05 novembre 2005

Le design intelligent aussi fiable que l'astrologie

(ASP) - Si le design intelligent est une théorie scientifique, alors l'astrologie l'est aussi. Les écoles devraient donc se mettre à enseigner l'astrologie sur un pied d'égalité avec l'astronomie!

La comparaison est sortie lors du procès qui se déroule actuellement à Harrisburg, Pennsylvanie. Mais elle n'est pas venue de scientifiques désireux de ridiculiser le design intelligent: elle est venue du principal défenseur du design intelligent lui-même.

En contre-interrogatoire, le biochimiste Michael Behe, auteur de nombreux articles et ouvrages faisant la promotion du design intelligent, a dû en effet admettre que sa définition du mot "théorie" était si large qu'elle incluerait aussi l'astrologie.
Michael Behe avait tout d'abord été appelé à la barre par la défense : il a donc répété sa croyance, à l'effet que le design intelligent est une théorie scientifique valide, et non de la religion. C'est le contre-interrogatoire serré de l'avocat de la partie adverse, Eric Rothschild, qui l'a mis dans l'embarras.

Premier point, a souligné l'avocat: selon l'Académie américaine des sciences, une théorie est, "en science, une explication argumentée de certains aspects du monde naturel qui peut incorporer des faits, des lois, des déductions et des hypothèses vérifiées". Deuxième point: le design intelligent a été rejeté par à peu près tous les scientifiques, et n'a jamais passé l'épreuve d'une publication dotée d'un comité de révision. Donc, le design intelligent ne se qualifie pas comme une théorie en vertu de cette définition.

Behe a dû admettre que c'était le cas, mais a ajouté du même souffle qu'il avait sa propre définition, "plus large", de ce qu'est une théorie scientifique. Rothschild a alors suggéré que sa définition était justement si large qu'elle pourrait faire de l'astrologie une théorie scientifique valide. Behe a reconnu que Rothschild avait raison.

Le procès, qui doit prendre fin le 4 novembre, est le résultat d'une poursuite déposée par 11 familles de l'école voisine de Dover, Pennsylvanie, qui s'opposent à ce que le design intelligent entre dans leur école. Depuis son début (voir ce texte), le mois dernier, il est devenu un symbole, dans les médias américains, de l'ampleur qu'a pris le débat créationnisme vs. évolution.

04 novembre 2005

La "malédiction" de l'homme des glaces aurait fait une 6e victime

SYDNEY (AFP) - La mort d'une 6e personne liée à la découverte dans un glacier alpin du corps congelé d'un homme surnommé "Oetzi" a renforcé la légende d'une prétendue "malédiction" qui entoure la célèbre momie âgée de 5.300 ans.L'archéologue Tom Loy, 63 ans, spécialiste en chimie moléculaire, a été découvert il y a deux semaines à son domicile de Brisbane, en Australie, alors qu'il mettait la dernière main à un livre consacré à justement à "Oetzi", a rapporté vendredi le quotidien The Australian.
M. Loy, né aux Etats-Unis et directeur du laboratoire de sciences archéologiques de l'Université de Queensland, reposait mort à son domicile depuis plusieurs jours lorsque son corps a été découvert.
L'achéologue souffrait d'une affection du sang depuis une douzaine d'années, ont indiqué des membres de sa famille au journal. Sa maladie avait été diagnostiquée peu après que son chemin croise celui de la momie congelée.
"Oetzi" avait été découvert en 1991 dans un glacier en altitude du Tyrol italien, près de la frontière autrichienne, et les articles et les photos de ce guerrier de l'âge de pierre remarquablement conservé avaient suscité un immense intérêt dans le monde entier.
La théorie de la "malédiction" est née de la supposition qu'"Oetzi" serait extrêmement fâché d'avoir été dérangé dans son repos de 53 siècles.
M. Loy lui-même avait bien fait savoir avant sa mort qu'il ne croyait pas à cette "malédiction", qui aurait prétendument tué cinq autres personnes liées à Oetzi: Helmut Simon, 67 ans, le touriste allemand qui a découvert la momie, mort il y a un an lors d'une randonnée dans la même région, l'archéologue Konrad Spindler, qui a le premier examiné la momie, mort à 55 ans d'une sclérose en plaque, Rainer Henn, chef de la mission scientifique consacrée à Oetzi, mort à 64 ans dans un accident de voiture alors qu'il allait donner une conférence sur la momie, le guide de montagne Kurt Fritz qui a emmené Rainer Henn auprès de la momie (mort à 52 ans dans une avalanche), et Rainer Hoelzl, le journaliste qui a filmé le retrait d'Oetzi de sa gangue de glace, mort à 47 ans d'une tumeur au cerveau.


Sclérose en plaques, accident de voiture, maladie du sang, avalanche, tumeur au cerveau : si malédiction de la momie il y a, on dirait qu'elle ne manque pas d'imagination.

01 novembre 2005

Engaging prior learning on creationism and evolution may benefit college biology students

Reading books sympathetic to and opposed to evolution supported increased acceptance of rationalist views

An educational intervention that included reading books sympathetic to and opposed to "intelligent design" (ID) prompted students in a college introductory biology course to report that they had become more accepting of evolution as an explanation for life, according to a study in the November 2005 issue of BioScience. The intervention, which was studied by Steven D. Verhey of Central Washington University, encouraged students to read parts of an ID-friendly, anti-evolution text, as well as an online refutation of the text and parts of a book presenting evidence for evolution.

Students in the study's two intervention streams read from "Icons of Evolution" by Jonathan Wells, which attacks evolutionary theory and is sympathetic to ID, and "The Blind Watchmaker" by Richard Dawkins, which supports the theory of evolution. Students in the intervention streams also read "Icons of Obfuscation" by Nic Tamzek, an online refutation of Wells' book, and discussed current thinking about the nature of science. Students in the two non-intervention streams read from and discussed "The Red Queen: Sex and the Evolution of Human Nature" by Matt Ridley, which describes evolutionary explanations for sexuality.

Verhey asked the 103 enrolled students to classify their beliefs about evolution and creationism before and after the course. Most of the 66 students who completed the survey had previously been exposed to both evolutionary and creationist accounts of life. Sixty-one percent of students in the intervention streams reported some change in their beliefs; most of these students were initially sympathetic to creationist explanations and moved toward increased acceptance of evolution. Only 21 percent of students in the non-intervention streams reported change in their beliefs.

Verhey's study was inspired by an influential theory of cognitive development advanced in 1970 by William G. Perry. Perry's theory holds that students pass through distinct modes of thinking. Verhey's intervention was designed to support students as they progressed toward a more sophisticated cognitive mode by engaging them at the level of their initial understanding--including their initial ideas about creationism. Although alternative explanations are possible, Verhey maintains that his results suggest engaging prior learning "was an effective approach to evolution education."

BioScience is the monthly journal of the American Institute of Biological Sciences (AIBS). In an editorial commenting on Verhey's article, prominent evolution educator Craig E. Nelson asks how Verhey's "effective pedagogy" is to be reconciled with the strong stance of AIBS--and Nelson himself--against requiring the teaching of ID or creationism in high-school science classes. A large majority of biologists believe ID, which holds that evolution cannot explain life's complexity, is fundamentally unscientific. Nelson points out that teaching ID or creationism in a science class would be wrong unless these notions were critiqued scientifically and compared to evolutionary explanations. As many high-school teachers are not well prepared to rigorously contrast creationist and evolutionary accounts, Nelson writes that it would be "quite inappropriate to require such comparisons in high school." But encouraging active comparisons by college and university students will, according to Nelson, "help future teachers and other leaders understand why there is no contest scientifically between creationism and evolution."


Un revers pour les fondamentalistes religieux créationnistes. Car à force de vouloir trop informer leurs ouailles, de comparer la pseudo théorie de l'Intelligent Design et la théorie de l'évolution, ces derniers permettent finalement aux étudiants de comprendre toute l'inanité du créationnisme. Ce qui confirme qu'il vaut mieux entretenir l'ignorance pour mieux manipuler les foules.

31 octobre 2005

Une "larme" sur une Vierge à Ho Chi Minh-Ville affole les fidèles

HANOI (AFP) - Quelques milliers de personnes se sont rassemblées à Ho Chi Minh-Ville (sud) pour observer ou vénérer une statue de la vierge avec une "larme" sur sa joue droite, forçant les autorités à démentir le miracle, ont indiqué lundi des sources religieuses. Une source jointe à la cathédrale de l'ex-Saïgon a indiqué que de nombreuses personnes s'étaient rassemblées depuis samedi devant la représentation de la Vierge Marie qui se dresse sur le parvis de l'édifice religieux, provoquant de sérieux embouteillages.
Lundi matin, selon un témoin contacté par l'AFP, environ un millier de personnes étaient toujours rassemblées devant la statue mais, contrairement à ce week-end, la circulation a été rétablie normalement.
Des photographes vendaient des photos de la vierge "pleurant".
"Ce sont des superstitions et des fausses nouvelles", a affirmé la source religieuse sous couvert de l'anonymat.
"Le père Huynh Cong Minh a indiqué aux fidèles lors de la messe de dimanche qu'ils ne devaient pas écouter les affabulateurs", a-t-il ajouté en attribuant la "larme" à un mélange d'eau et de poussière sur une statue qui n'a pas été nettoyée depuis longtemps.
Le quotidien Tuoi Tre relève lundi que d'autres incidents similaires ont déjà eu lieu à Ho Chi Minh-Ville dans le passé.
Le Vietnam a environ 8 millions de catholiques, soit environ 10% de sa population. Hanoï n'a pas de relations diplomatiques avec le Vatican.

27 octobre 2005

Homo Sapiens : une nouvelle histoire de l’homme sur ARTE

Communiqué de presse de l'AFIS (27/10/05) : Selon les thèses d’un reportage diffusé sur ARTE le 29 octobre, Homo Sapiens serait né d’une « mutation interne programmée de l’espèce » « obéissant à une évolution inscrite dans nos gènes et transmise par l’ADN ». Plus fort : « Une nouvelle mutation d’Homo sapiens, (...) serait en préparation, à une échelle de temps encore inconnue. »

Nous nageons bien sûr en pleine pseudoscience : aucun mécanisme n’est connu ni même imaginable qui permette à l’ADN de « programmer par avance » des mutations qui interviendront dans le futur. Le processus bien identifié est le suivant : des mutations interviennent au hasard ; certaines « marchent », d’autres pas ; puis enfin la sélection naturelle « fait le tri » entre celles qui « marchent » : il n’y a aucune place pour une « pré-sélection » de ce qui n’existe pas encore ...

La paléontologue Anne Dambricourt-Malassé, secrétaire générale de la Fondation Teilhard de Chardin, au centre de la thèse défendue dans ce documentaire, a défendu ses vues métaphysiques dans un entretien accordé à Nouvelles Clés : « l’évolution du vivant obéit à une logique d’organisation supérieure et non au seul pur hasard : thèse paléontologique qui est fondée scientifiquement et qui rejoint les idées visionnaires de Teilhard de Chardin ».

