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01 janvier 2011

Les vertus des antioxydants et la théorie du vieillissement mises en doute

(Psychomedia)

Une étude canadienne, publiée dans PLoS Biology, remet en question la théorie, qui prévaut depuis plus de 40 ans, selon laquelle les radicaux libres accélèrent le vieillissement en endommageant les cellules; dommages que préviennent les antioxydants en combattant ces radicaux libres.

Pour tester la théorie, Siegfried Hekimi et Wen Yang de l'Université McGill ont créé des vers mutants produisant plus de radicaux libres. Plutôt que de vivre moins longtemps, ces vers ont, au contraire, vécu plus longtemps. Et, plus est, l'administration d'antioxydants mettait fin à la longévité accrue.

Les chercheurs ont par la suite imité l'effet bénéfique apparent des radicaux libres en traitant des vers ordinaires au Paraquat, un herbicide qui entraîne l'augmentation de la production de radicaux libres. Les vers vivaient plus longtemps après cette exposition. Le Paraquat, toxique pour les humains et les animaux, est proscrit en Union européenne et son usage est limité dans plusieurs autres pays.

« Des expériences supplémentaires sont nécessaires pour découvrir exactement comment ces données pourraient modifier notre théorie sur le vieillissement », dit le professeur Hekimi. « Il est clair que les radicaux libres y contribuent, mais pas de la façon dont nous avions l'habitude d'y penser. »

Une étude britannique, publiée en 2008 dans la revue Genes and Development, mettait également en doute la théorie des radicaux libres du vieillissement en montrant que des vers modifiés pour présenter des pouvoirs antioxydants rehaussés ne vivaient pas plus longtemps.

Par ailleurs, une étude danoise analysant 67 recherches, publiée en 2008 dans la revue The Cochrane Library, montrait que les compléments alimentaires antioxydants ne réduisaient pas la mortalité et que certains (la vitamine A, la bêta-carotène et la vitamine E) pouvaient l'augmenter.

05 décembre 2010

Asthme : attention aux médecines non conventionnelles

Selon une récente étude de l'Université de Montréal les enfants ne parviendraient pas à maîtriser complètement leur asthme avec les médecines non conventionnelles.

L'Université de Montréal met en garde les parents dont les enfants asthmatiques ont recours aux médecines non conventionnelles, puisque selon les résultats de son étude, ces enfants auraient deux fois plus de risques de présenter un asthme mal contrôlé. L'étude, dirigée par Francine Ducharme, professeure au département de pédiatrie de l'Université de Montréal, s'est portée sur 2.000 enfants de six ans touchés par différents asthmes. Elle a montré que ceux qui utilisaient des médecines douces dans le but de maitriser leur asthme avaient plus de difficultés à contrôler leur maladie que les autres enfants.

Ainsi, Francine Ducharme explique à Santé News : "Des études antérieures ont montré que près de 60% des parents croient que les médecines parallèles et complémentaires peuvent être utiles dans le traitement de l'asthme. Pourtant, des études bien conçues n'ont pas permis de démontrer que les thérapies comme l'acupuncture, l'homéopathie, la médecine chiropratique ou la phytothérapie sont efficaces dans le traitement de l'asthme".

Et alors que sur les enfants étudiés, 13% suivaient des médecines douches, Francine Ducharme ajoute : "Les parents n'ont peut-être pas conscience des risques qui leur sont associés, notamment les réactions indésirables qu'elles peuvent induire, leurs interactions possibles avec les médicaments conventionnels". Ainsi, il n'est pas recommandé de substituer un traitement conventionnel par une médecine douce, quelle qu'elle soit.

28 octobre 2010

Rougeole : l'explosion française...

« La circulation du virus de la rougeole s'est intensifiée en France en début d'année 2010 », s'inquiète l'Institut de Veille sanitaire (InVS). Au total, plus de 3 000 cas ont été déclarés entre janvier et août 2010. Pour rappel, seulement 44 avaient été déclarés sur l'ensemble de l'année 2007...

« La circulation du virus touche l'ensemble du territoire métropolitain », poursuit l'InVS. « L'incidence est très élevée dans certains départements ». C'est notamment le cas dans l'Ariège, l'Aveyron, le Gers, la Haute-Garonne, les Hautes-Alpes, la Haute-Vienne, la Loire-Atlantique, le Loir-et-Cher, les Pyrénées orientales, le Tarn et la Vienne.

L'InVS précise également que « le statut vaccinal a été renseigné pour 2 524 des 3 094 cas survenus entre janvier et août 2010 ». Il en ressort que dans 82 % des cas, le patient n'avait pas été vacciné contre la rougeole. Par ailleurs, « 14 % n'avaient reçu qu'une seule dose, 3 % avaient reçu deux doses et le nombre de doses était inconnu pour 2 % »

Rappelons qu'en France la vaccination anti-rougeoleuse n'est pas obligatoire. Les recommandations actuelles (avec un vaccin trivalent rougeole-oreillons-rubéole) portent sur l'administration d'une première dose à 12 mois et d'une seconde entre 13 et 24 mois. L'InVS ajoute par ailleurs, l'existence de différents programmes de rattrapage concernant les enfants et adolescents nés en 1992 et au-delà, ainsi que les adultes nés entre 1980 et 1991.

Rappelons que depuis le début de l'épidémie en août 2008, plus de 5 000 cas ont été déclarés en France. Quatre patients sont décédés : 2 de complications neurologiques et 2 autres de troubles pulmonaires. De même, sur les huit premiers mois de 2010, plus d'un tiers des malades (34%) ont du être hospitalisés. La rougeole est donc loin d'être une maladie anodine.



On peut donc dire que 97% des cas de rougeole en France sont dus à l'absence ou l'insuffisance de protection vaccinale. Il est donc pratiquement certain que les quatre morts et 33% de malades sur les 34% hospitalisés sont à imputer à ceux qui par leur propagande anti-vaccinale ont contribué à l'explosion des cas de rougeole. Ce n'est même plus un principe de précaution qu'on devrait appliquer à leur propagande mais bien un traitement de choc législatif.

