de Goran Bjelakovic (CHU de Copenhague), compilant des résultats concernant pas moins de 230 000 patients, concluait très négativement sur la consommation de suppléments en vitamines et oligoéléments.

Non seulement ceux-ci ne servent à rien, mais surtout les cocktails de «bêta-carotène, vitamine E et vitamine A sont, en moyenne statistique, associés à une hausse de 5% de la mortalité»... Des études antérieures avaient déjà démontré que les gélules de calcium et de vitamine D n'étaient d'aucun secours contre l'ostéoporose, mais augmentaient le risque de calculs rénaux. Et le professeur Michel Lagarde (président de la commission métabolisme et nutrition de l'Inserm) s'alarme de voir diffuser sans contrôle dans le commerce des compléments alimentaires en vitamines C et E «à des dosages 10 ou 20 fois supérieurs aux apports nutritionnels conseillés».

La dernière initiative en date dans le combat contre les compléments alimentaires émane de l'association des consommateurs CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie). Laquelle, explique son responsable Charles Pernin, s'est livrée à une comparaison fouillée «entre les compositions de 140 produits vendus en France et toutes les publications scientifiques disponibles sur les éléments qui les composent». Une comparaison éloquente, hélas ! Car pratiquement aucun des ingrédients mentionnés sur les étiquettes ne voit ses vertus confirmées par une étude un peu sérieuse.

Qu'il s'agisse de produits «minceur», «anti-âge», «tonus», «anti-fatigue» ou encore supposés améliorer « la santé des cheveux et de la peau», on ne trouve jamais rien parmi les principes actifs qui puisse justifier les allégations imprimées sur les boîtes. Ainsi toutes les études sur le thé vert «amincissant» concluent... à sa totale absence d'efficacité sur l'homme, et la femme, bien sûr. Tout comme le chitosan, extrait des carapaces de homard et présumé inhibiteur de l'absorption des graisses.

La «peau éclatante» promise par de nombreuses spécialités à base d'huile de bourrache ? Elle repose sur une seule et même étude «menée chez une petite trentaine de patientes», qui auraient simplement cru discerner «une diminution de la perte d'eau cutanée d'environ 10%». Pour le reste, conclut la CLCV, «les vertus des compléments alimentaires ne relèvent que de l'affabulation». En ce domaine, tout n'est que tisanes ou pilules pipeau, perlimpinpin et compagnie. Avec une seule réalité, le prix : 35 euros pour une boîte de gélules censées «désintoxiquer contre les métaux lourds et les toxines», mais vous serez bien le seul à y croire.

Bien sûr, il restera toujours l'effet placebo, surtout quand on a payé très cher ses gélules inutiles. «Il n'y a pas que les compléments alimentaires. Après tout, même les pèlerinages à Lourdes réussissent à améliorer la santé de certaines personnes», dit le docteur Frédéric Saldmann, directeur de la « Revue de nutrition pratique ». Mais pour ce qui est de récolter son quota de vitamines quotidiennes, rien ne vaudra jamais mieux qu'une alimentation variée et équilibrée, insiste, comme tous les autres, ce spécialiste. Et surtout ne pas manger trop. D'ailleurs, au congrès de Monaco, il y a quand même eu une conférence intéressante. C'était sur «les vertus du jeûne»...

Fabien Gruhier
Le Nouvel Observateur

21 mars 2007

L'effet placebo du sport: Croire aux bénéfices du sport augmente ses effets sur la santé

[L.J.S.] - Dès le saut du lit, c'est le marathon qui démarre. A peine habillé, vous sortez de la maison en courant pour attraper votre bus et c'est encore la course pour ne pas arriver en retard au travail. Sans parler des corvées ménagères qui vous attendent en rentrant le soir : la cuisine, la vaisselle, le ménage... Et vous trouvez le temps de faire de l'exercice dans tout ça ? Non, bien sûr. Mauvaise réponse ! Vos cavalcades quotidiennes sont bien de l'activité physique, non ? Une équipe de chercheurs britanniques vient de montrer que si vous en étiez persuadé, vous en tireriez davantage de bénéfice pour votre santé.

