
11 mars 2009
Les scientifiques britanniques se penchent sérieusement sur la question des fantômes

05 mars 2009
Principe de précaution
Ca n'aura pas tardé ! Quelques mois après l'insertion du "principe de précaution" comme principe légal dans notre pays, les charognards pseudo-scientifiques viennent se repaître de la carcasse encore fumante de la science. Le "ressenti" et les certificats médicaux de complaisance, érigés au statut de preuve légale, peuvent maintenant avoir raison de toutes les études scientifiques et de toutes les avancées techniques.
La non-compétence des juges en matière scientifique, et leur ignorance des principes de la pseudo-science ne leur permet pas de prendre position. Pourtant, ils peuvent faire un "pari de Pascal" anti-science: s'ils donnent raison aux anti-tout, ils se débarassent d'un problème légal et peuvent s'occuper de choses plus intéressantes. S'ils donnent raison aux scientifiques, un autre pseudo-scientifique viendra demain et inlassablement, dépenser le temps et l'argent de la communauté, jusqu'à ce qu'il obtienne raison. Alors autant céder et passer à autre chose, jusqu'à ce que le droit leur permette de résister au raz-de-marée provoqué par l'insertion du "principe de précaution".
Examinons les conséquences de ces décisions anti-antennes...
La vaccination, bien que considérée comme inoffensive par toutes les études scientifiques, est aussi ressentie par une minorité de sectaires anti-vaccination comme un danger. Faut-il la laisser au bon vouloir des croyances irrationnelles des parents ?
Les ordinateurs comportent également de nombreux polluants et émettent des ondes du même type (bien que beaucoup plus faibles) que celles des téléphones portables. Faut-il aussi interdire le WiFi et pourquoi pas carrément, les ordinateurs ? Il y a quelques mois, l'implantation du WiFi dans des bibliothèques de la Ville de Paris avait généré des manifestations psycho-somatiques ou plus probablement mensongères de maux de têtes allégués par le personnel municipal.
La télévision numérique aussi est sur la sellette. Bien qu'on ait pas recensé plus de cancers au pied de la tour Eiffel que partout ailleurs en Ile de France, faut-il aussi l'interdire ?
La roue elle-même n'est elle pas dangereuse ? De nombreuses personnes sont mortes pour être passées sous les roues d'un char à boeufs ! Même si les enquêtes scientifiques pointent la responsabilité du conducteur, peut-on ignorer le risque que les roues elles-mêmes soient à la base de ce problème ?
Alors, on peut se demander: le principe de précaution est-il dangereux ? Lorsque les anti-science auront fait supprimer, les antennes-relais, les ordinateurs, la télévision, la vaccination et la roue, ne risque-t-on pas de perdre toute compétitivité économique, sanitaire, technique et scientifique ? En entraînant ansi un cortège de morts, de malheurs et de misère.
Sera-ce suffisant pour qu'un juge déclare le démantèlement du "principe de précaution" ? Au nom de ce principe.
04 mars 2009
Les risques des antennes de téléphonie mobile - Mise au point
Le 16 février 2009, un opérateur de téléphonie mobile a été condamné par le Tribunal de grande instance de Carpentras à démonter une antenne-relais à Châteauneuf-du-Pape ; le 4 février 2009, un autre opérateur de téléphonie mobile avait été condamné par la Cour d’appel de Versailles à démonter une antenne à Tassin-la-demi-lune. Dans les deux cas, la justice a tranché en faveur des particuliers, au nom du principe de précaution
21 février 2009
La Suisse devient un inquiétant réservoir du virus de la rougeole

18 février 2009
Le docteur Guéniot est blanchi en appel

07 février 2009
Antennes-relais : la victoire des «marchands de peur»
Avec l'arrêt rendu le 4 février 2009 par la cour d'appel de Versailles, imposant à Bouygues Telecom de démonter une antenne-relais située à proximité d'habitations à Tassin-la-Demi-Lune dans le Rhône, les «diseurs de mauvaise aventure» tiennent une belle victoire. Le juge a en effet estimé que l'incertitude sur l'innocuité (qui est impossible à démontrer : on ne peut tout simplement pas prouver expressément qu'un risque n'existe pas !) d'une exposition aux ondes émises par les antennes-relais est «sérieuse et raisonnable» et que, les voisins de cette antenne ne pouvant se voir garantir une absence de risque sanitaire, «justifient être dans une crainte légitime constitutive d'un trouble».
La cessation du préjudice moral résultant de «l'angoisse créée et subie» par le voisinage du fait de l'installation de l'antenne-relais imposerait donc le démantèlement de celle-ci et le paiement de dommages et intérêts sur le fondement de la théorie des troubles anormaux du voisinage.Et c'est ainsi que la simple «angoisse» (sic) de quelques voisins - et non la démonstration scientifique de l'existence d'un trouble sanitaire véritable - suffit à motiver l'injonction de démonter et l'indemnisation des supposées victimes. Habilement rédigé, l'arrêt - d'espèce et excessivement factuel - ne résiste pas à l'analyse.
Sur le plan scientifique, d'abord. Les antennes-relais ont la même puissance et le même effet que les réseaux de communication nous permettant d'écouter la radio partout en France depuis 50 ans, sans que quiconque ne s'en affole (à raison). Dans le cas contraire, n'aurait-on pas, déjà, ordonné l'évacuation du Champ-de-Mars ou fait démonter la tour Eiffel, dont les émetteurs de radio et de télévision ont une puissance totale 10 000 fois supérieure à celle d'une antenne-relais ? Ce n'est pas parce que les ondes sont invisibles qu'elles sont nocives : il est temps de retrouver ses esprits.
Juridiquement, ensuite. L'existence d'un «trouble» de voisinage s'apprécie, en droit, au regard de ce que l'homme raisonnable ressentirait. Or la raison, éclairée par la science, commande de ne pas se troubler… L'absence de trouble objectif aurait dû faire échec à l'action des riverains.
Sur le terrain de la responsabilité pour faute, si l'on peut concevoir que l'angoisse - infondée mais nul n'est maître, fort heureusement, des émois d'autrui - de ces derniers face à des risques putatifs pouvait permettre de constater une forme de préjudice moral, aucune responsabilité ne pouvait en être déduite sans fait générateur ostensiblement prouvé.
Au plan philosophique, le principe de précaution, invoqué ici de manière indirecte, n'a pas fondé cette décision. Mais il apparaît bien en creux. Creux : un adjectif qui colle parfaitement à cette règle caractérisant notre «société de la peur» et supposée fournir aux autorités les moyens de gérer l'incertitude et, plus précisément, de prendre des mesures conservatoires «proportionnées et provisoires» dans le cas «où la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement». Le flou juridique qui caractérise cette notion (mesures proportionnées à quoi ? - à quelque chose d'incertain ? - mais comment mesurer l'incertain ? - et comment découvrir le caractère irréversible d'un dommage potentiel ? etc.) devient d'autant plus préoccupant quand il passe des autorités publiques au juge.
Au plan économique, il en résulte un manque d'harmonisation du droit applicable sur un territoire et donc de prévisibilité des investissements, de distorsion de concurrence (ici un opérateur est touché et pas ses concurrents, qui le seront peut-être demain, dans un autre lieu et par une autre juridiction - ou pas) et de contradiction avec d'autres normes qui s'imposent aux sociétés de téléphonie mobile. Ainsi, quand l'État impose à ces dernières de couvrir au minimum 99 % de la population française avec 90 % de taux de réussite à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments, le conflit d'obligations provoqué par cet arrêt, qui vient en contradiction avec quatre autres décisions de cours d'appel et plusieurs arrêts du Conseil d'État, brouille - sans mauvais jeu de mot - la marche à suivre.
Entre un mal fantasmatique et un bien - individuel et collectif - avéré, dans une société profitant des progrès techniques et ayant pleinement intégré l'usage du téléphone mobile dans la vie quotidienne, seule l'autorité publique peut, à ce stade, trancher définitivement la question des antennes-relais. On ne peut, avant cela, laisser aux juges la liberté de déplacer à leur guise les bornes de la réglementation et instaurer la cacophonie là où chacun s'attachait à ce que l'on communique mieux partout en France.
A lire : Pourquoi avons-nous peur de la technologie ? de Daniel Boy
06 février 2009
Antennes-relais : la justice contre la science ?
Mercredi, Bouygues Telecom a été condamné par la cour d'appel de Versailles à retirer une antenne-relais située à proximité d'habitations à Tassin-la-Demi-Lune dans le Rhône, au motif de «l'angoisse ressentie » par les familles avoisinantes. Ce jugement confirme celui du tribunal de grande instance de Nanterre de septembre 2008 qui avait déjà condamné l'opérateur de téléphonie «au nom du principe de précaution».
Ces décisions, très étonnantes au demeurant pour les scientifiques spécialisés, soulèvent de nombreuses questions, et pourraient avoir des répercussions en cascade. Les antennes-relais captent des signaux électromagnétiques et les retransmettent à leur tour. Sans ces émetteurs-récepteurs, la téléphonie mobile ne serait pas possible.
Selon plusieurs experts, les champs électromagnétiques induits par les antennes-relais sont du même ordre de grandeur que ceux de la télévision ou la radio, que les populations supportent depuis plus de cinquante ans sans crainte, sans risque, sans danger et sans protestation, à peu près partout dans le monde. Il y a eu des rapports scientifiques en France, en Europe, aux États-Unis. Il y en a même eu un réalisé par l'Organisation mondiale de la santé. Tous concordent. Ils affirment que les antenne-relais n'ont pas d'effets nocifs sur la santé.
À titre de comparaison, les téléphones portables, dont les dangers éventuels sont l'objet de débats scientifiques intenses, émettent entre mille et dix mille fois plus d'ondes électromagnétiques que les antenne-relais. Pourquoi la justice a-t-elle alors donné raison à deux reprises aux plaignants ? La première fois, en septembre 2008, c'était au titre du « principe de précaution », et du fait que la preuve de l'innocuité totale des antennes-relais « n'avait pas été apportée par les scientifiques ».
Mercredi, la cour d'appel, elle, pour justifier sa décision a évoqué «le ressenti des familles », face à l'angoisse provoquée par ces antennes-relais. Mais pourquoi ces familles sont-elles angoissées par les antennes-relais, alors que les rapports scientifiques sont rassurants ? Si leur crainte n'avait pas de base rationnelle, la justice vient en tout cas de la conforter. Si dans votre appartement fermé à clé, votre enfant le soir au lit dans le noir a peur du loup et que vous lui donnez raison, il a peu de chance de recouvrer sa tranquillité.
Il semble que la justice dans cette affaire a mieux entendu le battage de certaines associations dénonçant depuis plusieurs années les dangers des antenne-relais que les scientifiques spécialisés dans les questions d'environnement comme le professeur Denis Zmirou (et bien d'autres d'ailleurs), qui engagent leur responsabilité en ayant le courage d'affirmer qu'il n'y a aucun risque établi avec ces antennes. La société médiatique donne parfois autant d'audience à des électrons libres qui jouent avec les peurs des populations qu'à des experts scientifiques reconnus.
On se demande, dans un tel contexte, ce qui pourrait bien empêcher d'autres personnes, qui «ressentent» sans doute très sincèrement les antennes-relais comme une menace, de porter plainte à leur tour contre des opérateurs de téléphonie.
30 janvier 2009
Une adolescente de 12 ans décède de la rougeole en Haute-Savoie

