06 juin 2006

La Coupe du Monde a-t-elle la rougeole ?

Une épidémie de rougeole sévit actuellement dans l'ouest de l'Allemagne, dans l'Etat de Rhénanie du Nord-Westphalie. Prudence donc, si vous comptez vous y rendre pour la Coupe du Monde de football. Soyez bien à jour de vos vaccins !

En seulement treize semaines, 1 169 personnes ont déjà contracté la rougeole, une maladie loin d'être anodine. Elle peut entraîner des complications graves -encéphalites ou pneumonies - voire la mort. Et la gravité de ses complications augmente avec l'âge.

D'où l'appel à la vigilance lancé en France, par la Direction générale de la Santé et l'Institut de veille sanitaire. Ces derniers recommandent "aux touristes français devant se rendre prochainement en Allemagne (...) d'être à jour de leur vaccination anti-rougeoleuse". Prenez cet avertissement au sérieux. L'épidémie qui sévit en Allemagne est en effet la plus grave de ces 5 dernières années.

Sources: Direction générale de la Santé, 6 juin 2006


Difficile de s'empêcher de rapprocher cette nouvelle épidémie des actions irresponsables des adeptes de l'anti-vaccination contre le vaccin ROR. L'abaissement du taux de vaccination de la population en dessous du seuil épidémique produit ses effets. Les pouvoirs publics sont alors dépassés et payent leur inactivité en face de ceux qui répandent ces néfastes théories.

Avec les champions du monde... l'homéopathie !

Anti-inflammatoires et décontracturants. Lorsqu'il a pris en charge des footballeurs professionnels au milieu des années 70, le Dr Jean-Marcel Ferret a rapidement constaté les limites de sa palette thérapeutique. Il s'est alors tourné vers... l'homéopathie.

Utilisée ponctuellement à ses débuts, il l'a progressivement incluse dans sa pratique quotidienne. "Nous ne pouvons pas mettre les joueurs sous anti-inflammatoires 365 jours par an, sans effets secondaires, hépatiques notamment. L'homéopathie, comme l'ostéopathie ou la physiothérapie, m'ont donc permis d'élargir mes possibilités de soins".

Attaché à l'équipe de France de football de 1993 à 2004, Jean-Marcel Ferret insiste : "je suis un médecin allopathe qui utilise l'homéopathie, et non un homéopathe. Les médicaments homéopathiques sont intéressants en première intention, avant d'essayer autre chose. Pour lutter contre le stress et les troubles du sommeil par exemple".

Car le rôle du médecin du sport ne se limite pas à la prise en charge des blessures. Bien au contraire. Il s'agit surtout de les prévenir. Et lorsqu'elles surviennent, d'éviter la récidive. D'où l'intérêt d'en comprendre l'origine, souvent liée à tel ou tel déséquilibre ou à une fatigue générale.

Prévenir plutôt que guérir. Voilà pourquoi il lui arrivait même de donner des granules homéopathiques au cours d'un match. "A la mi-temps ou lors de prolongations, pour éviter les crampes ou améliorer la récupération. Ces médicaments présentent l'avantage d'être simples d'emploi, avec un délai d'action extrêmement court". Sans compter qu'ils ne figurent pas sur la liste noire des dopants ! "De ce côté-là, on est effectivement tranquille, d'autant que les joueurs sont toujours prudents. Il faut simplement prendre le temps de bien leur expliquer l'intérêt des choses".

Sources: Interview du Dr Jean-Marcel Ferret, Mai 2006 - Photo mflippo - FOTOLIA


L'histoire ne dit pas si l'homéopathie a été utilisée pour le Mondial 2002. En tous cas, les laboratoires homéopathiques ne reculent devant rien pour un peu de publicité 'gratuite'.

05 juin 2006

La police saoudienne des moeurs lance une chasse aux sorcières

RYAD (Reuters) - La puissante police saoudienne des moeurs a lancé une campagne contre les voyants, sorciers et autres marabouts qui exercent au royaume wahhabite au mépris de l'islam qui juge blasphématoire la superstition, rapporte le journal Al Madinah.

Des centres vont être installés dans toutes les villes d'Arabie saoudite "pour enregistrer les plaintes à l'encontre de ces charlatans, les traquer et les supprimer", a déclaré au journal le cheikh Ibrahim ibn Abdallah al Ghaïs, chef de l'Autorité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice.

Certains Saoudiens payent parfois de forte sommes d'argent à de prétendus extra-lucides, le plus souvent d'origine indienne ou africaine, dans l'espoir de trouver du travail, un trésor ou une forme de bonheur par trop terrestre.


C'est l'hôpital qui se fout de la Charité. Les autorités religieuses d'Arabie Saoudite, extrémistes s'il en est, ne supportent que leur superstition officielle au détriment de toutes les autres.

04 juin 2006

Le 6 juin 2006 libère les fantasmes du 666

WASHINGTON (AP) - L'Antéchrist a manqué le rendez-vous il y a cent ans, viendrait-il ce 6 juin 2006? Mais le 6-6-6, ou 666, le "nombre de la Bête", le Diable, continue d'alimenter les fantasmes, et ni Internet, ni le cinéma, ni la vie politique et encore moins la ville de Hell (Enfer) ne pouvaient laisser passer l'occasion.

"Beaucoup de gens évitent ce nombre. Ils sont presque effrayés bien qu'il n'y ait aucune raison de l'être. Ce n'est pas la prédiction d'événements à venir. Ce n'est pas supposé être pris comme un calendrier de la fin du monde!", explique le père Felix Just, professeur de théologie à l'Université de San Francisco.

Ce jésuite qui a enseigné tant la théorie de l'Apocalypse que les mathématiques développe sur son propre site Web intitulé "666 Nombres de la Bête" les aspects historiques, théologiques, mathématiques, voire humoristiques du phénomène, avec 66 histoires drôles sur le 666.

Tout vient de l'Apocalypse (la Révélation) de l'apôtre Jean, dernier livre du Nouveau Testament dans la Bible. Au chapitre 13, verset 18, est écrit: "C'est le moment d'avoir du discernement: celui qui a de l'intelligence, qu'il interprète le chiffre de la bête, car c'est un chiffre d'homme: et son chiffre est 666." (traduction oecuménique de la bible). La Bête peut aussi être l'Antéchrist.

Mais pour de nombreux érudits comme le révérend Just, qui se fondent sur la correspondance entre nombres et lettres, la Bête en question serait l'empereur romain Néron, et 666 devient d'ailleurs 616 dans certains manuscrits. L'Apocalypse symbolise donc "le combat général du bien contre le mal". La superstition entourant le 666 "attire particulièrement les gens les plus défavorisés" dans la société, note Felix Just.

On cherche -et on trouve- 666 partout: dans les noms des papes comme des présidents des Etats-Unis, tels que Franklin Delano Roosevelt, John F. Kennedy, Ronald Reagan ou Bill Clinton. Les Reagan, lorsqu'ils ont quitté la Maison Blanche pour Los Angeles en 1989, ont d'ailleurs fait changer leur adresse, 666, Street Cloud Road, pour le numéro 668. Les passionnés soulignent que l'on retrouve 666 dans les codes-barres, que c'est aussi le nombre de WWW, le World Wide Web, la somme des nombres de la roulette, la combinaison de chiffres du nombre Pi ou de nombres premiers...

Rien d'étonnant alors à la sortie mardi sur les grands écrans de "666 La Malédiction" (The Omen), remake du film d'horreur des années 1970, ou à ce que certains parient sur la fin du monde pour mardi... à 100.000 contre un. En cas d'Apocalypse, les "chanceux" risquent toutefois de rencontrer des difficultés pour collecter leurs 10 millions de dollars (7,8 millions d'euros). Et en attendant la fin des temps, la ville de Hell, dans le Michigan, organise une grande fête mardi, et distribuera à tous les joyeux participants un certificat garantissant qu'ils ont bien passé le 6 juin 2006 en Enfer.

Quant à la primaire de mardi entre Steve Westly et Phil Angelides, pour l'investiture démocrate dans la course au siège de gouverneur de Californie, elle annonce assurément "la déroute totale" des démocrates dans l'élection de novembre contre Arnold Schwarzenegger, candidat à sa propre succession, s'amuse le conseiller républicain Dan Schnur.

Bref, force est d'avouer que le 666 relève surtout du fourre-tout. "C'est de la superstition, tout ce qu'il y a de satanique là-dedans, c'est l'exploitation de coïncidences de chiffres à des fins commerciales!", estime Richard Berendzen, astronome à l'Université américaine.


Un simple programme informatique permet de montrer que le 666 peut être obtenu à partir de n'importe quelle suite de lettres, pour peu qu'on accepte un 'raisonnement' tortueux et totalement arbitraire pour y parvenir.

03 juin 2006

Publish or be damned

Ben Goldacre
The Guardian

MMR is back. "US scientists back autism link to MMR," squealed the Telegraph. "Scientists fear MMR link to autism," roared the Mail. "US study supports claims of MMR link to autism," croaked the Times, a day later.

Strap me to the rocket and print my home address in the paper, I'm going after them again. So what was this frightening new data? Well it's hard to tell, since it hasn't been properly published anywhere yet. This is now standard operating procedure for all scare stories, because journalists have learnt that informed and informative public debate on unpublished research is basically impossible. So it turns out that these three stories were all about a poster presentation at a conference that had yet to occur on research not yet completed by a man with a track record of announcing research that then does not appear in academic journals.

The story is that Arthur Krigsman may have found genetic material (RNA) from vaccine-strain measles virus in some gut samples from children with autism and bowel problems. Some believe that this could implicate the vaccine in causing health problems.

But let's not forget, the Mail was promoting Dr Krigsman's research back in 2002: at that time, he was putting endoscopes into the bowels of young children with autism, and said he had found evidence of inflammation. Four years later, looking on PubMed, the standard database for all medical papers, it seems this research still has not been published in a peer-reviewed academic journal. Forgive my bluntness, but it seems a shame to go poking around up there if you're not going to write up your findings properly.

Meanwhile the Telegraph says his latest unpublished claim replicates similar work from 1998 by Andrew Wakefield, and from 2002 by Professor John O'Leary. But there is no such work from 1998 by Dr Wakefield, at least not on PubMed. Meanwhile it is well documented that other labs have tried to reproduce the 2002 study and come back with different results, and that the protocol was likely to have problems with false positives because of the tests used: two perfect examples of the importance of research being fully written up and published, so it can be replicated and assessed.

I could go on, but instead, here is the news you didn't read: in the May issue of the Journal of Medical Virology there was a similar study, only this one has actually been published. It looked for measles RNA in children with regressive autism after MMR vaccination but found no evidence of the magic vaccine-strain measles RNA to implicate MMR, and perhaps because of that unfrightening result, the study was loudly ignored by the press. Like all science in the real world it has its flaws, but because it has been published in full, I can read it, and pick holes in it.

