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24 janvier 2010

La croyance en Dieu modifierait une partie du cerveau

Canada - Des neurologues de l'université de Toronto ont découvert que l'activité du cerveau humain était liée aux croyances religieuses des individus. Lire la suite l'article


Pour démontrer cela, les scientifiques ont fait passer des tests à différentes personnes divisées en 2 catégories : les croyants et les athées. Toutes ont été placées dans des scanners afin de mesurer l'activité de leur cerveau durant les tests. L'épreuve consistait en une série de questions dont il fallait anticiper la réponse. Les candidats prenaient ensuite connaissance de cette dernière.Les chercheurs ont remarqué que chez les athées, une zone du cerveau appelée cortex cingulaire antérieur était beaucoup plus fortement stimulée que chez les croyants. Le cortex cingulaire antérieur régule des fonctions comme la pression artérielle, le rythme cardiaque et certaines fonctions cognitives comme les émotions, la prise de décision, l'empathie mais surtout elle est la zone qui nous permet d'anticiper l'avenir. Selon les conclusions des auteurs de l'étude, parues dans la revue Psychological Science, quand un croyant s'attendant à avoir la bonne réponse se rend compte du contraire, cette aire du cerveau s'active beaucoup moins car il réagit plus faiblement à l'imprévu que le cerveau d'une personne athée. En effet, chez les croyants, tout évènement peut être reconsidéré de manière à rendre Dieu acteur de celui-ci. S'il vous arrive quelque chose de totalement inattendu et que vous croyez en Dieu, le scénario peut-être remanié car Dieu "a voulu que cela arrive". Il n'y a alors pas de question à se poser, d'où une activation moindre de cette région du cortex.


Les croyants des différentes religions, qui croyaient avoir quelque chose de plus que les athées, devront se voir maintenant comme ayant quelque chose en moins, et dans le cerveau en plus. Vexant !

26 février 2007

La science pour comprendre la spiritualité

lundi 26 février 2007, 18h50

PHILAPELPHIE (AP) - Dieu existe-t-il hors de l'esprit humain ou est-il une création de notre cerveau? Pourquoi croyons-nous en des choses que nous ne pouvons prouver, que ce soit la vie après la mort ou les objets volants non identifiés (OVNIS)? Le nouveau Centre pour la spiritualité et l'esprit, à l'Université de Pennsylvanie, cherche les réponses dans l'imagerie cérébrale.

"Très peu de gens s'intéressent à la spiritualité d'un point de vue neurologique, du côté cérébral", explique le Dr Andrew Newberg, directeur du Centre. Par ailleurs spécialiste de médecine nucléaire, il a co-écrit trois livres sur la relation entre science et spiritualité. Son centre créé en avril abrite d'ailleurs une équipe multidisciplinaire de chercheurs qui s'intéressent au sujet tant d'un point de vue biologique, que psychologique, social et idéologique.

"Le cerveau est une machine croyante, parce qu'il se doit de l'être", estime le Dr Newberg. "Les croyances touchent toutes les parties de nos vies. Elles font de nous ce que nous sommes. Elles sont l'essence de notre Etre."

Toutefois la spiritualité et la croyance ne relèvent pas forcément de la foi religieuse, souligne-t-il. La sensation d'édification ou de bien-être que certains retirent de la religion peut être trouvée pour d'autres dans l'expression artistique, la méditation non religieuse, la contemplation d'un beau coucher de soleil ou encore l'écoute de musique émouvante. "Les athées possèdent aussi un système de croyance."

Dans l'une des études, Andrew Newberg et ses collègues ont observé les cerveaux de chrétiens Pentecôtistes doués de glossolalie, la capacité de parler des langues étrangères que l'on n'a jamais apprises, puis quand ces mêmes personnes chantaient du gospel. Il est apparu à l'imagerie que le centre du langage des sujets doués de glossolalie était moins actif que celui des chanteurs. D'où l'équipe du Dr Newberg en déduit que lorsque l'on parle des langues inconnues, cela vient d'une autre partie du cerveau qui reste à déterminer.

D'autres études récentes se sont penchées sur les cerveaux des moines tibétains pendant la méditation, et sur ceux de religieuses franciscaines en train de prier pour les comparer aux images des mêmes cerveaux au repos.

Parmi les changements observés, les deux groupes ont présenté une diminution de l'activité dans les zones du cerveau en rapport avec la conscience de soi et l'orientation spatiale, ce qui suggère la description du sentiment d'unité avec Dieu ou de transcendance trouvée dans la méditation et la prière. Par ailleurs, la méditation et la prière augmentent le niveau de dopamine, l'hormone du plaisir.

"L'esprit et le corps sont les deux facettes d'une même pièce. Maintenant que nous connaissons certains des mécanismes qui y entrent en jeu, cela devient de mieux en mieux compris", estime le Dr Daniel Monti, qui dirige le centre médical de l'hôpital de l'Université Thomas Jefferson. Cet établissement enseigne notamment aux personnes souffrant d'un cancer, d'une douleur chronique ou d'autres problèmes de santé à intégrer la méditation ou un régime alimentaire adapté à leur thérapie conventionnelle.

