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21 mars 2008

"Pollution" électromagnétique

Par Destination Santé

Oui, vivre à proximité de lignes électriques à haute tension peut avoir de sérieuses conséquences sur la santé. Une nouvelle étude menée par le Centre de Recherche et d'Information indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques (CRIIREM) confirme en effet la dangerosité de la pollution électromagnétique.

De janvier à mars 2008, des chercheurs de la CRIIREM ont questionné 8 000 personnes à travers la France. La moitié habitait à proximité d'une ligne à haute tension, l'autre non. Les premières conclusions font apparaître un certain nombre de tendances inquiétantes, mais déjà en partie mises en avant dès 2001 par la Boston University School of Medicine et le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l'OMS, à Lyon. Et largement confirmées par le rapport du BioInitiative Working Group du 31 août 2007 dont Destination Santé s'était fait l'écho.

Ainsi la CRIIREM rapporte-t-elle chez les habitants exposés « des troubles du sommeil, de la mémoire, de l'audition, mais aussi des maux de tête, de l'irritabilité et des états dépressifs ». Plus alarmant encore même si cela avait déjà été observé, « des maladies graves ayant fait l'objet de traitements lourds – leucémie, cancers du sein, de la thyroïde…- sont détectés en plus grand nombre chez les riverains exposés ». Si cette nouvelle étude de la CRIIREM vient bousculer davantage encore la position rassurante de l'Organisation mondiale de la Santé sur le sujet, elle souffre d'un manque de données scientifiques. Aucun chiffre n'a en effet été avancé.

Source : CRIIREM, 21 mars 2008


Une étude scientifique faite en interrogeant des personnes sur des impressions, ça laisse quand même un peu dubitatif sur la qualité scientifique, surtout qu'aucun chiffre n'est avancé, comme le fait justement remarquer Destination Santé. Il faudra donc encore attendre avant de pouvoir affirmer quoi que ce soit dans ce domaine.

30 avril 2007

Electric Fields May Not Cause Cancer

Study Shows No Increased Risk of Leukemia, Brain Cancer, or Breast Cancer in Utility Workers

By Miranda Hitti
WebMD Medical News
Reviewed by Louise Chang, MD

April 30, 2007 -- Electromagnetic fields may not increase cancer risk, a Danish study shows.

The study included more than 28,000 workers at 99 utility companies in Denmark.

The researchers included Christoffer Johansen, MD, of the Danish Cancer Society's Institute of Cancer Epidemiology in Copenhagen, Denmark.

They used Danish medical records to track new cases of leukemia, breast cancer, or brain cancer among the utility workers over nearly 23 years, on average.

Johansen's team noted whether the workers had normal, medium, or high levels of on-the-job exposure to electromagnetic fields.

The researchers found "no compelling evidence" of links between cancer and the workers' exposure to electromagnetic fields.

The vast majority of the workers didn't develop leukemia, brain cancer, or breast cancer during the study period.

On-the-job exposure to electromagnetic fields apparently didn't affect cancer risk in the 70 men who developed leukemia, the 188 women who developed breast cancer, and the 110 men and women who developed brain cancer, the study shows. Since there were so few cases of women who developed leukemia and men who developed breast cancer, the researchers did not include them in the study analysis.

"The results do not support the hypothesis of an association between occupational exposure to magnetic fields in the electric utility industry and risks for leukemia, brain cancer, and breast cancer," write the researchers.

Their findings appear in Occupational and Environmental Medicine.

SOURCES: Johansen, C. Occupational and Environmental Medicine, May 1, 2007; advance online edition. News release, BMJ Specialist Journals.

© 2007 WebMD, Inc. All rights reserved.


Les Danois se singularisent à nouveau comme révélateurs des mythes pseudo-écolos, que ce soit ceux des anti-vaccinations (anti-thimerosal, ROR) ou des anti-magétisme (lignes à haute tension, micro-ondes, téléphones portables, etc.)/

24 janvier 2006

Pas plus de leucémies infantiles autour des sites nucléaires français

Pas plus de leucémies infantiles autour des sites nucléaires français

PARIS (AFP) - Aucune hausse anormale du nombre de cas de leucémie infantile n'a été relevée dans un rayon de 2O km autour des sites nucléaires français, concluent les auteurs d'une étude portant sur les années 1990-1998, paraissant mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).Au total, 670 cas de leucémies ont été observés (contre 729 cas "attendus") entre 1990 et 1998 chez les moins de 15 ans habitant dans un rayon de 20 km autour d'un des 29 sites nucléaires en France.
"En accord avec la majorité des études récentes sur le sujet, notre étude ne montre pas d'excès d'incidence de leucémie", relèvent Mélanie White-Koning (Inserm) et les autres auteurs.
"On n'a pas dit qu'il n'y avait aucun risque", a précisé à l'AFP Mme White-Koning, notant que "des points d'interrogation demeurent".
L'analyse par site montre un excès d'incidence autour des centrales de Chinon (14 cas, contre 6,6 attendus) et Civaux (7 cas, au lieu de 3). Mais "aucune de ces différences n'est significative" après application d'une méthode de correction de tests multiples, selon les auteurs.
Cette étude, dont une version longue a été publiée en 2004 dans la revue médicale British Journal of Cancer, "représente la première analyse de l'incidence portant sur 29 sites nucléaires français, y compris l'ensemble des 19 centrales nucléaires de production d'électrité, et reposant sur des données d'incidence plutôt que de mortalité", soulignent-ils.
Pour les 19 centrales, un total de 125 cas est recensé pour 137 "attendus" durant la période considérée.
Les cas attendus ont été calculés à partir des données du registre national des leucémies et lymphomes de l'enfant.
Un "déficit" de cas (471 enregistrés pour 521 "attendus") est relevé autour des sites de recherche nucléaire de Bruyères/Saclay/Fontenay, situés dans une région d'Ile-de-France densément peuplée. Si l'on exclut ces trois centres, l'étude enregistre 199 cas de leucémies pour 208 attendus.
Dans les 20 km autour du surgénérateur de Creys-Malville, 8 cas de leucémie infantile sont observés entre le 1er janvier 1990 et le 31 décembre 1998, contre 4,20 attendus.
Autour du centre de retraitement de La Hague, 2 cas de leucémie (pour 0,3 attendu) sont relevés dans un rayon de 0 à 5 km, 1 cas (pour 1,16 attendu) dans un rayon de 5 à 15 km et 2 cas (pour 5,22 attendus) dans un rayon de 15 à 20 km. Au total, on aboutit à 5 cas pour 6,7 attendus.
"Les analyses globales des 29 sites et les analyses par site n'ont pas montré de différences statistiquement significatives entre les nombres de cas observés et attendus", selon les chercheurs.
Ils rappellent qu'un "excès d'incidence de leucémies diagnostiquées avant l'âge de 25 ans" avait été "suggéré autour du site de La Hague" par une étude publiée en 1993, mais notent que des travaux plus récents (2001) "n'ont pas confirmé d'excès".


Encore une fois (même genre d'accusations pour les lignes à haute tension, les antennes-relais du téléphone mobile, les fours à micro-ondes et autres), les impressions personnelles des soi-disant 'victimes' et de leurs parents sont battues en brèche par les statistiques. Reste à blâmer le statisticien par qui le 'scandale' arrive.