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28 octobre 2010

Rougeole : l'explosion française...

« La circulation du virus de la rougeole s'est intensifiée en France en début d'année 2010 », s'inquiète l'Institut de Veille sanitaire (InVS). Au total, plus de 3 000 cas ont été déclarés entre janvier et août 2010. Pour rappel, seulement 44 avaient été déclarés sur l'ensemble de l'année 2007...

« La circulation du virus touche l'ensemble du territoire métropolitain », poursuit l'InVS. « L'incidence est très élevée dans certains départements ». C'est notamment le cas dans l'Ariège, l'Aveyron, le Gers, la Haute-Garonne, les Hautes-Alpes, la Haute-Vienne, la Loire-Atlantique, le Loir-et-Cher, les Pyrénées orientales, le Tarn et la Vienne.

L'InVS précise également que « le statut vaccinal a été renseigné pour 2 524 des 3 094 cas survenus entre janvier et août 2010 ». Il en ressort que dans 82 % des cas, le patient n'avait pas été vacciné contre la rougeole. Par ailleurs, « 14 % n'avaient reçu qu'une seule dose, 3 % avaient reçu deux doses et le nombre de doses était inconnu pour 2 % »

Rappelons qu'en France la vaccination anti-rougeoleuse n'est pas obligatoire. Les recommandations actuelles (avec un vaccin trivalent rougeole-oreillons-rubéole) portent sur l'administration d'une première dose à 12 mois et d'une seconde entre 13 et 24 mois. L'InVS ajoute par ailleurs, l'existence de différents programmes de rattrapage concernant les enfants et adolescents nés en 1992 et au-delà, ainsi que les adultes nés entre 1980 et 1991.

Rappelons que depuis le début de l'épidémie en août 2008, plus de 5 000 cas ont été déclarés en France. Quatre patients sont décédés : 2 de complications neurologiques et 2 autres de troubles pulmonaires. De même, sur les huit premiers mois de 2010, plus d'un tiers des malades (34%) ont du être hospitalisés. La rougeole est donc loin d'être une maladie anodine.



On peut donc dire que 97% des cas de rougeole en France sont dus à l'absence ou l'insuffisance de protection vaccinale. Il est donc pratiquement certain que les quatre morts et 33% de malades sur les 34% hospitalisés sont à imputer à ceux qui par leur propagande anti-vaccinale ont contribué à l'explosion des cas de rougeole. Ce n'est même plus un principe de précaution qu'on devrait appliquer à leur propagande mais bien un traitement de choc législatif.

21 avril 2010

Rougeole : l’épidémie semble s’accroître en 2010

France - D'après le dernier bulletin de l'Institut de veille sanitaire (InVs), l'épidémie de rougeole qui sévit dans l'Hexagone depuis 2008 se serait intensifiée depuis le début de l'année 2010, avec déjà près de 660 cas déclarés.

Les populations les plus touchées par l'épidémie sont les jeunes enfants, les adolescents ainsi que les jeunes adultes, avec une incidence plus élevée chez les moins de 2 ans. Le milieu familial (70%) et l'école (12%) sont les principaux lieux de contamination. Parmi les 659 personnes atteintes de rougeole, 250 ont été hospitalisées, avec un pourcentage élevé chez les plus de 20 ans (57%). L'incidence de cas déclarés serait plus importante dans sept départements : la Vienne (14 cas pour 100.000 habitants), l'Aveyron (8,4 cas), le Cantal (8 cas), la Loire-Atlantique (7,5 cas), le Loir-et-Cher (6,4), la Haute-Vienne (5,5 cas) et le Cher (5,4 cas). Selon l'InVs, "cette situation reflète probablement une meilleure déclaration des cas mais elle témoigne surtout de la diffusion du virus et d'une augmentation du nombre de foyers de cas groupés". Ces foyers épidémiques se situeraient notamment dans les crèches et les collectivités scolaires, parmi les étudiants et les gens du voyage. D'après l'Institut, ils seraient le reflet d'une couverture vaccinale insuffisante et hétérogène. L'InVs recommande donc de mettre à jour la vaccination antirougeoleuse des sujets âgés de 12 mois (9 mois si en collectivités) à 30 ans. Elle préconise également de signaler aux autorités sanitaires les cas suspects afin de pouvoir prévenir la diffusion du virus. En Europe, plusieurs épidémies sévissent actuellement, notamment en Bulgarie, en Espagne, en Irlande et en Allemagne, mais la France est l'un des pays qui détient la plus forte incidence.

Le taux de couverture vaccinale continue de baisser, empêchant l'éradication complète de cette maladie. Cette régression sanitaire est en partie due à la négligence des parents et partiellement aux adeptes de l'anti-vaccination.

03 février 2010

Le Lancet rétracte, 12 ans après, une étude sur le lien entre le vaccin ROR et l'autisme

LE POINT.FR

L'événement est exceptionnel : la célèbre revue médicale britannique The Lancet a annoncé hier la rétractation d'un article publié en 1998 qui faisait un lien entre le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) et des troubles autistiques liés à une maladie inflammatoire de l'intestin. Cette décision survient quelques jours après qu'une instance disciplinaire du General Medical Council (l'équivalent de l'Ordre des médecins) a confirmé que les travaux du Dr Andrew Wakefield étaient non éthiques, "malhonnêtes" et "irresponsables".

Ce sujet avait suscité de très nombreuses polémiques et entraîné une baisse de la vaccination ROR au Royaume-Uni.
En 1998, alors qu'il existait déjà un débat sur l'innocuité du vaccin ROR, le Lancet publiait cette étude décrivant douze enfants qui avaient présenté une inflammation intestinale ressemblant à une maladie inflammatoire de l'intestin, ainsi que des troubles du comportement qui ressemblaient dans la majorité des cas à un autisme. Un lien temporel avec la vaccination ROR avait été alors rapporté chez huit enfants ; pour un autre cas, il avait été fait un lien avec la rougeole ; les trois autres cas avaient aussi été vaccinés, mais un peu plus anciennement. Les chercheurs soulignaient alors le fait que le lien entre la vaccination et ces troubles intestinaux et comportementaux n'était pas certain mais le suggéraient fortement.
Cet article, publié alors qu'il y avait déjà à l'époque une polémique outre-Manche sur le vaccin contre la rougeole - qui portait au départ sur un risque de maladie inflammatoire de l'intestin, la maladie de Crohn -, a entraîné de façon durable une baisse significative de la vaccination ROR au Royaume-Uni, ce qui a été associé à une résurgence de la rougeole.
Dès 2004, pourtant, un journaliste avait mis en évidence plusieurs mensonges dans cet article et découvert que, contrairement à ce qu'affirmaient les auteurs, l'étude n'avait pas obtenu d'avis favorable d'un comité d'éthique. Néanmoins, à l'époque, le Lancet avait rejeté les informations du journaliste et refusé de se rétracter. C'est maintenant chose faite. Les spécialistes espèrent que cette décision aidera à rétablir la confiance dans cet important vaccin et l'intégrité de la littérature scientifique.


