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14 avril 2007

Une rumeur de virus téléphonique sème la panique au Pakistan

KARACHI (Reuters) - Les opérateurs pakistanais de téléphonie mobile ont été submergés d'appels de clients paniqués par un message faisant état d'un virus mortel transmis par le biais des téléphones portables.

La rumeur a été prise si au sérieux que certaines mosquées ont même annoncé que ce virus avait fait des morts et que les propriétaires de téléphones devaient craindre la colère divine.

Les auteurs de ce canular affirmaient pour leur part que ce virus avait fait 20 morts.

On dénombre 52 millions d'utilisateurs de portables parmi les 160 millions de Pakistanais.


Visiblement, la biologie et la physique ne sont pas au programme des madrassas pakistanaises.

06 avril 2007

Les scientifiques prônent une nouvelle politique énergétique

CAROLINE DE MALET.

Le Haut Conseil de la science et de la technologie rend ses deux premiers avis.

CRÉÉ par Jacques Chirac, le Haut Conseil de la science et de la technologie (HCST) tenait à lui rendre ses premiers travaux avant que ce dernier ne tire sa révérence. C'est désormais chose faite. Il vient de lui remettre deux avis, l'un consacré à la politique énergétique et l'autre à la crise des vocations scientifiques. Deux thèmes de travail confiés par le chef de l'État à cette instance lors de sa mise en place le 25 septembre dernier.

Dans son avis sur « L'effort scientifique et technologique de la France en matière énergétique », le Haut Conseil fustige la politique énergétique actuelle, peu adaptée aux enjeux. L'objectif, qui figure désormais dans la loi, de réduire la consommation d'énergie du pays de 2 % par an, est irréalisable si rien ne change, a souligné le président du HCST Serge Feneuille.

Le chauffage de l'habitat (qui représente 46 % de la consommation d'énergie) et les transports (25 %) sont deux formidables gisements d'économies, insuffisamment exploités. « Il faut que la France ait une politique claire en matière de réduction des gaz à effet de serre dans l'automobile et l'habitat », a lancé son président. Si le HCST « conseille de maintenir les technologies nucléaires au meilleur niveau », il « souligne le déficit d'arbitrage entre les technologies alternatives ». Par exemple, le photovoltaïque, à ses yeux, fait l'objet d'efforts de recherche insuffisants, comparé à d'autres sources d'énergies renouvelables et compte tenu de son potentiel.

À l'inverse, il estime que « l'utilisation de l'hydrogène et des piles à combustibles pour l'automobile ne sont pas les meilleures filières pour atteindre les objectifs visés », a rapporté son président. L'organisation de ce secteur dans notre pays est éclatée entre « trop d'acteurs » et d'organismes aux « missions peu claires », ce qui « enlève de la visibilité à la question », regrette le Haut Conseil. Aussi ce dernier préconise-t-il « que l'énergie soit promue au rang de grand projet national » et suggère de créer « un grand partenariat de transition ».

Crise de la vocation

Sorte de partenariat public-privé regroupant des ministères, des organismes de recherche et des organisations non gouvernementales, cette initiative pourrait prendre pour modèle le Gavi (Alliance mondiale sur la vaccination et l'immunisation), lancée à l'initiative de la Fondation Gates et regroupant l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Banque mondiale, des gouvernements, organismes de recherche et des industriels. L'idée étant « de définir une stratégie nationale cohérente en mettant tous les acteurs autour d'une table et mettre en place une organisation nouvelle qui pousse l'État à se réformer », explique Philippe Kourilsky, ancien directeur de l'Institut Pasteur, membre du HCST et l'un des rapporteurs de cet avis.

L'autre avis du Haut Conseil, sur la crise des vocations scientifiques, met l'accent sur la nécessité d'accroître l'attractivité de la science pour les jeunes. Les facultés scientifiques ont perdu 10 % de leurs effectifs en dix ans. Partant du constat que « deux tiers des enfants ne sont exposés à aucune leçon scientifique dans le primaire », il prône une réforme de la formation des maîtres, notamment dans les IUFM.

Regrettant que la science soit vue au lycée davantage comme un sujet de sélection que de formation des élèves, il préconise une revalorisation des conditions des doctorants. Surtout, le Haut Conseil demande « la constitution d'une mission interministérielle chargée de définir une stratégie d'immigration scientifique et technique » comme cela se pratique déjà dans certains pays étrangers.

Les vingt experts, qui se réunissent en séance plénière tous les mois pour faire le point sur l'avancement de leurs travaux, ont auditionné une trentaine d'acteurs pour préparer chacun de ces avis. Il leur reste encore à plancher sur le troisième thème que leur avait soumis le chef de l'État, les grandes infrastructures scientifiques.

Créé par la loi d'orientation sur la recherche de 2006, ce comité d'experts a vocation à répondre aux demandes du président de la République ou du gouvernement, mais est également habilité à s'autosaisir de questions qu'il juge importantes. Il compte des personnalités scientifiques de renom telles que le professeur Alain Carpentier, l'anthropologue Yves Coppens, le Prix Nobel de chimie Jean-Marie Lehn, le mathématicien Pierre-Louis Lions ou le climatologue Jean Jouzel, personnalités toutes nommées par le chef de l'État.

