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11 juin 2008

Bébé né handicapé: pas d'indemnité pour le père qui avait refusé l'intervention d'hommes

LYON (AFP) - Une famille, qui réclamait des indemnités à l'hôpital de Bourg-en-Bresse pour la naissance d'un enfant handicapé, a vu sa demande rejetée et devra payer 1.000 euros de frais de justice au centre hospitalier, parce que le père de famille, musulman, avait refusé la présence de médecins hommes lors de l'accouchement.
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Dans un arrêt rendu mardi, la cour administrative d'appel de Lyon estime que "l'état de l'enfant est totalement imputable à l'attitude de M. Radouane Ijjou" et que le couple ne peut "rechercher la responsabilité (...) du centre hospitalier de Bourg-en-Bresse".

"Je m'y attendais eu égard au témoignage du centre hospitalier disant que M. Ijjou a fait obstruction à l'intervention de tout personnel soignant masculin", a affirmé à l'AFP l'avocate de la famille, Me Isabelle Damiano.

"La décision est très dure, on dit à l'enfant qu'il n'a qu'à s'en prendre à ses parents", a-t-elle ajouté.

Né le 8 novembre 1998, le petit Mohammed est handicapé à 100% à la suite de complications neurologiques lors de sa naissance.

Selon la cour administrative d'appel, l'opposition du père de famille à toute présence masculine a causé le handicap de l'enfant, en empêchant de faire les examens qui "auraient permis de prévenir les graves complications neurologiques dont a été victime le jeune Mohammed".

"Dès 9H40, la sage-femme a appelé l'interne de garde et invoquant ses convictions religieuses, M. Ijjou s'est, jusqu'à 10H10, physiquement opposé à toute présence masculine dans la salle d'accouchement", indique l'arrêt.

"Lorsque vers 10H10, après négociation, M. Ijjou ne s'est plus opposé à l'intervention des médecins masculins, il était trop tard pour commencer une césarienne et l'extraction de l'enfant a dû être effectuée par application de forceps", souligne la cour.

"M. Ijjou a toujours dit qu'il voulait que sa femme accouche dans des conditions normales. Au départ, il avait indiqué qu'il préférait que ce soit une femme, mais quand les choses se sont compliquées, peu lui importait", a indiqué Me Damiano.

"Il est musulman pratiquant, mais il se défend d'être intégriste", a souligné l'avocate en ajoutant: "Il a toujours refusé cette étiquette qu'on a voulu lui coller".

La demande de la famille Ijjou avait été rejetée en mai 2006 par le tribunal administratif de Lyon. Les époux avaient ensuite saisi la cour administrative d'appel en demandant que le centre hospitalier de Bourg-en-Bresse leur verse "une indemnité provisionnelle de 100.000 euros et, à titre personnel, une somme de 10.000 euros".


Les croyances des parents peuvent tuer les enfants, ou les rendre invalides à vie. On admirera le culot de ce 'père' qui a fait passer la vie de son enfant (et probablement de sa femme) après ses croyances, et qui réclame aux autres le prix de ses errements. Il refuse l'étiquette d'intégriste, s'installant ainsi dans la dénégation de l'évidence.

07 septembre 2007

GB: près de la moitié des mosquées gérées par des radicaux

LONDON, 7 sept 2007 (AFP) - GB: près de la moitié des mosquées gérées par des radicaux

Près de la moitié des mosquées de Grande-Bretagne sont gérées par une secte radicale de l'islam sunnite, dont le chef spirituel au Royaume-Uni appelle les musulmans à "verser le sang" au nom de la religion, a indiqué le Times dans son édition de vendredi.

Citant une copie d'un rapport de police, le quotidien précise que plus de 600 des 1.350 mosquées britanniques sont gérées par la secte Deobandi, mouvement fondamentaliste présent notamment en Afghanistan et au Pakistan et qui prêche un islam délivré de l'influence "amorale" de l'Occident.

Ce mouvement gère également 17 des 26 séminaires islamiques de Grande-Bretagne. 80% des responsables religieux musulmans du pays ont ainsi suivi une formation donnée par la secte.

Un porte-parole de Scotland Yard, contacté par l'AFP, n'a pas été en mesure de confirmer les informations du Times.

Selon le journal, le principal chef religieux du mouvement en Grande-Bretagne, Riyadh ul-Haq, a par le passé condamné l'amitié entre musulmans, juifs et chrétiens estimant qu'elle "tournait en dérision la religion d'Allah".

Le leader religieux avait exhorté ses fidèles à ne pas tomber sous "l'influence diabolique" des non-musulmans.

"Nous sommes dans une position dangereuse. Nous vivons parmi (les non-musulmans), nous travaillons avec eux, nous nous associons à eux, nous nous mêlons à eux et nous commençons à adopter leurs habitudes", avait-il déclaré dans un de ses prêches.

Ul-Haq, interrogé par le Times, a refusé tout commentaire.

19 juin 2007

Rushdie: manifestations de rue et protestation officielle du Pakistan

ISLAMABAD, Pakistan (AP) - Le Pakistan ne décolère pas. Sur fond de manifestations de rue à Lahore et Karachi, le ministère des Affaires étrangères a convoqué mardi l'ambassadeur britannique à Islamabad pour lui remettre une protestation officielle après le titre de chevalier accordé à l'écrivain Salman Rushdie par la reine Elizabeth.

De son côté, l'ambassadeur Robert Brinkley a lui aussi transmis aux autorités d'Islamabad une protestation de son pays au lendemain des déclarations d'un ministre pakistanais ayant suggéré qu'un tel honneur accordé à l'auteur des "Versets sataniques" pourrait justifier un attentat-suicide.

Lors de cette convocation, les autorités d'Islamabad ont officiellement protesté auprès de l'ambassadeur de Grande-Bretagne contre "le manque total de sensibilité" de Londres dans cette affaire, a fait savoir la porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères Tasnim Aslam.

L'ambassadeur a été reçu par un représentant du ministère qui lui a expliqué qu'aux yeux du Pakistan, Rushdie était "une personnalité controversée qui est moins connue pour ses contributions à la littérature que pour ses écrits offensants et insultants qui ont profondément blessé les sentiments des musulmans à travers le monde entier", a rapporté Mme Aslam.

Pour sa part, le diplomate britannique a protesté contre les déclarations faites devant les députés par le ministre pakistanais des Affaires religieuses, Ejaz ul-Haq. Lundi, ce dernier avait en effet déclaré que, "si quelqu'un faisait exploser une bombe sur son corps, il aurait raison de le faire, à moins que le gouvernement britannique ne s'excuse et ne retire le titre de 'sir'" à Salman Rushdie.