In the spirit of science, the least opponents of MMR could do is share their data, and most importantly publish their scientific work, in full, openly, before their peers, rather than the press.


Les adeptes de l'anti-vaccination sont toujours à leur travail néfaste. La bataille scientifique étant maintenant désespérée pour eux, ils continuent avec une bataille médiatique et utilisent leur arme favorite, la rumeur et son corrolaire la théorie du complot.

02 juin 2006

Indonésie: des gâteaux de riz pour apaiser le volcan Merapi

JAKARTA (AFP) - Des Indonésiens rescapés du séisme à Java tentent de prévenir une seconde catastrophe, l'éruption du volcan Merapi, en préparant des gâteaux de riz censés éloigner les mauvais esprits.
Ces gâteaux enveloppés dans une feuille de cocotier sont suspendus au-dessus des pas de portes afin d'apaiser le volcan qui a montré cette semaine des signes croissants d'activité, selon l'agence de presse Antara.

Les superstitions sont importantes chez les Javanais, en majorité musulmans mais qui possèdent une foi qui est en fait un syncrétisme mêlant Allah à des croyances anciennes (animiste, bouddhiste, hindouiste).

Selon une autre superstition, les habitants de la région du Merapi enterrent dans leur jardin des objets pour calmer les esprits souterrains. Il s'agit d'une pièce de monnaie de cent roupies avec une montagne sur une face, deux feuilles d'une plante locale, deux bobines de fil, deux gousses d'ail, deux bananes, deux galettes et deux feuilles de laurier.

Le Merapi, situé à environ 70 km de l'épicentre du séisme qui a frappé l'île de Java, connaît depuis plusieurs semaines une activité inquiétante marquée par des coulées de lave et des nuages de cendres brûlantes. Il s'était relativement calmé mais le séisme de magnitude 6,3 qui a secoué la région samedi semble avoir réveillé son activité.


Voila ce qui arrive lorsque le président indonésien néglige les avertissements. Comme quoi, à force de crier "au loup", on finit à tous les coups par tomber juste, à condition d'attendre suffisamment longtemps.

26 mai 2006

Un chimpanzé identifié comme le "réservoir naturel" du VIH

PARIS (AP) - Vingt-cinq ans après la découverte du virus du SIDA, une équipe internationale de chercheurs a identifié le chimpanzé Pan troglodyte troglodytes comme le "réservoir naturel" du VIH, selon une étude publiée jeudi par le magazine scientifique "Science".

Partie prenante à ces travaux, l'Institut français de recherche pour le développement (IRD) précise dans un communiqué que plusieurs de ses chercheurs, associés à des confrères des universités de Montpellier-1 (France), d'Alabama (Etats-Unis) et de Nottingham (Grande-Bretagne), et du projet PRESICA (prévention du SIDA au Cameroun) sont parvenus à lever le voile sur l'origine du VIH-1, responsable de la pandémie de SIDA.

L'IRD rappelle que, dès 1989, la mise en évidence par deux de ses chercheurs de l'infection au Gabon d'un chimpanzé captif par un virus proche du VIH-1, le SIV cpz, avait suggéré que "la présence du VIH-1 dans la population humaine résultait d'une transmission inter-espèces".

Ces singes sont en effet des porteurs sains du SIV cpz, qui se transmet à l'homme vraisemblablement par la chasse et la consommation de viande de brousse infectée.

Les équipes qui publient leur étude dans "Science" n'ont par la suite retrouvé que de rares chimpanzés captifs porteurs du SIV cpz, tous originaires du bassin du Congo, ce qui renforçait les incertitudes sur un "réservoir naturel" du virus.

Les scientifiques ont alors voulu étudier la prévalence de ce virus chez les chimpanzés sauvages. Afin de ne pas perturber cette espèce menacée, ils ont mis au point une méthode originale, non invasive, basée sur l'analyse des excréments.

L'équipe a examiné 599 échantillons de fèces (excréments) de différentes communautés de chimpanzés, collectés dans les régions les plus reculées de la forêt tropicale camerounaise. De là, les chercheurs ont isolé en laboratoire les anticorps anti-SIV cpz et séquencé l'ARN viral présent dans ces fèces.

C'est ainsi que, pour la première fois, ils ont observé des communautés de chimpanzés chez lesquelles le SIV cpz est très répandu. Chez certaines, note l'IRD, "près de 35% des individus sont porteurs du virus". Ces travaux ont permis de mettre en évidence au moins 16 souches différentes du SIC cpz, "dont certaines très proches du VIH-1 groupe M, le virus responsable de la pandémie, et d'autres proches du VIH-1 groupe N, une souche non-pandémique".

Fruit de plus quatre années de recherches sur les singes sauvages, cette étude identifie donc la sous-espèce de chimpanzés Pan troglodyte troglodytes comme le réservoir naturel du VIH-1.

"Le réservoir naturel du VIH est établi, mais il ne faut pas le confondre avec l'origine de la pandémie", met toutefois en garde Martine Peeters de l'IRD. Reste à déterminer pourquoi la localisation de ce réservoir naturel est différente des zones géographiques où les premiers cas de la maladie sont apparus mais aussi pourquoi seul le VHI-1 du groupe M s'est diffusé, provoquant une pandémie mondiale.

Le premier cas humain d'infection par le HIV est celui d'un homme de Kinshasa, capitale de l'actuelle République démocratique du Congo (RDC), dont un échantillon de sang avait été prélevé en 1959 dans le cadre d'une étude médicale, des dizaines d'années avant que les scientifiques ne connaissent même l'existence du virus du SIDA.


Cette annonce est la touche finale d'un cinglant démenti des thèses conspirationnistes véhiculées par Wangari Maathai, prix Nobel de la paix 2004, et par "l'humoriste" Dieudonné Mbala Mbala, en France. Ces thèses faisaient état d'une création d'un virus par des scientifiques pour attaquer la "race noire". Aujourd'hui, ces deux personnes ont autant de crédibilité que l'ineffable Paco Rabanne annonçant la destruction de Paris en 1999, par la chute de la station Mir.

Référence:
Dépèche AFP

25 mai 2006

Et vlan pour l'astrologie !

(Agence Science-Presse) - C'est peut-être la plus grosse étude à avoir jamais tenté d'établir un lien entre les signes du zodiaque et les humains: des chercheurs ont mis en parallèle 15 000 personnes avec leurs dates de naissance. Et n'ont strictement rien trouvé.

À l'ère informatique, il est en effet facile de demander à l'ordinateur de croiser des données disparates, à la recherche de corrélations. Mais plus les bases de données dont on dispose sont imposantes, et plus les résultats sont convaincants. C'est le cas ici: un psychologue de l'Université du Danemark à Aarhus et ses deux collègues se sont appuyés sur deux bases de données américaines, l'une provenant d'une étude sur les vétérans du Vietnam (qui contient des informations sur l'intelligence et la personnalité des militaires) et l'autre provenant d'une étude longitudinale sur des jeunes hommes et femmes de 15 à 24 ans, menée en 1979.

Toute corrélation supérieure à 5% aurait été jugée valide, parce que supérieure au simple hasard, explique Peter Hartmann, le chercheur principal, dont l'étude est publiée ce mois-ci dans la revue scientifique Personality and Individual Differences. Or, ils n'ont trouvé aucune corrélation du genre.

Les croyants en l'astrologie prétendent que le signe du zodiaque associé au moment de notre naissance influence, voire détermine, notre personnalité future. Certains partisans n'ont évidemment pas tardé à critiquer cette étude, préférant pointer "d'autres études", en dépit du fait qu'elles soient toutes plus vagues, plus faibles et plus douteuses que celle publiée ce mois-ci.

23 mai 2006

Folle rumeur de tsunami au Maroc

RABAT (AP) - La rumeur lancée par un site Web fantaisiste enflait à tel point que les autorités marocaines ont dû intervenir pour la démentir: il n'y aura pas de tsunami sur les côtes atlantiques du Maroc jeudi prochain.

La Direction nationale de la météorologie a rejeté par l'intermédiaire de l'agence de presse officielle MAP les allégations parues sur le site Internet d'un mystérieux "Centre de recherches ufologiques", qui affirmait qu'un tsunami provoqué par la chute d'un morceau de comète dans l'océan Atlantique provoquerait la destruction des villes côtières marocaines ce jeudi 25 mai, aux alentours de 4h45 locales.

Le directeur de la météorologie nationale Mustapha Janah, cité par la MAP, "écarte tout danger d'un tsunami au Maroc". Se référant à la NASA, l'agence spatiale américaine, il précise que "la chute du fragment de comète (73P/Schwassmann-Wachmann 3, ndlr) passera à 10 millions de kilomètres de la Terre".

L'affaire a fait les choux gras de la presse marocaine qui évoquait le sujet en première page mardi. "Tsunami? Souriez, vous êtes piégé!", titrait ainsi le très sérieux quotidien du monde des affaires "L'Economiste". "Que tout le monde se rassure!", expliquait "L'Opinion", journal des nationalistes conservateurs de l'Istiqlal, qui croyait savoir que l'information émanait d'un Français, Eric Julien, se présentant comme ancien contrôleur aérien.

Il s'agit d'"Un canular géant", pour le quotidien "Aujourd'hui le Maroc" (indépendant), dont l'éditorialiste qualifie la rumeur de "représentation sublimée du catastrophisme islamiste". Le journal rappelle à cette occasion que les islamistes marocains avaient estimé que le tsunami qui avait ravagé les côtes du Sud-Est asiatique en décembre 2004 était "un châtiment divin" attiré sur cette région par la "débauche générée par le tourisme".


Rappelons également le grand succès des autorités musulmanes du Nigéria qui avaient boycotté le vaccin contre la polio, dénonçant un soi-disant complot américain pour rendre stériles les femmes nigériannes, relançant ainsi la polio dans de nombreux pays voisins et dans d'autres pays musulmans à travers le pélerinage annuel à La Mecque. A l'origine de ce canular de mauvais goût, un "centre de recherches ufologiques", les amateurs d'OVNIs étant un autre vecteur d'infection classique du conspirationnisme.

Doctors attack 'bogus' therapies

Some of Britain's leading doctors have urged NHS trusts to stop using complementary therapies and to pay only for medicine "based on solid evidence".

In a letter, reproduced in the Times, they raised concern the NHS is backing "unproven or disproved treatments", like homeopathy and acupuncture.

One doctor said the NHS was funding "bogus" therapies when patients struggled to get drugs like Herceptin.

Prince Charles is to make a speech in Geneva backing complementary therapies.

He will put forward the case for alternative medicine in the fight against serious disease, in a speech to the World Health Assembly.

'Implausible treatment'

The letter, on behalf of 13 people and sent to 476 acute and primary care trusts, is being seen as a direct challenge to the prince's campaign.

