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11 juin 2007

Testostérone : une hormone qui fourre son nez dans notre espérance de vie !

Par Destination Santé

« Chez les hommes de plus de 50 ans, une baisse anormale du taux de testostérone est susceptible d'augmenter le risque de mortalité ». En revanche, une supplémentation en testostérone n'a pas permis de diminuer ce risque.

C'est la conclusion d'un travail américain qui a englobé près de 800 patients. Le Pr Gail Laughlin et son équipe (University of California, Sans Diego) ont analysé les dossiers de 795 patients de sexe masculin qui tous, avaient participé dans les années 1970 à une vaste étude épidémiologique. L'objectif était de déterminer si une baisse particulièrement importante de leur taux de testostérone -l'hormone sexuelle masculine- avait pu influer sur leur espérance de vie.

Résultat « sur 18 ans, les hommes présentant les baisses de taux les plus prononcées ont eu un risque de mortalité plus élevé que la moyenne », précise Gail Laughlin. Un sur-risque qui peut monter jusqu'à… 33% dans certains cas. En revanche et c'est peut-être là le plus intéressant, la supplémentation hormonale en testostérone n'a entraîné « aucune » diminution de ce sur-risque. D'autres travaux seront donc nécessaires pour lever le voile sur l'influence exacte de la testostérone sur l'espérance de vie des plus de 50 ans.

Source : The Endocrine Society' ENDO 07 Research Summaries Book, 5 juin 2007


Voici un exemple de 'surprise' que peut provoquer la confusion entre corrélation et causalité. La baisse anormale de la testostérone est corrélée à un risque de surmortalité. Si la baisse de l'hormone était liée causalement à cette surmortalité, la supplémentation de testostérone résoudrait le problème. Or, ce n'est pas le cas. Il y a donc un ou plusieurs facteurs inconnus, qui provoquent cette baisse de la testostérone et qui eux sont liés causalement à la surmortalité observée. Mais ce n'est pas une supplémentation de testostérone qui règlera le problème réel.

30 avril 2007

Electric Fields May Not Cause Cancer

Study Shows No Increased Risk of Leukemia, Brain Cancer, or Breast Cancer in Utility Workers

By Miranda Hitti
WebMD Medical News
Reviewed by Louise Chang, MD

April 30, 2007 -- Electromagnetic fields may not increase cancer risk, a Danish study shows.

The study included more than 28,000 workers at 99 utility companies in Denmark.

The researchers included Christoffer Johansen, MD, of the Danish Cancer Society's Institute of Cancer Epidemiology in Copenhagen, Denmark.

They used Danish medical records to track new cases of leukemia, breast cancer, or brain cancer among the utility workers over nearly 23 years, on average.

Johansen's team noted whether the workers had normal, medium, or high levels of on-the-job exposure to electromagnetic fields.

The researchers found "no compelling evidence" of links between cancer and the workers' exposure to electromagnetic fields.

The vast majority of the workers didn't develop leukemia, brain cancer, or breast cancer during the study period.

On-the-job exposure to electromagnetic fields apparently didn't affect cancer risk in the 70 men who developed leukemia, the 188 women who developed breast cancer, and the 110 men and women who developed brain cancer, the study shows. Since there were so few cases of women who developed leukemia and men who developed breast cancer, the researchers did not include them in the study analysis.

"The results do not support the hypothesis of an association between occupational exposure to magnetic fields in the electric utility industry and risks for leukemia, brain cancer, and breast cancer," write the researchers.

Their findings appear in Occupational and Environmental Medicine.

SOURCES: Johansen, C. Occupational and Environmental Medicine, May 1, 2007; advance online edition. News release, BMJ Specialist Journals.

© 2007 WebMD, Inc. All rights reserved.


Les Danois se singularisent à nouveau comme révélateurs des mythes pseudo-écolos, que ce soit ceux des anti-vaccinations (anti-thimerosal, ROR) ou des anti-magétisme (lignes à haute tension, micro-ondes, téléphones portables, etc.)/

21 mars 2007

L'homéopathie pour traiter otites, bronchites ou pharyngites?

L’homéopathie serait au moins aussi efficace que les médicaments habituellement prescrits pour traiter les infections des voies respiratoires et des oreilles, selon une récente étude comparative à laquelle 1 577 personnes ont participé1.

En tout, 857 personnes ont reçu un médicament homéopathique parmi les plus fréquemment utilisés. Pour les 720 autres, un traitement classique a été prescrit. Il n’y avait pas de groupe placebo. Plusieurs patients ont décidé eux-mêmes du traitement qu’ils recevraient : homéopathique ou classique.