Lors de sa convocation au ministère, l'ambassadeur "a exprimé clairement la profonde préoccupation du gouvernement britannique face à ce que le ministre des Affaires religieuses aurait dit", a indiqué le Foreign Office à Londres dans un communiqué. "Le gouvernement britannique est très clair sur le fait que rien ne peut justifier des attentats-suicide."

Mardi, le ministre concerné a nuancé quelque peu ses propos en expliquant qu'il avait voulu dire qu'une telle récompense pour un homme comme Rushdie pourrait servir de justification pour des attentats-suicide.

Honorer l'auteur d'un "livre blasphématoire" pourrait nuire à l'harmonie interreligieuse et porter atteinte aux efforts pakistanais dans la lutte contre le terrorisme, a ajouté M. Ul-Haq. "Même une seule mauvaise mesure, comme la récompense accordée à cet homme Salman Rushdie, équivaut à gâcher ces efforts", a déclaré le ministre pakistanais aux journalistes à Islamabad.

Pour la deuxième journée consécutive, des manifestations de faible ampleur se sont déroulées dans des villes pakistanaises. A Lahore (est), une grosse centaine de partisans de groupes religieux sunnites et chiites ont manifesté devant le press club de la ville en criant "Pendez Salman Rushdie", "A bas la Grande-Bretagne", et en brûlant des drapeaux britanniques. A Karachi (sud), quelques dizaines de partisans d'un parti politique religieux ont scandé des slogans tels que "A mort Salman Rushdie" et ont brûlé une effigie de l'auteur.

Samedi, le palais de Buckingham a annoncé que la reine Elizabeth II d'Angleterre avait décidé de faire chevalier l'écrivain britannique d'origine indienne Salman Rushdie, auteur des "Versets sataniques". Jugeant cet ouvrage "blasphématoire" pour l'islam et le prophète Mahomet, l'ancien guide suprême de la Révolution islamique iranienne, feu l'ayatollah Khomeini, avait lancé en 1989 une "fatwa" (édit religieux) condamnant à mort le romancier.

A la suite de cette fatwa, l'écrivain avait été obligé de vivre dans la clandestinité pendant des années. Rushdie est considéré comme l'un des grands romanciers de langue anglaise de la fin du 20e siècle et a reçu de nombreuses récompenses littéraires.


La réaction des extrémistes religieux ne s'est pas faite attendre. Contrairement aux propos de M. Ul Haq, ce ne sont pas les "blasphèmes de Salman Rushdie qui favorisent le terrorisme mais les extrémistes qui justifient le meurtre de ceux qui n'ont pas le bonheur de penser comme eux et le disent librement, comme les y autorise la démocratie.

17 mai 2007

Un homme aurait découvert le «miracle mathématique» du Coran

Agence France-Presse
Le Caire

Un homme d'affaires égyptien a affirmé jeudi au Caire avoir mis au point un logiciel informatique qui révèle que le Coran est structuré par les mathématiques, un «miracle» qui témoigne selon lui que le livre saint est l'oeuvre de Dieu.

«Cette découverte est la preuve irréfutable que le Coran est une oeuvre de dieu», a déclaré lors d'une conférence de presse Ibrahim Kamel, un architecte et homme d'affaires résidant à Genève, dont les activités sont principalement liées aux institutions financières islamiques.

M. Kamel, qui reprend et complète une thèse datant des années 1980, a annoncé la création d'un logiciel informatique qui montre que le Coran répond à un «modèle mathématique codifié», lié notamment au chiffre 19.

Parmi les exemples cités par l'homme d'affaires: le nombre des lettres, des mots, des sourates et de versets du Coran seraient tous multiples de 19. Ou encore: le nombre des sourates est égal à 114, la sourate numéro 114 contient 6 versets, si l'on divise 114 par 6 on obtient 19.

Cette thèse sur les «miracles numériques» du Coran a été validée par des «comités islamiques spécialisés dirigés par le grand cheikh d'al-Azhar, Mohammed Tantaoui», le principal dignitaire musulman d'Égypte, a-t-il ajouté.

L'homme d'affaires a également annoncé création à Chypre d'une société baptisée «Le dernier message» chargée de la commercialisation de la version informatisée de sa découverte.


Encore un découvreur de code 'miracle' caché dans un livre 'saint'. Après le "Code de la Bible", voici le "Code du Coran". Une chose est prouvée: ces théories rapportent beaucoup d'argent à leurs inventeurs, raison majeure pour laquelle elles se multiplient. Comme pour le Da Vinci Code, coïncidences, inventions et erreurs grossières sont certainement au menu de cette 'nouvelle' théorie.

22 mars 2007

Charlie Hebdo relaxé dans l'affaire des caricatures de Mahomet

PARIS (Reuters) - Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé le directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val, qui était poursuivi pour "injures raciales" après la publication en 2006 de trois caricatures du prophète Mahomet.

Les juges ont suivi le parquet qui avait requis cette relaxe lors de l'audience, en février. Charlie Hebdo avait alors reçu le soutien de nombreuses personnalités, dont François Bayrou, François Hollande et Nicolas Sarkozy.

L'Union des organisations islamiques de France (Uoif), un des trois plaignants, a annoncé son intention de faire appel. L'affaire sera donc rejugée dans un délai d'environ un an.

La Grande mosquée de Paris a en revanche dit qu'elle ne ferait pas appel. La Ligue islamique mondiale, troisième plaignant, ne s'est pas prononcée.

"Je suis content, pas uniquement pour Charlie, mais pour nous tous. C'est une bonne nouvelle pour ceux qui croient à la liberté d'expression et pour les musulmans laïcs et républicains", a dit Philippe Val.

Sur les trois dessins en question, deux ne visent pas l'ensemble des musulmans mais les intégristes et ils sont donc totalement légaux, sans ambiguïté, a dit le tribunal.

MAHOMET ET UNE BOMBE

Le premier, initialement publié au Danemark en 2005 par le journal Jyllands-Posten, montrait Mahomet accueillant des kamikazes au paradis et déclarant : "Stop, on est à court de vierges".

Le deuxième, oeuvre du dessinateur Cabu et publié en couverture de Charlie Hebdo, montrait, avec un titre "Mahomet débordé par les intégristes", le prophète qui se voile les yeux et dit : "C'est dur d'être aimé par des cons".

En revanche, le troisième dessin visé, également repris de Jyllands-Posten et qui montre Mahomet portant une bombe dans son turban, est "en soi et pris isolément, de nature à outrager l'ensemble des adeptes de la foi musulmane", ajoutent les juges.