Organised by Michael Baum, emeritus professor of surgery at University College London, the letter said he and fellow doctors believed alternative medicine was being promoted despite a lack of evidence and "at a time when the NHS is under intense pressure".

It criticised two initiatives - a government-funded guide on homeopathy for patients, and the Smallwood report, commissioned by Prince Charles, which suggested greater access to complementary therapies in the NHS might lead to widespread benefits.

The letter described homeopathy as an "implausible treatment for which over a dozen systematic reviews have failed to produce convincing evidence of effectiveness".

The doctors say while "medical practice must remain open to new discoveries", it would "be highly irresponsible to embrace any medicine as though it were a matter of principle".

The letter continues: "The public and the NHS are best served by using the available funds for treatments that are based on solid evidence."

Signatories on the letter include Nobel Prize-winner Sir James Black and Sir Keith Peters, president of the Academy of Medical Science.

But 93-year-old Jane Gilchrist, who uses homeopathic therapies, said she had had "great benefit" from it.

"It has been in the NHS since 1948. It's the best kept secret in Britain," she told BBC Radio 4's Today programme.

She said it was difficult to collect data because it was hard to prove the effectiveness of a therapy "based on people, not on symptoms".

'Needs evidence'

One signatory to the letter, consultant clinical scientist Leslie Rose, said its purpose was to instil equal vigour in gathering evidence for every treatment prescribed to NHS patients.

"The NHS should not be spending money where the evidence base is much weaker than it is for conventional treatments," he told BBC Breakfast.

He said a business plan for the refurbishment of the Royal London Homeopathic Hospital - which cost £20m to set up - did not put any emphasis on evidence.

Complementary therapies also include reflexology, aromatherapy and a range of massage techniques such as reiki and shiatsu.

Prince Charles first advocated the use of complementary medicines more than 20 years ago.

He has since established the Prince's Foundation for Integrated Health (FIH), which encourages the development of complementary medicines and integrated healthcare.

On Monday the prince had a lesson in crystal therapy while visiting a hospital in Merthyr Tydfil, to see how complementary therapies are helping older people with Alzheimer's and other mental illnesses.

A spokeswoman for the Department of Health (DoH) said it was up to clinicians and trusts to decide on the best treatment for a patient.

"We know it is important that as more people turn to these therapies a solid evidence base is developed," she said.

"Patients rightly expect to have clear information about the range of treatments that are available to them, including complementary therapies."

The department said it did not have figures on the amount spend by the NHS on complementary medicines because decisions were taken locally.

About half of GPs are thought to refer patients to alternative therapists.

22 mai 2006

Marina Carrère d'Encausse : L'orthorexie, une nouvelle maladie (Europe1)

Quand on parle trouble du comportement alimentaire on pense à l'anorexie, à la boulimie ; il y en a un autre moins connu c'est l'orthorexie, Marina.

.. Et c'est un trouble très particulier. L'anorexie et la boulimie c'est une impossibilité à contrôler les quantités de nourriture ingérées. L'orthorexie en revanche se concentre uniquement sur la qualité. Il s'agit de suivre un régime très strict qui n'a pas pour but l'amaigrissement mais le choix exclusif d'aliments de qualité. C'est de là que vient ce mot orthorexie : de ortho qui veut dire droit et orexie l'appétit. Cette maladie est décrite depuis quelques années seulement. Elle est peut-être due aux multiples conseils de santé qui sont véhiculés par le monde médical et relayés par les medias : il ne faut pas manger trop de sucre, il faut éviter les mauvaises graisses ; il faut consommer au moins 5 portions de fruits et légumes tous les jours. Des conseils qui sont pris au pied de la lettre par certaines personnes, souvent des femmes angoissées, qui vont s'acharner à manger sain. Le plaisir n'intervient en rien dans le choix des aliments ; on est très loin de l'adepte du bio qui cherche les salades les plus savoureuses ; la seule préoccupation c'est la « pureté diététique », le « manger correct ». Il faut donc sans cesse trouver l'aliment idéal, et c'est très compliqué : un exemple, l'orthorexique spontanément élimine les graisses. Mais il y a bonnes et mauvaises graisses, pas question de tout supprimer. C'est pareil pour les sucres : les patates, c'est clair, c'est mauvais mais que faire du pain et du riz qui contiennent beaucoup de glucides ? Et bien pour un orthorexique, le pain peut être consommé mais à condition de trouver un boulanger qui le fabrique avec une farine bio mais pas n'importe laquelle. Elle doit venir de céréales cultivées dans des champs irrigués par des eaux garanties sans pesticide ! Et ça n'est pas tout. Il faut aussi lire toutes les étiquettes, pour traquer les additifs, les conservateurs, les colorants, les transgéniques, les graisses animales cachées, la dioxine, la vache folle, et les produits chimiques. On comprend que cette hantise de manger quelque chose de malsain puisse devenir envahissante. On comprend aussi qu'il soit compliqué de manger au restaurant ou chez des amis : d'ailleurs les orthorexiques prévoient souvent un repas quand ils ne mangent pas chez eux, un kit de survie comme ils disent. A terme ce trouble conduit souvent à l'isolement. Il peut aussi cacher une vraie névrose, il est donc très important d'en faire le diagnostic. Pour cela, un test a été réalisé par le Dr Bratman : il contient 10 questions. En voici quelques unes : « passez-vous plus de 3 heures par jour à penser à votre régime alimentaire » ? « planifiez-vous vos repas plusieurs jours à l'avance » ? « la valeur nutritionnelle de votre repas est-elle à vos yeux plus importante que le plaisir de le déguster » ? Des questions qui permettent de repérer les orthorexiques.


Existerait-il une plante pour soigner cette maladie ?

18 mai 2006

L'homme et le chimpanzé se sont croisés pendant au moins des millénaires

PARIS (AFP) - Les ancêtres de l'homme et du chimpanzé se seraient croisés pendant des millénaires sinon des millions d'années, avant une séparation définitive beaucoup plus récente que l'on ne pensait, selon une étude publiée mercredi en ligne par la revue Nature.
Selon ce travail mené par des chercheurs américains sous la direction de David Reich, de la Harvard Medical School à Boston (Massachusetts), les deux lignées se sont d'abord séparées il y a 6,3 millions d'années au maximum, et probablement il y a moins de 5,4 millions d'années, mais cela ne les a pas empêchées de procéder à des échanges de gènes.

Cela, précisent les scientifiques, est perceptible en particulier au niveau des chromosomes X (chromosomes sexuels femelles), dont les similitudes semblent refléter une longue "ré-hybridation" entre les deux lignées. Le "divorce" final ne serait intervenu qu'au terme d'une longue période de "métissage" qui a duré peut-être 4 millions d'années.

"L'étude a donné des résultats inattendus quant à la façon dont nous nous sommes séparés de nos parents les plus proches, les chimpanzés. Nous avons constaté que la structure de la population qui a existé autour de la période de cette spéciation (apparition de nouvelles espèces) était différente de n'importe quelle population moderne de singes. Quelque chose de très particulier a dû se produire à ce moment-là", résume David Rech dans un communiqué accompagnant le texte scientifique.

Les résultats obtenus, commentent les chercheurs, remettent en question le statut d'hominidés considérés comme les plus anciens ancêtres de l'homme, tels que le sahelanthrope (alias Toumaï), vieux de 6 à 7 millions d'années, Orrorin (dit "ancêtre du millénaire"), de 6 millions d'années, ou encore l'ardipithèque, de quelque 5,5 millions d'années.

A noter que l'énigme des origines du chimpanzé demeure presque entier: contrairement aux ancêtres de l'homme qui ont livré de nombreux fossiles, aucun ossement, exception faite de quelques vieilles dents, n'est directement attribuable aux premiers chimpanzés (de même qu'aux gorilles), n'a été décrit à ce jour.

Par ailleurs, le séquençage complet du génome du chimpanzé n'a pas non plus apporté les indications escomptées. Tout en accumulant une moisson considérable de données, ce travail collectif, publié l'an dernier, a confirmé ce dont on se doutait déjà, à savoir que les deux espèces sont génétiquement identiques à 99%, sans permettre de définir en termes précis la spécificité de l'homme.

Les généticiens sont donc restés dans le vague en notant entre autres que les différences génétiques entre homme-chimpanzé sont soixante fois moins nombreuses que celles qui nous distingue de la souris et qu'entre un humain et un chimpanzé, ce nombre est dix fois supérieur à ce qui sépare deux individus de notre propre espèce.


Encore une indication d'une séparation très progressive contredisant de front les théories religieuses créationnistes.

16 mai 2006

Sondage: 31% des Français convaincus que le "Da Vinci Code" s'inspire de faits réels

PARIS (AP) -- Près d'un tiers (31%) des personnes ayant lu ou entendu parler du "Da Vinci Code" pensent que ce livre s'inspire, au moins partiellement, de faits réels concernant la vie du Christ, selon un sondage BVA pour le mensuel "Science et Vie" rendu public lundi.
Parmi elles, 24% sont tout à fait convaincues que le best-seller de Dan Brown s'inspire de faits réels et 7% jugent que c'est un mélange entre faits réels et littérature ésotérique. Moins de la moitié (49%) des personnes interrogées estiment que le livre ne s'inspire pas de faits réels, et 20% ne savent pas.
Le "linceul de Turin", encore appelé "Saint-Suaire", semble susciter, lui aussi, une certaine confusion entre faits historiques et croyances religieuses. Plus d'un tiers (37%) des personnes ayant entendu parler de ce drap soutient qu'il date de l'époque de Jésus-Christ.
Un nombre à peu près équivalent (38%) pensent que personne ne sait de quand date le suaire. Seuls 18% des personnes savent que cette relique date du Moyen-Age, comme l'ont prouvé des datations au carbone-14 effectuées par plusieurs laboratoires différents.
Résultat encore plus surprenant: 44% des personnes déclarant connaître le "Suaire de Turin" sont convaincus que ce que l'on voit sur le linceul est l'empreinte du corps d'un homme crucifié et 38% que personne ne le sait. Seuls 11% disent qu'il s'agit du corps d'un homme couvert de plaies peint par un artiste, ce qui, pourtant, selon le mensuel scientifique, "a été formellement démontré".
Globalement, plus d'un quart (27%) des Français pensent qu'il a été prouvé que le "Saint-Suaire" était bien le linge ayant recouvert le corps du Christ, contre 64% qui disent que cela n'a pas été prouvé et 9% qui ne se prononcent pas.
Enfin, près d'un quart (23%) des personnes interrogées estiment qu'il serait possible de cloner Jésus-Christ à partir d'ADN récupéré sur une relique vieille de 2.000 ans, contre 69% qui pensent le contraire et 8% qui ne savent pas.
Dans son roman "Da Vinci Code" tiré à 46 millions d'exemplaires dans le monde, Dan Brown raconte que Jésus s'est marié avec Marie-Madeleine, a eu une descendance et était considéré par les premiers chrétiens comme un simple mortel. Il met en scène un complot de l'Eglise et de l'Opus Dei pour dissimuler ce secret dans le but d'écarter les femmes de la hiérarchie catholique. Le film tiré de ce roman sort le 17 mai sur les écrans français.
- sondage réalisé par téléphone les 21 et 22 avril auprès d'un échantillon de 1.006 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, établi selon la méthode des quotas.

