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09 octobre 2008

Alerte au ginseng en Chine après la mort de trois personnes

PEKIN (Reuters) - La Chine a rappelé deux lots de ginseng après la mort de trois personnes qui en avaient consommé, rapporte jeudi l'agence de presse Chine nouvelle.

Les pilules, produites à partir de racines de ginseng récolté en Sibérie, ont provoqué de violentes réactions chez six habitants du Yunnan, dans le sud de la Chine. Trois d'entre elles sont mortes lundi à l'hôpital.

Le rappel des produits a commencé le lendemain et un responsable de la province du Heilongjiang, où sont fabriquées ces pilules censées redonner vitalité et énergie, a assuré que les lots incriminés avaient été identifiés.

Cette affaire fait suite à celle du lait contaminé à la mélamine, substance chimique responsable de la mort de quatre nourrissons. Près de 10.700 enfants chinois sont toujours hospitalisés pour avoir bu du lait toxique.

Emma Graham-Harrison, version française Eric Faye

Rappelons une fois de plus que les produits dits "naturels" peuvent avoir des effets secondaires non-négligeables, même s'il s'agit probablement ici d'un autre type de problème.

28 mai 2007

ARKOPHARMA Scandale des plantes chinoises : l'ex-PDG condamné en appel

NOUVELOBS.COM

L'ancien PDG d'Arkopharma a été condamné en appel pour "tromperie" envers deux clientes, qui avaient absorbé des gélules à base de plantes chinoises ayant provoqué des lésions rénales irréversibles.

Max Rombi, l'ancien PDG d'Arkopharma, poursuivi pour tromperie et blessures involontaires envers deux femmes ayant absorbé des produits à base de plantes chinoises qu'il importait, vient de voir sa peine confirmée en appel, a-t-on appris lundi 28 mai auprès du groupe de phytothérapie. La cour d'appel de Toulouse n'a cependant retenu que la tromperie contre Max Rombi, qui a été relaxé du délit de blessures involontaires, comme en première instance, en juillet 2006.

Transplantation rénale

Max Rombi devra verser 7.500 euros à Marie-Hélène Lafay, 39 ans, et Anne Pertile, 34 ans, atteintes d'insuffisance rénale irréversible depuis 1993 et ayant dû subir des transplantations rénales. A partir de 1990, ces deux femmes avaient absorbé des gélules amaigrissantes "Asiatitra 28" censées contenir la plante chinoise "Stéphania Tétrandra" mais contenant en fait de l'"Aristolochia Fangji", néphrotoxique selon certains experts.
La substitution avait été effectuée avant que le produit n'arrive chez Arkopharma. La société ne disposait pas du révélateur chimique permettant de vérifier la nature exacte de la plante au début des années 1990.

Déjà condamné pour homicide involontaire

Dans un communiqué, Arkopharma s'est félicité "de la relaxe partielle de son fondateur" et a indiqué que la décision de justice "vient confirmer la thèse d'un tiers facteur responsable des néphropathies".
Le 13 novembre 2006, Max Rombi avait été condamné par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à deux ans de prison avec sursis pour homicides involontaires après le décès de deux femmes qui avaient absorbé les mêmes produits amaigrissants à base de plantes chinoises.


Rappelons que les plantes sont des produits actifs, donc non dépourvus d'effets secondaires. "Naturel" ne sera jamais synonyme de "sans danger". Sans parler des erreurs de prescription, de dosage et de conditionnement inhérents à toute industrie. On peut néanmoins espérer que les contrôles de l'industrie pharmaceutiques sont plus sévères que ceux des vendeurs de plantes chinoises.

30 mars 2007

Omega-3 fatty acids affect risk of depression, inflammation

COLUMBUS , Ohio — A new study suggests that people whose diets contain dramatically more of one kind of polyunsaturated fatty acid than another may be at greater risk for both clinical depression and certain inflammatory diseases.

The report, published online this week in the journal Psychosomatic Medicine, suggests that we need to balance out our intake of omega-6 and omega-3 fatty acids. The current typical American diet contains 20 times more omega-6 than omega-3, a ratio that researchers say should be lowered to 4-to-1, or even 2-to-1.

This is the most recent in a long series of experiments Ohio State University researchers have conducted on the links between psychological stress and immunity. The addition of dietary questions to studies that have previously focused solely on emotional and biochemical markers may yield important new clues about the immune system.

“In this study, we’re looking at the intersection of behavior, immune function and diet. In past experiments, we concentrated only on the first two,” explained Jan Kiecolt-Glaser, professor of psychiatry and psychology at Ohio State and lead author on the paper.

“It now appears that diet is a very important variable in the equation as to how people respond to depression and stress.”

The study, conducted in OSU’s Institute for Behavioral Medicine Research, focused on a group of 43 middle-aged to elderly men and women, nearly half of which were the caregiver spouses of people with Alzheimer’s or other dementias. By including caregivers who typically report greater stress and more depression than similar adults who are not caregiving, the researchers could look at how depression and diet might interact to affect inflammation.

Blood samples were drawn from each person in the study and tested for interleukin-6 (IL-6), tumor necrosis factor -alpha (TNF-alpha ) and the receptor molecule for IL-6. Participants also completed a survey questionnaire that gauged their level of depression.

The analysis showed that participants who had much more omega-6 — compared to omega-3 — fatty acids, and who also were reporting more symptoms of depression, had much higher levels of IL-6 and TNF-alpha, two cytokines which enhance inflammation.

“The data suggest that higher depression and a poorer diet in terms of omega-3 can work together to promote inflammation. Other researchers have shown that clinically depressed people — those with more severe depression — often have lower omega-3 levels in their blood, and several studies have shown that supplementing diets with omega-3 improves depression,” Kiecolt-Glaser said, although the reason isn’t clear.

“People who are depressed don’t eat well, or it might be that there is something about depression that affects how well people process such foods.”

In recent years, research has shown that an increase in omega-3 fatty acids in the diet has specific health benefits, especially in patients with depression, cardiovascular disease and inflammatory and autoimmune diseases.

Martha Belury, an associate professor of human nutrition, endocrinology, diabetes & metabolism at Ohio State and co-author of the study, said the design of the study was important.

“We looked at people who were experiencing real depression, not those whose depression arose as a part of some experiment, and we could clearly see a relationship between lower omega-3 fatty acids and certain markers of depression and inflammation.”

Belury said that current recommendations allow up to two servings each week of cold-water fish – the best source of omega-3 – such as salmon or trout. This would not apply to pregnant women, she said, where concerns are greater about the heavy metal contamination such fish might contain. Omega-3 is also available as nutritional supplements

“This study has shown that even in people who did not take supplements, maybe just a little bit more omega-3, could help reduce their markers for both stress and depression,” Belury said.

“The important message for consumers is that they don’t have to take mega-doses of omega-3 to have some impact. It might not take a whole lot to have a significant clinical impact,” Belury said.

The researchers are now starting a larger, more comprehensive randomized and controlled trial of omega-3 in adults between the ages of 50 and 80 in hopes of testing the questions raised in this pilot study.

Ohio State University


Encore une étude qui pointe du doigt l'inutilité voire la nocivité des 'alicaments' en méga-doses.