Selon eux, se publication doit cependant être replacée dans le contexte général de l'édition de Charlie Hebdo, qui traitait de l'intégrisme et des problèmes de la liberté d'expression posés par les violences ayant agité l'ensemble du monde musulman après la publication des caricatures au Danemark.

"(Le dessin) ne peut qu'être regardé comme participant à la réflexion dans le cadre d'un débat d'idées sur les dérives de certains tenants d'un islam intégriste ayant donné lieu à des débats violents", écrit le tribunal.

"Les limites admissibles de la liberté d'expression n'ont pas été dépassées, les dessins litigieux participant au débat public d'intérêt général", conclut-il.

Me Francis Szpiner et Christophe Bigot, avocats de la Grande mosquée de Paris, se sont dit satisfaits de la partie du jugement concernant ce troisième dessin. "Le tribunal partage une partie de notre analyse", a dit Me Szpiner. "Ce jugement pose des jalons pour l'avenir", a ajouté Me Bigot.

Ce procès est parmi les premiers en Europe à traiter directement de la question soulevée par des dessins du quotidien Jyllands-Posten.

Ils avaient provoqué une vague de violences dans le monde musulman et un boycottage des produits danois par de nombreux pays. La justice danoise a déjà décidé de ne pas engager de poursuites pénales sur des plaintes similaires.

Les plaignants français demandaient des dommages et intérêts et la publication d'un jugement reconnaissant l'existence du délit d'"injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion", en théorie passible de six mois de prison et de 22.500 euros d'amende.


Le bon sens et la raison ont prévalu. Ce n'est pas toujours le cas, alors réjouissons-nous de ce verdict.

17 mars 2007

Islam: l'université de Leeds s'autocensure

Une conférence sur l'antisémitisme au Moyen-Orient a été annulée pour des raisons de «sécurité».
LIBERATION
Par LOËT Karine, LE QUOTIDIEN
Londres correspondance

Dans une salle anonyme de Leeds, Matthias Küntzel, un professeur de politique de Hambourg, est monté vendredi sur l'estrade, libre enfin de dispenser sa leçon au terme d'une vive controverse. A cinq kilomètres de là, l'université campait sur ses positions. Deux jours plus tôt, ses responsables avaient annulé la conférence de l'universitaire, intitulée «l'héritage hitlérien : l'antisémitisme islamique au Moyen-Orient». Pour des raisons «sécuritaires».

Annulation. La faculté avait en effet reçu plusieurs mails offusqués. L'un d'eux, signé d'un ancien étudiant, appelait le vice-président de l'institution à «s'excuser auprès de toute la communauté musulmane». Alertée, la Société des étudiants islamiques de l'université réclame alors que le titre de la conférence, jugé «provoquant», soit changé. La faculté de Leeds cède et transforme l'intitulé en «l'héritage nazi : l'exportation de l'antisémitisme au Moyen-Orient». Trop tard. Le lendemain, les responsables de l'université réunis en comité extraordinaire décrètent l'annulation du séminaire.

Catapulté dans la bataille à sa descente de l'avion, Matthias Küntzel est abasourdi. L'homme, qui a usé les pupitres universitaires du monde entier, assure ne pas faire de politique mais dispenser un savoir essentiel à la compréhension du conflit moyen-oriental. «Je ne suis pas seul à défendre la thèse de l'antisémitisme islamique. Il suffit de regarder le programme du Hamas. Les Juifs y sont désignés comme responsables de la Première et de la Deuxième Guerres mondiales.» Mais le professeur se plaint surtout de l'attitude de l'université, qui «va à l'encontre de la liberté d'expression pourtant chère au Royaume-Uni».

«Négligence». L'institution se défend d'avoir cédé à la pression. Selon Vanessa Bridge, du bureau de presse, l'université, prévenue trop tard, n'a pu organiser la sécurité. «Cent nationalités cohabitent sur le campus. Monter une conférence sur un sujet sensible sans préparation serait de la négligence.» Un argument fallacieux pour Morten Hunke, l'un des organisateurs. Il y a quelque temps, raconte-t-il, quand l'université a accueilli Tariq Ramadan, figure controversée s'il en est, «deux gardes seulement se tenaient à la porte du séminaire». L'institution aurait-elle tenté d'apaiser une communauté musulmane diabolisée depuis les attaques terroristes du 7 juillet 2005 à Londres ? C'est ce que certains murmurent.


Encore un exemple de la grande tolérance des extrémistes musulmans qu'on n'avait pas beaucoup entendus lors de la conférence négationniste de Téhéran. Il est attristant de voir qu'une université plie devant les intimidations sectaires, surtout dans une Grande Bretagne qui a montré depuis longtemps sa tolérance aux discours les plus extrêmes.

22 février 2007

Un blogueur égyptien condamné à la prison pour atteinte à la religion

ALEXANDRIE (AFP) - Un tribunal d'Alexandrie (nord) a condamné jeudi un jeune blogueur égyptien, Abdel Karim Souleimane, à quatre ans de prison pour atteinte à la religion et diffamation du président, a-t-on appris auprès de son entourage.
"Le tribunal a condamné M. Souleimane, connu sous le pseudonyme de Karim Amer, à trois ans de prison pour atteinte à la religion et à un an pour diffamation du président" Hosni Moubarak, a déclaré la militante des droits de l'Homme, Dalia Ziyada.

Le tribunal a condamné le blogueur de 22 ans "après qu'il a été prouvé qu'il a créé un site internet à travers lequel il a attaqué l'islam", a affirmé son président, le juge Aymane Okkaz, selon une source judiciaire.

"Sur son site, il a prétendu que l'islam appelait au terrorisme, à la haine et au meurtre" et il a répandu "des idées erronées sur l'islam parmi ses camarades d'université", a ajouté le juge.

Il "a également attaqué le régime et ses symboles", a affirmé le juge en allusion au président Moubarak.

Les avocats de M. Souleimane ont annoncé leur intention de faire appel samedi, selon Mme Ziyada, elle-même rédactrice d'un blog.

M. Souleimane est le premier blogueur jugé et condamné en Egypte, alors que plusieurs autres ont été arrêtés l'an dernier avant d'être relâchés. L'un d'entre eux, Mohamed al-Charquaoui, avait été battu et soumis à des sévices sexuels pendant sa détention, selon des organisations des droits de l'Homme.

Dans son dernier message affiché le 28 octobre sur son blog, M. Souleimane s'en était pris à l'université Al-Azhar, siège des plus hautes autorités de l'islam sunnite, d'où il avait été expulsé l'an dernier en raison du contenu de son blog.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a appelé à sa libération "immédiate", dénonçant "un nouveau coup porté à la liberté d'expression en Egypte".

