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25 septembre 2007

Création d'un Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires

AFP - Mardi 25 septembre, 13h15

PARIS (AFP) - Un Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires (Inrees) vient d'être créé pour étudier les "expériences inexplicables" telles que des épisodes vécus au seuil de la mort ou des rencontres avec des esprits, ont annoncé ses fondateurs.

Cet Institut vise à "rendre légitime et normale l'étude de ces phénomènes" en s'appuyant sur une démarche "sérieuse, scientifique", a expliqué mardi à l'AFP l'écrivain Stéphane Allix, co-fondateur de l'Inrees avec un médecin, le Dr Bernard Castells.

L'Inrees a déjà reçu l'appui de nombreuses personnalités dont le spationaute français Jean-François Clervoy, le psychiatre Patrick Lemoine, le neurologue canadien Mario Beauregard, l'astronaute américain Edgar Mitchell, le 6e homme à avoir marché sur la Lune, ou les écrivains français Didier van Cauwelaert et Sylvain Tesson.

L'institut se propose de créer un réseau composé de professionnels en santé mentale, de médecins et de soignants pour recevoir les personnes déclarant avoir expérimenté des visions qualifiées de surnaturelles, des phénomènes physiques de nature inconnue, une expérience de mort imminente, des communications, des rencontres avec des esprits, etc.

Le rôle de l'Inrees sera d'aider à "dissocier dans un comportement ou un récit d'expérience extraordinaire ce qui est pathologique de ce qui ne l'est pas", précisent ses fondateurs.

Ils se proposent également de publier un "Manuel de description clinique des Expériences Extraordinaires" destiné aux professionnels en santé mentale, "regroupant et présentant par catégorie la totalité des expériences extraordinaires répertoriées à ce jour".


Encore un organisme pseudo-scientifique qui vient s'ajouter aux nombreux ayant les mêmes prétentions. On se rappelle des recherches de l'IMI et de leur absence totale de résultat sur des décennies. En plus, les expériences 'inexplicables' en question ont récemment reçu des débuts d'explication. Visiblement, ces personnes ne se sont pas maintenues au courant de ces recherches scientifiques, dans ce domaine qui est supposé les intéresser.
On retrouve, dans le staff de ce n-ième organisme du paranormal, des personnes largement inconnues du monde scientifique, mais parfaitement connues et depuis longtemps des amateurs de paranormal en tout genre.

08 septembre 2006

Des signes de conscience chez une patiente en état végétatif (étude)

PARIS (AFP)- Une patiente de 23 ans se trouvant depuis cinq mois dans un état apparemment végétatif après un accident de la route s'est révélée capable de comprendre certaines consignes, selon les résultats d'examens d'imagerie cérébrale publiés vendredi dans la revue scientifique américaine Science.

L'état végétatif, qui désigne le cas de patients "émergeant d'un coma et semblant éveillés sans montrer de signes de conscience", est l'un des "moins bien compris" et qui pose le plus de problèmes éthiques à la médecine, relèvent Adrian Owen (Université de Cambridge, Royaume Uni) et des chercheurs de l'université de Liège (Belgique).

La patiente en état végétatif et 34 volontaires sains ont été soumis à des tests, tandis que les réactions de leur cerveau aux mots prononcés et aux consignes données verbalement (comme s'imaginer en train de jouer au tennis) étaient observées grâce à l'imagerie par résonance magnétique (IRM) fonctionnelle.

"Lorqu'on lui a demandé de s'imaginer en train de jouer au tennis" ou de "visiter toutes les pièces de sa maison", les réponses dans diverses zones du cerveau de la patiente en état végétatif "ont été impossibles à distinguer de celles observées chez les volontaires sains", ajoutent les chercheurs.

"Ces résultats confirment que, bien qu'elle ait rempli les critères de diagnostic définissant un état végétatif, cette patiente gardait la capacité de comprendre des consignes orales et d'y répondre par son activité cérébrale, plutôt que par la parole ou des mouvements", précisent-ils.

Ce type "d'acte intentionel" confirme "sans aucun doute qu'elle était consciente d'elle-même et de son environnement", poursuivent-ils, après l'examen de ce cas singulier.

Ces travaux pourraient ouvrir la voie à de nouvelles études d'imagerie cérébrale sur les patients dans le coma ou dans un état végétatif, estime dans un commentaire un neurologue de l'Inserm (recherche médicale) Lionel Naccache, tout en soulignant qu'il ne faut pas généraliser à partir d'un cas unique.

"Cette patiente avait souffert de relativement peu de lésions cérébrales par rapport à d'autres patients en état végétatif", note-t-il.

L'IRM fonctionnelle (IRMf) montre certes "l'existence d'une vie mentale riche" chez cette patiente victime d'un accident en juillet 2005, ajoute-t-il, tout en s'interrogeant sur la définition de l'état de conscience.


Encore une façon d'expliquer les "expériences de "mort imminente" lorsque certains patients se souviennent de ce qui s'est dit autour d'eux pendant qu'ils étaient dans le coma ou sous anesthésie générale.

17 juin 2006

Expériences de mort imminente : un colloque pour faire avancer la recherche

Par Laurent BANGUET

MARSEILLE (AFP) - Le premier colloque jamais organisé dans le monde sur les expériences de mort imminente (EMI) réunit samedi à Martigues (Bouches-du-Rhône) médecins, chercheurs internationaux et témoins pour dresser un bilan des connaissances sur ce phénomène, de la manière la plus scientifique possible.
Les multiples témoignages d'EMI vécues par des patients plongés dans le coma ont commencé à être étudiés par les médecins voici une trentaine d'années mais restent encore un "ovni" scientifique.