Le Dr Ellen Langer de l'Université de Harvard a enrôlé 84 femmes de ménages travaillant dans des hôtels. Avec 15 chambres à nettoyer par jour, autant dire que « activité physique » n'est pas un vain mot. Et pourtant à la question « faites-vous de l'exercice régulièrement ? » les deux tiers ont répondu non. Les autres ont carrément répondu qu'elles ne pratiquaient aucune activité physique.

Après cet interrogatoire, les chercheurs ont séparé les femmes de ménage en deux groupes. Aux premières, ils ont révélé que l'activité physique exigée par leur travail dépassait les recommandations de santé publique pour être en bonne santé. Et les femmes du deuxième groupe ont continué à faire le ménage en étant convaincues de ne pratiquer aucune activité physique.

Bilan au bout de 4 semaines : sans rien changer à leur mode de vie, les femmes qui étaient persuadées de pratiquer une activité physique ont vu leur santé s'améliorer. Tension artérielle en baisse, réduction de la masse grasse et même 1 kilo de perdu en moyenne ! Et quand on leur a reposé la question « faites-vous de l'exercice régulièrement ? », près de 80 % ont répondu par l'affirmative. En revanche dans le deuxième groupe, aucune modification de l'état de santé n'a été constatée.

Comment expliquer ces changements ? « Par l'effet placebo ! », répond le Dr Ellen Langer. « Cet effet est admis pour les médicaments mais n'avait jamais été exploré pour le sport. Nos résultats confirment pourtant l'hypothèse que les bénéfices de l'activité physique sur la santé impliquent également ce fameux effet placebo ».

La prochaine fois en courant après votre bus ou en vous démenant avec votre aspirateur, répétez-vous inlassablement : « je fais du sport et c'est bon pour ma santé, je fais du sport et c'est bon pour ma santé ». Vous verrez peut-être la différence...

Langer H. Mind-Set Matters Exercise and the Placebo Effect. Psychological Science. February 2007

Copyright © 2007, lejournalsante.com

27 février 2007

L'ail ne fait pas baisser le "mauvais" cholestérol

JEAN-MICHEL BADER
LeFigaro.fr

DEPUIS 3 500 ANS, l'ail (allium sativum) et l'ail sauvage (allium ursinum) sont utilisés pour lutter contre les maladies cardiovascu­laires. La première description date du Codex Ebers de l'ancienne Égypte. Depuis deux cents ans, la médecine occidentale s'est emparée des propriétés médicinales de l'ail et plus de 100 études cliniques ont été publiées sur ses effets préventifs dans les maladies cardiaques et vasculaires. Les firmes commerciales font une promotion sans freins de cet effet supposé protecteur contre le cholestérol et ce n'est pas par hasard qu'aux États-Unis, l'ail sous forme de suppléments soit le n° 1 des ventes des épices. L'ail écrasé libère de l'alliine et son enzyme l'alliinase, pour produire l'allicine, principe actif.

Or, une étude publiée aujourd'hui dans les Archives of Internal Medicine, par Christopher Gardner (université de Stanford), met à mal cette croyance. En effet, pendant six mois, près de 200 sujets volontaires âgés de 30 à 65 ans, et ayant une concentration de LDL cholestérol (le « mauvais » cholestérol) « modérément élevée » (130 à 190 mg par dl), ont participé à un essai clinique de l'ail. Six jours sur sept, les participants ont reçu soit de l'ail cru réduit en poudre, soit l'une de deux préparations commerciales d'ail, la Garciline ou le Kyolic 100, soit un placebo.

Première étude d'envergure

La quantité d'ail quotidienne correspondait environ à une gousse de taille moyenne. Tous les mois, la composition des suppléments à l'ail et la concentration sanguine de LDL cholestérol des cobayes humains étaient mesurées. Entre novembre 2002 et juin 2005, 169 sujets de l'étude ont poursuivi le traitement. Ni l'ail cru, ni les deux préparations commerciales ne sont capables de diminuer significativement le LDL cholestérol des sujets de cette étude, la première de cette envergure pu­bliée dans une revue savante. La diminution maximale observée de la concentration sanguine de LDL cholestérol ne dépasse pas les 10 mg par décilitre de sang.