15 janvier 2009
Coca Cola poursuivi pour publicité mensongère sur ses eaux vitaminées
23 décembre 2008
Une huile chinoise hors-la-loi présente sur le marché français
Interdit à la vente en France, ce produit a cependant été « détecté » dans des commerces spécialisés dans la vente de produits de médecine traditionnelle chinoise.
Relayée par l'AFSSaPS, l'alerte a été donnée par les douanes et les autorités canadiennes. La commercialisation de Kwan Loong Medicated Oil est « illégale », insiste l'agence. Celle-ci ajoute par ailleurs, que « l'analyse de sa composition montre (que ce produit) renferme des substances actives » :
* du chloroforme, substance vénéneuse ayant une activité anesthésique ;
* du salicylate de méthyle, dont l'activité vasodilatatrice des vaisseaux de la peau facilite le passage des substances à travers cette dernière ;
* des concentrations élevées en dérivés terpéniques (menthol, camphre, huile d'eucalyptus).
Appliqué sur la peau, ce produit peut entraîner irritations et brûlures. « Le chloroforme peut générer notamment des effets toxiques pour le foie et favoriser la pénétration des dérivés terpéniques », poursuit l'AFSSaPS. « De plus, à ce niveau de concentration le camphre peut entraîner des convulsions ».
A ce jour, aucun cas d'effet indésirable lié à l'utilisation de ce produit n'a été rapporté en France. Et l'AFSSaPS de rappeler que « la vente de médicaments est uniquement autorisée dans les pharmacies, dont le circuit de distribution est contrôlé. Il est ainsi vivement déconseillé d'acheter des médicaments en dehors des officines et notamment sur internet ».

Un précédent scandale avait montré la nocivité de certaines huiles essentielles et autres produits "purificateurs d'air" (bâtonnets d'encens, notamment).
Rien ne peut prévenir la gueule de bois, concluent des chercheurs
Rien, ni l'artichaut, ni les bananes ou la figue de barbarie, ni même le Vegemite ou l'acide tolfenamique ne permet d'échapper à la gueule de bois après une soirée de fête arrosée, selon une enquête menée par des chercheurs américains.
Bouche sèche, marteau piqueur dans la tête, estomac barbouillé, muscles douloureux, vertiges, déshydratation : la gueule de bois, selon une étude datant de 1998, n'intervient pas en pleine beuverie mais commence quand le taux d'alcool dans le sang entame sa descente. Elle est à son maximum quand le taux est redescendu à zéro.
Rachel Vreeman et Aaron Carroll, de l'École de médecine de l'Université de l'Indiana (États-Unis), ont épluché la littérature médicale pour passer au crible les médecines traditionnelles et les mélanges savants d'herbes diverses, qui seraient supposés traiter ou prévenir cette veisalgie, comme on dit en termes médicaux, à laquelle les femmes sont plus sensibles que les hommes.
Selon leurs résultats, que vient de publier le British Medical Journal, «aucune preuve scientifique n'appuie quelque traitement que ce soit ou n'établit l'efficacité d'une prévention».
Ils précisent que le propranolol, un béta-bloquant, le tropisetron, un anti-nausée, l'acide tolfenamique, un analgésique, le fructose ou le glucose n'ont pas plus d'effet que les compléments alimentaires à base de bourrache, d'artichaut ou de figue de barbarie, non plus que le Vegemite, une pâte à tartiner salée d'Australie qui ressemble au Marmite britannique.
En fouillant sur l'internet, on pourrait ajouter à la longue liste des pseudo-remèdes le jus de cuisson des endives ou le verre de lait, les gouttes de citron dans du café, ou, en prévention, la cuillerée d'huile d'olive pour tapisser l'estomac ou l'argile délayé dans de l'eau... Sans compter la cinquantaine de produits manufacturés relevés par un site spécialisé.
Mais sauf à imaginer un phénomène d'auto-persuasion, rien ne marche.
Déjà une étude de 2005, menée par des chercheurs néerlandais et britanniques sur quatre compléments alimentaires à base notamment de bourrache, d'artichaut et de figue de barbarie et quatre agents médicinaux conventionnels ne faisait apparaître «aucune preuve convaincante» d'un effet remarquable de quelque produit que ce soit.
«Une gueule de bois, c'est un de ces problèmes ou la prévention est plus importante que le traitement», note à ce propos Edzard Ernst, directeur de la recherche de 2005.
Il remarquait aussi le problème éthique posé par ces recherches, dans la mesure où trouver un traitement contre les mauvais effets de l'alcool risquait d'encourager la consommation.
À ce jour, les pseudo-traitements ne sont pas sans risques. Une étude publiée en 2007 souligne ainsi les effets de la racine de Kudzu, ou pueraria locabata, que l'on retrouve dans nombre de produits censés combattre les effets de l'abus d'alcool mais qui, associée à de l'alcool, augmenterait le risque de tumeur.
La seule prévention efficace, notent les chercheurs américains, c'est de consommer de l'alcool avec modération... voire pas du tout.
Pour les buveurs impénitents, les spécialistes notent que les alcools sombres tels que le vin rouge, la tequila ou le whisky, riches en toxines appelées «congénaires», ont plus de chance de provoquer des veisalgies que des alcools clairs comme la vodka, le rhum blanc, le vin blanc ou le gin.