"Les autorités égyptiennes doivent protéger l'exercice pacifique de la liberté d'expression, même si les opinions exprimées peuvent être considérées offensantes", ajoute l'organisation.

Pour Reporters sans frontières (RSF), ce verdict est "une honte". "La condamnation de Souleimane est un message d'intimidation à tous les blogueurs égyptiens qui se se sont imposés ces dernières années comme un rempart efficace contre les excès autoritaires du régime", affirme l'organisation de défense de la liberté de la presse.

Même réaction de l'organisation Human Rights Watch, basée à New York, selon laquelle le verdict représente "un précédent effrayant dans un pays où les blogs ont ouvert une fenêtre pour la liberté d'expression".

Le procès de M. Souleimane s'était ouvert le 25 janvier.

Son arrestation, le 7 novembre à Alexandrie, avait coïncidé avec un rapport de l'organisation Reporters sans Frontières (RSF) citant l'Egypte parmi 13 pays "ennemis de l'internet".


Et si on prétend que l'islam égyptien est intolérant à la critique, on en prend pour combien pour nous le prouver ?

08 février 2007

L'Indonésie dit non au timbre cochon

JAKARTA (AFP) - L'Indonésie lancera la semaine prochaine des timbres célébrant le passage à l'année chinoise du cochon, mais sans faire figurer cet animal considéré comme impur dans la religion musulmane.
La série de timbres représentera les autres animaux du zodiaque chinois, le cochon étant remplacé par un temple chinois, a expliqué à l'agence de presse Antara le directeur de la poste indonésienne, Hana Suryana.

Le nouvel an chinois est férié depuis 2003 en Indonésie où vivent environ six millions de personnes d'origine chinoise. Relégués à un statut de citoyens de seconde classe sous le régime autoritaire de Suharto, ils ont été les cibles d'une vague de violence en 1998, l'année de la chute du dictateur.

L'Indonésie est le plus grand pays musulman du monde, avec environ 90% de ses 220 millions d'habitants qui se réclament de l'islam et le pratiquent de façon tolérante dans leur immense majorité.


Le rejet de certaines nourritures est déjà curieux pour notre époque, mais là, on revient carrément dans la 'pensée magique' ou l'image d'un cochon est censée avoir une portion des propriétés de l'animal, ce qui la rendrait 'impure'... On comprend mieux l'effet des caricatures, sur des personnes dont certains pans de la pensée sont restés au niveau du Moyen Age.

07 février 2007

Caricatures: le CFCM dénonce le soutien de Sarkozy à "Charlie Hebdo"

PARIS (AP) - Abdallah Zekri, chargé de mission auprès du président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a jugé "inadmissible" mercredi le soutien apporté par Nicolas Sarkozy à "Charlie Hebdo", poursuivi pour avoir publié des caricatures jugées injurieuses envers Mahomet par plusieurs composantes du CFCM. Il a qualifié ce soutien de "dérapage".

"Il n'est pas question d'accepter que le ministre des Cultes prenne une telle position! Il n'y a plus de neutralité", a dénoncé M. Zekri. Ce dernier entend demander une "démission" du CFCM ou que ses activités soient gelées jusqu'à l'élection du nouveau président de la République.

Le CFCM, instance représentatrice des musulmans de France, a vu le jour fin 2002 sous la houlette du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, au terme de plusieurs années de tractations avec ses prédécesseurs socialistes, Jean-Pierre Chevènement et Daniel Vaillant. Présidé par Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris, le CFCM tente de rassembler les différentes composantes de l'Islam en France.

Dans une lettre lue mercredi matin à l'audience par Me Georges Kiejman, l'un des avocats de "Charlie Hebdo", le ministre-candidat a apporté "clairement" son soutien au directeur de publication dont le journal représente "une vieille tradition française: celle de la satire, de la dérision et de l'insubordination".

Si M. Sarkozy dit comprendre que "certains dessins incriminés aient pu heurter les convictions religieuses de certains de nos concitoyens musulmans", il explique préférer "l'excès de caricatures à l'absence de caricatures".

"La force d'une société démocratique, comme d'ailleurs la force d'une religion aussi brillante que la religion musulmane, se juge à leur capacité à accepter la critique et l'impertinence, fussent-elles excessives", écrit-il à Philippe Val.


Le titre de Nicolas Sarkozy n'est pas que "ministre des Cultes", mais surtout "ministre de l'Intérieur". M. Zekri montre que l'intolérance est structurelle chez le croyant, 'modéré' ou extrémiste. Simplement, le premier fait des procès pour intimider et l'autre tue (ce qui est très intimidant).

06 février 2007

Une école musulmane ouvertement raciste

20Minutes.fr

Les chrétiens sont des «porcs» et les juifs des «singes»: c’est ce qui est écrit dans les manuels scolaires utilisés dans une école du cœur de Londres, détenue, fondée et gérée par le gouvernement saoudien. C’est ce que révèle le «Times» de mardi, en publiant le témoignage d’un ancien professeur d’anglais de l’établissement. Une information qu’il n’a cependant révélé qu’après son licenciement de l’école en décembre dernier.

Selon Colin Cook, un musulman britannique, qui a enseigné l'anglais à la King Fahad Academy pendant 18 ans, les manuels scolaires qu'il a présentés à la justice montrent que cet établissement est «institutionnellement raciste».
Cook attaque l'école pour licenciement abusif et pour discrimination pour ne pas être Saoudien. Il demande 100.000 livres (152.000 euros).

L’enseignant raconte que, quand il s’est plaint du contenu des manuels, le directeur lui aurait répondu «ici, ce n’est pas l’Angleterre, mais l’Arabie saoudite». Et aussi que la politique de l’établissement vis-à-vis des élèves non Saoudiens était «discriminatoire»: ainsi, selon lui, seuls les «Saoudiens» avaient étaient emmenés en Allemagne voir des matchs de la Coupe du monde de foot cet été.

Mais le Times oublie de préciser une seule chose : pourquoi l’enseignant a-t-il attendu d’être licencié pour faire connaître ces pratiques?

La King Fahad Academy, fondée en 1985 dans l'ouest de Londres, est surtout destinée aux enfants de diplomates saoudiens et musulmans vivant à Londres, précise le «Times». Contacté par le quotidien, la direction de l’établissement n’a pas réagi.

Clémence Lemaistre


Curieux, on n'a pas entendu les religieux 'modérés' protester, alors qu'ils l'ont fait contre les caricatures de Charlie Hebdo. Il s'agit pourtant d'un cas beaucoup plus grave, bien loin de la liberté d'expression. Deux poids et deux mesures ?

