Selon une récente étude de l'Université de Montréal les enfants ne parviendraient pas à maîtriser complètement leur asthme avec les médecines non conventionnelles.
L'Université de Montréal met en garde les parents dont les enfants asthmatiques ont recours aux médecines non conventionnelles, puisque selon les résultats de son étude, ces enfants auraient deux fois plus de risques de présenter un asthme mal contrôlé. L'étude, dirigée par Francine Ducharme, professeure au département de pédiatrie de l'Université de Montréal, s'est portée sur 2.000 enfants de six ans touchés par différents asthmes. Elle a montré que ceux qui utilisaient des médecines douces dans le but de maitriser leur asthme avaient plus de difficultés à contrôler leur maladie que les autres enfants.
Ainsi, Francine Ducharme explique à Santé News : "Des études antérieures ont montré que près de 60% des parents croient que les médecines parallèles et complémentaires peuvent être utiles dans le traitement de l'asthme. Pourtant, des études bien conçues n'ont pas permis de démontrer que les thérapies comme l'acupuncture, l'homéopathie, la médecine chiropratique ou la phytothérapie sont efficaces dans le traitement de l'asthme".
Et alors que sur les enfants étudiés, 13% suivaient des médecines douches, Francine Ducharme ajoute : "Les parents n'ont peut-être pas conscience des risques qui leur sont associés, notamment les réactions indésirables qu'elles peuvent induire, leurs interactions possibles avec les médicaments conventionnels". Ainsi, il n'est pas recommandé de substituer un traitement conventionnel par une médecine douce, quelle qu'elle soit.
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05 décembre 2010
31 août 2010
Japon: des pontes de la médecine qualifient l'homéopathie d'"absurde"
TOKYO - Un scientifique japonais de haut niveau, chargé de la santé de l'Empereur Akihito, et des associations de médecins ont condamné l'homéopathie comme étant une médecine "absurde" et demandé aux praticiens de ne plus y recourir.
"Je ne peux m'empêcher d'être profondément perplexe" devant la brusque popularité de l'homéopathie parmi le personnel médical au Japon, a déclaré Ichiro Kanazawa, qui préside le prestigieux Conseil scientifique japonais.
"L'homéopathie ignore la science", a poursuivi dans un communiqué M. Kanazawa, qui est également chargé de superviser la santé de l'Empereur Akihito.
La controverse a été relancée après le décès l'an dernier d'un bébé de deux mois traité par homéopathie au lieu de recevoir de la vitamine K pour prévenir un risque d'hémorragie cérébrale.
Les médicaments homéopathiques utilisent des substances dérivées de la flore, de la faune et des minéraux qui sont ensuite diluées selon un long procédé, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
"Dans certains cas, la dilution atteint un tel niveau qu'il est pratiquement impossible de retrouver une molécule de la substance d'origine", souligne l'OMS.
M. Kanazawa affirme lui que "puisque c'est seulement de l'eau, cela n'a bien sûr aucun effet thérapeutique".
Les arguments en faveur de l'homéopathie n'ont "aucune base scientifique et sont simplement absurdes", poursuit-il, appelant le personnel médical à "exclure la non-science, comme l'homéopathie, et à diffuser la vraie science".
Plusieurs associations de médecins, dentistes et vétérinaires ont publié des communiqués de soutien à M. Kanazawa.
L'Association de médecine homéopathique du Japon, qui regroupe plus de 500 praticiens, a répondu à ces attaques en publiant un communiqué rappelant que des études ont prouvé les effets positifs de cette médecine douce.
"L'attitude qui consiste à juger qu'elle n'a aucun effet parce qu'on ne peut pas l'expliquer par les théories conventionnelles est non scientifique et cela nous laisse ébahis", a-t-elle écrit dans un message envoyé à l'AFP.
(©AFP / 30 août 2010 10h06)

Les homéopathes postulent que leurs préparations ont un effet et accusent ensuite les "théories conventionnelles" de ne pas pouvoir l'expliquer. La chose la plus difficile à faire est encore d'expliquer un phénomène inexistant. Si l'homéopathie peut sauver ceux qui essayent de l'utiliser pour un suicide, elle peut tuer ceux qui l'utilisent pour remplacer de véritables traitements. Ce ne sont pas les préparations homéopathiques qui sont dangereuses mais les homéopathes et les parents irresponsables.
25 mai 2010
La fille de Billy Joel tente de se suicider à l'homéopathie
Alexa Ray Joel a été amenée aux urgences de l'hôpital après avoir pris plusieurs pilules. Elle est la fille du célèbre chanteur Billy Joel. La police a déclaré qu'il s'agissait de pilules pour le sommeil, mais un proche de Billy Joel a dit qu'il s'agissait de Traumeel qui est censé traiter des douleurs mineures et des traumatismes causés par des activités sportives.
Le toxicologue de l'hôpital de New York a déclaré que rien ne pouvait se passer, car il n'y a absolument rien dans ces pilules. Traumeel contient en théorie 12 ingrédients potentiellement toxiques, mais en doses homéopathiques si diluées qu'il ne reste qu'une probabilité infime d'y trouver quelques atomes. Le Traumeel est aussi utilisé dans un cadre vétérinaire.
Le toxicologue de l'hôpital de New York a déclaré que rien ne pouvait se passer, car il n'y a absolument rien dans ces pilules. Traumeel contient en théorie 12 ingrédients potentiellement toxiques, mais en doses homéopathiques si diluées qu'il ne reste qu'une probabilité infime d'y trouver quelques atomes. Le Traumeel est aussi utilisé dans un cadre vétérinaire.

La preuve que l'homéopathie peut sauver ! D'un autre côté, on peut se demander comment on a pu constater qu'elle ait essayé de se suicider, l'overdose de pilules sucrées ne pouvant pas franchement provoquer de coma.
01 février 2010
Overdose homéopathique
Ce samedi 30 Janvier 2010 à 10h23, un groupe international de sceptiques baptisé "10.23" en l'honneur de la constante d'Avogadro, ont ingéré un tube entier d'arsenic... homéopathique. avec le risque de provoquer une overdose de ce produit prétendu puissant par ses fabricants.
La préparation homéopathique en question est vendue pour lutter contre l'insomnie, l'anxiété, la dépression et l'intoxication alimentaire. Selon le principe numéro 1 de l'homéopathie, soigner le mal par le mal, l'arsenic (dilué et 'succussé', comme le prescrit la magie homéopathique) serait donc paré de toutes ces qualités. Un tube contenant 84 de ces 'puissantes' pillules pourrait donc certainement plonger dans un coma fatal celui ou celle qui serait assez fou pour les prendre d'un seul coup.
Qu'on se rassure, aucun effet primaire ni secondaire n'a été observé chez les sceptiques volontaires ayant mis leur vie en jeu avec autant de légèreté.
En effet, la dilution du produit utilisé serait de "30X", selon la terminologie homéopathique, c'est-à-dire d'un nombre 1 précédé de 29 zéros après la virgule (10-30 en notation mathématique). A supposer que le produit dilué possède une mole au départ (6,022 x 1023 molécules, selon la constante d'Avogadro), il y aurait donc une chance sur quelques millions de trouver un seul atome d'arsenic dans chacune des pilules du tube. Même multiplié par cent pilules, les risques sont faibles. Qui plus est, un atome ou deux d'arsenic ne constitueraient pas une dose active, encore moins mortelle.
Ce qui a permis à nos amis sceptiques d'échapper à la mort certaine qui était promise, en théorie, par les docteurs Diafoirus prescrivant ce remède de perlimpimpin.
On entend déjà les adeptes de cette pseudo-médecine s'outrager du ridicule jeté sur leurs produits sucrés favoris. Certains prétendent que "moins on en prend, plus l'effet est important". Voila une affirmation singulière, car alors ne rien prendre du tout aurait un effet encore plus spectaculaire ! Ce qui correspond à un effet placebo.
Le fait est que personne n'a jamais réussi à trouver la moindre théorie qui expliquerait comment un produit totalement absent d'une préparation pourrait agir sur un organisme. Le défunt Jacques Benveniste, subventionné par les labos homéopathiques, avait cru trouver un mode d'action grâce à la "mémoire de l'eau" et était même allé jusqu'à suggérer qu'il était possible 'd'activer' une préparation par transmission électronique. Un test effectué sous contrôle d'un illusionniste américain célèbre, James Randi, avait mis un point final aux prétentions de Benveniste, reprises par Madeleine Ennis. Les recherches de Benveniste lui avaient valu deux IgNobel Awards, les prix remis pour 'récompenser' les recherches scientifques les plus mauvaises ou ridicules de la planète.
http://www.pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=9
http://charlatans.info/homeopathie.shtml
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26 janvier 2010
Homoeopathy sceptics plan mass 'overdose'
Protesters to swallow pills in bid to prove treatments ineffective
By Jeremy Laurance, Health Editor
In what is being billed as "rationalism's Kool-Aid moment", a mass "overdose" is being planned next week in protest at the marketing of homoeopathic medicines.
More than 300 people who style themselves as "homoeopathy sceptics" will each swallow an entire bottle of homoeopathic pills in protest at the continued marketing of homoeopathic medicines by Boots, the high street chemist chain.
The protest is due to take place at 10.23am on Saturday 30 January. It is organised by the "10.23 Group", who take their name from Avogadro's constant, which they claim proves that homoeopathy cannot work.
Avogadro's constant – roughly 10 to the 23rd power – places an upper limit, broadly speaking, on the number of molecules in a given volume of liquid or gas.
Successive dilutions used in the preparation of homoeopathic remedies reduce the amount of the original ingredient beyond this number, with the result that not a single molecule remains.
This has always been the sticking point for scientists who express bafflement at the notion that a homoeopathic "tincture", which contains not a single molecule of the active ingredient from which it was made, can have any effect.
In response, homoeopaths describe the process of repeatedly diluting and shaking a remedy as "potentisation", in which the influence of the active ingredient is transferred to the tincture. The water thus retains a "memory" of the substance.
In an open letter to Boots last November, the 10.23 Group wrote: "The majority of people do not have the time or inclination to check whether the scientific literature supports the claims of efficacy made by products such as homoeopathy. We trust brands such as Boots to check the facts for us, to provide sound medical advice that is in our interest, and supply only those products with a demonstrable medical benefit. We don't expect to find products on the shelf at our local pharmacy which do not work."
The letter also warned that the products could be dangerous if they led patients to delay seeking proper medical assistance because they believed homoeopathy could treat their condition.
There is a long tradition in science of researchers experimenting on themselves to prove a remedy works. But this will be the first time volunteers have swallowed pills to prove they don't.
If it turns out that there is something in them, then the guinea pigs may get their comeuppance. But they say their "overdose" will demonstrate that "these remedies, prepared according to a long-discredited 18th-century ritual, are nothing but sugar pills."
In England, an estimated 470,000 people use homoeopathic remedies every year. Branches of Boots carry shelves of remedies including arnica, nux vomica, pulsatilla and rhus tox in the "complementary medicine" section. The Queen, David Beckham and Geri Halliwell are among those said to swear by them.
The British Homeopathic Association claims that heightened public awareness of the dangers of chemicals in the food chain, growing resistance to antibiotics through over-use, and concerns about the side effects of conventional drugs, are contributing to a rethink about the way we live and how we seek to regain health.
Boots said in a statement: "We know that many people believe in the benefits of complementary medicines and we aim to offer the products we know our customers want."
By Jeremy Laurance, Health Editor
In what is being billed as "rationalism's Kool-Aid moment", a mass "overdose" is being planned next week in protest at the marketing of homoeopathic medicines.
More than 300 people who style themselves as "homoeopathy sceptics" will each swallow an entire bottle of homoeopathic pills in protest at the continued marketing of homoeopathic medicines by Boots, the high street chemist chain.