31 août 2010

Japon: des pontes de la médecine qualifient l'homéopathie d'"absurde"

TOKYO - Un scientifique japonais de haut niveau, chargé de la santé de l'Empereur Akihito, et des associations de médecins ont condamné l'homéopathie comme étant une médecine "absurde" et demandé aux praticiens de ne plus y recourir.

"Je ne peux m'empêcher d'être profondément perplexe" devant la brusque popularité de l'homéopathie parmi le personnel médical au Japon, a déclaré Ichiro Kanazawa, qui préside le prestigieux Conseil scientifique japonais.

"L'homéopathie ignore la science", a poursuivi dans un communiqué M. Kanazawa, qui est également chargé de superviser la santé de l'Empereur Akihito.

La controverse a été relancée après le décès l'an dernier d'un bébé de deux mois traité par homéopathie au lieu de recevoir de la vitamine K pour prévenir un risque d'hémorragie cérébrale.

Les médicaments homéopathiques utilisent des substances dérivées de la flore, de la faune et des minéraux qui sont ensuite diluées selon un long procédé, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

"Dans certains cas, la dilution atteint un tel niveau qu'il est pratiquement impossible de retrouver une molécule de la substance d'origine", souligne l'OMS.

M. Kanazawa affirme lui que "puisque c'est seulement de l'eau, cela n'a bien sûr aucun effet thérapeutique".

Les arguments en faveur de l'homéopathie n'ont "aucune base scientifique et sont simplement absurdes", poursuit-il, appelant le personnel médical à "exclure la non-science, comme l'homéopathie, et à diffuser la vraie science".

Plusieurs associations de médecins, dentistes et vétérinaires ont publié des communiqués de soutien à M. Kanazawa.

L'Association de médecine homéopathique du Japon, qui regroupe plus de 500 praticiens, a répondu à ces attaques en publiant un communiqué rappelant que des études ont prouvé les effets positifs de cette médecine douce.

"L'attitude qui consiste à juger qu'elle n'a aucun effet parce qu'on ne peut pas l'expliquer par les théories conventionnelles est non scientifique et cela nous laisse ébahis", a-t-elle écrit dans un message envoyé à l'AFP.

(©AFP / 30 août 2010 10h06)



Les homéopathes postulent que leurs préparations ont un effet et accusent ensuite les "théories conventionnelles" de ne pas pouvoir l'expliquer. La chose la plus difficile à faire est encore d'expliquer un phénomène inexistant. Si l'homéopathie peut sauver ceux qui essayent de l'utiliser pour un suicide, elle peut tuer ceux qui l'utilisent pour remplacer de véritables traitements. Ce ne sont pas les préparations homéopathiques qui sont dangereuses mais les homéopathes et les parents irresponsables.

27 juillet 2010

Une étude britannique suggère qu'une consommation trop élevée de viande est source de prise de poids.

Un coup dur pour les méthodes Dukan et autres régimes hyperprotéinés. Conduite sur un échantillon de 400 000 adultes de dix pays européens différents, une étude, révélée par la BBC le 22 juillet dernier, suggère qu'à calories égales, manger de la viande fait grossir. Aux premières loges sur le banc des accusés: la charcuterie, rapporte l'équipe de l'Imperial College de Londres à l'origine de cette publication. Une découverte qui pourrait remettre en cause l'effet à long terme des régimes hyperprotéinés. Et qui conforte les partisans d'une diminution de notre consommation de viande, commentent les auteurs.

D'après l'équipe, pour deux personnes qui consomment le même nombre de calories, une portion supplémentaire de 250 grammes de viande par jour -l'équivalent d'un steak- pourrait conduire à une prise de 2 kilos en cinq ans. "Pour maintenir un poids de forme et une bonne santé en général, mon conseil serait de contrôler la quantité de viande consommée, tout au long de la vie", commente le Dr Anne-Claire Vergnaud, l'auteur principal de l'étude.
Publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition, ces résultats s'insèrent dans l'European prospective investigation into cancer (EPIC), une vaste étude menée en Europe depuis 1992 et qui vise à analyser l'impact de l'alimentation sur la prévalence des cancers.

Pour le moment, la raison de cette augmentation du poids liée à la viande n'est pas claire. Mais l'une des théories évoquée par les chercheurs suggère que les aliments riches en énergie comme la viande altéreraient la façon dont le corps régule l'appétit. "Diminuer la consommation de viande ne constituerait toutefois pas une bonne stratégie pour perdre du poids" prévient le Dr Anne-Claire Vergnaud.

25 mai 2010

La fille de Billy Joel tente de se suicider à l'homéopathie

Alexa Ray Joel a été amenée aux urgences de l'hôpital après avoir pris plusieurs pilules. Elle est la fille du célèbre chanteur Billy Joel. La police a déclaré qu'il s'agissait de pilules pour le sommeil, mais un proche de Billy Joel a dit qu'il s'agissait de Traumeel qui est censé traiter des douleurs mineures et des traumatismes causés par des activités sportives.
Le toxicologue de l'hôpital de New York a déclaré que rien ne pouvait se passer, car il n'y a absolument rien dans ces pilules. Traumeel contient en théorie 12 ingrédients potentiellement toxiques, mais en doses homéopathiques si diluées qu'il ne reste qu'une probabilité infime d'y trouver quelques atomes. Le Traumeel est aussi utilisé dans un cadre vétérinaire.


La preuve que l'homéopathie peut sauver ! D'un autre côté, on peut se demander comment on a pu constater qu'elle ait essayé de se suicider, l'overdose de pilules sucrées ne pouvant pas franchement provoquer de coma.

01 février 2010

Overdose homéopathique

Ce samedi 30 Janvier 2010 à 10h23, un groupe international de sceptiques baptisé "10.23" en l'honneur de la constante d'Avogadro, ont ingéré un tube entier d'arsenic... homéopathique. avec le risque de provoquer une overdose de ce produit prétendu puissant par ses fabricants.