15 décembre 2008
Une Strasbourgeoise électrosensible perd son procès en appel
La cour d'appel de Colmar a tranché ! L'office HLM CUS Habitat ne peut être tenu pour responsable des troubles de santé revendiqués par Sabine Rinckel, une Strasbourgeoise qui affirme être hypersensible aux ondes de l'émetteur de téléphonie mobile situé à proximité de son logement. Dans un arrêt rendu ce lundi 15 décembre, la cour a confirmé le premier jugement rendu par le tribunal de grande instance de Strasbourg, qui avait déjà débouté la plaignante au mois de septembre 2006.
Cette quadragénaire souffre de maux de tête, de vibrations, de fourmillements et d'autres troubles, qu'elle attribue directement aux ondes électromagnétiques émises par une antenne-relais implantée dans la résidence. Elle avait finalement porté plainte contre son bailleur social, qui a autorisé l'installation de l'antenne, pour faire valoir son «droit à la jouissance paisible des lieux ». Elle réclamait un relogement en zone « blanche », neuf mois de loyer et 5 000 euros pour le préjudice moral occasionné.
Manque de preuves médicales
« La cour d'appel de Colmar n'a pas eu l'intention de faire le procès des antennes-relais, ni de trancher sur l'existence de l'hypersensibilité électromagnétique [EHS]. Elle devait se prononcer sur la responsabilité de CUS Habitat », nous a précisé Me Dominique Harnist, l'avocate de Sabine Rinckel. La responsabilité de l'office HLM n'a pu être établie par la cour, faute de preuves médicales. « Le certificat médical attestant de l'électrosensibilité de Mme Rinckel a été produit après la clôture du dossier. Mais de toute façon, l'EHS n'est pas reconnue en France comme une maladie ouvrant des droits », précise Me Harnist.
Sabine Rinckel a deux mois pour décider de se pourvoir en cassation. Depuis le jugement de Strasbourg, elle a également porté plainte contre les opérateurs mobiles pour trouble anormal du voisinage. La plaignante sera défendue par Me Richard Forget, avocat de l'association Robin des Toits, qui œuvre pour la sécurité sanitaire des technologies sans fil. Un procès clé pour les militants du principe de précaution, qui devrait avoir lieu dans les prochaines semaines.
06 décembre 2008
It's not what the papers say, it's what they don't
The Guardian
Writing this column really scares me because I wonder whether everything else in the media is as shamelessly, venally, manipulatively, one-sidedly, selectively reported on as the things I know about. But this week the reality editing was truly without comparison.
On Tuesday the Telegraph, the Independent, the Mirror, the Express, the Mail, and the Metro all reported that a coroner was hearing the case of a toddler who died after receiving the MMR vaccine, which the parents blamed for their loss. Toddler 'died after MMR jab' (Metro), 'Healthy' baby died after MMR jab (Independent), you know the headlines by now.
On Thursday the coroner announced his verdict: the vaccine played no part in this child's death. So far, of the papers above, only the Telegraph has had the decency to cover the outcome. The Independent, the Mirror, the Express, the Mail, and the Metro have all decided that their readers are better off not knowing. Tick, tock.
Does it stop there? No. Amateur physicians have long enjoyed speculating that MMR and other vaccinations are somehow "harmful to the immune system" and responsible for the rise in conditions such as asthma and hay fever. Doubtless they must have been waiting some time for evidence to appear.
This month a significant paper was published by Hviid and Melbye in the December 1 issue of the American Journal of Epidemiology. They examined 871,234 children in a Danish birth cohort, comparing asthma in those who had MMR against those who didn't. MMR-vaccinated children were massively and significantly less often hospitalised with an asthma diagnosis, and used fewer courses of anti-asthma medication than unvaccinated children. This "protective" effect of the MMR vaccine was more pronounced for hospitalisations with severe asthma diagnoses.
Those results aren't just incompatible with an increased risk of asthma following MMR vaccination, they actually support the hypothesis that MMR vaccination is associated with a reduced risk of asthma in young children. Tick, tock.
And most astonishing of all is the tale of "the Uhlmann paper", or the "O'Leary paper". This came out in 2002 and claimed to have found evidence of vaccine measles virus in tissue samples from children with autism and bowel problems, to massive media acclaim.
As I've said previously, two similar papers, by Afzal et al and D'Souza et al, in 2006 found negative results on almost the same question, and were unanimously ignored by the media (even though D'Souza actively went out of his way to show how O'Leary et al got false positives).
Stephen Bustin is professor of molecular science at Barts and the London. He examined the O'Leary lab for the court case against MMR, as an expert witness for the drug company defendants. The case collapsed, and he was unable to discuss his findings. Then he was called to give evidence in the American "autism omnibus" case against the vaccine. The anti-vaccine movement did their best to prevent this. They knew what he had found: it appears to be incontrovertible evidence that the lab was detecting false positives.
Now Bustin has finally been able to write about what he found in O'Leary's lab. He published this month. Nobody who covered the original O'Leary paper has written about it. Not a soul will.
Measles cases are rising. Middle class parents are not to blame, even if they do lack rhetorical panache when you try to have a discussion with them about it.
They have been systematically and vigorously misled by the media, the people with access to all the information, who still choose, collectively, between themselves, so robustly that it might almost be a conspiracy, to give you only half the facts.
Today, I have merely given you some small part of the other half, and next week I will move on: but know that nobody else has.