15 mai 2006

Aucune soucoupe volante n'a survolé le Royaume-Uni depuis 30 ans

LONDRES (AFP) - Aucun des nombreux ovnis signalés au ministère britannique de la Défense pendant 30 ans n'était une soucoupe volante, a conclu le ministère dans un rapport tenu secret depuis six ans et rendu public lundi.
Les phénomènes décrits sont "en général des lueurs colorées, parfois des formes. Des sons et même des odeurs sont très occasionnellement signalés". "Rien n'indique que (ce) soient des incursions d'objets aériens d'origine extra-terrestre ou étrangère, ni que leurs intentions soient hostiles", soulignent les spécialistes du renseignement auteurs du document.

Les quelques centaines de Britanniques qui disent chaque année avoir vu un ovni "sont souvent sincères". D'après les experts, ils ont souvent mal vu un avion. Ils peuvent aussi avoir mal interprété un phénomène naturel. "Certains effets encore peu connus" des apparitions de météorites ont toutes les chances de surprendre ceux qui en sont témoins, reconnaissent d'ailleurs les militaires.

Le rapport évoque aussi des masses gazeuses faisant dans le ciel une forme colorée. Elles dégagent "un champ magnétique, électro-magnétique ou électrique" pouvant affecter un avion. Les conditions de formation de ces "masses en suspension chargées" ne sont "pas complètement comprises", admet le ministère.

Mais "bien qu'on ne puisse complètement l'exclure (...) rien n'indique que les appareils ou les équipages soient directement mis en danger par un ovni, sauf si des manoeuvres violentes sont entreprises pour l'éviter ou le chasser".

Les militaires ont aussi repris l'analyse de tous les accidents mortels inexpliqués d'avions de la Royal Air Force, pour "évaluer la possibilité ou non que des accidents aient pu être causés par des apparitions surprenantes".

Les enquêtes visaient "premièrement à établir s'il y avait la moindre preuve d'une menace contre le Royaume-Uni, et deuxièmement d'identifier, si l'opportunité en était donnée, une technologie militaire pouvant présenter un intérêt".

En conclusion, le rapport suggère de ne plus obliger les services de renseignement militaire à examiner tous les signalements. Il recommande aussi aux pilotes de ne pas tenter d'intercepter un ovni.

Le rapport, rédigé en 2000 et alors classé "UK eyes only" ("Yeux britanniques uniquement"), a été publié lundi sur l'internet en application d'une loi sur la liberté d'information.

11 mai 2006

Le thé vert ne réduit pas les risques cardiovasculaires

AFP Washington-Le thé vert ne possède pas de vertus réduisant les risques de maladies cardiovasculaires, a conclu l'Agence américaine de réglementation des produits pharmaceutiques et alimentaires (FDA) dans une lettre publiée mercredi sur son site internet.

L'agence a de ce fait rejeté une demande faite en 2005 par la firme japonaise Ito En Ltd, premier producteur et vendeur mondial de thé vert, pour obtenir l'autorisation d'indiquer sur l'étiquetage que cette infusion prise quotidiennement pouvait réduire les risques cardiovasculaires.

«Basé sur l'examen des éléments scientifiques et d'autres informations soumis avec cette demande (...), la FDA a conclu qu'il n'y a aucune preuve crédible justifiant d'indiquer sur l'étiquetage que le thé vert ou ses extraits réduiraient les risques de maladies cardiovasculaires», peut-on lire dans la lettre de Barbara Schneeman, directrice du bureau des produits de nutrition et des compléments alimentaires.

Ito En Ltd et sa filiale nord-américaine souhaitaient pouvoir indiquer sur leurs produits qu'«au moins 150 ml d'infusion de thé vert pris quotidiennement comme source de catéchines pourraient réduire un nombre de facteurs liés aux maladies cardiovasculaires».

La FDA a passé en revue 105 articles et autres rapports soumis par Ito En.

Le thé vert est produit à partir des feuilles de camellia sinensis ou camellia chinois, une variété proche du camélia horticole ou camellia japonica. A la différence du thé noir, les feuilles utilisées pour le thé vert ne sont pas fermentées.

La FDA avait précédemment conclu que le thé vert ne réduisait pas non plus les risques de cancers du sein et de la prostate.

Ces vertus prêtées au thé vert l'ont rendu très populaire aux États-Unis depuis une dizaine d'années.


Encore un exemple de l'utilisation de mythes pseudo-scientifiques par des vendeurs de 'naturel'. Commerce et vérité scientifique font souvent mauvais ménage, au détriment de la deuxième.

10 mai 2006

Bubble-fusion group suffer setback

Team admits a mix-up with one of their neutron detectors.

Eugenie Samuel Reich

Rusi Taleyarkhan with his table-top fusion equipment in a lab at Oak Ridge, Tennessee, where he conducted research before coming to Purdue.
Credit: U.S. Department of Energy file photo/Lynn Freeny
A group of researchers making high-profile claims about fusion energy has admitted to accidentally using equipment different from that reported in their most recent paper.

An erratum providing details of the mistake by Rusi Taleyarkhan of Purdue University and colleagues has been published in Physical Review Letters1. Critics interpret the admission as a sign that the group's fusion claims2 are unravelling, because it comes in the wake of serious questions about the original work's validity (see 'Is bubble fusion simply hot air?').

"Confusing detectors in a discovery of this magnitude is an embarrassing mistake," says Seth Putterman of the University of California, Los Angeles. But Taleyarkhan and colleagues say that their data, analysis and conclusions are not affected by the error.

In January, Taleyarkhan published the most recent of a series of papers in respected journals that claimed to see neutrons characteristic of fusion reactions coming from collapsing bubbles in organic fluids.

If validated, such work could pave the way for cheap, green energy. Taleyarkhan claimed to have deployed three independent methods of detecting these neutrons, one of which was a boron trifluoride gas proportional tube with a polyethylene covering. His erratum notes that this actually turned out to be a lithium iodide crystal scintillation detector, also with a polyethylene covering.

According to the erratum, the error was discovered "upon disassembly of the outer coverings" of the detector and is due to "an oversight which was based on incorrect information from a person's recollection who loaned this apparatus for the study".

Knowing what you're working with

The mistake does not in itself invalidate the experiment's conclusions, but experts say it casts further doubt over the results. Neutron expert Mike Saltmarsh of Oak Ridge National Laboratory in Tennessee, where Taleyarkhan previously worked, points out that doing a good technical job involves knowing what detector is in use.

"If you don't know what you're working with, you can easily make mistakes," says Saltmarsh.

Manuals provided by Ludlum Measurements, which manufactures both types of detector, confirm that different operating voltages and different calibration checks are recommended for the two, for example.

Source of confusion

Brian Naranjo of the University of California, Los Angeles, claimed in March that Taleyarkhan's observed neutrons probably came from a standard lab source rather than fusion reactions3. Naranjo based his study on results from a different detector in Taleyarkhan's setup.

Saltmarsh points out that the data from the lithium iodide detector, as it is now known to be, are consistent with Naranjo's claim. In Taleyarkhan's experiment, the 'boron trifluoride' detector observed high levels of gamma rays (gamma-rays) alongside the neutrons, despite the fact that boron trifluoride detectors are not very sensitive to gamma-rays. Taleyarkhan and his colleagues suggest that neutrons from fusion were interacting with the detector's polyethylene coating to produce a slew of rays.

But the lithium iodide detector is more sensitive to gamma-rays, says Saltmarsh, and the lab source posited by Naranjo could easily have provided enough for the levels observed.

Taleyarkhan's co-author Robert Block, of Rensselaer Polytechnic Institute in New York, disagrees. Block says he and Taleyarkhan still think the observed gamma-rays are produced by fusion neutrons colliding in the polyethylene covering, no matter what the detector.

A university review of Taleyarkhan's work is under way and due to finish by 1 June.

09 mai 2006

Tuberculose: plus de 5.500 nouveaux cas déclarés en France en 2004

PARIS (AFP) - La tuberculose, avec 5.512 cas déclarés en 2004, touche en moyenne 9 personnes sur 100.000 en France, mais l'incidence est près de quatre fois plus forte à Paris, selon une étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du ministère de la Santé.
Compte tenu d'une sous-déclaration, le nombre de cas total en 2004 pourrait être "estimé à environ 8.500", selon Didier Che, de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et son équipe.

Les chercheurs relèvent "la diminution importante" depuis 1997 de l'incidence dans toutes les régions françaises métropolitaines "et plus particulièrement en Ile-de-France et à Paris".

L'Ile-de-France reste cependant la région la plus touchée, avec près de 21 nouveaux cas de tuberculose pour 100.000 habitants, et Paris le département le plus concerné par la maladie, avec 742 cas déclarés en 2004, soit 35 pour 100.000 habitants.

La Guyane est le deuxième département le plus touché, avec 32 malades de la tuberculose pour 100.000 habitants, alors que l'incidence reste faible dans les autres autres départements d'outre-mer.

En Ile-de-France, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d'Oise ont des taux d'incidence compris entre 20 et 28,6 cas pour 100.000 habitants.

"L'incidence reste très élevée parmi les populations migrantes. Cependant, les sujets en situation irrégulière n'étant pas comptabilisés dans le recensement, cela surestime probalement les taux d'incidence observés chez les migrants", soulignent les chercheurs de l'InVS, alors que près de la moitié des cas de tuberculose déclarés en 2004 concernaient des personnes de nationalité étrangère.

Ils relèvent également des "incidences élevées parmi les personnes incarcérées et sans domicile fixe" (192 cas déclarés en 2004 pour les SDF).

Par ailleurs, 256 cas de tuberculose ont été notifiés en 2004 chez des personnes ayant une profession à caractère sanitaire et social (médecin, infirmière, aide-soignante, assistante maternelle...).

Parmi les moins de 15 ans, environ 300 cas de tuberculose maladie et 452 cas d'infection tuberculeuse latente (d'après des tests cutanés sans qu'il y ait de signes cliniques) ont été notifiés en France en 2004.

Dans cette tranche d'âge, le taux d'incidence de la tuberculose maladie augmente de façon "importante" pour les jeunes nés en Afrique subsaharienne et reste stable (1,7 cas pour 100.000) depuis 1997 parmi les enfants de nationalité française.