La préparation homéopathique en question est vendue pour lutter contre l'insomnie, l'anxiété, la dépression et l'intoxication alimentaire. Selon le principe numéro 1 de l'homéopathie, soigner le mal par le mal, l'arsenic (dilué et 'succussé', comme le prescrit la magie homéopathique) serait donc paré de toutes ces qualités. Un tube contenant 84 de ces 'puissantes' pillules pourrait donc certainement plonger dans un coma fatal celui ou celle qui serait assez fou pour les prendre d'un seul coup.
Qu'on se rassure, aucun effet primaire ni secondaire n'a été observé chez les sceptiques volontaires ayant mis leur vie en jeu avec autant de légèreté.

En effet, la dilution du produit utilisé serait de "30X", selon la terminologie homéopathique, c'est-à-dire d'un nombre 1 précédé de 29 zéros après la virgule (10-30 en notation mathématique). A supposer que le produit dilué possède une mole au départ (6,022 x 1023 molécules, selon la constante d'Avogadro), il y aurait donc une chance sur quelques millions de trouver un seul atome d'arsenic dans chacune des pilules du tube. Même multiplié par cent pilules, les risques sont faibles. Qui plus est, un atome ou deux d'arsenic ne constitueraient pas une dose active, encore moins mortelle.

Ce qui a permis à nos amis sceptiques d'échapper à la mort certaine qui était promise, en théorie, par les docteurs Diafoirus prescrivant ce remède de perlimpimpin.

On entend déjà les adeptes de cette pseudo-médecine s'outrager du ridicule jeté sur leurs produits sucrés favoris. Certains prétendent que "moins on en prend, plus l'effet est important". Voila une affirmation singulière, car alors ne rien prendre du tout aurait un effet encore plus spectaculaire ! Ce qui correspond à un effet placebo.

Le fait est que personne n'a jamais réussi à trouver la moindre théorie qui expliquerait comment un produit totalement absent d'une préparation pourrait agir sur un organisme. Le défunt Jacques Benveniste, subventionné par les labos homéopathiques, avait cru trouver un mode d'action grâce à la "mémoire de l'eau" et était même allé jusqu'à suggérer qu'il était possible 'd'activer' une préparation par transmission électronique. Un test effectué sous contrôle d'un illusionniste américain célèbre, James Randi, avait mis un point final aux prétentions de Benveniste, reprises par Madeleine Ennis. Les recherches de Benveniste lui avaient valu deux IgNobel Awards, les prix remis pour 'récompenser' les recherches scientifques les plus mauvaises ou ridicules de la planète.

http://www.pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=9
http://charlatans.info/homeopathie.shtml

26 janvier 2010

Homoeopathy sceptics plan mass 'overdose'

Protesters to swallow pills in bid to prove treatments ineffective

By Jeremy Laurance, Health Editor

In what is being billed as "rationalism's Kool-Aid moment", a mass "overdose" is being planned next week in protest at the marketing of homoeopathic medicines.

More than 300 people who style themselves as "homoeopathy sceptics" will each swallow an entire bottle of homoeopathic pills in protest at the continued marketing of homoeopathic medicines by Boots, the high street chemist chain.

The protest is due to take place at 10.23am on Saturday 30 January. It is organised by the "10.23 Group", who take their name from Avogadro's constant, which they claim proves that homoeopathy cannot work.

Avogadro's constant – roughly 10 to the 23rd power – places an upper limit, broadly speaking, on the number of molecules in a given volume of liquid or gas.

Successive dilutions used in the preparation of homoeopathic remedies reduce the amount of the original ingredient beyond this number, with the result that not a single molecule remains.

This has always been the sticking point for scientists who express bafflement at the notion that a homoeopathic "tincture", which contains not a single molecule of the active ingredient from which it was made, can have any effect.

In response, homoeopaths describe the process of repeatedly diluting and shaking a remedy as "potentisation", in which the influence of the active ingredient is transferred to the tincture. The water thus retains a "memory" of the substance.

In an open letter to Boots last November, the 10.23 Group wrote: "The majority of people do not have the time or inclination to check whether the scientific literature supports the claims of efficacy made by products such as homoeopathy. We trust brands such as Boots to check the facts for us, to provide sound medical advice that is in our interest, and supply only those products with a demonstrable medical benefit. We don't expect to find products on the shelf at our local pharmacy which do not work."

The letter also warned that the products could be dangerous if they led patients to delay seeking proper medical assistance because they believed homoeopathy could treat their condition.

There is a long tradition in science of researchers experimenting on themselves to prove a remedy works. But this will be the first time volunteers have swallowed pills to prove they don't.

If it turns out that there is something in them, then the guinea pigs may get their comeuppance. But they say their "overdose" will demonstrate that "these remedies, prepared according to a long-discredited 18th-century ritual, are nothing but sugar pills."

In England, an estimated 470,000 people use homoeopathic remedies every year. Branches of Boots carry shelves of remedies including arnica, nux vomica, pulsatilla and rhus tox in the "complementary medicine" section. The Queen, David Beckham and Geri Halliwell are among those said to swear by them.

The British Homeopathic Association claims that heightened public awareness of the dangers of chemicals in the food chain, growing resistance to antibiotics through over-use, and concerns about the side effects of conventional drugs, are contributing to a rethink about the way we live and how we seek to regain health.

Boots said in a statement: "We know that many people believe in the benefits of complementary medicines and we aim to offer the products we know our customers want."

24 décembre 2009

« Docteur Betterave » a été enterrée

Il y a ceux qui ont réellement pleuré, ceux qui ont versé des larmes de crocodiles, et ceux qui se sont réjouis. La mort de l’ancienne ministre sud-africaine de la santé, Manto Tshabalala-Msimang, n’a en tous cas laissé personne indifférent.

Lorsqu’elle était à son poste (1999-2008), elle a été accusée d’avoir entravé la lutte contre le sida en contestant notamment les bienfaits des médicaments antirétroviraux (ARV), produits selon elle d’entreprises guidées par des intérêts post-coloniaux. Dans un pays où 5,7 millions de personnes sont touchées par l’épidémie, elle préférait plutôt recommander une alimentation riche en légumes suscitant ainsi une forte contestation. Cette médecin préconisait son remède pour combattre la maladie : avaler un cocktail à base d’ail, de citron et de betterave, d’où son surnom de « Dr Betterave ».