04 décembre 2008
Refus d'ôter le foulard à l'école: deux Françaises déboutées à Strasbourg
Pour les juges européens, le port d'un signe religieux à l'école n'est pas incompatible en soi avec le principe de laïcité, même si les autorités doivent veiller "avec une grande vigilance" à ce que "la manifestation de croyances religieuses dans un établissement scolaire" ne se transforme pas en "acte ostentatoire", source de "pression" et "d'exclusion".
"Tel est bien ce à quoi semble répondre la conception du modèle français de laïcité", s'est félicitée la Cour dans son arrêt.
Les juges européens ont conclu à la non-violation de l'article 9 (droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion) de la Convention européenne des droits de l'homme, soulignant que l'expulsion n'avait pas été décidée en raison de leur religion, comme les requérantes le soutiennent, mais résultait de leur "refus de se conformer aux règles appliquées dans l'enceinte scolaire" dont elles avaient connaissance.
"La limitation du droit des requérantes à manifester leurs convictions religieuses avait pour finalité de préserver la laïcité au sein de l'établissement scolaire", ont estimé les juges européens.
"Face aux impératifs de la protection des droits et libertés d'autrui et de l'ordre public", les convictions religieuses des requérantes ont bien été prises en compte par les autorités françaises, selon la Cour.
Leur expulsion n'est pas disproportionnée, estiment les juges qui constatent qu'une fois exclues, les deux adolescentes, alors en classe de 6e, ont pu poursuivre leur scolarité par correspondance.
Aujourd'hui âgées de 21 et 22 ans, les jeunes filles avaient été exclues début 1999 du collège de Flers, dans l'Orne (Ouest de la France) après avoir refusé d'enlever leur foulard islamique en cours d'éducation physique, malgré les demandes répétées du professeur qui jugeait ce port incompatible avec la pratique sportive.
Les adolescentes avaient proposé de remplacer le foulard par un bonnet mais en février, constatant leur absence de participation active aux séances, le conseil de discipline du collège prononça leur exclusion définitive pour non-respect de l'obligation d'assiduité.
Le mois suivant, le recteur de l'académie de Caen confirma cette décision.
En octobre 1999, le tribunal administratif de Caen rejeta les demandes des parents qui réclamaient l'annulation de l'arrêté du recteur, considérant que les adolescentes s'étaient présentées aux cours dans une tenue qui ne permettaient pas leur participation.
Ce jugement avait été confirmé par la Cour administrative d'appel de Nantes pour qui les deux jeunes filles avaient dépassé les limites du droit d'exprimer et de manifester leurs croyances religieuses au sein du collège.
Un ultime recours devant le Conseil d'Etat avait également été rejeté.
26 novembre 2008
Le mystère du piano retrouvé au fond des bois
Le Steinway, qui se trouvait dans les bois de Bells Neck, était parfaitement accordé et en état de fonctionnement, accompagné d'une banquette assortie comme s'il avait récemment servi. Il a été découvert samedi dernier par une promeneuse marchant le long d'un sentier à l'intérieur d'une zone protégée de la forêt.
La police se demande comment un instrument de musique aussi lourd a pu être transporté dans un endroit aussi reculé. Il a en effet fallu plus d'une demi-douzaine d'officiers de police pour le charger dans un camion afin de le ramener à la civilisation.Une enquête a été ouverte.

Morts du sida en Afrique du Sud: la politique de santé en question
L'incapacité des autorités sud-africaines à fournir aux patients souffrant du virus VIH les médicaments adaptés a causé la mort de 365.000 personnes entre 2000 et 2005, selon une récente étude de l'université Harvard.
Selon des chercheurs de l'école de santé publique de Harvard (HSPH), le gouvernement sud-africain aurait pu empêcher ces décès s'il avait fourni des antirétroviraux aux patients ainsi que des médicaments pour les femmes enceintes, afin qu'elles ne transmettent pas le VIH à leurs enfants.
L'étude, publiée en ligne en octobre et reprise cette semaine par le Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes, conclut à la responsabilité directe dans ces centaines de milliers de décès du gouvernement du président Thabo Mbeki (1999-2008), fortement critiqué pour son refus d'appliquer des réponses scientifiques au virus du sida.
"Beaucoup de vies ont été perdues par suite de l'incapacité à accepter l'utilisation de (médicaments antirétroviraux) pour prévenir et traiter la survenue du VIH-sida en temps utile", selon ces chercheurs.
La ministre de la Santé de Thabo Mbeki, Manto Thsabalala-Msimang, a été largement discréditée pour avoir proposé de traiter le virus à l'aide de jus de citron, d'huile d'olive, d'ail et de betteraves.
L'Afrique du Sud est le pays comptant le plus grand nombre de séropositifs au monde, avec plus de 5,5 des 48 millions d'habitants porteurs du virus.
Les chercheurs de Harvard ont établi que le pays avait perdu un total de 3,8 millions d'années de vie par suite des décès de 330.000 adultes qui n'ont pas bénéficié des traitements adéquats et de 35.000 bébés nés avec le HIV et qui n'ont pas survécu.
Pour leur modélisation, ils ont comparé l'Afrique du Sud avec le Botswana et la Namibie voisins, qui souffrent également de l'épidémie mais ont mis en place une politique de traitement adaptée.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, 33 millions de personnes sont infectées par le virus du VIH-sida à travers le monde, et environ 2 millions en sont mortes en 2007.

23 novembre 2008
Brain exercises are 'waste of time'
The Observer
Professor says that nobody should be fooled by 'dangerous' myths about boosting creativity.
Brain exercises, such as those taught to thousands of schoolchildren or advertised on television to adults as a way to prevent dementia, are a waste of time and money, a neuroscientist has claimed.
An award-winning Scottish professor says measures such as breathing through the left nostril, drinking water to increase oxygen supply to the brain, drinking red wine to fend off dementia or listening to classical music to boost performance are little more than myths. Sergio Della Sala has done more than 20 years' research on the brain.
The Professor of Human Cognitive Neuroscience at the University of Edinburgh will next month attempt to expose many of the most common myths in a speech at the university's inaugural Christmas Lecture, when he will become the first recipient of the Tam Dalyell Prize for Excellence in Engaging the Public with Science.
'There are all kinds of myths that surround the brain. Some are passed on in good faith, some are funny and have been made up by pranksters, while others are designed with commercial reasons in mind - these are the most dangerous,' said Della Sala.
He is especially critical of exercises taught to children, which he claims have no bearing on how the brain works and won't improve students' performance.
'Despite how ridiculous many of these exercises are, this is no laughing matter,' argued Della Sala. 'Some of the exercises are so simplistic you wonder whether we have lost our capacity for critical thinking when it comes to education. One of the exercises involves asking kids to breathe through the left nostril so that the air goes up into the right hemisphere and stimulates the right side of the brain to make the kid more creative,' he said.
'A tiny problem in this thinking is that air goes down to the lungs rather than up to the brain. So I think it is safe to say that you can't stimulate the right side of your brain by breathing through your nostril. Besides the idea that the right side of the brain is the creative side is utter nonsense.'
While the brain does have two hemispheres that do different things, the professor said there was no scientific reason to believe that one side is more creative than the other.
He said another popular misconception that had become accepted as fact was that the drinking of water stimulates the brain by allowing it to absorb more oxygen.
'Luckily enough, water never goes up into the brain because if it did we would die,' said Della Sala. 'As for classical music making you cleverer, there is no evidence, and yet it has become a fact in the minds of people.' The professor says his aim is to encourage the public to hold up false statements to proper scrutiny.
'There are advertisements for games which claim they can make your brain perform like a younger person's or you can prevent dementia by gulping down gallons of red wine. Unfortunately these quick fixes just aren't true.
'Another typical myth is that we only use 10 per cent of our brains. Logically that means we can afford to lose the other 90 per cent, but if that was true people who suffer a stroke or head injury wouldn't have any problems. We send teachers on courses to find out how to teach preposterous exercises to children based on flim-flam evidence at a cost of thousands of pounds.
'A lot of these myths take a little bit of science to the extreme, so that the logic disappears. Sometimes this happens in good faith, sometimes it's for fun, and sometimes it's because people make money. Neuroscience has become a popular way for people to make wild irrational claims, and I'm looking to have a go back at these lies.'
22 novembre 2008
When it comes to a cold, you might as well try goat entrails
The Guardian
I have a cold (and they're worse than you remember when you're well). Throughout the nation, homeopaths and self-declared nutrition therapists are celebrating. More importantly, I know that there is almost nothing I can do, except sit it out, and wait. Vitamin C will shave a few hours off it, at high doses, like 7g a day, which I can happily live without.
Although literally anything I try will appear, to me, to work: because unless I'm seroconverting with HIV (not that I'm prone to hypochondria) I will get better anyway. This is the natural history of the illness, and it's true with most things. When your back pain is at its worst and you visit your doctor - or your friendly local spoonbender - it's bound to get better, because these things come in cycles, or as statisticians say, they "regress to the mean". You can look at regression to the mean mathematically, if you like. On Bruce Forsyth's Play Your Cards Right, when Brucey puts a three on the board, the audience all shout: "Higher!" because they know the odds are that the next card is going to be higher than a three. "Do you want to go higher or lower than a jack? Higher?" "Lower!"
So I could take homeopathy. Or I could, equally stupidly, harass my GP for antibiotics, even though they are ineffective in treating a viral cold.
In one study, prescribing antibiotics rather than giving advice on self-management for sore throat resulted in an increased overall workload through repeat attendance. If a GP prescribed antibiotics for sore throat to 100 fewer patients each year, they calculated: 33 fewer would believe that antibiotics were effective, 25 fewer would intend to consult with the problem in the future, and 10 fewer would come back within the next year.
If you were an alternative therapist, or a drug salesman, you could turn those figures on their head and use them as a blueprint to drum up more trade: because we are all prone to see patterns where there is none, and more than that, to believing that our actions have results. This was demonstrated in a chilling experiment several decades ago. Subjects were recruited to play the role of a teacher trying to make a child arrive on time for school at 8.30am. They sat at a computer, on which it appeared that each day, for 15 consecutive days, a child would arrive at some time between 8.20 and 8.40.
Since this was a psychology experiment, the subjects were lied to: they did not know that the arrival times were entirely random, and predetermined before the experiment began.
Nevertheless, participants thoughtfully deployed punishments for lateness, and rewards for punctuality.
When they were asked at the end to rate their strategy, 70% concluded that reprimand was more effective than reward in producing punctuality from the child. It's a touching testament to their own beliefs about the world.
These people were convinced that their actions had an impact on the punctuality of the child, even though the arrival time was entirely random. The joy is, you have no way of knowing how many areas of your life this experiment might be relevant to. Now I'm going to dangle some goat entrails around my neck and get chanting.
17 novembre 2008
Vitamins do not reduce cancer risk, says study
Taking vitamin A and E supplements does not lower your risk of cancer, according to the results of a large clinical trial involving nearly 15,000 men in the US.
Both vitamins are powerful antioxidants - substances that can tackle harmful byproducts of the body's metabolism which can cause DNA damage and hence trigger cancer. However, the study shows that taking the vitamins in supplement form has no effect at all on cancer.
"There have been a number of previous studies that have suggested that vitamin E and vitamin C might be important in the prevention of cancer," said Dr Howard Sesso, an epidemiologist at Brigham and Women's hospital in Boston, Massachusetts. These were mostly small lab studies or research on animals. But a 1998 study of men in Finland suggested that vitamin E supplements reduced prostate cancer cases by 32% and deaths by 41%.
"The lack of an effect that we observe for vitamin E or C on cancer does convince us that these particular doses that we tested really have no role for recommendation for cancer prevention," said Sesso.
His team recruited 14,641 male doctors and assigned them to four groups which took a different combination of the supplements or their placebos. The team looked at the number of deaths from cancer and found no statistical differences.
Sesso reported the results of the Physicians Health Study II trial at the American Association for Cancer Research's meeting in Prince George's county, Maryland.
Ed Yong, health information manager at Cancer Research UK, said there was growing evidence vitamin supplements did not prevent the risk of cancer. He said having a healthy diet was more important.