Le « bon » cholestérol (HDL), les triglycérides et le rapport des deux cholestérols, marqueurs de la santé lipidique de l'individu, n'ont pas du tout été modifiés.

Seul effet secondaire notable : une haleine et une odeur d'ail ­prononcée ont été observées par 28 participants du groupe ayant consommé de l'ail cru.

Pour autant, ce n'est pas la démonstration définitive que l'ail n'a aucune vertu préventive. Pour évaluer l'effet protecteur de tout agent sur le coeur et les vaisseaux, dans de tels essais cliniques, explique un éditorial de la revue américaine, signé du Dr Mary Charlson de l'université Cornell (New York), il faut définir l'objectif primaire ad hoc. « Le LDL est la cible princi­pale mais pas la seule », a-t-elle expliqué au Figaro.

Si les anomalies de la concentration des lipides (comme le cholestérol par exemple) sont des facteurs contributifs importants, ce ne serait pas uniquement le LDL cholestérol qui contribuerait à la plaque d'athérome. « Il faut compter avec l'inflammation, l'hyper­tension artérielle, l'agrégation des plaquettes san­guines, le diabète, le tabagisme et la génétique », complète Mary Charlson.


Un certain nombre de 'croyances de grand-mères' subsistent bien des années après qu'on les ait invalidées par des études scientifiques. A un moment, il faudra bien arrêter de se les répéter.

11 février 2007

Imagining Better Health Can Make it So

You gotta move it to lose it, but how much depends on the sedentary activity of thinking as well as the actual calories burned, a new study finds.

It's how much you think you worked out, not just the vigor of you workouts, that is key, according to the research published in the February issue of the journal Psychological Science.

Placebos, or “sugar pills,” are often used in clinical drug trials to see if the effect of a remedy is due to the actual drug or the individual’s mindset. Researchers at Harvard University wanted to see if a person’s attitude could enhance or inhibit the benefits of exercise independent of an actual workout itself.

Reaching out to 84 female hotel housekeepers, researchers asked them how much they were working out. The housekeepers reported that they were not getting any exercise despite their strenuous jobs.

The U.S. Surgeon General recommends 30 minutes of daily exercise to maintain a healthy lifestyle.

“This is a group of people who by far surpassed the Surgeon General’s recommendation for the amount of exercise one should get," said psychologist and lead study author Ellen Langer. “Yet our initial belief, and then confirmed by data, was that they were—rather than healthy as one might expect from all this exercise—less healthy than they should be. If they’re getting the exercise why aren’t they healthier?”

Langer and her colleagues wondered if a change in mindset could translate into a change in the health of the housekeepers.

The researchers informed 44 of the subjects that the daily work they do is enough exercise to satisfy the Surgeon General’s recommendation for sustaining a healthy routine.

“They were taught that their work was exercise and were given specifics,” Langer told LiveScience. “For example, changing linens for 15 minutes burns 40 calories, vacuuming for 15 minutes burns 50 calories, cleaning bathrooms for 15 minutes burns 60 calories and so on.”

The other 40 housekeepers were not told the health benefits of their daily tasks.

After four weeks, the informed group had lost an average of two pounds, lowered their blood pressure by almost 10 percent, and reduced their body fat percentage. These changes were higher than the uninformed group.

But for those hoping to maintain a couch potato’s lifestyle and imagine their way to weight loss and healthville, the prognosis is negative.

“Our mindsets are hard to change,” Langer said. “So if you’re just sitting on the couch and just telling yourself that you’re exercising, you’re not going to believe yourself and so they’ll be no change.”