Après 14 jours de traitement, dans les deux groupes, un nombre à peu près équivalent de participants, soit environ 86 %, ont dit être complètement guéris ou avoir observé une amélioration majeure de leurs symptômes d’infection. Après sept jours de traitement, un pourcentage plus élevé de patients du groupe homéopathique a toutefois affirmé se sentir mieux comparativement à ceux qui prenaient un médicament classique.

Les auteurs ont répertorié 190 types d’ordonnances incluant des antibiotiques, des analgésiques et des vaporisateurs nasaux. Un suivi téléphonique a été fait auprès des participants après la consultation initiale. On leur a demandé d’évaluer l’état de leurs symptômes et leur degré de satisfaction du traitement reçu.

Le recrutement des participants s’est fait au sein de 57 centres de soins de santé primaire d’Europe et des États-Unis. Seules les données recueillies en Europe ont pu être analysées puisque aucun suivi téléphonique n’a pu être fait chez les sujets américains.

Les enfants et les adultes qui présentaient un ou plusieurs symptômes d’infection des voies respiratoires ou des oreilles ont été retenus pour l’étude. Chez les enfants, les médecins ont diagnostiqué des otites moyennes, des bronchites ou des laryngites. Les adultes étaient surtout atteints de pharyngites, de bronchites et d’amygdalites.

Certaines de ces infections guérissent d’elles-mêmes, sans traitement, dans une période de 7 à 14 jours. Les auteurs reconnaissent que cela a pu avoir eu une influence sur la validité de l’analyse des résultats. L’étude n’indique pas non plus si les patients ont pris d’autres moyens à la maison pour soulager leurs symptômes.

L’état de la recherche actuelle sur l’efficacité de l’homéopathie pour les infections des voies respiratoires supérieures et des oreilles présente encore des résultats contradictoires. Certaines études, comme celle-ci, présentent des conclusions favorables à l’homéopathie, tandis que d’autres affirment qu’elle n’a aucun effet pour ce type d’infections2.

Marie france Coutu – PasseportSanté.net


Il faudrait que l'auteure de cet article apprenne ce qui distingue une bonne étude clinique d'une mauvaise, en médecine. Pas de groupe placebo, pas de randomisation des patients, pas de double aveugle ni même de simple aveugle, etc. L'auteure ne mentionne même pas la différence entre le groupe 'allopathique' et le groupe homéopathique. On l'aura compris: "Science, passe ton chemin !"

17 février 2007

Astrology study proves a point

TORONTO, Feb. 17 (UPI) -- Tongue firmly in cheek, a Canadian researcher said Virgos are more likely to vomit while pregnant, while Pisces have an increase risk of heart failure.

Peter Austin, a researcher at the Institute for Clinical Evaluative Sciences in Toronto, said data gleaned from Ontario hospitals reveal the 12 astrological signs can be associated with at least two disorders each.

But, he said, his research was intended to prove a point, not about astrological signs, but about research.

"Replace astrological signs with another characteristic such as gender or age, and immediately your mind starts to form explanations for the observed associations," Austin said.

"Then we leap to conclusions, constructing reasons for why we saw the results we did. We did this study to prove a larger point -- the more we look for patterns, the more likely we are to find them, particularly when we don't begin with a particular question."

Copyright 2007 by United Press International. All Rights Reserved.


Le phénomène décrit dans cet article est simple: si l'on prend une population donnée et que l'on cherche des associations quelconques, on finira par en trouver une qui correspond à nos préjugés et qui sera 'statistiquement significative', bien qu'étant totalement sans aucun rapport avec la réalité. Pour éviter ça, il faut dire a priori quelle association on recherche et faire l'étude après.

06 décembre 2006

Les téléphones cellulaires ne causent pas le cancer

Associated Press (AP)
Lauran Neergaard

Une gigantesque étude scientifique danoise semble démontrer que les téléphones cellulaires ne causent pas le cancer.

Les chercheurs ont étudié 420 000 Danois utilisateurs de téléphones cellulaires, y compris 52 000 qui les utilisaient depuis plus de 10 ans et certains autres depuis plus de 20 ans.

Ils ont comparé les comptes de téléphone au réputé Registre danois sur le cancer, qui enregistre toutes les incidences de cette maladie au pays. Les scientifiques ont déclaré mardi que les utilisateurs de téléphones cellulaires ne présentent pas un risque plus élevé que les autres de souffrir de différents types de cancer.

L'étude, dont les résultats sont publiés dans le journal du National Cancer Institute, est la plus importante à ce jour à conclure que les téléphones cellulaires sont sans danger.

Mais même l'auteur principal de cette étude ne croit pas que le débat est maintenant clos.