Elle rencontre dans son entreprise le soutien de l’Université Interdisciplinaire de Paris et de son secrétaire général Jean Staune pour lequel ces thèses argumentent un « processus insensible aux mutations aléatoires, aux changements du climat et de la végétation », et entrent ainsi en contradiction avec « la position de ceux qui affirment que notre existence ne saurait avoir la moindre signification ».
N’oublions pas que l’Université Interdisciplinaire de Paris n’est pas, contrairement à ce que son nom semble indiquer, une université. Il s’agit d’une organisation financée par la fondation Templeton, fondation cherchant « à développer la recherche et l’enseignement interdisciplinaires sur les rapports entre sciences de la nature et religions ».

L’Association Française pour l’Information Scientifique, par son vice-président, a alerté la chaîne publique du risque de confusion pour des téléspectateurs mal informés de la diffusion d’un tel documentaire sans mise en garde préalable de la présence de « passagers clandestins ». Le 26 octobre un communiqué a été adressé à la Presse afin d’alerter sur les risques de la propagation en plein champ télévisuel de Science Spirituellement Modifiée sans étiquetage signalétique à l’attention du public.

Par un communiqué qu’elle nous a adressé le 26 octobre, la chaîne ARTE nous a fait part que « dans le souci d’améliorer l’information du public et dans une volonté d’objectivité scientifique » elle a complété sa programmation « en soumettant à un débat l’hypothèse sur l’évolution de l’homme présentée dans le documentaire HOMO SAPIENS, une nouvelle histoire de l’homme ?. »

Ce débat animé par Michel Alberganti, journaliste au Monde réunira :

Pierre-Henri Gouyon, spécialiste de la théorie de l’évolution, est directeur du laboratoire d’Ecologie, Systématique et Evolution à Paris-XI ORSAY, chargé de cours à l’INRA et maître de conférences à l’École Polytechnique.
Michel Morange, est professeur de biologie à l’université Paris-VI et à l’École Normale Supérieure. Il enseigne l’histoire des sciences à l’université Paris-VII et dirige le Centre Cavaillès d’histoire et de philosophie des sciences de l’ENS.

Nous ne pouvons que féliciter la chaîne de service public ARTE pour sa réactivité et le respect du télespectateur dont elle témoigne en réalisant ce complément de programme, à l’image de la qualité de la diffusion auquel elle s’attache conformément à son « Vivons curieux ! Plus de découverte, Plus de culture, Plus d’information, de décryptage ».

Nous nous devons, de notre côté, de renouveler notre mise en garde des téléspectateurs sur le fait que le documentaire HOMO SAPIENS, une nouvelle histoire de l’homme ? caractérise une tentative d’intrusion spiritualiste dans les sciences, défendant des thèses qui ne sont pas sans rappeler celles des créationnistes et des avocats de l’Intelligent Design. Il convient donc de garder son esprit critique en éveil durant la diffusion de ce documentaire, et de ne pas zapper avant le débriefing de décryptage qui lui succédera.

Association Française pour l’Information Scientifique

26 octobre 2005

Rencontrer un extraterrestre, signe d'une mémoire défaillante

LONDRES (Reuters) - Les milliers de personnes dans le monde qui assurent avoir rencontré des extraterrestres démontrent la fragilité de la mémoire humaine, plus qu'elles ne prouvent l'existence d'une autre forme de vie, selon une étude clinique menée par un expert-psychologue du Goldsmiths College de Londres.
"Peut-être sommes-nous confrontés à des mémoires défaillantes et non à des personnes ayant été kidnappées par des extraterrestres et emmenées dans leur vaisseau spatial", a déclaré le professeur Chris French, qui a étudié le cas de 19 personnes.
Plusieurs de ces "otages" rapportent avoir été arrachés de leur lit ou de leur voiture par des créatures extraterrestres, mesurant environ 4 pieds (soit 1,20 mètres), dotée d'une tête disproportionnée et de membres maigrichons, précise le Pr French.
Beaucoup de ces rencontres extraterrestres s'expliqueraient par une paralysie du sommeil, un état pendant lequel la personne est réveillée et consciente mais incapable de bouger.
La paralysie du sommeil va souvent de pair avec des hallucinations et 40% des patients de French reconnaissent avoir connu cette pathologie au moins une fois dans leur vie.
Avoir une imagination galopante serait également un facteur déterminant. Plusieurs patients sont enclins à fantasmer et prétendent aussi avoir vu des fantômes. D'autres encore se disent dotés d'un sixième sens ou même des pouvoirs d'un guérisseur.
"Les êtres humains ont des vies fantasmées bien remplies, à tel point qu'ils mélangent souvent le fruit de leur imagination à leur quotidien", a dit French, qui a présenté ses recherches lors d'un séminaire au Musée de la Science à Londres.


Cette étude a le mérite de confirmer ce dont on pouvait se douter depuis longtemps.

Middle-age people more likely to use alternative medicine

WINSTON-SALEM, N.C. – Middle-age people are more likely than younger or older adults to use complementary and alternative medicine, according to researchers at Wake Forest University School of Medicine.

"Midlife adults entered adulthood at a time of more widespread use of complementary and alternative medicine (CAM) in the population and when public health policy was shifting attention toward individual responsibility for health and health promotion," said Joseph G. Grzywacz, Ph.D., and his colleagues, writing in the October issue of the Journal of Aging and Health.

"Current use of CAM among adults was likely shaped by the relative availability of CAM and prevailing public health policies in place when adults began making their own health-related decisions."

But the researchers added that the middle-age adults are more likely than either young adults or older adults to use CAM for prevention rather than for treatment of specific conditions.
"This study provides the first estimates of notable age-related differences in whether CAM is used to treat an existing health condition or for illness prevention and health promotion," he said.

Grzywacz, assistant professor of family and community medicine, said the researchers got their results from data for 31,044 people who participated in the 2002 National Health Interview Survey. The survey is a national sample of Americans that has been conducted annually since 1957 by the National Center of Health Statistics, an arm of the Centers for Disease Control and Prevention.

The survey included questions on 20 types of complementary and alternative medicine, which Grzywacz and his colleagues grouped into four categories:

  • Alternative medical systems, such as acupuncture, homeopathy and naturopathy.
  • Biologically based therapies, such as chelation therapy, folk medicine, herb use, special diets, or megavitamins.
  • Manipulative and body-based methods, such as chiropractic or massage.
  • Mind-body interventions such as relaxation techniques (meditation), movement therapies (yoga) and healing rituals.

In each case, the survey asked participants whether they used it for treatment, for prevention, for both, or not at all.

"Some types of complementary and alternative medicine, such as alternative medicine systems, are used primarily for treating existing conditions," Grzywacz said. "Others, such as mind-body interventions are used primarily for illness prevention and health promotion." But the biologically based therapies are used almost equally for treatment and prevention.



Bref. Les thérapies alternatives sont utilisées surtout par une frange de la population qui en a le moins besoin, notamment pour "prévenir" des maladies qu'ils n'ont pas et n'auront peut-être jamais, avec ou sans le recours à ces thérapies.

24 octobre 2005

Questions pour un champion du Coran

GAZA (AP) - Ils sont venus du Sénégal, des Pays-Bas ou des territoires palestiniens voisins. La plupart d'entre eux ne parlent même pas l'arabe mais ces 50 concurrents sont prêts à montrer leur connaissance parfaite des versets du Coran à l'occasion d'un concours international inauguré dimanche à Gaza.
Quelque 700 personnes, dont des diplomates et des dirigeants du Djihad Islamique et du Hamas, ont assisté à la première des cinq journées de compétition au cours desquelles les participants devront réciter par coeur des versets choisis au hasard par des responsables religieux.
Et surprise, les meilleurs ne sont pas forcément ceux à qui l'on pense. Les non-arabophones apprennent à réciter le Coran "mieux que nous, alors que l'arabe est notre langue maternelle", a reconnu Yousef Salameh, ministre palestinien des affaires religieuses.
D'après la tradition musulmane, une place au paradis est assurée pour les fidèles qui apprennent le Coran et suivent ses préceptes. Ceux qui connaissent par coeur ses 30 chapitres reçoivent le titre de cheikh honoraire.
"Le but est de montrer notre respect du Livre Saint du Coran et... et de faire naître une nouvelle génération de fidèles qui suivent les règles du Coran", explique Yousef Salameh. Selon lui, cette compétition organisée pendant le mois du Ramadan fait partie des célébrations palestiniennes après le récent retrait israélien de la Bande de Gaza.
Outre le paradis, une autre motivation entre en compte pour les concurrents. A l'issue de la compétition jeudi, les vainqueurs se partageront environ 61.000 euros de prix.


Reste à se demander à quoi sert d'apprendre par coeur un livre dont on ne comprend pas le sens et comment on peut suive des règles écrites dans une langue qu'on ne comprend pas. Mais ces questions ne semblent pas avoir effleuré le ministre palestinien des affaires religieuses.

23 octobre 2005

Natural selection has strongly influenced recent human evolution

ITHACA, N.Y. -- The most detailed analysis to date of how humans differ from one another at the DNA level shows strong evidence that natural selection has shaped the recent evolution of our species, according to researchers from Cornell University, Celera Genomics and Celera Diagnostics.
In a study published in the Oct. 20 issue of the journal Nature, Cornell scientists analyzed 11,624 genes, comparing how genes vary not only among 39 humans but also between the humans and a chimpanzee, whose DNA is 99 percent identical to humans.
The comparisons within and between species suggest that about 9 percent of genes that show some variability within humans or differences between humans and chimpanzees have evolved too rapidly to be explained simply by chance. The study suggests that positive Darwinian natural selection -- in which some forms of a gene are favored because they increase the probability of survival or reproduction -- is responsible for the increased rate of evolution. Since genes are blueprints for proteins, positive selection causes changes in the amino acid sequence of the protein for which the gene codes.
"Our study suggests that natural selection has played an important role in patterning the human genome," said the paper's lead author, Carlos Bustamante, assistant professor of biological statistics and computational biology at Cornell.

The Cornell/Celera team found that genes involved in immune function, sperm and egg production, sensory perception and transcription factors (proteins that control which genes are turned on or off) have been particularly affected by positive selection and show rapid evolution in the last 5 million years, when humans shared a common ancestor with chimps.

Likewise, the researchers found that approximately 13 percent of the genes that may vary show evidence of slightly deleterious or harmful mutations in human populations; these include genes involved in determining the basic structure of cells and muscles as well as genes that control traffic in and out of the cell. These mutations are subject to weak negative selection, according to the study. In general, negative selection eliminates from the population very harmful changes to proteins that kill or stop reproduction. But mutations that have led to slightly deleterious versions of the gene -- mutations that may cause disease or only slightly reduce the average number of children left by those that carried the mutation -- can by chance become quite common in the population.

The authors also found a correlation between genes predicted to be under negative selection and genes implicated in certain hereditary diseases. For example, among the genes the researchers predicted to be under negative selection are those involved in muscular dystrophy and in Usher syndrome, the most common cause of congenital blindness and deafness in developed countries.
"We have a long way to go before we can predict from looking at sequences, which mutations in which genes and under which environmental conditions can ultimately lead to disease. This is a first step in identifying the classes of genes that appear to be particularly vulnerable to these types of changes," said Bustamante.

A team from Celera initiated the project and sequenced more than 20,000 genes in 39 humans and a chimpanzee. By comparing the DNA sequences of the 39 human subjects across the 20,000 genes, the Celera researchers identified DNA sites in the genome where individuals in the sample differed from one another. The chimpanzee sequence was then used to identify which form of the gene was the original ancestral form and which was the derived or new type. The original goal of the project was to identify novel amino acid variants that could then be tested for association with human disease in subsequent studies. The Cornell researchers became involved at the analysis stage in order to make predictions about what types of changes are most likely to be functionally important.