30 janvier 2007

Le temps des charlatans

Le dossier spécial sur les médecines ‘alternatives’ du magazine de vulgarisation scientifique « Science & Avenir », de février 2007, a de quoi faire peur. La rédactrice du dossier, Sylvie Riou-Milliot, apparemment très complaisante, nous informe qu’une vingtaine d’établissements hospitaliers offrent des consultations de médecine ‘alternative’. La liste est en fait très courte : seules l’acupuncture et l’homéopathie ont droit de cité à Paris. La liste s’allonge quelque peu en région parisienne : ostéopathie et auriculothérapie dans un établissement chacun. Sophrologie, toucher-massage, hypnose n’apparaissent qu’en province.

La rédactrice du dossier, a choisi de ne présenter que des médecins pratiquant une de ces pseudo-médecines, qui tous ­­— on s’en doute — sont convaincus de l’efficacité de leur technique. L’un d’entre eux, le Dr David Alimi, neurophysiologiste responsable de la consultation d’auriculothérapie à l’IGR de Villejuif, affirme même tout de go : « Pour asseoir une discipline, rien ne vaut la validation et l’évaluation scientifique. »
Certes, mais alors pourquoi aucune liste d’études cliniques (randomisées, en double-aveugle et contre placebo) n’est simplement mentionnée dans ce dossier ? Peut-être parce que l’on serait bien en peine de produire la moindre étude de qualité dans le domaine de l’auriculothérapie. Voir en particulier l'analyse par l'AFIS d'une des études du Dr Alimi qui montre que le double-aveugle n'est pas de mise dans son étude, et une discussion plus générale de l'auriculothérapie).

On serait bien en peine de trouver de telles études de qualité dans le domaine des pseudo-médecines mentionnées dans ce dossier. Il faut savoir que les études cliniques de qualité sont très rares (cela coute très cher et cela prouve souvent qu'on se trompe) même dans le domaine de la médecine scientifique. Alors pour la médecine de Molière, ça devient inabordable vu que les résultats ne sont jamais au rendez-vous. Alors, on fait de mauvaises études et on brandit triomphalement des résultats biaisés. La triste histoire de Benvéniste vient à notre mémoire (celle de l’eau, bien sûr). Le double-aveugle imposé par le protocole défini avec l’illusionniste James Randi a montré que les résultats de Benvéniste étaient dus à un biais. L’expérience a été renouvelée avec le programme scientifique Horizon de la BBC quelques années plus tard, mettant un point (final ?) à ces prétentions.

Dans un encart, la rédactrice nous prévient qu’il faut « se méfier du jargon pseudo-médical, de concepts fumeux et de mécanismes complexes ». Dont acte !
Parlons donc du principe de similitude de l’homéopathie (ne pas confondre avec les principes de la vaccination), du principe des hautes dilutions dépassant le point où plus la moindre molécule de produit ne peut subsister (moins il y en a, plus ça fait d’effet), de la « mémoire de l’eau » (l’eau gardant miraculeusement les propriétés des molécules qui y seraient passées), de la transmission électronique des propriétés médicamenteuses par Internet (dernière lubie de Benvéniste) et autres inepties.
Parlons de l’acupuncture et son jargon de « méridiens » (jamais observés physiquement), d’énergie du « chi », de « point zhi yin ». Sans doute ces concepts paraissent-ils très clairs à la rédactrice, qui ne semble pas franchement tentée de les expliquer. Et pourtant, il y aurait de quoi dire !

Alors, si la théorie est invraisemblable, les résultats, eux, peuvent néanmoins être valides (on peut avoir tort dans le principe mais tomber juste par hasard, ce n’est pas parce que le raisonnement est faux que le résultat l’est, etc.). Dans ce cas, les études cliniques devraient montrer des résultats clairs. Les tenants des pseudo-médecines, faute de pouvoir justifier leurs théories, se tournent vers les succès supposés de leurs pratiques (le « ça marche », voir aussi http://charlatans.free.fr/camarche.shtml). Les défauts méthodologiques des études cliniques sont constatables même par des néophytes. Ce qui explique pourquoi les études se succèdent et se contredisent. Les réalités sont tristes : plus les études sont faites correctement, scientifiquement, plus les résultats des pseudo-médecines se rapprochent de l’effet placebo, parfois même par le bas et avec des effets secondaires non négligeables. Ces constatations ont été faites à plusieurs reprises par des journaux scientifiques prestigieux qui ont passé en revue de nombreuses études cliniques (voir la réaction des laboratoires Boiron).
Les théories à la base des pseudo-médecines sont parfaitement ineptes et nul ne peut expliquer les effets ‘observés’, lorsqu’ils ne sont pas tout simplement imaginés, autrement que par un effet placebo dont la réalité a été constatée empiriquement par l’imagerie cérébrale (voir aussi une étude sur la variabilité de l'effet placebo).