12 novembre 2008
Le visage de Barack Obama sur un toast vendu sur eBay
Le vendeur a accompagné les photos du texte suivant : "Barack Obama est miraculeusement apparu sur une tranche de pain que je préparais pour mon petit déjeuner. C'est un objet exceptionnel pour célébrer la victoire du nouveau président des Etats-Unis."
Il a tenu à préciser que "cet objet est une tranche de Wonder Bread qui a été grillée. Rien n'a été ajouté au pain - ni beurre ni huile."
Le "Hope Toast" (le "toast de l'espoir" comme l'a surnommé le vendeur) connaît un certain succès parmi les fans du président américain : 17 enchérisseurs sont parvenus à en faire multiplier le prix par dix, passant de 20 à 200 dollars.
Et il n'a sans doute pas fini de grimper : les enchères seront closes demain un peu avant 16h30.

11 novembre 2008
Les prétendus poils de yéti rapportés d'Inde appartiennent en fait à une chèvre
Les prétendus poils de yéti rapportés d'Inde appartiennent en fait à une chèvre. Naemorhedus goral ou plus communément, goral de l'Himalaya, tel est le nom de l'espèce à laquelle appartiennent les deux poils mystérieux.
Après une première analyse effectuée par les scientifiques du museum d'histoire naturelle d'Oxford, qui avait conclu que ces phanères n'appartenaient à aucun primate connu, les deux échantillons avaient été expédiés aux États-Unis pour y subir une analyse ADN.
Les résultats de ces tests sont désormais connus et écartent encore une fois la thèse du yéti. Les scientifiques se "consolent" car le goral de l'Himalaya, un proche parent de la chèvre et du chamois, est peu connu et ces tests ont permis de cerner avec plus de précision son aire de répartition.

Népal: le "Petit Bouddha" réapparaît de nouveau devant 10.000 disciples
Un jeune Népalais, présenté depuis mai 2005 par ses adorateurs comme la réincarnation de Bouddha, est réapparu dans le sud du pays après un an et demi de disparition et a prêché devant 10.000 disciples, ont rapporté mardi la police et des témoins.
Ram Bahadur Bomjam, âgé de 18 ans, avait fait sensation pour la première fois il y a trois ans et demi pour avoir paraît-il réussi à vivre six mois sans boire, ni manger, ni dormir.
Surnommé le "Petit Bouddha", le jeune homme disparaît mystérieusement et refait surface régulièrement au Népal où on le voit méditer en lotus sous un figuier banian comme le fit il y a plus de 2.500 ans le fondateur du bouddhisme, Siddhartha Gautama, auquel fut ensuite conféré le titre de "Bouddha" ("l'éveillé").
Cette fois, Bomjam s'était officiellement retiré en mars 2007 dans une cachette souterraine pour méditer sans boire, ni dormir, ni manger, affirment ses fidèles.
Lundi, le jeune homme est réapparu pour délivrer ses enseignements bouddhiques et devrait le faire jusqu'au 18 novembre, a déclaré un policier du département de Bara à 100 km au sud de Katmandou, la capitale népalaise. "La jungle où il vit est devenue un lieu de fête et près de 10.000 personnes sont venues le voir", a t-il ajouté.
Là, des milliers de dollars ont surtout été collectés auprès des visiteurs, de quoi relancer les rumeurs de canular et d'arnaque qui circulent autour de cet "événement" depuis 2005.
Ainsi, Bomjam avait été filmé par un journaliste français, en train de manger alors qu'il était censé jeûner. Un correspondant de l'AFP l'avait aussi aperçu assoupi alors qu'on le disait en pleine méditation.
Le Népal, dont le village méridional Lumbini est le lieu de naissance de Bouddha, compte 80% d'hindouistes et 10% de bouddhistes.
06 novembre 2008
Gélules amaigrissantes « Best life » : n'y touchez surtout pas !
Vendues illégalement en France, les gélules « Best life » ont été à l'origine du décès d'une jeune femme en Seine-Saint-Denis. Il s'agit en fait, d'un cocktail mortel !
Après analyses, l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de santé (AFSSaPS) révèle entre autres, la présence de phénolphtaléine, une substance toxique interdite depuis 1999…
Les gélules en question renferment également de la sibutramine, « un principe actif contenu dans un médicament soumis à prescription médicale et nécessitant un suivi régulier des patients » précise l'AFSSaPS dans un communiqué. Et ce « en raison du risque de survenue d'effets indésirables cardiovasculaires » ! Un principe actif surtout, dont l'AFSSaPS a interdit dès 2007 qu'il soit incorporé aux préparations magistrales.
Les autorités sanitaires mettent donc en garde les consommateurs contre « les risques pour la santé de ce produit vendu sous le nom de « Best life ». Les personnes qui en auraient absorbé doivent consulter rapidement leur médecin pour un examen de contrôle ». Rappelons que ce produit est commercialisé en dehors du circuit pharmaceutique. Ce qui est en soi, une excellente raison de l'éviter. Un médicament, ce n'est pas un produit comme les autres. Il ne s'achète qu'en pharmacie, et uniquement en pharmacie, et jamais sur Internet ou à un vendeur à la sauvette …
Source : AFSSaPS