21 octobre 2005

France: les ostéopathes exigent une réglementation de leur profession

LYON (AFP) - Le syndicat français des ostéopathes (SFDO) tient samedi à Lyon son assemblée générale annuelle, au cours de laquelle il entend réaffirmer la nécessité d'obtenir une réglementation de la profession, officiellement reconnue en 2002."Notre métier a été spécifiquement reconnu en 2002, et le titre d'ostéopathe est en théorie réservé à des personnes titulaires d'un diplôme validé par le ministère de la santé", a expliqué vendredi à l'AFP le président du SFDO, Philippe Sterlingot.
"Mais sans décret d'application, n'importe qui peut se proclamer ostéopathe, personne ne peut juridiquement s'y opposer", a ajouté M. Sterlingot, soulignant qu'il y avait plus de 10 millions de consultations par an en ostéopathie, bien que ces consultations ne soient pas remboursées par la Sécurité sociale.
"Samedi, nous débattrons de sujets internes mais le sujet majeur restera: +comment obtenir enfin pour notre profession une réglementation conforme à nos souhaits+", a expliqué M. Sterlingot.
Le SFDO plaide notamment pour une harmonisation de la formation, qui reste pour le moment très différente selon les écoles.
"De nombreuses écoles fonctionnent sans critères académiques clairs. Il en sort des praticiens dont on ne connaît pas bien le parcours et les compétences", a relevé M. Sterlingot.
Si une réglementation intervenait, "seuls 5.000" praticiens répondraient "à des critères satisfaisants", alors qu'"environ 15.000 personnes" sont aujourd'hui susceptibles de réclamer le titre d'ostéopathe, a-t-il affirmé.
Le SFDO, créé il y a 32 ans et revendiquant près de 750 membres, est l'une des quatre organisations représentatives auprès des pouvoirs publics.


Avant de réglementer la profession, le gouvernement pourrait s'intéresser à ce qui la rendrait vraiment intéressante pour la société, c'est-à-dire son efficacité médicale réelle, par des études scientifiques contrôlées en double-aveugle contre un placebo.

Les savons anti-bactériens pas plus efficaces que les savons courants

WASHINGTON (AP) - Les savons et autres produits de nettoyage anti-bactériens ne seraient pas aussi efficaces que ce que l'on croyait dans la lutte contre les microbes dans la maison: le savon classique et le lavage à l'eau le seraient tout autant, selon un comité de conseillers sanitaires du gouvernement américain.
Ces derniers ont d'ailleurs averti les fabricants qu'ils auraient à apporter la preuve du bénéfice de leurs produits sous peine de se voir écartés du marché. Le Dr Alastair Wood, chef de ce comité qui conseille la Food and Drug administration, l'autorité américaine du médicament, a déclaré qu'il ne voyait pas l'intérêt d'acheter de tels produits d'autant plus qu'ils coûtent souvent plus cher que les savons classiques.
Les conseillers s'inquiétaient en outre des risques potentiels de ces produits, notamment des savons et gels pour le corps, qui contiennent des substances chimiques synthétiques, créant un risque environnemental, et qui pourraient contribuer à la croissance de bactéries résistantes aux antibiotiques.
De leur côté, les représentants de l'industrie continuent de soutenir que leurs produits sont sans danger et plus efficaces que les produits traditionnels, parce qu'ils ne se contentent pas de nettoyer une surface, mais qu'ils détruisent aussi les germes qui la recouvrent. Ils estiment que les consommateurs doivent avoir le droit de choisir leurs produits dans un marché libre.
Ces produits de nettoyage ont gagné en popularité au cours de la dernière décennie, les consommateurs jugeant plus utile de détruire les germes que de simplement les faire partir à l'eau.
Mais la FDA a déclaré que des études contrôlées ne montraient aucune différence de taille entre les produits anti-bactériens et les produits classiques pour ce qui est de la lutte contre les microbes de l'environnement intérieur.
Jeudi, ce panel d'experts indépendants n'a recommandé aucune mesure particulière contre les fabricants, mais conseillé à la FDA d'étudier le rapport bénéfice/risque de ces produits.
L'Agence peut obliger un fabriquant à faire figurer sur un produit les modalités de sa fabrication.
La FDA voudrait savoir en quoi les anti-bactériens contribuent à l'augmentation des résistances aux antibiotiques, et ajouté que l'agence n'avait trouvé aucune étude médicale qui prouve que les produits anti-bactériens diminuent le nombre d'infections.
Le docteur Stuart Levy, président de l'Alliance pour une utilisation prudente des antibiotiques, recommande de restreindre l'usage de ces produits anti-bactériens, et de les réserver à l'usage hospitalier et aux maisons où vivent des grands malades.
"Les bactéries ne seront pas détruites", a-t-il indiqué. "Elles ont assisté à l'apparition des dinosaures et à leur disparition. Elles seront heureuses de nous voir disparaître à notre tour. Toute tentative de stérilisation de notre intérieur est vouée à l'échec".
Et de souligner que la cause principale de l'augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques est leur utilisation excessive... De même, il estime qu'à long terme, les produits de nettoyage anti-bactériens contribueront à renforcer les défenses des bactéries.


Il est d'ailleurs très probable que nous n'ayons aucun intérêt à éliminer toutes les bactéries, mais seulement les plus pathogènes.

18 octobre 2005

Le BCG, ça marche vraiment

Contre la tuberculose de l'enfant, le BCG est décidément efficace. Une étude britannique vient conforter à point nommé la position de l'Académie de Médecine, qui plaide pour le maintien de l'obligation vaccinale pour les petits.

La vaccination par BCG "empêcherait les enfants infectés par le bacille tuberculeux de déclarer la maladie. Et pour les petits non-infectés, de ne pas être contaminés ", explique le Dr Ajit Lalvani de l'Université d'Oxford, auteur de ce nouveau travail publié aujourd'hui dans les colonnes du Lancet.

Le Dr Lalvani a suivi près de 1 000 écoliers d'Istanbul exposés quotidiennement à un tuberculeux au sein de leurs familles. Parmi ces jeunes, 770 étaient vaccinés "et ne présentaient pas de tuberculose active". Mais cela ne signifie pas qu'ils n'étaient pas porteurs du bacille tuberculeux. Car en effet, une personne peut très bien être infectée sans pour autant développer la maladie. Or Lalvani a calculé que les enfants vaccinés avaient "24% de risque en moins" d'être porteurs du bacille. Une conclusion qui met à mal la théorie selon laquelle le BCG est un vaccin "égoïste", sans impact sur la circulation du bacille tuberculeux.

Sources: The Lancet on-line, 13 octobre 2005


Encore un camouflet scientifique contre les militants de l'anti-vaccination.

17 octobre 2005

La dégustation du vin, fruit de notre cerveau ?


PARIS (AP) - Arômes boisés, robe pourpre, tanin, toute la terminologie associée à la dégustation du vin serait-elle inutile car réinterprétée par notre cerveau?
Des chercheurs de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), associés à la faculté d'oenologie de Bordeaux, ont en effet démontré que la dégustation d'un vin et ses prétendues qualités olfactives et gustatives étaient largement influencées par le contexte dans lequel il est bu et la représentation que s'en fait le dégustateur, ainsi que par les propres qualités sensorielles de ce dernier.

L'INRA a soumis à 15 jours d'intervalle le même vin dans deux conditionnements différents (bouteille d'un grand cru classé connu et bouteille étiquetée "vin de table") à 57 étudiants en oenologie: 50 ont noté plus sévèrement le vin de table (8/20 de moyenne) que le grand cru (13/20). Seuls six ont deviné la supercherie.

De plus, lors de la dégustation, le vin de table a été jugé sans retenue alors que le grand vin a bénéficié d'égards et ses défauts ont été plus facilement excusés.

Plus étonnant, la grande majorité des futurs oenologues a perçu une présence boisée dans le grand cru mais pas dans le vin de table... alors que le vin en question n'avait jamais été mis en contact avec le bois.
Selon l'INRA, cette perception résulte "typiquement d'une construction cognitive". "Le dégustateur étant persuadé de la présence du bois dans le vin qu'il goûte, crée une représentation de ce vin contenant le goût boisé", explique l'institut.
Dans ce contexte, tous les dégustateurs s'influencent et sont persuadés d'avoir perçu un goût de boisé.

Autre expérience surprenante révélant le rôle de la couleur dans la perception de l'odeur du vin. Les chercheurs ont constaté que les dégustateurs associaient au vin rouge des odeurs de fruits... rouges (cassis, framboise), et au vin blanc des fruits clairs (abricot, miel). Or lors d'une dégustation à l'aveugle (le vin étant dans des verres noirs), trois fois sur dix le dégustateur se trompe sur le type de vin (rouge ou blanc).

Les chercheurs de l'INRA en ont déduit que les mots étaient employés davantage pour décrire la couleur du vin que son goût. Ils ont donc soumis 54 étudiants en oenologie à un nouveau test consistant à leur faire déguster un vin blanc et un vin rouge, qui était en fait le même vin blanc coloré en rouge grâce à des colorants naturels ne modifiant pas le goût du vin.

Pour le même vin, les étudiants ont effectivement employé les descripteurs olfactifs habituels du vin rouge pour le faux vin rouge et ceux associés au vin blanc pour le vrai vin blanc.

Toutes ces expériences démontrent que la perception du vin n'est qu'une construction de notre cerveau. Le premier message (sensoriel) envoyé à notre cerveau grâce à nos sens est ensuite reconstruit par le cerveau (étape cognitive) avec d'autres perceptions et processus (vue, toucher, puis plaisir, mémoire, etc).

=> The color of odors

Sorcellerie mortelle en Inde

RAIPOUR, Inde (Reuters) - Déprimé parce qu'il n'arrivait pas à subvenir aux besoins de sa famille avec son maigre traitement de policier auxiliaire, Amit Soni, 28 ans, a égorgé la semaine dernière au sabre un de ses voisins avant de boire son sang.
"L'homme est un adepte de la sorcellerie et pensait qu'en tuant un de ses congénères et en buvant son sang, il guérirait de sa maladie mentale et de sa dépression", a expliqué lundi un responsable de la police de l'Etat de Chhattisgarh, dans le centre de l'Inde.
Le policier a été très rapidement arrêté par ses collègues devant qui il est passé aux aveux.
La pratique de la sorcellerie et de la magie noire est toujours en vigueur dans la campagne indienne, où des femmes accusées d'être des sorcières sont parfois assassinées.