Le dossier de Sciences & Avenir se conclut par une déclaration enthousiaste du Pr Boustie, de la fac de pharmacie de Rennes, sur les bienfaits du millepertuis pour lutter contre la dépression. Las ! Sens Commun a déjà publié une nouvelle du British Medical Journal en 2005 sur les bienfaits du millepertuis.

Le dossier est suivi d’une interview du psychothérapeute Thierry Janssen, qui répète les affirmations contestables et contestées de la rédactrice du dossier, notamment sur la supériorité alléguée des pseudo-médecines par rapport au placebo. Thierry Janssen n’oublie pas de critiquer le « réductionnisme scientifique », et cite Linus Pauling qui s’exprime sur ce qu’est la vie. On se demande encore ce que Pauling, un physicien et chimiste vient faire dans cette galère. Il s’était singularisé il y a quelques années en soutenant que l’absorption de doses massives de vitamine C aurait des effets très bénéfiques sur les défenses immunitaires. On lira à ce sujet une nouvelle de Nature.
Quand Thierry Janssen parle « d’enrichir » la médecine scientifique avec « des concepts plus larges », on se retient de rire. Décidément, Molière et son Médecin malgré lui est plus actuel que jamais. Avec Sciences et Avenir, ce serait plutôt Le Tartuffe. A quand la « kinésiologie appliquée » dans les hôpitaux ?

Liens recommandés :
- Acupuncture
http://pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=13 http://charlatans.free.fr/acupuncture.shtml http://sens-commun.blogspot.com/search/label/acupuncture
- Placebo
http://sens-commun.blogspot.com/search/label/placebo
http://charlatans.free.fr/placebo.shtml http://pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=29
- Homéopathie
http://sens-commun.blogspot.com/search/label/homeopathie
http://charlatans.free.fr/homeopathie.shtml http://pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=9
- Ostéopathie
http://sens-commun.blogspot.com/search/label/osteopathie
http://charlatans.free.fr/osteocranien.shtml http://pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=20
- Phytothérapie
http://sens-commun.blogspot.com/search/label/phytotherapie
http://pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=125
- Iridologie
http://charlatans.free.fr/irido.shtml
- Discussions générales
http://pseudo-medecines.org
http://charlatans.free.fr/medecines_paralleles.shtml
http://charlatans.free.fr/questionnaire.shtml

Bibliographie :
Le sommeil de la raison, Norbert Bensaïd
Les charlatans de la santé, Jean-Marie ABGRALL
Idées folles, idées fausses en médecine, Skrabanek, Mc Cormick
Les pseudo-médecines, Jean Brissonnet
Les médecines douces, Jean-Jacques AULAS
Médecines parallèles et cancers, Dr. Olivier Jallut
La magie et la raison, Simon Schraub
Histoires parallèles de la médecine. Des Fleurs de Bach à l'ostéopathie, Thomas Sandoz

29 janvier 2007

Piquer sans trembler

Par Destination Santé

L'acupuncture efficace pour calmer les symptômes de la maladie de Parkinson ? C'est vrai… chez la souris ! Cette technique ancestrale venue de Chine ne cesse pas de nous réserver des surprises, la dernière en date venant d'une équipe coréenne…

La maladie de Parkinson est une affection progressive et dégénérative provoquée par la mort des cellules nerveuses chargées du contrôle et de la coordination des mouvements. Ces cellules produisent la dopamine, un neurotransmetteur très présent dans la matière grise cérébrale.

