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08 juin 2009

Un parc sur le thème des extraterrestres bientôt à Las Vegas

Las Vegas, États-Unis - UFOland, un parc consacré aux petits hommes verts, devrait être construit à Las Vegas par une secte persuadée que la race humaine a été créée par des extraterrestres.

C'est le mouvement raëlien qui est à l'initiative de la construction de l'UFOland afin de partager sa croyance avec les visiteurs de Las Vegas. Le parc devrait accueillir un musée et un théâtre de 1000 places où le leader spirituel de la secte devrait donner des conférences. Le chef du mouvement en Amérique du Nord a indiqué que «le musée montrera toutes les preuves que nous avons recueillies durant ces 35 dernières années».
Il s'attend d'ailleurs à ce qu'UFOland devienne l'une des destinations les plus populaires de Las Vegas d'ici 5 ans.


L'inénarrable Claude Vorilhon, alias Raël, nous refait le coup des affirmations gratuites, après ses prétentions de clonage humain. L'existence médiatique devient un des objectifs principaux des organisations sectaires.

19 mai 2009

Alerte en France sur l'utilisation de "thérapies" par les sectes

Reuters

PARIS - Les organisations considérées en France comme des sectes investissent dans le secteur de la psychothérapie et plus largement la santé, estime une mission interministérielle dans son rapport annuel.

La Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), autorité administrative créée en 1996, présente ce phénomène comme une stratégie délibérée pour diffuser les idéologies et remplir les caisses de ces groupes.

"Cette préoccupation a pris en 2008 une place véritablement prépondérante, liée à la multiplication d'offres relatives au bien-être et à l'épanouissement personnel, dépourvues de toute évaluation sérieuse, et dont certaines présentent un risque réel pour la santé", peut-on lire dans le rapport.

Le foisonnement des méthodes de psychothérapie - 200 à 400 actuellement selon le rapport - et l'extension de cette approche aux soins à la délinquance, au chômage, au stress au travail, aux victimes des catastrophes, de handicaps, avec environ trois millions de Français concernés, a donné lieu à de nombreux abus, estime le rapport.

L'intérêt pour les sectes serait notamment la "mise en état de sujétion" du patient et donc le conditionnement mental qui est à la base des techniques d'enrôlement dans les sectes.
La Miviludes, qui parle de "bulle psy", critique la pratique du "ticket psy", calquée sur celle du ticket restaurant et par laquelle les employeurs financent l'accès aux thérapies.

THÉRAPIES ALTERNATIVES

Plus généralement, sont mises en cause certaines thérapies dites "douces" ou "alternatives", dont la liste, dressée par la mission, va de "l'aromathérapie" au jeûne au passant par la "musicothérapie", la numérologie, la naturopathie, le "tarot psychologique" ou encore la "thérapie par le souffle".

La Miviludes rappelle la problématique connue de la formation des psychothérapeutes, qui ne sont que minoritairement des médecins ou des psychiatres. Un encadrement législatif du titre de psychothérapeute voté en 2004 n'est toujours pas appliqué, souligne le rapport.
La "nouvelle médecine germanique" du docteur Ryke Geerd Hamer s'est notamment développé récemment, avec des conséquences tragiques, ajoute le rapport.

Ce médecin soutient que toutes les maladies, et notamment les cancers, résultent de graves conflits psychologiques non résolus. Les adeptes refusent donc tout soin traditionnel et peuvent mourir dans de grandes souffrances.

La pratique consistant à susciter de faux souvenirs d'abus sexuels familiaux chez les patients, afin de les arracher à leur environnement et les placer en état de sujétion, est épinglée.

Les charlatans étendent leur action au domaine de la formation professionnelle, énorme secteur économique financé largement sur fonds publics. Les problèmes apparaissent notamment dans les actions de formation "liées au domaine de la santé ou du bien-être", relève le rapport.

Alors que le caractère qualifiant de ces formations n'est pas démontré et que leur évaluation est problématique, elles permettent à certaines sectes d'obtenir une forme de reconnaissance de l'Etat, via un "agrément" administratif dont elles se prévalent pour se légitimer.

La Miviludes propose plusieurs mesures d'encadrement administratif pour fermer la porte du marché de la formation aux groupements douteux. Un groupe technique ad hoc placé auprès du ministère de la Santé pourrait aussi être créé.

Le président de la Miviludes, Georges Fenech, a plaidé en présentant son rapport en faveur de la publication d'une nouvelle liste officielle des mouvements sectaires après celle de 1995 qui avait suscité une vive controverse, la définition légale de la notion de "secte" posant toujours problème.

Il s'agirait de décrire les méthodes des organisations suspectes ou ayant connu des démêlés judiciaires. La liste est prête et il ne manque que l'accord du Premier ministre pour la publier sur internet, précise Georges Fenech.

18 février 2009

Le docteur Guéniot est blanchi en appel

Nord Eclair

Douze ans de procédure et, au final, une relaxe prononcée par la cour d'appel de Douai hier. Le docteur Gérard Guéniot, médecin homéopathe qui exerçait dans la métropole lilloise, avait été condamné à deux ans de prison avec sursis et interdit définitivement d'exercer la médecine.
Une décision du tribunal correctionnel de Lille en juin 2006 suite à une plainte de la famille d'Évelyne Marsaleix. Cette mère de deux enfants est décédée d'un cancer du sein qui avait été traité par homéopathie. Paniquée à l'idée de devoir endurer une chimiothérapie, Évelyne Marsaleix, une ingénieure, avait consulté le docteur Saint-Omer et le docteur Guéniot, tous deux adeptes des médecines douces et, par ailleurs, ex-membres du Graal, un mouvement prônant les médecines parallèles. Il avait été classé comme secte dans le rapport parlementaire daté de 1995.

Gélules de gui 
Évelyne Marsaleix, pour tous soins, s'était vu prescrire des gélules à base de gui, avait suivi un jeûne de 21 jours chez un couple de Tourquennois, également membres du Graal, qui l'avait hébergée pendant ce jeûne. On lui avait également conseillé des cataplasmes à base d'argile.
Quand, enfin, Évelyne Marsaleix était revenue vers la médecine classique, elle était dans un état épouvantable. Le Dr Coscas, lors du procès en appel à Douai en février dernier, avait confié « n'avoir jamais vu une situation comme celle-là (...) Cette femme souffrait le martyre » . Il était trop tard pour sauver Évelyne, morte à 31 ans, peu après avoir écrit au procureur de la République pour dénoncer ce qu'elle qualifiera de « manipulation ».
La cour d'appel a confirmé les dommages et intérêts auxquels avait été condamné le Dr Saint-Omer qui l'avait suivie régulièrement. Il n'avait pas fait appel de la condamnation pénale prononcée à Lille (deux ans de prison avec sursis).
Le Dr Guéniot, lui, a été relaxé pour la non-assistance à personne en danger (le TGI de Lille l'avait déjà fait pour homicide involontaire, relaxe confirmée en appel). Dans un arrêt de 84 pages, la cour estime que le Dr Guéniot n'ayant vu qu'une fois Évelyne Marsaleix en consultation ne pouvait avoir connaissance de la situation de péril dans laquelle elle était. Un arrêt qui « déçoit » Me Lequay, avocat de l'ADFI, une association qui milite contre les dérives sectaires qui était partie civile. 