16 octobre 2005

Les partisans du Bigfoot se réunissent pour partager leurs théories

Extraterrestre ou primate descendant d'un gorille préhistorique? Parmi toutes les hypothèses, aucun des participants à la conférence sur le Bigfoot organisé samedi à Jefferson (Texas) ne croyait au canular.
Quelque 400 personnes, simples amateurs ou experts scientifiques, se sont réunies pour évoquer les derniers témoignages de l'existence de la créature légendaire et défricher les techniques pour retrouver sa trace.
"Il ne s'agit pas d'avoir la foi, de croire à quelque chose qu'on ne peut pas voir, a expliqué Daryl Colyer, qui a enquêté sur des centaines d'apparitions supposées du Bigfoot aux Etats-Unis. C'est juste un animal en chair et en os dont l'existence n'a pas encore été découverte. Mais je pense qu'on s'en approche de plus en plus."
Christopher Murphy, qui a consacré un ouvrage au sujet, a relevé quelque 2.550 témoignages visuels crédibles de l'existence de la créature également baptisée Sasquatch.
Parmi les différentes théories sur l'origine du Bigfoot, la plus prisée des amateurs est la filiation directe avec le Gigantopithecus, un primate préhistorique qui mesurait de 2 à 3 mètres.
Selon Daryl Colyer, environ 2.000 spécimens vivraient actuellement en Amérique du Nord, dans les zones forestières épaisses, se nourrissant de viande et de plantes et faisant leur nid dans les arbres et les buissons.
A côté des amateurs les plus farfelus, certains participants ont apporté une caution scientifique à la conférence. "Ce n'est pas une question paranormale; c'est une question biologique", a assuré Jeff Meldrum, professeur associé d'anatomie et d'anthropologie à l'université de l'Idaho qui a étudié plus de 150 empreintes attribuées au Bigfoot.


Reste à savoir combien de Bigfoots peuvent danser sur une tête d'épingle et le tour de la question aura été fait.

14 octobre 2005

Si Jules Verne est mort il y a cent ans, c'était en quelle année ?

MADRID (AFP) - "En quelle année est mort Jules Verne, s'il est mort il y a cent ans ?" : la moitié des écoliers madrilènes entre 11 et 12 ans sont incapables de répondre à cette simple question, rapporte, consterné, le quotidien El Pais.Ce résultat d'une enquête menée par les responsables de l'éducation à Madrid est une des "pires nouvelles" de ces dernières années pour le pays, car il montre que ces jeunes élèves sont incapables du "moindre effort de déduction", selon le quotidien de centre gauche de vendredi.
Une étude de l'OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique, basée à Paris) avait déjà indiqué en septembre dernier que 33 % des adolescents espagnols étaient incapables de passer le baccalauréat - contre 8 % en Irlande et 18 % en France - et que l'Espagne consacrait nettement moins d'argent à l'éducation que ses voisins, précise El Pais.
A Madrid, le niveau de connaissances mathématiques des jeunes écoliers est "catastrophique" et la majorité d'entre eux n'ont pas la moindre idée des "règles élémentaires de calcul", souligne le journal, qui appelle le gouvernement et les autorités locales à réagir.
Jules Verne, dont les romans ont souvent fait appel à de complexes calculs mathématiques pour aller autour du monde ou "De la Terre à la Lune", est mort en mars 1905 à Amiens (Nord de la France), à l'âge de 77 ans. Le centenaire de sa mort a été célébré cette année en France et à travers le monde.

Le syndrôme de Galilée

Parmi les 'génies' méconnus, qui croient à des théories sans fondement scientifique, et leurs supporters inconditionnels, la croyance d'être persécutés par la"science officielle" ou un lobby industriel quelconque n'est pas rare. C'est une sorte d'épouvantail des temps modernes, flou, tentaculaire et multiforme, qui constitue un bouc émissaire d'autant plus simple à frapper qu'il ne risque pas de se défendre.
Ainsi, on retrouvera, chez les supporters des charlatans des médecines douces, des théoriciens du complot des méchants lobbies pharmaceutiques. Avec les contradictions habituelles, par exemple lorsqu'ils recommandent la vitamine C (des laboratoires Roche) ou les produits homéopathiques (des laboratoires Boiron). Chez le Dr Rath, businessman des produits vitaminiques et charlatan du SIDA, cela prend même la forme d'accusations de génocides de type Nazi contre les laboratoires pharmaceutiques.
Chez ceux qui se réclament de la science plutôt que de la médecine, le grand Satan est la communauté scientifique, ou plutôt un mystérieux groupe censé la contrôler, qui naturellement s'oppose aux génies créateurs tels qu'eux-mêmes, et s'allie aux industriels frileux et cupides pour reléguer leurs inventions révolutionnaires aux oubliettes.
Ce portrait est à peine exagéré et montre le besoin forcené de reconnaissance de ces génies méconnus.
Il n'était que naturel que ces personnages se trouvent un saint patron pour les représenter. Galilée, harcelé par l'Inquisition, était le mieux placé pour ce rôle et convient encore mieux à leurs rêves de reconnaissance, fût-elle posthume.
Pour rétablir un peu la réalité historique, rappelons que Galilée était un scientifique, fondateur de la physique moderne, et qu'il n'a jamais été mis au ban de la communauté scentifique, qui a rapidement reconnu l'intérêt de ses recherches, en dépit des persécutions religieuses. C'est d'ailleurs un cas général : même les théories 'choquantes' d'Einstein se sont imposées en moins de dix ans à l'ensemble de la physique moderne. La science n'a pas fait de 'martyr'.
Evidemment, se présenter en martyr est flatteur : c'est une caractéristique de tous les religieux et autres terroristes fanatisés. Se comparer avec un géant intellectuel comme Galilée est encore plus flatteur et confine à la fatuité. Alors, restons modestes et parions que ces 'génies' méconnus le seront encore bien après leur disparition de cette vallée de larmes.

"Premières rencontres ufologiques européennes" dans la Marne

REIMS (AFP) - Quelque 200 spécialistes du phénomène ovni sont attendus de vendredi à dimanche à Châlons-en-Champagne (Marne) pour les "Premières rencontres ufologiques européennes", un événement présenté par ses organisateurs comme "unique au monde par son ampleur".Plusieurs milliers de visiteurs sont attendus durant trois jours au parc des expositions de Châlons, transformé en centre d'information sur les objets volants non identifiés et les soucoupes volantes, a expliqué Gérard Lebat, qui a mis sur pied cette manifestation avec l'association Ovni Marne.
Parmi les personnalités attendues: l'Américain Budd Hopkins, "spécialiste des enlèvements d'humains par les ovnis", le Pr Yves Lignon de l'université de Toulouse et le commandant Jean-Gabriel Greslé, ancien pilote de chasse.
Selon M. Lebat, la manifestation revêtira "un caractère scientifique": "les plus grands spécialistes européens du phénomène" doivent se réunir lors d'un colloque privé et publier à son issue "un communiqué de haute importance sur les dernières évolutions de la recherche".
"Premières rencontres ufologiques européennes", du 14 octobre 14H00 au 16 octobre 18H30 au parc des expositions de Châlons-en-Champagne. Programme détaillé sur www.les-repas-ufologiques.com. Entrée gratuite.


Comme d'hatude, le titre de "Pr" est attrbué à Yves Lignon. Il est peut-être "Professeur en phénomènes paranormaux". Au-delà de cette polémique sur le titre réel de Lignon, nous attendons avec une impatience mal dissimulée de comprendre le "caractère scientifique" de la manifestation et de prendre connaissance du comuniqué de "haute importance" sur les évolutions d'une recherche dont l'objet est plus évasif qu'un neutrino.

13 octobre 2005

Le cerveau réagit à la violence dans les jeux vidéo

Par Bruno Cormier
Selon des chercheurs de l'Université de l'Etat du Michigan, la violence que le cerveau perçoit dans les jeux vidéo fait réagir le joueur, même inconsciemment.
Les chercheurs ont mené l'étude sur 13 sujets masculins devant le jeu « Tactical Ops: Assault on Terror ». Un appareil à résonance magnétique (IRM) enregistrait les activités du cerveau tendis que le joueur jouait à la gueguerre virtuelle contre les terroristes.
11 des 13 cobayes ont été sujets à d'importants effets observés sur le cerveau. Le jeu stimulait le cerveau en le poussant à avoir une activité cérébrales typique des pensées aggressives. « Il y a un lien de cause à effet entre le fait de jouer à un jeu de tir à la première personne et les activités du cerveau, considérées comme typiques des pensées aggressives » explique Rene Weber, un des responsables de recherche. Il conclue ainsi : « Les jeu vidéo violents ont souvent été critiqués pour provoquer des réactions agressives et un comportement violent du joueur. D'un point de vue neurobiologique, nous avons montré que ce lien existe. »
Les 13 cobayes étaient tous allemands, de 18 à 26 ans, et jouent chacun 15 heures par semaine en moyenne. Les résultats de l'étude devraient apparaître en 2006 dans un rapport complet. Pour ce qui est de l'agressivité d'un joueur devant un jeu vidéo, c'est aux manettes qu'il faut demander de témoigner, et pas forcément besoin d'un FPS pour faire effet, un simple jeu de sport suffit... A quand une loi contre les jeux sportifs interdits aux moins de 18 ans ?


Cette étude paraît bien mal faite pour déduire quoi que ce soit. Les décharges d'adrénalines sont liées logiquement aux jeux qui demandent une rapidité de réaction, par exemple. De là à en déduire que ces jeux rendent violents, il y à de la marge. Dans ce cas, il n'y aurait pas que les jeux mais tout le sport pratiqué ou regardé à la télévision, sans compter les films d'horreur, etc.

11 octobre 2005

Charlie Hebdo relaxé pour la critique d'une méthode de communication avec les autistes

Charlie Hebdo, qui avait qualifié la méthode dite de "communication facilitée", censée permettre de retranscrire les pensées des handicapés mentaux et notamment des autistes, de "grotesque charlatanerie", a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris, a-t-on appris lundi auprès du tribunal.L'hebdomadaire était poursuivi par Anne-Marguerite Vexiau, qui a introduit en France cette méthode créée aux Etats-Unis.Selon le jugement rendu par la 17ème chambre du tribunal correctionnel, cette méthode "vise à retranscrire les pensées de personnes déficientes mentales, et principalement autistes, par le truchement d'un thérapeute muni d'un clavier alphabétique sur lequel le patient pianote, livrant ainsi des phrases qui sont présentées comme l'expression de ses pensées tues".Dans un article publié le 17 décembre 2003, Charlie Hebdo s'indignait: "non seulement, c'est une grotesque charlatanerie mais, en plus, elle est remboursée par la sécurité sociale".Mme Vexiau estimait que l'article était diffamatoire à son égard, notamment parce qu'il lui imputait d'être l'animatrice d'un mouvement sectaire qui aurait manoeuvré pour obtenir un remboursement de sa méthode par la sécurité sociale.Or le tribunal n'a relevé dans l'article de Charlie Hebdo aucun propos l'accusant de pratiques sectaires ou de tromperie au détriment de la sécurité sociale.Par ailleurs, le tribunal a considéré que l'hebdomadaire était libre de qualifier ainsi la méthode de Mme Vexiau, cette opinion n'étant qu'un "jugement de valeur, exprimé certes sans nuance, mais que le journaliste présente comme étant son point de vue".