Or selon le travail du Pr Sabian Lim de l'Université de Séoul, la pose d'aiguilles sur des souris souffrant de Parkinson, a permis de maintenir leur niveau de dopamine. Lequel a diminué dans un groupe témoin non traité.

Lim et son équipe ont voulu en savoir davantage. Ils ont donc mené un essai sur des volontaires, mais en nombre malheureusement insuffisant. L'auteur appelle donc ses confrères occidentaux à chercher dans la même direction. Et si l'acupuncture, associée à des traitements conventionnels, permettait de soulager les parkinsoniens ? Ce serait une sacrée nouvelle…

Source : Nature, 22 janvier 2007


Encore une étude dont la positivité est très faible et donc les qualités scientifiques (Double-aveugle ? Groupe placebo ? Nature du placebo ?) sont douteuses. Peut-être que le simple fait de piquer (sans même utiliser les notions d'acupuncture) permet de provoquer ce fameux effet placebo dont on rappelle la réalité physiologique (production d'endorphines)

23 janvier 2007

Les séances de psychothérapie sont-elles utiles ?

Pascale Breton

La Presse

Comment soigner une personne cardiaque et dépressive ? Une chose est maintenant certaine: les séances de psychothérapie ne sont pas plus efficaces qu’une simple consultation médicale.

Chez les personnes qui souffrent d’une maladie cardiaque, le risque de dépression frappe près d’une personne sur cinq. Un taux de deux à trois fois plus élevé que dans la population en générale.

Un groupe de chercheurs canadiens a voulu savoir comment les traiter. Résultats étonnants, la prise d’un antidépresseur combiné à une visite médicale hebdomadaire d’une vingtaine de minutes est aussi efficace qu’un antidépresseur jumelé à une psychothérapie.

«Nous ne sommes pas surpris de l’effet de l’antidépresseur, mais nous sommes surpris de voir qu’une visite de seulement 20 minutes était à ce point utile par rapport au fait de passer plus de temps avec le patient», explique le Dr François Lespérance.

Professeur en psychiatrie à l’Université de Montréal et chef du département de psychiatrie du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), le Dr Lespérance a dirigé les travaux.

Au total, 284 patients ont été suivis dans une dizaine d’hôpitaux du Canada entre mai 2002 et mars 2006. C’est la première étude sur le sujet qui analyse à la fois l’application d’un traitement pharmacologique et un traitement non pharmacologique, précise le Dr Lespérance.

Les chercheurs notent un lien étroit entre la dépression et une maladie cardiaque. Chez certains patients, l’annonce d’une maladie physique entraîne un stress chronique qui mène à la dépression. D’autres auraient des facteurs de vulnérabilité génétique qui prédisposent aux deux problèmes.

Une dépression peut aussi prédisposer à développer plus tard un problème cardiaque, au même titre que le tabagisme ou le cholestérol.

Pour les fins de l’étude, une cohorte de patients a reçu un antidépresseur qui agit sur la sérotonine, une substance présente dans le cerveau qui sert de neurotransmetteur. L’autre groupe a reçu un placebo. «Avec la prise d’un antidépresseur, nous avons noté une amélioration de 15%», indique le Dr Lespérance.

En parallèle, le deuxième volet de l’étude portait sur le traitement non pharmacologique. Une cohorte se présentait pour une consultation médicale de 20 minutes auprès d’un professionnel. En plus de cette visite, les participants de l’autre cohorte avaient droit en plus à une psychothérapie individuelle.

Dans ce cas, les résultats ne sont pas concluants. La plupart des participants se sont pourtant montrés enthousiastes face à la psychothérapie. Ils se présentaient à toutes les séances. Les thérapeutes avaient été formés pour cette étude et le modèle semblait prometteur pour les chercheurs.

«L’une des hypothèses dont nous avons discuté est que lorsqu’on traite une dépression majeure avec une condition physique associée comme une maladie cardiaque, les gens peuvent trouver difficile de s’adapter à la maladie et de discuter des enjeux de la dépression», souligne le Dr Lespérance.