«Il n'y a aucune raison biologique d'être préoccupé par les ondes radio, a dit John Boice, un professeur de l'université Vanderbilt qui est aussi le directeur scientifique du International Epidemiology Institute de Rockville, au Maryland. Mais les gens sont quand même inquiets.»

M. Boice et ses collègues de l'Institut danois du cancer, à Copenhague, entendent continuer à étudier les utilisateurs danois jusqu'à ce que certains aient utilisé leurs téléphones pendant 30 ans.

La cohorte danoise est «probablement l'étude la plus solide à date en raison de la qualité de ses données», a déclaré Joshua Muscat, du Pennsylvania State University, qui s'est lui aussi penché sur le lien entre les téléphones cellulaires et le cancer. «Les preuves s'accumulent et les gens se rassurent, mais une preuve sans équivoque se fait encore attendre.»

L'énergie des téléphones cellulaires peut pénétrer l'extérieur du cerveau, provoquant des préoccupations au sujet des cancers de la tête et du cou, des tumeurs cérébrales et de la leucémie. La majorité des études n'ont décelé aucun risque, mais d'autres ont soulevé des interrogations. Et si les responsables américains insistent pour dire qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter, ils refusent aussi de déclarer que les téléphones cellulaires sont absolument sécuritaires, en attente de données à long terme sur des cancers à croissance lente.

Des 420 000 utilisateurs danois étudiés jusqu'en 2002, 14 249 ont souffert d'un cancer - soit moins que les 15 001 prédits en vertu de l'incidence nationale. L'étude n'a pas non plus décelé de risque accru pour des cancers particuliers.


Les points forts de cette étude sont la taille de l'échantillon étudié et l'absence de biais du fait de l'utilisation des données téléphoniques des utilisateurs.

13 septembre 2006

Black-white IQ gap has narrowed

In a paper to be published in the October issure of the journal Psychological Science, William Dickens and James Flynn show that the gap in measured cognitive ability between blacks and whites has narrowed by at least a quarter since 1972. The researchers analyzed nationally representative samples of blacks and whites on four different tests of cognitive ability. On all four tests, blacks show large gains relative to whites with results varying somewhat across the different tests. Pooling the results, the researchers find that blacks have gained an average of .18 IQ points a year on whites from 1972 to 2002 for a total gain of 5.4 IQ points. Further, blacks have gained on whites at all points in the distribution of ability, with gains being only modestly lower for those in the top 10 percent.

These gains in cognitive ability have come during a time when blacks have made notable progress towards social and economic equality in some areas and suggest the possibility that further progress will bring further IQ gains.


Sans doute les tenants de l'hypothèse génétique vont-ils prétendre que le génôme des Noirs américains a muté radicalement en 30 ans, pour expliquer ces diffétences. Pour les autres, ils se contenteront de noter la corrélation entre l'amélioration des résultats aux tests de QI et l'amélioration des conditions sociales et éducatives.

05 septembre 2006

Une exposition élevée aux champs magnétiques semble accroître le risque d'Alzheimer

Presse Canadienne - Une exposition à une charge électromagnétique élevée peut à long terme augmenter le risque de contracter la maladie d'Alzheimer. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Université de Berne sur la mortalité des employés des chemins de fer suisses, a annoncé lundi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Afin de déterminer si les champs électromagnétiques basse fréquence représentaient un risque pour la santé, les chercheurs de l'Université de Berne ont analysé les causes de 5.413 décès parmi les 20.000 employés des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) entre 1972 et 2002, en tenant compte du degré d'exposition aux charges magnétiques dans le cadre de leur métier.

Il en ressort que le risque de contracter la maladie d'Alzheimer est plus élevé chez les conducteurs de locomotive, le groupe le plus exposé aux champs magnétiques. Sur 1.644 décès analysés depuis 1995, 14 cas d'Alzheimer ont été diagnostiqués dans ce groupe.

On ignore cependant la façon dont les champs magnétiques influent sur le risque de contracter la maladie d'Alzheimer et il n'est pas exclu que d'autres facteurs contribuent à augmenter ce risque, souligne l'OFSP. Le personnel d'accompagnement n'est pas concerné, ni, par conséquent, les passagers.

Aucun lien n'a en revanche été établi entre l'exposition aux champs magnétiques et les autres causes de décès étudiées, comme la démence, le cancer ou la maladie de Parkinson. Le risque élevé de leucémie constaté autrefois n'apparaît par ailleurs plus de manière significative.