06 octobre 2005

Produits chimiques: des tests du WWF montrent le regain de contamination

PARIS (AFP) - Des tests sanguins ont permis de détecter la présence de 73 produits chimiques dans le sang de 13 familles européennes sur trois générations: grands-parents, parents et enfants, selon un communiqué de l'association écologiste WWF jeudi.L'enquête embrasse tous les âges (12 à 92 ans) et 12 pays (Allemagne, Belgique avec deux familles, Danemark, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Luxembourg, Pologne et Suède).
Le WWF a recherché la présence de 107 produits différents. Le nombre le plus élevé de produits a été détecté dans la génération des grands-mères (63 produits). Cependant, la jeune génération est contaminée en moyenne par un nombre plus élevé de produits chimiques (59) que la génération des mères (49).
De nouvelles substances utilisées dans les biens de consommation courants, comme les retardateurs de flammes bromés (présents dans les ordinateurs, télévisions, meubles, tapis) se retrouvent à des concentrations plus élevées dans le sang des enfants.
"Il est choquant de constater que des produits chimiques toxiques utilisés quotidiennement sont en train de contaminer le sang de nos enfants", a déclaré Karl Wagner, directeur de la campagne "toxiques" du WWF, dans le communiqué.
La génération des grands-mères est la plus contaminée par des produits anciens, dont l'usage est retreint dans les pays développés depuis des années, comme le pesticide DDT ou les PCB (polychlorobiphényles, utilisés dans les équipements électriques).
Les produits chimiques recherchés, dont beaucoup sont persistants et s'accumulent dans l'organisme pendant toute la vie, sont soupçonnés d'avoir des effets cancérigènes, d'affecter le fonctionnement neurologique et l'appareil de la reproduction.
Le WWF a lancé en 2004 une campagne contre les produits toxiques, en publiant les analyses de sang de 39 députés européens et 14 ministres de la Santé ou de l'Environnement, pour appuyer l'adoption d'une réglementation rigoureuse des produits chimiques en Europe.
Le projet européen "REACH" sur l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des produits chimiques doit être soumis au Parlement européen le 14 novembre.


On se rappellera qu'une députée Verte, Marie Anne Isler-Béguin, avait été surprise d'apprendre qu'elle était encore plus contaminée par ces produits nocifs (source: Libération du 22/4/2004) que ses collègues, bien qu'ayant une hygiène alimentaire stricte et vivant à la campagne. On se perd en conjectures sur l'intérêt pratique des produits 'bio', dans un environnement tellement pollué.

05 octobre 2005

Ouverture du "procès des plantes chinoises" d'Arkopharma à Nice

NICE (AFP) - Le procès de l'ex-PDG du groupe de phytothérapie Arkopharma et d'un pharmacien niçois poursuivis après le décès, en 2000 et 2001, de deux femmes ayant absorbé des produits à base de plantes chinoises dans le cadre de régimes amaigrissants, a débuté mercredi devant le tribunal correctionnel de Nice.Max Rombi, 75 ans, ancien PDG de la société française basée à Carros (Alpes-Maritimes), et Jean-Paul Gallon, 64 ans, pharmacien, sont mis en examen depuis septembre 2002 pour homicides involontaires.

Une information judiciaire avait été ouverte par le parquet niçois en novembre 2000, peu après le décès, à 40 ans, de Régine Crispino, des suites d'un cancer des voies urinaires. Un an plus tard, une autre femme, Valérie Jouffret, était décédée, à 34 ans, d'une pathologie identique.Les deux victimes avaient suivi un régime amaigrissant à base de racines de deux plantes chinoises -"Aristolochia Fangchi" et "Stephania Tetandra". Ces produits étaient importés par Arkopharma et vendus aux pharmaciens qui les conditionnaient en gélules.
Pour la justice, une confusion entre les deux plantes serait à l'origine des décès. Au lieu de "Stephania Tetandra", Arkopharma aurait importé, entre 1989 et 1992, quelque 750 kilos d'"Aristolochia Fangchi", toxique selon certains experts mais pas selon Arkopharma.
L'entreprise, leader européen des produits de phytothérapie et des compléments alimentaires, et le pharmacien, se voient reprocher un manque de vigilance dans le contrôle de la nature des produits importés.
Le procès est prévu pour durer une journée.


Rappelons que le principe actif de la plupart des médicaments est extrait ou dérivé de plantes. La phytothérapie n'est donc pas plus une médecine 'douce' que la médecine scientifique n'est 'dure'.

04 octobre 2005

Deux millions d'enfants par an meurent de maladies évitables par les vaccins

LYON (AFP) - Deux millions d'enfants, au sein des pays en voie de développement, meurent chaque année de maladies qui auraient pu être évitées par la vaccination, a souligné mardi un responsable de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), à l'occasion du 7ème congrès mondial sur les vaccins à Lyon. Dix millions d'enfants meurent chaque année dans le monde et parmi eux deux millions décèdent de maladies telles que la rougeole, la polio, le tétanos ou la coqueluche, selon l'OMS. Quelque 27 millions d'enfants ne sont pas correctement vaccinés.
"Les vaccins existent mais ne sont pas distribués là où il faut pour des raisons d'ordre financier", a déploré le directeur du programme de vaccination de l'OMS, Jean-Marie Okwo-Bélé, lors d'un point presse.
Le responsable s'est félicité de l'annonce en septembre d'un nouveau mécanisme de financement mis en place par cinq pays (France, Grande-Bretagne, Italie, Espagne et Suède) qui se sont engagés à fournir 3,2 milliards de dollars pour la vaccination des enfants dans les 75 pays les plus pauvres du monde.
"C'est un grand succès mais ce n'est toujours pas suffisant. Les besoins sont énormes", a estimé Julian Lob-Levyt, secrétaire exécutif de l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation (GAVI), une ONG financée par des donateurs privés - notamment la Fondation Bill et Melinda Gates - et une dizaine de gouvernements.
Le directeur du programme d'immunisation de l'ONG PATH, spécialisée dans le développement de nouveaux vaccins, John Wecker, s'est lui félicité des "progrès" sur des maladies comme l'encéphalite japonaise, qui tue quelque 10.000 enfants chaque année en Asie, ou le rotavirus, provoquant la diarrhée.
Concernant le paludisme, l'une des premières causes de mortalité des enfants, il a estimé qu'il était prématuré de donner une estimation quant à la date d'une mise sur le marché d'un éventuel vaccin, pour lesquels des tests sont actuellement menés au Mozambique.


Et il ne s'agit 'que' des enfants. Un nombre non négligeable d'adultes meurt aussi de maladies évitables par des vaccins.

03 octobre 2005

Le Nobel de médecine à des chercheurs australiens spécialistes de l'ulcère

STOCKHOLM (AP) - Les Australiens Barry J. Marshall et J. Robin Warren se sont vu décerner lundi le prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur le rôle d'une bactérie spécifique dans l'ulcère gastrique.

Robin Warren a "observé de petites bactéries colonisant la partie inférieure de l'estomac chez environ 50% des patients sur lesquels des biopsies avaient été pratiquées", note le comité Nobel. "Il a fait l'observation cruciale que des signes d'inflammation étaient toujours présents dans la muqueuse gastrique proche de l'endroit où étaient observée les bactéries."

Barry Marshall s'est alors intéressé à cette découverte et les deux hommes se sont attelés à l'étude des biopsies provenant d'une centaine de patients. C'est ainsi que Marshall a découvert que la bactérie Helicobacter pylori était présente chez pratiquement tous les patients.

Le Nobel de médecine ouvre traditionnellement la saison des Nobel qui s'achèvera par la proclamation du prix Nobel de la paix.


Des chercheurs qui méritent également un prix symbolique pour avoir démonté le mythe de l'ulcère psychosomatique.

29 septembre 2005

La vache, un désastre pour l'atmosphère

(AFP Paris) Les bovins sont un désastre pour l'atmosphère, rejetant à eux seuls en France presque trois fois plus de gaz à effet de serre que les 14 raffineries de pétrole du pays.
Le calcul émane d'une étude intitulée Agriculture et réduction des émissions de gaz à effet de serre que vient de publier la Caisse des dépôts, un organisme financier public. Dotés de quatre estomacs, les bovins sont responsables de 6,5 % des émissions françaises de gaz réchauffant la planète, selon Benoît Leguet, l'auteur de l'étude. Contrairement aux idées reçues, leurs flatulences ne jouent qu'un rôle marginal. Ce sont leurs rots et leurs déjections qui provoquent le phénomène. Leurs rots (la «fermentation entérique») envoient chaque année 26 millions de tonnes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère française et le stockage de leurs déjections, avant épandage dans les champs, 12 millions de tonnes. À comparer avec les 13 millions de tonnes des raffineries. Les substances rejetées sont du méthane (CH4) et du protoxyde d'azote (N20), les deux plus importants gaz à l'origine du changement climatique avec le CO2 (dioxyde d'azote ou gaz carbonique). Les 20 millions de bovins français comptent pour 80 % des rejets de l'élevage. Les autres ruminants (moutons et chèvres), tout comme les 10 millions de porcs et les 285 millions de volailles, contribuent beaucoup moins au réchauffement planétaire. Une fois épandues, les déjections bovines sont transformées en engrais organiques. Elles polluent alors l'eau (nitrates) et l'air (protoxyde d'azote). Dans son étude, M. Leguet suggère de modifier l'alimentation des bovins et autres ruminants, en remplaçant par exemple une partie du fourrage par des aliments à plus haute valeur nutritive (granulés) ou plus digestes comme le soja et la luzerne.

28 septembre 2005

Une université galloise lance un diplôme de chasseur de vie extraterrestre

LONDRES (AFP) - L'université de Glamorgan, au Pays de Galles, a annoncé la création d'un diplôme d'étude de la vie extraterrestre, formation qu'elle présente comme une première au Royaume-Uni.Des étudiants se sont déjà inscrits cette semaine pour ce cours de premier cycle d'astrobiologie d'une durée de trois ans, mené par le Centre d'Astronomie et d'Education scientifique.
D'après Mark Brake, professeur principal, il existe un fort intérêt pour le sujet, comme le prouve le récent enthousiasme généré par la découverte probable de vie sur Titan.
Le nouveau cursus comprendra notamment des modules d'exploration du ciel ou de zoologie des vertébrés mais aussi des recherches en laboratoire et des cours d'astronomie. Il s'intéressera également à la culture populaire.
"L'intérêt des gens pour des sujets scientifiques sérieux est souvent lancé par la culture populaire", a expliqué le professeur Brake. "Des films comme "E.T." ou "Rencontre du 3e type" trouvent leur place dans le cursus, car ils ont influencé les scientifiques en charge des recherches", a-t-il ajouté.

Pays-Bas: déduction fiscale pour formation en sorcellerie

LA HAYE (AFP) - Le fisc néerlandais a décidé qu'une sorcière pouvait obtenir une déduction fiscale pour un stage de formation dans sa spécialité. Une femme, dont le nom n'a pas été précisé, a obtenu de pouvoir déduire le coût de cette formation de ses impôts, selon un communiqué du tribunal fiscal néerlandais publié mardi.
Ce stage, qui dure un an et un jour, permet de se former à jeter des sorts, à préparer des potions, à l'herboristerie et à peaufiner ses talents divinatoires. Une telle formation acquise, les étudiants peuvent se prévaloir du titre de sorciers qualifiés.


Voilà qui intéressera les champions de l'évasion fiscale, à défaut d'intéresser ceux qui proposent des études ayant une valeur pour la société.