28 mars 2007

Vitamines, extraits naturels, oligoéléments: La perlimpinpin connection

Les compléments alimentaires sont en plein boom. Paradoxe : toutes les études scientifiques prouvent que ces « alicaments » ne servent à rien. Ils sont même parfois dangereux...

La semaine dernière (du 22 au 24 mars) s'est tenu à Monaco un congrès mondial consacré à l'«anti-aging medicine» - la médecine anti-vieillissement. Laquelle se fonde largement sur l'absorption de coûteuses gélules de jouvence, compléments alimentaires et autres vitamines miracles. Pas étonnant donc que cette réunion « scientifique » ait été organisée, et sponsorisée, par les fabricants de tels produits. Or il s'y est passé quelque chose d'extraordinaire : les centaines de participants ont fait comme si de rien n'était. Ont savamment débattu des avantages présumés du «coenzyme Q10» ou des polyphénols, de l'influence des « probiotiques » sur la flore intestinale ou du métabolisme régénérant de certains acides aminés.

Alors que, depuis des mois, voire des années, toutes sortes d'études épidémiologiques et scientifiques l'ont démontré : sauf cas particuliers de carences, tous ces suppléments vitaminés mirobolants, toutes ces gélules parapharmaceutiques, toutes ces pilules ou tisanes aux allégations prometteuses... ne servent à rien - quand elles ne s'accompagnent pas d'effets nocifs. Bref, leur chiffre d'affaires a beau s'envoler (+7% l'an), il ne s'agit que d'arnaque et de poudre aux yeux. Pourtant, malgré les mises en garde des spécialistes compétents, en dépit des travaux de recherche publiés dans les plus prestigieuses revues médicales, les congressistes monégasques ont plébiscité les vertus des molécules et extraits naturels « anti-âge ».

La première suspicion concernant les compléments alimentaires était apparue en juin 2003, avec la publication en France des premiers résultats de l'étude épidémiologique dite « SuViMax », la plus gigantesque jamais menée dans ce genre, et « en double aveugle ». Pas moins de 13 000 volontaires avaient, durant huit ans, absorbé chaque matin une pilule. Soit une « vraie », soit un placebo.

Or, à la surprise de tous les spécialistes, il était apparu que les éléments antioxydants n'apportaient aucun avantage face aux maladies cardio-vasculaires. Dans un autre genre, des travaux américains publiés en octobre 2006 dans le « New England Journal of Medicine » disqualifiaient les alléchantes promesses de l'hormone «rajeunissante» du professeur Etienne-Emile Beaulieu, la DHEA. Censée au moins «améliorer la qualité de la peau et la libido des femmes de plus de 70ans», cette hormone n'a pas du tout tenu ses (vagues) promesses. Car, selon les spécialistes de la Mayo Clinic de Rochester (New York), «elle n'a pas permis d'observer le moindre effet sur les performances physiques ou sur la qualité de la vie» des personnes âgées traitées. Fin février 2007, c'est le célèbre « Jama » (« The Journal of the American Medical Association ») qui entrait en scène. Une étude de Goran Bjelakovic (CHU de Copenhague), compilant des résultats concernant pas moins de 230 000 patients, concluait très négativement sur la consommation de suppléments en vitamines et oligoéléments.

Non seulement ceux-ci ne servent à rien, mais surtout les cocktails de «bêta-carotène, vitamine E et vitamine A sont, en moyenne statistique, associés à une hausse de 5% de la mortalité»... Des études antérieures avaient déjà démontré que les gélules de calcium et de vitamine D n'étaient d'aucun secours contre l'ostéoporose, mais augmentaient le risque de calculs rénaux. Et le professeur Michel Lagarde (président de la commission métabolisme et nutrition de l'Inserm) s'alarme de voir diffuser sans contrôle dans le commerce des compléments alimentaires en vitamines C et E «à des dosages 10 ou 20 fois supérieurs aux apports nutritionnels conseillés».

La dernière initiative en date dans le combat contre les compléments alimentaires émane de l'association des consommateurs CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie). Laquelle, explique son responsable Charles Pernin, s'est livrée à une comparaison fouillée «entre les compositions de 140 produits vendus en France et toutes les publications scientifiques disponibles sur les éléments qui les composent». Une comparaison éloquente, hélas ! Car pratiquement aucun des ingrédients mentionnés sur les étiquettes ne voit ses vertus confirmées par une étude un peu sérieuse.

Qu'il s'agisse de produits «minceur», «anti-âge», «tonus», «anti-fatigue» ou encore supposés améliorer « la santé des cheveux et de la peau», on ne trouve jamais rien parmi les principes actifs qui puisse justifier les allégations imprimées sur les boîtes. Ainsi toutes les études sur le thé vert «amincissant» concluent... à sa totale absence d'efficacité sur l'homme, et la femme, bien sûr. Tout comme le chitosan, extrait des carapaces de homard et présumé inhibiteur de l'absorption des graisses.

La «peau éclatante» promise par de nombreuses spécialités à base d'huile de bourrache ? Elle repose sur une seule et même étude «menée chez une petite trentaine de patientes», qui auraient simplement cru discerner «une diminution de la perte d'eau cutanée d'environ 10%». Pour le reste, conclut la CLCV, «les vertus des compléments alimentaires ne relèvent que de l'affabulation». En ce domaine, tout n'est que tisanes ou pilules pipeau, perlimpinpin et compagnie. Avec une seule réalité, le prix : 35 euros pour une boîte de gélules censées «désintoxiquer contre les métaux lourds et les toxines», mais vous serez bien le seul à y croire.

Bien sûr, il restera toujours l'effet placebo, surtout quand on a payé très cher ses gélules inutiles. «Il n'y a pas que les compléments alimentaires. Après tout, même les pèlerinages à Lourdes réussissent à améliorer la santé de certaines personnes», dit le docteur Frédéric Saldmann, directeur de la « Revue de nutrition pratique ». Mais pour ce qui est de récolter son quota de vitamines quotidiennes, rien ne vaudra jamais mieux qu'une alimentation variée et équilibrée, insiste, comme tous les autres, ce spécialiste. Et surtout ne pas manger trop. D'ailleurs, au congrès de Monaco, il y a quand même eu une conférence intéressante. C'était sur «les vertus du jeûne»...

Fabien Gruhier
Le Nouvel Observateur

21 février 2007

Remise en cause des traitements naturels de la ménopause et plainte des unions de consommateurs

Australie
Le gouvernement australien va revoir une loi permettant aux pharmaciens de prescrire des thérapies naturelles pour soulager les symptômes de la ménopause. Une enquête va examiner l'efficacité de traitements homéopathiques à base d'hormone animale pour déterminer si certains ne sont pas responsables de cancers ou de caillots chez les femmes suivies. Une plainte a été déposée par les unions de consommateurs pour insuffisance d'information du public.

Des centaines de milliers de femmes suivant des traitements aux hormones naturelles pour gérer la ménopause risqueraient des caillots et des cancers, selon un expert de la santé. L'accès à ces thérapies naturelles, qui représentent un milliard de dollars avec l'industrie de la médecine alternative, pourrait être bloqué. Une faille légale permet aux pharmaciens de prescrire des thérapies naturelles et devrait être supprimée.

Cette décision pourrait renvoyer les femmes ménopausées vers le traitement de remplacement de l'hormone (HRT) pour soulager les symptômes de la ménopause. Une enquête fédérale va examiner l'efficacité des thérapies alternatives telles que les vitamines, l'homéopathie, l'aromatothérapie ou les remèdes asiatiques.