Si la psychothérapie s’est avérée peu utile dans le cas des malades cardiaques, elle n’est toutefois pas remise en question pour le traitement de la dépression en général.


Comme quoi une simple visite médicale peut faire autant d'effet placebo qu'une inutile psychothérapie.

15 janvier 2007

No longevity benefit with growth hormone

By ED SUSMAN

PHILADELPHIA, Jan. 15 (UPI) -- Doctors said Monday their analysis of 31 scientific papers found that human growth hormone -- oft-touted as an anti-aging wonder -- does nothing to help a person live longer.

However, the papers do show that use of the expensive therapy has the potential to create adverse side effects.

"There is certainly no data out there to suggest that giving growth hormone to an otherwise healthy person will make him or her live longer," said Dr. Hau Liu, a research fellow in the Division of Endocrinology and in the Center for Primary Care and Outcomes Research at Stanford University School of Medicine in Stanford, Calif.

Liu and colleagues' conclusions will be published in Tuesday's edition of the Annals of Internal Medicine, the journal of the Philadelphia-based American College of Physicians.

"We did find that there was substantial potential for adverse side effects," Liu said, including such problems as joint swelling and pain, carpal tunnel syndrome and a trend toward increased new diagnoses or pre-diabetes. "You're paying a lot of money for a therapy that may have minimal or no benefit and yet has a potential for some serious side effects," Liu said. "You've got to really think about what this drug is doing for you."

"Growth hormone has been touted by people practicing fringe medicine for decades," Dr. Barry Horowitz, co-director of the Metabolic Research Institute in West Palm Beach, Fla., told United Press International. "They say growth hormone is an anti-aging therapy, can make your skin look better and improve your sex drive.

"But there is no proof -- as Dr. Liu has demonstrated -- that growth hormone does anything to extend a person's life," Horowitz said. "Our great fear is that in patients with occult, asymptomatic cancer, the administration of growth hormone may cause that cancer to grow and spread."

He said that growth hormone has been approved for treating children who have growth hormone deficiencies and to treat some adults with growth hormone deficiencies due to injury or disease to the pituitary gland.

"In many anti-aging clinics, growth hormone is prescribed willy-nilly off-label, without any proof that patients are better off," he told UPI. He also noted that the drug is highly expensive, and is not reimbursed for its off-label (unapproved) use.

Growth hormone is widely promoted on the Internet, and its use as a purported anti-aging drug has caught the attention of the popular media, ranging from the "Today Show" to Business Week. Between 20,000 and 30,000 people in the United States used growth hormone as an anti-aging therapy in 2004, a ten-fold increase since the mid-1990s, according to the authors of an unrelated study published in the Journal of the American Medical Association in 2005.

Growth hormone is naturally produced by the pituitary gland, a pea-sized organ at the base of the brain. Growth hormone is critical to proper development in children, particularly their height, and injections of growth hormone are considered a legitimate treatment for short children and for adults whose pituitary glands don't produce enough growth hormone to maintain normal metabolism. But most promoters of growth hormone as an anti-aging therapy target the healthy elderly.

Liu's team undertook a systematic review and analysis of published studies, excluding any that looked at diseases for which growth hormone is an accepted therapy. They focused solely on studies using growth hormone to treat the elderly, specifically those whose main maladies were nothing worse than age and being mildly to moderately overweight. They also included only studies that evaluated the use of the hormone in randomized, controlled clinical trials.

Of all the papers contained in two of the largest databases of medical literature in the world, only 31 met the team's criteria. The 31 studies had a combined total of slightly more than 500 participants, and the average duration of therapy was about six months, said Liu, adding that he was surprised at the limited amount of data in the literature.

"These studies were designed to look at what happens when you give growth hormone to a healthy elderly person," said Liu. "For example, what happens to their bone density, to their exercise levels and to their exercise capacity."

The researchers found that growth hormone had a modest effect on body composition, increasing lean body mass, or muscle, by slightly more than 2 kilograms and decreasing body fat by roughly the same amount.

But, Liu said, "It did not change other clinically important outcomes, such as bone density measurements, cholesterol and lipid measurements, and maximal oxygen consumption." In short, the studies provided no real evidence that the therapy resulted in increased fitness.