Certains lui font porter la responsabilité des 365 000 malades qui seraient morts entre 2000 et 2005 faute d’avoir reçu un traitement à temps. D’autres n’oublient pas que cette (absence de) politique n’était qu’une conséquence de la politique de déni de Thabo Mbeki, le président sud-africain de l’époque, qui doutait du lien entre le VIH et le sida. Il estimait que les effet des antirétroviraux étaient pire que le mal qu’ils étaient censés traiter.

Au moment de son enterrement, les dirigeants de l’ANC ont préféré rappeler que Manto Tshabalala-Msimang fut une grande militante et une travailleuse acharnée. D’autres ont dressé un bilan davantage nuancé de son action, en évoquant notamment sa politique de lutte contre le tabac.

Mais pour beaucoup, son parcours restera une énigme. Il semble qu’elle souhaitait s’expliquer avant de mourir.

Le président Jacob Zuma a toutefois bien pris conscience des erreurs du passé. C’est lui qui a définitivement tourné la page de ces sombres années en annonçant le 1er décembre dernier sa volonté d’élargir l’accès aux traitements pour les enfants et futures mères du pays.


Manto Tshabalala-Msimang a été accusée de suivre les inepties de Matthias Rath. La mort de Nozipho Bhengu, qui avait rejeté l'utilisation des anti-rétroviraux pour de l'ail et du jus de citron et l'absence de la ministre à son enterrement avaient alors provoqué un tollé dans l'opinion sud-africaine. En 2006, 65 experts du SIDA avaient demandé sa démission au président Mbeki.

21 octobre 2009

La rougeole revient

Topsante.com

"La France connaît une nette recrudescence de la rougeole", estime le directeur général de la Santé Didier Houssin dans l'éditorial de ce bulletin. Il recommande la vaccination pour stopper la circulation de ce virus.

Cette vaccination, recommandée avant l'âge de deux ans avec deux doses de vaccin rougeole-rubéole oreillons (ROR), est aussi conseillée aux enfants, adolescents et jeunes adultes, pour permettre de stopper la diffusion du virus.

Une résurgence de la rougeole a eu lieu en 2008. Une enquête publiée dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) indique que les incidences de 2006 et 2007 en France étaient inférieures à 0,10 pour 100.000 habitants. Depuis le mois d'octobre 2008, l'incidence de cette maladie est désormais de 0,96 pour 100.000 habitants.

Parmi les 604 cas déclarés en 2008, 305 étaient confirmés biologiquement. 66 départements ont déclaré au moins un cas et dans cinq départements, la Vendée, l'Allier, les Deux-Sèvres, la Savoie et la Haute-Savoie, le taux d'incidence des cas déclarés a dépassé 5 pour 100.000 habitants.


La présence dans certains départements des malfaisants de l'anti-vaccination se fait clairement sentir, provoquant des épidémies de virus . Le "principe de précaution" s'applique-t-il à ceux qui risquent la vie de leurs concitoyens au nom d'une idéologie fumeuse ? On rappelle que les complications de la rougeole peuvent être mortelles: encéphalite (1/10000 cas de rougeole), pneumonies, etc.

07 octobre 2009

L'exception française s'exprime aussi dans la vaccination !

Le Point.fr
Anne JEANBLANC avec Destination santé

En matière de couverture vaccinale, la France fait parfois figure de parent pauvre parmi les pays développés. Une enquête de l'Institut des mamans - menée l'hiver dernier auprès de 7.000 mères qui ont relevé dans les carnets de santé tous les vaccins administrés à leurs enfants ainsi que les dates de ces vaccinations - dévoile ainsi plusieurs points faibles, notamment concernant la rougeole et l'hépatite B. Deux maladies qui peuvent pourtant être mortelles.

Selon cette enquête, seuls 91,5 % des enfants de 24 à 35 mois ont reçu au moins une dose de vaccin RRO (rougeole-rubéole-oreillons). Un chiffre qui tombe à 60,3 % pour les deux doses. Or, pour éliminer la maladie, l'Organisation mondiale de la santé estime qu'il faudrait atteindre une couverture vaccinale de "95 % au moins pour la 1re dose et de 80 % pour la 2e dose".

Conséquence directe, la France a enregistré une très forte résurgence de la rougeole en 2008 : près de 600 cas ont été recensés sur tout le territoire, particulièrement au sein d'écoles confessionnelles où les enfants sont très peu vaccinés. Plus inquiétant, la rougeole n'est plus comme autrefois une maladie de l'enfance : un tiers des cas déclarés cette année-là avaient plus de 15 ans...

D'où l'absolue nécessité, pour les parents, de bien respecter le calendrier vaccinal de bébé. Ils doivent être attentifs aux âges où les vaccinations sont recommandées. Aussi bien pour la première que pour la deuxième dose. Quant aux enfants plus âgés et aux jeunes adultes, il ne faut surtout pas qu'ils oublient les rattrapages !

Concernant l'hépatite B, la situation est encore plus préoccupante. Avec une couverture vaccinale de 29 % en 2007 chez les nourrissons de deux ans, la France est la lanterne rouge de l'Europe. Et ce n'est pas un hasard. La vaccination systématique contre l'hépatite B a été interrompue en 1998 par les autorités sanitaires françaises. La France est ainsi le seul pays développé à s'être écarté des normes de l'OMS dans ce domaine. Résultat, dix ans déjà que les petits Français ne sont plus protégés contre le virus de l'hépatite B, pourtant à l'origine de près de 80 % des cancers primitifs du foie.


Les effets néfastes du "principe de précaution" apparaissent aujourd'hui clairement. La "précaution" consiste à bloquer tout progrès médical, au nom des risques encourus, alors que les risques de ne rien faire sont largement pires.
Par contre, il n'y aura personne pour faire un procès contre ceux qui, par leur bêtise, ont provoqué des épidémies de rougeole. Parce que la bêtise, ce n'est pas interdit par la Constitution.