Quel poids dans le débat politique aura cette « très jeune instance », comme la présente Serge Feneuil ? Son président ne semble pas inquiet sur la pérennité de l'institution au-delà des échéances électorales. Certains candidats à l'élection présidentielle auraient même déjà pris contact avec lui. Ce HCST rappelle les comités des Sages de l'époque gaullienne, qui ont éclairé les choix de la Direction générale de la recherche scientifique et technique (DGRST), à l'origine de la puissance nucléaire et spatiale de notre pays. Reste à savoir si cette vision centralisatrice de la recherche est toujours adaptée à notre époque et aux enjeux actuels.

20 janvier 2006

Higher Education Fuels Stronger Belief in Ghosts

LiveScience Managing Editor

Believe it or not, higher education is linked to a greater tendency to believe in ghosts and other paranormal phenomena, according to a new study.
Contrary to researchers' expectations, a poll of 439 college students found seniors and grad students were more likely than freshmen to believe in haunted houses, psychics, telepathy, channeling and a host of other questionable ideas.
The results are detailed in the January-February issue of the Skeptical Inquirer magazine.
'Not Sure'
The survey was modeled after a nationwide Gallup Poll in 2001 that found younger Americans far more likely to believe in the paranormal than older respondents.
The new study was done by Bryan Farha at Oklahoma City University and Gary Steward Jr. of the University of Central Oklahoma.
In general college students checked the "Believe" box less than the general population surveyed by Gallup. But the lack of "Don't Believe" responses among college students was lower for six of the 13 categories: psychic or spiritual healing, haunted houses, demonic possession, ghosts, clairvoyance and witches. That means a higher percentage of college students put themselves in the "Not Sure" column on these topics.
Less skeptical
More significantly, the new survey reveals college is not necessarily a path to skepticism in these realms.
While 23 percent of college freshmen expressed a general belief in paranormal concepts—from astrology to communicating with the dead—31 percent of seniors did so and the figure jumped to 34 percent among graduate students.
"As people attain higher college-education levels, the likelihood of believing in paranormal dimensions increases," Farha and Steward write.
The media are likely responsible for some people's beliefs in alien abductions and other paranormal concepts, the scientists write, based on their survey of existing studies. And some people tend to selectively confirm whatever ideas might be in their heads. Even smart people might believe in something offbeat because, in part, they're good at defending whatever they believe.

The Poll Results How the college students responded in the new poll on a percentage basis (in bold) compared to the 2001 Gallup Poll (parenthesis). Figures are rounded.
Paranormal conceptBelieveNot Sure

Don't
Believe

Psychic or spiritual healing or the power of the human mind to heal the body

56 (54)26 (19)18 (26)
ESP or extrasensory perception28 (50)39 (20)33 (27)
That houses can be haunted40 (42)25 (16)34 (41)
That people on this Earth are sometimes possessed by the devil40 (41)28 (16)31 (41)
Ghosts or that spirits of dead people can come back in certain places and situations39 (38)27 (17)34 (44)
Telepathy, or communication between minds without using the traditional five senses24 (36)34 (26)42 (35)
That extraterrestrial beings have visited earth at some time in the past17 (33)34 (27)48 (38)
Clairvoyance, or the power of the mind to know the past and predict the future24 (32)33 (23)42 (45)
That people can hear from or communicate mentally with someone who has died16 (28)29 (26)54 (46)
Astrology, or that the position of the stars and planets can affect people's lives17 (28)26 (18)57 (52)
Witches26 (26)19 (15)55 (59)
Reincarnation, that is, the rebirth of the soul in a new body after death14 (25)28 (20)57 (54)
Channeling, or allowing a "spirit being" to temporarily assume control of a human body during a trance10 (15)29 (21)61 (62)

SOURCE: Bryan Farha and Gary Steward Jr. via the Skeptical Inquirer


Il est dommage que les étudiants en sciences n'aient pas été considérés séparément des autres, comme cela a été fait lors d'études précédentes.

14 octobre 2005

Si Jules Verne est mort il y a cent ans, c'était en quelle année ?

MADRID (AFP) - "En quelle année est mort Jules Verne, s'il est mort il y a cent ans ?" : la moitié des écoliers madrilènes entre 11 et 12 ans sont incapables de répondre à cette simple question, rapporte, consterné, le quotidien El Pais.Ce résultat d'une enquête menée par les responsables de l'éducation à Madrid est une des "pires nouvelles" de ces dernières années pour le pays, car il montre que ces jeunes élèves sont incapables du "moindre effort de déduction", selon le quotidien de centre gauche de vendredi.
Une étude de l'OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique, basée à Paris) avait déjà indiqué en septembre dernier que 33 % des adolescents espagnols étaient incapables de passer le baccalauréat - contre 8 % en Irlande et 18 % en France - et que l'Espagne consacrait nettement moins d'argent à l'éducation que ses voisins, précise El Pais.
A Madrid, le niveau de connaissances mathématiques des jeunes écoliers est "catastrophique" et la majorité d'entre eux n'ont pas la moindre idée des "règles élémentaires de calcul", souligne le journal, qui appelle le gouvernement et les autorités locales à réagir.
Jules Verne, dont les romans ont souvent fait appel à de complexes calculs mathématiques pour aller autour du monde ou "De la Terre à la Lune", est mort en mars 1905 à Amiens (Nord de la France), à l'âge de 77 ans. Le centenaire de sa mort a été célébré cette année en France et à travers le monde.