Le ministère de la Santé a déclaré que la faille légale, qui permet aux laboratoires de composer des médicaments pour la ménopause, allait être comblée. Pourtant, la moitié des Australiennes suivant le traitement de remplacement hormonal avant 2002 avaient plus de risque de cancer du sein. C'est pour cette raison que les femmes se sont tournées vers les thérapies naturelles avec des hormones animales ou de la testostérone. Mais les experts, comme Elena Teed de la fondation Jean Hailes, craignent que ces thérapies ne soient pas sûres et pensent qu'elles peuvent accroître les risques de caillots et de cancers de l'utérus.

La commission australienne du consommateur et de la concurrence a déjà déposé un recours contre l'institut de la ménopause pour avoir mal informé les gens à propos de l'efficacité des traitements naturels.

(Sunday Telegraph, "Therapies under fire - Menopausal women at risk", 04/02/07)


Combien de temps avant que le bon sens traverse la Terre ? Rappelons que "naturel" ne veut pas dire "sans effet secondaire" et que les pseudo-médecines ne sont pas nécessairement inoffensives.

15 février 2007

Petit homme, prends garde aux huiles essentielles

L'histoire est racontée dans le New England Journal of Medicine. Aux Etats-Unis, trois jeunes garçons se sont soudainement vus pousser des seins avant même leur puberté. L'enquête a conduit les auteurs à mettre en causes des… huiles essentielles ! Explications.

Les spécialistes appellent cela une gynécomastie prépubertaire. Comme le souligne le Dr Derek Henley des National Institutes of Health (NIH), « la plupart des cas sont habituellement classés comme idiopathiques ». C'est-à-dire sans cause connue.

Les trois garçons étaient âgés de respectivement 4, 7 et 10 ans lorsqu'ils ont présenté un développement anormal de la glande mammaire. Les auteurs ont rapidement écarté l'hypothèse d'une puberté précoce, dans la mesure où « ils présentaient des taux d'hormones circulantes normaux et qu'ils étaient par ailleurs en bonne santé ».

En revanche, il s'est avéré que les trois enfants avaient tous été exposés de façon prolongée à l'application par leurs mères de produits – baumes corporels, shampooings et autres lotions – contenant des huiles essentielles. Et plus spécifiquement des huiles de lavande et de théier, du nom de cet arbuste originaire d'Asie qui donne le thé. Dans les trois cas, les effets ont disparu dans les mois qui ont suivi l'arrêt des applications.

Des études in vitro ont montré que les essences en question inter-agissaient avec les hormones masculines. A partir de quelles doses ? Des études complémentaires seront nécessaires pour répondre à cette question. En attendant, les auteurs mettent en garde contre « l'exposition répétée à ces produits ».

Source : New England Journal of Medicine, Vol.356, n°5

(Destination Santé)


Un exemple de plus de la confusion, entretenue par les vendeurs de potions, entre "naturel" et "sans danger". Comme pour tous les produits actifs, naturels ou pas, les risques d'effets secondaires non négligeables existent. Habituellement, ils sont soumis au contrôle des autorités de santé et à la prescription médicale. Mais ce contrôle coûte cher aux vendeurs de potions-miracle qui essayent de s'en défaire sous prétexte de 'naturel'.

29 janvier 2007

L’efficacité reste à prouver

Yves Therrien, Le Soleil - Efficaces, les produits de santé naturels ? Oui, si l’on se fie à l’employé du magasin. Moins, si l’on écoute les spécialistes de la santé. Chose certaine, il y a des études documentés sur les oméga 3, la glucosamine et quelques autres produits, mais aucune étude ou rapport d’essais cliniques sur des humains ne viennent appuyer les dires de certains fabricants pour une majorité de produits.

Le Soleil a visité quelques centres de produits de santé naturels. Le cas soumis concerne un problème de cholestérol élévé. Dans trois cas de produits proposés, la facture variait de 35 $ pour un seul produit jusqu’à 125 $ pour une série de médications sans pourvoir obtenir de preuves des effets bénéfiques.

Si le problème est traité à l’aide d’un médicament à base de statine, la formule générique coûte dans les 70 $ par mois. Le médicament vendu sous ordonnance est remboursé en grande partie par les assurances privées ou le régime public. Des études prouvent l’efficacité du médicament et ont établi les effets secondaires. Dans le cas des produits naturels, le consommateur doit tout payer.

Dans un commerce de produits naturels d’un centre commercial de Québec, l’employée de la boutique a été la seule à suggérer une modification des habitudes alimentaires en même temps que la prise du produit suggéré. Dans un autre commerce du même genre et dans une pharmacie d’une grande chaîne, les commis se sont limités à suggérer des produits en limitant leurs commentaires à ce qui était écrit sur les emballages.

Les trois personnes ont omis de demander si le client prenait d’autres médicaments. Deux commis sur trois n’ont jamais parlé d’interaction entre les médicaments sauf si le client le demandait.

La docteure Sylvie Dodin, professeure au département d’obstétrique et gynécologie de l’Université Laval et titulaire de la chaire de recherche Lucie et André Chagnon pour l’avancement de l’approche intégrale en santé, note que les employés des magasins de produits de santé naturels ne sont peu ou pas formés pour répondre adéquatement au clients.

Elle cite une enquête réalisée dans 34 magasins de produits naturels d’une grande ville canadienne pour savoir ce que recommandait les employés à une patiente ayant un cancer du sein. Des 33 produits recommandés, aucun n’était supporté par des données probantes (études scientiques). Le coût mensuel moyen était de 58 $, mais selon les commerces, la facture variait de 5 $ à 600 $. Dans 68 % des cas, les employés ne posaient aucune question sur la prise d’autres médicaments. Dans 23 % des cas, ils discutaient des risques potentiels d’interaction, et seulement 11 % d’entre eux recommandaient un changement des habitudes de vie.

18 janvier 2007

Diet Supplements and Safety : Some Disquieting Data

New-York Times - In October 1993, during a Senate hearing on a bill to regulate herbs, vitamins and other dietary supplements on the presumption that they were safe, Senator Orrin G. Hatch, Republican of Utah, spoke up in their defense. Herbal remedies “have been on the market for centuries,” he said, adding: “In fact, most of these have been on the market for 4,000 years, and the real issue is risk. And there is not much risk in any of these products.”

That benign view was written into the bill when it was passed by both houses the following year. While the law, the Dietary Supplement Health and Education Act of 1994, forbade manufacturers to claim that their products “treat, cure or prevent” any disease, it allowed them to make vaguer claims based on a standard that did not require them to do any testing. And it stated that “dietary supplements are safe within a broad range of intake, and safety problems with the supplements are relatively rare.”

But hiding in plain sight, then as now, a national database was steadily accumulating strong evidence that some supplements carry risks of injury and death, and that children may be particularly vulnerable.

Since 1983, the American Association of Poison Control Centers has kept statistics on reports of poisonings for every type of substance, including dietary supplements. That first year, there were 14,006 reports related to the use of vitamins, minerals, essential oils — which are not classified as a dietary supplement but are widely sold in supplement stores for a variety of uses — and homeopathic remedies. Herbs were not categorized that year, because they were rarely used then.