05 février 2007

Caricatures: "Charlie Hebdo" en correctionnelle mercredi

PARIS (AP) - Le tribunal correctionnel de Paris examinera mercredi et jeudi les poursuites engagées par la Grande mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) contre "Charlie Hebdo" qui a publié en février 2006 des caricatures du prophète Mahomet, commandées initialement par le quotidien danois "Jyllands Posten".

L'hebdomadaire satirique sera jugé pour "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion", un délit passible de six mois d'emprisonnement et 22.000 euros d'amende. La Grande Mosquée de Paris réclame 30.000 euros de dommages et intérêts à "Charlie Hebdo".

Peut-on se moquer de Dieu? Le sacré, la liberté d'expression et la laïcité ne sont pas en cause dans ce procès, selon le recteur de la Grande mosquée, Dalil Boubakeur. "C'est une affaire de caricatures qui incitent au racisme", insiste-t-il, se défendant à l'avance de tout intégrisme, "adversaire de l'Islam". Une religion où l'interdit de la représentation de Dieu et son prophète reste fort.

Trois mois après la publication de ces caricatures par le journal danois, de violentes manifestations ont éclaté dans le monde musulman, des centres culturels ou ambassades du Danemark étant mis à sac. Jacques Chirac devait condamner "les provocations manifestes susceptibles d'attiser dangereusement les passions" et pouvant blesser "les convictions religieuses".

Trois dessins sont en cause. La couverture du numéro du 8 février, réalisée par Cabu pour "Charlie Hebdo", représentant, sous le titre "Mahomet débordé par les intégristes", un prophète soupirant: "C'est dur d'être aimé par des cons".

Le deuxième représente le prophète coiffé d'un turban d'où sort la mèche d'une bombe et le troisième, Mahomet sur un nuage accueillant des terroristes leur disant: "Arrêtez, arrêtez, nous n'avons plus de vierges". Deux dessins initialement parus dans le "Jyllands Posten".

Pour les avocats de la Grande mosquée, si la "une" est une injure à l'ensemble de la communauté musulmane en la présentant comme une "communauté de 'cons'", les deux autres caricatures ne sont qu'une "assimilation outrageante" entre musulmans et terrorisme.

"L'Islam de France ne réclame pas que le délit de blasphème soit rétabli", plaide Me Francis Szpiner, l'un des avocats de la Grande mosquée de Paris et proche du chef de l'Etat. "Ce qui est en cause, c'est le racisme. Et le racisme n'est pas une opinion mais un délit", tranche l'avocat qui voit dans cette action judiciaire une "démarche républicaine".

Paradoxalement, "France-Soir", qui avait également reproduit les caricatures publiées par le "Jyllands Posten", n'est pas poursuivi, Dalil Boubakeur estimant que le quotidien était dans une "mission d'information en publiant des caricatures qui ne l'avaient pas encore été en France".

Une affirmation qui fait sursauter l'un des avocats de "Charlie Hebdo", Me Richard Malka. "S'il y a un endroit où il est légitime de publier des caricatures, c'est bien dans un journal satirique" qui, pour sa défense, invoquera le droit à l'humour, au blasphème.

Représentant d'un Islam modéré, la Grande mosquée de Paris explique avoir fait le choix de poursuites judiciaires pour éviter d'être débordée par plus radicale qu'elle. Ces poursuites sont destinées "à calmer et canaliser les mécontentements pour qu'il n'y ait pas de débordements", analyse Abdallak Zekri, président de la Fédération régionale du Sud-ouest de la Grande mosquée de Paris.

Si "Charlie Hebdo" était condamné, "ce serait la fin de toute possibilité de voir évoluer l'Islam vers un Islam de lumière", répond Me Malka.

L'hebdomadaire satirique entend faire citer 14 témoins, parmi lesquels François Hollande, secrétaire national du PS, ou encore François Bayrou, président de l'UDF et candidat à l'élection présidentielle. Leur venue, en pleine campagne électorale, est des plus hypothétiques.

L'écrivain bangladaise Taslima Nasreen, menacée de mort en 1994 par les islamistes radicaux à la suite de son premier roman, "La honte", devrait en revanche être présente.

La 17e chambre correctionnelle sera exceptionnellement présidée par Jean-Claude Magendie, président du tribunal de grande instance de Paris. Les débats débutent mercredi matin à 9h.

Poursuivis pour diffamation au Danemark, les caricaturistes ont été relaxés.


Espérons que cette farce se terminera bien pour Charlie Hebdo et la liberté de pensée. Sinon, le cas suivant sera le procès de ceux qui se moquent de l'homéopathie, une position qui choque les millions de croyants de cette ineptie pseudo-scientifique. A moins que ce ne soit celui de ceux qui dans leurs textes sacrés appellent au mépris et au massacre des 'mécréants' (les athées).

02 février 2007

Offensive du créationnisme islamique en France

MARC MENNESSIER

« L'Atlas de la Création » a été envoyé dans la plupart des établissements scolaires et universitaires. Le ministère de l'Éducation a demandé qu'il ne soit pas diffusé aux élèves et étudiants.

DEPUIS une semaine, la plupart des universités, lycées et collèges de France ont reçu un livre luxueux, intitulé L'Atlas de la Création, qui réfute sur 770 pages très richement illustrées le darwinisme et la théorie de l'évolution. Écrit par un certain Harun Yahya (de son vrai nom Adnan Oktar), de nationalité turque, l'ouvrage, directement expédié à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires depuis la Turquie et l'Allemagne, entend dénoncer « l'imposture des évolutionnistes, leurs affirmations trompeuses » et surtout « les liens occultes existant entre le darwinisme et les sanglantes idéologies telles que le fascisme et le communisme ».
Selon l'auteur, les théories de Charles Darwin (1809-1882) seraient même « la réelle source du terrorisme ». On peut lire par exemple, sous une photo représentant les attentats du 11 Septembre, cette légende stupéfiante : « Ceux qui perpétuent la terreur dans le monde sont en réalité des darwinistes. Le darwinisme est la seule philosophie qui valorise et donc encourage le conflit. »
« Bien plus insidieux »
Très vite alerté, le cabinet du ministre de l'Éducation nationale, Gilles de Robien, a discrètement demandé aux recteurs d'académie de veiller à ce que ce livre, « qui ne correspond pas au contenu des programmes établis par le ministre, ne figure pas dans les centres de documentation et d'information des établissements scolaires ».
« Il s'agit d'une nouvelle forme de créationnisme, bien plus insidieuse que celle, d'inspiration chrétienne, qui sévit en Amérique du Nord » explique au Figaro le biologiste Hervé Le Guyader, de la faculté de Jussieu à Paris, qui vient de procéder à la demande de l'Inspection générale de l'Éducation nationale à une analyse détaillée de L'Atlas de la Création.
Harun Yahya ne prétend pas, en effet, que le monde et ce qui l'habite a été créé il y a six mille ans et en sept jours, comme le dit la Genèse. L'auteur, de confession musulmane, admet au contraire que la Terre a bel et bien 4,6 milliards d'années, son âge réel. Il s'appuie d'ailleurs sur les très nombreux fossiles retrouvés depuis deux siècles dans le monde entier pour asséner que « les espèces n'ont jamais changé ».
Une série de sept ouvrages
L'auteur présente ainsi, dans le désordre le plus complet, de magnifiques photos de spécimens de poissons, de hyènes, de fourmis, d'étoiles de mer ou encore de feuilles d'arbres, vieux de plusieurs dizaines de millions d'années, qu'il compare à une photo de leur descendant actuel pour bien montrer qu'ils se ressemblent. Et que, donc, « les êtres vivants n'ont pas subi d'évolution, mais furent bien créés »...
« La méthode peut s'avérer redoutablement efficace sur un public non averti, s'inquiète Hervé Le Guyader. Car ces espèces a priori semblables sont en fait très différentes les unes des autres tant sur le plan anatomique que génomique. La plupart seraient incapables de se reproduire entre elles ! »
L'auteur, qui cite abondamment le Coran, conclut que « la création est un fait », prouve « l'existence de l'âme » et prophétise « la fin du matérialisme ». Reste à savoir qui se cache derrière Harun Yahya et surtout qui a financé l'édition et la distribution massive - et gratuite - de ce livre hors de prix ? D'autant qu'il s'agit du premier volume d'une série de sept ouvrages. Autre mystère : comment la maison d'édition s'est-elle procuré les noms des destinataires de l'ouvrage, mentionnés en toutes lettres sur les colis ?