28 octobre 2008
A l'inverse du titre de médecin, le terme de médecine n'est pas protégé
Si ne peut se dire médecin qui veut, le terme de médecine, qu'elle soit douce, chinoise ou alternative, peut être utilisé beaucoup plus librement, a reconnu récemment la Cour de cassation.
L'affaire trouve son origine dans une décision du conseil départemental de l'Ordre des médecins de Moselle. Celui-ci avait invité un praticien exerçant la médecine chinoise à cesser d'utiliser le titre de médecin et à exercer son activité sous une autre dénomination.
En mai 2007, la cour d'appel de Metz avait formalisé la chose et interdit à ce praticien d'utiliser le terme même de "médecine", considérant qu'il était protégé par les dispositions du code de la santé publique relatives à l'exercice illégal de la médecine.
Dans un arrêt rendu le 16 octobre, la 1ère chambre civile de la Cour de cassation a annulé en partie cette décision, confirmant l'interdiction de l'usage du terme "médecin", mais autorisant celui de "médecine".
En effet, ont rappelé les magistrats, "le terme de médecine, à l'inverse du titre de médecin, n'est pas protégé".
Le dossier a été renvoyé devant la cour d'appel de Reims qui devra de nouveau statuer, conformément à l'interprétation de la Cour de cassation.

Raison pour laquelle n'importe quel charlatanisme peut se cacher sous le terme de "médecine".
27 octobre 2008
Moins de douleur pour les croyants
(Agence Science-Presse) - Chaque année aux Philippines, des hommes sont crucifiés de plein gré le Vendredi saint pour commémorer la passion du Christ. Plusieurs études scientifiques ont démontré que la foi diminue la sensibilité à la douleur lors de telles expériences, mais les mécanismes qui sous-tendent ce phénomène restaient peu clairs jusqu’à aujourd’hui.
Pour la première fois, des scientifiques de l’Université d’Oxford expliquent dans le journal Pain que la perception de la douleur lors d’une expérience religieuse est reliée à l’activation du cortex ventrolatéral préfontal droit. Cette aire du cerveau joue un rôle dans la régulation de la douleur en associant des émotions et un sens positif aux évènements rendant ainsi la souffrance plus supportable.
Pour en arriver à ces conclusions, l’équipe de chercheurs a exposé 12 catholiques pratiquants et 12 athées à des décharges électriques alors qu’on leur présentait des images religieuses ou laïques. Les images choisies étaient esthétiquement similaires et la sensibilité des patients à la douleur identique. L’enregistrement par imagerie par résonance magnétique de l’activité cérébrale des participants n’a démontré une activation du cortex que chez les croyants à qui l’on présentait une image religieuse. Ils exprimaient également des commentaires d’apaisement et de tranquillité en présence de l’icône sacrée.
Les chercheurs indiquent néanmoins que d’autres images agréables peuvent affecter la perception de la douleur. Cette découverte, qui montre comment le cerveau et les émotions peuvent influer sur le bien-être physique, pourrait donner lieu à de nouveaux traitements des douleurs chroniques en induisant un état émotionnel proche de celui produit lors d’une expérience religieuse.
25 octobre 2008
Santé - Seuls un tiers des ostéopathes français seraient compétents
Edition France Soir du samedi 25 octobre 2008 n°19937 page
Selon un rapport remis aux pouvoirs publics, deux personnes sur trois qui exercent des actes d’ostéopathie ne seraient pas aptes à le faire.
C’est la Chambre nationale des ostéopathes qui a tiré la sonnette d’alarme, information révélée par Europe 1 : dans un rapport remis vendredi à Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, ce syndicat montre que deux tiers des personnes qui se disent en France « ostéopathes », ou qui effectuent des manipulations, n’auraient pas suivi le nombre d’heures de formation prévues par la loi. Longtemps considérée comme une pratique alternative, l’ostéopathie n’a réellement été reconnue que très récemment. Les décrets de mars 2007 imposent ainsi un minimum de 2.660 heures de formation pour les étudiants post-bac, tandis que les personnes qui possèdent déjà un diplôme de santé, comme les kinésithérapeutes, doivent suivre au minimum 1.225 heures de formation pour prétendre au titre d’ostéopathe.
Pour Guy Roulier, de la Chambre nationale des ostéopathes, à l’origine du rapport, cette enquête vise à dénoncer certains professionnels qui manipulent des patients alors même que l’insuffisance de leur formation ne leur permet pas d’accéder au titre d’ostéopathe. Un comportement qui peut mettre la santé des patients en jeux. « Il s’agit de garantir la qualité des soins, et de mettre en garde le patient, qui doit être en mesure de savoir à qui il a à faire », explique-t-il, interrogé par France-Soir.
Fraude à l’assurance maladie
La Chambre nationale des ostéopathes souhaite également attirer l’attention du ministère sur un système de fraude à l’assurance maladie. « Une partie de ces praticiens fait des manipulations sous couvert d’actes médicaux, et permet ainsi à leurs patients d’être remboursés par la Sécurité sociale, alors que l’ostéopathie n’est normalement pas remboursée », souligne Guy Roulier, qui estime à au moins 600 millions d’euros le montant de cette fraude.
Comment donc, être sûr de s’adresser à un praticien compétent ? Pour Dominique Blanc, président de l’Union fédérale des ostéopathes, il faut d’abord se tourner vers un ostéopathe exclusif, c’est-à-dire qui consacre 100 % de son temps à cette activité. Par ailleurs, « au moins 4.300 heures de formation nous semblent nécessaires. C’est d’ailleurs le minimum requis pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par la Fédération européenne d’ostéopathie. Les praticiens qui n’ont reçu que 2.660 heures d’apprentissage font essentiellement du musculo-squelettique, tandis les volets crânien et viscéral sont nécessaires pour bénéficier d’un cursus complet », souligne Dominique Blanc. Une exigence d’ailleurs partagée par Jean Fancello, président du Syndicat national des ostéopathes de France, une des nombreuses organisations professionnels de cette discipline.

21 octobre 2008
Des Japonais disent avoir trouvé des empreintes du Yéti au Népal
"Nous avons vu trois empreintes ressemblant à celles d'un homme", a raconté Kuniaki Yagihara, membre du Yeti Project Japan, rentré à Katmandou avec des photographies de ces traces de pas.
"Nous savons à quoi ressemblent les empreintes d'ours, de chamois ou de chèvre et ça n'était aucune de celles-là", a ajouté Yagihara. "Nous pensons qu'il s'agit de celles du Yéti."
Ces empreintes ont été repérées à 4.800 mètres d'altitude, a précisé cet homme qui a parcouru la chaîne du Dhaulagiri pendant six semaines avec son équipe.
Les alpinistes, qui étaient équipés pour leur mission de longue-vue, de caméras et de télescopes, ont cependant concédé ne pas avoir aperçu ni photographié le Yéti.
Cette créature, dont l'existence est largement contestée par les scientifiques, vivrait dans les régions himalayennes du Népal.
Les sherpas himalayens entretiennent la légende de cette bête sauvage à poil long, à la poursuite de laquelle de nombreux aventuriers, dont Sir Edmund Hillary, premier homme à gravir l'Everest, se sont lancés sans succès.
Gopal Sharma, version française Grégory Blachier

17 octobre 2008
Une naturopathe accusée d'homicide involontaire
Le Journal de Montréal
Une naturopathe montréalaise sera accusée d'homicide involontaire aujourd'hui à la suite du décès d'un octogénaire au lendemain d'une consultation.
Mitra Javanmardi, 50 ans, pratique l'homéopathie et la naturopathie dans un bureau du Centre de santé Westmount, boulevard De Maisonneuve Ouest.
Sur son message téléphonique d'accueil, toujours actif hier soir, elle utilise les termes docteur et médecin.
Mort suspecte
En juin dernier, un homme de 84 ans a consulté Mme Javanmardi et est mort d'un arrêt cardiaque le lendemain de la visite.
Sa mort avait dès lors été considérée comme suspecte.
Une autopsie et des analyses ont mené les autorités à accuser aujourd'hui la naturopathe de la victime.
Dans les années 1980, Mme Javanmardi a eu des démêlés avec la justice en vertu de l'article 188 du Code des professions sur les titres réservés.
Il s'agit du 17e homicide de l'année.