By 2005, the number had grown ninefold: 125,595 incidents were reported related to vitamins, minerals, essential oils, herbs and other supplements. In all, over the 23-year span, the association — a national organization of state and local poison centers — has received more than 1.6 million reports of adverse reactions to such products, including 251,799 that were serious enough to require hospitalization.

From 1983 to 2004 there were 230 reported deaths from supplements, with the yearly numbers rising from 4 in 1994, the year the supplement bill passed, to a record 27 in 2005.

The number of deaths may be far higher. In April 2004, the Food and Drug Administration said it had received 260 reports of deaths associated with herbs and other nonvitamin, nonmineral supplements since 1989. But an unpublished study prepared in 2000 for the agency by Dr. Alexander M. Walker, then the chairman of epidemiology at the Harvard School of Public Health, concluded: “A best estimate is that less than 1 percent of serious adverse events caused by dietary supplements is reported to the F.D.A. The true proportion may well be smaller by an order of magnitude or more.”

The supplements linked to the most reactions in 2005, according to the poison control centers, were ordinary vitamins, accounting for nearly half of all the reports received that year, 62,446, including 1 death. Minerals were linked to about half as many total reports, 32,098, but that number included 13 deaths. Herbs and other specialty products accounted for still fewer total reports, 23,769, but 13 deaths. Essential oils were linked to 7,282 reports and no deaths.

Among herbs and other specialty products, melatonin and homeopathic products — prepared from minuscule amounts of substances as diverse as salt and snake venom — had the most reports of reactions in 2005. The poison centers received 2,001 reports of reactions to melatonin, marketed as a sleep aid, including 535 hospitalizations and 4 deaths. Homeopathic products, often marketed as being safe because the doses are very low, were linked to 7,049 reactions, including 564 hospitalizations and 2 deaths.

But most other types of herbs and specialty supplements also appear in the annual report. In 2005, the poison centers received 203 reports of adverse reactions to St. John’s wort, including 79 hospitalizations and 1 death. Glucosamine, with or without chondroitin, was linked to 813 adverse reactions, including 108 hospitalizations and 1 death. Echinacea was linked to 483 adverse reactions, including 55 hospitalizations, 1 of them considered life-threatening. Saw palmetto was not listed on the report.

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Injuries to children under 6 account for nearly three-quarters of all the reports of adverse reactions to dietary supplements, according to the poison centers. In 2005, the most recent year for which figures are available, 48,604 children suffered reactions to vitamins alone, the ninth-largest category of substances associated with reactions in that age group.

Major medical groups and government agencies do not generally recommend vitamin or mineral supplements for children who are otherwise healthy. But an analysis of the National Maternal and Infant Health Survey, published in the journal Pediatrics in 1997, found that 54 percent of parents of preschool children gave them a vitamin or mineral supplement at least three days a week.

Advocates of the products correctly point out that the poison centers’ figures do not prove a causal link between a product and a reaction and that, in any case, far more people are injured and killed by drugs. Painkillers alone were associated with 283,253 adverse reactions in 2005, according to the poison centers, more than twice as many as with supplements. But only 3.5 percent of those reactions occurred when people took the prescribed amount of painkiller; most were from overdoses, either accidental or intentional. The same was true of asthma drugs (3.6 percent of reactions were associated with the prescribed dose) and cough and cold drugs (3.1 percent).

While reactions to vitamins, minerals and essential oils occurred at similarly low levels when people took the recommended amounts, adverse reactions linked to the recommended levels of herbs, homeopathic products and other dietary supplements accounted for 10.3 percent of all reactions to those products reported to the poison centers — about three times the level seen for most drugs.

Drugs marketed in the United States go through a rigorous F.D.A. approval process to prove that they are effective for a particular indication, with the potential risks balanced against the benefits. While the approval process has come under attack in recent years as unduly favorable to drug companies, it remains among the toughest in the world.

There is no comparable requirement for supplements. Even so, hundreds of millions of tax dollars have been spent since the early 1990s on hundreds of studies to test the possible benefits of supplements. The National Center for Complementary and Alternative Medicine, established by Congress in 1991 to “investigate and validate unconventional medical practices,” has a 2007 budget of more than $120 million.
Since April 2002, five large randomized trials financed by the center have found no significant benefit for St. John’s wort against major depression, echinacea against the common cold, saw palmetto for enlarged prostate, the combination of glucosamine and chondroitin for arthritis, or black cohosh and other herbs for the hot flashes associated with menopause.

A new source of data on adverse reactions to dietary supplements will soon become available: in December, Congress passed a measure requiring the manufacturers of dietary supplements and over-the-counter drugs to inform the F.D.A. whenever consumers call them with reports of serious adverse events. The bill was signed by President Bush the day after Christmas. It is a welcome acknowledgment that “natural” does not always mean “safe.”

Dan Hurley is the author of the new book “Natural Causes: Death, Lies and Politics in America’s Vitamin and Herbal Supplement Industry” (Broadway Books), from which this essay is adapted.

17 janvier 2007

Morte pour une Wii: Des animateurs congédiés

Associated Press (AP)
© AP

Les trois hôtes de «Morning Rave» de la station KDND-FM ont été congédiés mardi, au lendemain de l'annonce par la station de la suppression de l'émission et de l'ouverture d'une enquête sur la mort de Jennifer Lea Strange.

Strange, 28 ans, était l'un des 18 participants venus tenter de gagner une console Wii de Nintendo. Ces concurrents devaient ingérer autant d'eau que possible et tenir le plus longtemps possible sans aller se soulager aux toilettes.

Ce concours avait été bêtement baptisé «Hold Your Wee for a Wii», littéralement «retiens ton pipi pour une console Wii».

Durant l'épreuve, les participants avaient deux minutes pour boire une bouteille de 22 centilitres d'eau avant d'en boire une seconde après une pause de dix minutes. Et ainsi de suite.

Selon des témoins, Strange pourrait bien avoir avalé près de 7,5 litres d'eau. Et l'un des concurrents a déclaré qu'elle semblait malade.

À l'issue du concours, Strange a appelé son travail pour dire qu'elle était malade et qu'elle ne viendrait pas. Elle a été retrouvée morte à son domicile cinq heures plus tard.

Une autopsie préliminaire réalisée par le service médico-légal de la ville a permis de déterminer qu'elle était morte par intoxication par l'eau.

Boire une quantité importante d'eau peut entraîner un déséquilibre rapide des fonctions vitales en provoquant notamment un gonflement cérébral qui peut à son tour conduire au coma ou même la mort.

Strange avait montré aux autres concurrents les photos de ses garçons et de sa fille pour lesquels elle participait à ce concours dans l'espoir de leur gagner la console Nintendo Wii d'une valeur de 250 dollars.


Ce drame rappellera que même un produit aussi 'inoffensif' que l'eau peut s'avérer mortel lorsqu'on en abuse. Un couple français, se croyant possédé par un démon, avait fait la même expérience la même expérience pour se désenvoûter avec également des conséquences dramatiques. Ne parlons pas de l'imbécilité des organisateurs de ce concours. On risquerait de devenir désagréable.

15 janvier 2007

No longevity benefit with growth hormone

By ED SUSMAN

PHILADELPHIA, Jan. 15 (UPI) -- Doctors said Monday their analysis of 31 scientific papers found that human growth hormone -- oft-touted as an anti-aging wonder -- does nothing to help a person live longer.