Harun Yahya est un auteur particulièrement prolifique. Ses thèses fascisantes et antisémites sont dans la veine des fameux Protocoles des Sages de Sion, le faux tsariste.

24 janvier 2007

Six mois ferme pour avoir agressé le gynécologue ayant soigné sa femme

Par Eloi ROUYER

PARIS (AFP) - Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi à six mois d'emprisonnement ferme un jeune homme qui avait agressé un gynécologue auquel il reprochait des gestes impudiques envers sa femme qui venait d'accoucher, arguant dans un premier temps de sa morale musulmane.
Fouad Ben Moussa, un Français de 23 ans, a également été condamné à verser 1.000 euros de dommages-intérêts au Pr Jean-François Oury, chef du service gynécologie de l'hôpital Robert Debré (19e arrondissement), qu'il avait giflé et repoussé, à la suite de l'accouchement de sa femme à l'hôpital Robert-Debré.

Connu comme un homme violent, le prévenu avait déjà été condamné quatre fois, dont une fois, en 2002, pour rébellion et violence contre agent de la force publique.

Son épouse avait été admise à la mi-journée à l'hôpital le 9 septembre 2006, à la suite de contractions. Le prévenu était arrivé peu après, et entendant sa femme crier, avait surgi en salle de travail.

Eloigné par l'équipe soignante qui souhaitait travailler dans le calme en raison de légères complications, M. Ben Moussa avait alors quitté l'hôpital pour ramener le premier de ses enfants chez lui.

Revenu dans la soirée, il a été invité par le Pr Oury à venir voir sa femme. Mais au moment où le praticien a posé ses mains sur le bas-ventre de la patiente, son mari l'a violemment écarté et poussé en dehors de la chambre.

Selon M. Oury, le mari violent a déclaré, au moment de l'altercation, que "dans sa religion, les hommes ne touchent pas les femmes".

Devant la 24e chambre du tribunal correctionnel, M. Ben Moussa a expliqué: "c'était une question de pudeur, pas une question de religion, j'ai dit ça parce que je pensais qu'on me comprendrait mieux". "Mon médecin traitant m'avait assuré que ma femme serait prise en charge par des femmes", a-t-il ajouté.

De 22H00 à 02h30 du matin, heure d'intervention des policiers, il est resté dans la salle de travail, agressant verbalement le médecin et le personnel de l'hôpital.

Pour la représentante du parquet, "s'il est légitime d'être inquiet pour son épouse, s'il est normal de se poser des questions lorsqu'il y a des complications, ce comportement est tout simplement inadmissible".

"Rien ne permet de considérer qu'il y a eu un manque de communication de la part de l'équipe médicale" comme l'a prétendu le prévenu, a-t-elle estimé dans ses réquisitions.

Par ailleurs, a-t-elle déclaré, il "est inadmissible de tirer argument de sa confession religieuse" pour obtenir un traitement particulier au sein de l'hôpital public, "lieu laïc et premier lieu de mixité sociale".

Pour l'avocat du professeur, Me Georges Hollaux, l'invocation religieuse a surtout été le "prétexte, l'alibi d'un comportement violent", d'autant plus intolérable que l'"on doit tous être égaux devant le service public hospitalier".

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l'Ordre des médecins, qui s'étaient portés parties civiles ont obtenu chacun un euro de dommages-intérêts.


L'ingérence de la religion dans la société laïque n'est pas limité au port du voile islamique.

20 octobre 2006

Prochaine comparution d'un musulman soupçonné d'avoir agressé le gynécologue soignant sa femme

PARIS (AP) - Un musulman présenté comme intégriste et accusé d'avoir agressé un gynécologue-obstétricien qui soignait sa femme en septembre dernier à l'hôpital Robert-Debré à Paris comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris le 24 janvier 2007, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

L'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) et le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) vont se constituer partie civile.

Un soir de garde, en septembre dernier, le Pr Jean-François Oury, chef du service de gynécologie-obstétrique de l'hôpital Robert-Debré (XIXe arrondissement), "s'est fait agresser physiquement", a déclaré le Pr Emile Daraï, secrétaire général du CNGOF, interrogé vendredi par l'Associated Press. "On avait fait appel à lui, en salle de travail, pour un avis" concernant "un accouchement qui posait un problème", a-t-il ajouté.

Suite à cette agression, le Pr Oury a porté plainte, rapidement rejoint par l'AP-HP, a précisé Emile Daraï. Ce dernier n'a pas fourni davantage de détails sur l'agression présumée. Mais, d'après le président du CNGOF, Jacques Lansac, le mari aurait giflé le gynécologue. L'identité de l'agresseur présumé n'a pas été communiquée.

"Il y a un problème dont il faut parler", a estimé Emile Daraï. Favorable au dialogue qui, selon lui, permettrait "d'éviter les amalgames", "de désensibiliser une situation qui risque de poser un problème", le Pr Daraï a rappelé que le "but" du corps médical est de "soigner les patients, sans interférence de religion quelle qu'elle soit. Nous devons rester au-dessus des problèmes religieux".