12 ans pour retirer une étude manifestement pourrie, comme le journaliste d'investigation Brian Deer l'avait révélé en 2004. Le Lancet a beaucoup perdu de sa réputation dans cette histoire. Le comité de lecture de cette revue prestigieuse sommeillait, sans doute. A moins qu'il n'ait jugé politiquement correct de laisser s'exprimer les adeptes de l'anti-vaccination dans le Lancet, pour ne pas être accusé de partialité.

21 octobre 2009

La rougeole revient

Topsante.com

"La France connaît une nette recrudescence de la rougeole", estime le directeur général de la Santé Didier Houssin dans l'éditorial de ce bulletin. Il recommande la vaccination pour stopper la circulation de ce virus.

Cette vaccination, recommandée avant l'âge de deux ans avec deux doses de vaccin rougeole-rubéole oreillons (ROR), est aussi conseillée aux enfants, adolescents et jeunes adultes, pour permettre de stopper la diffusion du virus.

Une résurgence de la rougeole a eu lieu en 2008. Une enquête publiée dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) indique que les incidences de 2006 et 2007 en France étaient inférieures à 0,10 pour 100.000 habitants. Depuis le mois d'octobre 2008, l'incidence de cette maladie est désormais de 0,96 pour 100.000 habitants.

Parmi les 604 cas déclarés en 2008, 305 étaient confirmés biologiquement. 66 départements ont déclaré au moins un cas et dans cinq départements, la Vendée, l'Allier, les Deux-Sèvres, la Savoie et la Haute-Savoie, le taux d'incidence des cas déclarés a dépassé 5 pour 100.000 habitants.


La présence dans certains départements des malfaisants de l'anti-vaccination se fait clairement sentir, provoquant des épidémies de virus . Le "principe de précaution" s'applique-t-il à ceux qui risquent la vie de leurs concitoyens au nom d'une idéologie fumeuse ? On rappelle que les complications de la rougeole peuvent être mortelles: encéphalite (1/10000 cas de rougeole), pneumonies, etc.

07 octobre 2009

L'exception française s'exprime aussi dans la vaccination !

Le Point.fr
Anne JEANBLANC avec Destination santé

En matière de couverture vaccinale, la France fait parfois figure de parent pauvre parmi les pays développés. Une enquête de l'Institut des mamans - menée l'hiver dernier auprès de 7.000 mères qui ont relevé dans les carnets de santé tous les vaccins administrés à leurs enfants ainsi que les dates de ces vaccinations - dévoile ainsi plusieurs points faibles, notamment concernant la rougeole et l'hépatite B. Deux maladies qui peuvent pourtant être mortelles.

Selon cette enquête, seuls 91,5 % des enfants de 24 à 35 mois ont reçu au moins une dose de vaccin RRO (rougeole-rubéole-oreillons). Un chiffre qui tombe à 60,3 % pour les deux doses. Or, pour éliminer la maladie, l'Organisation mondiale de la santé estime qu'il faudrait atteindre une couverture vaccinale de "95 % au moins pour la 1re dose et de 80 % pour la 2e dose".

Conséquence directe, la France a enregistré une très forte résurgence de la rougeole en 2008 : près de 600 cas ont été recensés sur tout le territoire, particulièrement au sein d'écoles confessionnelles où les enfants sont très peu vaccinés. Plus inquiétant, la rougeole n'est plus comme autrefois une maladie de l'enfance : un tiers des cas déclarés cette année-là avaient plus de 15 ans...

D'où l'absolue nécessité, pour les parents, de bien respecter le calendrier vaccinal de bébé. Ils doivent être attentifs aux âges où les vaccinations sont recommandées. Aussi bien pour la première que pour la deuxième dose. Quant aux enfants plus âgés et aux jeunes adultes, il ne faut surtout pas qu'ils oublient les rattrapages !

Concernant l'hépatite B, la situation est encore plus préoccupante. Avec une couverture vaccinale de 29 % en 2007 chez les nourrissons de deux ans, la France est la lanterne rouge de l'Europe. Et ce n'est pas un hasard. La vaccination systématique contre l'hépatite B a été interrompue en 1998 par les autorités sanitaires françaises. La France est ainsi le seul pays développé à s'être écarté des normes de l'OMS dans ce domaine. Résultat, dix ans déjà que les petits Français ne sont plus protégés contre le virus de l'hépatite B, pourtant à l'origine de près de 80 % des cancers primitifs du foie.


Les effets néfastes du "principe de précaution" apparaissent aujourd'hui clairement. La "précaution" consiste à bloquer tout progrès médical, au nom des risques encourus, alors que les risques de ne rien faire sont largement pires.
Par contre, il n'y aura personne pour faire un procès contre ceux qui, par leur bêtise, ont provoqué des épidémies de rougeole. Parce que la bêtise, ce n'est pas interdit par la Constitution.

21 février 2009

La Suisse devient un inquiétant réservoir du virus de la rougeole

LE MONDE, 21.02.09 19h29

On connaissait la Suisse comme patrie des laboratoires pharmaceutiques et siège de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), autant que symbole du respect de la nature et de l'hygiène. Mais la Confédération helvétique est aussi un inquiétant réservoir du virus de la rougeole.

Début janvier, le sujet était évoqué dans les colonnes du Lancet, la revue médicale britannique, avec la publication d'un travail dirigé par le docteur Mark Muscat (Statens Serum Institut de Copenhague, au Danemark). Ce dernier et son équipe ont analysé les 12 132 cas de rougeole officiellement recensés en 2006 et 2007 dans les Etats membres de l'Union européenne (UE) ainsi qu'en Croatie, Islande, Norvège, Suisse et Turquie (Le Monde du 9 janvier 2009).