27 septembre 2005

L'armée indonésienne s'excuse pour un baiser public passionné à Aceh

BANDA ACEH (Indonésie) (AFP) - Le commandant militaire de la province indonésienne d'Aceh a présenté des excuses après qu'un soldat sur le départ eut embrassé passionnément en public une jeune femme voilée, a-t-on appris mardi auprès de l'Etat-major.Le soldat amoureux faisait partie d'un des quatre bataillons de 650 hommes qui ont embarqué le 20 septembre à bord de trois navires de la marine dans la port de Krueng Geukeuh près de la ville de Lhokseumawe.
Le commandant militaire d'Aceh, le général Supiadin Adisaputra, a "immédiatement" présenté ses excuses à la population d'Aceh, a indiqué à l'AFP son porte-parole Erie Sutiko.
"Ce fut un acte spontané commis par deux amoureux. Le navire allait larguer les amarres. Le soldat a été réprimandé par le commandant", a-t-il ajouté.
Le baiser fougueux, qui s'est produit alors que le soldat allait monter sur la passerelle, a été capté par un photographe local de l'Agence France-Presse (AFP). Le cliché de l'AFP a ensuite été diffusé par des médias indonésiens.
Mardi, quelques dizaines de femmes voilées ont manifesté devant le siège du gouverneur à Banda Aceh en brandissant des larges reproductions de la photo montrant le baiser selon elles scandaleux.
Les slogans figurant sur les banderoles, "Aceh est-elle encore digne d'être la véranda de La Mecque?", "la charia pour tout le monde", rappelaient que la province d'Aceh est un bastion musulman, islamisé dès la fin du XIIIe siècle.
Les manifestantes ont demandé que le soldat et la jeune femme soient flagellés en public.
En 2001, le gouvernement indonésien avait autorisé la province à mettre progressivement en vigueur la charia, la loi islamique. Un tribunal islamique a été créé fin 2003.


Ne cherchons pas plus loin la cause du tsunami: c'était la punition divine pour ce futur manquement à la charia. Après la participation de Miss Indonésie au concours de Miss Monde et les 1000 moutons que l'on n'a pas sacrifiés, bien entendu.

Faut-il vacciner les enfants contre l'hépatite A ?

Deux études, l'une américaine et l'autre israélienne, ont prouvé l'efficacité d'une telle initiative. En France, la vaccination n'est recommandée qu'aux enfants qui présentent un risque particulier de contracter la maladie.
"L'efficacité du vaccin contre l'hépatite A est désormais bien établie" a expliqué le Dr Chitra Arumugan du Centre for Infections britannique, dans le bulletin Eurosurveillance. Cinq vaccins sont aujourd'hui disponibles pour les enfants de plus d'un an, les principaux facteurs de dissémination de la maladie.
Outre-Atlantique, une campagne massive de vaccination des 2 - 18 ans aurait permis d'obtenir une baisse de 76% du nombre de cas d'hépatite A. Ces derniers seraient ainsi passés de 10,7 cas/100 000 en 1997, à 2,6/100 000 six ans plus tard. En Israël - la maladie est très présente au Moyen Orient - la vaccination de tous les enfants de 18 à 24 mois aurait fait chuter les chiffres de... 95% en trois ans !
"Ces études montrent que le fait de vacciner l'ensemble des jeunes enfants fait effectivement baisser l'incidence (de l'hépatite A)" concluent les auteurs. Alors devons-nous, en France, faire vacciner nos enfants ? Pas obligatoirement, car la maladie est rare sous nos latitudes. En revanche, les enfants à risque - traités par des produits dérivés du sang ou porteurs d'affections hépatiques - doivent être vaccinés. Idem pour les voyageurs à destination des régions à risque que sont le Moyen-Orient, le Sud-Est asiatique, l'Amérique Centrale et du Sud... mais aussi le Sud et l'Est européen.
Rappelons que la transmission du virus de l'hépatite A s'effectue par ingestion d'aliments contaminés, notamment par les selles de malades eux-mêmes porteurs du virus. D'où les risques observés dans toutes les régions où l'assainissement des eaux laisse à désirer. Après une incubation de 18 à 40 jours, l'hépatite A se manifeste par un état fébrile voire un ictère, que l'on appelle également jaunisse. Le patient guérit généralement en deux à trois semaines, mais conserve un état de grande fatigabilité pendant des mois.
Sources: Eurosurveillance, volume 10, issue 9, septembre 2005


Encore une occasion de souligner l'efficacité incontestable des vaccins dans l'éradication totale ou quasi-totale de maladies parfois très graves. Une fois de plus, un démenti formel est asséné aux dangereux adeptes de l'anti-vaccination.

25 septembre 2005

Darwin contre la création : nouveau procès aux Etats-Unis

NOUVELOBS.COM

Un procès dont l’issue pourrait avoir d’importantes répercussions aux Etats-Unis s’ouvre aujourd’hui en Pennsylvanie. Les plaignants sont des parents d’élèves qui s’opposent à l’enseignement au lycée du ‘’dessein intelligent’’ (intelligent design), une théorie présentée comme une alternative à l’évolution mais que les scientifiques dénoncent comme étant le dernier avatar du créationnisme. Dans le district de Dover l’administration scolaire est favorable à son enseignement. Le président George Bush lui-même a déclaré cet été que les deux «écoles de pensée» devaient être expliquées aux enfants.Une déclaration qui a fait bondir ceux qui luttent depuis des décennies contre le créationnisme aux Etats-Unis. En 1987 la Cour Suprême a considéré que cette vision biblique ne pouvait pas être enseignée puisque c’était une religion. L’intelligent design (ID) se garde bien de reprendre texto les récits de la Genèse mais avance l’idée que l’évolution a été guidée par un être supérieur. L’Association américaine des sciences (AAAS) a clairement dénoncé cette vision comme étant religieuse et non scientifique.

Les parents d’élèves de Dover invoquent d’ailleurs le premier amendement qui stipule qu’aucune loi ne peut établir une religion. ID est le nouveau visage du créationnisme qui a dû changer de nom pour des raisons légales, expliquent ses détracteursLa décision de justice du tribunal de Pennsylvanie ne devrait être connue qu’en décembre. Sachant que les partisans du ID tentent d’investir l’enseignement dans de nombreux autres Etats américains, le jugement est très attendu.
Cécile Dumas


Un n-ième essai des Créationnistes pour reprendre le haut du pavé de l'école. Le Scopes Trial de 1925, les décisions de la Cour Suprême et les avis de l'AAAS seront, on l'espère, décisifs.

24 septembre 2005

Magnetic insoles do not provide pain relief

ROCHESTER, Minn. -- Magnetic shoe insoles did not effectively relieve foot pain among patients in a study, researchers report in the current issue of Mayo Clinic Proceedings. And the results indicate that patients who strongly believed in magnets had pain relief even if they were given false magnets to wear.
"This study provides convincing evidence that use of these static magnets was not effective in relieving symptoms of nonspecific foot pain in the workplace," says Mark Winemiller, M.D., the lead author of the study and a Mayo Clinic physician.

Dr. Winemiller said adults with foot pain are likely to initiate self-treatment with magnets based on personal recommendations or belief systems, often without a specific diagnosis or prescription. That population was targeted in this study, he said, with the goal of determining whether magnetic insoles work in the way they are typically used. He said the randomized, double-blind nature of this study was chosen to minimize bias and maximize the validity of results, and he is confident that this was accomplished.

An interesting result in the study relates to "the placebo effect." Patients in studies who are given the placebo or false treatment often report improvement in their conditions when they believe they are receiving a treatment designed to provide relief. "A moderate placebo effect was noted in participants who believed the strongest in the potential of magnets to help their pain," says Dr. Winemiller.

Otherwise, the fact that magnetic and nonmagnetic insoles provided nearly identical pain relief suggests that it may have been simply the cushioning that was effective -- and not the magnets.

In the past decade, the use of magnets for pain relief has increased substantially. Despite little scientific evidence (and lack of Food and Drug Administration approval for pain relief), many people have used magnets to relieve their pain, spending approximately $5 billion worldwide -- an estimated $500 million in the United States annually -- on magnetic pain-relieving devices.

Magnetic devices use either static or pulsed magnets. Clinically, pulsed magnets have been shown effective for treating delayed fracture healing, for reducing pain in various musculoskeletal conditions, and for decreasing edema associated with acute trauma, although other studies have shown no benefit in these situations. Externally applied static magnets generally are considered safe and have few adverse effects, but little is known about their mechanism of action. Most basic scientific research has focused on movement of tiny electrical voltages that may lead to decreased pain.

The insoles studied were the Active Comfort magnetic insole (Spenco Medical Corp.), which has a magnetic foil pad located under the arch of the foot. These insoles were chosen because they are comfortably cushioned but do not have rigid arch support or acupressure features, which potentially could confound results if such features provided an independent effect. The special set of false magnetic insoles also were produced by the manufacturer, using a nonmagnetized metal foil embedded identically in the foam insole material.

Along with Dr. Winemiller, Edward Laskowski, M.D., and W. Scott Harmsen of Mayo Clinic, collaborated on this study, as did Robert Billow, D.O., who is now with Northwest Orthopaedic Surgeons, Mount Vernon, Wash.

This project was funded by an unrestricted educational grant from the Spenco Medical Corp, Waco, Texas. Spenco was not involved in any way in the study design, data collection, data analyses, or data interpretation or in manuscript preparation, review or approval. Both the active and false magnetic insoles were provided at no charge directly from the manufacturer. None of the authors have any affiliations or financial involvement with any organization or entity with a financial interest in the subject matter discussed in this article.

In an editorial in the same issue, Roger Fillingim, Ph.D., and Donald Price, Ph.D., of the University of Florida College of Dentistry in Gainesville noted how the placebo controls of the study was important.

"Placebo controls are extremely valuable for determining the efficacy of pain interventions," the authors write.


Les petits aimants de la magnétothérapie toujours aussi inefficaces, mais pas pour les finances des vendeurs. Etude confirmant que l'effet placebo est d'autant plus puissant que la croyance dans l'efficacité d'une pseudo-médecine est importante, en plus de donner un exemple de raisonnement post hoc.

21 septembre 2005

Les "jardins du diable" d'Amazonie cultivés par une fourmi

PARIS (AFP) - Les "jardins du diable" de la forêt amazonienne, des zones où ne pousse qu'une seule espèce d'arbres, sont en fait créés et entretenus par une fourmi, la Myrmelachista schumanni, qui produit un herbicide pour éliminer les autres plantes, selon des chercheurs américains.Les habitants de la forêt amazonienne ont toujours été frappés par la présence en certains endroits d'une seule espèce d'arbre, le Duroia hirsuta. Ils expliquaient cette curiosité par l'action d'un esprit malin.
En fait, rapporte dans la revue britannique Nature à paraître jeudi Megan Frederickson, de l'université Stanford en Californie, la fourmi M. schumanni, qui installe son nid dans les tiges de D. hirsuta, tue toutes les autres espèces de plantes qui voudraient essaimer dans ces zones. Elle utilise son acide formique comme herbicide, ce qui n'a jamais été observé chez d'autres fourmis.
Les chercheurs, pour faire leur démonstration, ont planté de jeunes pousses du cèdre Cedrela odorata à l'intérieur d'un "jardin du diable", en en protégeant certaines des fourmis. Il s'agissait de déterminer si le D. hirsuta n'empêchait pas toute autre espèce d'arbre de pousser dans son entourage, par allélopathie.
En fait, les C. odorata protégés des fourmis se sont très bien développés, tandis que les autres ont été attaqués par les ouvrières M. schumanni qui les ont empoisonnés en injectant leur acide formique dans leurs feuilles. La plupart de celles-ci, nécrosées, sont tombées dans les cinq jours.
L'origine d'un "jardin du diable", en ont conclu les chercheurs, commence avec l'installation d'une reine M. schumanni dans un D. hirsuta. Peu après, les arbres de cette espèce se développent dans la zone - d'autant plus facilement qu'ils sont seuls - et les fourmis les colonisent les uns après les autres. Une tactique qui semble leur réussir puisque l'origine du plus ancien "jardin" daterait de 807 ans.