De nombreux récits permettent de dégager des constantes de l'expérience de mort imminente (EMI), étudiée par de rares scientifiques.

Médecin anesthésiste réanimateur, le Dr Jean-Jacques Charbonnier, qui participera au colloque de Martigues, a personnellement recueilli de nombreux récits d'EMI. "Des gens en état de mort cérébrale ont vu ce qui se passait en salle d'attente ou autour d'eux, avec des détails très précis. Il ne s'agit pas d'hallucination puisque c'était bien réel", souligne-t-il.

"Ce sont des personnes qui ont frôlé la mort, soit par accident, soit lors d'opérations, et qui ont rapporté de leur coma un récit qui sort de l'ordinaire. Ils sont au-dessus de leur corps, ont entendu ce que les médecins disaient d'eux, ont été aspirés dans un tunnel sombre au bout duquel se trouve une lumière intense mais pas aveuglante", résume Sonia Barkallah, organisatrice du colloque de Martigues.

"Alors que leur encéphalogramme est plat, ils se promènent en pensée, lisent parfois celles des autres, et rencontrent souvent au bout du tunnel des +êtres de lumière+ ou des proches défunts qui leur disent que ce n'est pas le moment pour eux", poursuit la jeune femme.

"Ca paraît un peu extravagant, raconte le Dr Charbonnier, mais j'ai eu à plusieurs reprises une sorte de lien télépathique avec des comateux, une idée obsédante qui s'imposait à moi comme pour le cas d'un malade du cancer en phase terminale placé sous respiration artificielle".

"C'était comme si on s'adressait à moi! J'ai entendu: +il faut regarder dans mon portefeuille+", poursuit-il. Le médecin y a finalement découvert une lettre manuscrite de son patient insistant pour le "débrancher" s'il se trouvait un jour dans une telle situation.

Les gens sortent souvent changés d'une EMI, devenant "plus altruistes et détachés des valeurs matérielles", et l'expérience est majoritairement (plus de 90% des témoignages) vécue positivement.

"En coma avancé, on est très bien, selon les gens qui en sont revenus. Il ne faut pas abandonner ces patients ou dire comme certains de mes collègues +ce sont des légumes+", insiste le Dr Charbonnier.

"Il faut continuer à venir les voir, leur parler", dit-il, citant le cas d'un jeune homme accidenté dont le cas semblait désespéré.

"Contre toute attente, il est allé mieux, s'est mis à bouger et est sorti de son coma. Une fois revenu à lui, il a dit à sa mère: +tu as bien fait, j'ai entendu tout ce que tu me disais+", raconte le réanimateur.

Plus de 1.500 personnes, venues de toutes les régions de France mais aussi de Belgique, de Suisse et du Québec, se sont inscrites au colloque de Martigues.


On se demande ce que la recherche pourra retirer de ce mélange hétéroclyte de croyants et de docteurs. Admirons également l'euphémisme du Dr Charbonnier ("un peu extravagant") en réaction aux déclarations de l'organisatrice du colloque.

10 avril 2006

Are near-death experiences a dream?

Nature

People who have near-death experiences more likely to find REM sleep intruding on reality.

Jacqueline Ruttimann

People who have had near-death experiences are more likely to mix up dreams and reality than those who have not, researchers say.

At times of extreme danger or trauma, many people report out-of-body experiences, seeing intense lights, or a feeling of peace. "Near-death experiences are more common than people realize," says neurophysiologist Kevin Nelson of the University of Kentucky, Lexington, lead author of the study published in Neurology1.

Some studies have shown that electrical stimulation to the brain can trigger aspects of near-death experiences (see 'Electrodes trigger out-of-body experience'). Drugs can do the same: ketamine, a horse tranquilizer and illegal recreational drug, can cause many of these symptoms. But spontaneous near-death experiences remain unexplained.

Nelson began investigating the phenomenon after reading of near-death experiences in which patients' arms and legs were paralysed. He knew that some people experience similar paralysis just before sleeping or just after waking. "A light bulb went on in my head," he says.

Dream on

Via the Near Death Experience Research Foundation, based in Federal Way, Washington, Nelson found 55 people who reported near-death experiences after traumatic incidents such as car accidents or heart surgery. He also interviewed an equal number who had not had any such experiences.

Of those who reported near-death experiences, 60% also reported having had at least one incident where they felt sleep and wakefulness blurred together. For those without a near-death experience the figure was 24%.

Such blurred periods can include sleep paralysis. Others report visual or auditory hallucinations. Such incidents can occur when some aspects of sleep's dreaming, or rapid eye movement (REM) state, intrudes into wakefulness.

In REM sleep, muscles can lose their tone or tension, inducing a feeling of paralysis. The visual activity during this state may also explain the feeling of being surrounded by light.

REM sleep occurs in the brainstem — the lower part of the brain that attaches to the spinal cord and controls most basic life functions. "Ironically, this most primitive part of the brain may generate experiences that for some is the definition of being human," says Nelson.

He hopes to further investigate near-death experiences by studying people who have had out-of-body experiences independent of any trauma.

Nelson doesn't rule out the possibility that other psychological or spiritual factors may also play a role. "I'm interested in how this experience is generated. That's as far as I take it," says Nelson. As to the ultimate meaning of these experiences, he will leave that question for others to answer.


Encore un phénomène présenté comme surnaturel qui perd son 'aura'.