However, the papers do show that use of the expensive therapy has the potential to create adverse side effects.

"There is certainly no data out there to suggest that giving growth hormone to an otherwise healthy person will make him or her live longer," said Dr. Hau Liu, a research fellow in the Division of Endocrinology and in the Center for Primary Care and Outcomes Research at Stanford University School of Medicine in Stanford, Calif.

Liu and colleagues' conclusions will be published in Tuesday's edition of the Annals of Internal Medicine, the journal of the Philadelphia-based American College of Physicians.

"We did find that there was substantial potential for adverse side effects," Liu said, including such problems as joint swelling and pain, carpal tunnel syndrome and a trend toward increased new diagnoses or pre-diabetes. "You're paying a lot of money for a therapy that may have minimal or no benefit and yet has a potential for some serious side effects," Liu said. "You've got to really think about what this drug is doing for you."

"Growth hormone has been touted by people practicing fringe medicine for decades," Dr. Barry Horowitz, co-director of the Metabolic Research Institute in West Palm Beach, Fla., told United Press International. "They say growth hormone is an anti-aging therapy, can make your skin look better and improve your sex drive.

"But there is no proof -- as Dr. Liu has demonstrated -- that growth hormone does anything to extend a person's life," Horowitz said. "Our great fear is that in patients with occult, asymptomatic cancer, the administration of growth hormone may cause that cancer to grow and spread."

He said that growth hormone has been approved for treating children who have growth hormone deficiencies and to treat some adults with growth hormone deficiencies due to injury or disease to the pituitary gland.

"In many anti-aging clinics, growth hormone is prescribed willy-nilly off-label, without any proof that patients are better off," he told UPI. He also noted that the drug is highly expensive, and is not reimbursed for its off-label (unapproved) use.

Growth hormone is widely promoted on the Internet, and its use as a purported anti-aging drug has caught the attention of the popular media, ranging from the "Today Show" to Business Week. Between 20,000 and 30,000 people in the United States used growth hormone as an anti-aging therapy in 2004, a ten-fold increase since the mid-1990s, according to the authors of an unrelated study published in the Journal of the American Medical Association in 2005.

Growth hormone is naturally produced by the pituitary gland, a pea-sized organ at the base of the brain. Growth hormone is critical to proper development in children, particularly their height, and injections of growth hormone are considered a legitimate treatment for short children and for adults whose pituitary glands don't produce enough growth hormone to maintain normal metabolism. But most promoters of growth hormone as an anti-aging therapy target the healthy elderly.

Liu's team undertook a systematic review and analysis of published studies, excluding any that looked at diseases for which growth hormone is an accepted therapy. They focused solely on studies using growth hormone to treat the elderly, specifically those whose main maladies were nothing worse than age and being mildly to moderately overweight. They also included only studies that evaluated the use of the hormone in randomized, controlled clinical trials.

Of all the papers contained in two of the largest databases of medical literature in the world, only 31 met the team's criteria. The 31 studies had a combined total of slightly more than 500 participants, and the average duration of therapy was about six months, said Liu, adding that he was surprised at the limited amount of data in the literature.

"These studies were designed to look at what happens when you give growth hormone to a healthy elderly person," said Liu. "For example, what happens to their bone density, to their exercise levels and to their exercise capacity."

The researchers found that growth hormone had a modest effect on body composition, increasing lean body mass, or muscle, by slightly more than 2 kilograms and decreasing body fat by roughly the same amount.

But, Liu said, "It did not change other clinically important outcomes, such as bone density measurements, cholesterol and lipid measurements, and maximal oxygen consumption." In short, the studies provided no real evidence that the therapy resulted in increased fitness.

"From our review, there's no data to suggest that growth hormone prolongs life, and none of the studies makes that claim," said Liu.

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Inutile de se précipiter vers des produits miracles qui ne présentent aucune justification scientifique et qui ont probablement des effets secondaires.

Le ministère [israélien] de la Santé a caché la mort de 11 personnes vaccinées contre la grippe

Rebbeca Serfaty
Arouts 7

Le ministère a caché des données sur les morts survenues après une vaccination contre la grippe : 15 personnes sont mortes après avoir été vaccinées contre la grippe au mois d’octobre 2006, et non 4 comme l’avait dit le ministère, a révélé la radio Galé Tsahal ce matin.

La directrice de la section ‘maladies infectieuses’ du ministère de la Santé le docteur Emilia Anisse, a révélé ces faits au cours d’un congrès médical à Beer Sheva. « En tout, 15 cas ont été mentionnés, de personnes qui sont décédées peu de temps après avoir reçu le vaccin, tous les malades appartenaient à la même tranche d’âge, personnes âgées et malades ».

Au mois d’octobre, le ministère de la Santé avait fait part du cas de 4 personnes décédées après avoir été vaccinées contre la grippe, toutes avaient reçu le vaccin de la même série de produit fabriqué dans la même usine en France. Le ministère avait alors ordonné l’arrêt immédiat de toutes les vaccinations afin d’enquêter. Après deux jours et avec la certitude que les vaccinations n’avaient pas causé de morts, celles-ci avaient repris.

Après les révélations du docteur Anisse, le ministère de la Santé a déclaré qu’il n y avait pas de raison de publier ces données, « nous n’avons pas ressenti l’obligation ou le besoin de mettre au courant (le public) de chaque cas de décès dont nous supposions qu’il n’était pas lié au vaccin ».

Selon la radio Galé Tsahal, le mouvement pour la libre circulation des informations a annoncé ce matin son intention de proposer un amendement à la constitution afin d’obliger le ministère de la Santé à publier toutes le informations concernant des situations sanitaires sortant de l’ordinaire.

Au ministère de la Santé on ajoute que la décision de ne pas publier ces informations était sincère et visait à préserver le bien être du public ; on souligne qu’il avait été prouvé formellement que le vaccin n’avait aucun lien avec les décès. Le ministère craignait de créer un mouvement de panique. « Après vérification des quatre premiers cas, nous savions de façon presque certaine qu’il n y a aucun problème avec le vaccin, c’est pourquoi tout lien a été écarté ici aussi (dans les cas suivants) ».

Le vice directeur du ministère, Yaïr Amakim, a dit ce matin que le ministère a dû prendre une décision très difficile. « Nous considérions deux droits : le droit du public de savoir qui est une valeur importante d’un côté, mais aussi notre droit à défendre la santé publique, valeur plus importante pour nous. Contrairement à d’autres, nous avons la responsabilité de la santé publique et nous suivons avec inquiétude la baisse du nombre de vaccinés – ceci pourrait causer la mort des suites de la grippe ».

L’année dernière le nombre de vaccinés a baissé de 56 % en comparaison à l’année précédente. De plus on a constaté une hausse du nombre de cas de grippe.

Le dirigeant de la commission de la santé à la Knesset Moshé Sharoni a déclaré que le ministère aurait dû publier le nombre de décès. « Cette décision me semble impropre. Il faut rendre compte de tout, même si le nombre de vaccinés risque de baisser, il faut tout dire au gens ». Membre de cette commission, le député du parti Meretz Ran Cohen a exigé que soit lancée un enquête sur le sujet, prié le ministère de ne pas considérer les citoyens comme des imbéciles et souligné le droit de tous citoyens à savoir.