Une étude menée dans les années 1990 par l'Université de Berne avait constaté qu'entre 1972 et 1993, le taux de mortalité par leucémie des employés CFF fortement exposés aux champs magnétiques était plus élevé que celui des groupes professionnels moins exposés. Sur mandat de l'OFSP et de l'Office fédéral des transports, l'étude a été élargie en se fondant sur une meilleure saisie des expositions et sur une période d'examen plus étendue.



Où une étude chasse les conclusions d'une autre, dès lors qu'est mieux maitrisée l'erreur souvent rencontrée entre corrélation et causalité.

18 août 2006

L’allergie alimentaire en toute objectivité !

L’allergie alimentaire est un problème de santé publique majeur tout particulièrement chez l’enfant. Classiquement, sa fréquence tout comme les allergènes responsables, varient avec l’âge. Les études épidémiologiques sont difficiles car la seule perception par le patient de l’allergie alimentaire surestime sa fréquence. Les questionnaires sont donc insuffisants mais l’obtention d’un diagnostic de certitude reste toujours difficile en mettre en en oeuvre.

Une équipe britannique vient de publier les résultats d’une étude de cohorte de population ayant recruté 798 enfants de 6 ans domiciliés sur l’île de Wight.
Les taux de sensibilisations ont été établis par l’intermédiaire des symptômes rapportés par les parents mais également de façon objective à l’aide de tests de provocation.

Un problème avec un aliment ou un ingrédient a été signalé chez 94 enfants de 6 ans (11,8 %). Le taux de sensibilisation aux allergènes alimentaires prédéfinis était de 3,6 % (25/700). Sur la base de tests de provocation oraux ouverts et/ou sur une histoire clinique et des prick-tests cutanés évocateurs, la prévalence de l’hypersensibilité alimentaire était de 2,5 % (intervalle de confiance à 95 % [IC 95] entre 1,5 et 3,8). En se basant sur des tests de provocation oraux en double aveugle, un diagnostic clinique ou une histoire évocatrice et des prick-tests cutanés positifs, la prévalence était seulement de 1,6 % (IC 95 entre 0,9 et 2,7). Les allergènes les plus fréquemment retrouvés étaient le lait, l’arachide et le blé chez les patients ayant un test de provocation oral positif.

L’allergie alimentaire passe donc, selon le mode de sélection, d’environ 12 % à moins de 2 % selon que l’on considère un critère subjectif ou objectif (test de provocation en double aveugle).

Dr Geneviève Démonet

Venter C et coll. : ”Prevalence of sensitization reported and objectively assessed food hypersensitivity amongst six-year-old children : A population-based study.” Pediatric Allergy and Immunology 2006 17 (5), 536-363 © Copyright 2006 http://www.jim.fr


Il semblerait donc que l'incidence des allergies soit considérablement surévaluée par les parents (plus de 6 fois l'incidence réelle). On remarque que le test objectif fait en double aveugle (comparé au test objectif habituel) permet de baisser de 2,5% à 1,6%, une différence non négligeable.

28 juillet 2006

Danemark : le peuple le plus heureux

AFP (Londres)-Un universitaire anglais a dressé une «Carte mondiale du bonheur» des peuples et c'est le royaume du Danemark qui, loin d'être pourri comme le disait Shakespeare, a décroché la palme.

Cette étude rendue publique vendredi par Adrian White, psycho-sociologue à l'université de Leicester, fondée sur l'analyse des données publiées par l'Unesco, la CIA ou l'OMS, fait la part la plus belle aux démocraties occidentales. Les petits pays y sont à l'avantage. L'universitaire a retenu cinq critères : santé, richesse, éducation, sens de l'identité nationale et ... beauté des paysages.

«Cette étude bat en brêche l'idée que le capitalisme fait le malheur des peuples», a commenté Adrian White, estimant que «les frustrations de la vie modernes comptent peu par rapport au niveau d'éducation, au revenu par tête ou à l'accès aux études».


Une étude précédente avait nommé la Colombie et Cuba comme les meilleurs, en utilisant une définition du bonheur qui mettait en avant l'empreinte écologique (le non-gaspillage des ressources terrestres, la non-pollution, la non-consommation, etc.) comme un critère principal. Il en était résulté un classement indécent qui mettait en premier certains des pays les plus pauvres et dans lesquels les peuples sont parmi les plus affligés par l'absence de démocratie, les enlèvements et les meurtres de civils innocents. Comme quoi, les résultats de ce genre d'étude traduisent tout simplement une conséquence de leur définition a priori du bonheur. Il est évident que cette étude-ci ne considèrait pas la richesse et la consommation comme un facteur de malheur.