Evidemment, rien n'empêche de croire que ces fourmis soient diaboliques. C'est ainsi que 'raisonneront' les religieux dont la science conteste les interprétations dogmatiques, en la mettant hors de portée de l'explication scientifique présente. Par exemple, les créationnistes qui croyaient à la création de la Terre en six jours il y a quelques milliers d'années, vont conserver la création divine comme dogme mais vont reculer devant les preuves fossiles démontrant l'évolution sur des millions d'années.

20 septembre 2005

Un natif du bélier qui s'estimait diffamé par son horoscope est débouté

MONTBÉLIARD (AFP) - Un habitant de Montbéliard qui poursuivait en justice le journal L'Est-Républicain pour avoir publié un horoscope jugé diffamatoire à son égard a été débouté.

Le tribunal d'instance qui avait mis son jugement en délibéré, a jugé mardi sa demande irrecevable, estimant que le plaignant était "dépourvu d'interêt à agir".

Le plaignant qui estimait que cette interprétation du langage des astres pouvait lui nuire au niveau personnel et professionnel a par contre été condamné à verser 350 euros pour couvrir les frais d'avocat du quotidien.

Il n'a pas de possibilité de faire appel du jugement et ne pourrait que se pourvoir en cassation.

Le lecteur, natif du bélier, n'avait pas apprécié que ce signe soit, dans les pages du journal régional, associé à la prédiction suivante : "certains retrouveront les émois de l'adolescence, surtout dans le domaine sentimental où l'envie de s'amuser prend le pas sur le besoin de construire du solide".

Devant le tribunal d'instance de Montbéliard, il s'était présenté à l'audience du 28 juin comme "un père de famille sérieux" et avait estimé "qu'en tant que bélier" il pouvait être considéré par un employeur, au regard de cette prévision, comme "un coureur de filles", peu fiable professionnellement.

Le Montbéliardais -au chômage depuis deux ans- réclamait 51 euros d'indemnités au journal qui a diffusé l'horoscope et un avertissement contre l'astrologue à laquelle il recommandait "d'aller voir un médecin".


La judiciarisation à outrance, dérive à l'américaine, n'est pas une façon efficace de lutter contre la pseudoscience. Il faut réserver les procès à ceux qui escroquent leurs victimes, proposent des remèdes et des formations charlatanesques causant de véritables drames.

Les nouveaux traitements de la schizophrénie ne sont pas plus efficaces

Agence France-Presse, Washington
Les nouveaux médicaments pour traiter la schizophrénie ne sont pas plus efficaces que les anciens traitements nettement moins onéreux, selon une vaste étude du gouvernement américain publiée dans le dernier numéro du New England Journal of Medecine.
Cette étude, qui confirme ce que de nombreux psychiatres soupçonnaient depuis longtemps, a comparé la nouvelle génération de quatre médicaments dits antipsychotiques atypiques comme le Zyprexa produit par Eli Lilly au perphenazine, un traitement beaucoup plus ancien. Ces chercheurs ont conclu que les cinq médicaments neutralisaient les symptômes de la schizophrénie, une maladie mentale grave dont souffrent quelque trois millions d'Américains. Ils ont aussi découvert qu'à des doses plus faibles la perphenazine était tout aussi efficace que les nouveaux médicaments et présentait aussi moins de risques de provoquer des désordres neurologiques.
Près des trois quarts des 1493 malades ayant participé à cette étude ont cessé de prendre l'un ou l'autre des traitements prescrits après 18 mois en raison des effets secondaires ou de leur inefficacité, ont indiqué les auteurs de cette recherche. Les insomnies, le gain de poids et des symptôme neurologiques comme la raideur du corps sont les principaux effets secondaires liés à tous ces médicaments. Le Zyprexa, le dernier médicament sur le marché, a permis à davantage de schizophrènes de contrôler leurs symptômes beaucoup plus longtemps, ont toutefois relevé ces médecins. Mais ce traitement s'accompagne aussi de risques plus élevés de prise de poids et de diabète. Les coûts des médicaments utilisés dans cette recherche se sont élevés, à doses équivalentes, à 60 dollars par mois pour la perphenazine, 520 dollars pour le Zyprexa, 450 dollars pour le Seroquel, 250 dollars pour Risperdal et 290 dollars pour le Geodon. Les quatre nouveaux antipsychotiques objet de cette étude engendrent un montant de ventes de 10 milliards de dollars par an au total pour les laboratoires pharmaceutiques qui les fabriquent. Ils représentent 90 % de ce marché aux États-Unis.


On voit dans cette étude une nouvelle exigence. Non seulement un véritable médicament doit avoir un effet supérieur au placebo, mais il devrait aussi être plus efficace que les éventuels traitements précédents et moins onéreux. En ces périodes de déremboursement des médicaments à SMR faible, ce critère prend de l'importance.

L'Eglise mexicaine purifie les "narcopesos" qu'elle reçoit en aumône

AGUASCALIENTES (AFP) - L'évêque de la ville mexicaine d'Aguascalientes, Ramon Godinez Flores, a déclaré lundi que l'Eglise n'avait pas à enquêter sur l'origine des donations faites et que si des "narcopesos" étaient donnés en aumône, cet argent serait ainsi "purifié".Interrogé lors d'une conférence de presse pour savoir si l'Eglise devait accepter ou pas les dons des trafiquants de drogue, l'évêque a répondu : "Quelle que soit la personne qui donne aumône, je la reçois et je dis merci (...) Rien ne me dit que c'est de l'argent sale (...) L'argent peut être purifié si l'intention de la personne est bonne".
"Ce n'est pas parce que l'argent est sale qu'il faut le brûler, il vaut mieux le transformer, tout argent peut être transformé, comme une personne corrompue peut changer", affirme-t-il.
"Ce n'est pas à nous d'enquêter sur l'origine de l'argent, ajoute Mgr Godinez Flores. Nous suivons l'exemple du Seigneur. Quand cette femme (Marie Madeleine, ndlr) lui a lavé les pieds avec un parfum coûteux, Jesus ne lui a pas demandé: 'Où as-tu acheté ce parfum, d'où vient l'argent ?' Non, il a accepté simplement le don".
Les trafiquants de drogue mexicains sont réputés pour leur générosité envers l'Eglise, dont l'attitude vis-à-vis du trafic de drogue est parfois équivoque.


Il est intéressant de noter que le blanchiment d'argent de la drogue devient une bénédiction, pourvu qu'il soit donné à l'Eglise. L'Eglise deviendrait donc ainsi receleur des dealers de drogue, en toute moralite bien entendu.

19 septembre 2005

Le secret d’un "miracle" napolitain éventé le jour de sa répétition mardi 20 septembre 2005

(AFP) Une scientifique italienne a éventé lundi le secret d’un miracle napolitain, la liquéfaction du sang de Saint Janvier, le jour même où le phénomène se répétait comme tous les 19 septembre dans la cathédrale de la ville.Le "sang" de Saint Janvier, qui selon la tradition serait mort martyr il y a exactement 17 siècles, en 305, s’est liquéfié lundi comme tous les ans à la même époque lorsque l’archevêque de Naples, le cardinal Michele Giordano, a agité sous les yeux des fidèles les deux petites ampoules contenant le précieux liquide. L’événement avait fait se déplacer, outre une foule nombreuse, le président de la région, celui de la province, le maire de Naples et de nombreux notables.La liquéfaction du sang de Saint Janvier, censé être de bon augure pour Naples, se produit trois fois l’an : le 19 septembre, jour de la fête du saint, le premier samedi de mai et le 16 décembre, jour anniversaire de l’éruption du Vésuve en 1631, qui avait épargné Naples.Mais pour Margarita Hack, une célèbre astrophysicienne italienne, le phénomène a une explication qui ne relève en rien du miracle : "Il s’agit simplement d’une composition chimique à base de fer, datant du Moyen Age, à l’état solide si on n’y touche pas mais qui devient liquide quand on l’agite", a-t-elle expliqué dans le quotidien La Stampa.Le journal a publié sur ses indications la composition du cocktail miraculeux qui, a souligné la scientifique, peut être "facilement effectué en laboratoire" : chlorure de fer, carbonate de calcium et chlorure de sodium.Officiellement, la liquéfaction du sang de Saint Janvier n’est pas considéré par l’Eglise catholique comme un miracle, mais seulement comme un "événement prodigieux".


Un prodige de la chimie, surtout.

15 septembre 2005

Life's origins were easier than was thought

Research - Universitat Autònoma de Barcelona researchers have discovered that RNA early molecules were much more resistant than was thought until now. According to the conclusions of the study, they may have developed enough to contain around 100 genes, which is considered to be the minimum quantity required for the most basic forms of primitive life.
In the primordial soup that produced life on earth, there were organic molecules that combined to produce the first nucleic acid chains, which were the first elements able to self-replicate. According to one of the more accepted theories, these molecules were ribonucleic acid (RNA) chains, a molecule that is practically identical to DNA and that today has the secondary role in cells of copying information stored in DNA and translating it into proteins. These proteins have a direct active role in the chemical reactions of the cell. In the early stages of life, it seems that the first RNA chains would have had the dual role of self-replicating (as is today the case with DNA) and participating actively in the chemical reactions of the cell activity. Because of their dual role, these cells are called ribozymes (a contraction of the words ribosome and enzyme). But there is an important obstacle to the theory of ribozymes as the origin of life: they could not be very large in length as they would not be able to correct the replication errors (mutations). Therefore they were unable to contain enough genes even to develop the most simple organisms.
An investigation led by Mauro Santos, from the Department of Genetics and Microbiology at the Universitat Autònoma de Barcelona, alongside two Hungarian scientists, has shown that the error threshold, that is, the maximum number of errors that may occur during the replication process of ribozymes without this affecting its functioning, is higher than was previously calculated. In practice, this means that the first riboorganisms (protocells in which RNA is responsible for genetic information and metabolic reactions) could have a much bigger genome than was previously thought: they could contain more than 100 different genes, each measuring 70 bases in length (bases are the units that constitute the genes and codify the information), or more than 70 genes, each measuring 100 bases. It is worth remembering that tRNAs (essential molecules for the synthesis of proteins) are approximately 70 bases long.
The discovery, published in Nature Genetics, has greatly relaxed the conditions necessary for the first living organisms to develop. "This quantity of genes would be enough for a simple organism to have enough functional activity", according to the researchers. Recent analysis into the minimum number of DNA genes required to constitute bacteria, the most simple organism today, considers that around 200 genes is sufficient. But in riboorganisms there can be much fewer genes, since DNA genomes include a number of genes that have the role of making the RNA translation system (which enables proteins to be produced) work, which would not be required in RNA-based organism.


Une excellente nouvelle qui n'amusera pas les tenants de la "complexité irréductible" (les créationnistes et leurs affiliés du soi-disant Intelligent Design). Le passage direct vers des organismes à base d'ADN était un des problèmes de la théorie de l'Evolution. Voilà que l'hypothèse de l'étape intermédiaire des organismes à base d'ARN en sort renforcée.

