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08 septembre 2008

Quand Jean-Marie Bigard dérape à propos des attentats du 11 septembre

L'humoriste a affirmé vendredi dernier dans l'émission de Laurent Ruquier sur Europe 1 : "On en est absolument sûr et certain maintenant que les deux avions qui se sont écrasés sur la forêt et le Pentagone n'existent pas". Et de poursuivre : "C’est un missile américain qui frappe le Pentagone ! Ils ont tué eux-mêmes des Américains !"

L'humoriste Jean-Marie Bigard a défendu, vendredi 5 septembre, dans l'émission de Laurent Ruquier "On va s'gêner" sur Europe 1, la théorie du complot à propos des attentats du 11 septembre. Alors que les membres de l'émission étaient invités à commenter une phrase de John McCain – qui entend attraper Oussama ben Laden -, Jean-Marie Bigard, un ami personnel de Nicolas Sarkozy, s'est lancé dans un argumentaire sur les attentats de 2001 : " Il est mort depuis longtemps, Ben Laden". L'humoriste poursuit : "On en est absolument sûr et certain maintenant que les deux avions qui se sont écrasés sur la forêt et le Pentagone, n'existent pas. Il n'y a jamais eu d'avion Ces deux avions volent encore. C'est un mensonge absolument énorme". Et de citer Thierry Meyssan (le journaliste français, auteur de "L'effroyable imposture", un livre dans lequel il défendait la thèse du terrorisme intérieur à propos du 11 septembre) "qui avait mis la puce à l'oreille à tout le monde". "On commence à penser sérieusement que ni Al-Qaida ni aucun Ben Laden n’ont été responsables du 11-Septembre", explique-t-il. Nouvelobs.com a tenté à plusieurs reprises de joindre la direction d'Europe 1 qui n'était pas joignable dimanche après-midi 7 septembre.

"Ils ont tué eux-mêmes des Américains !"

Règne alors sur le plateau de l'émission un silence un peu tendu. L'animateur Laurent Ruquier l'interroge : "Vraiment, vous pensez ça ?". L'humoriste élude quelque peu la question en citant des "reportages sur internet plus ou moins bidouillés pour qu'on ne puisse plus entendre le son". Et de conclure en accusant directement le gouvernement américain : "Ils ont intérêt à nous montrer un avion qui frappe les tours… Non ! C’est un missile américain qui frappe le Pentagone ! Ils ont tué eux-mêmes des Américains !"
L'émission "On va s'gêner" est une émission pré-enregistrée. Dimanche 7 septembre en fin d'après-midi, elle était disponible en podcast sur le site d'Europe 1.


Après Marion Cotillard et Jean-Marie Bigard, nous attendons avec impatience l'opinion de Paco Rabanne !

26 avril 2008

Mars attaque : et si c'était vrai ?

LaDépêche.fr
Auteur : J.-M.D.

Dans une lettre ouverte adressée à l'Etat, des personnalités exigent le lancement d'une étude. Ovnis.

Imaginez la surprise du chef de l'État quand il a lu cette lettre ouverte prônant le lancement officiel d'une étude sur les Ovnis ! Un courrier d'autant plus étonnant qu'il est signé de responsables professionnels dont il est difficile de nier le sérieux et l'objectivité. Les signataires, le contre-amiral Gilles Pinon en tête, sont docteur en médecine, chirurgien, ingénieur du CNRS ou directeur de recherche de l'Inserm. Réunis au sein du Groupe des Sciences Ouvertes (GSO), ils estiment que le phénomène Ovni constitue «un sujet suffisamment grave pour que l'État s'y implique enfin de manière très sérieuse».

Renvoyant dos à dos les ufologues et leurs détracteurs, ces sommités reconnues pensent que «si l'interprétation extraterrestre du phénomène ovnien n'est pas prouvée scientifiquement, il existe en sa faveur de fortes présomptions…» Autrement dit, si ces apparitions d'Ovnis relèvent le plus souvent de méprises, de fantasmes ou d'hallucinations, «une part significative témoigne de lois physiques inconnues et participe d'un principe intelligent…» En somme, Gilles Pinon s'appuie sur ce doute très cartésien pour exiger de l'État qu'il applique tout simplement le principe de précaution. Le phénomène ovnien serait donc une affaire trop grave pour être abandonnée aux seuls ufologues et à la rumeur publique, «quand bien même elle ne montrerait aucune intention hostile, une intrusion extraterrestre présenterait un danger de chaos pouvant conduire à un ethnocide… Imaginez le choc pour les populations si ce phénomène Ovni apparaissait demain au grand jour…», affirment les auteurs du courrier.

Cette lettre ouverte a une résonance particulière à Toulouse, d'autant qu'elle est le fruit d'une réflexion inspirée par un ouvrage d'Yves Sillard consacré aux Ovnis. L'ancien «X» qui fut directeur général du Centre d'études spatiales, est considéré comme le père du lanceur Ariane. Mais Yves Sillard est surtout le président du Groupe d'études et d'information des phénomènes aérospatiaux non identifiés (Geipan), créé au sein du Cnes de Toulouse. C'est lui qui recueille, analyse et archive les témoignages sur les phénomènes inexpliqués.

Décidément, les Ovnis n'ont jamais autant occupé et préoccupé nos esprits.

Le Pentagone depuis longtemps attentif
C'est clair, il y a aujourd'hui une réflexion générale autour de la présence ou pas d'Ovnis. D'après les rapports de gendarmerie qui constituent les archives du Geipan basé au Cnes de Toulouse, environ 28 % des phénomènes demeurent totalement inexpliqués. De là à leur attribuer une origine extraterrestre… Reste que l'interrogation demeure et ne laisse personne insensible.

Aux États-Unis, depuis la célèbre affaire Roswell, les Ovni ont fait l'objet d'une attention toute particulière de la part des pouvoirs publics. Plusieurs commissions d'études ont vu le jour et, malgré des conclusions officielles qui refusaient la réalité du phénomène, le Pentagone n'a cessé de poursuivre ses enquêtes. C'est ce que prouvent tous les documents de la CIA, du FBI, de l'US Air Force et des autres corps d'armée qui ont fini par tomber dans le domaine public, après que l'affaire du Watergate eut permis un développement de la liberté de l'information. Mais ces documents lus et relus, coupés et censurés, n'offrent pas un grand intérêt. Tout juste témoignent-ils de l'intérêt permanent du Pentagone pour les ovnis. Pour mémoire, en 1977, Jimmy Carter affirmait dans sa course à la présidence : «Si je suis élu Président, je ferai en sorte que toutes les informations détenues sur les observations d'ovni soient disponibles pour le public.»

Aux USA comme ailleurs, la découverte ces dernières années de très nombreuses exoplanètes autorise à penser que nous ne sommes pas seuls dans l'univers. En France, en juillet 1999, l'association Cometa, composée d'officiers supérieurs, d'ingénieurs, de scientifiques, concluait à «la réalité physique quasi certaine d'objets volants totalement inconnus.»