Les auteurs de ce travail concluaient que, contrairement aux prévisions de l'OMS, cette infection virale hautement contagieuse ne pourrait être éradiquée à court terme en Europe. Ils observaient aussi que 85 % des cas avaient été diagnostiqués dans cinq pays : la Roumanie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse et Italie ; des Etats qui n'étaient pas parvenus à obtenir, chez les jeunes enfants, le taux de 95 % de couverture vaccinale permettant d'interrompre la circulation du virus rougeoleux au sein de la population humaine.

Ce constat épidémiologique vient de prendre une nouvelle dimension après la mort, survenue fin janvier à Genève, d'une petite fille infectée par le virus. Ce décès a conduit plusieurs professionnels suisses de la santé à dénoncer le laxisme de la politique vaccinale.

RESPONSABILITÉ DE PAYS RICHE

La récente bouffée épidémique est partie de la région de Lucerne, dans le centre du pays, qui reste aujourd'hui l'un des principaux foyers infectieux. Une centaine de cas d'infection virale ont été signalés en janvier, soit deux fois plus que pendant toute une année, observe l'Office fédéral suisse de la santé publique, qui rappelle qu'au cours des deux dernières années, 3 400 cas ont été recensés, nécessitant environ 250 hospitalisations.

En Suisse alémanique, comme dans certains Länder allemands, la couverture vaccinale antirougeoleuse chez les enfants âgés de 2 ans est inférieure à 90 %. Plusieurs responsables sanitaires cantonaux dénoncent la responsabilité de la Confédération et le manque de volonté politique et financière pour contrer les actions des militants antivaccinaux. Les écoles de type Steiner ont notamment été incriminées après que celle de Crissier, près de Lausanne, a déclaré une quarantaine de cas.

Pour sa part le docteur Bertrand Kiefer, directeur de La Revue médicale suisse, estime qu'il existe aujourd'hui dans son pays "une minorité active de médecins qui refusent le vaccin et qui, contre l'évidence, mettent en doute son efficacité". Regrettant la culture "très individualiste" de la Confédération, il dénonce "une ambiance de déni scientifique" et observe que "les personnes qui refusent de se faire vacciner oublient qu'elles sont protégées par ceux qui se font vacciner". La Suisse est ainsi devenue, selon lui, "un réservoir du virus rougeoleux susceptible de réinfecter des pays qui n'ont pas les moyens de se vacciner" et qui, de ce point de vue "manque à sa responsabilité de pays riche".

Pour certains spécialistes, le moment serait venu de réfléchir à la nécessité de passer d'une simple "recommandation" à une véritable "obligation" vaccinale.

Jean-Yves Nau

Les effets néfastes de la propagande des anti-vaccinations et de la crédulité de leurs victimes apparaîssent maintenant clairement. Deux morts évitables causées en quelques mois, dans la même région. Du coup, la propagande contre l'obligation vaccinale 'risque' de se retourner contre leur auteurs, en rendant le vaccin indispensable pour juguler l'épidémie.

30 janvier 2009

Une adolescente de 12 ans décède de la rougeole en Haute-Savoie

AP - Fait rare, une élève du collège de Reignier (Haute-Savoie) âgée de 12 ans est décédée jeudi des suites d'une rougeole, a annoncé vendredi la préfecture de Haute-Savoie.

"Les personnels, parents et élèves de l'établissement scolaire qu'elle fréquentait ont été informés et dès lundi les services de médecine scolaire vont procéder à une vérification des carnets de vaccination et une mise à jour sera proposée pour les enfants qui ne seraient pas complètement vaccinés", précise la préfecture dans un communiqué.

Selon la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) de Haute-Savoie, "la fréquence des décès était d'environ 0,7 pour 1.000 cas de rougeole en Europe en 2006. Aucun décès n'avait été rapporté par le système de surveillance en France depuis 2005".


Un exemple des effets néfastes de la propagande des anti-vaccinations et de la crédulité de leurs victimes. On remarque que le cas s'est déclaré à 40km du siège social d'une de ces associations de nuisibles. Est-ce simplement une coïncidence ?

06 décembre 2008

It's not what the papers say, it's what they don't

Ben Goldacre
The Guardian

Writing this column really scares me because I wonder whether everything else in the media is as shamelessly, venally, manipulatively, one-sidedly, selectively reported on as the things I know about. But this week the reality editing was truly without comparison.

On Tuesday the Telegraph, the Independent, the Mirror, the Express, the Mail, and the Metro all reported that a coroner was hearing the case of a toddler who died after receiving the MMR vaccine, which the parents blamed for their loss. Toddler 'died after MMR jab' (Metro), 'Healthy' baby died after MMR jab (Independent), you know the headlines by now.

On Thursday the coroner announced his verdict: the vaccine played no part in this child's death. So far, of the papers above, only the Telegraph has had the decency to cover the outcome. The Independent, the Mirror, the Express, the Mail, and the Metro have all decided that their readers are better off not knowing. Tick, tock.

Does it stop there? No. Amateur physicians have long enjoyed speculating that MMR and other vaccinations are somehow "harmful to the immune system" and responsible for the rise in conditions such as asthma and hay fever. Doubtless they must have been waiting some time for evidence to appear.

This month a significant paper was published by Hviid and Melbye in the December 1 issue of the American Journal of Epidemiology. They examined 871,234 children in a Danish birth cohort, comparing asthma in those who had MMR against those who didn't. MMR-vaccinated children were massively and significantly less often hospitalised with an asthma diagnosis, and used fewer courses of anti-asthma medication than unvaccinated children. This "protective" effect of the MMR vaccine was more pronounced for hospitalisations with severe asthma diagnoses.

Those results aren't just incompatible with an increased risk of asthma following MMR vaccination, they actually support the hypothesis that MMR vaccination is associated with a reduced risk of asthma in young children. Tick, tock.

And most astonishing of all is the tale of "the Uhlmann paper", or the "O'Leary paper". This came out in 2002 and claimed to have found evidence of vaccine measles virus in tissue samples from children with autism and bowel problems, to massive media acclaim.

As I've said previously, two similar papers, by Afzal et al and D'Souza et al, in 2006 found negative results on almost the same question, and were unanimously ignored by the media (even though D'Souza actively went out of his way to show how O'Leary et al got false positives).

Stephen Bustin is professor of molecular science at Barts and the London. He examined the O'Leary lab for the court case against MMR, as an expert witness for the drug company defendants. The case collapsed, and he was unable to discuss his findings. Then he was called to give evidence in the American "autism omnibus" case against the vaccine. The anti-vaccine movement did their best to prevent this. They knew what he had found: it appears to be incontrovertible evidence that the lab was detecting false positives.