Dans ce cas, la journaliste fait une relation (post hoc) entre le vaccin et les 15 décès, dont 11 auraient été 'cachés'. Mais le vaccin a été disculpé dès les 4 premiers. Il était donc inutile de mentionner les 11 suivants, ni plus ni moins que n'importe quels autres décès pendant toute la période. Et il y en a eu sûrement plus de 11. Prendre les gens pour des imbéciles n'est pas une prérogative des politiciens: ça peut même arriver à des journalistes à la recherche d'un 'scoop'.

11 janvier 2007

Les maigres résultats des traitements contre l'obésité et le surpoids…

Par Destination Santé

Dans le Lancet, des Canadiens s'inquiètent du manque de données relatives à la sécurité et l'efficacité des médicaments contre l'obésité. « Le développement de produits sûrs et efficaces devrait être une priorité » estiment-ils au regard des chiffres.

Ils s'appuient notamment sur ceux de l'International Obesity Task Force. Selon ce groupe de travail, le monde compterait environ 300 millions d'obèses. Sans oublier 800 millions de personnes en surpoids ! Soit un total qui représente tout de même un cinquième de la population de la planète !

Des chercheurs d'Edmonton au Canada, se sont penchés sur les essais cliniques réalisés sur les deux molécules anti-obésité déjà sur le marché, l'orlistat et la sibutramine. Ils ont également étudié ceux qui concernent un nouveau traitement, déjà commercialisé dans certains pays et dont l'introduction en France serait proche : le rimonabant. Or constatent les auteurs, « pour que les médecins puissent les prescrire en connaissance de cause, des données sur les effets à long terme de ces molécules seraient nécessaires ». Des données qui pour l'heure, font défaut.

Les rédacteurs de la Revue Prescrire pour leur part, se sont davantage penchés sur l'efficacité… très relative de ces médicaments. Dans une brève intitulée « Pas de progrès avec le rimonabant », ils soulignent ainsi que « chez les adultes obèses, le principal bénéfice du rimonabant est une perte de poids de 4 à 5 kg par an, avec retour progressif au niveau antérieur à l'arrêt du traitement. » Le tout moyennant des effets indésirables « d'ordre psychique (anxiété, dépression), neurologique (sensations vertigineuses) et digestifs (nausées, diarrhées) ».

Source : The Lancet, Prescrire, n°249

18 décembre 2006

Black Cohosh a Bust for Hot Flashes

Study Shows Herbal Supplement Doesn't Reduce Menopause Symptoms
By Salynn Boyles, WebMD Medical News
Reviewed By Louise Chang, MD

Dec. 18, 2006 -- Millions of women have taken black cohosh to reduce hot flasheshot flashes and other menopausemenopause-related symptoms, but the most rigorous study of the herbal supplement ever conducted shows no evidence that it works.

The federally funded trial was designed to compare black cohosh to other herbal supplements, traditional hormone therapy, and placebo treatment for menopausal symptoms.

Hormone therapy was the only treatment that clearly reduced hot flashes, night sweats, and other related symptoms.

The study appears in the Dec. 19 issue of the journal Annals of Internal Medicine.

"Our finding that black cohosh did not work will be disappointing news to many women," researcher Katherine M. Newton, PhD, tells WebMD. "It would be nice to find a clearly effective alternative to hormone therapy."

Looking for Alternatives

Most women experience hot flashes and related symptoms around the time of menopause, which typically occurs between ages 45 and 55.

Hormone therapy involving estrogen or estrogen plus progestin is very effective for reducing hot flashes, but concerns about safety have caused millions of women to abandon the treatment.

Those concerns appeared to be bolstered late last week with the news of a dramatic drop in breast cancers among American women.

Although the reason for the drop is not yet clear, many experts speculate that it is related to the decline in hormone use following the 2002 publication of the Women's Health Initiative study, which found an increase in both breast cancers and heart problems among users.

Many symptomatic women turned to black cohosh and other herbal supplements when they stopped taking hormones, but few well-designed clinical trials have been done evaluating the effectiveness of these products.

21 septembre 2006

Non, l'asthme ne contre-indique pas les vaccinations !

L'idée a le vent en poupe... mais du plomb dans l'aile. Les vaccins de l'enfant ne favorisent pas un asthme ultérieur ! C'est ce qu'affirment des chercheurs suisses et britanniques, qui ont planché sur la question. Avec des résultats inattendus.

Leur travail, réalisé auprès de 8 700 enfants de 1 à 4 ans suivis pendant 5 ans, montre que les vaccinations infantiles permettent de... réduire le risque d'asthme. Les auteurs ont volontairement centré leur travail sur la vaccination contre la coqueluche mais "nos résultats peuvent aussi s'appliquer aux autres vaccinations infantiles", précisent-ils.

Si 14% des 6-9 ans vaccinés selon les recommandations officielles ont effectivement une respiration sifflante, "ils sont moitié plus nombreux dans le groupe des enfants non vaccinés ou incomplètement vaccinés". Les auteurs ont aussi relevé que les petits de 1 à 4 ans, "vaccinés au-delà du septième mois, voient leur risque de respiration sifflante augmenté de 56%. Un chiffre qui grimpe même jusqu'à 84%, entre 6 et 9 ans !"

Pour Claudia Kuehni (Berne), l'un des auteurs de ce travail, le message à retenir pour les parents est le suivant : "les vaccinations infantiles ne sont très vraisemblablement pas à l'origine de l'asthme. Au contraire, lorsqu'elles sont effectuées au bon moment, elles auraient plutôt tendance à protéger contre un asthme futur".

Sources: 16ème Congrès de la Société européenne de Pneumologie (ERS), Munich, 2 au 6 septembre 2006

(Destination Santé)


L'asthme est encore une des maladies en hausse, avec les allergies, l'autisme, la SEP etc., que quelques irresponsables essayent de mettre sur le dos des vaccinations. Un par un, leurs arguments sont pulvérisés par les études scientifiques. Mais la rumeur fait des victimes parmi les enfants que les parents apeurés n'ont pas vacciné.

21 juillet 2006

Médicaments à base de plantes : vigilance !

Communiqué de l’Afssaps - Suite à une quarantaine de cas d’atteinte hépatique associés à la prise d’actée à grappes (Actaea racemosa ou Cimicifuga racemosa), plante médicinale utilisée pour les troubles de la ménopause, l’Agence européenne du médicament (EMEA) alerte les patients et les professionnels de la santé.

En France, deux cas d’atteinte hépatique ont été rapportés, sans toutefois que la responsabilité de la plante ait été totalement établie. Par mesure de précaution, l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) recommande cependant l’arrêt des médicaments ou produits à base d’actée à grappes en cas d’apparition de symptômes évoquant une atteinte hépatique, à savoir fatigue, perte d’appétit, jaunisse, douleurs abdominales, nausées, vomissements, coloration foncée des urines.

Faut-il le redire ? Ce n’est pas parce qu’il s’agit de plantes qu’elles sont forcément inoffensives ! Bannissez l’achat de tout produit à base de plantes sur internet ou tout magasin hors circuit officiel, et informez votre médecin de la prise de tout produit à base de plantes.

15 juillet 2006

Homeopaths 'endangering lives' by offering malaria remedies

Alok Jha, science correspondent. Friday July 14, 2006 - The Guardian

Doctors and scientists have warned holidaymakers not to use homeopathic remedies for malaria and other serious tropical diseases or their lives could be put at risk.