Contrairement à ce qu'affirme l'auteur, cette lettre ne renvoie aucunement les ufologues et les 'détracteurs' (comprendre "les sceptiques") dos-à-dos. Il s'agit d'ufologues connus et même payés pour ça, pour certains. On remarque également cette application partisane et non-scientifique du principe de précaution. Rien n'indiquant la moindre présence ou origine extra-terrestre des OVNIs (au sens propre "non-identifiés"), on ne comprend pas pourquoi un quelconque principe de précaution devrait s'appliquer. Sinon, pourquoi ne pas soupçonner une origine divine et mettre le Vatican sur le coup aussi, à titre de précaution ? Rappelons également que les rumeurs complotistes de Roswell se dont révélées une vaste fumisterie et que la mise en ligne des 30 ans d'archives du GEIPAN en 2007 a terminé en non-événement, vite oublié par les ufologues eux-mêmes. 30 ans de recherches, enquêtes de gendarmerie, totalement en vain. Combien de temps faudra-t-il avant que tous ces braves gens reviennent à la réalité ?

13 février 2008

Vaccin contre l'hépatite B et sclérose en plaques : les inquiétudes de l'Académie de médecine

Par Destination Santé - « Les craintes à l'égard de la vaccination (contre l'hépatite B) sont injustifiées » réaffirme l'Académie nationale de Médecine, alors qu'une « campagne médiatique sur les effets adverses de la vaccination contre l'hépatite B se développe à nouveau en France ». L'Académie insiste encore sur « l'absence d'imputabilité (à la vaccination) dans la sclérose en plaques (SEP) chez les enfants et adolescents ». Données à l'appui.

Au cours des six dernières années, un total de « huit études nationales et internationales ont démontré l'absence de relation statistiquement significative entre la SEP et la vaccination contre l'hépatite B », rappellent les Académiciens.

« En 2002 déjà, l'évaluation du rapport bénéfices/risques du vaccin faite par l'Institut de Veille sanitaire (InVS), dans une cohorte d'adolescents et d'adultes à risque montrait que le nombre de porteurs chroniques du virus, de cirrhoses et de cancers du foie évité par la vaccination était très supérieur à celui des éventuels effets secondaires (qui lui sont) imputés ».

L'académie craint que cette « campagne médiatique » ne réveille « l'inquiétude des médecins vaccinateurs et des personnes à vacciner ». Et surtout elle redoute des conséquences dramatiques en termes de santé publique.

Elle rappelle en effet que la couverture vaccinale du nourrisson et de l'enfant demeure très faible en France (25%) contrairement aux autres pays européens et du continent nord-américain. « En 2003-2004, on observait 600 nouveaux cas d'hépatites B annuels, dont la moitié auraient pu être évitée si les recommandations de vaccination avaient été suivies », souligne-t-elle.

« Les craintes à l'égard de la vaccination vont encore aggraver cette situation ». D'autant, comme il convient de le rappeler, que l'hépatite B est à l'origine de près de 10% des transplantations hépatiques en France, que dans 20% des cas, elle évolue vers une cirrhose. Sans oublier enfin que d'après les chiffres de l'OMS, cette maladie est à l'origine de 60% à 80% des cancers primitifs du foie.

Source : Académie nationale de Médecine, 12 février 2008, Institut de Veille sanitaire (InVS), OMS


Les aberrations dues au terrorisme médiatique des adeptes de l'anti-vaccination continuera à faire des victimes innocentes. On se prendrait à souhaiter que la sélection naturelle soit plus rapide.

22 août 2007

Sida: la tactique des négationnistes

Agence Science-Presse – Difficile à croire pour un esprit rationnel, mais il existe encore des gens bien intentionnés et intelligents qui nient que le VIH soit le virus responsable du sida. Après trois décennies, ce virus continue d’entretenir sa légion de « sceptiques » dont les tactiques se révèlent être les mêmes que celles des créationnistes ou des « sceptiques » du réchauffement planétaire.
Le consensus scientifique quant à la cause du sida s’appuie sur des montagnes de recherches en provenance des cinq continents et menées avec des méthodologies nombreuses et parfois inédites. Or, comme ceux qui veulent s’y opposer n’ont aucune donnée scientifique solide à proposer, il ne leur reste que deux méthodes : « dénigrer la notion d’autorité scientifique en général, ou prétendre que la communauté du VIH est intellectuellement corrompue ».
C’est ce que résument une épidémiologiste et un neurologue dans une analyse qu’ils publient cette semaine sur cette « tactique de dénégation »; ce sont là, ajoutent-ils, exactement les mêmes tactiques qu’emploient les créationnistes lorsqu’ils veulent prétendre que l’évolution est une tromperie, ou les lobbystes de droite lorsqu’ils veulent prétendre que le réchauffement est un canular.
Le problème, c’est que ces mêmes personnes qui se présentent comme des « sceptiques » face à l’autorité, se jettent aveuglément dans les bras des « autorités » des médecines alternatives, écrivent Tara C. Smith et Peter Novella dans Public Library of Science - Medicine.
« Les négationnistes (deniers) arguent que parce que les scientifiques reçoivent des subventions, des appuis et du prestige grâce à leurs recherches, il est dans leur meilleur intérêt de maintenir le statu quo. Ce type de raisonnement est pratique, parce qu’il leur permet de choisir quelles autorités croire et lesquelles il faut rejeter parce que faisant partie du grand complot. En plus d’être sélective, cette logique est incohérente : par exemple, ils rejettent des études qui soutiennent l’hypothèse VIH parce que biaisée par « l’argent des pharmaceutiques », alors qu’ils acceptent inconditionnellement le témoignage d’un « anti-VIH » qui a d’importants intérêts financiers dans leur traitement alternatif. »
De fait, bien que les négationnistes condamnent le soi-disant « establishment scientifique », ils font de grands efforts pour promouvoir une liste de scientifiques et autres professionnels qui seraient, à les entendre, sur le point de pénétrer cet establishment. Le fait que la plupart de ces gens n’ont jamais étudié en virologie, en microbiologie ou même en médecine, ne les ébranle pas, au contraire.
Mettre toujours la barre plus haut
De toutes les caractéristiques des « sceptiques », la plus révélatrice est leur tendance, qu’ils soient anti-VIH, créationnistes ou « enviro-sceptiques », à toujours faire reculer le seuil ce qu’ils accepteraient comme preuve. La stratégie est simple, décrivent Smith et Novella : « toujours demander plus de preuves que ce qui peut actuellement être fourni. ».
A titre d’exemple, dans les années 1980, les anti-VIH prétendaient que les médicaments anti-sida étaient inefficaces, parce qu’ils ne prolongeaient pas l’espérance de vie et étaient même toxiques. Alors que ces médicaments se sont révélés au contraire de plus en plus efficaces, les anti-VIH ont commencé à simplement nier le lien entre VIH et sida.
Les méthodologies qu’ils accepteraient en d’autres lieux —par exemple, les arguments statistiques qui ont permis de démontrer un lien entre le tabac et certains cancers du poumon— sont rejetées dès lors qu’il s’agit du sida.
Réagir ou pas?
Faut-il s’en inquiéter? Oui, dans la mesure où cette attitude de méfiance fait des petits. « Des croyances plus fortes envers une théorie du complot sont associées avec des attitudes plus négatives envers l’usage du condom », par exemple.
Ces croyances « méritent une attention plus grande des chercheurs en médecine, à notre époque d’Internet », écrivent les deux auteurs, dont l’une entretient d’ailleurs un blogue de vulgarisation sur l'épidémiologie parmi les plus populaires du monde anglophone.
Pascal Lapointe