FLORENCE TRAULLÉ
Jean-Yves Nau

Le jugement paraît équilibré. Le principal responsable est condamné et l'irresponsable de service relaxé. Quant à la victime, elle ne peut plus se plaindre d'avoir cru aux vertus imaginaires de l'homéopathie.

04 mars 2008

Sectes - "La santé est l'un des domaines de prédilection des sectes"

L'élu UMP Jacques Myard demande l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur les sectes axée sur les domaines médical et paramédical.
Domaines dans lesquels le phénomène sectaire présente une"réalité grave", selon le député.


Alexandra GUILLET

LCI.fr : Pourquoi avez-vous demandé au président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, la création d'une nouvelle commission d'enquête sur les sectes ?
Jacques Myard, député-maire UMP de Maisons-Laffitte : A un moment où certains nient les dangers des dérives sectaires, il me paraît opportun de rappeler la réalité du phénomène. A travers les trois commissions d'enquête que l'Assemblée a déjà instituées, et auxquelles j'ai participées, nous avons pu constater une montée en puissance du phénomène sectaire. Loin de s'étioler, la réalité est prégnante et parfois très sordide. Notamment lors de la dernière commission d'enquête, qui portait sur la protection des mineurs, nous avons constaté qu'il y avait des cas totalement étonnants comme Tabitha's place, dans les Pyrénées-Atlantiques. Cette secte enferme les gosses dans une espèce de monde éducatif parallèle, coupé du monde, et où les corrections corporelles existent encore. De surcroît, nous avons effleuré, dans le cadre de cette commission, la question des charlatans en médecine. Je crois que là aussi il y a une situation qui doit interpeller les pouvoirs publics. Nous devons une nouvelle fois mettre en exergue des pratiques qui sont très préjudiciables à la vie des plus faibles.

LCI.fr : Sur quoi vous basez-vous pour dire cela ?
J.M. : Nous avons eu plusieurs cas de personnes qui ne se sont pas soignées et qui ont été emportées par des maladies terribles, parce qu'elles ont écouté des pseudo-thérapeutes ou des adeptes de médecines parallèles. La santé est l'un des domaines de prédilection des sectes. C'est cette piste-là qu'il faut désormais creuser. Que certains voient de l'espoir dans des thérapies innovantes, cela peut se comprendre sur le plan humain. Mais que d'autres vivent de cette crédulité et de la faiblesse de certains de nos concitoyens est proprement révoltant.

LCI.fr : Vous allez semer la zizanie chez les thérapeutes ?
J.M. : Mais j'y compte bien ! Et j'appuie notamment l'initiative de Bernard Accoyer qui a fait entrer dans le code de la Santé un texte qui dit que n'importe qui ne peut pas utiliser le titre de thérapeute, et notamment celui de psychothérapeute, réservés à des médecins. Malheureusement les décrets d'application mettent du temps à sortir car il y a des pressions en tout genre. J'ose espérer que cette commission d'enquête, notamment pour tous les centres paramédicaux, servira à faire avancer ce dossier qui est une réalité grave. J'ai déjà reçu l'appui de nombreux députés. J'ai bon espoir que ma requête aboutisse dès la reprise des débats au Parlement.

LCI.fr : Le rôle de la Miviludes - mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires - a été pas mal décrié ces dernières semaines. Qu'en pensez-vous ?
J.M. : La Miviludes est indispensable ! Evidemment, ce n'est pas elle qui va prendre des décisions coercitives à propos de dérives sectaires, mais elle remplit remarquablement son travail d'alerte et de publicité sur certains agissements. S'il y a un doux dingue qui veut fonder un nouveau mouvement religieux, libre à lui, nous sommes en démocratie. En revanche, si ce doux dingue prône que les enfants doivent être frappés, ou qu'ils ne doivent pas avoir de transfusion sanguine ou qu'ils ne doivent pas aller à l'école mais s'asseoir sur le grand chêne pour être inspirés naturellement par des ondes cosmiques, on est en droit de se poser des questions. Je me félicite aussi que la ministre de l'Intérieur vienne de rappeler aux préfets la réalité du phénomène et qu'elle ait demandé la mise en place de groupes spécialisés dans la surveillances des dérives sectaires.

LIC.fr : Que pensez-vous de cette nouvelle affaire de séquestration, en Sardaigne, d'une adepte de la scientologie, Martine Boublil ?
J.M. : Malheureusement, c'est récurrent avec la scientologie. Quand un des membres veut s'en aller, on le séquestre. Ça prouve bien la nature de cet organisme.

18 novembre 2007

Des popes échouent à convaincre une secte apocalyptique de quitter leur refuge

NIKOLSKOE, Russie - La médiation des prêtres orthodoxes a échoué dimanche. Vingt-neuf adeptes d'une secte russe, qui attendent la fin du monde retranchés dans des abris souterrains dans une forêt du centre de la Russie, menaçant de se faire exploser si la police intervient, ont refusé de remonter à la surface.

Selon les autorités locales, la secte, affirme avoir 400 litres d'essence pour faire exploser son bunker souterrain proche du village de Nikolskoïe, à 640 km au sud-est de Moscou. S'ils ont refusé la médiation des popes, les adeptes de la secte sont en contact avec les autorités, et d'autres volontaires comptaient offrir dimanche une aide en vivres et médicaments pour tenter d'établir une médiation.

Si la police continue d'encercler le site, aucune mesure d'intervention par la force ne semblait prévue pour déloger le groupe, qui compte quatre enfants, dont un qui n'a que 18 mois. Selon les "Izvestia", la majorité des adeptes adultes seraient des femmes.

Leur chef, Piotr Kouznetsov, 43 ans, ingénieur de formation et fondateur de la "véritable église orthodoxe russe", n'est pas terré avec ses fidèles sous cette colline enneigée, non loin du village où il s'était installé depuis quelques années, écrivant des livres, visitant des monastères et mettant au point le corpus de son "église", mélange de diverses croyances, avant de commencer à recruter.

Il a été hospitalisé pour expertise psychiatrique vendredi, après avoir été inculpé pour création d'une organisation religieuse à visées violentes.

Les adeptes n'ont pas le droit de regarder la télévision ou écouter la radio, ni de gérer de l'argent, selon la presse russe.

Anna Vabitchevich, dont le fils de 41 ans, la femme et les deux filles sont membres de la secte, a expliqué à l'Associated Press que son fils était sous l'influence du gourou depuis plusieurs années, ayant notamment arrêté de consommer des produits sous emballage industriel, la secte estimant que le code-barre figurant sur tous ces emballages était la marque de l'Antéchrist.

Selon Alexandre Dvorkin, du Centre d'études religieuses, centre de réflexion indépendant, la Russie compte une dizaine de sectes de ce type, néo-chrétiennes, dont les membres vivent isolés et sous l'influence de prophètes autoproclamés.