Now Bustin has finally been able to write about what he found in O'Leary's lab. He published this month. Nobody who covered the original O'Leary paper has written about it. Not a soul will.

Measles cases are rising. Middle class parents are not to blame, even if they do lack rhetorical panache when you try to have a discussion with them about it.

They have been systematically and vigorously misled by the media, the people with access to all the information, who still choose, collectively, between themselves, so robustly that it might almost be a conspiracy, to give you only half the facts.

Today, I have merely given you some small part of the other half, and next week I will move on: but know that nobody else has.


Encore un exemple du "biais de scoop" des journaux à sensation. Une information négative, ça ne fait pas vendre un journal alors qu'un beau scandale, même imaginaire, voila qui inquiètera la population. Qui sait? Après quelques années de baisse de la vaccination, le journal pourra dénoncer la gabegie du gouvernement qui n'a rien fait pour éviter les épidémies...

18 août 2008

Une nouvelle flambée de rougeole aux Pays-Bas

Par Destination Santé

La rougeole n'en finit plus d'envahir l'Europe. C'est au tour des Pays-Bas de subir une flambée épidémique. Les autorités sanitaires bataves ont en effet relevé 36 cas entre la mi-juin et le 25 juillet dernier. La majorité concerne des enfants de 8 ans dont les parents appartiennent à une « communauté anthroposophique » opposée à toute vaccination.

Sur les 36 cas en effet, 31 ont concerné des enfants non-immunisés. « Cette épidémie est la plus importante depuis celle de 1999/2000, au cours de laquelle 3 200 cas avaient été enregistrés », soulignent les rédacteurs d'Eurosurveillance.

Ces derniers se veulent toutefois rassurants. « La couverture vaccinale est très élevée aux Pays-Bas (90%). Il est donc peu probable que cette épidémie s'étende au reste de la population ». En revanche, elle risque de se poursuivre au sein de la communauté, puisque dans les deux classes où les premiers cas ont été diagnostiqués, 65% seulement des enfants sont immunisés.

Source : Eurosurveillance, volume 13, 31 juillet 2008


Encore un flagrant démenti de la propagande négationniste des anti-vaccinations prétextant une inefficacité des vaccins, statistiques bidonnées à l'appui. Il est clair que l'épidémie se propage dans le seul milieu qui lui soit favorable: celui des enfants des parents les plus irresponsables.

17 juin 2008

Hépatite B : la France toujours à la traîne

Par Destination Santé

Plus de 10 ans après « l'affaire » du vaccin anti-hépatite B et de son rôle supposé dans l'apparition de cas de sclérose en plaques (SEP), la France nage toujours dans ses contradictions. Onze études ont déjà écarté toute relation entre la SEP et ce vaccin… Et pourtant rien n'y fait : les Français et une partie des professionnels de santé le boudent toujours. Petit retour sur une épine dans le pied, dont un récent rapport de l'OMS ravive le piquant…
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« Dix ans après, la France a encore du mal à augmenter sa couverture vaccinale contre l'hépatite B » nous explique sur un ton très diplomatique (devoir de réserve oblige !) Eric Laurent. Au bureau régional de l'OMS pour l'Europe, il est « Conseiller adjoint en charge du programme des vaccinations ». Un conseiller donc, qui rappelle à l'envi que « le rôle de l'OMS n'est certainement pas de critiquer ses Etats-Membres ».

Critiquer, peut-être pas… Mais l'Organisation sait trouver son franc-parler quand il s'agit de mettre en garde contre les risques sanitaires liés à des choix politiques hasardeux ! En 1998, elle ne s'était pas privée de dire son désaccord avec la décision – prise par Bernard Kouchner – de suspendre la vaccination systématique des adolescents contre l'hépatite B. « Vous savez, nous sommes en contact régulier avec les autorités sanitaires françaises. Mais la situation est délicate, la vaccination contre l'hépatite B est un dossier sensible en France ». Sensible et surtout explosif : avec une couverture vaccinale qui oscille entre 33% et 42%, notre pays prend le risque sérieux de laisser « filer » les cirrhoses et les cancers primitifs du foie…

Pourquoi sommes-nous les seuls en Europe à nous défier de ce vaccin, le seul encore très récemment, à protéger d'un cancer ? Pour Eric Laurent, l'affaire est entendue : c'est la campagne de vaccination de masse lancée contre l'hépatite B en 1997 qui serait en cause. « C'est connu, les populations établissent très facilement un lien de cause à effet entre un vaccin et un effet secondaire. En revanche, défaire ce lien est une entreprise beaucoup plus longue et difficile. Il y a un grand travail d'information à fournir de la part des autorités ».

Aussi bien en direction du public, que des professionnels de santé ? « Oui, tout à fait, il est impératif d'avoir une position claire sur le sujet. La France devrait peut-être lancer une vaste campagne médiatique afin de rassurer une fois pour toute ses citoyens quant à l'innocuité du vaccin. A l'instar de celle qui a été menée en Grande-Bretagne il y a 4 ans. Elle avait alors permis de réconcilier les Anglais avec le vaccin ROR ».

Source : Bulletin de l'OMS, 6 juin 2008 ; interview d'Eric Laurent, Conseiller adjoint en charge du programme des vaccinations, OMS/Europe, 13 juin 2008


"Contre la stupidité, les dieux eux-mêmes luttent en vain" écrivait Schiller. La pseudo-affaire du vaccin de l'hépatite B range la France dans la queue de peloton des nations occidentales. Nous remercierons les crieurs "au feu" dans quelques années, en leur mettant le nez dans l'augmentation des cirrhose et cancers du foie. Gageons qu'ils n'auront pas l'intelligence de reconnaître leurs erreurs.

13 février 2008

Vaccin contre l'hépatite B et sclérose en plaques : les inquiétudes de l'Académie de médecine

Par Destination Santé - « Les craintes à l'égard de la vaccination (contre l'hépatite B) sont injustifiées » réaffirme l'Académie nationale de Médecine, alors qu'une « campagne médiatique sur les effets adverses de la vaccination contre l'hépatite B se développe à nouveau en France ». L'Académie insiste encore sur « l'absence d'imputabilité (à la vaccination) dans la sclérose en plaques (SEP) chez les enfants et adolescents ». Données à l'appui.