Les négationnistes du SIDA sont principalement des adeptes de "médecines parallèles" (c'est-à-dire sans le début d'un commencement de preuve d'efficacité), menant leur combat d'arrière-garde pour le bonheur de quelques vendeurs d'illusions.

24 mars 2007

Houdini Poisoned? Remains to Be Exhumed

By Larry McShane
Associated Press

NEW YORK (AP) -- A team of forensic experts will pore over the exhumed remains of renowned escape artist Harry Houdini to determine whether he was murdered more than 80 years ago, the head of the investigative team said Friday.

"Everything will be thoroughly analyzed,'' promised James Starrs, dean of the disinterment dream team of pathologists, anthropologists, toxicologists and radiologists. "We'll examine his hairs, his fingernails, any bone fractures.''

Legal paperwork necessary to dig up Houdini's body from a New York City cemetery will be filed Monday to get the process started, said Joseph Tacopina, an attorney representing Houdini's family. It could take months before the body is exhumed, although the process should move faster because the family and cemetery officials support the plan, he said.

Houdini died at age 52 on Halloween 1926, days after the athletic magician was repeatedly punched in the stomach by a college student testing the performer's abdominal muscles.

His death certificate listed him as a victim of peritonitis from a ruptured appendix. No autopsy was performed, though, and rumors that he was murdered started almost immediately.

"The Secret Life of Houdini,'' a biography published last year, revisited the rumors and detailed the injection of "an experimental serum'' into Houdini shortly before his death at Detroit's Grace Hospital.

The authors suggest the likeliest suspects were members of a group known as the Spiritualists. The magician devoted large portions of his stage show to exposing the group's fraudulent seances.

Houdini received an assortment of death threats from the Spiritualists over his final years.

In the Houdini biography, authors William Kalush and Larry Sloman explore a November 1924 letter in which one of the movement's devotees, Sherlock Holmes author Arthur Conan Doyle, said Houdini would "get his just desserts very exactly meted out ... I think there is a general payday coming soon.''

The exhumation plan received support from Anna Thurlow, the great-granddaughter of "medium'' Margery, whose husband Dr. Le Roi Crandon was one of the Spiritualist movement's biggest proponents and one of Houdini's enemies.

"At the very least, there was a group of people who wished Houdini harm,'' said Thurlow, who was forced to consider that her ancestors may have been murderers. "Whatever the answer is, it (exhumation) will resolve this mystery.''

Starrs, who presided over the exhumations of gunslinger Jesse James and "Boston Strangler'' Albert DeSalvo, said that if Houdini was poisoned with heavy metals -- arsenic or mercury, for example -- there should be evidence of that more than eight decades later.

"I wouldn't be involved if I simply thought this was bringing a rabbit out of a hat,'' he said.


Houdini assassiné par des comploteurs spirites ? La réalité serait encore plus incroyable que l'imagination délirante des conspirationnistes.

28 février 2007

Climat: un ex-ministre appelle les aliens

LeFigaro.fr

Un ancien ministre canadien de la Défense a appelé les gouvernements mondiaux à révéler ce qu'ils savent sur la technologie des extra-terrestres afin d'enrayer les changements climatiques.
"Il faut persuader les gouvernements de dire ce qu'ils savent. Certains d'entre nous pensent qu'ils en savent beaucoup, et cela pourrait suffire à sauver notre planète", a déclaré au quotidien Ottawa Citizen Paul Hellyer, 83 ans. (Avec AFP).


Et voici le 1er avril avec un mois d'avance. Tout le monde peut se tromper. M. Hellyer est un adepte de l'OVNIlogie, qui a déclaré lors d'une conférence en 2005 que "les OVNIs sont aussi réels que les avions."

09 février 2007

DÉSINFORMATION - OGM en stock

Canal + aurait bloqué la diffusion d'un reportage sur les OGM. Sur le net c'est la ruée pour visionner (enfin) le documentaire interdit d'antenne...

Initialement prévu dans le cadre de l'émission 90 minutes proposée par Paul Moreira, un documentaire dénonce les OGM... Jusque là, personne n'a pu le voir, mais heureusement Internet veille au grain et c'est ainsi qu'il se retrouve en diffusion sur google video.

Depuis que l'information circule via les messageries électroniques, c'est la folie. Tout le monde veut voir le fameux reportage sur les OGM censuré tantôt par la chaîne cryptée, tantôt par l'état (en fonction des versions et des affinités de chacun). En effet, grâce à internet, c'est le double effet kiss kool :

- on peut voir un documentaire interdit (nous en sommes tous friands, il recèle forcément des vérités qu'on nous cache)
- on peut constater que les médias sont effectivement à la botte des marchands de maïs transgénique et des gouvernements (genre, "Et voilà ! Même Canal est bien dressée")

Internautes de tous pays, unissez-vous contre la censure... Oui, seulement voilà, après investigations, il s'avère que le reportage en question n'a pas du tout été censuré, ni interdit. Laure Noualhat, journaliste à Libération, est d'ailleurs la première à nous confirmer par e-mail que "le film a bien été diffusé le 15 novembre". Chacun pourra le constater en consultant le programme de l'émission "90 minutes", ou en vérifiant les archives du Monde.
Paul Moreira, ancien rédacteur en chef de l'émission et actuel directeur de la campagne "liberté d'informer", qu'on peut difficilement soupçonner d'être aux ordres (viré par canal), est le premier a reconnaître que le reportage en question n'a jamais fait l'objet d'une quelconque censure.

Méga intox donc, qui profite finalement au reportage, puisque depuis la mise sur le marché de ce hoax télévisuel, il aura été regardé par deux fois plus de monde que lors de ses différentes diffusions sur Canal +.

Que l'auteur du hoax se rassure, en publiant cet article, nous allons forcément contribuer à ce qu'il soit encore plus vu. Mais au moins, ce sera en toute connaissance de cause et non pour une raison qui n'en est définitivement pas une.