The protest is due to take place at 10.23am on Saturday 30 January. It is organised by the "10.23 Group", who take their name from Avogadro's constant, which they claim proves that homoeopathy cannot work.
Avogadro's constant – roughly 10 to the 23rd power – places an upper limit, broadly speaking, on the number of molecules in a given volume of liquid or gas.
Successive dilutions used in the preparation of homoeopathic remedies reduce the amount of the original ingredient beyond this number, with the result that not a single molecule remains.
This has always been the sticking point for scientists who express bafflement at the notion that a homoeopathic "tincture", which contains not a single molecule of the active ingredient from which it was made, can have any effect.
In response, homoeopaths describe the process of repeatedly diluting and shaking a remedy as "potentisation", in which the influence of the active ingredient is transferred to the tincture. The water thus retains a "memory" of the substance.
In an open letter to Boots last November, the 10.23 Group wrote: "The majority of people do not have the time or inclination to check whether the scientific literature supports the claims of efficacy made by products such as homoeopathy. We trust brands such as Boots to check the facts for us, to provide sound medical advice that is in our interest, and supply only those products with a demonstrable medical benefit. We don't expect to find products on the shelf at our local pharmacy which do not work."
The letter also warned that the products could be dangerous if they led patients to delay seeking proper medical assistance because they believed homoeopathy could treat their condition.
There is a long tradition in science of researchers experimenting on themselves to prove a remedy works. But this will be the first time volunteers have swallowed pills to prove they don't.
If it turns out that there is something in them, then the guinea pigs may get their comeuppance. But they say their "overdose" will demonstrate that "these remedies, prepared according to a long-discredited 18th-century ritual, are nothing but sugar pills."
In England, an estimated 470,000 people use homoeopathic remedies every year. Branches of Boots carry shelves of remedies including arnica, nux vomica, pulsatilla and rhus tox in the "complementary medicine" section. The Queen, David Beckham and Geri Halliwell are among those said to swear by them.
The British Homeopathic Association claims that heightened public awareness of the dangers of chemicals in the food chain, growing resistance to antibiotics through over-use, and concerns about the side effects of conventional drugs, are contributing to a rethink about the way we live and how we seek to regain health.
Boots said in a statement: "We know that many people believe in the benefits of complementary medicines and we aim to offer the products we know our customers want."
27 août 2009
Faut-il se méfier de l'homéopathie?
Par Sarah Pinard
L'Express
Des médecins s'en sont inquiété auprès de l'OMS: l'homéopathie est inutile pour les personnes atteintes de maladies graves comme le sida ou le paludisme, disent-ils, mais progresse pourtant dans les pays pauvres. Qu'en pensez-vous? Faut-il limiter l'emploi de médicaments homéopathiques? LEXPRESS.fr vous invite à témoigner.
Dans une lettre adressée à l'OMS en juin, des médecins (membres de la Voice of Young Science) du Royaume-Uni et d'Afrique rappellent que "l'homéopathie ne protège pas les personnes contre la tuberculose, la diarrhée infantile, la grippe, le paludisme et le VIH" et s'inquiètent de sa progression dans les milieux "les plus pauvres du monde, l'homéopathie ne pouvant pas "aider les personnes à les traiter".
"Il est irresponsable pour un travailleur de la santé de promouvoir l'homéopathie"
D'après Nick Beeching, docteur en médecine de l'université royale de Liverpool, "il n'y a pas de preuves objectives que l'homéopathie a un effet sur ces infections (VIH, tuberculose, grippe, paludisme et diarrhée infantile)". Il pense par ailleurs "qu'il est irresponsable pour un travailleur de la santé de promouvoir l'utilisation de l'homéopathie à la place du traitement éprouvé pour une maladie parfois mortelle". Nick Beeching précise par ailleurs que '"lorsque l'homéopathie est utilisée à la place de traitements efficaces, des vies sont perdues."
Pourtant, dans le livre "traité d'homéopathie", Catherine Gaucher (présidente fondatrice d'Homéopathe Sans frontières) et Jean-Marie Chabanne (généraliste homéopathe) prétendent le contraire. Partis en Afrique, ces médecins homéopathes affirment n'avoir pas contracté le paludisme grâce à un traitement homéopathique.
De même, Santemedecine conseille la prise de médicament homéopathique (Influenzinum et Oscillococcinum) contre la grippe sous forme de vaccin quelques semaines avant le début de l'épidémie. Le Conseil supérieur d'hygiène publique de France a pourtant mis en garde contre l'utilisation de "pseudo-vaccins homéopathiques contre la grippe".
Des médicaments "à peine" plus important qu'un "placebo"
Le secrétaire de l'Académie nationale de médecine, Jacques-Louis Binet, conteste le fait que l'homéopathie soit une "médecine véritable". Il explique que "jusqu'ici aucune publication n'a sérieusement démontré cette efficacité" bien qu'elle "y semble plus importante que celle du placebo, mais à peine".
Les laboratoires Boiron, leader mondial de l'homéopathie, attendent les réactions définitives de l'OMS avant de s'exprimer sur le sujet. Cependant, ils précisent que "plein d'hôpitaux en France utilisent des médicaments homéopathiques pour accompagner les traitements des malades" notamment pour "soigner leurs effets secondaires".

On admirera sans réserve Catherine Gaucher et Jean-Marie Chabanne, qui ont, pour la première fois dans l'histoire de la Science, prouvé une négation: ils n'ont pas attrapé le paludisme grâce à l'homéopathie qu'ils prenaient et non grâce aux moustiquaires, aux produits repoussant les insectes ni rien d'autre. C'est dire si leurs expériences sur eux-mêmes sont du même niveau que le reste des expériences scientifiques des médecins-confiseurs de l'homéopathie.
18 février 2009
Le docteur Guéniot est blanchi en appel
Nord Eclair
Douze ans de procédure et, au final, une relaxe prononcée par la cour d'appel de Douai hier. Le docteur Gérard Guéniot, médecin homéopathe qui exerçait dans la métropole lilloise, avait été condamné à deux ans de prison avec sursis et interdit définitivement d'exercer la médecine.
Une décision du tribunal correctionnel de Lille en juin 2006 suite à une plainte de la famille d'Évelyne Marsaleix. Cette mère de deux enfants est décédée d'un cancer du sein qui avait été traité par homéopathie. Paniquée à l'idée de devoir endurer une chimiothérapie, Évelyne Marsaleix, une ingénieure, avait consulté le docteur Saint-Omer et le docteur Guéniot, tous deux adeptes des médecines douces et, par ailleurs, ex-membres du Graal, un mouvement prônant les médecines parallèles. Il avait été classé comme secte dans le rapport parlementaire daté de 1995.
Gélules de gui
Évelyne Marsaleix, pour tous soins, s'était vu prescrire des gélules à base de gui, avait suivi un jeûne de 21 jours chez un couple de Tourquennois, également membres du Graal, qui l'avait hébergée pendant ce jeûne. On lui avait également conseillé des cataplasmes à base d'argile.
Quand, enfin, Évelyne Marsaleix était revenue vers la médecine classique, elle était dans un état épouvantable. Le Dr Coscas, lors du procès en appel à Douai en février dernier, avait confié « n'avoir jamais vu une situation comme celle-là (...) Cette femme souffrait le martyre » . Il était trop tard pour sauver Évelyne, morte à 31 ans, peu après avoir écrit au procureur de la République pour dénoncer ce qu'elle qualifiera de « manipulation ».
La cour d'appel a confirmé les dommages et intérêts auxquels avait été condamné le Dr Saint-Omer qui l'avait suivie régulièrement. Il n'avait pas fait appel de la condamnation pénale prononcée à Lille (deux ans de prison avec sursis).
Le Dr Guéniot, lui, a été relaxé pour la non-assistance à personne en danger (le TGI de Lille l'avait déjà fait pour homicide involontaire, relaxe confirmée en appel). Dans un arrêt de 84 pages, la cour estime que le Dr Guéniot n'ayant vu qu'une fois Évelyne Marsaleix en consultation ne pouvait avoir connaissance de la situation de péril dans laquelle elle était. Un arrêt qui « déçoit » Me Lequay, avocat de l'ADFI, une association qui milite contre les dérives sectaires qui était partie civile.
FLORENCE TRAULLÉ
Jean-Yves Nau

Le jugement paraît équilibré. Le principal responsable est condamné et l'irresponsable de service relaxé. Quant à la victime, elle ne peut plus se plaindre d'avoir cru aux vertus imaginaires de l'homéopathie.
23 décembre 2008
Rien ne peut prévenir la gueule de bois, concluent des chercheurs
Christine Courcol, Agence France-Presse, Paris
Rien, ni l'artichaut, ni les bananes ou la figue de barbarie, ni même le Vegemite ou l'acide tolfenamique ne permet d'échapper à la gueule de bois après une soirée de fête arrosée, selon une enquête menée par des chercheurs américains.
Bouche sèche, marteau piqueur dans la tête, estomac barbouillé, muscles douloureux, vertiges, déshydratation : la gueule de bois, selon une étude datant de 1998, n'intervient pas en pleine beuverie mais commence quand le taux d'alcool dans le sang entame sa descente. Elle est à son maximum quand le taux est redescendu à zéro.
Rachel Vreeman et Aaron Carroll, de l'École de médecine de l'Université de l'Indiana (États-Unis), ont épluché la littérature médicale pour passer au crible les médecines traditionnelles et les mélanges savants d'herbes diverses, qui seraient supposés traiter ou prévenir cette veisalgie, comme on dit en termes médicaux, à laquelle les femmes sont plus sensibles que les hommes.
Selon leurs résultats, que vient de publier le British Medical Journal, «aucune preuve scientifique n'appuie quelque traitement que ce soit ou n'établit l'efficacité d'une prévention».
Ils précisent que le propranolol, un béta-bloquant, le tropisetron, un anti-nausée, l'acide tolfenamique, un analgésique, le fructose ou le glucose n'ont pas plus d'effet que les compléments alimentaires à base de bourrache, d'artichaut ou de figue de barbarie, non plus que le Vegemite, une pâte à tartiner salée d'Australie qui ressemble au Marmite britannique.
En fouillant sur l'internet, on pourrait ajouter à la longue liste des pseudo-remèdes le jus de cuisson des endives ou le verre de lait, les gouttes de citron dans du café, ou, en prévention, la cuillerée d'huile d'olive pour tapisser l'estomac ou l'argile délayé dans de l'eau... Sans compter la cinquantaine de produits manufacturés relevés par un site spécialisé.
Mais sauf à imaginer un phénomène d'auto-persuasion, rien ne marche.
Déjà une étude de 2005, menée par des chercheurs néerlandais et britanniques sur quatre compléments alimentaires à base notamment de bourrache, d'artichaut et de figue de barbarie et quatre agents médicinaux conventionnels ne faisait apparaître «aucune preuve convaincante» d'un effet remarquable de quelque produit que ce soit.
«Une gueule de bois, c'est un de ces problèmes ou la prévention est plus importante que le traitement», note à ce propos Edzard Ernst, directeur de la recherche de 2005.
Il remarquait aussi le problème éthique posé par ces recherches, dans la mesure où trouver un traitement contre les mauvais effets de l'alcool risquait d'encourager la consommation.
À ce jour, les pseudo-traitements ne sont pas sans risques. Une étude publiée en 2007 souligne ainsi les effets de la racine de Kudzu, ou pueraria locabata, que l'on retrouve dans nombre de produits censés combattre les effets de l'abus d'alcool mais qui, associée à de l'alcool, augmenterait le risque de tumeur.