16 octobre 2008
La crise financière mondiale était inscrite dans les astres
Depuis Bombay, la capitale économique de l'Inde, M. Sharma s'est bâti une jolie réputation en prédisant les évolutions des indices boursiers de New York, Londres ou Tokyo en fonction de l'alignement des planètes.
Et n'allez pas chercher d'explications rationnelles à la crise bancaire internationale, assène le devin de 48 ans: "Le Lion est le signe zodiacal du Soleil et le Soleil symbolise le père dans l'astrologie indienne", explique doctement M. Sharma.
"Mais le fils du Soleil, Saturne, ne s'entend pas avec son père. Dès qu'ils sont en contact, ils se chamaillent et mettent les marchés en péril", poursuit-il.
A la fin avril, Saturne est rejoint dans la constellation du Lion par Ketu, une "planète fantôme" de la mythologie hindoue représentant l'échec et le manque de richesses. Saturne et Ketu s'affrontent alors comme des "dragons" et M. Sharma voit poindre la bourrasque financière. Fin juin, l'arrivée de "Mars en Lion", selon l'expression des astrologues, attise les flammes de la déroute qui s'annonce sur les marchés financiers.
Mais la première grande victime bancaire tombe en septembre lorsque Saturne retrouve le Lion." C'est pour cela que Lehman Brothers a dégringolé", assure M. Sharma, à propos de la banque d'affaires américaine qui a fait faillite il y a un mois.
L'astrologie védique sert à presque tout en Inde: du choix du prénom d'un nouveau-né aux décisions de déménager ou d'ouvrir un bureau.
"Nous, les astrologues indiens, pensons que tout est influencé par l'énergie cosmique et les étoiles", rappelle M. Sharma, qui fournit depuis 16 ans des horoscopes aux opérateurs boursiers de Bombay. "Vous ne pouvez pas échapper au froid de la Lune ou à la chaleur du Soleil. Vous ne pouvez donc pas échapper à l'influence de Jupiter, Saturne, Mercure ou Vénus", avance-t-il.
Christopher Kevill, rédacteur d'une chronique sur l'astrologie financière dans le journal indien Daily News and Analysis croit aussi aux liens très forts entre le positionnement des planètes et les aléas des Bourses.
"Les gens ont des horoscopes. Les entreprises et les actions boursières aussi", a-t-il répondu par courriel depuis Toronto au Canada.
Et la tourmente boursière actuelle se lisait dans les astres, confirme-t-il.
"Par exemple, lorsque Saturne est à 150 degrés d'une autre planète, nous sommes dans un état d'incertitude voire de crainte", dit-il.
Les deux astro-financiers sont bien pessimistes pour l'avenir.
"Le rebond des Bourses va faire long feu et les marchés vont replonger", pronostique M. Kevill. "La crise va continuer pendant deux ou trois ans", prédit même M. Sharma. "D'ici à 2010, je vois les marchés 50% plus bas que leurs niveaux actuels", renchérit son confrère.

Il en fallait un, le voila ! On l'attendait plutôt du côté de l'astrologue suisse, il est indien. En tout cas, attendons-nous à ce que toutes les pseudosciences ésotériques y aillent de leur petite explication a postériori, car une prédiction précise eut été beaucoup plus aléatoire. En tout étant de cause, et pour paraphraser Voltaire "un astrologue ne saurait toujours se tromper", car où que ce soit dans le monde, il y aura toujours, quelque-part, une "crise" à prévoir.
Une étude conclut que le Wi-Fi n’est pas dangereux pour la santé
Yvon Laporte
Les ondes Wi-Fi que l’on retrouve pratiquement partout et qui permettent aux gens de se brancher au Net sans fil sont-elles dangereuses pour la santé? Toutes sortes d’histoires d’horreur ont été écrites sur le sujet; dans certaines villes américaines, ces bornes ont même carrément été interdites dans les lieux publics.
Dans des bibliothèques de France, le gouvernement les a retirées puisque des employés se plaignaient de nausées et d’étourdissements. Or, au cours des dernières semaines, ces bornes ont été réinstallées.
Un document intitulé Études des risques du Wi-Fi pour la santé révèle que pour le moment, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, puisque ces ondes sont très semblables à celles d’un appareil radio ou d’un téléviseur. Selon un organisme de santé britannique, il faudrait s’asseoir au moins un an à côté d’une borne Wi-Fi pour recevoir la même quantité d’ondes radioélectriques qu’avec un cellulaire, pendant 20 minutes!
Des tests réalisés en France et publiés le mois dernier révèlent des niveaux d’ondes entre 80 et 400 fois inférieurs aux différents seuils règlementaires. De plus, les employés qui ont signalé des malaises ont tous été examinés par des médecins: aucun ne souffre de quoi que ce soit.
Ce débat rejoint inévitablement celui qui a cours sur les dangers des cellulaires.
Jusqu’à présent, la plupart des études sérieuses indiquent qu’il n’y a pas de problèmes, même si les plus grands spécialistes affirment qu’il faut prendre quelques mesures de sécurité élémentaires.
Récemment, trois neurochirurgiens étaient interviewés à la télévision américaine sur les relations entre le cellulaire et le cancer du cerveau ; les trois hommes ont tous affirmé qu’ils utilisaient eux-mêmes des cellulaires, mais sans nécessairement les coller sur leur oreille; deux d’entre ont affirmé utiliser une oreillette (de style Bluetooth) alors que l’autre a expliqué qu’il se servait du petit haut-parleur intégré.