Article par Guillaume - HoaxBuster.com


Et voila comment les conspirationnistes arrivent à piéger les médias 'indépendants' (comprenez "qui n'ont pas les moyens de vérifier les (dés-)informations"), avec un reportage 'censuré' qui avait été en fait diffusé deux mois plus tôt. Mais, comme il est tentant de croire que nos dirigeants censurent les informations qui confirment nos croyances.

22 janvier 2007

The Alchemy of Science-Abusers: Turning Black Into Gray

Ira R. Allen

Science-abusers on the extremist side of the political spectrum too often play upon journalists' reverence for getting both sides of a story – even when two sides don't exist.

Such a case occurred recently when the Reuters news agency flatly declared in a story about the cause of global warming that while most scientists believe human activity is the cause, "That does not mean there is a consensus."

Yes, there is a consensus, and even corporate polluters and the Bush Administration agree.

An entire book, "The Republican War On Science" was devoted to this topic, and the current New Republic (Jan. 29) has an illuminating article on how evidence-deniers – in this case economic ideologues – never come up with better evidence but instead try to make black seem gray. (The article is subscription-only; feel free to e-mail cfah@cfah.org for an individual copy.)

Thank to the Knight Science Journalism Tracker for revealing this latest example.


Parmi les multiples exemples de ces abus, on relève les 'polémiques' sur le réchauffement climatique et le 'dessein intelligent' (appelé "créationnisme en tenue de soirée"). Dans le domaine historique, nous avons les révisionnistes et négationnistes. Dans un registre connexe, le cas des conspirationnistes et de Thierry Meyssan vient à l'esprit. Tous ces exemples résultent de l'introduction de croyances politico-religieuses dans des domaines où l'observation et l'investigation scientifique devraient rester la règle de base.

17 janvier 2007

La baisse des décès par cancer s'accélère aux États-Unis

Mike Stobbe

Atlanta (AP)-Les décès par cancer aux États-Unis sont en baisse pour la deuxième année consécutive, et ce déclin s'accélère avec un recul de 3014 entre 2003 et 2004 contre «seulement» 269 sur la période 2002-2003, comme le montre une nouvelle étude de la Société américaine du cancer (ACS).

La baisse de 2002-2003 était la première sur un an depuis 1930. Mais elle était légère et pas forcément significative aux yeux des experts. Celle enregistrée entre 2003 et 2004 est huit fois plus importante et semble confirmer la tendance, selon l'ACS. «Non seulement cela continue, mais la décrue pour la deuxième année est beaucoup plus forte», souligne Ahmedin Jemal, un chercheur de l'organisation.

Les décès par cancer sont passés de 557 271 en 2002 à 556 902 en 2003, puis à 553 888 en 2004, selon l'ACS, qui a fondé son étude sur l'examen des certificats de décès aux États-Unis.

Les experts attribuent ce succès au recul du tabagisme, à une détection plus précoce et à un traitement plus efficace des tumeurs. On note ainsi une chute des décès causés par les cancers du sein, de la prostate et colorectaux, trois des plus répandus.

Le taux de mortalité par cancer du poumon est également en baisse chez les hommes, mais stagne chez les femmes. La diminution la plus forte parmi les cancers les plus répandus concerne le cancer colorectal: le nombre de décès a chuté de 1110 chez les hommes et 1094 chez les femmes.

Les responsables de l'ACS attribuent cette baisse à un dépistage précoce et un meilleur traitement. «Le principal facteur dans le déclin de la mortalité par cancer du côlon est le dépistage, qui a permis de sauver des vies», précise le Dr Otis Brawley, chercheur en épidémiologie à l'université Emory.

Depuis plus d'une décennie, les statistiques de santé révèlent des baisses annuelles d'environ 1% du taux de mortalité par cancer. Mais les décès ont malgré tout continué à grimper sous l'effet de l'augmentation de la population totale et du nombre de personnes âgées. Cependant, en 2003 et en 2004, le taux de mortalité par cancer a régressé d'environ 2% compensant ainsi ces facteurs démographiques.

Selon des projections de l'ACS, 1,4 million de nouveaux cas de cancer et 559 650 décès devraient être enregistrés cette année, ce qui signifierait une remontée du nombre de morts. Cette estimation pessimiste se fonde sur 35 ans de données, mais ne prend pas pleinement en compte la nouvelle tendance à la baisse, tempère l'organisation, qui pense désormais que les décès par cancer vont continuer à reculer.


Un résultat qui ne manquera pas d'étonner les apôtres de la théorie du complot des fabricants de téléphones portables, des lobbies pharmaceutique et de l'alimentation industrielle. Malgré toutes les catastrophes qu'ils nous annoncent depuis tant d'années, les cancers diminuent aux Etats Unis, patrie de la téléphonie mobile, de l'obésité et des OGM.

15 janvier 2007

Démenti du Defense Security Service: Des pièces de monnaie canadiennes n'ont pas servi à espionner

Presse Canadienne (PC)

Il semble finalement qu'il n'y ait aucun risque que vos pièces de monnaie vous espionnent.

Un agence de la défense du gouvernement américain est soudainement revenue, cette semaine, sur son affirmation voulant que des pièces de monnaie canadiennes comportant de minuscules émetteurs aient été remises à leur insu à au moins trois travailleurs américains de passage au Canada.

Des Canadiens ont commencé à examiner soigneusement leurs huards après que le Defense Security Service, dont le siège est situé en Virginie, eut avancé que des pièces trafiquées constituaient un nouvel outil de vol de technologie militaire américaine sensible.

Il n'a pas été précisé dans le rapport annuel du service de contre-espionnage, pour 2006, quelles pièces étaient utilisées. Une représentante de l'agence a affirmé que les détails sur cette affaire relevaient du secret défense.

Des spécialistes de l'espionnage ont avancé que les émetteurs miniatures des pièces soi-disant trafiquées servaient possiblement à suivre les déplacements d'employés du secteur de la défense.

Dans un communiqué émis sur son site Web, vendredi, le Defense Security Service a indiqué que ces allégations reposaient sur un rapport lui ayant été remis. L'agence a ajouté qu'il avait par la suite été démontré qu'elles étaient sans fondement.


Encore une théorie complotiste, lancée probablement par des petits plaisantins de l'agence américaine. On comprend mal comment on pourrait suivre une personne avec des pièces de monnaie, qui changent de main si facilement. De même, un émetteur aussi petit devrait disposer d'un récepteur très proche pour pouvoir être lu, sans compter que le métal de la pièce rendrait la chose très difficile. Pourtant, cette rumeur même pas crédible a trouvé, semblerait-il, un public. Il s'agit probablement d'une variante sur le thème des puces RFID, un des sujets favoris des complotistes.

20 décembre 2006

Sony pris en flagrant délit de blog bidon

Par Isabelle Boucq, 01net.