Au cours des six dernières années, un total de « huit études nationales et internationales ont démontré l'absence de relation statistiquement significative entre la SEP et la vaccination contre l'hépatite B », rappellent les Académiciens.

« En 2002 déjà, l'évaluation du rapport bénéfices/risques du vaccin faite par l'Institut de Veille sanitaire (InVS), dans une cohorte d'adolescents et d'adultes à risque montrait que le nombre de porteurs chroniques du virus, de cirrhoses et de cancers du foie évité par la vaccination était très supérieur à celui des éventuels effets secondaires (qui lui sont) imputés ».

L'académie craint que cette « campagne médiatique » ne réveille « l'inquiétude des médecins vaccinateurs et des personnes à vacciner ». Et surtout elle redoute des conséquences dramatiques en termes de santé publique.

Elle rappelle en effet que la couverture vaccinale du nourrisson et de l'enfant demeure très faible en France (25%) contrairement aux autres pays européens et du continent nord-américain. « En 2003-2004, on observait 600 nouveaux cas d'hépatites B annuels, dont la moitié auraient pu être évitée si les recommandations de vaccination avaient été suivies », souligne-t-elle.

« Les craintes à l'égard de la vaccination vont encore aggraver cette situation ». D'autant, comme il convient de le rappeler, que l'hépatite B est à l'origine de près de 10% des transplantations hépatiques en France, que dans 20% des cas, elle évolue vers une cirrhose. Sans oublier enfin que d'après les chiffres de l'OMS, cette maladie est à l'origine de 60% à 80% des cancers primitifs du foie.

Source : Académie nationale de Médecine, 12 février 2008, Institut de Veille sanitaire (InVS), OMS


Les aberrations dues au terrorisme médiatique des adeptes de l'anti-vaccination continuera à faire des victimes innocentes. On se prendrait à souhaiter que la sélection naturelle soit plus rapide.

01 février 2008

Vaccin contre l'hépatite B et sclérose en plaques : rebondissement… à la Française ?

Par Destination Santé Destination Sante - Vendredi 1 février, 02h03

Les mis en examen sont accusés de « tromperie sur les contrôles, les risques et les qualités substantielles d'un produit ayant eu pour conséquence de le rendre dangereux pour la santé de l'homme, ». Sanofi Pasteur MSD pour sa part, est également mis en examen pour « homicide involontaire » après le décès d'une jeune femme de 28 ans, en 1998.

Les intéressés – ou plutôt leurs employeurs – ont fait valoir leur strict respect des règles en vigueur au moment des faits. Pour important qu'il soit, cet argument risque évidemment de ne convaincre ni les plaideurs… ni les juges. Rappelons en effet qu'en France, une expertise judiciaire avait conclu en 2002, à la mise en cause des pouvoirs publics. En 2005 la Cour de Justice de la République classait sans suite une plainte déposée notamment contre Philippe Douste-Blazy et Bernard Kouchner, impliqués à des degrés divers dans les campagnes vaccinales menées de 1994 à 1998.

En septembre 2003 un arrêt de la Cour de Cassation ne reconnaissait aucun lien certain entre la vaccination et l'apparition éventuelle d'une sclérose en plaques… pour être démenti ensuite par une étude publiée par l'Académie américaine de Neurologie. Démenti ? Voire. Le travail en question soulignait les « limites méthodologiques substantielles » des études concluant à une éventuelle relation de cause à effet.

Alors qui croire ? Pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) la cause est entendue… de longue date. L'Organisation a toujours plaidé pour la vaccination systématique contre l'hépatite B, « l'une des principales maladies humaines (qui) pose un sérieux problème de santé publique à l'échelle mondiale. » Elle affirme également que « le vaccin est extrêmement sûr et efficace » et elle a beau jeu de souligner que la France est le seul pays où de tels effets secondaires aient été déclarés en masse. Au mois de décembre dernier, Destination Santé relevait le travail publié par une équipe du CHU Kremlin-Bicêtre près de Paris, dans les « Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine ». Il concluait que « la vaccination contre l'hépatite B ne paraît pas augmenter le risque d'une attaque inaugurale de SEP dans l'enfance."

Autant dire que les dernières mises en examen prononcées à Paris ne constituent qu'un rebondissement supplémentaire dans une affaire qui n'en a pas manqué. En plus de 10 ans maintenant, elle n'est pas encore parvenue à détourner les Français de la vaccination en tant que telle, mais elle a gravement fait régresser le statut vaccinal de notre pays contre l'hépatite B… qui est aussi la principale cause de cancer primitif du foie.

Rappelons aussi que le « scandale » franco-français du vaccin contre l'hépatite B a eu son pendant outre-Manche. L'accusé dans ce cas était le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole), supposé provoquer la survenue d'autisme et de rectocolite hémorragique chez ses « victimes ». « L'affaire » a depuis connu un piteux épilogue. Il ne s'agissait en réalité que d'une manipulation savamment orchestrée avec avocats marrons et chercheurs corrompus, pour faire aboutir une class action…

Source : Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, 2007 ; 161(12) :1176-1182 ; OMS, Factsheet Hépatite B, accédée le 1er février 2008


On aimerait voir la France se singulariser dans une affaire plus intelligente. Le fiasco des lobbies anti-vaccinations en Angleterre fera école, mais que d'argent, de temps et de vies perdues par bêtise humaine. Rappelons que cette polémique sur la SEP et la vaccination contre l'hépatite B n'existe qu'en France. Aucun autre pays n'a retrouvé la moindre augmentation des crises chez les personnes déjà malades, après vaccination.

27 décembre 2007

Le vaccin contre l'hépatite B est largement sous-utilisé

Le Monde

Une étude publiée, mardi 25 décembre, dans le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire, révèle que 469 cas d'hépatite B aiguë ont été recensés en France entre 2004 et 2006. Cet article ajoute que la moitié d'entre eux aurait pu être évitée "si les recommandations de vaccination en vigueur avaient été respectées et le dépistage autour d'un cas effectué".

Cette publication coïncide avec un appel lancé par le professeur Jean-Pierre Zarski (CHU de Grenoble), président de la Fédération des pôles et réseaux hépatites, et par les spécialistes français des maladies du foie. Ils exhortent leurs confrères pédiatres et généralistes à vacciner systématiquement les nourrissons et à instaurer un programme de rattrapage pour les enfants et les adolescents qui n'ont pas été vaccinés.

Depuis près de dix ans, la vaccination contre l'hépatite B est au centre d'une polémique en raison d'hypothétiques liens - jamais démontrés - entre le vaccin et des poussées de sclérose en plaques observées chez des adultes.