La seule prévention efficace, notent les chercheurs américains, c'est de consommer de l'alcool avec modération... voire pas du tout.
Pour les buveurs impénitents, les spécialistes notent que les alcools sombres tels que le vin rouge, la tequila ou le whisky, riches en toxines appelées «congénaires», ont plus de chance de provoquer des veisalgies que des alcools clairs comme la vodka, le rhum blanc, le vin blanc ou le gin.
Rien, ni l'artichaut, ni les bananes ou la figue de barbarie, ni même le Vegemite ou l'acide tolfenamique ne permet d'échapper à la gueule de bois après une soirée de fête arrosée, selon une enquête menée par des chercheurs américains.
Bouche sèche, marteau piqueur dans la tête, estomac barbouillé, muscles douloureux, vertiges, déshydratation : la gueule de bois, selon une étude datant de 1998, n'intervient pas en pleine beuverie mais commence quand le taux d'alcool dans le sang entame sa descente. Elle est à son maximum quand le taux est redescendu à zéro.
Rachel Vreeman et Aaron Carroll, de l'École de médecine de l'Université de l'Indiana (États-Unis), ont épluché la littérature médicale pour passer au crible les médecines traditionnelles et les mélanges savants d'herbes diverses, qui seraient supposés traiter ou prévenir cette veisalgie, comme on dit en termes médicaux, à laquelle les femmes sont plus sensibles que les hommes.
Selon leurs résultats, que vient de publier le British Medical Journal, «aucune preuve scientifique n'appuie quelque traitement que ce soit ou n'établit l'efficacité d'une prévention».
Ils précisent que le propranolol, un béta-bloquant, le tropisetron, un anti-nausée, l'acide tolfenamique, un analgésique, le fructose ou le glucose n'ont pas plus d'effet que les compléments alimentaires à base de bourrache, d'artichaut ou de figue de barbarie, non plus que le Vegemite, une pâte à tartiner salée d'Australie qui ressemble au Marmite britannique.
En fouillant sur l'internet, on pourrait ajouter à la longue liste des pseudo-remèdes le jus de cuisson des endives ou le verre de lait, les gouttes de citron dans du café, ou, en prévention, la cuillerée d'huile d'olive pour tapisser l'estomac ou l'argile délayé dans de l'eau... Sans compter la cinquantaine de produits manufacturés relevés par un site spécialisé.
Mais sauf à imaginer un phénomène d'auto-persuasion, rien ne marche.
Déjà une étude de 2005, menée par des chercheurs néerlandais et britanniques sur quatre compléments alimentaires à base notamment de bourrache, d'artichaut et de figue de barbarie et quatre agents médicinaux conventionnels ne faisait apparaître «aucune preuve convaincante» d'un effet remarquable de quelque produit que ce soit.
«Une gueule de bois, c'est un de ces problèmes ou la prévention est plus importante que le traitement», note à ce propos Edzard Ernst, directeur de la recherche de 2005.
Il remarquait aussi le problème éthique posé par ces recherches, dans la mesure où trouver un traitement contre les mauvais effets de l'alcool risquait d'encourager la consommation.
À ce jour, les pseudo-traitements ne sont pas sans risques. Une étude publiée en 2007 souligne ainsi les effets de la racine de Kudzu, ou pueraria locabata, que l'on retrouve dans nombre de produits censés combattre les effets de l'abus d'alcool mais qui, associée à de l'alcool, augmenterait le risque de tumeur.
La seule prévention efficace, notent les chercheurs américains, c'est de consommer de l'alcool avec modération... voire pas du tout.
Pour les buveurs impénitents, les spécialistes notent que les alcools sombres tels que le vin rouge, la tequila ou le whisky, riches en toxines appelées «congénaires», ont plus de chance de provoquer des veisalgies que des alcools clairs comme la vodka, le rhum blanc, le vin blanc ou le gin.

Ces chercheurs sont sûrement des ignares: tout bon homéopathe vous dira que Nux Vomica, au nom si évocateur, est le remède privilégié contre la "gueule de bois". Attention: à la dilution de 3CH, il peut encore subsister une molécule du produit d'origine dans les pilules sucrées du "confiseur de Lyon". Un effet principal, voire secondaire, n'est donc pas totalement à exclure.
22 novembre 2008
When it comes to a cold, you might as well try goat entrails
Ben Goldacre, Bad Science
The Guardian
I have a cold (and they're worse than you remember when you're well). Throughout the nation, homeopaths and self-declared nutrition therapists are celebrating. More importantly, I know that there is almost nothing I can do, except sit it out, and wait. Vitamin C will shave a few hours off it, at high doses, like 7g a day, which I can happily live without.
Although literally anything I try will appear, to me, to work: because unless I'm seroconverting with HIV (not that I'm prone to hypochondria) I will get better anyway. This is the natural history of the illness, and it's true with most things. When your back pain is at its worst and you visit your doctor - or your friendly local spoonbender - it's bound to get better, because these things come in cycles, or as statisticians say, they "regress to the mean". You can look at regression to the mean mathematically, if you like. On Bruce Forsyth's Play Your Cards Right, when Brucey puts a three on the board, the audience all shout: "Higher!" because they know the odds are that the next card is going to be higher than a three. "Do you want to go higher or lower than a jack? Higher?" "Lower!"
So I could take homeopathy. Or I could, equally stupidly, harass my GP for antibiotics, even though they are ineffective in treating a viral cold.
In one study, prescribing antibiotics rather than giving advice on self-management for sore throat resulted in an increased overall workload through repeat attendance. If a GP prescribed antibiotics for sore throat to 100 fewer patients each year, they calculated: 33 fewer would believe that antibiotics were effective, 25 fewer would intend to consult with the problem in the future, and 10 fewer would come back within the next year.
If you were an alternative therapist, or a drug salesman, you could turn those figures on their head and use them as a blueprint to drum up more trade: because we are all prone to see patterns where there is none, and more than that, to believing that our actions have results. This was demonstrated in a chilling experiment several decades ago. Subjects were recruited to play the role of a teacher trying to make a child arrive on time for school at 8.30am. They sat at a computer, on which it appeared that each day, for 15 consecutive days, a child would arrive at some time between 8.20 and 8.40.
Since this was a psychology experiment, the subjects were lied to: they did not know that the arrival times were entirely random, and predetermined before the experiment began.
Nevertheless, participants thoughtfully deployed punishments for lateness, and rewards for punctuality.
When they were asked at the end to rate their strategy, 70% concluded that reprimand was more effective than reward in producing punctuality from the child. It's a touching testament to their own beliefs about the world.
These people were convinced that their actions had an impact on the punctuality of the child, even though the arrival time was entirely random. The joy is, you have no way of knowing how many areas of your life this experiment might be relevant to. Now I'm going to dangle some goat entrails around my neck and get chanting.
The Guardian
I have a cold (and they're worse than you remember when you're well). Throughout the nation, homeopaths and self-declared nutrition therapists are celebrating. More importantly, I know that there is almost nothing I can do, except sit it out, and wait. Vitamin C will shave a few hours off it, at high doses, like 7g a day, which I can happily live without.
Although literally anything I try will appear, to me, to work: because unless I'm seroconverting with HIV (not that I'm prone to hypochondria) I will get better anyway. This is the natural history of the illness, and it's true with most things. When your back pain is at its worst and you visit your doctor - or your friendly local spoonbender - it's bound to get better, because these things come in cycles, or as statisticians say, they "regress to the mean". You can look at regression to the mean mathematically, if you like. On Bruce Forsyth's Play Your Cards Right, when Brucey puts a three on the board, the audience all shout: "Higher!" because they know the odds are that the next card is going to be higher than a three. "Do you want to go higher or lower than a jack? Higher?" "Lower!"
So I could take homeopathy. Or I could, equally stupidly, harass my GP for antibiotics, even though they are ineffective in treating a viral cold.
In one study, prescribing antibiotics rather than giving advice on self-management for sore throat resulted in an increased overall workload through repeat attendance. If a GP prescribed antibiotics for sore throat to 100 fewer patients each year, they calculated: 33 fewer would believe that antibiotics were effective, 25 fewer would intend to consult with the problem in the future, and 10 fewer would come back within the next year.
If you were an alternative therapist, or a drug salesman, you could turn those figures on their head and use them as a blueprint to drum up more trade: because we are all prone to see patterns where there is none, and more than that, to believing that our actions have results. This was demonstrated in a chilling experiment several decades ago. Subjects were recruited to play the role of a teacher trying to make a child arrive on time for school at 8.30am. They sat at a computer, on which it appeared that each day, for 15 consecutive days, a child would arrive at some time between 8.20 and 8.40.
Since this was a psychology experiment, the subjects were lied to: they did not know that the arrival times were entirely random, and predetermined before the experiment began.
Nevertheless, participants thoughtfully deployed punishments for lateness, and rewards for punctuality.
When they were asked at the end to rate their strategy, 70% concluded that reprimand was more effective than reward in producing punctuality from the child. It's a touching testament to their own beliefs about the world.
These people were convinced that their actions had an impact on the punctuality of the child, even though the arrival time was entirely random. The joy is, you have no way of knowing how many areas of your life this experiment might be relevant to. Now I'm going to dangle some goat entrails around my neck and get chanting.
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17 octobre 2008
Une naturopathe accusée d'homicide involontaire
Marilou Séguin
Le Journal de Montréal
Une naturopathe montréalaise sera accusée d'homicide involontaire aujourd'hui à la suite du décès d'un octogénaire au lendemain d'une consultation.
Mitra Javanmardi, 50 ans, pratique l'homéopathie et la naturopathie dans un bureau du Centre de santé Westmount, boulevard De Maisonneuve Ouest.
Sur son message téléphonique d'accueil, toujours actif hier soir, elle utilise les termes docteur et médecin.
Mort suspecte
En juin dernier, un homme de 84 ans a consulté Mme Javanmardi et est mort d'un arrêt cardiaque le lendemain de la visite.
Sa mort avait dès lors été considérée comme suspecte.
Une autopsie et des analyses ont mené les autorités à accuser aujourd'hui la naturopathe de la victime.
Dans les années 1980, Mme Javanmardi a eu des démêlés avec la justice en vertu de l'article 188 du Code des professions sur les titres réservés.
Il s'agit du 17e homicide de l'année.
Le Journal de Montréal
Une naturopathe montréalaise sera accusée d'homicide involontaire aujourd'hui à la suite du décès d'un octogénaire au lendemain d'une consultation.
Mitra Javanmardi, 50 ans, pratique l'homéopathie et la naturopathie dans un bureau du Centre de santé Westmount, boulevard De Maisonneuve Ouest.
Sur son message téléphonique d'accueil, toujours actif hier soir, elle utilise les termes docteur et médecin.
Mort suspecte
En juin dernier, un homme de 84 ans a consulté Mme Javanmardi et est mort d'un arrêt cardiaque le lendemain de la visite.
Sa mort avait dès lors été considérée comme suspecte.
Une autopsie et des analyses ont mené les autorités à accuser aujourd'hui la naturopathe de la victime.
Dans les années 1980, Mme Javanmardi a eu des démêlés avec la justice en vertu de l'article 188 du Code des professions sur les titres réservés.
Il s'agit du 17e homicide de l'année.

Les naturopathes ont souvent la désagréable habitude de recommander l'arrêt des traitements médicaux à leurs clients, en plus de se prévaloir de diplômes sans valeur scientifique ni médicale. Sans préjuger de ce cas d'espèce, le principe de précaution devrait s'appliquer à plein, concernant cette discipline.