Le blog s'appelait « alliwantforxmasisapsp » (soit « tout ce que je veux pour Noël c’est une PSP ») et était rédigé par un certain « Charlie », un artiste de hip-hop amateur, et son cousin « Pete ». Son but : parler de la console portable de Sony. C'est un miniscandale qui l'a mis sur le devant de la scène. En effet, il s'est avéré que ce blog était bidon, car alimenté par une agence de communication payée par Sony.

Selon la newsletterJust an Online Minute, la manipulation a été mise au grand jour, car l’agence Zipatoni avait fait la grossière erreur d’enregistrer le nom de domaine du blog, lancé fin novembre, sous ses propres coordonnées. Il semble que le fabricant de la PSP ait voulu doper les ventes de sa console à l’approche de Noël en demandant à cette agence de marketing viral d’alimenter ce blog au nom suggestif.

La blogosphère ne s’est pas laissée longtemps abuser par ce blog dont le ton artificiellement branché a mis la puce à l’oreille de véritables bloggeurs. Forcé de confesser que le blog était bidon, le fabricant japonais a tenté une pirouette. « Sony Computer Entertainment America a développé le blog comme un site humoristique… Nous avons maintenant ajouté une clarification à l’attention des visiteurs », a annoncé la société dans un communiqué avant de faire disparaître le contenu de alliwantforxmasisapsp, devenu un blog fantôme.

Malgré ce mea culpa, la blogosphère est furieuse contre Sony. Plusieurs internautes l'ont fait savoir en postant sur YouTube une parodie et un montage vidéo qui se termine par ces mots : « Désolé, Sony. Nous ne sommes pas stupides à ce point-là. »

Multiplication des blogs à des fins publicitaires

L'idée d'alimenter un vrai faux blog n'est pas nouvelle, et Sony n’est pas le premier à se faire prendre la main dans le sac. Le phénomène a même déjà un nom : les « flogs », contraction de « fake »(faux) et de blogs. Au printemps dernier, la chaîne de magasins Wal-Mart avait ainsi lancé un carnet de bord Web racontant les aventures d’un couple américain qui traversait les Etats-Unis en camping-car et s’installait tous les soirs gratuitement sur des parkings de Wal-Mart.

En octobre, il fut révélé que le voyage avait été sponsorisé par une association montée par l’agence de relations publiques Edelman pour le compte du distributeur. Une façon déguisée de créer un « buzz » positif sur son client, souvent critiqué pour sa position hégémonique et ses pratiques sociales. La blogosphère avait été alors choquée qu’Edelman, une agence se vantant de comprendre les nouveaux « médias sociaux » et dont plusieurs dirigeants tiennent eux-mêmes des blogs, ait pu commettre une telle erreur d’appréciation. En 2005 déjà, McDonald’s avait été fustigé pour avoir créé un faux blog lié à une série de publicités télévisées dans le cadre du Super Bowl, le match le plus important de la saison de football américain.


L'utilisation de l'internet pour répandre des rumeurs de complot ou dans des buts mercantiles s'est ici heurté au scepticisme d'une communauté qui en a vu d'autres. La maladresse des prestataires de Sony leur a facilité le travail.

12 décembre 2006

Les buveurs de lait ne sont pas tous les mêmes

Si plus de 90% des Danois ou des Suédois peuvent apprécier pleinement un grand verre de lait, la moitié des Espagnols et la quasi totalité des Chinois risquent de l’avoir sur l’estomac. La capacité à digérer le lactose du lait ne persiste pas de la même façon chez tous les adultes. Une nouvelle étude menée en Afrique montre que cette évolution s’est produite à plusieurs reprises et de différentes manières au sein de la population humaine, en fonction du mode de vie.

La digestion du lactose repose sur l’action d’une enzyme, la lactate-deshydrogénase (LDH), qui le dégrade en d’autres sucres qui passent plus facilement dans le sang. Si les bébés sont capables de digérer le lait maternel, une fois sevrés les enfants perdent cette habitude et l’activité de la LDH décroît. Dans les populations d’éleveurs de bétail qui consommaient du lait, cette activité enzymatique a persisté jusqu’à l’âge adulte. En 2002 des chercheurs ont identifié une mutation génétique associée à cette tolérance persistante au lactose. Très répandue en Europe du Nord, elle diminue lorsqu’on va vers le sud de l’Europe, (50% en France ou en Espagne), le Moyen-Orient et surtout l’Asie.

La généticienne Sarah Tishkoff a étudié cette persistance de la tolérance au lactose chez plusieurs groupes ethniques d’Afrique de l’Est, où le pastoralisme a commencé il y a environ 7.000 ans. Les résultats génétiques coïncident avec les preuves archéologiques. Tishkoff et ses collègues ont trouvé trois mutations qui maintiennent l’activité de la LDH à l’âge adulte. Ces mutations sont apparues chez des populations de Tanzanie et du Kenya il y a entre 2.700 et 6.800 ans. On considère que les populations pastorales sont arrivées dans ces régions il y a 4.500 à 3.300 ans.

La capacité à digérer le lait à l’âge adulte représentait un avantage suffisamment fort pour opérer une forte sélection naturelle, soulignent les chercheurs. La mutation s’est en effet très vite répandue de génération en génération. Autre fait marquant : l’organisme humain a développé plusieurs tactiques face à cette pression de sélection. En effet les mutations identifiées se situent toutes sur la partie du génome qui contrôle l’activation du gène de la LDH mais elles sont différentes.

Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Genetics du 10 décembre.

Cécile Dumas


Pour mettre un peu de rationnalité dans les délires paranoïaques des théoriciens du complot de l'inddustrie laitière.

23 octobre 2006

Polio : une éradication encore floue

"Le succès de l'éradication de la poliomyélite dans le monde ne dépend plus que de quatre pays : Afghanistan, Inde, Nigeria et Pakistan", souligne l'OMS. Aucune date pour le grand jour n'est cependant avancée par l'Organisation.

Cette dernière, sans doute instruite par l'échec, insiste sur l'importance de la volonté politique dans le résultat. "L'éradication n'est plus seulement une question technique. Le succès dépend désormais de la volonté politique d'assurer une administration efficace à tous les niveaux afin que tous les enfants reçoivent le vaccin".

C'est d'ailleurs une décision politique des autorités de Kano, un Etat dans le Nord du Nigeria, qui avait compromis voici 3 ans le succès de l'éradication. En 2003 en effet, une organisation confessionnelle musulmane avait suspendu les campagnes de vaccination au nom de risques supposés. Résultat, le nombre de cas était alors reparti à la hausse, 13 pays exempts de polio se trouvant à nouveau contaminés. Beaucoup de temps, d'argent et de vies perdus... Si aujourd'hui la situation s'améliore, l'éradication n'est pas encore en vue. Selon le Comité consultatif sur l'éradication de la poliomyélite, "ces pays mettront plus de 12 mois pour venir à bout de la poliomyélite".