12 octobre 2007

En Inde, la transfusion n'améliore pas l'intelligence

BOMBAY (Reuters) - Un couple de médecins indiens a tué l'un de ses fils en transfusant son sang vers son frère aîné pour tenter de rendre ce dernier plus intelligent, rapporte The Indian Express.

L'aîné est dans un état critique.

La mère a dit avoir vu en rêve un gourou qui lui a conseillé de procéder à cette transfusion afin d'aider son fils aîné à améliorer ses études. Elle suit un traitement psychiatrique après avoir tenté de se suicider.

07 septembre 2007

GB: près de la moitié des mosquées gérées par des radicaux

LONDON, 7 sept 2007 (AFP) - GB: près de la moitié des mosquées gérées par des radicaux

Près de la moitié des mosquées de Grande-Bretagne sont gérées par une secte radicale de l'islam sunnite, dont le chef spirituel au Royaume-Uni appelle les musulmans à "verser le sang" au nom de la religion, a indiqué le Times dans son édition de vendredi.

Citant une copie d'un rapport de police, le quotidien précise que plus de 600 des 1.350 mosquées britanniques sont gérées par la secte Deobandi, mouvement fondamentaliste présent notamment en Afghanistan et au Pakistan et qui prêche un islam délivré de l'influence "amorale" de l'Occident.

Ce mouvement gère également 17 des 26 séminaires islamiques de Grande-Bretagne. 80% des responsables religieux musulmans du pays ont ainsi suivi une formation donnée par la secte.

Un porte-parole de Scotland Yard, contacté par l'AFP, n'a pas été en mesure de confirmer les informations du Times.

Selon le journal, le principal chef religieux du mouvement en Grande-Bretagne, Riyadh ul-Haq, a par le passé condamné l'amitié entre musulmans, juifs et chrétiens estimant qu'elle "tournait en dérision la religion d'Allah".

Le leader religieux avait exhorté ses fidèles à ne pas tomber sous "l'influence diabolique" des non-musulmans.

"Nous sommes dans une position dangereuse. Nous vivons parmi (les non-musulmans), nous travaillons avec eux, nous nous associons à eux, nous nous mêlons à eux et nous commençons à adopter leurs habitudes", avait-il déclaré dans un de ses prêches.

Ul-Haq, interrogé par le Times, a refusé tout commentaire.

16 août 2007

La secte de Raël perd son procès contre un journal suisse

Le Monde.fr

Le quotidien suisse La Liberté a gagné le procès pour "tort moral" que lui avait intenté la secte raélienne, a annoncé jeudi le journal.

Le mouvement raélien s'était offusqué d'un article publié en 2005 par ce quotidien de Fribourg qui soulignait le message de soumission féminine promue par la secte et rappelait les positions raéliennes sur le clonage et ses relents d'eugénisme.

Le Tribunal civil de l'Est vaudois a estimé que chacune de ces dérives idéologiques était effectivement prouvée par la littérature raélienne. La secte a été condamnée à payer 6.800 francs suisses de dépens.

"La nécessité d'informer le public par voie de presse n'est pas en soi illicite ou répond à un intérêt prépondérant. Celui-ci passe avant le droit à l'honneur de la secte ou de ses membres", souligne le jugement cité par le journal.

Le mouvement raélien ainsi que deux de ses adeptes citées dans l'article avaient porté plainte contre La Liberté, réclamant chacun 15.000 francs (9.000 euros) de dommages et intérêts.

Le "guide national" pour la Suisse du mouvement raélien, M. Philippe Chabloz, a annoncé à l'agence de presse suisse ATS son intention d'introduire un recours contre la décision "inadmissible" du tribunal.

07 juin 2007

Des sectes derrière un parti français qui présente 475 candidats

Agence France-Presse

Paris -- Le président de la commission d'enquête parlementaire sur les sectes en France a dénoncé jeudi «les liens» existant entre un parti qui présente 475 candidats aux législatives et des sectes comme la scientologie, les raéliens, Moon ou l'Ordre du temple solaire (OTS).

«Je tiens à informer l'opinion et les électeurs des liens existants entre le parti "France en action", qui présente des candidats dans la quasi totalité des circonscriptions françaises, avec des organisations à caractère sectaire tels que l'OTS (Ordre du temple solaire), le mouvement raélien, la scientologie, la kinésiologie, Moon et Krishna», a déclaré à l'AFP Georges Fenech, député du parti de droite UMP.

La «France en action, dirigée par Jean-Marc Governatori, ancien chef d'entreprise, est l'émanation de plusieurs mouvements sectaires», a-t-il affirmé, à quatre jours du premier tour des législatives.

M. Fenech a identifié plusieurs candidats de ce parti qui ne sont que des «faux nez de sectes».

Ainsi, à Lille (nord), Thierry Beccourt, président de la Coordination des associations de particuliers pour la liberté de conscience, représente selon M. Fenech la scientologie.

Le député, également magistrat, souligne que «ce n'est pas la première fois que les sectes utilisent le financement des partis politiques à l'occasion des élections».


Les thèmes soutenus par Governatori sont typiquement ceux que développent ces groupes à caractères sectaires, notamment les théories fumeuses des adeptes de l'anti-vaccination.

24 janvier 2007

Du risque sectaire dans la formation professionnelle

C'est l'un des éléments que met en exergue le rapport annuel de la Miviludes, la Mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires • Ou comment le marché de la formation professionnelle peut s'avérer périlleux •

Par Julie LASTERADE
LIBERATION.FR

Ils veulent s'initier au management et se retrouvent nus avec leurs collègues dans une piscine. Ils aimeraient se sentir plus sûrs d'eux et s'inscrivent pour un stage de «guérison du passé». Ils veulent se réorienter professionnellement pour faire du bien aux autres et choisissent une formation de «guérisseur à mains nues». Ils risquent de se retrouver entre les mains de mouvements «à caractères sectaires»....

Dans son quatrième rapport annuel rendu public mercredi, la Miviludes (Mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) met l'accent sur «la formation professionnelle et le risque sectaire». Ou comment le marché de la formation professionnelle serait devenu un champ miné.

«Augmentation croissante de prestations visant au développement de la personne, de ses capacités comportementales», «prestations qui investissent de plus en plus l'intimité des personnes», «nouveaux labels, nouveaux métiers», la Miviludes s'inquiète. «Le détournement des objectifs de la formation professionnelle peut conduire notamment, par des procédés de séduction, à des actes ou des pratiques illicites», craint-elle.

La Miviludes refuse de lister les organismes et les formations «à risque». Mais elle cite tout de même la formation de «doula, une nouvelle profession [qui se] développe généralement dans les milieux hostiles à la médicalisation de la maternité» et qui «pose un certain nombre de questions» et «peut concerner des publics vulnérables».

Elle pointe également l'EMF balancing technique dont elle n'hésite pas à dénoncer «la dangerosité dans la mesure où ses applications peuvent se substituer à des traitements médicaux classique». Pas de liste, donc, «le paysage est trop mouvant», explique Françoise Chalmeau, de la Miviludes, mais des mots clefs comme «analyse transactionnelle», «rebirth», «kinésiologie» qui la font tiquer.