L'initiative des hépatologues français précède la mise en examen annoncée des deux principaux groupes pharmaceutiques qui commercialisaient le vaccin en France au début des années 1990.

Ces spécialistes rappellent que cette polémique et ses prolongements judiciaires sont une spécificité française, et que deux récentes études épidémiologiques conduites sur ce thème démontrent l'absence totale d'augmentation de risque. Ils insistent en outre sur la nécessité de vacciner les personnes plus exposées que d'autres (les professionnels de santé notamment) à cette infection transmissible par voie sanguine et sexuelle.

Près de 300 000 personnes sont "porteuses chroniques" du virus de l'hépatite B en France. Bien que les autorités sanitaires recommandent, en accord avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une vaccination systématique dès l'âge de deux mois, on estime que moins d'un nourrisson français sur cinq est aujourd'hui protégé contre une maladie qui, lorsqu'elle s'installe sur un mode chronique, peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie.


En cette fin d'année, une pensée pour les plus de 150 victimes annuelles de l'imbécilité de leurs compatriotes sectaires de l'anti-vaccination, qui ont généreusement donné leur vie en sacrifice expiatoire pour des gains hypothétiques jamais prouvés en France et même pas évoqués dans le reste du monde. Une des grandes victoires du paradoxal "principe de précaution", qui cause plus de morts qu'il n'en sauve. Peut-être faudrait-il appliquer ce fameux principe à lui-même et l'éliminer de la Constitution... au cas où il serait effectivement dangereux !

06 décembre 2007

Le vaccin anti-hépatite B n'a décidément rien à voir avec la sclérose en plaques !

Par Destination Santé

Pour ceux qui avaient encore des doutes, aucune relation ne peut être établie entre la survenue d'une sclérose en plaques (SEP) et la vaccination contre l'hépatite B. Maintes fois démentie, cette rumeur franco-française est une nouvelle fois mise à mal par un chercheur français de l'hôpital du Kremlin Bicêtre (Paris). C'est la douzième étude innocentant le vaccin contre le VHB…

L'équipe du Dr Yann Mikaeloff a suivi 143 enfants qui, avant l'âge de 16 ans et entre 1994 et 2003, avaient développé une SEP. Tous ont vu leurs carnets de vaccination passés au peigne fin, ainsi que les antécédents familiaux de maladies auto-immunes, dont la sclérose en plaques. Les résultats ont ensuite été comparés à ceux d'un groupe contrôle.

La conclusion tombe, nette : « la vaccination contre le VHB ne semble pas augmenter le risque de sclérose en plaques chez l'enfant » écrivent les auteurs. Et pour cause, chez aucun des jeunes malades suivis, un quelconque lien entre le vaccin contre l'hépatite B et la SEP n'a été établi. Un constat qui vaut « pour toutes les marques de vaccin anti VHB disponibles » concluent les auteurs.

Rappelons que la France est le seul pays développé où la vaccination anti-VHB est soupçonnée de déclencher une SEP. Conséquence directe de cette exception, les petits Français sont à découvert : entre 33% et 42% seulement sont vaccinés. C'est très inférieur aux 90% de couverture vaccinale recommandés par l'OMS.

Source : JAMA, 3 décembre 2007


Voila une façon de se singulariser dont la France aurait pu se passer. Faut-il lier cette information et celle concernant le niveau scientifique déplorable des Français ? Rappelons que le niveau de vaccination des pays avoisinants est entre 80 et 90%, sans qu'aucun n'ait observé cette soit-disant augmentation des cas de SEP. Une exception très 'cultuelle'.

16 novembre 2007

Pour la santé publique, rien n'égale la vaccination !

Destination Sante
Par Destination Santé Destination Sante - il y a 1 heure 29 minutes

Coqueluche, poliomyélite, tétanos…Une nouvelle étude américaine vient confirmer chiffres à l'appui, que la vaccination systématique des nourrissons donne des résultats plus que satisfaisants en termes de santé publique. Y compris le vaccin contre l'hépatite B, pourtant si décrié en France !

Sandra W. Roush et ses collègues des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d'Atlanta, ont passé au tamis les données (nombre de cas, taux de mortalité) concernant 13 maladies enregistrées aux Etats-Unis avant 2005 : oreillons, variole et diphtérie, coqueluche, rougeole et rubéole, haemophilus influenzae de type b (Hib), tétanos et poliomyélite, varicelle, hépatites A et B, infections pneumococciques. Les auteurs ont ensuite comparé ces données à celles rapportées à partir de 2006, c'est-à-dire après l'instauration aux Etats-Unis de la vaccination obligatoire des nourrissons contre l'ensemble de ces maladies.

Le résultat est sans appel. Dès la fin de l'année 2006, les cas de diphtérie ont chuté « de plus de » 99%. Le même tableau positif a été constaté pour la rougeole et la rubéole qui ont baissé de 99,9%, pour la poliomyélite (-100%) et la varicelle (-85%).

Les statistiques concernant la mortalité sont tout aussi impressionnantes. En un an, le taux pour la varicelle a ainsi chuté de près de 82% dans l'ensemble des Etats-Unis. Un recul de 25,4% a également été observé pour les pneumococcies invasives.

Le dernier point et non des moindres, concerne les hépatites A et B. La première a vu son taux de mortalité chuter de 86,9% et la seconde de 80,2%. Une réalité qui devrait faire réfléchir les Français qui demeurent frileux – ils sont les seuls parmi les pays développés…- vis-à-vis de la vaccination des enfants contre l'hépatite B. Une attitude liée à la rumeur lancée dans le pays à la fin des années 90, selon laquelle cette vaccination aurait induit des cas de sclérose en plaques (SEP). Maintes fois démentie par les données scientifiques, la rumeur circule toujours dans les foyers français… et parmi certains médecins, au grand dam de l'OMS. Résultat, la couverture vaccinale contre cette maladie est aujourd'hui très faible en milieu scolaire : elle oscille entre 33% et 42% seulement…

Source : JAMA, 2007 ; 298 (18) : 2155-2163


Soyons clairs: le vaccin contre l'hépatite B n'est décrié en France que par une poignée d'excités anti-vaccinations, très vocale mais ultra-minoritaire et totalement anti-scientifique. Le reste de la société a rapidement reconnu l'innocuité du vaccin et son rapport bénéfice/risque des plus élevés parmi tous les vaccins.