Sources: OMS, octobre 2006


Les décisions politiques, lorsqu'elles sont alimentées par les rumeurs infondées et les théories farfelues sans aucun support scientifique peuvent être particulièrement dangereuses pour les populations. Le Nigéria, pour la polio, et l'Afrique du Sud, pour le SIDA, en sont de tristes illustrations. Mais gardons-nous de croire que ceci n'arrive qu'aux autres. Les rumeurs infondées sur le vaccin ROR, le thimerosal et autres, sont entretenues par des groupes de pression qui ont provoqué des épidémies de rougeole et de varicelle dans plusieurs pays européens.

21 septembre 2006

Non, l'asthme ne contre-indique pas les vaccinations !

L'idée a le vent en poupe... mais du plomb dans l'aile. Les vaccins de l'enfant ne favorisent pas un asthme ultérieur ! C'est ce qu'affirment des chercheurs suisses et britanniques, qui ont planché sur la question. Avec des résultats inattendus.

Leur travail, réalisé auprès de 8 700 enfants de 1 à 4 ans suivis pendant 5 ans, montre que les vaccinations infantiles permettent de... réduire le risque d'asthme. Les auteurs ont volontairement centré leur travail sur la vaccination contre la coqueluche mais "nos résultats peuvent aussi s'appliquer aux autres vaccinations infantiles", précisent-ils.

Si 14% des 6-9 ans vaccinés selon les recommandations officielles ont effectivement une respiration sifflante, "ils sont moitié plus nombreux dans le groupe des enfants non vaccinés ou incomplètement vaccinés". Les auteurs ont aussi relevé que les petits de 1 à 4 ans, "vaccinés au-delà du septième mois, voient leur risque de respiration sifflante augmenté de 56%. Un chiffre qui grimpe même jusqu'à 84%, entre 6 et 9 ans !"

Pour Claudia Kuehni (Berne), l'un des auteurs de ce travail, le message à retenir pour les parents est le suivant : "les vaccinations infantiles ne sont très vraisemblablement pas à l'origine de l'asthme. Au contraire, lorsqu'elles sont effectuées au bon moment, elles auraient plutôt tendance à protéger contre un asthme futur".

Sources: 16ème Congrès de la Société européenne de Pneumologie (ERS), Munich, 2 au 6 septembre 2006

(Destination Santé)


L'asthme est encore une des maladies en hausse, avec les allergies, l'autisme, la SEP etc., que quelques irresponsables essayent de mettre sur le dos des vaccinations. Un par un, leurs arguments sont pulvérisés par les études scientifiques. Mais la rumeur fait des victimes parmi les enfants que les parents apeurés n'ont pas vacciné.

14 septembre 2006

La rumeur, un obstacle à la vaccination dans certains pays en développement

KANO, Nigeria (AP) - Les équipes sanitaires internationales qui tentent de vacciner les populations des pays les plus pauvres ont à lutter contre la rumeur. Au Nigeria par exemple, nombreux sont ceux qui croient que ces vaccins ne serviraient qu'à stériliser les petites filles.

Outre les subventions à trouver, le matériel et le personnel, les équipes de vaccination ont à faire face à ces rumeurs qui se propagent au sein de populations vulnérables, et créent un obstacle aux campagnes sanitaires urgentes. Dans une bonne partie de l'Afrique, la croyance la plus largement répandue est que ces vaccins propagent le sida.

A Kano (Nigéria), la rumeur a vu le jour en 2003: les hommes politiques locaux de cet Etat du nord, qui a adopté la charia, déclarant que le vaccin contre la polio contenait des produits stérilisants, ont suspendu la vaccination pendant un an.

Depuis, les autorités sanitaires ont désespérément cherché à convaincre le gouvernement régional et la population de l'inocuité du vaccin.

Les craintes concernant le vaccin contre la polio ont été telles que les villageois ont même fui leurs maison quand les équipes de vaccination sont arrivées.

Le coût total de cette peur au Nigeria et dans les pays où la rumeur s'est répandue est de 200 millions de dollars. Et surtout, elle a fait perdre à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et à ses partenaires au moins deux ans sur la date prévue d'éradication de la polio, a déclaré le Dr David Heymann, responsable de l'éradication à l'OMS.

Au Nigeria, des mères ont essayé de faire croire aux soignants que leurs enfants avaient été vaccinés, en leur mettant du vernis à ongle sur les doigts, tentative pour imiter les marques d'encre témoins de l'immunisation des enfants lors des campagnes de vaccination.

Au Pakistan, une pétition a récemment été envoyée à la Haute Cour de Peshawar, demandant au gouvernement de mettre fin au programme d'éradication de la polio dont le coût s'élevait à 167 million de dollars. La pétition faisait référence aux documents nigérians selon lesquels le vaccin était sensé renfermer des oestrogènes. A Quetta, des équipes de vaccination ont par le passé été reçues à coups de pierre par la population locale.

Et au Kenya, les campagnes de vaccination contre la polio ont été compromises par la peur du démon: des parents ont exprimé leurs craintes de voir leurs enfants perdre la langue par magie, au moment où ils ouvraient la bouche pour boire le vaccin oral.

Une partie du problème, selon les experts, réside dans le fait que les personnels sanitaires ont mal informé les populations locales de ces pays pauvres des réels dangers du vaccin.

Mais pour Claire Hajaj, qui travaille sur le programme d'éradication de la polio à l'UNICEF, parler des risques de la vaccination à des populations illettrées et isolées n'est pas toujours possible. Selon elle, dans les régions touchées par différentes épidémies mortelles, il est même parfois difficile de leur faire comprendre l'intérêt de la vaccination.

"Nous nous rendons dans des familles qui n'ont ni électricité, ni sanitaires. Elles voient leurs enfants mourir du paludisme ou de diarrhées. Et on leur apporte un vaccin contre la polio dont elles n'ont pas besoin", a déclaré Michael Galway, responsable de la communication de l'UNICEF sur la polio en Inde.

Sans compter que les responsables sanitaires se gardent bien de parler du risque majeur du vaccin: attraper la polio, un accident qui survient une fois sur trois millions de doses. Pour les défenseurs de l'éthique médicale, cette omission est une erreur, compte tenu des difficultés dans ce domaine. "Il n'y a aucun motif à vouloir contrôler les maladies infectieuses si vous violez le droit et la dignité des communautés", a estimé le Dr Ross Upshur, spécialiste d'éthique médicale, Université de Toronto.


D'un côté les champions de la morale médicale et de l'autre des adversaires qui n'hésitent devant rien pour les salir. Etre les deux, le virus de la polio à de beaux jours devant lui.