«Ce ne sont pas les méthodes qui sont en cause, précise Henri-Pierre Debord, mais les interprétations qui en sont faites». D'apres lui, lorsque des prestataires de services appartiennent à des mouvements caractérisés comme sectaires, c'est la «sécurité» de certaines entreprises qui serait en danger. «Des vols d'ordinateurs par exemple, avance-t-il, des risques d'ordre financier, des risques de déstabilisation des salariés, de modification de comportements ou des risques d'infiltration, comme des détournements de données et d'informations stratégiques».

Henri-Pierre Debord ajoute qu'il recoit entre 200 et 300 questions de salariés ou d'entreprises chaque années sur le risque de dérives sectaires de tel ou tel organisme. Mais rien de plus précis. Le rapport cite en exemple quelques cas d'associations ayant fait l'objet de controles ou d'enquetes. Mais les délits avérés semblent rarissimes. Néanmoins, Henri-Pierre Debord insiste, «nous sommes de plus en plus sollicités par des entreprises, des syndicats ou des salariés confrontés à des situations qu'ils ne comprennent pas». Ils lui demandent «tel organisme présente-t-il un risque sectaire ?», «Telle méthode peut-elle être en lien avec un mouvement sectaire ?», «le responsable de cette société de conseil est membre de ce mouvement, traiter avec lui représente-t-il un risque pour mon entreprise ou pour mes salariés?», rapporte-t-il.

Pour les éviter, c'est cette fois-ci la Miviludes qui se propose de jouer les prestataires de services dans les entreprises et de «sensibiliser au risque sectaire» les responsables administratifs et des ressources humaines. Il s'agit de leur apprendre à repérer «le vocabulaire obscur, le discours anti-social, explique Françoise Chalmeau. De définir un cahier des charges précis de ce que l'on attend de la prestation, de demander aux intervenant de fournir un diplome reconnus par l'éducation nationale. Méfiance aussi si les formations sont organisées le soir ou le week-end, si elles font sauter des repas et jouent sur l'épuisement physique». Et éventuellement, en cas de gros doute, de «suivre l'actualité juridique» de l'organisme de formation.

13 janvier 2007

Les Témoins de Jéhovah, Est-ce une secte ou une religion?

Taïeb Moalla
Journal de Québec

«Tiens fort à ne pas manger du sang (...); répands-le sur la terre comme de l'eau. Ne le mange point, afin que tu prospères, toi et tes enfants après toi, lorsque tu feras ce qui est droit.»

Cette recommandation du Lévithique -un des cinq livres du Pentateuque dans l'Ancien Testament chez les chrétiens ou Torah chez les Juifs- est appliquée à la lettre par les Témoins de Jéhovah. Ces derniers refusent par principe les transfusions sanguines et affirment qu'il existe des «substituts de qualité» à cette opération médicale.

Présents dans 235 pays, les Témoins de Jéhovah revendiquent plus de six millions de fidèles. Depuis 2002, la France considère ce rassemblement religieux comme sectaire.

«C'est très bien ainsi. Cela leur donne juste le droit d'exister, mais ne leur permet pas de bénéficier des importants avantages fiscaux qu'ils ont ici», pense Jonathan Lavoie.

Selon lui, le fait de classer le mouvement dans le rayon des sectes est de nature à protéger la population. «Comme le terme a une connotation négative, cela peut montrer aux gens que ce sont juste des prédateurs qui attaquent des proies en leur faisant un lavage de cerveau», dit celui qui a déjà été Témoin de Jéhovah dans sa jeunesse.

L'approche française critiquée

Pauline Côté, professeure en sciences politiques et auteure d'une thèse portant sur la culture politique chez les Témoins de Jéhovah, ne partage pas ce raisonnement.

«D'abord, il est difficile de distinguer la religion de la secte. On dit souvent que la secte est une religion qui commence et que la religion est une secte qui a réussi», signale-t-elle.

Par ailleurs, l'approche française suscite beaucoup de critiques. «À cause de sa récente législation, la France se fait régulièrement sanctionner par la Cour européenne des droits de l'homme pour discrimination. C'est notamment le cas dans les causes portant sur les transfusions sanguines ou sur la garde des enfants», ajoute la professeure.

Au Canada et au Québec, les Témoins de Jéhovah sont reconnus comme une association charitable et bénéficient, de ce fait, d'importantes exemptions fiscales.


L'impossibilité de distinguer une religion d'une secte, sauf par des considérations partiales, nous met clairement devant un dilemme: comment favoriser l'une sans favoriser l'autre dans un état de droit laïque ? La solution évidente est de ne favoriser ni l'une ni l'autre et il n'y aura plus de jaloux.

28 décembre 2006

Les sectes à l'assaut de l'entreprise

La 23e session de formation fut sans doute celle de trop. "Ça s'est terminé par la danse de l'orange", raconte l'un des douze participants, des cadres du centre d'appel de l'opérateur de téléphonie mobile Orange, situé dans le Nord. "Sans parler, les yeux bandés, nous tenions une orange du bout des doigts avec un partenaire et devions imaginer ce qui se passait dans le corps et la tête de l'autre." Le comité de direction de l'entreprise était en formation depuis deux ans. Petit à petit, avant cette énième excentricité, les sessions n'avaient cessé de dériver. Les liens supposés entre sexualité, management et psychanalyse justifiaient des séances de remises en cause publiques et intimes. Les esprits trop critiques étaient exclus du stage et se marginalisaient au sein de l'entreprise. Bel exemple de formation professionnelle...

Le marché est énorme. Il génère 22 milliards d'euros de flux financiers par an, selon le ministère du travail. 45 000 organismes prestataires sont recensés, dont 7 000 à 8 000 reconnus sur la place publique. Les risques de dérapage se mesurent à cette aune : il y a le psychothérapeute illuminé aux connaissances approximatives ; l'escroc à la recherche de budgets peu contrôlés ; ou encore la stratégie réfléchie d'une secte au fonctionnement souvent de type mafieux.

Chez Orange, la formation a pris fin grâce à un cadre rebelle. Sa supérieure hiérarchique soutenait le formateur. Elle-même participait à ces sessions marquées par la peur et les menaces de sanctions. L'intéressé s'adressa donc directement au président de France Télécom, qui diligenta une enquête interne. "Les références psychanalytiques étaient exagérées et déplacées", commente-t-on, gêné, au sein du groupe, avant d'ajouter plus discrètement à propos du formateur : "C'était plus un allumé qu'un prosélyte sectaire." L'entreprise prestataire, Equation, affirme pour sa part "être tombée de haut". "Nous avons appris l'existence du problème par hasard, dans un couloir de France Télécom." "Ce formateur agissait à notre insu," ajoute ce cabinet basé à Lyon. "Nous avons mis fin à toute collaboration dès que nous avons été informés."
L'affaire a été dévoilée il y a un an à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) et devrait figurer dans son rapport annuel 2006. Elle illustre bien les dérives auxquelles peuvent être confrontées les entreprises, estime Stéphane Rémy, directeur adjoint du travail à la Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP). D'une part, parce que "les salariés étaient dans un état de double sujétion, vis-à-vis du formateur et de leur propre chef". D'autre part, en raison du contenu, qui a dévié vers la fin de la session "après une lente mise en condition, propre aux techniques de reformatage de personnalité présentes dans les démarches sectaires". Le risque de manipulation mentale dans l'entreprise, via la formation, est identifié depuis le milieu des années 1990. Mais il a fallu attendre 2006 pour que les responsables de la formation professionnelle et les acteurs publics anti-sectes se mobilisent réellement.