The warning follows an investigation by the BBC which found 10 homeopathic clinics and pharmacies allegedly went against government guidelines by recommending unproven remedies for malaria and other tropical diseases such as typhoid, dengue fever and yellow fever.

Scientists said the homeopaths' advice was reprehensible and likely to endanger lives. Professor Geoffrey Pasvol, a tropical medicine expert at Imperial College London, said: "Medical practitioners would be sued, taken to court and found guilty for far less. What this investigation has unearthed is appalling."

Malaria is a major risk to people travelling in the tropics and can kill within days of the first symptoms. Almost 2,000 people returned to Britain with malaria last year and 12 died. According to the Department of Health, most cases resulted from people not taking the appropriate protective drugs.

Dr Ron Behrens, director of the travel clinic at the Hospital for Tropical Diseases, said: "We have treated people ... who thought they were protected by homeopathic medicines and contracted malaria."

In 2005 the Health Protection Agency issued a warning because of people falling seriously ill when using homeopathic remedies. Its advisory committee on malaria said: "Herbal remedies have not been tested for their ability to prevent or treat malaria and are not licensed for these uses ... There is no scientific proof that homeopathic remedies are effective in either preventing or treating malaria."

In the BBC's Newsnight investigation, an undercover researcher went to 10 alternative health clinics. She asked for advice on protecting herself from malaria on a holiday to Africa and each time was recommended homeopathic products instead of being directed to a GP or conventional travel clinic. Among the clinics and pharmacies visited were the Vale Practice in East Dulwich, Helios in Covent Garden, and Nelsons off Oxford Street in London.

A spokesperson for Nelson's said staff were trained to provide responsible advice about malaria protection, and to advise that patients should consult a GP before deciding on treatments. "We are concerned to hear that this may not have happened in this case and have taken immediate steps to reiterate to the pharmacy team that this advice must be given."

A statement from Helios said: "We give advice on traditional homeopathic remedies which have been used by people for many decades in their attempt to avoid conventional treatment for malaria. There are many bibliographic references to the use of these remedies."

The Vale Practice said it was "a complementary therapy centre that does exactly that - complement the medical model. This, however, can only be done after a thorough consultation. In this instance a consultation was refused and direct and leading questions were put to the homeopath which can be taken out of context. Unfortunately this example is unrepresentative of practice policies. The Vale Practice ... has a policy of referring to the GP whenever indicated."


Finalement, contrairement à ce qu'on entend partout, l'homéopathie a bien des effets secondaires : la mort de ceux qui y croient.

06 juillet 2006

Scientist supporting herbal HIV remedy suspended

Researcher faces university investigation after work with unproven AIDS treatment.

Natasha Bolognesi

Mysterious medicine: Secomet V is made from the red clover, Trifollium pratense.
The University of Cape Town in South Africa has closed down the laboratories of one of its top scientists, who has been supporting an unproven herbal AIDS remedy.

Girish Kotwal, head of medical virology at the university's Institute of Infectious Disease and Molecular Medicine, has been temporarily suspended from his research duties so the university can investigate his association with the plant extract Secomet V, which is manufactured and distributed by the Stellenbosch-based company Secomet.

Secomet V has found a champion in Kotwal (see 'Bad Medicine'). But there have as yet been no clinical trials of the product.

Kotwal has published some data from a trial with four individuals showing that the herbal extract, which comes as a Coca-Cola-coloured liquid, acts as a broad-spectrum inhibitor of viral entry. But Kotwal's work has also shown that it can be toxic to cells, at least in the test tube. He acknowledges that much more testing is needed before the product should be used clinically.

Two AIDS patients in Stellenbosch died earlier this year after sudden liver failure. Neither had been on antiretroviral drugs (ARVs), says their doctor Lisa Hellstrom, but both were taking Secomet V. Another of Hellstrom's patients, who has taken both ARVs and Secomet V, has been found to have abnormal liver enzymes.

The product does not seem to be properly registered in the country as a herbal or complementary medicine, and some have raised potential ethical concerns about the university's sales royalty agreement with Secomet.

This royalty agreement will be reviewed by the university on completion of their investigation, says the university's manager of marketing and communications, Skye Grove.

Taking action

The institute's director Greg Hussey has said that Kotwal was dealing with Secomet in a personal capacity, and has said that his behaviour regarding the product is unacceptable. The matter was brought to the attention of higher university authorities by the investigations of Nature Medicine, which first reported on Kotwal's involvement with Secomet on 28 June 2006 (see 'Bad medicine').

Cheryl de la Rey, deputy vice-chancellor of the university, told news@nature.com they are taking the matter seriously.

Certain allegations of possible professional misconduct in respect of Kotwal are under investigation, says Grove. "The preliminary investigation committee convened on Monday 3 July to decide what the charges against him will be. He has been temporarily suspended from his research duties, and his laboratory has been closed, pending the outcome of this," says Grove.

Kotwal told news@nature.com that he cannot communicate with the press until the investigation has been completed.

Secomet, meanwhile, continues to sell their product. Their website says that the herbal extract "is not intended to diagnose, treat, cure or prevent any disease" but adds that: "patients generally experience a lowering of viral load, which allows their CD4 count to stabilize and then to start improving."

Chairman of South African Medicine's Control Council (MCC), Peter Eagles, told news@nature.com that "Secomet cannot trade making medicinal claims. The company's conduct will be discussed at an MCC meeting on Friday 7 July when the matter will be put forward for further clarity and investigation." Secomet refused to comment to news@nature.com.


L'Afrique du Sud est un havre pour les médecines 'alternatives' contre le SIDA soutenues par certains politiques, dont le président Mbeki et son Ministre de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang. On se rappellera notamment le cas des pilules multivitaminiques du Dr Rath censées combattre le SIDA, des cancers, etc. Il est donc intéressant de constater qu'il n'est quand même pas possible d'y faire du n'importe quoi médical, comme de recommander des produits potentiellement dangereux sans tests scientifiques, avec en plus un lien financier pouvant générer un conflit d'intérêt.

Référence:
Article du Skepdic sur le Dr Rath

09 mai 2006

Tuberculose: plus de 5.500 nouveaux cas déclarés en France en 2004

PARIS (AFP) - La tuberculose, avec 5.512 cas déclarés en 2004, touche en moyenne 9 personnes sur 100.000 en France, mais l'incidence est près de quatre fois plus forte à Paris, selon une étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du ministère de la Santé.
Compte tenu d'une sous-déclaration, le nombre de cas total en 2004 pourrait être "estimé à environ 8.500", selon Didier Che, de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et son équipe.

Les chercheurs relèvent "la diminution importante" depuis 1997 de l'incidence dans toutes les régions françaises métropolitaines "et plus particulièrement en Ile-de-France et à Paris".

L'Ile-de-France reste cependant la région la plus touchée, avec près de 21 nouveaux cas de tuberculose pour 100.000 habitants, et Paris le département le plus concerné par la maladie, avec 742 cas déclarés en 2004, soit 35 pour 100.000 habitants.

La Guyane est le deuxième département le plus touché, avec 32 malades de la tuberculose pour 100.000 habitants, alors que l'incidence reste faible dans les autres autres départements d'outre-mer.