25 juillet 2008
La «mémoire de l’eau» a 20 ans
Canoë
L’été 2008 marque l’anniversaire d’une des recherches scientifiques les plus controversées des dernières décennies. Il y a 20 ans, au cours de l'été 1988, la revue Nature publiait un article dans lequel l’équipe de scientifiques français que dirigeait Jacques Benveniste affirmait que l’eau peut mémoriser des événements longtemps après que toute trace de ceux-ci soit évanouie.
La controverse fut si grande qu’elle est à l’origine de ce qui, quelques années plus tard, valut au célèbre médecin et immunologiste français son éviction de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)
Controverse
La fameuse «mémoire de l’eau», fut baptisée ainsi par les médias qui firent écho aux recherches que Benveniste entreprit à partir de 1984 alors qu’il travaillait pour les laboratoires Boiron.
En juin 1988, lorsque John Maddox, rédacteur en chef de Nature, décida de publier l’article de Benveniste, il a vite compris que cette recherche allait provoquer l’ire du milieu scientifique. Pour protéger sa crédibilité éditoriale de l’agitation médiatique qu’il pressentait, Maddox ajouta à l’article du chercheur français, une mention de non-responsabilité semblable à celle qui accompagne l’article sur les pouvoirs surnaturels de Uri Geller que fit paraître également le magazine scientifique.
Malheureusement pour Benveniste, les chercheurs qui ont tenté par la suite d’établir la preuve que les molécules d’eau conserveraient le souvenir des éléments chimiques avec lesquels elles ont été en contact en sont venus à la conclusion que les résultats qu’avait obtenus en laboratoire le scientifique français n'étaient pas fiables.
Parce qu’il considérait l’eau comme un liquide intelligent, Benveniste s’est mérité en 1991, le premier Prix Ig Nobel décerné chaque année par l'université Harvard et la revue humoristique en science Annals of Improbable Research.
De la mémoire de l’eau à la biologie digitale
Bien qu’exclu de l’INSERM en 1995, Benveniste continua ses recherches et créa, à la fin des années 1990, le laboratoire DigiBio (fermé depuis 2001). Il affirma alors que non seulement l’eau avait une mémoire, mais que cette mémoire pouvait être numérisée, transmise par téléphone et Internet et réintroduite ensuite dans un nouvel échantillon d'eau. Cette autre théorie lui a valu en 1998 un deuxième Prix Ig Nobel.
Intéressée par les assertions de Benveniste, la US Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) a vérifié en laboratoire les expériences effectuées pas DigiBio. L’agence est parvenue à la conclusion suivante: «Notre équipe n'a trouvé aucun effet reproductible de signaux numériques dans l’eau.»
Si de nombreux points d'interrogation demeurent à propos des théories de Benveniste, il ne fait pas de doute qu’elles fascinent toujours 20 ans plus tard.
L’été 2008 marque l’anniversaire d’une des recherches scientifiques les plus controversées des dernières décennies. Il y a 20 ans, au cours de l'été 1988, la revue Nature publiait un article dans lequel l’équipe de scientifiques français que dirigeait Jacques Benveniste affirmait que l’eau peut mémoriser des événements longtemps après que toute trace de ceux-ci soit évanouie.
La controverse fut si grande qu’elle est à l’origine de ce qui, quelques années plus tard, valut au célèbre médecin et immunologiste français son éviction de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)
Controverse
La fameuse «mémoire de l’eau», fut baptisée ainsi par les médias qui firent écho aux recherches que Benveniste entreprit à partir de 1984 alors qu’il travaillait pour les laboratoires Boiron.
En juin 1988, lorsque John Maddox, rédacteur en chef de Nature, décida de publier l’article de Benveniste, il a vite compris que cette recherche allait provoquer l’ire du milieu scientifique. Pour protéger sa crédibilité éditoriale de l’agitation médiatique qu’il pressentait, Maddox ajouta à l’article du chercheur français, une mention de non-responsabilité semblable à celle qui accompagne l’article sur les pouvoirs surnaturels de Uri Geller que fit paraître également le magazine scientifique.
Malheureusement pour Benveniste, les chercheurs qui ont tenté par la suite d’établir la preuve que les molécules d’eau conserveraient le souvenir des éléments chimiques avec lesquels elles ont été en contact en sont venus à la conclusion que les résultats qu’avait obtenus en laboratoire le scientifique français n'étaient pas fiables.
Parce qu’il considérait l’eau comme un liquide intelligent, Benveniste s’est mérité en 1991, le premier Prix Ig Nobel décerné chaque année par l'université Harvard et la revue humoristique en science Annals of Improbable Research.
De la mémoire de l’eau à la biologie digitale
Bien qu’exclu de l’INSERM en 1995, Benveniste continua ses recherches et créa, à la fin des années 1990, le laboratoire DigiBio (fermé depuis 2001). Il affirma alors que non seulement l’eau avait une mémoire, mais que cette mémoire pouvait être numérisée, transmise par téléphone et Internet et réintroduite ensuite dans un nouvel échantillon d'eau. Cette autre théorie lui a valu en 1998 un deuxième Prix Ig Nobel.
Intéressée par les assertions de Benveniste, la US Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) a vérifié en laboratoire les expériences effectuées pas DigiBio. L’agence est parvenue à la conclusion suivante: «Notre équipe n'a trouvé aucun effet reproductible de signaux numériques dans l’eau.»
Si de nombreux points d'interrogation demeurent à propos des théories de Benveniste, il ne fait pas de doute qu’elles fascinent toujours 20 ans plus tard.

Le seul véritable point d'interrogation qui subsiste sur le sujet est de savoir pourquoi un scientifique du niveau de Benveniste s'est enfermé dans cette voie sans issue et s'est obstiné en dépit de toutes les preuves à charge.
On peut néanmoins prédire à la "mémoire de l'eau" une longue vie artificielle: l'astrologie, pseudo-science morte il y a des siècles, continue de fasciner les plus crédules d'entre nous.
On peut néanmoins prédire à la "mémoire de l'eau" une longue vie artificielle: l'astrologie, pseudo-science morte il y a des siècles, continue de fasciner les plus crédules d'entre nous.
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07 mai 2008
Cosmetic chain told to withdraw homeopathic malaria remedy
James Meikle, The Guardian
The cosmetic chain Neal's Yard Remedies has been ordered to withdraw a homeopathic remedy for malaria after medicines watchdogs decided its sale was potentially dangerous and misleading.
The product, which was "clearly intended to be viewed as a treatment or preventative" for a serious disease, had not been approved as required by law, the government's Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) said yesterday.
It clamped down on the remedy, Malaria Officinalis 30c, after being alerted by the BBC and a member of the public last month. Neal's Yard has already withdrawn the product, which had been available for more than 20 years.
Homeopathic remedies are classed as medicines and require MHRA authorisation before going on the market, the watchdog said. It could find no record of such approval. David Carter, head of the team investigating such products, said: "We regard the promotion of an unauthorised, self-medicating product for such a serious condition to be potentially harmful to public health and misleading. We are pleased that Neal's Yard Remedies have complied with our request and removed this product from the market."
Susan Curtis, the company's medicines director, denied it had advertised or sold the remedy as a prevention for malaria. "It has been supplied on request by practitioners working in Neal's Yard Remedies stores and in fact practitioners have been trained to always explain that the remedy should not be considered as a guarantee of prevention of malaria.
"The name of the remedy is based on its Latin name and not on its claim to cure or prevent an ailment. However, as this was obviously a contentious issue which could cause our customers' concern, and at the request of the MHRA, Neal's Yard Remedies took the decision to withdraw the product from sale with immediate effect, from April 17 2008." The company added that it was not aware of any other remedies being under question.
The warning follows the airing of the BBC's Inside Out programme, Homeopathy and Malaria, last month. Its presenter Janine Jansen was sold homeopathic remedies at Neal's Yard's store in Exeter and was advised she could use them to help deal with malaria, according to the programme.
After the programme was aired, a statement on Neal's Yard website said that Curtis had been interviewed for the programme and "unfortunately a lot of what she was trying to say was not shown".
The website statement added: "We know there have been no clinical trials for the use of homeopathy in the prevention of malaria but homeopathy does have a good track record in preventing and treating other endemic diseases."
The cosmetic chain Neal's Yard Remedies has been ordered to withdraw a homeopathic remedy for malaria after medicines watchdogs decided its sale was potentially dangerous and misleading.
The product, which was "clearly intended to be viewed as a treatment or preventative" for a serious disease, had not been approved as required by law, the government's Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) said yesterday.
It clamped down on the remedy, Malaria Officinalis 30c, after being alerted by the BBC and a member of the public last month. Neal's Yard has already withdrawn the product, which had been available for more than 20 years.
Homeopathic remedies are classed as medicines and require MHRA authorisation before going on the market, the watchdog said. It could find no record of such approval. David Carter, head of the team investigating such products, said: "We regard the promotion of an unauthorised, self-medicating product for such a serious condition to be potentially harmful to public health and misleading. We are pleased that Neal's Yard Remedies have complied with our request and removed this product from the market."
Susan Curtis, the company's medicines director, denied it had advertised or sold the remedy as a prevention for malaria. "It has been supplied on request by practitioners working in Neal's Yard Remedies stores and in fact practitioners have been trained to always explain that the remedy should not be considered as a guarantee of prevention of malaria.
"The name of the remedy is based on its Latin name and not on its claim to cure or prevent an ailment. However, as this was obviously a contentious issue which could cause our customers' concern, and at the request of the MHRA, Neal's Yard Remedies took the decision to withdraw the product from sale with immediate effect, from April 17 2008." The company added that it was not aware of any other remedies being under question.
The warning follows the airing of the BBC's Inside Out programme, Homeopathy and Malaria, last month. Its presenter Janine Jansen was sold homeopathic remedies at Neal's Yard's store in Exeter and was advised she could use them to help deal with malaria, according to the programme.
After the programme was aired, a statement on Neal's Yard website said that Curtis had been interviewed for the programme and "unfortunately a lot of what she was trying to say was not shown".
The website statement added: "We know there have been no clinical trials for the use of homeopathy in the prevention of malaria but homeopathy does have a good track record in preventing and treating other endemic diseases."

Autant certaines croyances peuvent prêter à rire, autant dans un cas comme celui-ci, on aurait tendance à demander des peines très sévères pour mise en danger de la vie d'autrui, exercice illégal de la médecine ou de la pharmacie. Le paludisme est une maladie très sérieuse et rien ne justifie son traitement avec de la poudre de perlimpimpin en espérant que le mal passera tout seul en quelques jours.
28 février 2008
Le calvaire d’Évelyne à la barre
Nord Eclair - 28/02/2008
Au deuxième jour du procès en appel du Dr Guéniot, son cancérologue et sa famille ont raconté comment cette jeune ingénieure a délaissé la médecine classique pour l’homéopathie. Et comment elle est morte dans d’atroces souffrances.
C’est un cancérologue qui parle. Le Dr Coscas le reconnaît, avec Évelyne il a échoué. Quand la jeune femme, suivie pour un cancer du sein par le Dr Saint-Omer, homéopathe installé à Tourcoing, arrive chez lui, elle ne veut pas entendre parler de chimiothérapie. Nous sommes en juin 1995. Si elle est venue, c’est parce que le Dr Saint-Omer a insisté et si le Dr Saint-Omer l’a fait, c’est parce que sa mère, Dolorès, avait menacé le médecin qui, jusque-là, disait soigner Évelyne pour son cancer avec de simples traitements homéopathiques. Le Dr Coscas n’en revient toujours pas. « De toute ma carrière, je n’ai jamais vécu une situation comme celle là ». Finalement, Évelyne accepte la chimio. Avec réticence car, tant le Dr Saint-Omer que le Dr Guéniot lui ont dit que ces traitements classiques étaient mauvais.
Elle craint d’être empoisonnée et, même quand la chimio aura des effets spectaculaires, elle restera persuadée que c’est uniquement grâce aux seules petites pilules homéopathiques.