Deux types de dangers sont distingués : les organisations sectaires de type Scientologie, et les microstructures soudées par des théories douteuses, présentes surtout dans le domaine de la santé. "Les mouvements sectaires n'ont plus besoin d'adeptes pour faire de l'argent, le marché de la formation professionnelle peut suffire", explique Catherine Picard, présidente de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (Unadfi), principale association anti-sectes en France.

Décrit par Danièle Gounord, porte-parole de l'Eglise de scientologie, comme un membre de son mouvement, Eric Ianna apparaît derrière plusieurs sociétés de formation professionnelle. Certitude, Key Concept ou Action Academy n'ont officiellement aucun lien entre elles mais emploient les mêmes méthodes, développées par la secte. Sociétés gigognes, elles ne diffèrent que par leurs adresses, mais certaines, dont celle de Certitude, ne sont que des boîtes aux lettres. Le danger existe lorsque le lien entre ces sociétés et la secte n'est pas mentionné aux clients.

Ainsi le groupe Ticona, émanation du géant de la chimie Hoechst, a eu recours aux services de M. Ianna. "Il avait travaillé par le passé pour Hoechst, dit-on au siège de Ticona, mais dès que nous avons su, par le biais d'un article de Paris Match, que la prestation qu'il vendait était inspirée des doctrines de la Scientologie, nous avons mis fin à son contrat."
Les établissements Cornet, une concession de tracteurs John Deere à Pithiviers, figurent eux aussi parmi les anciens clients de M. Ianna. Mais la direction agissait en conscience : elle savait qu'"il était à la Scientologie", le gérant de l'entreprise étant lui-même proche de ce mouvement. M. Ianna se borne pour sa part à indiquer que ses activités n'ont pas de lien avec la Scientologie. Pourtant, peu de temps après l'avoir contacté, Le Monde recevait un appel de Mme Gounord sans que celle-ci ait été sollicitée.

Les grands groupes ne sont pas à l'abri. Fin décembre 2005, Areva, le groupe Lagardère et la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) ont annulé leur participation à un colloque à l'intitulé pourtant anodin sur "le correspondant CNIL". Ils avaient appris la veille que la société Dataclair, coorganisatrice du colloque, comptait parmi ses consultants "informatiques" un scientologue, ce que Mme Gounord confirme. "Personne n'a vérifié auprès de moi la réalité de ces liens et surtout leur influence sur le travail fourni," s'insurge Patrick Mensac, directeur de Dataclair. "Je n'ai, personnellement, aucun lien avec la Scientologie, et les croyances de mon consultant ne regardent que lui."
"Peu nous importent les doctrines et les croyances", assure Henri-Pierre Debord, de la Miviludes, qui identifie trois sujets d'inquiétude : "La ponction de fonds pour le financement de réseaux sectaires, l'éventuel détournement d'informations et l'accès à des données personnelles détenues par des entreprises." Autre source de craintes pour le gouvernement : l'explosion du marché du "développement personnel". Dès 2000, une circulaire du ministère du travail en parlait comme d'un "moyen privilégié de pénétration du milieu de la formation par les organismes sectaires". Même l'éducation nationale s'est retournée vers le ministère du travail pour savoir si elle devait financer certaines formations. En Aquitaine, un enseignant en difficulté avec ses élèves voulait ainsi devenir thérapeute en "guérison du passé". La méthode qui lui était proposée s'inspirait de la doctrine du docteur Ryke Geerd Hamer, condamné, en 2004, à trois ans de prison pour escroqueries et complicité d'exercice illégal de la médecine. "Selon les renseignements généraux, le nombre de méthodes de développement personnel est passé de 80 en 1996 à 200 en 2005", affirme Françoise Chalmeau, qui représente le ministère de la santé au sein de la Miviludes. Inquiet des dérapages, le gouvernement a invité tous les acteurs de la lutte anti-sectes à coordonner leurs efforts. Entre mai et septembre, les organismes qui gèrent les congés individuels de formation ont resserré les mailles du filet sur le risque sectaire.

Le Fonds unique de péréquation, qui finance ces congés, indiquait ainsi, le 15 juin 2006, à un organisme collecteur de fonds, le Fongecif du Languedoc-Roussillon, que "le caractère trop général des termes employés par le législateur oblige chacun de nous à faire preuve de la plus grande vigilance". A la mi-novembre, le ministère du travail et la Miviludes formaient l'organisme collecteur de Basse-Normandie aux failles du marché du "mieux-être". Une première. Et pourtant, les ressources humaines des entreprises sont de plus en plus séduites par ces formations.

Si le mieux-être individuel peut s'accorder avec un éventuel changement de métier, c'est aussi la porte ouverte à de véritables escroqueries et à l'embrigadement mental visant des stagiaires en état de faiblesse psychologique. "Il y a enseignement suspect lorsque le formateur veut faire de vous un homme nouveau et vous guérir d'un passé responsable de tous les maux," explique Mme Chalmeau. "Cette logique coupe peu à peu les gens de leur entourage familial et amical et les enferme dans une dépendance souvent très coûteuse." Les consultants ou thérapeutes en "développement personnel" se présentent désormais sous le visage de "coachs", phénomène à la mode. Et il n'est pas rare que la principale association anti-sectes, l'Unadfi, soit contactée par des victimes de leur emprise.

Les "coachs" prétendent aussi gérer l'assurance personnelle, le temps, les relations amoureuses, les changements de métier et le mieux-être en général. Ces nouveaux gourous peuvent à l'occasion servir certains desseins patronaux. Selon Mme Picard, présidente de l'Unadfi, "les entreprises utilisent parfois ces méthodes de développement personnel pour faire passer des pilules amères telles que des plans de restructuration ou de licenciement".

Jacques Follorou


Il faut faire attention à ne pas mettre tous les enseignements et les formateurs en "développement personnel" dans le même panier. Si on y trouve le pire, il y a aussi des formations de qualité. On peut regretter que des entreprises publiques utilisent l'argent du contribuable pour alimenter des organismes liés à des sectes. Une prudence particulière s'impose dans ce cas.

19 décembre 2006

La commission parlementaire sur les sectes présente son 3e rapport

PARIS (AFP) - La commission parlementaire d'enquête sur les sectes présente ce mardi son troisième rapport, intitulé "L'enfance volée. Les mineurs victimes des sectes", qui comporte 50 propositions visant à mieux protéger les enfants.