11 septembre 2006

Cinq ans après le 11 septembre 2001, 9/11 : Les théories du complot sur Internet

Dominic Arpin
Le Journal de Montréal

La poussière des tours du World Trade Center n'était pas encore retombée que les théories du complot circulaient déjà sur Internet. Tel un catalyseur, tel le souffle sur les braises, le Web a joué un rôle primordial dans la propagation de ces idées. Il a permis aux sceptiques, à ceux qui doutent de la version officielle, de se retrouver, de s'échanger de l'information, de s'encourager. Bref, d'alimenter le feu qui couvait.

Faites l'exercice. Tapez «9/11 conspiracy theories» dans Google et voyez par vous-même. Les théories de la conspiration entourant les attentats du 11 septembre 2001 déchaînent les passions sur le Web. Le moteur derecherche nous renvoie à plus de 200 000 références. Rien que ça!

Visiter ces sites, visionner les nombreux documentaires en ligne, c'est entrer dans un monde dérangeant. Un monde où les médias, le gouvernement et les grandes corporations mentent, conspirent, grenouillent. Résultat : selon un récent sondage, 36 % des Américains croient aujourd'hui que l'administration Bush a joué un rôle dans les attentats.

Mais force est d'admettre que certaines théories proposées sur Internet sont troublantes. Du moins, à première vue.

Loose Change, un succès

Un bon point de départ pour embrasser les plus véhiculées demeure le documentaire Loose Change, un film à petit budget écrit et réalisé par un jeune de 22 ans, Dylan Avery. À sa sortie en avril 2005, Loose Change a connu un succès aussi instantané que fulgurant. Il s'est propagé comme une traînée de poudre, occupant même la première position du site Google Video jusqu'à dernièrement (une version française de la deuxième mouture est disponible depuis peu sur le site).

En gros, Loose Change suggère que les attentats du 11 septembre n'ont pas été perpétrés par un groupe de terroristes, mais bien par le gouvernement américain lui-même.

Ainsi, selon le documentaire, ce n'est pas un avion de ligne qui s'est écrasé sur le Pentagone, mais plutôt un missile. Le réalisateur s'appuie sur la grosseur du trou laissé dans le mur de l'immeuble et sur l'absence de débris de l'appareil pour expliquer sa théorie. En laissant de côté les nombreux témoins qui affirment avoir vu l'avion d'American Airlines, mais bon, une omission est si vite oubliée...

Et les deux tours ?

L'effondrement des deux tours du World Trade Center rend aussi les internautes perplexes.

Dans Loose Change, comme dans une dizaine d'autres documentaires ou sites Web consultés ces dernières semaines, ils sont nombreux à croire qu'elles ont été détruites à l'aide d'explosifs. Sur plusieurs séquences vidéo, des bruits de détonation se font entendre quelques secondes seulement avant l'effondrement.

Ajoutez à cela les témoignages de nombreux experts qui affirment que les tours n'auraient pas dû tomber si rapidement et de manière verticale, qu'une autre tour, la WTC 7, est aussi tombée sans avoir été vraiment endommagée, et voilà que l'idée d'une démolition contrôlée commence à germer...

Théories loufoques

Reste le vol 93. Que s'est-il réellement passé avec l'appareil ? Là-dessus, les théories sur Internet vont des plus sérieuses aux plus loufoques. Plusieurs sites proposent que l'avion ne se soit pas écrasé, mais qu'il ait plutôt atterri dans un aéroport de Cleveland, d'où les passagers auraient ensuite été déplacés dans un centre de recherche inoccupé de la Nasa avant de mystérieusement disparaître. Et après on se surprend que certains croient encore Elvis vivant...

Dommage que la série X-Files soit terminée. Tous ces mystères auraient pu faire de sacrés bons épisodes télé. Et du temps supplémentaire pour les agents Scully et Mulder !

«Behind every terrorist, there is a Bush»

(derrière chaque terroriste se cache Bush)

Les adresses

Pour se retrouver dans tout ce fatras, quelques sites plus rigoureux et sérieux sont à conseiller. En tête de liste, www.911.thruth.org, un site de sceptiques qui déboulonnent les théories débiles sans toutefois endosser la version officielle. Le site www.debunking911.com se charge quant à lui de démythifier la théorie de la démolition contrôlée. Screwloosechange (www.screweloosechange.com) comme son titre l'indique, ne fait quant à lui qu'une bouchée des théories de complot proposées par le documentaire Loose Change (www.loosechange.com). Une visite sur l'encyclopédie en ligne Wikipedia mérite aussi le détour. Un article fouillé sur les théories du complot autour du 9/11 constitue un excellent tour d'horizon de la question. Vous trouverez le texte (en anglais) à l'adresse suivante :
http://en.wikipedia.org/wiki/9/11_conspiracy_theories
http://www.911blogger.com


N'oublions pas non plus les inepties publiées par Thierry Meyssan, reprenant in extenso les théories loufoques que l'on peut lire sur Internet, sans jamais aller les vérifier sur place.

22 août 2006

Sida: campagne de protestation des ONG contre la politique de Pretoria

LE CAP (AFP) - La coalition d'ONG sud-africaines Treatment Action Campaign (TAC) a annoncé mardi le lancement à partir de jeudi d'une campagne de protestation contre la politique gouvernementale de lutte contre le sida.
Les militants de TAC entendent notamment occuper des bâtiments publics et perturber des rencontres gouvernementales, a affirmé à l'AFP Zachie Achmat, président de TAC, précisant que ce mouvement visait à réclamer la démission de la ministre de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang.

"Nous pousserons nos alliés à l'étranger à écrire au gouvernement et encouragerons les opérateurs investissant en Afrique du Sud à utiliser leur argent comme moyen de pression sur le gouvernement sur la question (du VIH-sida)", a expliqué M. Achmat.

"Il est regrettable que nous devions enfreindre la loi pour que le gouvernement prenne nos revendications au sérieux. Mais nous n'arrêterons pas tant que le président n'aura pas démis la ministre" de la Santé, a-t-il ajouté.

Mme Tshabalala-Msimang est extrêmement controversée en Afrique du Sud en raison en particulier de ses propos très ambigus sur le rôle exact de la nutrition dans la lutte contre le sida.

Quarante-quatre membres de Treatment Action Campaign (TAC) ont été brièvement interpellés la semaine dernière à l'issue d'une manifestation. Quarante-trois d'entre eux, dont le président de TAC, Zachie Achmat, ont comparu mardi devant un tribunal du Cap, qui a renvoyé leur procès au 7 septembre.

Les appels à la démission de la ministre de la Santé se sont multipliés depuis que l'envoyé spécial de l'Onu pour le sida en Afrique, Stephen Lewis, a violemment mis en cause Pretoria pour sa politique anti-sida la semaine dernière.