"From our review, there's no data to suggest that growth hormone prolongs life, and none of the studies makes that claim," said Liu.

Copyright 2007 by United Press International. All Rights Reserved.


Inutile de se précipiter vers des produits miracles qui ne présentent aucune justification scientifique et qui ont probablement des effets secondaires.

29 décembre 2006

Vitamine E : aucun bénéfice sur les fonctions cognitives chez la femme âgée

PARIS (APM Santé) - Une supplémentation en vitamine E pendant 10 ans n'apporte aucun bénéfice en termes de performances cognitives chez une population de femmes âgées, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue « Archives of Internal Medicine ».
Le stress oxydatif joue un rôle clé dans le développement des troubles cognitifs. Or, plusieurs études antérieures, conduites en laboratoire sur des cellules ou chez l'animal, ont montré que la vitamine E, une molécule aux propriétés antioxydantes, protégeait contre la destruction neuronale. Les résultats d'études cliniques ont par ailleurs suggéré qu'une thérapie antioxydante nécessitait d'être initiée à un âge jeune (avant le début du déclin cognitif) et conduite sur une longue période.

Jae Hee Kang, du Brigham and Women's Hospital, de la Harvard Medical School (Etats-Unis), et ses collègues, ont mené une étude auprès de 6.377 femmes en bonne santé, âgées de plus de 65 ans, ayant reçu aléatoirement de la vitamine E ou un placebo pendant 10 ans entre 1992 et 2002. Des tests cognitifs pour évaluer la performance cognitive globale et la mémoire verbale ont été effectués par téléphone chez toutes les volontaires en 1998, 2000 et 2002. Un score global a été calculé à partir des résultats aux différents tests.

Selon les résultats de l'étude, aucune différence significative dans la valeur du score global de performance cognitive n'a été constatée entre le groupe de femmes ayant reçu une supplémentation en vitamine E et le groupe contrôle, 5 et 9 ans après le début de l'étude. L'évolution des performances cognitives au cours du temps s'est également révélée similaire dans les deux groupes.

Finalement une consommation de vitamine E sur une longue période n'a procuré aucun bénéfice neuroprotecteur ni permis de ralentir l'évolution du déclin cognitif chez une population de femmes âgées, concluent les auteurs.

(Archives of Internal Medicine, 11/25 décembre 2006, vol.166, n°22, p.2462-2468)

28 décembre 2006

Popular supplement fails to lower cholesterol

NEW YORK (Reuters Health) - A dietary supplement said to lower cholesterol levels may not work as advertised, a new study shows.

The findings, which appear in the American Journal of Clinical Nutrition, add to evidence doubting the benefits of policosanol, a sugar-cane extract that has become one of the best-selling supplements in the U.S.

A number of studies have suggested that policosanol may be as effective as cholesterol-lowering statin drugs. However, those reports have come mainly from a single research group in Cuba, where policosanol has been popular for 15 years.

More recent studies in other countries have found the sugar cane extract to be no better at lowering cholesterol than an inactive 'placebo' pill.

In the new study, of 40 adults with mildly elevated cholesterol, North Carolina researchers found that policosanol again failed to outperform a placebo.

Over eight weeks, policosanol users showed no improvements in their levels of "bad" LDL cholesterol or "good" HDL cholesterol compared with placebo users, the study found.

The findings build on evidence from independent laboratories that conflicts with the earlier research from Cuba, according to the study authors, led by Dr. Michael F. Dulin of the Carolinas Medical Center in Charlotte.

"We hope to bring this discrepancy to the attention of healthcare providers and consumers of health supplements as a caution to use healthy skepticism when choosing supplemental products for lipid-lowering purposes," the researchers write.

SOURCE: American Journal of Clinical Nutrition, December 2006.


Encore un remède de grand-maman qui ne tient pas ses promesses. Bien que l'efficacité de certaines plantes en phytothérapie soit avérée, il reste encore beaucoup de ménage à faire dans le domaine.