La moitié des cas sont observés chez les migrants, alors qu'ils ne représentent qu'une fraction très faible de la population. Ceci montre que la vaccination est encore une grande protection en France, malgré les affirmations des tenants de l'anti-vaccination. Si un vaccin "vivant atténué" peut provoquer la maladie contre laquelle il est censé nous protéger, il faut donc admettre que les bénéfices sont encore largement au-dessus des inconvénients.

07 mai 2006

The Story Behind the 'Alien Autopsy' Hoax

By Joe Nickell

Britain's Manchester Evening News (April 6, 2006) termed it a hoax that "fooled the world." Well, not exactly: Skeptical Inquirer magazine was on to the 1995 "Alien Autopsy" film from the outset. But now the reputed creator of the fake extraterrestrial corpse used for the "autopsy" has publicly confessed.

The film—purporting to depict the post mortem of an extraterrestrial who died in a UFO crash at Roswell, New Mexico, in 1947—was part of a "documentary" that aired on the Fox television network. Skeptics and many UFOlogists quickly branded the affair a hoax.

Among numerous observations, they noted that the film bore a bogus, non-military codemark, that the injuries sustained by the extraterrestrial were inconsistent with an air crash, and that the person performing the autopsy held the scissors like a tailor rather than a pathologist (who is trained to place his middle or ring finger in the bottom of the scissors hole and use his forefinger to steady the blades).

Hollywood special effects expert Trey Stokes (whose film credits include "The Blob," "Batman Returns," and "Tales from the Crypt") said that the alien corpse behaved like a dummy, seeming lightweight, "rubbery," and therefore moving unnaturally when handled. (See Joe Nickell, "'Alien Autopsy' Hoax," Skeptical Inquirer, Nov./Dec. 1995, 17–19.)

Belatedly, a Manchester sculptor and special-effects creator, John Humphreys, now claims the Roswell alien was his handiwork, destroyed after the film was made. He made the revelation just as a new movie, "Alien Autopsy," was being released, a film for which he recreated the original creature. As he told the BBC, "Funnily enough, I used exactly the same process as before. You start with the stills from the film, blow them up as large as you can. Then you make an aluminum armature, which you cover in clay, and then add all the detail." The clay model was used to produce a mold that yielded a latex cast.

Humphreys also admitted that in the original autopsy film he had himself played the role of the pathologist, whose identity was concealed by a contamination suit.

The alien-autopsy hoax represented the culmination of several years' worth of rumors, myths, and outright deceptions purporting to prove that saucer wreckage and the remains of its humanoid occupants were stored at a secret facility—e.g., a (nonexistent) "Hangar 18" at Wright Patterson Air Force Base—and that the small corpses were autopsied at that or another site.

Among the hoaxes were the following:

• A 1949 science fiction movie, "The Flying Saucer," purported to contain scenes of a captured spacecraft; an actor actually posed as an FBI agent and swore the claim was true.

• In 1950, writer Frank Scully reported in his book "Behind the Flying Saucers" that the U.S. government possessed no fewer than three Venusian spaceships, together with their humanoid corpses. Scully had been fed the tale by two confidence men who had hoped to sell a petroleum-locating device allegedly based on alien technology.

• In 1974, Robert Spencer Carr began to promote one of the crashes from the Scully book and to claim firsthand knowledge of where the pickled aliens were stored. But as the late claimant's son admitted, Carr was a spinner of yarns who made up the entire story.

• In 1987, the author of a book on Roswell released the notorious "MJ-12 documents" which seemed to prove the crash-retrieval story and a high-level government coverup. Unfortunately document experts readily exposed the papers as inept forgeries.

• In 1990, Gerald Anderson claimed that he and family members had been rock hunting in the New Mexico desert in 1947 when they came upon a crashed saucer with injured aliens among the still-burning wreckage. Anderson released a diary his uncle had purportedly kept that recorded the event. Alas, forensic tests showed that the ink used to write the entries had not been manufactured until 1974.

The most elaborate Roswell hoax, however, and the one that probably reached the largest audience was the "Alien Autopsy" film. It will be remembered as a classic of the genre. The truth about "the Roswell incident"—that the crash device was merely a secret U.S. spy balloon, part of Project Mogul, which attempted to monitor emissions from anticipated Soviet nuclear tests—continues to be obscured by hoaxers, conspiracy cranks, and hustlers.

Joe Nickell is the Senior Research Fellow with the Committee for the Scientific Investigation of Claims of the Paranormal. He investigation the "Alien Autopsy" case for Skeptical Inquirer magazine in 1995.


Après les rapport du MoD anglais, voici maintenant le farceur de "l'autopsie de Roswell" qui confesse son canular, faisant quelques milliers de croyants déçus dans le monde. Le reste criera à la conspiration et au faux, bien sûr.

UFO study finds no sign of aliens

Mark Simpson
BBC News

A confidential Ministry of Defence report on Unidentified Flying Objects has concluded that there is no proof of alien life forms.
In spite of the secrecy surrounding the UFO study, it seems citizens of planet Earth have little to worry about.
The report, which was completed in 2000 and stamped "Secret: UK Eyes Only", has been made public for the first time.
Only a small number of copies were produced and the identity of the man who wrote it has been protected.
His findings were only made public thanks to the Freedom of Information Act, after a request by Sheffield Hallam University academic Dr David Clarke.
The four-year study - entitled Unidentified Aerial Phenomena in the UK - tackles the long-running question by UFO-spotters: "Is anyone out there?"
The answer, it seems, is "no".
The 400-page report puts it like this: "No evidence exists to suggest that the phenomena seen are hostile or under any type of control, other than that of natural physical forces."
It adds: "There is no evidence that 'solid' objects exist which could cause a collision hazard."
So if there are no such things as little green men in spaceships or flying saucers, why have so many people reported seeing them?
Well, here is the science bit.
"Evidence suggests that meteors and their well-known effects and, possibly some other less-known effects are responsible for some unidentified aerial phenomena," concludes the report.
"Considerable evidence exists to support the thesis that the events are almost certainly attributable to physical, electrical and magnetic phenomena in the atmosphere, mesosphere and ionosphere.
"They appear to originate due to more than one set of weather and electrically-charged conditions and are observed so infrequently as to make them unique to the majority of observers."

Rational explanation

People who claim to have had a "close encounter" are often difficult to persuade that they did not really see what they thought they saw. The report offers a possible medical explanation.
"The close proximity of plasma related fields can adversely affect a vehicle or person," states the report.
"Local fields of this type have been medically proven to cause responses in the temporal lobes of the human brain. These result in the observer sustaining (and later describing and retaining) his or her own vivid, but mainly incorrect, description of what is experienced."
There are, of course, other causes of UFOs - aeroplanes with particularly bright lights, stray odd-shaped balloons and strange flocks of birds, to name but a few.
Yet, it will be difficult to convince everyone that there is a rational explanation for all mysterious movements in the sky.
Some UFO-spotters believe governments will always cover up the truth about UFOs, because they are afraid of admitting that there is something beyond their control.
It is not clear how much time and effort the MoD has spent looking at the skies in recent years, but it appears there are no plans for an in-depth UFO report like the one written in 2000.
A MoD spokesperson said: "Both this study and the original "Flying Saucer Working Party" [already in public domain in the national Archives] concluded that there is insufficient evidence to indicate the presence of any genuine unidentified aerial phenomena.
"It is unlikely that we would carry out any future studies unless such evidence were to emerge."


Malgré plus d'un demi-siècle d'observations -- ignorons les divagations sur des ET préhistoriques --, aucun témoignage d'OVNI n'a jamais été validé comme provenant d'une intelligence extra-terrestre. Plus ces croyances sont infirmées, plus leurs adeptes se tournent vers le conspirationnisme pour expliquer que le gouvernement "nous cache quelque chose de pire encore" et que malgré l'absence totale de preuve, ils ont toujours raison.

05 mai 2006

L'UE ne trouve pas de lien entre l'aspartame et le cancer

ROME (AP) - L'Autorité européenne de sécurité alimentaire a conclu vendredi que l'aspartame, le sucre de substitution, n'augmente pas les risques de cancer.

Un comité de scientifiques qui travaillent pour cette instance européenne a confirmé une étude officielle américaine publiée le mois dernier qui n'avait pu établir aucun lien entre la substance synthétique et le cancer.

Le comité européen estime que cette découverte pourrait clore les années de débat sur ce produit doux que l'on trouve dans des milliers de produits, notamment dans les boissons, chewing gum, produits laitiers et autres aliments "light" ainsi que dans certains médicaments.

"Il n'y a aucune raison d'entreprendre une nouvelle évaluation de l'inocuité de l'aspartame", selon Iona Pratt, toxicologue qui dirige le comité.

L'Agence européenne, basée dans le nord de la ville italienne de Parme, refuse les conclusions d'une étude italienne selon laquelle l'aspartame aggraverait les risques de certains cancers, notamment les leucémies et les lymphomes.

L'an dernier, des chercheurs de Bologne avaient rendu publics les résultats de la plus importante étude jamais réalisée sur l'aspartame, incluant 1.800 rats de laboratoire. Les rongeurs étaient divisés en sept groupes et nourris avec des doses différentes d'aspartame tout au long de leur vie. Certains d'entre eux, notamment les femelles, ont développé plus de lymphomes et de leucémies que ceux qui n'en prenaient pas.

Mais le comité européen a conclu que l'augmentation du nombre de tumeurs n'était pas en relation avec la dose d'aspartame elle-même, et a évoqué d'autres causes possibles: d'après Iona Pratt, beaucoup des rats de l'étude avaient souffert de maladie respiratoire chronique, et c'est probablement la cause principale de ces tumeurs.


Les amateurs de 'nature' ont encore perdu un de leurs combats. L'aspartame qu'ils décriaient s'avère inoffensif. Mais l'absence de toute preuve clinique ne les empêchera pas de continuer à clamer leur 'vérité'.

03 mai 2006

Hépatites virales B et C responsables de près de 4.000 décès par an

PARIS (AFP) - Les hépatites virales B et C sont responsables de près de 4.000 décès annuels, selon une étude d'épidémiologistes de l'Inserm et de l'Institut de veille sanitaire (InVS).
On ne disposait jusqu'alors en France que d'estimations partielles sur la mortalité liée à ces hépatites, mais des équipes de ces deux organismes publics ont analysé les certificats de décès de l'année 2001 pour estimer les décès qui leur sont directement imputables.

Un modèle mathématique avait permis d'évaluer en 2002, à environ 3.300 le nombre de décès associés au virus de l'hépatite C (VHC), mais "aucune estimation n'avait été avancée jusqu'a présent sur la mortalité liée à l'hépatite B", selon les chercheurs.

L'analyse des experts aboutit à estimer à 2.646 le nombre de décès imputables à l'hépatite C et à 1.327 le nombre de ceux imputables à l'hépatite B. "Au total, on estime donc qu'en 2001, en France, 3.973 décès sont directement imputables à une pathologie liée au VHC ou au VHB", relèvent-ils.