09 octobre 2008
Alerte au ginseng en Chine après la mort de trois personnes
Les pilules, produites à partir de racines de ginseng récolté en Sibérie, ont provoqué de violentes réactions chez six habitants du Yunnan, dans le sud de la Chine. Trois d'entre elles sont mortes lundi à l'hôpital.
Le rappel des produits a commencé le lendemain et un responsable de la province du Heilongjiang, où sont fabriquées ces pilules censées redonner vitalité et énergie, a assuré que les lots incriminés avaient été identifiés.
Cette affaire fait suite à celle du lait contaminé à la mélamine, substance chimique responsable de la mort de quatre nourrissons. Près de 10.700 enfants chinois sont toujours hospitalisés pour avoir bu du lait toxique.
Emma Graham-Harrison, version française Eric Faye
25 septembre 2008
Mind your phone
Sham radiation can cause real pain
WHETHER mobile phones can cause cancer remains moot (see article[1]). But they are also accused by some of causing pain. A growing number of people around the world claim to be "electrosensitive", in other words physically responsive to the electromagnetic fields that surround phones and the other electronic devices that clutter the modern world. Indeed, at least one country, Sweden, has recognised such sensitivity as a disability, and will pay for the dwellings of sufferers to be screened from the world's electronic smog.
The problem is that, time and again, studies of those claiming to be electrosensitive show their ability to determine whether they are being exposed to a real electric field or a sham one is no better than chance. So, unless they are lying about their symptoms, the cause of those symptoms needs to be sought elsewhere.
Michael Landgrebe and Ulrich Frick, of the University of Regensburg, in Germany, think that the "elsewhere" in question is in the brain and, in a paper presented recently to the Royal Society in London, they describe an experiment which, they think, proves their point.
Dr Landgrebe and Dr Frick used a body scanner called a functional magnetic-resonance imager to see how people's brains react to two different kinds of stimulus. Thirty participants, half of whom described themselves as electrosensitive, were put in the imager and told that they would undergo a series of trials in which they would be exposed either to an active mobile phone or to a heating device called a thermode, whose temperature would be varied between the trials. The
thermode was real. The mobile phone, however, was a dummy.
The type of stimulus, be it the authentic heat source or the sham electromagnetic radiation, was announced before each exposure and the volunteers were asked to rate its unpleasantness on a five-point scale. In the case of heat, the two groups' descriptions of their experiences were comparable. So, too, was their brain activity. However, when it came to the sham-phone exposure, only the electrosensitives described any sensations--which ranged from prickling to pain. Moreover, they showed neural activity to match. Some of the same bits of their brains lit up as when they were exposed to high temperatures.
This suggests that electrosensitivity, rather than being a response to electromagnetic stimulus, is akin to well-known psychosomatic disorders such as some sorts of tinnitus and chronic pain. A psychosomatic disorder is one in which the symptoms are real, but are induced by cognitive functions such as attitudes, beliefs and expectations rather than by direct external stimuli.
The paradoxical upshot of Dr Landgrebe's and Dr Frick's experiment is that mobile phones do indeed inflict real suffering on some unfortunate individuals. It is just that the electromagnetic radiation they emit has nothing whatsoever to do with it.
[1] http://www.economist.com/displayStory.cfm?story_ID=12295222
19 septembre 2008
Recherche: in Le "miracle" du sang de Saint Janvier se produit à Naples
(Publicité)
Le sang du saint, martyrisé à Naples au début du IVe siècle, a été conservé selon la légende dans une fiole par une femme. Il est censé se liquéfier deux fois par an : le 19 septembre jour de la Saint Janvier et le premier samedi de mai.
Le cardinal Crescenzio Sepe a annoncé que la liquéfaction avait eu lieu à 09h45 (07h45 GMT) et a montré la fiole devant la cathédrale à la foule, qui a fait éclater des feux d'artifice pour exprimer sa joie.
Pour les scientifiques, le phénomène se produit en raison des éléments chimiques présents dans la fiole dont la viscosité change lorsque le récipient est déplacé ou agité.
Naples a connu plusieurs catastrophes lorsque le sang ne s'est pas liquéfié, la dernière en date étant le tremblement de terre de novembre 1980, qui a fait environ 3.000 morts dans le sud de l'Italie.
Phil Stewart, version française Pascal Liétout
17 septembre 2008
Une plainte au pénal vise Bouygues Telecom
Une famille de Chevreuse, dans les Yvelines, lie les problèmes de santé de deux jeunes filles à la présence, non loin de la maison, d'une antenne-relais de téléphonie mobile. Elle a porté plainte.
Pour la première fois en France, une plainte au pénal (lire les principaux extraits de la plainte) a été déposée, mercredi 17 septembre dans l'après-midi, au Tribunal de Grande Instance de Paris, visant directement un opérateur de téléphonie mobile, pour "administration de substance nuisible".
L'antenne-relais placée par Bouygues Telecom dans le quartier du Rhodon, à Chevreuse (Yvelines), serait responsable de la dégradation de l'état de santé de Caroline et Juliette Roeland, deux jumelles de 17 ans, selon la famille. "Pour la première fois, nous avons un certificat médical qui lie des problèmes de santé à la présence d'une antenne de téléphonie mobile", explique Me Richard Forget, avocat de la famille Roeland.
Daté du 28 novembre 2006, le premier certificat, qui concerne Juliette, affirme que "les troubles cardiaques que présente (la jeune fille) sont susceptibles d'être en rapport avec la promiscuité d'une antenne de téléphonie mobile – ou aggravés par cette promiscuité". Le second certificat, rédigé le 29 mai 2007, établit que "les troubles présentés par mademoiselle Caroline Roeland sont susceptibles d'être accentués voire provoqués par la présence de champs magnétiques à proximité d'antennes-relais".
La famille n'est pas seule dans son combat d'ailleurs, une bonne partie du quartier du Rhodon s'était mobilisé dès 2000, une fois connu le projet de Bouygues d'implanter une antenne-relais sur une tourelle située dans le jardin d'un particulier. Las. Malgré l'opposition du maire lui-même, l'antenne a commencé à émettre en 2003.
C'est là que les problèmes sont apparus. Les deux jeunes filles ont commencé par faire de la tachycardie, leur rythme cardiaque affichant entre 120 et 130 battements par minute au repos. "Mes filles étaient essoufflées ne serait-ce qu'en montant l'escalier", explique la mère de Justine et Caroline. "Nous avons été voir un premier cardiologue, mais la seule solution qu'il nous a proposée, c'était d'administrer des bétablocants à mes filles, sans chercher les causes de leurs troubles. Nous avons donc été voir un deuxième cardiologue. Je me souviens encore: lorsque dans son cabinet, je lui ai expliqué que nous habitions à proximité d'une antenne-relais, il s'est levé, m'a regardé d'un air martial en me disant: 'Ne cherchez plus, nous avons trouvé où était le problème'".
Bouygues Télécom : "Les antennes ne sont pas dangereuses"
Contactée par le Nouvel Observateur, la responsable des relations extérieures de Bouygues Telecom, Florence Curvale, balaie cette possibilité : "Les antennes-relais ne sont pas dangereuses pour la santé des riverains. A ce jour, tous les groupes d’experts consultés par les autorités sanitaires en France comme à l’étranger arrivent aux mêmes conclusions sur les antennes-relais. "Aucune des 200 études menées à ce jour ne démontre un danger du téléphone mobile pour la santé".
Et de citer un aide-mémoire de l'OMS de mai 2006 et un article du ministère de la Santé, selon lequel "l’hypothèse d’un risque pour la santé des populations vivant à proximité de ces stations ne pouvait être retenue".
Par ailleurs, précise Florence Curvale, "dans un souci de transparence, Bouygues Telecom a fait mesurer, par un bureau de contrôle indépendant certifié COFRAC, le champ électromagnétique ambiant à proximité de l’antenne-relais implantée dans le quartier du Rhodon. Les résultats obtenus sont très faibles: 0,31 V/m".
Au grenier
Ce n'est pourtant pas ce que soutient la famille. L'association Robin des Toits, qui lutte contre les dangers du portable et des antennes-relais, a été contactée pour qu'elle vienne faire des relevés dans la maison. "Les deux chambres des filles affichaient des taux de 2,5 à 3 volts/mètre, bizarrement, c'est dans le grenier que les taux étaient les plus faibles". Depuis, Juliette et Caroline dorment dans cette pièce. Mais les symptômes ne se sont pas arrêtés à la tachycardie. "Difficultés d'endormissement, démangeaisons, mâchoire qui se déboite, mes filles vont de plus en plus mal", explique Roselyne Roeland, "même leur système immunitaire est affaibli. Il n'y pas très longtemps, une de mes filles a été piquée par un insecte, c'est toute sa jambe qui s'est infectée".
Depuis la réforme du code de procédure pénale, il n'est plus possible de déposer directement une plainte avec constitution de partie civile. Tout est donc entre les mains du parquet. "Mais dans trois mois, si rien ne se passe, nous nous porterons partie civile", affirme Me Forget, "il y aura au moins une instruction".
"Nous voulons juste que Bouygues déplace son antenne. Nous habitons à proximité d'un bois, Bouygues pourrait y installer son antenne et respecter ainsi les 300 mètres de périmètre de sécurité que nous réclamons", affirme la mère de famille. Mais comme rien n'a bougé depuis cinq ans, elle a décidé de passer à l'offensive car, "maintenant, nous avons très envie que le scandale éclate".
Christophe Gueugneau

Quel intérêt ont-elles dans ce cas ?
Simplement, le "buzz" engendré par leur action aura le mérite de ne pas leur couter cher en publicité et aura le même effet auprès de ceux qui pensent qu'il n'y a pas de fumée sans feu (si on en parle, c'est qu'il y a quelque chose, hein?). La victoire scientifique et judiciaire leur étant interdite, il ne leur reste que la victoire médiatique et ils s'en contenteraient bien.
Précisons que la personne qui porte plainte n'est pas une 'victime innocente', mais une activiste anti-ondes.