15 septembre 2007

Bad science: Stick to sugar pills and avoid the hard stuff

Ben Goldacre, The Guardian

Okay, now look. There's nothing wrong with the idea of homeopaths giving out what amount to sugar pills. The placebo effect can be powerful, because it's not just about the pill, it's about the cultural meaning of the treatment. So we know from research that four placebo sugar pills a day are more effective than two for eradicating gastric ulcers (and that's not subjective - you measure ulcers by putting a camera into your stomach); we know that salt water injections are a more effective treatment for pain than sugar pills, not because salt water injections are medically active, but because injections are a more dramatic intervention. Similarly, we know that sugar pills have no physical side effects. This is great, because there are many people for whom there is little effective biomedical treatment: a lot of back pain, for example, or most colds and flu. Trying every pill in the book will only elicit side effects, so a sugar pill might be a great remedy.

Homeopaths would be fine, if they could just shut up about serious stuff, like Aids, or malaria, or MMR.

This week I received a flyer for a conference organised by the Society of Homeopaths, the biggest professional organisation for homeopaths in the UK. "Join us at this one-day symposium in London for a fascinating insight into the role of homeopathy in treating HIV/Aids." It's a pretty fascinating flyer. "In searching for an effective remedy for treating the Aids epidemic in Africa, the UK homeopath Peter Chappell discovered a method to design remedies fitting the totality of a disease. These remedies are now known as PC remedies." In case you're wondering how he makes them, Peter explains on his own site how he "creates a holistic mirror energy/information set to the disease using a special process he does not yet disclose".

The society's conference materials are gushing. "He [their lecturer] observed that in just a few days or weeks patients become symptom-free and able to return to their jobs and schools or to look after their children again. Peter believes that using the PC1 remedy, the Aids epidemic can be called to a halt, and that homeopaths are the ones that can do it." On his own site, Peter is even more explicit: "PC1 for HIV/Aids works". How well? "In all cases."

Placebos are great, but when their right to peddle fiction is flattered too hard, people can get carried away, and homeopathy has a bad history in this regard.

A Newsnight undercover survey caught out 10 who were cheerfully recommending people to use ineffective homeopathic malaria prophylaxis when travelling to high-risk areas, giving no sensible advice to accompany it. A published undercover survey, with a researcher posing as a mother asking for vaccine advice, polled 77 homeopaths: not one advised her to give MMR to her child, and a third actively advised against it.

Peddling fiction is the homeopath's trade. Attacking medicine is their marketing device. It's probably harmless, and arguably helpful, but only if you are absolutely certain that you can manage those two risks. I see no sign of critical self-appraisal within the profession.

18 juin 2007

La coqueluche ? Une vieille maladie, mais qui tue encore en France

Par Destination Santé

Avec 35 décès depuis 1996, la coqueluche constitue de nouveau un problème de santé publique en France. Cette maladie oubliée touche particulièrement les nourrissons de moins de 3 mois, dont elle met en jeu le pronostic vital. La solution ? Une meilleure couverture vaccinale, et un diagnostic plus rapide.

Certes depuis l'introduction il y a 40 ans de la vaccination généralisée, le nombre de cas de coqueluche a connu en France une chute spectaculaire. Mais depuis une dizaine d'années, on observe une réémergence de la maladie chez les nourrissons. Celle-ci serait due à un changement de sa transmission, elle-même conséquence de l'absence de rappel vaccinal après 18 mois. Elle tiendrait également au faible taux de souches circulantes dans la population. Or ces dernières sont à l'origine de « rappels naturels ».

Résultat, la transmission ne se fait plus d'enfant à enfant comme autrefois, mais d'adulte à nouveau-né… Réunis récemment près de Nantes, des spécialistes de l'Institut Pasteur de Paris et des biologistes du CHU de Nantes ont fait le point sur cette pathologie. « Le problème, c'est la difficulté de diagnostiquer à temps la coqueluche », a expliqué le Dr Sophie Gibaud du Laboratoire de bactériologie et d'hygiène au CHU de Nantes. « Chez les tout-petits, elle est encore trop souvent confondue avec une rhinopharyngite ».

Or la coqueluche n'a rien à voir avec la rhino ! « Elle est beaucoup plus dangereuse, en particulier chez les moins de 3 mois, qui se retrouvent avec une détresse respiratoire sévère pouvant entraîner la mort ». D'où l'intérêt d'une nouvelle technique de diagnostic moléculaire, la PCR (Polymerase Chain Reaction), beaucoup plus rapide et efficace que la traditionnelle mise en culture.

« Cette technique est utilisée dans le cadre de l'étude nationale DIAMOCOQ lancée en mai 2006 » précise Sophie Gibaud. « Notre première évaluation est encourageante et nous pensons qu'il faudrait la généraliser ». Le seul problème… c'est son coût, « beaucoup trop élevé » selon elle, même si elle ne communique pas de prix.

Aujourd'hui en France, la coqueluche est la première cause de décès par infections bactériennes chez les moins de 2 mois. Et la 3ème, tous âges confondus.

Source : Conférence La coqueluche en 2007, réémergence d'une maladie oubliée, Westotel, La Chapelle sur Erdre, 24 mai 2007


Encore un exemple de l'effet nocif des théories des adeptes de l'anti-vaccination. La baisse de la couverture vaccinale, provoquée par des parents apeurés par les rumeurs absurdes propagées par ces adeptes, est responsable de plus de 3 décès par an, en France. On attend encore de voir un vaccin qui soit aussi nocif que ça.

22 mai 2007

Un projet de bébé ? Vérifiez votre protection contre la rubéole !

Par Destination Santé

Le BEH rappelle que la France n'arrive toujours pas à se débarrasser de la rubéole. Avec 87% de couverture vaccinale à 24 mois, nous sommes encore loin des 95% recommandés par l'OMS pour arrêter la circulation du virus. Résultat : 26 infections rubéoleuses maternelles en France sur la période 2004-2005.

Contrairement aux oreillons et à la rougeole, ce ne sont pas les complications qu'elle entraîne chez le malade qui rend dangereuse la rubéole. Sa gravité tient au risque de contamination du foetus au cours des trois premiers mois de la grossesse.

Les 26 infections maternelles enregistrées en 2004 et 2005 ont conduit à la naissance de 4 enfants atteints de rubéole congénitale malformative… L'infection expose en effet le nouveau-né à un risque élevé d'anomalies congénitales graves : oculaires, cardiaques ou neurologiques.