"Aujourd'hui, on accepte qu'un traitement vraiment efficace ne se résume pas à la prise d'un comprimé", se félicite le Dr Monti. De son côté, le Dr Newberg étudie actuellement les effets de la méditation sur les personnes atteintes de démence légère ou en début d'Alzheimer.


La science pour comprendre les mécanismes cérébraux des croyances, oui. Pour comprendre la 'spiritualité', c'est une autre affaire. Comparer des choses aussi diverses que l'appréciation d'une musique, d'un coucher de soleil d'un côté et les croyances religieuses de l'autre, sous prétexte que les deux procureraient un même type de bien-être, paraît très discutable. Tout cela ne risque pas de concerner les croyants ni les athées.

07 février 2007

Caricatures: le CFCM dénonce le soutien de Sarkozy à "Charlie Hebdo"

PARIS (AP) - Abdallah Zekri, chargé de mission auprès du président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a jugé "inadmissible" mercredi le soutien apporté par Nicolas Sarkozy à "Charlie Hebdo", poursuivi pour avoir publié des caricatures jugées injurieuses envers Mahomet par plusieurs composantes du CFCM. Il a qualifié ce soutien de "dérapage".

"Il n'est pas question d'accepter que le ministre des Cultes prenne une telle position! Il n'y a plus de neutralité", a dénoncé M. Zekri. Ce dernier entend demander une "démission" du CFCM ou que ses activités soient gelées jusqu'à l'élection du nouveau président de la République.

Le CFCM, instance représentatrice des musulmans de France, a vu le jour fin 2002 sous la houlette du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, au terme de plusieurs années de tractations avec ses prédécesseurs socialistes, Jean-Pierre Chevènement et Daniel Vaillant. Présidé par Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris, le CFCM tente de rassembler les différentes composantes de l'Islam en France.

Dans une lettre lue mercredi matin à l'audience par Me Georges Kiejman, l'un des avocats de "Charlie Hebdo", le ministre-candidat a apporté "clairement" son soutien au directeur de publication dont le journal représente "une vieille tradition française: celle de la satire, de la dérision et de l'insubordination".

Si M. Sarkozy dit comprendre que "certains dessins incriminés aient pu heurter les convictions religieuses de certains de nos concitoyens musulmans", il explique préférer "l'excès de caricatures à l'absence de caricatures".

"La force d'une société démocratique, comme d'ailleurs la force d'une religion aussi brillante que la religion musulmane, se juge à leur capacité à accepter la critique et l'impertinence, fussent-elles excessives", écrit-il à Philippe Val.


Le titre de Nicolas Sarkozy n'est pas que "ministre des Cultes", mais surtout "ministre de l'Intérieur". M. Zekri montre que l'intolérance est structurelle chez le croyant, 'modéré' ou extrémiste. Simplement, le premier fait des procès pour intimider et l'autre tue (ce qui est très intimidant).

06 février 2007

Une école musulmane ouvertement raciste

20Minutes.fr

Les chrétiens sont des «porcs» et les juifs des «singes»: c’est ce qui est écrit dans les manuels scolaires utilisés dans une école du cœur de Londres, détenue, fondée et gérée par le gouvernement saoudien. C’est ce que révèle le «Times» de mardi, en publiant le témoignage d’un ancien professeur d’anglais de l’établissement. Une information qu’il n’a cependant révélé qu’après son licenciement de l’école en décembre dernier.

Selon Colin Cook, un musulman britannique, qui a enseigné l'anglais à la King Fahad Academy pendant 18 ans, les manuels scolaires qu'il a présentés à la justice montrent que cet établissement est «institutionnellement raciste».
Cook attaque l'école pour licenciement abusif et pour discrimination pour ne pas être Saoudien. Il demande 100.000 livres (152.000 euros).

L’enseignant raconte que, quand il s’est plaint du contenu des manuels, le directeur lui aurait répondu «ici, ce n’est pas l’Angleterre, mais l’Arabie saoudite». Et aussi que la politique de l’établissement vis-à-vis des élèves non Saoudiens était «discriminatoire»: ainsi, selon lui, seuls les «Saoudiens» avaient étaient emmenés en Allemagne voir des matchs de la Coupe du monde de foot cet été.

Mais le Times oublie de préciser une seule chose : pourquoi l’enseignant a-t-il attendu d’être licencié pour faire connaître ces pratiques?

La King Fahad Academy, fondée en 1985 dans l'ouest de Londres, est surtout destinée aux enfants de diplomates saoudiens et musulmans vivant à Londres, précise le «Times». Contacté par le quotidien, la direction de l’établissement n’a pas réagi.

Clémence Lemaistre


Curieux, on n'a pas entendu les religieux 'modérés' protester, alors qu'ils l'ont fait contre les caricatures de Charlie Hebdo. Il s'agit pourtant d'un cas beaucoup plus grave, bien loin de la liberté d'expression. Deux poids et deux mesures ?