Ce n’est qu’en février 1996 que le cancérologue la reverra. « Elle m’a laissé un message déchirant sur mon répondeur. Cette femme souffrait le martyre ». Le Dr Coscas la reçoit le lendemain. « Son sein n’était plus un sein », raconte-t-il, encore atterré. Il a déjà compris qu’il est trop tard, que les soins qu’il pourra prodiguer à Évelyne ne seront plus qu’un accompagnement vers une fin annoncée.
Une « manipulation »
Au deuxième jour du procès en appel du Dr Guéniot, son cancérologue et sa famille ont raconté comment cette jeune ingénieure a délaissé la médecine classique pour l’homéopathie. Et comment elle est morte dans d’atroces souffrances.
C’est un cancérologue qui parle. Le Dr Coscas le reconnaît, avec Évelyne il a échoué. Quand la jeune femme, suivie pour un cancer du sein par le Dr Saint-Omer, homéopathe installé à Tourcoing, arrive chez lui, elle ne veut pas entendre parler de chimiothérapie. Nous sommes en juin 1995. Si elle est venue, c’est parce que le Dr Saint-Omer a insisté et si le Dr Saint-Omer l’a fait, c’est parce que sa mère, Dolorès, avait menacé le médecin qui, jusque-là, disait soigner Évelyne pour son cancer avec de simples traitements homéopathiques. Le Dr Coscas n’en revient toujours pas. « De toute ma carrière, je n’ai jamais vécu une situation comme celle là ». Finalement, Évelyne accepte la chimio. Avec réticence car, tant le Dr Saint-Omer que le Dr Guéniot lui ont dit que ces traitements classiques étaient mauvais.
Elle craint d’être empoisonnée et, même quand la chimio aura des effets spectaculaires, elle restera persuadée que c’est uniquement grâce aux seules petites pilules homéopathiques.
Ce n’est qu’en février 1996 que le cancérologue la reverra. « Elle m’a laissé un message déchirant sur mon répondeur. Cette femme souffrait le martyre ». Le Dr Coscas la reçoit le lendemain. « Son sein n’était plus un sein », raconte-t-il, encore atterré. Il a déjà compris qu’il est trop tard, que les soins qu’il pourra prodiguer à Évelyne ne seront plus qu’un accompagnement vers une fin annoncée.
Une « manipulation »
À la barre, hier soir, la maman d’Évelyne et son mari ont raconté comment cette jeune ingénieure a délaissé la médecine classique pour les traitements des D r Saint-Omer et Guéniot, tous deux membres du mouvement du Graal, classé comme sectaire. Comment elle a fini par opter pour un jeûne qu’elle suivra dans l’arrière boutique de vendeurs de produits naturels à Tourcoing. Et comment enfin, apprenant par un article de presse que le Graal est classé comme secte, Évelyne « comprendra qu’elle a été abusée ». Avant de mourir, elle écrira au procureur de la République pour dénoncer ce qu’elle qualifiera de « manipulation ». Hier, ce sont ses proches qui ont parlé pour elle, qui ont raconté. Ce matin, le Dr Guéniot, le seul à avoir fait appel de sa condamnation à deux ans de prison avec sursis et interdiction d’exercer la médecine, donnera sa version. •
FLORENCE TRAULLÉ
FLORENCE TRAULLÉ
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12 février 2008
Boiron attaque le magazine anglais The Lancet
Le laboratoire homéopathique lyonnais a adressé une lettre à la prestigieuse revue scientifique anglaise “The Lancet”. Le magazine avait publié plusieurs articles en 2007 et en 2005 dans lesquels il remettait en cause l’efficacité de l’homéopathie. Un coup dur pour Boiron car “The Lancet” est très réputée et très lue dans le monde scientifique.
Dans cette lettre, le directeur général Thierry Boiron, accuse le magazine d’avoir publié “des thèses douteuses”, présentées “avec la plus parfaite mauvaise foi ou la formidable incompétence”. En effet, selon Thierry Boiron, le journaliste auteur de l’article, Paul Goldacre, aurait présenté des analyses comme totalement négatives pour l’homéopathie alors qu’elles prouveraient en réalité l’efficacité de cette médecine. D’ailleurs, Thierry Boiron n’hésite pas à qualifier ces propos de “mensonges” qui témoigneraient “d’un parti pris de la rédaction du Lancet”.
De son côté, la rédaction du Lancet a indiqué qu’elle n’avait pas encore reçu la lettre de Boiron...
Dans cette lettre, le directeur général Thierry Boiron, accuse le magazine d’avoir publié “des thèses douteuses”, présentées “avec la plus parfaite mauvaise foi ou la formidable incompétence”. En effet, selon Thierry Boiron, le journaliste auteur de l’article, Paul Goldacre, aurait présenté des analyses comme totalement négatives pour l’homéopathie alors qu’elles prouveraient en réalité l’efficacité de cette médecine. D’ailleurs, Thierry Boiron n’hésite pas à qualifier ces propos de “mensonges” qui témoigneraient “d’un parti pris de la rédaction du Lancet”.
De son côté, la rédaction du Lancet a indiqué qu’elle n’avait pas encore reçu la lettre de Boiron...

La technique habituelle des tenants des pseudo-médecines: incapables de gagner devant la paillasse et les tubes-à-essais, ils essayent de gagner dans les prétoires et surtout par des déclarations fracassantes dans la presse.
22 novembre 2007
La revue médicale «The Lancet» dénonce l’utilisation de traitements homéopathiques pour des maladies graves.
Que peut-on attendre de l’homéopathie ? Le débat n’est toujours pas clos, entre ceux qui souscrivent à son efficacité et ceux qui pensent que tout cela n’est que sornettes d’un autre siècle. Les interrogations sur l’intérêt de l’homéopathie viennent d’être relancées par des médecins britanniques, qui s’insurgent dans The Lancet du 17 novembre contre la promotion des pilules homéopathiques dans la prise en charge des malades du sida. À l’occasion de la Journée mondiale sur cette maladie, le 1er décembre prochain, l’organisation d’une réunion à Londres sur le thème «homéopathie et symptômes du sida» a jeté le feu aux poudres et provoqué l’ire des médecins allopathiques.
Déjà récemment, les services de santé britanniques ont décidé de ne plus financer un centre de soins spécialisé en homéopathie, et d’autres hôpitaux subissent aussi des réductions de financement. En France, les mêmes questions sont posées à intervalles réguliers. Ainsi en 2003, le gouvernement a décidé de réduire le taux de remboursement de l’homéopathie de 65 à 35 %, tandis qu’en 2004 l’Académie de médecine lançait une offensive pour un déremboursement total. Devant le tollé, notamment des firmes pharmaceutiques concernées, suscité par cette proposition, le statu quo a été de mise. «On n’ose plus en France réaborder le sujet compte tenu de la réaction des firmes», soutient François Chast, professeur de pharmacologie et de toxicologie à l’Hôtel-Dieu, à Paris.
Les médicaments homéopathiques sont produits à partir de dilutions tellement importantes de molécules actives, que celles-ci sont quasi inexistantes dans le produit final. Cinq méta analyses (analyses de tous les essais cliniques réalisés dans le monde) portant sur les effets de l’homéopathie ont été effectuées. Après prise en compte des biais, il apparaît que ces médicaments ne sont pas plus efficaces qu’un placebo, c’est-à-dire une substance dénuée d’activité pharmacologique. Pourtant, comme le raconte The Lancet, ils peuvent dans certains cas avoir des effets bénéfiques : au XIXe siècle, lors de la grande épidémie de choléra à Londres, le taux de décès des malades hospitalisés à l’hôpital homéopathique était trois fois inférieur à celui des patients de l’hôpital du Middlesex. En l’absence de traitement efficace du choléra à l’époque, l’homéopathie ne faisait pas de dégât, contrairement aux saignées réalisées par défaut.
Pas d’effets secondaires
L’homéopathie n’a pas d’effets secondaires. En cas d’affection bénigne, de courte durée, capable de guérir seule, l’homéopathie est un moindre mal par rapport à un médicament présentant des complications potentielles. Le danger souligné par les opposants, qu’ils soient Britanniques ou Français, c’est la perte de chance pour des patients atteints d’affections graves qui ne recevraient que de l’homéopathie, alors que des traitements efficaces auraient pu offrir des chances de guérison. Ainsi, selon The Lancet, certains sites Internet proposeraient des produits homéopathiques contre le paludisme ou d’autres fièvres tropicales, alors que des molécules actives existent. «Une publication du service du professeur Dellamonica au centre hospitalier universitaire de Nice faisait état il y a quelques temps du décès d’une patiente qui avait pris des granules homéopathiques pour se protéger du paludisme et avait présenté un accès palustre pernicieux, raconte le professeur François Chast. L’homéopathie ne fait pas de mal quand elle est destinée aux troubles bénins, mais peut être à l’origine d’un retard de traitement actif.»
L’an dernier, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France avait mis en garde contre l’utilisation de pseudo-vaccins homéopathiques contre la grippe, inefficaces, mais pouvant inciter à se détourner de la vaccination classique.
Le succès des médecins homéopathes qui ne se dément pas en France, malgré les polémiques, tient aussi au fait que ces praticiens ont un abord de la médecine bien plus tournée vers le patient. Enfin, les granules homéopathiques ont un coût bien inférieur aux autres médicaments.
Déjà récemment, les services de santé britanniques ont décidé de ne plus financer un centre de soins spécialisé en homéopathie, et d’autres hôpitaux subissent aussi des réductions de financement. En France, les mêmes questions sont posées à intervalles réguliers. Ainsi en 2003, le gouvernement a décidé de réduire le taux de remboursement de l’homéopathie de 65 à 35 %, tandis qu’en 2004 l’Académie de médecine lançait une offensive pour un déremboursement total. Devant le tollé, notamment des firmes pharmaceutiques concernées, suscité par cette proposition, le statu quo a été de mise. «On n’ose plus en France réaborder le sujet compte tenu de la réaction des firmes», soutient François Chast, professeur de pharmacologie et de toxicologie à l’Hôtel-Dieu, à Paris.
Les médicaments homéopathiques sont produits à partir de dilutions tellement importantes de molécules actives, que celles-ci sont quasi inexistantes dans le produit final. Cinq méta analyses (analyses de tous les essais cliniques réalisés dans le monde) portant sur les effets de l’homéopathie ont été effectuées. Après prise en compte des biais, il apparaît que ces médicaments ne sont pas plus efficaces qu’un placebo, c’est-à-dire une substance dénuée d’activité pharmacologique. Pourtant, comme le raconte The Lancet, ils peuvent dans certains cas avoir des effets bénéfiques : au XIXe siècle, lors de la grande épidémie de choléra à Londres, le taux de décès des malades hospitalisés à l’hôpital homéopathique était trois fois inférieur à celui des patients de l’hôpital du Middlesex. En l’absence de traitement efficace du choléra à l’époque, l’homéopathie ne faisait pas de dégât, contrairement aux saignées réalisées par défaut.
Pas d’effets secondaires
L’homéopathie n’a pas d’effets secondaires. En cas d’affection bénigne, de courte durée, capable de guérir seule, l’homéopathie est un moindre mal par rapport à un médicament présentant des complications potentielles. Le danger souligné par les opposants, qu’ils soient Britanniques ou Français, c’est la perte de chance pour des patients atteints d’affections graves qui ne recevraient que de l’homéopathie, alors que des traitements efficaces auraient pu offrir des chances de guérison. Ainsi, selon The Lancet, certains sites Internet proposeraient des produits homéopathiques contre le paludisme ou d’autres fièvres tropicales, alors que des molécules actives existent. «Une publication du service du professeur Dellamonica au centre hospitalier universitaire de Nice faisait état il y a quelques temps du décès d’une patiente qui avait pris des granules homéopathiques pour se protéger du paludisme et avait présenté un accès palustre pernicieux, raconte le professeur François Chast. L’homéopathie ne fait pas de mal quand elle est destinée aux troubles bénins, mais peut être à l’origine d’un retard de traitement actif.»