Loin de vouloir "polémiquer", le Pr Daraï plaide plutôt pour un "consensus". Invitant à plus de "quiétude dans la prise en charge des patientes", il souhaite pouvoir les "traiter dans des conditions adéquates, sans être assujetti à des agressions physiques ou verbales".

Si, selon lui, "toute femme a le droit de demander à être suivie par une femme ou par un homme", ce spécialiste rappelle que, "dans le service public, il y a des urgences", notamment "des accouchements en urgence" et qu'il n'est pas possible de "faire en sorte qu'aux urgences, il y ait toujours un médecin femme". Dans le service public, a-t-il précisé, "les gens sont suivis au sein d'une équipe de garde 24 heures sur 24".

"Nous sommes dans un pays laïque, les gens font en fonction du système laïque. Aucune religion ne fait appel à une personne particulière, nous n'allons pas mettre une femme et un homme de garde", a ajouté le secrétaire général du CNGOF.

Pour sa part, le président de ce Collège a fait état d'incidents similaires déjà survenus en milieu hospitalier. "On m'a signalé à plusieurs reprises dans d'autres hôpitaux des altercations où il a fallu faire venir des vigiles pour faire partir le mari de patientes", a déclaré sur RTL le Pr Jacques Lansac, président du CNGOF, mais "c'est la première fois qu'un médecin se fait gifler par le mari d'un patiente à qui il devait porter des soins".


La dérive intégriste est ici manifeste et rappelle la violence exercée aux Etats Unis par les militants chrétiens intégristes contre l'IVG.

28 septembre 2006

Un prof de philo sous protection de la DST

Par Gilbert LAVAL
LIBERATION.FR
Toulouse, de notre correspondant

«Pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran» et «Il faut appeler l’Occident «le monde libre» par rapport au monde musulman». La charge était signée, dans les pages Débats du Figaro du 19 septembre, par «Robert Redeker, professeur de philosophie au lycée Pierre-Paul Riquet de Saint-Orens-de-Gameville». Dès le lendemain, le répondeur téléphonique et la boîte mail de l’enseignant débordaient d’insultes et de quelques menaces de mort accompagnées de précisions sur son quotidien.

Résultat, Robert Redeker vit aujourd’hui caché «quelque part en France» et sous protection de la Direction de la surveillance du territoire (DST). S'il regrette cet isolement forcé, Redeker fait savoir qu’il ne regrette pas ses écrits –il n’a fait qu’exercer le droit républicain à la liberté d’expression– et en appelle à Voltaire. «Robert est souvent excessif, rapporte un de ses confrères philosophe enseignant à Toulouse. Je dirais même qu’il en fait sa manière d’enseigner.»

La Mosquée de Paris indique que si la liberté d’expression est essentielle, le respect des religions l’est tout autant. Les représentants toulousains de la fédération des Musulmans de France estiment pour leur part que «ce n’était pas la peine de mettre de l’huile sur le feu comme l’a fait ce professeur au moment où des croix gammées sont peintes sur la mosquée de Carcassonne». Si seulement Redeker n’avait pas donné son nom et son adresse..., regrette-t-on au commissariat de Toulouse.


Une fois de plus, les représentants religieux nient sans le dire la liberté d'expression. Les massacres commis au nom des trois religions monothéistes sont innombrables. Il faut croire que le rappeler en énerve certains.

21 juillet 2006

Caricatures de Mahomet: citation directe visant Charlie Hebdo

PARIS (AFP) - La Grande Mosquée de Paris (GMP) a déposé lundi une citation directe visant l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo pour la publication en février de caricatures représentant le prophète Mahomet, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.
La citation pour "injure publique à l'égard d'un groupe de personnes à raison de la religion" fera l'objet d'une première audience de fixation le 22 septembre.

La GMP demande la publication d'un communiqué judiciaire en une de Charlie Hebdo et la somme de 30.000 euros de dommages et intérêts.

La procédure vise trois caricatures du prophète: un dessin de Cabu publié en une avec la légende "c'est dur d'être aimé par des cons" et deux dessins déjà publiés dans le journal danois Jyllands-Posten en septembre 2005 représentant pour l'un Mahomet portant un turban contenant une bombe et pour l'autre le prophète accueillant des kamikazes au paradis avec la légende "arrêtez, arrêtez, nous n'avons plus de vierges".

Pour la GMP, la publication des caricatures est un "acte délibéré d'agression visant à heurter les personnes de religion musulmane dans leur attachement communautaire à leur foi".

La citation est délivrée à l'encontre des éditions Rotative et de Philippe Val, directeur de la publication de l'hebdomadaire.

En février, au moment de la parution des caricatures dans la presse française, le CFCM avait intenté en vain une action en référé. Il avait alors annoncé son intention de saisir la justice par le biais de ses fédérations.

La Fédération de la Grande Mosquée de Paris avait annoncé en mai vouloir agir en justice.

Par ailleurs, Me Ouassini Mebarek, avocat de l'Union des organisations islamistes de France (UOIF), a fait part de l'intention de cet organisme de se joindre à cette procédure.


La preuve de l'intolérance à l'humour, même impertinent, des religieux même ceux dits 'modérés', est faite. Espérons que les juges de la République Française auront à coeur de leur rappeler que les croyances ne sont pas le monopole de ceux qui y croient. Sans parler du simple droit à la liberté d'expression.

05 juin 2006

La police saoudienne des moeurs lance une chasse aux sorcières

RYAD (Reuters) - La puissante police saoudienne des moeurs a lancé une campagne contre les voyants, sorciers et autres marabouts qui exercent au royaume wahhabite au mépris de l'islam qui juge blasphématoire la superstition, rapporte le journal Al Madinah.

Des centres vont être installés dans toutes les villes d'Arabie saoudite "pour enregistrer les plaintes à l'encontre de ces charlatans, les traquer et les supprimer", a déclaré au journal le cheikh Ibrahim ibn Abdallah al Ghaïs, chef de l'Autorité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice.

Certains Saoudiens payent parfois de forte sommes d'argent à de prétendus extra-lucides, le plus souvent d'origine indienne ou africaine, dans l'espoir de trouver du travail, un trésor ou une forme de bonheur par trop terrestre.


C'est l'hôpital qui se fout de la Charité. Les autorités religieuses d'Arabie Saoudite, extrémistes s'il en est, ne supportent que leur superstition officielle au détriment de toutes les autres.