En Ile-de-France, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d'Oise ont des taux d'incidence compris entre 20 et 28,6 cas pour 100.000 habitants.

"L'incidence reste très élevée parmi les populations migrantes. Cependant, les sujets en situation irrégulière n'étant pas comptabilisés dans le recensement, cela surestime probalement les taux d'incidence observés chez les migrants", soulignent les chercheurs de l'InVS, alors que près de la moitié des cas de tuberculose déclarés en 2004 concernaient des personnes de nationalité étrangère.

Ils relèvent également des "incidences élevées parmi les personnes incarcérées et sans domicile fixe" (192 cas déclarés en 2004 pour les SDF).

Par ailleurs, 256 cas de tuberculose ont été notifiés en 2004 chez des personnes ayant une profession à caractère sanitaire et social (médecin, infirmière, aide-soignante, assistante maternelle...).

Parmi les moins de 15 ans, environ 300 cas de tuberculose maladie et 452 cas d'infection tuberculeuse latente (d'après des tests cutanés sans qu'il y ait de signes cliniques) ont été notifiés en France en 2004.

Dans cette tranche d'âge, le taux d'incidence de la tuberculose maladie augmente de façon "importante" pour les jeunes nés en Afrique subsaharienne et reste stable (1,7 cas pour 100.000) depuis 1997 parmi les enfants de nationalité française.


La moitié des cas sont observés chez les migrants, alors qu'ils ne représentent qu'une fraction très faible de la population. Ceci montre que la vaccination est encore une grande protection en France, malgré les affirmations des tenants de l'anti-vaccination. Si un vaccin "vivant atténué" peut provoquer la maladie contre laquelle il est censé nous protéger, il faut donc admettre que les bénéfices sont encore largement au-dessus des inconvénients.

03 mai 2006

Hépatites virales B et C responsables de près de 4.000 décès par an

PARIS (AFP) - Les hépatites virales B et C sont responsables de près de 4.000 décès annuels, selon une étude d'épidémiologistes de l'Inserm et de l'Institut de veille sanitaire (InVS).
On ne disposait jusqu'alors en France que d'estimations partielles sur la mortalité liée à ces hépatites, mais des équipes de ces deux organismes publics ont analysé les certificats de décès de l'année 2001 pour estimer les décès qui leur sont directement imputables.

Un modèle mathématique avait permis d'évaluer en 2002, à environ 3.300 le nombre de décès associés au virus de l'hépatite C (VHC), mais "aucune estimation n'avait été avancée jusqu'a présent sur la mortalité liée à l'hépatite B", selon les chercheurs.

L'analyse des experts aboutit à estimer à 2.646 le nombre de décès imputables à l'hépatite C et à 1.327 le nombre de ceux imputables à l'hépatite B. "Au total, on estime donc qu'en 2001, en France, 3.973 décès sont directement imputables à une pathologie liée au VHC ou au VHB", relèvent-ils.

Les chercheurs insistent sur la gravité des pathologies associées aux virus des hépatites : 73% des sujets décédés d’une hépatite C présentaient une cirrhose et 25% un carcinome (cancer) du foie développé sur une cirrhose. 84% des sujets décédés d’une hépatite B étaient atteints d’une cirrhose et 31% d’un carcinome hépatocellulaire sur cirrhose.

Les auteurs insistent sur la nécessité "d'intensifier le dépistage, en particulier pour les personnes qui ont été exposées au risque de transmission (soins chirurgicaux, tatouage sans précaution d'hygiène...), afin que la prise en charge des patients infectés puisse se faire le plus tôt possible". C’est à ces conditions que l’on pourra réduire significativement le nombre de décès dus à ces pathologies en France, soulignent-ils.

La prévention passe aussi pour l'hépatite B par la vaccination, rappellent par ailleurs les spécialistes. Cette hépatite est en outre transmissible sexuellement et de la mère contaminée à son futur enfant.

L’étude, financée par l’ANRS (Agence nationale de recherche pour le sida), a été présentée au congrès de l’association européenne pour l'étude du foie qui vient de se tenir à Vienne (EASL - Vienne, 26-30 avril).


Voilà donc un nombre de référence pour les anti-vaccinations. Il leur faudra montrer maintenant que les effets secondaires réels de la vaccination anti-hépatite B sont supérieurs au gain d'un millier de vies humaines. Pour l'instant le score est de 1000 à zéro, en faveur du vaccin.

11 avril 2006

Des pseudo-maladies pour vendre des médicaments

PARIS (AFP) - Il est temps de mettre fin à la "création" de maladies "sponsorisée" par l'industrie pharmaceutique, selon le Plos Medicine, revue dont un numéro spécial dénonce le marketing des firmes qui transforment des gens sains en patients, et gaspille de précieuses ressources pour élargir le marché.
Selon la revue du Plos (Public Library of Science, organisation à but non lucratif), publiée mardi, l'accroissement indu de la consommation médicamenteuse a aussi pour conséquence d'augmenter les dégâts iatrogéniques (effets indésirables dus aux traitements) d'autant plus dommageables lorsque le bénéfice potentiel du traitement pour la personne concernée est discutable.

La sortie de ce dossier, accessible sur le net (www.plosmedicine.org) coïncide avec une conférence internationale (www.diseasemongering.org) organisée du 11 au 13 avril à Newcastle (Australie) sur la "création" ou de la "redéfinition" de maladies.
Le dossier décrit le mode de fabrication et de vente de syndromes, de maladies ("disease-mongering") et autres facteurs de risques supposés étendre le marché : comment par exemple le concept de "dysfonction sexuelle féminine" a été forgé au fil du temps alors que sa définition reste floue, comment grâce au marketing direct auprès du public la dysfonction érectile s'est étendue, au delà des problèmes rencontrés par les diabétiques ou des hommes opérés de la prostate, aux banales pannes passagères sans cause médicale chez l'homme jeune.

Des problèmes sans gravité chez l'enfant sont aussi présentés comme de sérieux maux : ainsi le psychiatre britannique David Healy aborde la façon dont des firmes ont "vendu" le trouble bi-polaire (maniaco-dépression), entraînant une explosion de diagnostics chez les enfants américains, certains ayant à peine deux ans.

La promotion du "fast food" dans les écoles a suscité de larges débats, mais pas "l'infiltration des écoles par l'industrie pharmaceutique", déplore Christine Phillips (Australie, université de médecine, Acton) qui détaille les modalités de "formation" des enseignants et infirmières scolaires sur les déficits d'attention liés à l'hyperactivité (ADHD) et leur traitement par psychostimulants.

Entre 1990 et 1995, les prescriptions de méthylphénidate (Ritaline) chez les jeunes ont plus que doublé aux Etats Unis, et ont été multipliées par cinq au Canada. En 2001, cinq millions d'écoliers américains (10%) ont fait leur rentrée sous calmants (antidépresseurs, neuroleptiques ou médicaments pour se concentrer comme la Ritaline...), selon des experts américains.

Les rappels à l'ordre des autorités sanitaires face aux dérapages publicitaires directs ou indirects apparaissent bien faibles au vu de l'ampleur prise par ces méthodes de vente, selon Plos Medicine.


On ne rappellera jamais assez les dangers des abus médicamenteux, particulièrement évidents en France où le taux de remboursement des médicaments incite parfois aux excès.