27 août 2009

Faut-il se méfier de l'homéopathie?

Par Sarah Pinard
L'Express

Des médecins s'en sont inquiété auprès de l'OMS: l'homéopathie est inutile pour les personnes atteintes de maladies graves comme le sida ou le paludisme, disent-ils, mais progresse pourtant dans les pays pauvres. Qu'en pensez-vous? Faut-il limiter l'emploi de médicaments homéopathiques? LEXPRESS.fr vous invite à témoigner.

Dans une lettre adressée à l'OMS en juin, des médecins (membres de la Voice of Young Science) du Royaume-Uni et d'Afrique rappellent que "l'homéopathie ne protège pas les personnes contre la tuberculose, la diarrhée infantile, la grippe, le paludisme et le VIH" et s'inquiètent de sa progression dans les milieux "les plus pauvres du monde, l'homéopathie ne pouvant pas "aider les personnes à les traiter".

"Il est irresponsable pour un travailleur de la santé de promouvoir l'homéopathie"

D'après Nick Beeching, docteur en médecine de l'université royale de Liverpool, "il n'y a pas de preuves objectives que l'homéopathie a un effet sur ces infections (VIH, tuberculose, grippe, paludisme et diarrhée infantile)". Il pense par ailleurs "qu'il est irresponsable pour un travailleur de la santé de promouvoir l'utilisation de l'homéopathie à la place du traitement éprouvé pour une maladie parfois mortelle". Nick Beeching précise par ailleurs que '"lorsque l'homéopathie est utilisée à la place de traitements efficaces, des vies sont perdues."

Pourtant, dans le livre "traité d'homéopathie", Catherine Gaucher (présidente fondatrice d'Homéopathe Sans frontières) et Jean-Marie Chabanne (généraliste homéopathe) prétendent le contraire. Partis en Afrique, ces médecins homéopathes affirment n'avoir pas contracté le paludisme grâce à un traitement homéopathique.
De même, Santemedecine conseille la prise de médicament homéopathique (Influenzinum et Oscillococcinum) contre la grippe sous forme de vaccin quelques semaines avant le début de l'épidémie. Le Conseil supérieur d'hygiène publique de France a pourtant mis en garde contre l'utilisation de "pseudo-vaccins homéopathiques contre la grippe".

Des médicaments "à peine" plus important qu'un "placebo"

Le secrétaire de l'Académie nationale de médecine, Jacques-Louis Binet, conteste le fait que l'homéopathie soit une "médecine véritable". Il explique que "jusqu'ici aucune publication n'a sérieusement démontré cette efficacité" bien qu'elle "y semble plus importante que celle du placebo, mais à peine".

Les laboratoires Boiron, leader mondial de l'homéopathie, attendent les réactions définitives de l'OMS avant de s'exprimer sur le sujet. Cependant, ils précisent que "plein d'hôpitaux en France utilisent des médicaments homéopathiques pour accompagner les traitements des malades" notamment pour "soigner leurs effets secondaires".


On admirera sans réserve Catherine Gaucher et Jean-Marie Chabanne, qui ont, pour la première fois dans l'histoire de la Science, prouvé une négation: ils n'ont pas attrapé le paludisme grâce à l'homéopathie qu'ils prenaient et non grâce aux moustiquaires, aux produits repoussant les insectes ni rien d'autre. C'est dire si leurs expériences sur eux-mêmes sont du même niveau que le reste des expériences scientifiques des médecins-confiseurs de l'homéopathie.

03 juillet 2009

Trois académies défendent la qualité de l'eau du robinet

Maxisciences

France - Après la mise en garde du Dr David Servan-Schreiber quant aux risques que présenterait l'eau potable pour les personnes atteintes d'un cancer, l'Académie nationale de médecine, l'Académie nationale de pharmacie et l'Académie de l'eau s'élèvent contre ce qu'elles estiment être "un déni de la science".

Les recommandations de David Servan-Schreiber sont "un déni de la science, un mépris de la médecine et une atteinte au respect des patients" ont déclaré dans un communiqué les trois académies.
Le Dr David Servan-Schreiber avait publié mardi un texte signé par le WWF, plusieurs oncologues et des épidémiologistes, conseillant aux personnes fragilisées par un cancer de préférer l'eau minérale en bouteille à l'eau du robinet afin d'éviter une trop grande exposition à un taux de nitrate élevé.

Selon les trois académies concernées par la question de la qualité de l'eau et de la santé, "les risques potentiels de l'eau potable dans la survenue éventuelle de cancers et l'aggravation de l'état des personnes atteintes de cancer ne reposent que sur des hypothèses". Et d'ajouter que l'eau est "un des composants les plus surveillés, les plus sains et les plus sûrs de notre alimentation". Affirmer que l'eau du robinet présente un risque pour la santé "relève de l'imposture" estiment les signataires du communiqué.

La Direction générale de la santé a elle aussi réagi au texte publié à l'initiative de David Servan-Schreiber affirmant que l'eau du robinet pouvait être consommée sans inquiétude.


Par contre, on peut consommer les affirmations de David Servan-Schreiber avec beaucoup de modération.

19 mai 2009

Alerte en France sur l'utilisation de "thérapies" par les sectes

Reuters

PARIS - Les organisations considérées en France comme des sectes investissent dans le secteur de la psychothérapie et plus largement la santé, estime une mission interministérielle dans son rapport annuel.

La Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), autorité administrative créée en 1996, présente ce phénomène comme une stratégie délibérée pour diffuser les idéologies et remplir les caisses de ces groupes.

"Cette préoccupation a pris en 2008 une place véritablement prépondérante, liée à la multiplication d'offres relatives au bien-être et à l'épanouissement personnel, dépourvues de toute évaluation sérieuse, et dont certaines présentent un risque réel pour la santé", peut-on lire dans le rapport.

Le foisonnement des méthodes de psychothérapie - 200 à 400 actuellement selon le rapport - et l'extension de cette approche aux soins à la délinquance, au chômage, au stress au travail, aux victimes des catastrophes, de handicaps, avec environ trois millions de Français concernés, a donné lieu à de nombreux abus, estime le rapport.