L’an dernier, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France avait mis en garde contre l’utilisation de pseudo-vaccins homéopathiques contre la grippe, inefficaces, mais pouvant inciter à se détourner de la vaccination classique.
Le succès des médecins homéopathes qui ne se dément pas en France, malgré les polémiques, tient aussi au fait que ces praticiens ont un abord de la médecine bien plus tournée vers le patient. Enfin, les granules homéopathiques ont un coût bien inférieur aux autres médicaments.

Le sucre coute aussi moins cher que les autres médicaments. En effet, ce n'en est pas un et il n'a pas à supporter les couts de mise en production, les tests d'innocuité et les tests d'efficacité pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché d'un véritable médicament. Il en va de même pour les préparations homéopathiques qu'il devrait être donc interdit d'appeler "médicament".
Le débat n'est pas clos entre les adeptes de l'homéopathie et les scientifiques ? Dans ce cas, on peut aussi dire que le débat sur l'éther n'est pas clos. Il y a une différence cependant: l'éther était une théorie du 19ème siècle. L'homéopathie date, elle, du 18ème.
Le débat n'est pas clos entre les adeptes de l'homéopathie et les scientifiques ? Dans ce cas, on peut aussi dire que le débat sur l'éther n'est pas clos. Il y a une différence cependant: l'éther était une théorie du 19ème siècle. L'homéopathie date, elle, du 18ème.
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10 octobre 2007
Homéopathie : Retrait de lots de Gingko biloba et Equisetum arvense
Une inversion d'étiquetage entre deux médicaments homéopathiques des laboratoires Boiron a été rapportée aux autorités sanitaires. Les flacons étiquetés "teinture-mère de Gingko biloba" contiennent de la teinture-mère d'Equisetum arvense et vice versa. Bien que cette inversion ne présente pas de risque particulier pour la santé, les produits non-vendus vont être retirés du marché. L'Afssaps invite à ne pas utiliser les lots S7051865, S7041309, S7051862, S7072624 et S7062040.
Les teintures-mère de Gingko biloba et d'Equisetum arvense sont des médicaments homéopathiques commercialisés par les laboratoires Boiron. L'inversion de l'étiquetage de deux cuves de teinture-mère de Gingko biloba et de teinture-mère d'Equisetum arvense a entraîné l'inversion d'étiquetage des flacons conditionnés à partir de ces cuves. En conséquence, deux lots de produits finis étiquetés Gingko biloba teinture-mère contiennent de l'Equisetum arvense teinture-mère et trois lots de produits finis Equisetum arvense teinture-mère contiennent du Gingko biloba teinture-mère.
Par mesure de précaution, les laboratoires Boiron, en accord avec l'Afssaps, procèdent au retrait des lots concernés. Les flacons mal étiquetés sont en vente dans les pharmacies depuis mai 2007. L'Afssaps précise que l'inversion de ces deux médicaments homéopathiques ne présente pas de risque particulier pour la santé hormis d'éventuelles réactions liées à une hypersensibilité à ces plantes. A ce jour, aucun cas de pharmacovigilance n'a toutefois été rapporté à l'Afssaps avec ces deux produits.
Les lots suivants sont concernés par la mesure de retrait :
- Gingko biloba : lot S7051865 (3548 unités) et lot S7041309 (126 unités)
- Equisetum arvense : lot S7051862 (883 unités), lot S7072624 (175 unités) et lot S7062040 (167 unités)
Les laboratoires Boiron ont demandé aux pharmaciens délivrant ces médicaments homéopathiques de signaler, dans la mesure du possible, l'inversion d'étiquetage aux médecins de leur environnement, susceptibles d'avoir prescrit ces deux spécialités entre mai et octobre 2007. Les pharmaciens devront également diffuser cette information aux patients connus pour avoir fait la demande de l'un ou l'autre de ces deux produits durant cette période.
Source : Communiqué de l'Afssaps du 10 octobre 2007
Les teintures-mère de Gingko biloba et d'Equisetum arvense sont des médicaments homéopathiques commercialisés par les laboratoires Boiron. L'inversion de l'étiquetage de deux cuves de teinture-mère de Gingko biloba et de teinture-mère d'Equisetum arvense a entraîné l'inversion d'étiquetage des flacons conditionnés à partir de ces cuves. En conséquence, deux lots de produits finis étiquetés Gingko biloba teinture-mère contiennent de l'Equisetum arvense teinture-mère et trois lots de produits finis Equisetum arvense teinture-mère contiennent du Gingko biloba teinture-mère.
Par mesure de précaution, les laboratoires Boiron, en accord avec l'Afssaps, procèdent au retrait des lots concernés. Les flacons mal étiquetés sont en vente dans les pharmacies depuis mai 2007. L'Afssaps précise que l'inversion de ces deux médicaments homéopathiques ne présente pas de risque particulier pour la santé hormis d'éventuelles réactions liées à une hypersensibilité à ces plantes. A ce jour, aucun cas de pharmacovigilance n'a toutefois été rapporté à l'Afssaps avec ces deux produits.
Les lots suivants sont concernés par la mesure de retrait :
- Gingko biloba : lot S7051865 (3548 unités) et lot S7041309 (126 unités)
- Equisetum arvense : lot S7051862 (883 unités), lot S7072624 (175 unités) et lot S7062040 (167 unités)
Les laboratoires Boiron ont demandé aux pharmaciens délivrant ces médicaments homéopathiques de signaler, dans la mesure du possible, l'inversion d'étiquetage aux médecins de leur environnement, susceptibles d'avoir prescrit ces deux spécialités entre mai et octobre 2007. Les pharmaciens devront également diffuser cette information aux patients connus pour avoir fait la demande de l'un ou l'autre de ces deux produits durant cette période.
Source : Communiqué de l'Afssaps du 10 octobre 2007

Inversion sans gravité, diront les mauvaises langues, dans la mesure où il ne reste rien du Gingko biloba dans l'un et rien de l'Equisetum arvense dans l'autre. Mais pour le principe l'inversion d'étiquettes sur un produit dont la composition est "q.s.p. 100%" est inacceptable.
Homéopathie : Douste-Blazy contre le déremboursement
David STRAUS
Pour Philippe Douste-Blazy, l'homéopathie doit rester remboursée par la Sécurité sociale. Quoiqu'en disent les sages de l'Académie de médecine, le ministre de la Santé y voit trois bonnes raisons comme il l'indiquait jeudi soir sur TF1. Primo, le ministre a rappelé que "dix millions de Français consomment" des médicaments homéopathiques et "30 000 médecins leur en donnent".
Ensuite, a expliqué Philippe Douste-Blazy, la part du budget de l'assurance maladie consacrée aux médicaments homéopathiques "ne représente pas une importante somme". "En tout cas si vous les enlevez, alors les patients prendront autre chose et ce seront des médicaments qui seront peut-être eux remboursés à 100%, avec des interactions médicamenteuses possibles", a-t-il abondé-il vendredi matin sur RTL.
"Sociétés savantes"
Enfin, a-t-il fait remarquer sur TF1, "la moitié des médicaments homéopathiques dans le monde sont fabriqués en France". Selon les laboratoires Boiron, l'homéopathie représente 2% du très juteux du marché du médicament français. Ainsi, pour l'instant, Philippe Douste-Blazy demande que soient faites "des études pour savoir si l'homéopathie est efficace ou pas". "Après on pourra décider", tranche le ministre pour qui cette décision ne relève "ni des sociétés savantes ni des médecins ni des hommes politiques ou des ministres, ni des sociétés industrielles" mais du Haut comité de santé publique créé en juillet dernier.
Mardi, l'Académie nationale de médecine avait réclamé le déremboursement total des produits homéopathiques ou, du moins, que l'on exige "la démonstration d'activité de ces produits comme le font tous les laboratoires diffusant des médicaments en France". L'homéopathie ne bénéficie d'aucune prise en charge par l'assurance maladie ou les mutuelles dans la plupart des pays européens. En France, le taux de remboursement de ces produits avait déjà été abaissé de 65% à 35% en décembre 2003.
Pour Philippe Douste-Blazy, l'homéopathie doit rester remboursée par la Sécurité sociale. Quoiqu'en disent les sages de l'Académie de médecine, le ministre de la Santé y voit trois bonnes raisons comme il l'indiquait jeudi soir sur TF1. Primo, le ministre a rappelé que "dix millions de Français consomment" des médicaments homéopathiques et "30 000 médecins leur en donnent".
Ensuite, a expliqué Philippe Douste-Blazy, la part du budget de l'assurance maladie consacrée aux médicaments homéopathiques "ne représente pas une importante somme". "En tout cas si vous les enlevez, alors les patients prendront autre chose et ce seront des médicaments qui seront peut-être eux remboursés à 100%, avec des interactions médicamenteuses possibles", a-t-il abondé-il vendredi matin sur RTL.
"Sociétés savantes"
Enfin, a-t-il fait remarquer sur TF1, "la moitié des médicaments homéopathiques dans le monde sont fabriqués en France". Selon les laboratoires Boiron, l'homéopathie représente 2% du très juteux du marché du médicament français. Ainsi, pour l'instant, Philippe Douste-Blazy demande que soient faites "des études pour savoir si l'homéopathie est efficace ou pas". "Après on pourra décider", tranche le ministre pour qui cette décision ne relève "ni des sociétés savantes ni des médecins ni des hommes politiques ou des ministres, ni des sociétés industrielles" mais du Haut comité de santé publique créé en juillet dernier.
Mardi, l'Académie nationale de médecine avait réclamé le déremboursement total des produits homéopathiques ou, du moins, que l'on exige "la démonstration d'activité de ces produits comme le font tous les laboratoires diffusant des médicaments en France". L'homéopathie ne bénéficie d'aucune prise en charge par l'assurance maladie ou les mutuelles dans la plupart des pays européens. En France, le taux de remboursement de ces produits avait déjà été abaissé de 65% à 35% en décembre 2003.

Douste nous avait habitué, lorsqu'il était ministre, à son mépris politicien de l'avis de l'Académie de médecine. Il répète sans fin les arguments du lobby des Laboratoires Boiron: le coût soit-disant faible des potions homéopathiques (négligeant le coût du délai de mise en oeuvre des soins réels), l'argument d'appel à l'autorité du nombre ("50 millions de français ne peuvent se tromper") et celui d'absence d'effet secondaire (avant de savoir s'il y a seulement un effet primaire).
La requête de l'Académie de Médecine n'a pourtant rien de bien étonnant, réclamant pour les potions homéopathiques le même traitement que pour les médicaments.
La requête de l'Académie de Médecine n'a pourtant rien de bien étonnant, réclamant pour les potions homéopathiques le même traitement que pour les médicaments.
Libellés :
Boiron,
deremboursement,
homeopathie,
pseudo-medecines
15 septembre 2007
Bad science: Stick to sugar pills and avoid the hard stuff
Ben Goldacre, The Guardian
Okay, now look. There's nothing wrong with the idea of homeopaths giving out what amount to sugar pills. The placebo effect can be powerful, because it's not just about the pill, it's about the cultural meaning of the treatment. So we know from research that four placebo sugar pills a day are more effective than two for eradicating gastric ulcers (and that's not subjective - you measure ulcers by putting a camera into your stomach); we know that salt water injections are a more effective treatment for pain than sugar pills, not because salt water injections are medically active, but because injections are a more dramatic intervention. Similarly, we know that sugar pills have no physical side effects. This is great, because there are many people for whom there is little effective biomedical treatment: a lot of back pain, for example, or most colds and flu. Trying every pill in the book will only elicit side effects, so a sugar pill might be a great remedy.