L'Afrique du Sud est le seul pays "dont le gouvernement reste obtus, dilatoire et négligent dans la mise à disposition des traitements" antirétroviraux (ARV), avait déclaré M. Lewis le 18 août, à la clôture de la conférence mondiale sur le sida à Toronto, au Canada.

Selon Pretoria, l'Afrique du Sud compte 5,54 millions de personnes, sur 47,4 millions, vivant avec le VIH-sida.



On se rappelera des déclarations de la ministre de la santé sud-africaine qui soutenait implicitement les thèses du 'Dr' Matthias Rath, charlatan du SIDA ayant accusé l'industrie pharmaceutique de génocide. Le président sud-africain Mbeki aavait emboîté le pas à sa ministre, ce qui est particulièrement inquiétant pour leur pays qui est maintenant un des plus touché au monde par l'épidémie de SIDA.

18 août 2006

La vague australienne d’ovnis était un canular subventionné par le gouvernement

par JC.

Ce texte a d'abord été publié à cet endroit:
http://www.blogparanormal.com/?p=54

Vous vous souvenez de AustralianUFOWave.com, un site Web prétendant qu’il y avait une vague d’observation d’ovnis en Australie et qui proposait des vidéos de ces objets ?

Sur la page d’accueil, un communiqué déclare que les 31 films qui ont été publiés sur ce site, entre juin et la mi-août 2006, sont tous des trucages numériques et que ce projet - qualifié d’« expérience artistique » - a été subventionné par le gouvernement australien et la Commission australienne du film.

Christopher Kenworthy, le directeur du projet, explique que les premières vidéos présentaient un certain « degré de plausibilité » mais que celui-ci a été graduellement réduit. « Ce n’est que quand les deux dernières vidéos ont été publiées qu’un nombre important de personnes ont eu des doutes », dit-il. Et pour cause : voir vidéo 30 et vidéo 31, du 4 août. Effectivement, si ces vidéos avaient été sur le site au moment où je l’ai visité, je n’en aurais jamais parlé sur ce blog.

Pourquoi avoir créé ce canular (que le directeur préfère appeler « création artistique immersive ») ? Pour Christopher Kenworthy, il s’agissait de créer un sentiment d’émerveillement face au phénomène ovni, d’améliorer la recherche sur les vraies vidéos d’ovnis et « de montrer aux sceptiques qu’ils se basent souvent sur leurs croyances plutôt que sur des preuves ».

Cette révélation ne manquera pas de décevoir une certaine portion des millions d’internautes ayant visionné ces clips, mais elle aura au moins eu le mérite de démontrer que le trucage de vidéos numériques peut berner pas mal de gens.

Si l’aspect technique des trucages vous intéresse, Christopher Kenworthy indique qu’il a utilisé Final Cut Pro pour le montage et After Effects Pro 7.0 pour les effets spéciaux et que la plupart des « ovnis » étaient des lumières réelles superposées sur le ciel (bien que certains objets aient été modelés par ordinateur).

Enfin, pour les gens qui seraient tentés de croire que les objets des vidéos sont bien réels et que cette annonce d’un canular est une opération de camouflage, une page prouve qu’il s’agit bien de trucages en montrant des vidéos avant et après les modifications numériques. Voilà. Cliquez sur le lien ci-dessous pour écrire un commentaire soulignant que vous le saviez dès le début.


Si le canular voulait prouver que les sceptiques peuvent être trompés, c'est plutôt raté. On aura prouvé au mieux qu'il y a moins de sceptiques qu'on croit et que les croyants acceptent sans réfléchir la plupart des canulars.

29 juin 2006

La Roumanie "victime d'une guerre météorologique": le Sénat enquête

BUCAREST (AFP) - Le Sénat roumain a ouvert une enquête pour vérifier des "indices" selon lesquels les graves inondations enregistrées l'été dernier seraient le fait d'une "guerre météorologique menée par une puissance étrangère".
"Nous nous proposons de vérifier des indices et des informations selon lesquels les phénomènes météorologiques extrêmes enregistrés en juillet et août 2005 ont été provoqués par des technologies humaines dirigées de l'étranger", a indiqué le sénateur Dan Carlan, à l'origine de cette initiative.

Selon lui, cette "hypothèse troublante" est apparue lors de discussions avec des experts du département anti-grêle du ministère de l'Agriculture, qui ont laissé entendre que les "pluies torrentielles atypiques tombées en Moldavie" l'année dernière étaient le résultat d'un "circuit dirigé de l'humidité de la mer Noire vers cette région" de l'est de la Roumanie.

"Les sénateurs ont interprété de manière erronée les propos de nos experts, qui n'ont absolument pas fait état d'une telle possibilité", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Agriculture, Adrian Tibu.

Le leader de l'extrême droite Corneliu Vadim Tudor s'est toutefois déclaré "convaincu" de l'hypothèse évoquée par M. Carlan, assurant que "la Roumanie est bien victime d'une attaque météorologique". S'il s'est refusé à nommer le pays qui serait derrière une telle attaque, il a laissé entendre qu'il pourrait s'agir d'une "grande puissance de l'est de la Roumanie (ndlr: la Russie), de plus en plus agacée par la politique de Bucarest à l'égard de la région de la mer Noire".

Les sénateurs se sont donné deux mois pour éclaircir cette question.


Voici un nouvel exemple de relation entre le conspirationnisme et les extrêmes, de droite ou de gauche. Il est amusant de constater le quiproquo provoqué par l'expression verbale "curcuit dirigé" (d'où la question "dirigé par qui ?", comme s'il ne s'agissait pas d'un flux naturel). Ceci constitue aussi un bon exemple de comment l'interprétation hors contexte d'une phrase peut paraître supporter une hypothèse irrationnelle.

07 juin 2006

Namibia suffers polio 'setback'

By Frauke Jensen
BBC News, Windhoek

Since 1990, children have been vaccinated against polio
Namibia has announced that the country is suffering from its first polio outbreak in more than a decade.

"It is quite a setback for us. We were moving closer to achieving the status of polio eradication," health ministry official Dr Kalumbi Shangula said.

He said as most victims were aged over 20 they had missed out on under-five vaccination campaigns carried out since 1990, when Namibia gained independence.

Seven people have died and 27 others have been paralysed since mid-May.

Investigations into whether the outbreak was due to faeces infested water or foodstuffs, or whether it had been brought in from outside are still not conclusive.

"Preliminary results indicate a polio virus 1 Wild Type," Permanent Health Secretary Dr Shangula said

It was now necessary to target every citizen and health authorities were already working on a mass public education and vaccination campaign, he said.

It is to take place as soon as vaccines, logistics and financing of the campaign with the support of international agencies have been arranged.


La théorie du complot d'origine néo-nazie qui avait fleuri au nord musulman du Nigéria a provoqué une résurgence de la polio dans les pays africains, en passant par les pélerins de La Mecque. La Namibie, qui n'est pas musulmane, paye également le prix de risques pris par d'autres.