L'intérêt pour les sectes serait notamment la "mise en état de sujétion" du patient et donc le conditionnement mental qui est à la base des techniques d'enrôlement dans les sectes.
La Miviludes, qui parle de "bulle psy", critique la pratique du "ticket psy", calquée sur celle du ticket restaurant et par laquelle les employeurs financent l'accès aux thérapies.

THÉRAPIES ALTERNATIVES

Plus généralement, sont mises en cause certaines thérapies dites "douces" ou "alternatives", dont la liste, dressée par la mission, va de "l'aromathérapie" au jeûne au passant par la "musicothérapie", la numérologie, la naturopathie, le "tarot psychologique" ou encore la "thérapie par le souffle".

La Miviludes rappelle la problématique connue de la formation des psychothérapeutes, qui ne sont que minoritairement des médecins ou des psychiatres. Un encadrement législatif du titre de psychothérapeute voté en 2004 n'est toujours pas appliqué, souligne le rapport.
La "nouvelle médecine germanique" du docteur Ryke Geerd Hamer s'est notamment développé récemment, avec des conséquences tragiques, ajoute le rapport.

Ce médecin soutient que toutes les maladies, et notamment les cancers, résultent de graves conflits psychologiques non résolus. Les adeptes refusent donc tout soin traditionnel et peuvent mourir dans de grandes souffrances.

La pratique consistant à susciter de faux souvenirs d'abus sexuels familiaux chez les patients, afin de les arracher à leur environnement et les placer en état de sujétion, est épinglée.

Les charlatans étendent leur action au domaine de la formation professionnelle, énorme secteur économique financé largement sur fonds publics. Les problèmes apparaissent notamment dans les actions de formation "liées au domaine de la santé ou du bien-être", relève le rapport.

Alors que le caractère qualifiant de ces formations n'est pas démontré et que leur évaluation est problématique, elles permettent à certaines sectes d'obtenir une forme de reconnaissance de l'Etat, via un "agrément" administratif dont elles se prévalent pour se légitimer.

La Miviludes propose plusieurs mesures d'encadrement administratif pour fermer la porte du marché de la formation aux groupements douteux. Un groupe technique ad hoc placé auprès du ministère de la Santé pourrait aussi être créé.

Le président de la Miviludes, Georges Fenech, a plaidé en présentant son rapport en faveur de la publication d'une nouvelle liste officielle des mouvements sectaires après celle de 1995 qui avait suscité une vive controverse, la définition légale de la notion de "secte" posant toujours problème.

Il s'agirait de décrire les méthodes des organisations suspectes ou ayant connu des démêlés judiciaires. La liste est prête et il ne manque que l'accord du Premier ministre pour la publier sur internet, précise Georges Fenech.

05 mars 2009

Principe de précaution


Ca n'aura pas tardé ! Quelques mois après l'insertion du "principe de précaution" comme principe légal dans notre pays, les charognards pseudo-scientifiques viennent se repaître de la carcasse encore fumante de la science. Le "ressenti" et les certificats médicaux de complaisance, érigés au statut de preuve légale, peuvent maintenant avoir raison de toutes les études scientifiques et de toutes les avancées techniques.

Depuis de nombreuses années, les antennes-relais et leurs ondes électro-magnétiques ont fait l'objet d'études scientifiques. Les conclusions sont claires sur leur totale innocuité, ce qui n'est pas forcément le cas pour la téléphonie portable et les émissions des téléphones. Or, supprimer des antennes-relais implique de plus fortes émissions de la part des téléphones portables, pour pouvoir se connecter. La suppression d'antennes-relais pourrait donc avoir exactement l'effet inverse de celui espéré sur la santé publique.

La non-compétence des juges en matière scientifique, et leur ignorance des principes de la pseudo-science ne leur permet pas de prendre position. Pourtant, ils peuvent faire un "pari de Pascal" anti-science: s'ils donnent raison aux anti-tout, ils se débarassent d'un problème légal et peuvent s'occuper de choses plus intéressantes. S'ils donnent raison aux scientifiques, un autre pseudo-scientifique viendra demain et inlassablement, dépenser le temps et l'argent de la communauté, jusqu'à ce qu'il obtienne raison. Alors autant céder et passer à autre chose, jusqu'à ce que le droit leur permette de résister au raz-de-marée provoqué par l'insertion du "principe de précaution".
Examinons les conséquences de ces décisions anti-antennes...

La vaccination, bien que considérée comme inoffensive par toutes les études scientifiques, est aussi ressentie par une minorité de sectaires anti-vaccination comme un danger. Faut-il la laisser au bon vouloir des croyances irrationnelles des parents ?

Les ordinateurs comportent également de nombreux polluants et émettent des ondes du même type (bien que beaucoup plus faibles) que celles des téléphones portables. Faut-il aussi interdire le WiFi et pourquoi pas carrément, les ordinateurs ? Il y a quelques mois, l'implantation du WiFi dans des bibliothèques de la Ville de Paris avait généré des manifestations psycho-somatiques ou plus probablement mensongères de maux de têtes allégués par le personnel municipal.
La télévision numérique aussi est sur la sellette. Bien qu'on ait pas recensé plus de cancers au pied de la tour Eiffel que partout ailleurs en Ile de France, faut-il aussi l'interdire ?

La roue elle-même n'est elle pas dangereuse ? De nombreuses personnes sont mortes pour être passées sous les roues d'un char à boeufs ! Même si les enquêtes scientifiques pointent la responsabilité du conducteur, peut-on ignorer le risque que les roues elles-mêmes soient à la base de ce problème ?

Alors, on peut se demander: le principe de précaution est-il dangereux ? Lorsque les anti-science auront fait supprimer, les antennes-relais, les ordinateurs, la télévision, la vaccination et la roue, ne risque-t-on pas de perdre toute compétitivité économique, sanitaire, technique et scientifique ? En entraînant ansi un cortège de morts, de malheurs et de misère.

Sera-ce suffisant pour qu'un juge déclare le démantèlement du "principe de précaution" ? Au nom de ce principe.