Les chercheurs insistent sur la gravité des pathologies associées aux virus des hépatites : 73% des sujets décédés d’une hépatite C présentaient une cirrhose et 25% un carcinome (cancer) du foie développé sur une cirrhose. 84% des sujets décédés d’une hépatite B étaient atteints d’une cirrhose et 31% d’un carcinome hépatocellulaire sur cirrhose.

Les auteurs insistent sur la nécessité "d'intensifier le dépistage, en particulier pour les personnes qui ont été exposées au risque de transmission (soins chirurgicaux, tatouage sans précaution d'hygiène...), afin que la prise en charge des patients infectés puisse se faire le plus tôt possible". C’est à ces conditions que l’on pourra réduire significativement le nombre de décès dus à ces pathologies en France, soulignent-ils.

La prévention passe aussi pour l'hépatite B par la vaccination, rappellent par ailleurs les spécialistes. Cette hépatite est en outre transmissible sexuellement et de la mère contaminée à son futur enfant.

L’étude, financée par l’ANRS (Agence nationale de recherche pour le sida), a été présentée au congrès de l’association européenne pour l'étude du foie qui vient de se tenir à Vienne (EASL - Vienne, 26-30 avril).


Voilà donc un nombre de référence pour les anti-vaccinations. Il leur faudra montrer maintenant que les effets secondaires réels de la vaccination anti-hépatite B sont supérieurs au gain d'un millier de vies humaines. Pour l'instant le score est de 1000 à zéro, en faveur du vaccin.

11 avril 2006

Des pseudo-maladies pour vendre des médicaments

PARIS (AFP) - Il est temps de mettre fin à la "création" de maladies "sponsorisée" par l'industrie pharmaceutique, selon le Plos Medicine, revue dont un numéro spécial dénonce le marketing des firmes qui transforment des gens sains en patients, et gaspille de précieuses ressources pour élargir le marché.
Selon la revue du Plos (Public Library of Science, organisation à but non lucratif), publiée mardi, l'accroissement indu de la consommation médicamenteuse a aussi pour conséquence d'augmenter les dégâts iatrogéniques (effets indésirables dus aux traitements) d'autant plus dommageables lorsque le bénéfice potentiel du traitement pour la personne concernée est discutable.

La sortie de ce dossier, accessible sur le net (www.plosmedicine.org) coïncide avec une conférence internationale (www.diseasemongering.org) organisée du 11 au 13 avril à Newcastle (Australie) sur la "création" ou de la "redéfinition" de maladies.
Le dossier décrit le mode de fabrication et de vente de syndromes, de maladies ("disease-mongering") et autres facteurs de risques supposés étendre le marché : comment par exemple le concept de "dysfonction sexuelle féminine" a été forgé au fil du temps alors que sa définition reste floue, comment grâce au marketing direct auprès du public la dysfonction érectile s'est étendue, au delà des problèmes rencontrés par les diabétiques ou des hommes opérés de la prostate, aux banales pannes passagères sans cause médicale chez l'homme jeune.

Des problèmes sans gravité chez l'enfant sont aussi présentés comme de sérieux maux : ainsi le psychiatre britannique David Healy aborde la façon dont des firmes ont "vendu" le trouble bi-polaire (maniaco-dépression), entraînant une explosion de diagnostics chez les enfants américains, certains ayant à peine deux ans.

La promotion du "fast food" dans les écoles a suscité de larges débats, mais pas "l'infiltration des écoles par l'industrie pharmaceutique", déplore Christine Phillips (Australie, université de médecine, Acton) qui détaille les modalités de "formation" des enseignants et infirmières scolaires sur les déficits d'attention liés à l'hyperactivité (ADHD) et leur traitement par psychostimulants.

Entre 1990 et 1995, les prescriptions de méthylphénidate (Ritaline) chez les jeunes ont plus que doublé aux Etats Unis, et ont été multipliées par cinq au Canada. En 2001, cinq millions d'écoliers américains (10%) ont fait leur rentrée sous calmants (antidépresseurs, neuroleptiques ou médicaments pour se concentrer comme la Ritaline...), selon des experts américains.

Les rappels à l'ordre des autorités sanitaires face aux dérapages publicitaires directs ou indirects apparaissent bien faibles au vu de l'ampleur prise par ces méthodes de vente, selon Plos Medicine.


On ne rappellera jamais assez les dangers des abus médicamenteux, particulièrement évidents en France où le taux de remboursement des médicaments incite parfois aux excès.

10 avril 2006

Are near-death experiences a dream?

Nature

People who have near-death experiences more likely to find REM sleep intruding on reality.

Jacqueline Ruttimann

People who have had near-death experiences are more likely to mix up dreams and reality than those who have not, researchers say.

At times of extreme danger or trauma, many people report out-of-body experiences, seeing intense lights, or a feeling of peace. "Near-death experiences are more common than people realize," says neurophysiologist Kevin Nelson of the University of Kentucky, Lexington, lead author of the study published in Neurology1.

Some studies have shown that electrical stimulation to the brain can trigger aspects of near-death experiences (see 'Electrodes trigger out-of-body experience'). Drugs can do the same: ketamine, a horse tranquilizer and illegal recreational drug, can cause many of these symptoms. But spontaneous near-death experiences remain unexplained.

Nelson began investigating the phenomenon after reading of near-death experiences in which patients' arms and legs were paralysed. He knew that some people experience similar paralysis just before sleeping or just after waking. "A light bulb went on in my head," he says.

Dream on

Via the Near Death Experience Research Foundation, based in Federal Way, Washington, Nelson found 55 people who reported near-death experiences after traumatic incidents such as car accidents or heart surgery. He also interviewed an equal number who had not had any such experiences.

Of those who reported near-death experiences, 60% also reported having had at least one incident where they felt sleep and wakefulness blurred together. For those without a near-death experience the figure was 24%.

Such blurred periods can include sleep paralysis. Others report visual or auditory hallucinations. Such incidents can occur when some aspects of sleep's dreaming, or rapid eye movement (REM) state, intrudes into wakefulness.

In REM sleep, muscles can lose their tone or tension, inducing a feeling of paralysis. The visual activity during this state may also explain the feeling of being surrounded by light.

REM sleep occurs in the brainstem — the lower part of the brain that attaches to the spinal cord and controls most basic life functions. "Ironically, this most primitive part of the brain may generate experiences that for some is the definition of being human," says Nelson.

He hopes to further investigate near-death experiences by studying people who have had out-of-body experiences independent of any trauma.

Nelson doesn't rule out the possibility that other psychological or spiritual factors may also play a role. "I'm interested in how this experience is generated. That's as far as I take it," says Nelson. As to the ultimate meaning of these experiences, he will leave that question for others to answer.


Encore un phénomène présenté comme surnaturel qui perd son 'aura'.

08 avril 2006

Un manuscrit ancien défend l'honneur de Judas

Le Figaro

Jean-Michel Bader

Un texte datant du IIIe siècle présente Judas Iscariote comme le plus fidèle disciple de Jésus.

Judas ne serait pas le traître des Evangiles. Un manuscrit réhabilitant cet apôtre a été rendu public mercredi, lors d'une conférence de presse organisée par la National Geographic Society. Il date de la fin du IIIe ou du début du IVe siècle de notre ère. Il s'agirait de l'Evangile selon Judas, tel qu'il aurait été rapporté par l'apôtre. Une entreprise de restauration financée par les Américains et assurée par la Fondation Maecenas pour les arts anciens (Bâle, Suisse) a permis à une équipe de chercheurs et d'exégètes d'authentifier, de restaurer et de traduire le ou plutôt les manuscrits. L'ensemble contient en effet 66 pages dont une version de la première Apocalypse selon Jacques, une lettre de l'apôtre Pierre et un texte connu sous le titre de «livre des Allogènes». Mais surtout, le document comporte 13 pages manuscrites recto verso qui sont la traduction en copte d'un texte original écrit en grec ancien, par un membre d'une secte chrétienne, les gnostiques, peu avant l'an 180.

Ce sont des conversations privées entre Jésus et Judas l'Iscariote juste avant la Pâque. Jésus dit à Judas : «Tu surpasseras tous les autres. Car tu sacrifieras l'homme qui me sert d'habits» ; et également : «Je t'enseignerai les mystères du Royaume, ... mais pour cela, tu souffriras beaucoup.» Ce ne serait donc pas, comme l'affirment les quatre Evangiles canoniques, pour 30 deniers que Judas a vendu Jésus aux Romains : mais, selon le texte, pour l'aider à passer dans l'autre monde, à quitter son enveloppe d'homme. «C'est typique des textes d'inspiration gnostique, estime le père Antoine Guggenheim (école Cathédrale de Paris), que de mépriser ainsi l'ordre de la chair. Or contrairement aux Grecs, à Socrate en particulier, jamais Jésus n'a méprisé la chair.» Les exégètes précisent même que «Jésus, étant pleinement Dieu, ne pouvait demander à Judas de faire le mal (le trahir) pour obtenir le bien (le passage au royaume de son père)».

Découverte mystèrieuse

La découverte récente de textes gnostiques avait déjà ébranlé les certitudes évangéliques des chercheurs et révélé la grande diversité de croyances et de pratiques parmi les premiers chrétiens.

Le manuscrit a été découvert dans une grotte près d'El-Minya, en Egypte, au milieu des années 70, dans des conditions mystérieuses. Il est passé entre les mains de marchands d'antiquités égyptiens, européens et américains. En 1983, l'universitaire américain James Robinson se voit proposer le manuscrit par un antiquaire cairote : jamais il ne pourra réunir les 3 millions de dollars réclamés.

Alors qu'il y était en bon état au moment de sa découverte, le document a ensuite «pourri» dans le coffre humide d'une banque de Hicksville (New York) pendant seize ans. En 2000, une antiquaire de Zurich, Frieda Nussberger-Tchacos, le rachète, en très mauvais état. Elle tente en vain de le vendre et finit par en faire don à la Maecenas Foundation, qui, depuis cinq ans, a commencé sa restauration et sa traduction.

Le laboratoire de datation au carbone 14 de Tucson (Université d'Arizona), qui avait déjà authentifié les manuscrits de la mer Morte, a mesuré la quantité de radionucléides encore présents dans quatre échantillons du papyrus et un morceau du cuir de la couverture. «Les âges des papyrus et du cuir sont groupés entre le IIIe et le IVesiècle», soit entre les années 220 et 340, a annoncé Tim Jull, directeur du laboratoire. L'analyse au microscope électronique et en spectroscopie de l'encre du manuscrit donne une composition compatible avec les ingrédients de l'encre dite ferro-gallique de cette époque, qui contenait des sels biliaires, ainsi qu'une petite quantité de noir de suie (une nouveauté pour l'époque). Enfin, l'analyse en imagerie multispectrale, qui consiste en un bombardement des échantillons avec des lumières de fréquences et de longueurs d'onde différentes, a donné des images parfaitement compatibles avec celles de papyrus égyptiens de cette période. D'ailleurs, s'il s'agissait de faire un faux, à partir d'un vrai papyrus, il faudrait encore connaître la technique particulière d'écriture des Coptes de cette époque, et aussi la grammaire et la syntaxe. Aujourd'hui, une poignée d'universitaires seulement dans le monde en sont les dépositaires !