Plusieurs de ces mesures concernent vraisemblablement les conditions de scolarisation et le contrôle médical, ces sujets ayant été abondamment abordés au fil des 65 auditions qui ont rythmé le travail de la Commission mise en place le 28 juin 2006.

Présidée par Georges Fenech (UMP, Rhône), la commission a entendu des représentants de l'enseignement, des juristes, des spécialistes du phénomène sectaire, des défenseurs des victimes, le directeur du bureau central de Cultes du ministère de l'Intérieur, un pédopsychiatre et d'anciens adeptes.

La dernière audition a ainsi été consacrée à un couple d'anciens de la communauté biblique de Tabitha's place. Ils ont insisté à plusieurs reprises sur le fait que les enfants de cette communauté seraient beaucoup moins coupés du monde s'ils allaient à l'école à l'extérieur.

La question du suivi médical et de la transfusion sanguine a également été longuement étudiée par la Commission. Les témoins de Jéhovah, hostiles à la transfusion, s'en sont émus et ont écrit aux membres de la Commission pour rappeler qu'ils respectaient les lois de la République et que leurs enfants allaient à l'école publique, invoquant aussi la liberté de culte. Ils estiment devoir se trouver hors du champ d'investigation de la "commission d'enquête relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs". Les Témoins de Jéhovah avaient été considérés comme une secte dans un précédent rapport parlementaire en 1995.

D'autres associations ont exprimé leurs réserves sur les travaux de la Commission avant même qu'ils ne soient publiés, notamment l'Eglise de Scientologie, qui réfute toute référence au mouvement sectaire, et la Coordination des associations de particuliers pour la liberté de conscience (Caplc), qui conteste les statistiques qu'auraient utilisées les parlementaires.

Ce rapport parlementaire sera le troisième du genre : celui de 1995 était consacré au phénomène sectaire et celui de 1999 à l'argent des sectes.

La commission d'enquête compte 30 membres. Martine David (PS, Rhône) et Alain Gest (UMP, Somme) en sont les vice-présidents, Jean-Pierre Brard (app-PCF, Seine-Saint-Denis) et Rudy Salles (UDF, Alpes-Maritimes) les secrétaires, et Philippe Vuilque (socialiste, Ardennes) le rapporteur.


On remarquera les tentatives habituelles des mouvements sectaires de se réclamer de la liberté de conscience pour pouvoir continuer leur oeuvre de lavage de cerveau sur leurs adeptes les plus faibles, les enfants. Il y a quelques mois, des parents kinésiologues étaient condamnés pour avoir laissé mourir leur enfant par dénutrition. Faut-il que la "liberté de conscience" puisse aller jusqu'à coûter la vie d'une personne mineure et sans aucune défense ?

15 décembre 2006

L’Eglise de Scientologie : secte ou religion-business

L’Eglise de scientologie, en vedette à l’occasion du mariage de l’acteur Tom Cruise prévu samedi en Italie, est considérée comme une secte dans plusieurs pays européens où elle a connu des condamnations judiciaires.Dans d’autres pays, comme les Etats-Unis où elle a été fondée en 1954 par l’auteur de science-fiction Lafayette Ron Hubbard (1911-1986) et qui abrite son siège international, elle a obtenu les avantages fiscaux réservés aux cultes. Ailleurs, elle a souvent un simple statut d’entreprise commerciale.La Scientologie affirme vouloir oeuvrer à l’émergence d’une "civilisation sans folie, sans criminalité et sans guerre". Elle entend s’attaquer à la psychiatrie et ses adeptes rejettent toute drogue.

L’organisation affiche plusieurs millions de participants à ses stages dans le monde. En France, elle compte 45.000 personnes dans ses fichiers mais 10% seulement "suivent les cours régulièrement", selon sa porte-parole."Si un homme veut vraiment se faire un million de dollars, la meilleure manière serait de lancer sa propre religion", selon une citation attribuée à L. Ron Hubbard par le site anti-Scientologie xenu.net, qui tire son nom de Xenu, personnage de la doctrine scientologue.La Scientologie aime recruter dans les cercles influents et mettre en avant des adeptes renommés, comme Tom Cruise, John Travolta ou Chick Corea.

Il faut verser de fortes sommes d’argent pour suivre les cours et gravir les échelons hiérarchiques. Les scientologues utilisent la "dianétique", une méthode pour devenir "Clair" après s’être "purifié" des éléments négatifs de son mental grâce à un "électromètre", un appareil électrique rudimentaire.Aux Etats-Unis, la Scientologie a obtenu en 1993, après un long bras de fer avec le fisc, l’exonération réservée aux mouvements religieux. Elle se veut championne de la liberté religieuse et ses doléances, visant notamment la politique anti-sectes de Paris, alimentent le rapport annuel du département d’Etat.

En France, L. Ron Hubbard a été condamné par défaut en 1978 à quatre ans de prison et une amende pour escroquerie. L’antenne parisienne a été condamnée en 2002 pour violation de la loi informatique et libertés. Un procès emblématique s’est tenu en 1996 à Lyon, avec des condamnations pour homicide involontaire et escroquerie après le suicide d’un adepte.

En Belgique, où la Scientologie est aussi considérée comme une secte, un procès est attendu après plus de neuf années d’instruction.Très procédurière, l’organisation n’hésite pas à saisir la justice chaque fois qu’elle s’estime diffamée. Elle a bataillé des années durant pour finalement obtenir l’accès à des documents des Renseignements généraux français : "il n’y avait rien dans les dossiers", assure sa porte-parole.Selon ses détracteurs, la Scientologie préconise la "propagande noire" pour destabiliser ceux qui menacent de révéler ses agissements. Des magistrats, avocats, parlementaires ou journalistes qui se sont intéressés à son fonctionnement ont fait état de pressions voire d’exactions.

La Scientologie anime une nébuleuse d’associations — écoles de musique, de dessin, organisations à but humanitaire — comme en France la Commission des citoyens pour les droits de l’Homme, la Coordination des associations et particuliers pour la liberté de conscience (Cap-LC) ou Narconon (contre la drogue). L’organisation, qui a un centre européen à Copenhague, a ouvert en 2003 un bureau à Bruxelles où elle vient d’acheter d’autres locaux. En octobre, elle a ouvert un nouveau centre à Londres.


La scientologie, comme d'autres organisations de type sectaire, n'hésite pas à appeler ses adeptes à harceler les opposants par des méthodes douteuses, voire carrément illégales.

05 décembre 2006

Des adeptes de la secte Tabitha's Place racontent six ans reclus

PARIS (Reuters) - Deux anciens adeptes de la communauté biblique Tabitha's Place ont exposé mardi à l'Assemblée nationale leurs six années passées reclus dans un château des Pyrénées-Atlantiques, avec leurs enfants, éduqués en dehors du système scolaire et non suivis médicalement.

Devant la commission d'enquête parlementaire sur les sectes, le couple, Michel et Anne-Marie, a raconté les longues journées de travail au rythme des saisons, les repas frugaux, l'absence de médicaments, la surveillance constante et le "compte en banque qui se vide au fur et à mesure".