Homeopaths would be fine, if they could just shut up about serious stuff, like Aids, or malaria, or MMR.
This week I received a flyer for a conference organised by the Society of Homeopaths, the biggest professional organisation for homeopaths in the UK. "Join us at this one-day symposium in London for a fascinating insight into the role of homeopathy in treating HIV/Aids." It's a pretty fascinating flyer. "In searching for an effective remedy for treating the Aids epidemic in Africa, the UK homeopath Peter Chappell discovered a method to design remedies fitting the totality of a disease. These remedies are now known as PC remedies." In case you're wondering how he makes them, Peter explains on his own site how he "creates a holistic mirror energy/information set to the disease using a special process he does not yet disclose".
The society's conference materials are gushing. "He [their lecturer] observed that in just a few days or weeks patients become symptom-free and able to return to their jobs and schools or to look after their children again. Peter believes that using the PC1 remedy, the Aids epidemic can be called to a halt, and that homeopaths are the ones that can do it." On his own site, Peter is even more explicit: "PC1 for HIV/Aids works". How well? "In all cases."
Placebos are great, but when their right to peddle fiction is flattered too hard, people can get carried away, and homeopathy has a bad history in this regard.
A Newsnight undercover survey caught out 10 who were cheerfully recommending people to use ineffective homeopathic malaria prophylaxis when travelling to high-risk areas, giving no sensible advice to accompany it. A published undercover survey, with a researcher posing as a mother asking for vaccine advice, polled 77 homeopaths: not one advised her to give MMR to her child, and a third actively advised against it.
Peddling fiction is the homeopath's trade. Attacking medicine is their marketing device. It's probably harmless, and arguably helpful, but only if you are absolutely certain that you can manage those two risks. I see no sign of critical self-appraisal within the profession.
Okay, now look. There's nothing wrong with the idea of homeopaths giving out what amount to sugar pills. The placebo effect can be powerful, because it's not just about the pill, it's about the cultural meaning of the treatment. So we know from research that four placebo sugar pills a day are more effective than two for eradicating gastric ulcers (and that's not subjective - you measure ulcers by putting a camera into your stomach); we know that salt water injections are a more effective treatment for pain than sugar pills, not because salt water injections are medically active, but because injections are a more dramatic intervention. Similarly, we know that sugar pills have no physical side effects. This is great, because there are many people for whom there is little effective biomedical treatment: a lot of back pain, for example, or most colds and flu. Trying every pill in the book will only elicit side effects, so a sugar pill might be a great remedy.
Homeopaths would be fine, if they could just shut up about serious stuff, like Aids, or malaria, or MMR.
This week I received a flyer for a conference organised by the Society of Homeopaths, the biggest professional organisation for homeopaths in the UK. "Join us at this one-day symposium in London for a fascinating insight into the role of homeopathy in treating HIV/Aids." It's a pretty fascinating flyer. "In searching for an effective remedy for treating the Aids epidemic in Africa, the UK homeopath Peter Chappell discovered a method to design remedies fitting the totality of a disease. These remedies are now known as PC remedies." In case you're wondering how he makes them, Peter explains on his own site how he "creates a holistic mirror energy/information set to the disease using a special process he does not yet disclose".
The society's conference materials are gushing. "He [their lecturer] observed that in just a few days or weeks patients become symptom-free and able to return to their jobs and schools or to look after their children again. Peter believes that using the PC1 remedy, the Aids epidemic can be called to a halt, and that homeopaths are the ones that can do it." On his own site, Peter is even more explicit: "PC1 for HIV/Aids works". How well? "In all cases."
Placebos are great, but when their right to peddle fiction is flattered too hard, people can get carried away, and homeopathy has a bad history in this regard.
A Newsnight undercover survey caught out 10 who were cheerfully recommending people to use ineffective homeopathic malaria prophylaxis when travelling to high-risk areas, giving no sensible advice to accompany it. A published undercover survey, with a researcher posing as a mother asking for vaccine advice, polled 77 homeopaths: not one advised her to give MMR to her child, and a third actively advised against it.
Peddling fiction is the homeopath's trade. Attacking medicine is their marketing device. It's probably harmless, and arguably helpful, but only if you are absolutely certain that you can manage those two risks. I see no sign of critical self-appraisal within the profession.
15 août 2007
The age of endarkenment
Why is no one questioning the rise of new-age nonsense in the name of science, asks David Colquhoun.
Guardian Unlimited
Vials containing pills for homeopathic remedies
"Education: Elitist activity. Cost ineffective. Unpopular with Grey Suits. Now largely replaced by Training." Michael O'Donnell, in A Sceptic's Medical Dictionary (BMJ publishing, 1997)
The enlightenment was a beautiful thing. People cast aside dogma and authority. They started to think for themselves. Natural science flourished. Understanding of the real world increased. The hegemony of religion slowly declined. Real universities were created and eventually democracy took hold. The modern world was born. Until recently we were making good progress. So what went wrong?
The past 30 years or so have been an age of endarkenment. It has been a period in which truth ceased to matter very much, and dogma and irrationality became once more respectable. This matters when people delude themselves into believing that we could be endangered at 45 minutes' notice by non-existent weapons of mass destruction.
It matters when reputable accountants delude themselves into thinking that Enron-style accounting is acceptable. It matters when people are deluded into thinking that they will be rewarded in paradise for killing themselves and others. It matters when bishops attribute floods to a deity whose evident vengefulness and malevolence leave one reeling. And it matters when science teachers start to believe that the Earth was created 6,000 years ago.
A minor aspect of the endarkenment has been a resurgence in magical and superstitious ideas about medicine. The existence of homeopaths on the high street won't usually do too much harm. Their sugar pills contain nothing and they won't poison your body. The greater danger is that they poison your mind.
It is true that consulting a homeopath could endanger your health if it delays proper diagnosis, or if they recommend sugar pills to prevent malaria, but the real objection is cultural. Homeopaths are a manifestation of a society in which wishful thinking matters more than truth; a society where what I say three times is true and never mind the facts.
If this attitude were restricted to half-educated herbalists and crackpot crystal gazers, perhaps one could shrug it off. But the endarkenment extends to the highest reaches of the media, government and universities. And it corrupts science itself.
Even respectable newspapers still run nonsensical astrology columns and respected members of parliament seem quite unaware of what constitutes evidence. Conservative MP David Tredinnick advocated homeopathic treatment of foot and mouth disease and Lord Hunt, as health minister, referred to 'psychic surgery' as a "profession" in a letter written in response to question by a clinical scientist.
Under the influence of the Department of Health, normally sane pharmacologists on the Medicines and Health Regulatory Authority, which is meant to "ensure the medicines work", changed the rules to allow homeopathic and herbal products to be labelled with "traditional" uses, while requiring no evidence to be produced that they work.
Tony Blair himself created religiously divided schools at a time when that has never been more obviously foolish, and he defended in the House of Commons, schools run by "young-earth' creationists", the lunatic fringe of religious zealots.
The Blairs' fascination with pendulum wavers, crystals and other new-age nonsense is well known. When their elders set examples like that, is it any surprise that more than 30% of students in the UK now say they believe in creationism and intelligent design? As the biologist Steve Jones has pointed out so trenchantly, this makes it hard to teach them science at all.
Homeopaths and herbalists may be anti-science but they are not nearly as worrying as universities who try to justify the awarding of bachelor of science degrees in subjects that are anti-science to their core.
The University of Bedfordshire accredited a foundation degree course in nutritional therapy, at the Institute of Optimum Nutrition (IoN). The give-away is the term "nutritional therapy". Such therapists can claim, with next to no evidence, that changing your diet, and buying from them a lot of expensive "supplements", will cure almost any disease.
The IoN was founded in 1984 by Patrick Holford, whose qualification in nutrition is a diploma awarded by this institute in 1995. His advocacy of vitamin C as better than conventional drugs to treat Aids is truly scary.
The documents that relate to this accreditation are mind-boggling. One of the recommended books for the course, on "Energy Medicine" has been reviewed by the Skeptic magazine thus: "This book masquerades as science, but it amounts to little more than speculation and polemic in support of a preconceived belief."
The report of the university's Teaching Quality and Enhancement Committee (May 24th 2004) looks terribly official, with at least three "quality assurance" people in attendance. But the minutes show that they discussed almost everything about the course apart from the one thing that really matters, the truth of what was being taught. The accreditation was granted. It's true that the QAA criticised the university for this, but only because they failed to tick a box, not because of the content of the course.
The University of Central Lancashire's justification for its BSc in homeopathic medicine consists of 49 pages of what the late, great Ted Wragg might have called "world-class meaningless bollocks". All the buzzwords are there: "multi-disciplinary delivery", "formative and summative assessment", log books and schedules. But there is not a single word about the fact that the course is devoted to a totally discredited early 19th century view of medicine, not a word about truth and falsehood. Has it become politically incorrect to question things like this?
These examples, and many like them, result, I believe, from the bureaucratisation and corporatisation of science and education. Power has gradually ebbed away from the people who do the research and teaching, and become centralised in the hands of people who do neither.
The sad thing is that the intentions are good. Taxpayers have every right to expect that their money is well spent, and students have every right to expect that a university will teach them well. How, then, have we ended up with attempts to deliver these things that do more harm than good?
One reason is that the bureaucrats who impose these schemes have no interest in data. They don't do randomised tests, or even run pilot schemes, on their educational or management theories because, like an old-fashioned clinician, they just know they are right. Enormous harm has been done to science by valuing quantity over quality, short-termism over originality and, at the extremes, fraud over honesty.
Science, left to itself, and run by scientists, has created much of the world we live in. It has self-correcting mechanisms built in, so that mistakes, and the occasional bit of fraud, are soon eliminated. Corporatisation has meant that, increasingly, you are not responsible to your conscience, just to your line manager. The result of this, I fear, is a decrease in honesty, and in the long run, inevitably, a decrease in quality and originality.
If all we had to worry about was a few potty homeopaths and astrologers, it might be better to shrug, and get on with some real science. But now the endarkenment extends to parliament, universities and schools, it is far too dangerous to ignore.
David Colquhoun is a pharmacologist at University College London who writes the Improbable Science blog and website, where you can find more details on the issues discussed above.
Guardian Unlimited
Vials containing pills for homeopathic remedies
"Education: Elitist activity. Cost ineffective. Unpopular with Grey Suits. Now largely replaced by Training." Michael O'Donnell, in A Sceptic's Medical Dictionary (BMJ publishing, 1997)
The enlightenment was a beautiful thing. People cast aside dogma and authority. They started to think for themselves. Natural science flourished. Understanding of the real world increased. The hegemony of religion slowly declined. Real universities were created and eventually democracy took hold. The modern world was born. Until recently we were making good progress. So what went wrong?
The past 30 years or so have been an age of endarkenment. It has been a period in which truth ceased to matter very much, and dogma and irrationality became once more respectable. This matters when people delude themselves into believing that we could be endangered at 45 minutes' notice by non-existent weapons of mass destruction.
It matters when reputable accountants delude themselves into thinking that Enron-style accounting is acceptable. It matters when people are deluded into thinking that they will be rewarded in paradise for killing themselves and others. It matters when bishops attribute floods to a deity whose evident vengefulness and malevolence leave one reeling. And it matters when science teachers start to believe that the Earth was created 6,000 years ago.