05 février 2007

Caricatures: "Charlie Hebdo" en correctionnelle mercredi

PARIS (AP) - Le tribunal correctionnel de Paris examinera mercredi et jeudi les poursuites engagées par la Grande mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) contre "Charlie Hebdo" qui a publié en février 2006 des caricatures du prophète Mahomet, commandées initialement par le quotidien danois "Jyllands Posten".

L'hebdomadaire satirique sera jugé pour "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion", un délit passible de six mois d'emprisonnement et 22.000 euros d'amende. La Grande Mosquée de Paris réclame 30.000 euros de dommages et intérêts à "Charlie Hebdo".

Peut-on se moquer de Dieu? Le sacré, la liberté d'expression et la laïcité ne sont pas en cause dans ce procès, selon le recteur de la Grande mosquée, Dalil Boubakeur. "C'est une affaire de caricatures qui incitent au racisme", insiste-t-il, se défendant à l'avance de tout intégrisme, "adversaire de l'Islam". Une religion où l'interdit de la représentation de Dieu et son prophète reste fort.

Trois mois après la publication de ces caricatures par le journal danois, de violentes manifestations ont éclaté dans le monde musulman, des centres culturels ou ambassades du Danemark étant mis à sac. Jacques Chirac devait condamner "les provocations manifestes susceptibles d'attiser dangereusement les passions" et pouvant blesser "les convictions religieuses".

Trois dessins sont en cause. La couverture du numéro du 8 février, réalisée par Cabu pour "Charlie Hebdo", représentant, sous le titre "Mahomet débordé par les intégristes", un prophète soupirant: "C'est dur d'être aimé par des cons".

Le deuxième représente le prophète coiffé d'un turban d'où sort la mèche d'une bombe et le troisième, Mahomet sur un nuage accueillant des terroristes leur disant: "Arrêtez, arrêtez, nous n'avons plus de vierges". Deux dessins initialement parus dans le "Jyllands Posten".

Pour les avocats de la Grande mosquée, si la "une" est une injure à l'ensemble de la communauté musulmane en la présentant comme une "communauté de 'cons'", les deux autres caricatures ne sont qu'une "assimilation outrageante" entre musulmans et terrorisme.

"L'Islam de France ne réclame pas que le délit de blasphème soit rétabli", plaide Me Francis Szpiner, l'un des avocats de la Grande mosquée de Paris et proche du chef de l'Etat. "Ce qui est en cause, c'est le racisme. Et le racisme n'est pas une opinion mais un délit", tranche l'avocat qui voit dans cette action judiciaire une "démarche républicaine".

Paradoxalement, "France-Soir", qui avait également reproduit les caricatures publiées par le "Jyllands Posten", n'est pas poursuivi, Dalil Boubakeur estimant que le quotidien était dans une "mission d'information en publiant des caricatures qui ne l'avaient pas encore été en France".

Une affirmation qui fait sursauter l'un des avocats de "Charlie Hebdo", Me Richard Malka. "S'il y a un endroit où il est légitime de publier des caricatures, c'est bien dans un journal satirique" qui, pour sa défense, invoquera le droit à l'humour, au blasphème.

Représentant d'un Islam modéré, la Grande mosquée de Paris explique avoir fait le choix de poursuites judiciaires pour éviter d'être débordée par plus radicale qu'elle. Ces poursuites sont destinées "à calmer et canaliser les mécontentements pour qu'il n'y ait pas de débordements", analyse Abdallak Zekri, président de la Fédération régionale du Sud-ouest de la Grande mosquée de Paris.

Si "Charlie Hebdo" était condamné, "ce serait la fin de toute possibilité de voir évoluer l'Islam vers un Islam de lumière", répond Me Malka.

L'hebdomadaire satirique entend faire citer 14 témoins, parmi lesquels François Hollande, secrétaire national du PS, ou encore François Bayrou, président de l'UDF et candidat à l'élection présidentielle. Leur venue, en pleine campagne électorale, est des plus hypothétiques.

L'écrivain bangladaise Taslima Nasreen, menacée de mort en 1994 par les islamistes radicaux à la suite de son premier roman, "La honte", devrait en revanche être présente.

La 17e chambre correctionnelle sera exceptionnellement présidée par Jean-Claude Magendie, président du tribunal de grande instance de Paris. Les débats débutent mercredi matin à 9h.

Poursuivis pour diffamation au Danemark, les caricaturistes ont été relaxés.


Espérons que cette farce se terminera bien pour Charlie Hebdo et la liberté de pensée. Sinon, le cas suivant sera le procès de ceux qui se moquent de l'homéopathie, une position qui choque les millions de croyants de cette ineptie pseudo-scientifique. A moins que ce ne soit celui de ceux qui dans leurs textes sacrés appellent au mépris et au massacre des 'mécréants' (les athées).