"Ils disaient que c'était la foi qui les animait, mais c'est une très bonne idée de business en se servant de la naïveté de gens comme moi", a expliqué le père, qui a pris la décision de rejoindre la communauté en décembre 1998. "Tout était très subtil, en douceur, avec des gens qui ont toujours le mot Dieu à la bouche".

Les parents ont surtout été interrogés sur la situation de leurs quatre enfants, dont la petite dernière est née au château de Sus-Navarrenx, dans les Pyrénées-Atlantiques, où Tabitha's Place est installée depuis le début des années 80.

La commission, dirigée par le député UMP du Rhône Georges Fenech, doit rendre le 19 décembre un rapport sur "l'influence des mouvements sectaires et les conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs".

Elle a réalisé pour cela une trentaine d'auditions, notamment d'anciens membres du Soka Gakkai, un mouvement bouddhiste prosélyte répertorié comme secte par plusieurs rapports parlementaires.

Le 21 novembre, des membres de la commission se sont rendus dans les Pyrénées-Atlantiques pour une visite surprise, découvrant 18 enfants en âge d'être scolarisés, ne connaissant ni internet, ni Zidane, ni Johnny Hallyday. Au total, la communauté compterait 120 membres, dont une soixantaine d'enfants mais les responsables de Tabitha's Place, également appelée "Ordre apostolique", n'ont pas fourni de chiffres exacts.

Ses membres ont eu plusieurs fois maille à partir avec la justice, notamment pour soustraction aux obligations légales des parents (refus de scolarisation et de vaccination). En 2001, un couple a été condamné à douze ans de réclusion criminelle pour avoir laissé mourir leur enfant de 19 mois. Il souffrait d'une malformation cardiaque et a été découvert en état de malnutrition avancée.

"ENFANTS PURS (...) À L'IMAGE DU CRUCIFIÉ"

"Le but de Tabitha's Place n'est pas de faire (des enfants) des citoyens mais des disciples de Yashuah", le nom hébreu de Jésus, a expliqué le père de famille, coordonnier-bottier avant d'être enrôlé. "Ils doivent être dans la soumission totale (...) des enfants purs, sans péché (...) des disciples à l'image du Crucifié".

On leur apprend notamment qu'ils "mourront avec joie" et à chaque "désobéissance", ils sont "corrigés" avec une baguette en osier.

Les membres de la commission ont voulu savoir pourquoi ils étaient restés si longtemps au détriment de l'éducation de leurs enfants, à qui des membres ont enseigné des rudiments de français et de mathématiques mais seulement l'histoire de l'Ancien Testament - "Cela a été très dur pour eux d'apprendre l'existence des hommes préhistoriques", a rapporté le père.

"On vivait comme si on était dans un pays étranger, on nous disait que la société autour était le mal personnifié, Satan etc... Vous n'avez pas envie de mettre vos enfants au monde dans les ténèbres", a avancé la mère de famille, qui a accouché sans assistance médicale, perdant deux litres de sang et mettant des mois à s'en remettre.

"Les croyances des uns et des autres, ce n'est pas notre problème. Notre problème c'est le problème citoyen et républicain que pose les enfants", a expliqué le rapporteur de la commission, le député PS des Ardennes, Philippe Vuilque, promettant une "réaction à la hauteur" dans le rapport à venir.

La commission envisage notamment de mieux encadrer, en accentuant les contrôles, la scolarisation à domicile, "qui ne doit pas être interdite parce qu'elle est vitale pour les enfants handicapés", a-t-il ajouté.

Les parents, qui étaient arrivés dans la communauté pour un "séjour de quatre jours", n'ont trouvé le courage de s'enfuir qu'à l'été 2004, rescolarisant leurs enfants en Bretagne.

Leur fils "parle parfois d'envie de vengeance", deux de leurs filles font des cauchemars où un avion militaire vient enlever tous les enfants sauf elles, un "comportement de bêtes traquées" que leur père attribue aux "litiges incessants avec l'inspection académique".


Un témoignage de plus sur la nocivité de ces mouvements sectaires.

22 août 2006

Madonna’s magical nuclear waste cure

Abul Taher - MADONNA and her husband Guy Ritchie have been lobbying the government and nuclear industry over a scheme to clean up radioactive waste with a supposedly magic Kabbalah fluid.

The couple, both followers of the Jewish spiritual movement, approached Downing Street, Whitehall and British Nuclear Fuels (BNFL) promoting a “mystical” liquid tested in a Ukrainian lake.

“It was like a crank call . . . the scientific mechanisms and principles were just bollocks, basically,” one official said.

But civil servants at the Department of Trade and Industry (DTI) and scientists at BNFL were obliged to take the celebrity couple seriously.

It is understood that the couple, who live in London and Wiltshire, were promoting a water-based solution that had allegedly proved successful in neutralising dangerous nuclear waste in Ukraine.

The Kabbalah Centre, which is based in California, believes water is a uniquely important substance that can be given magic healing powers through “meditations and the consciousness of sharing”.

Madonna is said to have approached Downing Street, before being directed to the DTI. “She relentlessly pursued people,” said a former DTI civil servant. “She wanted to get this Russian scientist to explain this to civil servants.”

But her campaign became bogged down by Whitehall bureaucracy. “It was a case of pass the parcel,” said the civil servant.

Ritchie, the film director, cold-called BNFL and wrote a series of letters accompanied by scientific papers. A panel of BNFL’s best scientists was tasked with looking into the proposal but could find no scientific basis for the claims.

The lobbying, which took place a few years ago, was part of a campaign by Madonna, who saw it as her mission to rid the world of nuclear waste. She made this clear in newspaper interviews at the time.

“I mean, one of the biggest problems that exists right now in the world is nuclear waste,” she said. “That’s something I’ve been involved with for a while with a group of scientists — finding a way to neutralise radiation, believe it or not.”

The Kabbalah Centre, which is based in Los Angeles but has branches worldwide, was set up by Philip Berg, a former insurance salesman. One devotee has described how Berg leads chants of “Chernobyl” and the names of other nuclear power plants. Followers believe this helps “heal the problem of nuclear waste”.

Undercover reporters who attended a Kabbalah Centre dinner in London described how Madonna and Ritchie were among guests who turned east towards Chernobyl and began shouting its name.

Some Kabbalah followers are even said to believe that nuclear waste is the cause of the Aids epidemic.

Madonna has said: “According to science we aren’t going to have a planet in about 50 years at the rate we’re going with nuclear waste.



Comme quoi on peut être riche et célèbre et dire de grosses âneries.