21 février 2009

La Suisse devient un inquiétant réservoir du virus de la rougeole

LE MONDE, 21.02.09 19h29

On connaissait la Suisse comme patrie des laboratoires pharmaceutiques et siège de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), autant que symbole du respect de la nature et de l'hygiène. Mais la Confédération helvétique est aussi un inquiétant réservoir du virus de la rougeole.

Début janvier, le sujet était évoqué dans les colonnes du Lancet, la revue médicale britannique, avec la publication d'un travail dirigé par le docteur Mark Muscat (Statens Serum Institut de Copenhague, au Danemark). Ce dernier et son équipe ont analysé les 12 132 cas de rougeole officiellement recensés en 2006 et 2007 dans les Etats membres de l'Union européenne (UE) ainsi qu'en Croatie, Islande, Norvège, Suisse et Turquie (Le Monde du 9 janvier 2009).

Les auteurs de ce travail concluaient que, contrairement aux prévisions de l'OMS, cette infection virale hautement contagieuse ne pourrait être éradiquée à court terme en Europe. Ils observaient aussi que 85 % des cas avaient été diagnostiqués dans cinq pays : la Roumanie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse et Italie ; des Etats qui n'étaient pas parvenus à obtenir, chez les jeunes enfants, le taux de 95 % de couverture vaccinale permettant d'interrompre la circulation du virus rougeoleux au sein de la population humaine.

Ce constat épidémiologique vient de prendre une nouvelle dimension après la mort, survenue fin janvier à Genève, d'une petite fille infectée par le virus. Ce décès a conduit plusieurs professionnels suisses de la santé à dénoncer le laxisme de la politique vaccinale.

RESPONSABILITÉ DE PAYS RICHE

La récente bouffée épidémique est partie de la région de Lucerne, dans le centre du pays, qui reste aujourd'hui l'un des principaux foyers infectieux. Une centaine de cas d'infection virale ont été signalés en janvier, soit deux fois plus que pendant toute une année, observe l'Office fédéral suisse de la santé publique, qui rappelle qu'au cours des deux dernières années, 3 400 cas ont été recensés, nécessitant environ 250 hospitalisations.

En Suisse alémanique, comme dans certains Länder allemands, la couverture vaccinale antirougeoleuse chez les enfants âgés de 2 ans est inférieure à 90 %. Plusieurs responsables sanitaires cantonaux dénoncent la responsabilité de la Confédération et le manque de volonté politique et financière pour contrer les actions des militants antivaccinaux. Les écoles de type Steiner ont notamment été incriminées après que celle de Crissier, près de Lausanne, a déclaré une quarantaine de cas.

Pour sa part le docteur Bertrand Kiefer, directeur de La Revue médicale suisse, estime qu'il existe aujourd'hui dans son pays "une minorité active de médecins qui refusent le vaccin et qui, contre l'évidence, mettent en doute son efficacité". Regrettant la culture "très individualiste" de la Confédération, il dénonce "une ambiance de déni scientifique" et observe que "les personnes qui refusent de se faire vacciner oublient qu'elles sont protégées par ceux qui se font vacciner". La Suisse est ainsi devenue, selon lui, "un réservoir du virus rougeoleux susceptible de réinfecter des pays qui n'ont pas les moyens de se vacciner" et qui, de ce point de vue "manque à sa responsabilité de pays riche".

Pour certains spécialistes, le moment serait venu de réfléchir à la nécessité de passer d'une simple "recommandation" à une véritable "obligation" vaccinale.

Jean-Yves Nau

Les effets néfastes de la propagande des anti-vaccinations et de la crédulité de leurs victimes apparaîssent maintenant clairement. Deux morts évitables causées en quelques mois, dans la même région. Du coup, la propagande contre l'obligation vaccinale 'risque' de se retourner contre leur auteurs, en rendant le vaccin indispensable pour juguler l'épidémie.

18 février 2009

Le docteur Guéniot est blanchi en appel

Nord Eclair

Douze ans de procédure et, au final, une relaxe prononcée par la cour d'appel de Douai hier. Le docteur Gérard Guéniot, médecin homéopathe qui exerçait dans la métropole lilloise, avait été condamné à deux ans de prison avec sursis et interdit définitivement d'exercer la médecine.
Une décision du tribunal correctionnel de Lille en juin 2006 suite à une plainte de la famille d'Évelyne Marsaleix. Cette mère de deux enfants est décédée d'un cancer du sein qui avait été traité par homéopathie. Paniquée à l'idée de devoir endurer une chimiothérapie, Évelyne Marsaleix, une ingénieure, avait consulté le docteur Saint-Omer et le docteur Guéniot, tous deux adeptes des médecines douces et, par ailleurs, ex-membres du Graal, un mouvement prônant les médecines parallèles. Il avait été classé comme secte dans le rapport parlementaire daté de 1995.

Gélules de gui 
Évelyne Marsaleix, pour tous soins, s'était vu prescrire des gélules à base de gui, avait suivi un jeûne de 21 jours chez un couple de Tourquennois, également membres du Graal, qui l'avait hébergée pendant ce jeûne. On lui avait également conseillé des cataplasmes à base d'argile.
Quand, enfin, Évelyne Marsaleix était revenue vers la médecine classique, elle était dans un état épouvantable. Le Dr Coscas, lors du procès en appel à Douai en février dernier, avait confié « n'avoir jamais vu une situation comme celle-là (...) Cette femme souffrait le martyre » . Il était trop tard pour sauver Évelyne, morte à 31 ans, peu après avoir écrit au procureur de la République pour dénoncer ce qu'elle qualifiera de « manipulation ».
La cour d'appel a confirmé les dommages et intérêts auxquels avait été condamné le Dr Saint-Omer qui l'avait suivie régulièrement. Il n'avait pas fait appel de la condamnation pénale prononcée à Lille (deux ans de prison avec sursis).
Le Dr Guéniot, lui, a été relaxé pour la non-assistance à personne en danger (le TGI de Lille l'avait déjà fait pour homicide involontaire, relaxe confirmée en appel). Dans un arrêt de 84 pages, la cour estime que le Dr Guéniot n'ayant vu qu'une fois Évelyne Marsaleix en consultation ne pouvait avoir connaissance de la situation de péril dans laquelle elle était. Un arrêt qui « déçoit » Me Lequay, avocat de l'ADFI, une association qui milite contre les dérives sectaires qui était partie civile. 