Cet Evangile de Judas est une vieille connaissance des historiens de la religion catholique. Le premier évêque de Lyon, saint Irénée (entre 130 et 202 après J.-C.), avait spécifiquement fustigé dans «Aversus Hoereses», la «fausse science» des gnostiques, ce groupe de chrétiens qui espéraient la révélation d'un secret pour s'extraire de leur prison charnelle pour retourner au royaume des cieux. «Ils produisent une fiction de genre historique, qu'ils nomment l'Evangile de Judas», s'indignait-il. Mais, après saint Irénée, la trace de l'Evangile de Judas avait été perdue.


Dans la série "on ne peut plus croire à rien", voici maintenant l'histoire de Judas. Alors, tous ces siècles d'antisémitisme chrétien seraient injustifiés ? Et si ça se trouve, nous ne sommes pas au bout de nos surprises dans le domaine de l'exactitude des textes religieux.

07 avril 2006

Grâce au BCG, 40.000 cas de tuberculoses graves évités avant l'âge de 5 ans

PARIS (AFP) - Les quelque cent millions de doses de BCG injectées chaque année dans le monde à des nouveaux-nés ou bébés permettraient d'éviter environ 40.000 cas de tuberculoses graves chez ces enfants avant l'âge de 5 ans, selon une étude à paraître samedi dans la revue médicale britannique The Lancet.
Sur les 132,8 millions d'enfants nés dans le monde en 2002, 100,5 millions (soit 76%) ont été vaccinés avec le BCG à la naissance ou peu après, selon Christopher Dye, de l'0rganisation mondiale de la Santé (OMS).

La couverture vaccinale dépasse 90% dans 101 pays et elle est inférieure à 60% dans neuf pays seulement, sur les 157 où le BCG est administré, ajoutent Christopher Dye et ses collègues dont le Pr Bourdun Trunz (London School of Hygiene and Tropical Medicine, Londres).

Pour analyser l'efficacité de la vaccination, ils ont comparé son coût et ses effets dans différentes régions du monde. C'est en Asie du Sud-est, en Afrique et dans la région du Pacifique occidental, où les taux d'infection et de couverture vaccinale sont élevés, que l'efficacité et la rentabilité du BCG s'avèrent maximales.

Les 100,5 millions de doses de BCG reçues par les enfants nés en 2002 devraient prévenir près de 30.000 cas de méningites tuberculeuses, responsables de graves séquelles neurologiques, soit environ un cas pour 3.500 BCG. Avant le 5e anniversaire de ces enfants, ces vaccins devraient aussi prévenir près de 11.500 cas de tuberculose miliaire, une forme très grave de la tuberculose pouvant affecter de multiples organes, soit un cas évité pour 9.300 vaccinations.

Parmi les quelque 40.000 cas de tuberculoses graves évités, 46% le seraient en Asie, 27% en Afrique et 15% dans la région du Pacifique occidental. C'est dans ces régions qu'il faut le moins de doses de BCG pour chaque cas évité.

Dans les rares pays industrialisés qui continuent à faire du BCG une vaccination de routine, il faut 40.000 BCG pour prévenir un seul cas de tuberculose méningée (ou méningite tuberculeuse), soulignent les auteurs, alors qu'en France notamment, la poursuite de cette vaccination systématique fait débat.

Au niveau mondial, la vaccination revient à environ 200 dollars par année de vie en bonne santé gagnée.

Mais dans les pays développés conservant la vaccination de routine malgré un faible risque d'infection, le coût du BCG par année de vie gagnée atteint des milliers de dollars, selon les auteurs. Ce qui, ajoutent-ils, devrait conduire ces pays riches à envisager de réserver le vaccin aux seuls groupes à risque, comme les professionnels de santé et les enfants dont les parents sont originaires de pays où sévit largement la tuberculose.

Près de 2 millions de personnes meurent chaque année de la tuberculose dans le monde, selon l'OMS, qui estime à environ 9 millions le nombre de nouveaux cas chaque année, dont 48% surviennent dans cinq pays (Bangladesh, Chine, Inde, Indonésie et Pakistan).


La couverture vaccinale est la plus faible là ou sévit la maladie, preuve de plus, s'il en était besoin, de l'efficacité de cette méthode de prévention. Les anti-vaccinations apprécieront.

06 avril 2006

La prière serait dangereuse pour la santé

Le Monde

The American Heart Journal, la bible mensuelle de la cardiologie, publie dans sa livraison d'avril une étude qui évalue le rapport bénéfice-risque de la pratique de la prière. Ce travail est signé de seize praticiens dirigés par les docteurs Herbert Benson et Patricia L. Hibberd. S'il s'agit bien ici de prière - cet acte de religion par lequel on s'adresse à Dieu pour l'implorer ou pour l'adorer -, il faut préciser qu'il s'agit de prières collectives effectuées pour le bénéfice potentiel de tierces personnes.

Les auteurs de la publication de l'American Heart Journal précisent, en introduction de leur article, qu'il s'agit là de pratiques très répandues dans certaines congrégations religieuses, mais que ces pratiques n'ont pas, jusqu'ici, fait la preuve scientifique de leur efficacité. Le temps était donc venu de faire la lumière en usant des outils méthodologiques habituellement utilisés en médecine pour établir un lien de causalité et faire la part du hasard.

Ce travail a été conduit auprès de 1 802 personnes ayant subi, entre janvier 1998 et novembre 2000, dans six établissements hospitaliers américains, un ou plusieurs pontages aorto-coronariens - intervention chirurgicale très répandue qui consiste à modifier le circuit de la vascularisation du muscle cardiaque chez des personnes exposées au risque d'infarctus du myocarde.

Trois congrégations religieuses, deux catholiques et une protestante, ont été chargées de prier pour "la réussite de l'opération chirurgicale et une guérison rapide sans complications" des malades dont elles recevaient le prénom et l'initiale du nom de famille.

Après tirage au sort, trois groupes furent constitués. Les personnes du premier et du deuxième groupe avaient été informées de ce qu'elles pourraient ou non faire l'objet de prières. En réalité, seul le deuxième groupe en aura bénéficié. Le troisième groupe fut, lui, effectivement l'objet de prières et en fut préalablement informé. Toutes ces prières ont été prononcées durant une période de quatorze jours commençant la nuit précédant l'intervention de chirurgie cardiaque.

Le premier point-clé de l'étude était la survenue ou non d'une complication médicale à 14 et à 30 jours. Le second concernait les taux d'accidents graves ou mortels. Dans les deux premiers groupes - ceux composés des personnes ne sachant pas si on priait ou non pour elles -, les auteurs de ce travail ont observé une égalité presque parfaite des conséquences de l'intervention. Des complications sont survenues chez 315 des 604 personnes du premier groupe et chez 304 des 597 du deuxième, soit des taux respectifs de 52 % et 51 %.

Quant au troisième groupe - pour lequel les prières étaient effectivement effectuées et les malades informés qu'elles l'étaient -, le taux de complications a été de 59 % (352 sur 601). La fréquence des nouveaux infarctus fut aussi supérieure (18 % contre 13 %). Quant aux taux de mortalité, ils furent les mêmes dans les trois groupes.

Les auteurs de ce travail en tirent deux conclusions. Non seulement cette forme de prière n'a pas, ici et dans cette indication, démontré la preuve de son efficacité, mais il est désormais établi qu'elle peut avoir des effets nocifs. Du moins quand les malades savent que des inconnus s'adressent à Dieu pour implorer qu'Il oeuvre à prévenir les complications d'un pontage aorto-coronarien.

Comment comprendre ? Les auteurs expliquent ce résultat, non sans un certain bon sens, par le stress subi par des patients inquiets de se savoir à ce point malades "que l'on avait dû avoir recours, les concernant, à un groupe de prière".

The New York Times précise que cette étude, qui n'était en aucune manière destinée à "déterminer si Dieu existe ou s'Il exauce ou non les prières", a coûté 2,4 millions de dollars. Une somme pour l'essentiel fournie par la Fondation religieuse John-Templeton...

Jean-Yves Nau
Article paru dans l'édition du 07.04.06


Un certain nombre d'articles tapageurs avaient fait état il y a quelques années de résultats 'positifs' de la prière intercessionnelle. iIls avaient été critiqués à l'époque pour le manque de sérieux des protocoles utilisés dans les études. Evidemment, il est difficile de croire qu'il y ait un effet quelconque, positif ou négatif d'ailleurs. L'important est que ce genre d'études inutiles soit financées par les associations religieuses et non par les contribuables, au nom de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Evolution Of 'Irreducible Complexity' Explained

Using new techniques for resurrecting ancient genes, scientists have for the first time reconstructed the Darwinian evolution of an apparently "irreducibly complex" molecular system.

The research was led by Joe Thornton, assistant professor of biology at the University of Oregon's Center for Ecology and Evolutionary Biology, and will be published in the April 7 issue of SCIENCE.

How natural selection can drive the evolution of complex molecular systems -- those in which the function of each part depends on its interactions with the other parts--has been an unsolved issue in evolutionary biology. Advocates of Intelligent Design argue that such systems are "irreducibly complex" and thus incompatible with gradual evolution by natural selection.

"Our work demonstrates a fundamental error in the current challenges to Darwinism," said Thornton. "New techniques allowed us to see how ancient genes and their functions evolved hundreds of millions of years ago. We found that complexity evolved piecemeal through a process of Molecular Exploitation -- old genes, constrained by selection for entirely different functions, have been recruited by evolution to participate in new interactions and new functions."

The scientists used state-of-the-art statistical and molecular methods to unravel the evolution of an elegant example of molecular complexity -- the specific partnership of the hormone aldosterone, which regulates behavior and kidney function, along with the receptor protein that allows the body's cells to respond to the hormone. They resurrected the ancestral receptor gene -- which existed more than 450 million years ago, before the first animals with bones appeared on Earth -- and characterized its molecular functions. The experiments showed that the receptor had the capacity to be activated by aldosterone long before the hormone actually evolved.

Thornton's group then showed that the ancestral receptor also responded to a far more ancient hormone with a similar structure; this made it "preadapated" to be recruited into a new functional partnership when aldosterone later evolved. By recapitulating the evolution of the receptor's DNA sequence, the scientists showed that only two mutations were required to evolve the receptor's present-day functions in humans.