30 mai 2005

Deux parents et trois médecins jugés pour la mort d'un enfant malnutri

QUIMPER (AFP) - Le procès de deux parents adeptes de la kinésiologie accusés d'être responsables du décès de leur dernier enfant par malnutrition, ainsi que de trois médecins poursuivis pour non assistance à personne en danger s'est ouvert lundi devant la cour d'assises du Finistère.
Ronan Boucher, 45 ans, et son épouse Pascale Durand, 46 ans, qui contestent leur responsabilité et comparaissent libres, encourent une peine maximale de trente ans de réclusion pour "privation de soins ou d'aliments suivie de mort d'un mineur de 15 ans par ascendant". De leur côté, les médecins sont passibles d'une peine de 5 ans de prison.
Le 12 novembre 2000, Kerywan, 16 mois et demi, mourait au domicile familial de Moëlan-sur-Mer (Finistère), avec un poids de six kilos, soit celui d'un enfant de quatre mois. Les experts devaient déceler une carence nutritionnelle "importante et chronique" imputable selon eux à un régime alimentaire sans protéine animale ni supplément vitaminique. L'enfant était depuis sa naissance allaité par sa mère adepte d'un régime végétalien.
La justice reproche au couple, déjà parent de trois filles, d'avoir privé de soins son dernier enfant non pas par négligence ou imprudence mais au nom de "conceptions idéologiques" inhérentes à la pratique de la kinésiologie, technique psycho-corporelle développée dans les années 60 aux Etats-Unis.
Présentés comme "enseignants indépendants", les deux époux, de formation scientifique supérieure, avaient créé une "école d'enseignement complémentaire à la kinésiologie" à Moëlan-sur-Mer. Ils sont l'auteur de plusieurs brochures, dont une notamment sur la nutrition.
Niant tout lien de causalité entre leur comportement et le décès de l'enfant, ils ont réclamé en vain un non-lieu devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes.
L'enquête menée par les experts a par ailleurs révélé que l'enfant aurait pu être sauvé "jusqu'au dernier moment", ne serait-ce que par une hospitalisation d'urgence, d'où une mise en cause de trois médecins qui n'ont pas alerté les autorités sur l'état de santé de plus en plus critique du petit garçon.
En mai 2000, sept mois avant sa mort, Kerywan avait été traité par un de ces médecins pour des vomissements. Trois mois plus tard, un autre médecin associé au premier renouvelait le traitement: à l'issue de la consultation, il inscrivait dans le dossier de l'enfant la mention "privation de soins et inconscience des parents, enfant en danger", mais n'alertait pas les autorités.
Une même inertie est reprochée au médecin traitant de la famille, qui aurait reçu sans réagir un fax de la famille contenant des informations "précises, importantes et alarmantes" à propos de l'état de santé de l'enfant. Les débats doivent durer cinq jours.
L'Union nationale des associations pour la défense des familles et de l'individu (UNADFI) spécialisée dans la lutte contre les phénomènes sectaires s'est portée partie civile dans cette affaire, ainsi que La Voix de l'enfant, fédération d'associations pour la protection des enfants en France et dans le monde.


Les parents sont ici au premier rang des victimes de leur aveuglement. Ce n'est pas toujours le cas, comme nous l'avons vu pour l'affaire du vaccin contre la polio.

24 octobre 2002

Les "breatharians", une secte qui ne manque pas d'air

Il se peut que les cristaux renforcent l'aura et que les aimants guérissent le mal de dos. Mais renoncer définitivement à la nourriture et à l'eau est une aberration. Une aberration mortelle. A part ça, le breatharianism - le "respirianisme" - qui consiste à se nourrir uniquement d'air et de lumière - apporte d'incroyables bienfaits. Au bout d'une semaine sans boire ni manger, le musicien Steve Torrence, 37 ans, affirme avoir acquis l'énergie et la force extraordinaires décrites par les "respiriens". Sa femme et lui en seraient à leur quatrième année de jeûne complet - ils boivent un ou deux verres de jus de fruits par semaine, pour s'amuser. Ils ne sont jamais malades, ont besoin de très peu de sommeil et sont en prise avec une puissante force porteuse de vie. Torrence a aussi davantage de temps à consacrer à sa musique : "Pensez au nombre d'heures perdues à acheter, préparer et consommer la nourriture", s'exclame-t-il.

Les adeptes de la méthode citent les références au jeûne faites dans la Bible, ou certaines traditions extrême-orientales comme le qijong en Chine, qui compte parmi ses millions d'adeptes une poignée de personnes prétendant se passer de nourriture depuis plusieurs semaines, voire plusieurs années. Le reste, ils l'inventent au fur et à mesure. Certains respiriens croient que les extraterrestres qui ont jadis peuplé la planète vivaient d'air et de lumière.

Nous pouvons tous nous brancher sur la force nourricière, affirment les respiriens. Il suffit d'atteindre leur niveau de discipline et de sagesse - ce qui, admettent-ils avec un soupçon de condescendance, n'est peut-être pas à la portée de tous. "Les gens n'arrivaient pas à comprendre, alors j'ai arrêté d'en parler", explique Wiley Brooks, qui dit avoir introduit le respirianisme en Occident. Dans les années 70, en Californie, ses cours payants attiraient une foule d'élèves, jusqu'à ce que ses disciples le découvrent en train de s'empiffrer de junk food. Ce qu'ils n'avaient pas compris, explique Brooks, c'est que la pollution diminuait ses capacités à absorber l'énergie de l'air et de la lumière. Agé aujourd'hui de 66 ans, il gère un site web respirien et a découvert que les hamburgers pouvaient neutraliser les effets nuisibles pour la santé des lignes électriques. "Je n'en tire aucun plaisir, explique-t-il. Pour moi, c'est comme prendre un médicament."

Aujourd'hui, le chantre du respirianisme est Jasmuheen, une Australienne qui dit ne plus manger depuis 1993 et avoir modifié son ADN pour rendre la nourriture encore plus inutile. Apparemment, elle a fait fortune grâce aux livres, séminaires et retraites d'une semaine qu'elle vend sur son site web, où elle affirme avoir rallié plus de 10 000 personnes au respirianisme. Sa popularité a même survécu, il y a trois ans, à un programme de télévision australien, 60 Minutes, qui l'a mise au défi de vivre sous surveillance continue. Le test prit fin quelques jours plus tard, lorsqu'un médecin donna l'alerte : la santé de Jasmuheen était en train de se détériorer. Elle accusa la pollution causée par une autoroute proche. Le scandale éclata après la mort par déshydratation en 1999 d'une Australienne retrouvée dans la lande écossaise avec un exemplaire d'un livre de Jasmuheen intitulé Living on Light [Vivre de lumière]. En 1998, deux respiriens australiens avaient fini en prison pour avoir laissé un autre initié mourir de faim, et le décès d'un Allemand l'année précédente est également lié à la pratique. Dans un e-mail signé "Amour, lumière et joie", Jasmuheen a refusé toute interview sur le sujet. Elle a toutefois reproché aux victimes de s'être précipitées dans une expérience forte sans être bien préparées. Si sa méthode était suivie à la lettre, dit-elle, le monde ne connaîtrait pas la faim et vivrait dans l'harmonie.

David LaGesse
US News and World Report

On appréciera l'histoire de celui qui ne mange rien mais qui se 'soigne' au hamburger contre les effets des lignes électriques. Des mauvaises langues suggèrent que que ce serait le jeûne qui aurait des effets nocifs et non les lignes électriques.