Pétition pour les médecines douces

BERNE - L'initiative "oui aux médecines complémentaires" a été déposée à Berne avec 140 000 signatures. Le texte exige notamment que ces cinq thérapies soient remboursées par l'assurance maladie de base. Pascal Couchepin les en a exclus il y a deux mois.

Lancée le 23 septembre 2004, l'initiative populaire veut garantir la liberté d'exercer et de se former pour les thérapeutes non médecins et pérenniser le remboursement de soins alternatifs par la LAMal.Il s'agit de favoriser la collaboration entre ces méthodes thérapeutiques et la médecine. Les initiants avaient jusqu'en mars 2006 pour récolter les 100 000 signatures nécessaires à l'aboutissement de leur texte.

Le ministre de la santé Pascal Couchepin a provoqué un tollé en décidant que les caisses maladie ne seraient plus tenues dès la fin juin de rembourser l'homéopathie, la phytothérapie, la thérapie neurale, la médecine anthroposophique et la médecine traditionnelle chinoise. En 1999, ces cinq méthodes avaient été admises dans l'assurance maladie de base à titre provisoire jusqu'au 30 juin 2005.

Or, les experts mandatés pour les évaluer ont estimé qu'elles ne satisfont pas, au sens de la LAMal, aux critères d'efficacité et d'adéquation. Admise depuis plus longtemps, l'acupuncture n'est pas concernée par la décision du conseiller fédéral. Il en va de même pour certains médicaments phytothérapeutiques figurant sur la liste des spécialités remboursées


A défaut d'études prouvant leur efficacité, les médecines douces en sont toujours réduites à une action sociale, comme souvent, se substituant à la preuve scientifique que la médecine est en droit d'attendre, et pour pouvoir prétendre à une prise en charge sociale. Une expression, ici aussi, du phénomène de la légitimation sociale, n'ayant pas les moyens d'obtenir mieux...

13 septembre 2005

Le véritable effet placebo

(ASP) - L'effet placebo n'est pas purement psycho-somatique: il se passe bel et bien quelque chose dans le cerveau. Quelque chose de mesurable.

Et ce quelque chose, c'est une production accrue d'endorphines, un composé chimique qui, dans le cerveau, sert à atténuer la douleur. Davantage d'endorphines, moins de douleur, et le patient croit du coup que la pilule est efficace: du moins, c'est ce qui se passe chez certains des patients qui avalent un placebo, c'est-à-dire une pilule qu'ils croient efficace alors qu'elle ne contient rien.

L'effet placebo est bien connu des médecins depuis des décennies: en fait, il est une des bases de la recherche médicale. Nombre de pilules prometteuses testées sur des patients potentiels se sont retrouvées avec des taux d'efficacité à peine supérieurs aux placebos –et ainsi, n'ont jamais été commercialisées, au grand dam des compagnies pharmaceutiques.

Mais qu'est-ce exactement que l'effet placebo? Ne sachant trop comment le qualifier, on l'a catégorisé comme quelque chose de psychologique: le patient se sent mieux parce qu'il a eu confiance en l'efficacité de cette "pilule". L'explication est juste, mais un peu courte. Concrètement, physiologiquement, pourquoi se sent-il mieux?

La réponse commence à se dessiner depuis quelques années. Une équipe de l'Université du Michigan à Ann Arbor vient de confirmer l'hypothèse la plus solide, celle de la production d'endorphines. Quatorze hommes dans la vingtaine ont testé ce qu'ils croyaient être un médicament anti-douleur pendant que, à leur insu, une infusion qu'ils croyaient faire partie du traitement était ajustée pour maintenir leur douleur à un niveau constant. Une tomographie des cerveaux a révélé la production accrue d'endorphines chez ceux qui avaient reçu le placebo et qui affirmaient que la douleur était atténuée.

Une enquête menée à la baguette... de radiesthésiste

GUERET (AFP) - Les gendarmes de la Vienne et de la Creuse ont profité de la collaboration de radiesthésistes pour retrouver à La Souterraine (Creuse) une caravane volée à la fin du mois d'août à Montmorillon (Vienne), selon le parquet de Guéret.De retour de vacances, un couple de retraités avait remisé sa caravane dans le jardin de son pavillon de Montmorillon. L'engin avait été dérobé quelques jours plus tard.
Les gendarmes de la brigade locale ont perdu la trace de la caravane. Dépités, ses propriétaires ont fait appel à des radiesthésistes du cru, qui la "localisent" d'abord dans l'Indre, puis dans la Creuse, près de la Souterraine.
D'un saut de voiture, les retraités s'en vont vérifier et s'arrêtent, médusés, à Azérables, tout près de La Souterraine, devant un camp de gens du voyage sédentarisés au milieu duquel ils identifient leur bien, repeint et affublé d'une fausse plaque minéralogique.
Prudents, les propriétaires font appel aux forces de l'ordre qui s'assurent qu'il s'agit bien de la caravane volée. Avant sa découverte, elle avait bien transité par l'Indre, ce qui excuse les hésitations des radiesthésistes...
L'auteur principal du vol a été laissé en liberté et sera prochainement convoqué par la justice.


Espérons qu'on aura pas besoin d'avoir recours aux radiesthésistes pour retrouver le voleur le jour de son procès.

Références:
Dossier "radiesthésie".

07 septembre 2005

Katrina, un châtiment de Dieu, selon un rabbin

JERUSALEM (AP) - Le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du Shass, parti religieux ultra-orthodoxe israélien, estime que l'ouragan Katrina, dont le passage dans le Sud des Etats-Unis a été dévastateur, est un châtiment de Dieu consécutif à l'appui du président George W. Bush au démantèlement des colonies juives de la Bande de Gaza.
"C'était un châtiment de Dieu", a lancé le rabbin au sujet de la catastrophe naturelle, mardi, lors de son sermon hebdomadaire.
Ses commentaires étaient rapportés mercredi sur le site web d'information israélien Y-net. Un responsable du Shass, Tzvika Yaacobson, n'a pas démenti que le chef spirituel de sa formation ait tenu de tels propos mais a affirmé qu'ils avaient été sortis de leur contexte.
Selon le site Y-net, le rabbin a également déclaré que les récentes catastrophes naturelles étaient le fruit d'un manque d'étude de la Torah et que les victimes de l'ouragan Katrina soufraient "parce qu'elles n'avaient pas de Dieu".
C'est le châtiment du président Bush "pour ce qu'il a fait à Gouch Katif" (le plus important bloc de colonies juives dans la Bande de Gaza), a déclaré le rabbin, cité par Y-net.
Des propos qui n'ont pas manqué de susciter de vives critiques au sein du forum des lecteurs du site. C'est l'une des déclarations "les plus idiotes" que j'ai entendues au sujet de l'ouragan, écrit un lecteur se présentant sous le prénom d'Howard et comparant ces commentaires au "genre d'idioties" des "extrémistes islamiques".
Une autre lectrice, Jennifer, a qualifié le rabbin de "petit homme stupide" et "ignorant": "Comment peut on imputer cette catastrophe à la politique?".
Tzvika Yaacobson, qui dirige le groupe parlementaire du Shass, a estimé que les propos du rabbin étaient mal interprétés. "Il use d'un style particulier quand il parle aux gens", a-t-il argué. "Il dit des plaisanteries que vous pouvez aimer ou pas".


Après la punition "cancer", voici venir la punition ouragan. Remarquons que Bush ne paye pas cher du tout la colère divine. Seuls payent les pauvres déshérités de la Nouvelle Orléans, qui n'ont pas voté pour Bush de toute façon. Dieu ne fait pas dans le détail ! Quand Il veut punir un président, Il punit tout le peuple. L'extrémisme reste l'extrémisme, qu'il soit musulman, juif ou chrétien.

06 septembre 2005

Rapport Tchernobyl: une honteuse opération d'étouffement, selon Greenpeace

AMSTERDAM (AFP) - L'organisation écologiste Greenpeace International a dénoncé mardi comme une honteuse opération d'étouffement le rapport des Nations unies présenté lundi, selon lequel le bilan final de l'accident nucléaire de Tchernobyl devrait être de quelque 4.000 morts, nettement moins que redouté par les experts."C'est une honte que l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique, ndlr) étouffe l'impact de l'accident industriel le plus grave de l'histoire de l'humanité", a déclaré le responsable du nucléaire pour Greenpeace International, Jan Van de Putte, dans un communiqué diffusé depuis le siège de l'organisation à Amsterdam.
"Nier les conséquences réelles n'est pas seulement insultant pour les milliers de victimes -à qui l'on assure qu'elles sont malades de stress ou de peur irrationnelle- mais cela conduit aussi à des recommandations dangereuses, à reloger des gens dans des zones contaminées", poursuit-il.
"Ce qui est remarquable, c'est que les conclusions ne sont pas soutenues par ces rapports", explique Greenpeace dans son communiqué.
"Souvent, des recherches ont été omises, et lorsqu'il y a incertitude scientifique, la conclusion est que l'impact est nul", dénonce l'organisation.
Selon Greenpeace, une lecture plus attentives des 600 pages du rapport est nettement moins réjouissante.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) fait ainsi référence à une étude sur 72.000 travailleurs russes chargés des travaux après l'explosion, et a établi que 212 étaient morts des suites de radiation, alors que quelque 600.000 personnes ont été employées sur le site après la catastrophe, selon Greenpeace.
Greenpeace critique également, entre autre, le fait que les études aient ignoré l'impact de l'explosion sur l'ensemble de l'Europe.
Ce rapport sera discuté ce mardi et mercredi lors d'une conférence au siège de l'AIEA à Vienne par des experts du nucléaire, de la santé et du développement de huit agences spécialisées onusiennes, dont l'AIEA, l'OMS et le PNUD.
L'accident avait répandu un nuage radioactif sur une grande partie de l'Europe.
Le rapport, intitulé, "Le legs de Tchernobyl: conséquences sur la santé, l'environnement et socio-économiques", souligne "l'impact sur la santé psychique des personnes affectées". Selon ce rapport, les désordres psychologiques s'expriment sous forme de "manque de confiance dans son propre état de santé, de craintes exagérées pour l'espérance-vie", de manque d'initiative et de dépendance de l'assistance de l'Etat.
Pour ce qui est de l'environnement, "le rapport est rassurant", car "l'évaluation scientifique démontre que les niveaux de radiation sont retombés à des niveaux normaux, exception faite de la zone interdite, toujours hautement contaminée de 30 km autour du réacteur, et plusieurs lacs et forêts à l'accès restreint".
Le rapport redoute en revanche la dégradation du sarcophage en ciment construit autour du réacteur endommagé et qui risque de s'écrouler, en libérant des poussières radioactives. Il s'inquiète aussi du stockage des déchets radioactifs.
Des travaux vont commencer prochainement pour construire un sarcophage en acier qui devrait être terminé en 2008 ou 2009.


Il est intéressant de voir que Greenpeace ignore que l'accident industriel le plus grave de l'histoire de l'humanité est probablement celui de Bhopal, en Inde, qui a tué plus de 7.000 personnes et contaminé de 150.000 à 600.000 autres. Mais le nucléaire fait plus peur que le chimique. Le coût humain de l'exploitation des mines de charbon en Chine dépasse celui de Tchernobyl, tous les ans (7.000 morts au moins en 2004), sans que cela soit compté comme un accident industriel majeur.