A minor aspect of the endarkenment has been a resurgence in magical and superstitious ideas about medicine. The existence of homeopaths on the high street won't usually do too much harm. Their sugar pills contain nothing and they won't poison your body. The greater danger is that they poison your mind.
It is true that consulting a homeopath could endanger your health if it delays proper diagnosis, or if they recommend sugar pills to prevent malaria, but the real objection is cultural. Homeopaths are a manifestation of a society in which wishful thinking matters more than truth; a society where what I say three times is true and never mind the facts.
If this attitude were restricted to half-educated herbalists and crackpot crystal gazers, perhaps one could shrug it off. But the endarkenment extends to the highest reaches of the media, government and universities. And it corrupts science itself.
Even respectable newspapers still run nonsensical astrology columns and respected members of parliament seem quite unaware of what constitutes evidence. Conservative MP David Tredinnick advocated homeopathic treatment of foot and mouth disease and Lord Hunt, as health minister, referred to 'psychic surgery' as a "profession" in a letter written in response to question by a clinical scientist.
Under the influence of the Department of Health, normally sane pharmacologists on the Medicines and Health Regulatory Authority, which is meant to "ensure the medicines work", changed the rules to allow homeopathic and herbal products to be labelled with "traditional" uses, while requiring no evidence to be produced that they work.
Tony Blair himself created religiously divided schools at a time when that has never been more obviously foolish, and he defended in the House of Commons, schools run by "young-earth' creationists", the lunatic fringe of religious zealots.
The Blairs' fascination with pendulum wavers, crystals and other new-age nonsense is well known. When their elders set examples like that, is it any surprise that more than 30% of students in the UK now say they believe in creationism and intelligent design? As the biologist Steve Jones has pointed out so trenchantly, this makes it hard to teach them science at all.
Homeopaths and herbalists may be anti-science but they are not nearly as worrying as universities who try to justify the awarding of bachelor of science degrees in subjects that are anti-science to their core.
The University of Bedfordshire accredited a foundation degree course in nutritional therapy, at the Institute of Optimum Nutrition (IoN). The give-away is the term "nutritional therapy". Such therapists can claim, with next to no evidence, that changing your diet, and buying from them a lot of expensive "supplements", will cure almost any disease.
The IoN was founded in 1984 by Patrick Holford, whose qualification in nutrition is a diploma awarded by this institute in 1995. His advocacy of vitamin C as better than conventional drugs to treat Aids is truly scary.
The documents that relate to this accreditation are mind-boggling. One of the recommended books for the course, on "Energy Medicine" has been reviewed by the Skeptic magazine thus: "This book masquerades as science, but it amounts to little more than speculation and polemic in support of a preconceived belief."
The report of the university's Teaching Quality and Enhancement Committee (May 24th 2004) looks terribly official, with at least three "quality assurance" people in attendance. But the minutes show that they discussed almost everything about the course apart from the one thing that really matters, the truth of what was being taught. The accreditation was granted. It's true that the QAA criticised the university for this, but only because they failed to tick a box, not because of the content of the course.
The University of Central Lancashire's justification for its BSc in homeopathic medicine consists of 49 pages of what the late, great Ted Wragg might have called "world-class meaningless bollocks". All the buzzwords are there: "multi-disciplinary delivery", "formative and summative assessment", log books and schedules. But there is not a single word about the fact that the course is devoted to a totally discredited early 19th century view of medicine, not a word about truth and falsehood. Has it become politically incorrect to question things like this?
These examples, and many like them, result, I believe, from the bureaucratisation and corporatisation of science and education. Power has gradually ebbed away from the people who do the research and teaching, and become centralised in the hands of people who do neither.
The sad thing is that the intentions are good. Taxpayers have every right to expect that their money is well spent, and students have every right to expect that a university will teach them well. How, then, have we ended up with attempts to deliver these things that do more harm than good?
One reason is that the bureaucrats who impose these schemes have no interest in data. They don't do randomised tests, or even run pilot schemes, on their educational or management theories because, like an old-fashioned clinician, they just know they are right. Enormous harm has been done to science by valuing quantity over quality, short-termism over originality and, at the extremes, fraud over honesty.
Science, left to itself, and run by scientists, has created much of the world we live in. It has self-correcting mechanisms built in, so that mistakes, and the occasional bit of fraud, are soon eliminated. Corporatisation has meant that, increasingly, you are not responsible to your conscience, just to your line manager. The result of this, I fear, is a decrease in honesty, and in the long run, inevitably, a decrease in quality and originality.
If all we had to worry about was a few potty homeopaths and astrologers, it might be better to shrug, and get on with some real science. But now the endarkenment extends to parliament, universities and schools, it is far too dangerous to ignore.
David Colquhoun is a pharmacologist at University College London who writes the Improbable Science blog and website, where you can find more details on the issues discussed above.
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14 août 2007
Mémoire de l'eau: les homéopathes la cherchent encore
(Agence Science-Presse) - La mémoire de l’eau, cette charpente sur laquelle s’appuie l’homéopathie, est un mirage. Et cette conclusion provient de la revue... Homeopathy.
Dans son dernier numéro, celle-ci publie une douzaine d’articles spécialement consacrés à la mémoire de l’eau : rappelons que la mémoire de l’eau est ce concept, hautement contesté, en vertu duquel les molécules d’eau conserveraient le « souvenir » des éléments chimiques avec lesquels elles ont été en contact.
C’est ce concept qui constitue la base même de l’homéopathie, parce que les produits homéopathiques sont si dilués que tout le monde s’entend, y compris les homéopathes, pour dire qu’après une demi-douzaine de dilutions, il ne subsiste plus la moindre trace, pas le moindre petit atome, du produit original. Par conséquent, pour justifier la vente de produits homéopathiques, il ne reste plus aux homéopathes qu’une explication, la mémoire de l’eau.
Or, dans ce numéro spécial, la douzaine d’articles n’arrivent nulle part à démontrer l’existence de la mémoire de l’eau. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé.
La magie du 10
Le dogme homéopathique dicte que la dilution doit toujours être d’une portion dans 10 ou 100 portions. Vous prenez une goutte du produit original, vous le diluez dans 100 gouttes d’eau: c’est la première dilution. Vous prenez une goutte du mélange ainsi obtenu, et vous le diluez dans 100 gouttes d’eau, c’est la deuxième dilution. Et ainsi de suite jusqu’à la sixième dilution, ou 11e, ou 30e.
Or, pourquoi 1 dans 10 ou dans 100? Pourquoi pas dans 7, ou 8 ou 3,1416? Les homéopathes croient-ils que l’eau, en plus d’avoir de la mémoire, utilise le système décimal? Louis Rey, un chercheur suisse à son compte, a comparé les « signaux thermoluminescents » émis par des solutions de sel dans différentes dilutions homéopathiques, gelées puis réchauffées. Bohumil Vybiral et Pavel Voracek, de l’Université de Hradec Kralové, en république tchèque, ont testé des changements dans la visquosité de l’eau. Yolène Thomas, ancienne collaboratrice du Français Jacques Benveniste —l’auteur de la théorie de la mémoire de l’eau— a analysé la radiofréquence de l’eau lorsque mise en contact avec différents « comportements biomoléculaires », comme « l’inhibition de coagulation de protéines, et la dilatation des vaisseaux sanguins d’un coeur de cochon d’inde.
Tous ces chercheurs, parce qu’ils prenaient pour acquis qu’ils allaient trouver quelque chose « d’étrange », signalent inévitablement, de-ci de là, des anomalies statistiques. Mais aucune qui ne résiste à une analyse plus poussée. Qui plus est, on a souvent du mal à voir en quoi telle et telle expérience est liée à l’homéopathie et à son rituel de brassage (qu’ils appellent dynamisation) et de « magie du 10 » (voir encadré).
Plus simplement: aucune de ces expériences, reproche le chroniqueur de la revue Nature, ne va droit à l’essentiel : c’est-à-dire essayer de prouver que l’agent homéopathique dilué est toujours là, quand bien même ce n’est qu’à titre de souvenir, et qu’il a toujours l’effet qu’on veut lui attribuer.
C’est comme si ce fait ne pouvait en aucun cas être remis en question, même dans un numéro spécial pour lequel tant d’heures de travail et tant d’efforts ont été consacrés. C’est bien là la raison pour laquelle l’homéopathie est une croyance, et non une science.
Pascal Lapointe
Dans son dernier numéro, celle-ci publie une douzaine d’articles spécialement consacrés à la mémoire de l’eau : rappelons que la mémoire de l’eau est ce concept, hautement contesté, en vertu duquel les molécules d’eau conserveraient le « souvenir » des éléments chimiques avec lesquels elles ont été en contact.
C’est ce concept qui constitue la base même de l’homéopathie, parce que les produits homéopathiques sont si dilués que tout le monde s’entend, y compris les homéopathes, pour dire qu’après une demi-douzaine de dilutions, il ne subsiste plus la moindre trace, pas le moindre petit atome, du produit original. Par conséquent, pour justifier la vente de produits homéopathiques, il ne reste plus aux homéopathes qu’une explication, la mémoire de l’eau.
Or, dans ce numéro spécial, la douzaine d’articles n’arrivent nulle part à démontrer l’existence de la mémoire de l’eau. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé.
La magie du 10
Le dogme homéopathique dicte que la dilution doit toujours être d’une portion dans 10 ou 100 portions. Vous prenez une goutte du produit original, vous le diluez dans 100 gouttes d’eau: c’est la première dilution. Vous prenez une goutte du mélange ainsi obtenu, et vous le diluez dans 100 gouttes d’eau, c’est la deuxième dilution. Et ainsi de suite jusqu’à la sixième dilution, ou 11e, ou 30e.
Or, pourquoi 1 dans 10 ou dans 100? Pourquoi pas dans 7, ou 8 ou 3,1416? Les homéopathes croient-ils que l’eau, en plus d’avoir de la mémoire, utilise le système décimal? Louis Rey, un chercheur suisse à son compte, a comparé les « signaux thermoluminescents » émis par des solutions de sel dans différentes dilutions homéopathiques, gelées puis réchauffées. Bohumil Vybiral et Pavel Voracek, de l’Université de Hradec Kralové, en république tchèque, ont testé des changements dans la visquosité de l’eau. Yolène Thomas, ancienne collaboratrice du Français Jacques Benveniste —l’auteur de la théorie de la mémoire de l’eau— a analysé la radiofréquence de l’eau lorsque mise en contact avec différents « comportements biomoléculaires », comme « l’inhibition de coagulation de protéines, et la dilatation des vaisseaux sanguins d’un coeur de cochon d’inde.
Tous ces chercheurs, parce qu’ils prenaient pour acquis qu’ils allaient trouver quelque chose « d’étrange », signalent inévitablement, de-ci de là, des anomalies statistiques. Mais aucune qui ne résiste à une analyse plus poussée. Qui plus est, on a souvent du mal à voir en quoi telle et telle expérience est liée à l’homéopathie et à son rituel de brassage (qu’ils appellent dynamisation) et de « magie du 10 » (voir encadré).
Plus simplement: aucune de ces expériences, reproche le chroniqueur de la revue Nature, ne va droit à l’essentiel : c’est-à-dire essayer de prouver que l’agent homéopathique dilué est toujours là, quand bien même ce n’est qu’à titre de souvenir, et qu’il a toujours l’effet qu’on veut lui attribuer.
C’est comme si ce fait ne pouvait en aucun cas être remis en question, même dans un numéro spécial pour lequel tant d’heures de travail et tant d’efforts ont été consacrés. C’est bien là la raison pour laquelle l’homéopathie est une croyance, et non une science.
Pascal Lapointe

Telle une religion, l'homéopathie repose sur un rituel reposant sur un dogme n'ayant connu aucune révision sérieuse ni remise en cause scientifique.
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