Certes, la France s'est engagée à éradiquer la rubéole congénitale d'ici 2010. Mais elle est toujours loin du compte. Seul un taux de couverture vaccinale de 95% permettra de mettre fin à la circulation « résiduelle » du virus. Pour les auteurs du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) donc, il est impératif de « poursuivre les efforts visant à augmenter la couverture vaccinale, particulièrement auprès des adolescentes et des jeunes femmes en âge de procréer non immunes. » Le contrôle de l'immunité peut se faire rappelons-le, à l'occasion de toute prescription de contraception.

Source : BEH, n°20 / 2007


Rappelons que des organisations irresponsables font ce qu'elles peuvent pour faire baisser la coouverture vaccinale, en accusant à tort et à travers les vaccins de toutes sortes de maux, sans aucune justification scientifique, voire contre toutes les preuves scientifiques accumulées.

30 avril 2007

Electric Fields May Not Cause Cancer

Study Shows No Increased Risk of Leukemia, Brain Cancer, or Breast Cancer in Utility Workers

By Miranda Hitti
WebMD Medical News
Reviewed by Louise Chang, MD

April 30, 2007 -- Electromagnetic fields may not increase cancer risk, a Danish study shows.

The study included more than 28,000 workers at 99 utility companies in Denmark.

The researchers included Christoffer Johansen, MD, of the Danish Cancer Society's Institute of Cancer Epidemiology in Copenhagen, Denmark.

They used Danish medical records to track new cases of leukemia, breast cancer, or brain cancer among the utility workers over nearly 23 years, on average.

Johansen's team noted whether the workers had normal, medium, or high levels of on-the-job exposure to electromagnetic fields.

The researchers found "no compelling evidence" of links between cancer and the workers' exposure to electromagnetic fields.

The vast majority of the workers didn't develop leukemia, brain cancer, or breast cancer during the study period.

On-the-job exposure to electromagnetic fields apparently didn't affect cancer risk in the 70 men who developed leukemia, the 188 women who developed breast cancer, and the 110 men and women who developed brain cancer, the study shows. Since there were so few cases of women who developed leukemia and men who developed breast cancer, the researchers did not include them in the study analysis.

"The results do not support the hypothesis of an association between occupational exposure to magnetic fields in the electric utility industry and risks for leukemia, brain cancer, and breast cancer," write the researchers.

Their findings appear in Occupational and Environmental Medicine.

SOURCES: Johansen, C. Occupational and Environmental Medicine, May 1, 2007; advance online edition. News release, BMJ Specialist Journals.

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Les Danois se singularisent à nouveau comme révélateurs des mythes pseudo-écolos, que ce soit ceux des anti-vaccinations (anti-thimerosal, ROR) ou des anti-magétisme (lignes à haute tension, micro-ondes, téléphones portables, etc.)/

21 mars 2007

Une infirmière, tombée malade après un vaccin, gagne en justice au Conseil d'Etat

PARIS (AFP) - Le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative, a donné raison dans un arrêt rendu public mardi à une infirmière de l'hôpital de Sarreguemines (Moselle) voulant faire admettre en accident du travail une sclérose en plaques (SEP) survenue après une vaccination obligatoire contre l'hépatite B.
Le Conseil d'Etat contraint donc son employeur, le directeur du centre hospitalier général de Sarreguemines, à réexaminer la demande de l'infirmière, Mme Nadine Schwartz, dans un délai de trois mois.

"Cette histoire n'est pas encore terminée. On va d'abord attendre les trois mois, que le directeur se positionne. Je ne veux pas partir gagnante. Mais je me bats depuis tellement d'années... j'irai jusqu'au bout", a déclaré Nadine Schwartz, une mère de deux enfants.

Plus "fatiguée", ressentant des "faiblesses" au niveau des bras ou des jambes, "surtout quand (elle fait) un peu de marche", Nadine Schwartz, qui continue à travailler, a bénéficié d'un aménagement de son poste à l'hôpital "sans quoi je n'aurais jamais pu continuer", a-t-elle indiqué.

"Si je m'écoutais, j'arrêterais. Ce n'est pas tous les jours évident, surtout depuis quelques jours, car la douleur est plus forte. Mais j'essaie quand même de faire aller", a confié Mme Schwartz.

Me Gisèle Mor, une avocate qui défend "250 dossiers de victimes" dans des affaires de vaccin anti-hépatite B, s'est pour sa part félicitée que cette décision soit "susceptible de faire jurisprudence".

"Nous allons nous en servir devant les juridictions civiles pour les personnes dont la vaccination n'était pas obligatoire, comme c'est le cas pour les soignants. Et si celles-ci ne suivent pas, nous irons devant la Cour européenne des droits de l'homme", a-t-elle déclaré à l'AFP.

"L'association des victimes REVAHB (Le Perreux sur Marne) a collecté 2.700 témoignages de gens se disant victimes du vaccin", indique Armelle Jeanpert, sa présidente. "Plus de 500 procédures sont en cours et plus de 150 personnes sont indemnisées par l'Etat (vaccin obligatoire)", précise-t-elle.

Dans ces affaires, "il y a deux poids deux mesures, selon les juridictions, administratives ou civiles, et selon que le vaccin est obligatoire ou pas", selon Mme Jeanpert.

Me Mor a indiqué vouloir porter plainte devant la Cour européenne notamment pour le cas d'une petite fille de 11 ans qui a eu une sclérose en plaques après la vaccination et dont le préjudice n'est pas reconnu, alors qu'il l'a été pour sa soeur vaccinée à l'école d'infirmière à l'âge de 20 ans qui développe la même maladie neurologique.

"C'est un problème d'égalité des citoyens", a-t-elle dit.

Face au refus de son employeur de reconnaître sa maladie professionnelle, l'infirmière de Sarreguemines, Mme Schwartz, s'était tournée vers le tribunal administratif de Strasbourg qui l'avait déboutée en 2004.

Vu l'obligation faite aux soignants de se faire vacciner contre l'hépatite B et le "bref délai" entre les symptômes et les injections, le Conseil d'Etat a retenu dans son arrêt la notion d'"imputabilité au service" et considéré que "c'est à tort que le directeur du centre hospitalier a rejeté la demande de l'intéressée."


Un mot manque à l'appel dans l'histoire: "causalité". Si c'etait le cas, la France serait le seul pays du monde où une telle causalité aurait été 'observée'. Un précédent dangereux.