07 février 2006

Appel Allah tolérance

La polémique au sujet des caricatures de Mahomet parues dans un journal danois n'est pas qu'un nouvel avatar de l'extrémisme religieux. Bien sûr, ce sont les extrémistes des pays musulmans qui ont attaqué physiquement les personnes et les lieux associés aux européens. Mais les protestations et les appels au boycottage des produits sont le fait de musulmans dits 'modérés' voire de 'laïcs' de ces pays et même des autorités religieuses (pas seulement musulmanes d'ailleurs) de pays européens.
Le pire est que ces protestations se font au nom de la tolérance et du respect, alors qu'elles ne sont qu'une expression de l'intolérance religieuse des manifestants, de leur incapacité à tolérer les critiques de leur religion et de leurs représentants historiques. Qu'ils ne soient pas d'accord avec ces critiques est bien compréhensible, qu'elles génèrent un tel émoi et de telles violences est une preuve de l'incompatibilité de ces religions avec les libertés républicaines fondamentales, en l'occurrence la liberté de la presse et la liberté d'expression qui implique que l'on puisse critiquer ces religions sans pouvoir être inquiété pour cela.
En montrant ainsi leur intolérance face aux opinions d'un caricaturiste et en réagissant par un châtiment collectif de la nation danoise et d'autres pays européens totalement innocents dans l'histoire, les manifestants prouvent au monde qui les regarde que la caricature n'était pas si exagérée et que l'amalgame dénoncé par les religieux 'modérés' de notre pays n'en était pas un.

L'islam est-il une 'religion de paix' comme l'affirment ces derniers ? L'Histoire prouve que non. Mais il faut reconnaître que toutes les religions monothéistes sont au même niveau, de ce point de vue. On se rappellera les sanglantes croisades lancées les unes contre les autres, les "guerres saintes" et autres "djihads" au nom de Dieu et de ses prophètes, leurs soi-disant martyrs et leurs cortèges de véritables morts innocentes et de misères. Les textes sacrés de toutes ces religions sont édifiants et seule la lecture édulcorée qui en est faite aujourd'hui permet de parler de religion 'modérée'.
Mais quand on contemple le pitoyable spectacle de la fureur populaire, il devient clair qu'on est "religieux modéré" au même titre qu'on souffre d'une légère grippe, c'est-à-dire qu'on est atteint d'une forme plus légère de la même maladie grave. Entre deux maux, il faut choisir le moindre mais, si le choix existe vraiment, nous pouvons préférer ne pas être malade du tout.
Malheureusement, cette intolérance face à la critique n'est pas l'apanage des religions traditionnelles. La religion du "politiquement correct" interdit aujourd'hui de dénoncer les croyances farfelues (astrologie, homéopathie, etc.), sous prétexte que les critiquer revient à insulter les personnes qui y croient. Cette maladie d'identification des personnes avec leurs croyances est une des graves maladies de la société, contre laquelle il convient de se faire vacciner par des injections répétées de liberté d'expression.

Références :
Dessin du journal danois
Dessin de France Soir

24 octobre 2005

Questions pour un champion du Coran

GAZA (AP) - Ils sont venus du Sénégal, des Pays-Bas ou des territoires palestiniens voisins. La plupart d'entre eux ne parlent même pas l'arabe mais ces 50 concurrents sont prêts à montrer leur connaissance parfaite des versets du Coran à l'occasion d'un concours international inauguré dimanche à Gaza.
Quelque 700 personnes, dont des diplomates et des dirigeants du Djihad Islamique et du Hamas, ont assisté à la première des cinq journées de compétition au cours desquelles les participants devront réciter par coeur des versets choisis au hasard par des responsables religieux.
Et surprise, les meilleurs ne sont pas forcément ceux à qui l'on pense. Les non-arabophones apprennent à réciter le Coran "mieux que nous, alors que l'arabe est notre langue maternelle", a reconnu Yousef Salameh, ministre palestinien des affaires religieuses.
D'après la tradition musulmane, une place au paradis est assurée pour les fidèles qui apprennent le Coran et suivent ses préceptes. Ceux qui connaissent par coeur ses 30 chapitres reçoivent le titre de cheikh honoraire.
"Le but est de montrer notre respect du Livre Saint du Coran et... et de faire naître une nouvelle génération de fidèles qui suivent les règles du Coran", explique Yousef Salameh. Selon lui, cette compétition organisée pendant le mois du Ramadan fait partie des célébrations palestiniennes après le récent retrait israélien de la Bande de Gaza.
Outre le paradis, une autre motivation entre en compte pour les concurrents. A l'issue de la compétition jeudi, les vainqueurs se partageront environ 61.000 euros de prix.


Reste à se demander à quoi sert d'apprendre par coeur un livre dont on ne comprend pas le sens et comment on peut suive des règles écrites dans une langue qu'on ne comprend pas. Mais ces questions ne semblent pas avoir effleuré le ministre palestinien des affaires religieuses.

05 septembre 2005

Poliomyélite : 1 million d'Indonésiens vaccinés à l'heure !

L'Indonésie vient en 24 heures, de vacciner 24 millions d'enfants contre la polio. La plus vaste campagne jamais lancée dans le pays répondait à une urgence majeure. La flambée de polio, venue d'Afrique, menaçait en effet les pays voisins.
Depuis mars 2005, deux cent vingt-cinq petits Indonésiens avaient été paralysés par le poliovirus importé du Nigeria, via le Soudan. Et l'épidémie, initialement limitée à deux provinces de l'île de Java, s'étend dangereusement à tout l'archipel. La capitale Jakarta est aujourd'hui touchée.
"Non seulement cette flambée (de poliomyélite) a paralysé des enfants un peu partout (en Indonésie), mais elle risque de s'étendre aux pays voisins" affirme le Dr David L. Heymann, représentant du Directeur général de l'OMS chargé de l'éradication de la poliomyélite.
D'où l'urgence de cette campagne de masse. Plus de 750 000 soignants et volontaires ont parcouru le pays pour atteindre le maximum d'enfants. Un véritable défi puisque l'Indonésie est constituée de 6 000 îles... Les autorités locales sont appuyées -techniquement et financièrement- par l'OMS, Rotary International, les Centers for Disease Control and Prevention et l'UNICEF. La campagne du 30 août sera suivie par deux nouvelles tournées de vaccination : le 27 septembre et au début du mois de novembre.
Sources: Organisation mondiale de la Santé, 29 août 2005


On n'insistera jamais assez sur les graves conséquences des théories des militants de l'anti-vaccination. Rappelons que les autorités musulmanes du nord Nigéria avaient ajouté foi aux rumeurs de complot américain pour stériliser les femmes musulmanes en utilisant le vaccin contre la polio. Ces rumeurs, d'origine néo-nazie, sont souvent reprises en coeur par les medias des pays musulmans extrémistes.