FLORENCE TRAULLÉ
Jean-Yves Nau

Le jugement paraît équilibré. Le principal responsable est condamné et l'irresponsable de service relaxé. Quant à la victime, elle ne peut plus se plaindre d'avoir cru aux vertus imaginaires de l'homéopathie.

30 janvier 2009

Une adolescente de 12 ans décède de la rougeole en Haute-Savoie

AP - Fait rare, une élève du collège de Reignier (Haute-Savoie) âgée de 12 ans est décédée jeudi des suites d'une rougeole, a annoncé vendredi la préfecture de Haute-Savoie.

"Les personnels, parents et élèves de l'établissement scolaire qu'elle fréquentait ont été informés et dès lundi les services de médecine scolaire vont procéder à une vérification des carnets de vaccination et une mise à jour sera proposée pour les enfants qui ne seraient pas complètement vaccinés", précise la préfecture dans un communiqué.

Selon la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) de Haute-Savoie, "la fréquence des décès était d'environ 0,7 pour 1.000 cas de rougeole en Europe en 2006. Aucun décès n'avait été rapporté par le système de surveillance en France depuis 2005".


Un exemple des effets néfastes de la propagande des anti-vaccinations et de la crédulité de leurs victimes. On remarque que le cas s'est déclaré à 40km du siège social d'une de ces associations de nuisibles. Est-ce simplement une coïncidence ?

15 janvier 2009

Coca Cola poursuivi pour publicité mensongère sur ses eaux vitaminées

Le géant américain de la boisson Coca Cola est poursuivi en justice par un Américain pour publicité mensongère au sujet de sa gamme de boissons VitaminWater, présentée comme une alternative aux sodas bonne pour la santé, ont annoncé jeudi les avocats du plaignant.

Coca Cola trompe les consommateurs en utilisant des mots comme "énergie" et "endurance" sur ses bouteilles de VitaminWater et en affirmant que ces boissons réduisent les risques de tomber malade et sont bonnes pour la santé, affirme le Centre pour la Science et l'Intérêt Public (CSPI), qui défend l'homme qui a porté plainte devant un tribunal en Californie (ouest).

"En fait, selon les nutritionnistes du CSPI, les 33 grammes de sucre dans chaque bouteille de VitaminWater en font plus pour promouvoir l'obésité, le diabète et d'autres problèmes de santé, que les vitamines contenues dans la boisson n'en font pour les bénéfices promis sur les bouteilles", indique le groupe spécialisé dans la santé dans un communiqué.

"VitaminWater, c'est une tentative de Coca Cola d'habiller les sodas avec la blouse blanche d'un médecin. Sous la blouse, c'est toujours de l'eau sucrée, mais de l'eau sucrée" à prix d'or, a affirmé le chargé des litiges chez CSPI, Steve Gardner.

Le plaignant, James Koh, a indiqué qu'il buvait de la VitaminWater après l'effort, pensant faire un geste bon pour la santé.

"J'étais attiré par l'idée d'avoir des suppléments en vitamine, mais je ne savais absolument pas qu'en fait je consommais presque autant de sucre et de calories qu'en buvant un Coca", a-t-il dit dans un communiqué.

"Si j'avais su, je n'aurais jamais dépensé mon argent là dedans", a-t-il ajouté.

La VitaminWater est vendue aux Etats-Unis pratiquement au même prix que le Coca Cola.

Deux tiers des Américains adultes sont obèses, dont 15 millions souffrent d'obésité morbide.

23 décembre 2008

Une huile chinoise hors-la-loi présente sur le marché français

L'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) met en garde sur les risques de l'huile pour le corps Kwan Loong Medicated Oil.

Interdit à la vente en France, ce produit a cependant été « détecté » dans des commerces spécialisés dans la vente de produits de médecine traditionnelle chinoise.Justifier

Relayée par l'AFSSaPS, l'alerte a été donnée par les douanes et les autorités canadiennes. La commercialisation de Kwan Loong Medicated Oil est « illégale », insiste l'agence. Celle-ci ajoute par ailleurs, que « l'analyse de sa composition montre (que ce produit) renferme des substances actives » :
* du chloroforme, substance vénéneuse ayant une activité anesthésique ;
* du salicylate de méthyle, dont l'activité vasodilatatrice des vaisseaux de la peau facilite le passage des substances à travers cette dernière ;
* des concentrations élevées en dérivés terpéniques (menthol, camphre, huile d'eucalyptus).

Appliqué sur la peau, ce produit peut entraîner irritations et brûlures. « Le chloroforme peut générer notamment des effets toxiques pour le foie et favoriser la pénétration des dérivés terpéniques », poursuit l'AFSSaPS. « De plus, à ce niveau de concentration le camphre peut entraîner des convulsions ».

A ce jour, aucun cas d'effet indésirable lié à l'utilisation de ce produit n'a été rapporté en France. Et l'AFSSaPS de rappeler que « la vente de médicaments est uniquement autorisée dans les pharmacies, dont le circuit de distribution est contrôlé. Il est ainsi vivement déconseillé d'acheter des médicaments en dehors des officines et notamment sur internet ».


Et encore un scandale du "naturel" qui se pointe. Cette industrie du "bien-être" au rabais, qui sze gausse des problèmes de l'industrie pharmaceutique, n'arrive pourtant pas au niveau minimal de sécurité et de respect de la règlementation. Pourtant, elle échappe à la plupart des contrôles qui sont imposés à l'industrie du médicament en relation avec la sécurité sanitaire, ses produits n'étant considérés que comme de simples additifs alimentaires ou produits de "comfort".
Un précédent scandale avait montré la nocivité de certaines huiles essentielles et autres produits "purificateurs d'air" (bâtonnets d'encens, notamment).