24 janvier 2006

Pas plus de leucémies infantiles autour des sites nucléaires français

Pas plus de leucémies infantiles autour des sites nucléaires français

PARIS (AFP) - Aucune hausse anormale du nombre de cas de leucémie infantile n'a été relevée dans un rayon de 2O km autour des sites nucléaires français, concluent les auteurs d'une étude portant sur les années 1990-1998, paraissant mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).Au total, 670 cas de leucémies ont été observés (contre 729 cas "attendus") entre 1990 et 1998 chez les moins de 15 ans habitant dans un rayon de 20 km autour d'un des 29 sites nucléaires en France.
"En accord avec la majorité des études récentes sur le sujet, notre étude ne montre pas d'excès d'incidence de leucémie", relèvent Mélanie White-Koning (Inserm) et les autres auteurs.
"On n'a pas dit qu'il n'y avait aucun risque", a précisé à l'AFP Mme White-Koning, notant que "des points d'interrogation demeurent".
L'analyse par site montre un excès d'incidence autour des centrales de Chinon (14 cas, contre 6,6 attendus) et Civaux (7 cas, au lieu de 3). Mais "aucune de ces différences n'est significative" après application d'une méthode de correction de tests multiples, selon les auteurs.
Cette étude, dont une version longue a été publiée en 2004 dans la revue médicale British Journal of Cancer, "représente la première analyse de l'incidence portant sur 29 sites nucléaires français, y compris l'ensemble des 19 centrales nucléaires de production d'électrité, et reposant sur des données d'incidence plutôt que de mortalité", soulignent-ils.
Pour les 19 centrales, un total de 125 cas est recensé pour 137 "attendus" durant la période considérée.
Les cas attendus ont été calculés à partir des données du registre national des leucémies et lymphomes de l'enfant.
Un "déficit" de cas (471 enregistrés pour 521 "attendus") est relevé autour des sites de recherche nucléaire de Bruyères/Saclay/Fontenay, situés dans une région d'Ile-de-France densément peuplée. Si l'on exclut ces trois centres, l'étude enregistre 199 cas de leucémies pour 208 attendus.
Dans les 20 km autour du surgénérateur de Creys-Malville, 8 cas de leucémie infantile sont observés entre le 1er janvier 1990 et le 31 décembre 1998, contre 4,20 attendus.
Autour du centre de retraitement de La Hague, 2 cas de leucémie (pour 0,3 attendu) sont relevés dans un rayon de 0 à 5 km, 1 cas (pour 1,16 attendu) dans un rayon de 5 à 15 km et 2 cas (pour 5,22 attendus) dans un rayon de 15 à 20 km. Au total, on aboutit à 5 cas pour 6,7 attendus.
"Les analyses globales des 29 sites et les analyses par site n'ont pas montré de différences statistiquement significatives entre les nombres de cas observés et attendus", selon les chercheurs.
Ils rappellent qu'un "excès d'incidence de leucémies diagnostiquées avant l'âge de 25 ans" avait été "suggéré autour du site de La Hague" par une étude publiée en 1993, mais notent que des travaux plus récents (2001) "n'ont pas confirmé d'excès".


Encore une fois (même genre d'accusations pour les lignes à haute tension, les antennes-relais du téléphone mobile, les fours à micro-ondes et autres), les impressions personnelles des soi-disant 'victimes' et de leurs parents sont battues en brèche par les statistiques. Reste à blâmer le statisticien par qui le 'scandale' arrive.

10 mai 2005

Il y a des chiffres qui tuent

Avec 2% du parc des quatre roues et plus, les poids lourds ont effectué 6% des kilomètres parcourus en France en 2003. Ils ont été impliqués dans 3,1% des accidents corporels et... 8,5% des accidents mortels !
Selon l'Observatoire national interministériel de sécurité routière, "les poids lourds représentent un enjeu important pour la sécurité routière". Car en 2003, les accidents dans lesquels ils ont été impliqués ont coûté la vie à 720 personnes. Soit 12,5% de l'ensemble des tués sur la route ce qui, comparé aux 8,5% d'accidents dans lesquels ils sont impliqués, traduit un indice de gravité très important.
Les accidents de poids lourds se produisent le plus souvent en rase campagne, sur des routes départementales ou nationales. Et dans près d'un cas sur deux, les routiers sont confrontés à une automobile particulière. $Mais dans un accident sur cinq ils sont seuls en cause ! Enfin l'analyse de leur taux d'alcoolémie après l'accident montre qu'ils sont moins alcoolisés que les conducteurs de véhicules légers.


Il est étonnant qu'on s'étonne du fait que les accidents impliquant les poids lourds soient plus graves que ceux qui impliquent uniquement des voitures individuelles. Une simple considération de l'énergie cinétique éclaircit le 'mystère'.