"The stepwise process we were able to reconstruct is entirely consistent with Darwinian evolution," Thornton said. "So-called irreducible complexity was just a reflection of a limited ability to see how evolution works. By reaching back to the ancestral forms of genes, we were able to show just how this crucial hormone-receptor pair evolved."

The study's other researchers include Jamie T. Bridgham, postdoctorate research associate in evolutionary biology and Sean M. Carroll, graduate research fellow in biology. The work was funded by National Science Foundation and National Institutes of Health grants and an Alfred P. Sloan Research Fellowship recently awarded to Thornton.

Editor's Note: The original news release can be found here.


La "complexité irréductible", credo des tenants du dessein intelligent, n'aura pas résisté bien longtemps aux assauts des scientifiques.

Découverte du chaînon manquant entre poissons et vertébrés à quatre pattes

PARIS (AFP) - Des fossiles mi-poissons mi-tétrapodes, découverts dans l'Arctique canadien, rétablissent un chaînon manquant dans l'évolution entre poissons et animaux capables de se mouvoir sur la terre ferme, il y a quelque 375 millions d'années, selon deux articles publiés dans Nature.
Les fossiles de Tiktaalik roseae, sorte de poisson-alligator plat doté de nageoires articulées capables de supporter un corps de plus de deux mètres de long, permettent de "documenter la séquence des changements évolutionnaires" qui a abouti aux tétrapodes, estiment les auteurs de ces articles dans la revue scientifique à paraître jeudi.

Tiktaalik a été nommé par le Conseil des Sages de Nunavut, sur le territoire desquels ont été trouvé les fossiles, a indiqué l'Université de Chicago dans un communiqué. Le mot signifie "grand poisson de basses eaux".

Jusqu'à la découverte de ces fossiles, "l'origine des principales caractéristiques des tétrapodes était restée dans l'ombre", notent Edward Daeschler (Académie des sciences naturelles, Philadelphie, USA), Neil Shubin (Université de Chicago, USA) et Farish Jenkins (Université de Harvard, Cambridge, USA).

Les tétrapodes, ces vertébrés qui aujourd'hui comprennent aussi bien les reptiles (dont les serpents) que les amphibiens, les oiseaux et les mammifères, se sont adaptés à la vie terrestre grâce à leurs deux paires de "membres marcheurs", issus des nageoires lobées des sarcoptérygiens (poissons primitifs).

Dans l'évolution, Tiktaalik vient après Panderichthys, poisson fossile connu pour son spiracle, un large évent à l'arrière de la tête qui semble ébaucher l'oreille interne des tétrapodes et vieux de plus de 380 millions d'années, et avant les premiers tétrapodes, Acanthostega et Ichthyostega, qui vivaient il y a 365 millions d'années et dont les membres étaient équipés de métacarpes.

A partir d'un squelette type, reconstitué à partir de plusieurs individus, les chercheurs ont établi que Tiktaalik présentait déjà des caractéristiques qui le distinguent nettement des sarcoptérygiens.

L'animal est de forme aplatie, ses yeux sont placés sur le même plan que le dos, son cou est mobile, ses côtes sont solidaires de l'axe du squelette et il est doté d'une ceinture scapulaire (liaison osseuse avec le sternum) ainsi que de nageoires antérieures capables d'accomplir des mouvements complexes tout en soutenant le corps.

Tiktaalik vivait au nord de ce qui était alors le continent euraméricain, dans un climat subtropical à tropical. Il évoluait dans des eaux fluviales lentes et peu profondes.

Dans cet environnement, le découplage de la tête (d'une vingtaine de centimètres de long) par rapport au reste du corps et les changements dans son mode de locomotion lui ont permis d'adapter sa façon de se nourrir, voire de respirer avec un système à mi-chemin entre les branchies et la pompe buccale, analysent les auteurs de l'article.

La découverte de Tiktaalik vient donc étayer l'hypothèse selon laquelle c'est "l'habitat en eaux peu profondes dans les plaines inondables du continent euraméricain pendant le Dévonien supérieur qui a abrité la transition entre les poissons et les tétrapodes", soulignent-ils.


Encore un succès de la théorie de l'Evolution, qui avait fait la prédiction de l'existence de ce chaînon depuis plusieurs décennies.

05 avril 2006

Un Chinois tente de vendre son âme, sur internet

SHANGHAI (AFP) - Un Chinois de 24 ans a mis son âme en vente sur le site Taobao, où 58 enchères ont été effectuées avant que son offre ne soit retirée par les responsables de ce site, le plus populaire de Chine.
"J'ai fait cela sur un coup de tête", a expliqué le vendeur à l'AFP à Shanghaï, demandant à rester anonyme.

Son offre a été mise en ligne la semaine dernière avec un prix de départ de 10 yuan (1,23 dollars). Les enchères avaient atteint 681 yuan (84 dollars) quand l'offre a été retirée après que des médias chinois en eurent parlé.

Taobao n'interdit explicitement les enchères que pour les armes et les drogues. Mais "nous avons retiré l'offre parce que nous estimons que seul Dieu contrôle les âmes", a expliqué le responsable des relations publiques du site, Tao Ran. "On ne peut pas vendre les âmes puisqu'elles ne peuvent être vues ni touchées", a-t-il ajouté, précisant qu'il y avait eu aussi des pressions de l'opinion publique pour ce retrait.

Le vendeur a indiqué qu'une journaliste lui avait ensuite acheté son âme pour un prix qu'il n'a pas voulu divulguer. "Je vais la lui envoyer par courrier express", a-t-il dit.


Satan n'a qu'à bien se tenir, posséder une âme sera bientôt aussi simple qu'une enchère électronique. On peut se demander ce que les acheteurs feront de leur nouvelle acquisition et si certains ne seront pas tentés de vendre leur âme plusieurs fois.

01 avril 2006

Un Indien sacrifie son fils après avoir eu une vision de Kali

LUCKNOW, Inde (Reuters) - Un habitant du nord de l'Inde a tué son fils de quatre ans après avoir eu des visions de la déesse hindoue Kali exigeant de lui un sacrifice.

"La déesse m'est apparue et m'a ordonné de me sacrifier, ou de sacrifier mon fils", a déclaré ce barbier de 28 ans, présenté sous le nom de Pramod.

Il a été appréhendé vendredi soir par la police après avoir tranché la gorge du garçon avec un rasoir dans les faubourgs de Lucknow, capitale de l'Etat d'Uttar Pradesh.

"J'ai choisi mon fils parce que si j'étais mort cela aurait fait souffrir le reste de ma famille", a-t-il expliqué.

Son épouse, Kusum, a déclaré que son mari avait développé des troubles de la personnalité après avoir consommé une "potion" préparée par un proche, lors d'une querelle familiale.

Dans le panthéon hindou, Kali est considérée comme une déesse destructrice, orientée contre le Mal.

Un responsable de la police, Ashutosh Pandey, a émis des doutes sur la justification apportée au meurtre. "Nous n'excluons pas que ce meurtre puisse s'expliquer par le fait que Pramod soupçonne le garçon d'avoir été engendré par un autre que lui", a-t-il dit.


Un premier avril comme on aimerait en voir moins souvent.

30 mars 2006

L'image de la crucifixion de Jésus peut-être erronée, selon une étude

PARIS (AFP) - L'image de la crucifixion de Jésus, le symbole le plus fort du christianisme, est peut-être erronée, selon une étude publiée par une prestigieuse revue scientifique britannique qui souligne qu'il n'existe aucune preuve que Jésus a été crucifié de cette façon.
L'image qui a traversé les siècles - celle d'un homme cloué sur la croix par les mains et les pieds, les bras étendus et la tête en haut - n'a jamais été étayée scientifiquement, relève le Journal of the Royal Academy of Medicine dans son numéro d'avril. "Les preuves disponibles montrent que les gens étaient crucifiés dans différentes positions et que différents moyens étaient employés pour les fixer sur la croix", selon cette étude.
Pour étayer leur argumentation, les deux scientifiques, Piers Mitchell et Matthew Maslen, tous deux de la Faculté de médecine de l'Imperial College, à Londres, ont passé au peigne fin l'ensemble des études et documents disponibles sur les causes médicales de la mort du Christ.
Les techniques de crucifixion étaient extrêmement variées, soulignent les deux auteurs de cette étude, toutes provoquant finalement la mort du supplicié.
"Les victimes n'étaient pas nécessairement positionnées la tête en haut, ni forcément fixées par des clous enfoncés dans le pied de l'avant vers l'arrière", expliquent les scientifiques, qui ajoutent qu'ils ne remettent pas en cause pour autant la crucifixion elle-même.
Les croix étaient érigées dans toutes les orientations possibles, avec les suppliciés parfois la tête en bas, attachés avec des cordes et non des clous, voire cloutés par les parties génitales. "Si le supplicié était crucifié la tête en haut, un support en bois pouvait être ajouté pour soutenir le poids de la victime et prolonger ainsi le supplice", précisent les auteurs.
Sur le plan archéologique, une seule preuve des méthodes de crucifixion employées à l'époque a été retrouvée en Israël: un squelette de pied avec un clou de 11,5 centimètres planté par le travers et qui était celui, si l'on en croit une inscription trouvée dans un ossuaire tout proche, d'un Juif nommé Yehonanan ben Hagkol. Aucune trace de clou n'avait été retrouvée en revanche au niveau des poignets et des avant-bras.
"Il n'existe à l'heure actuelle aucune preuve suffisante de la façon dont les gens mourraient sur la croix à l'époque romaine", résument les auteurs. "Et il est vraisembable que la position dans laquelle ils ont été crucifiés est déterminante pour établir les causes physiques de la mort", concluent-ils, appelant à de nouvelles recherches sur ce sujet.


Encore des croyances douteuses qui sont présentées comme des vérités révélées dans le dogme chrétien. Espérons qu'il ne faudra pas changer tous les crucifix, ça risquerait de coûter un peu cher.

29 mars 2006

Nus à Lyon dans des cercueils contre la grippe aviaire

LYON (Reuters) - Des membres d'un groupe de défense des droits des animaux se sont allongés pratiquement nus dans des cercueils mercredi en plein centre de Lyon pour inviter les consommateurs à ne pas manger de volaille.
Des militants de l'association d'origine américaine Peta (People for the Ethical Treatment of Animals) portaient des pancartes "la grippe aviaire tue, devenez végétariens".
Peta estime que manger de la volaille peut provoquer une pandémie de grippe aviaire.
"La grippe aviaire pourrait constituer à ce jour la pire menace sanitaire pour l'humanité de toute l'Histoire. Les experts estiment que la maladie pourrait tuer un humain sur huit et provoquer l'effondrement de l'économie mondiale", a déclaré Stéphanie Rébato, porte-parole du mouvement.
Peta considère que la grippe aviaire est "le résultat direct de l'élevage industriel où les animaux sont entassés dans leurs excréments et bourrés d'antibiotiques".
L'organisation a prévu de poursuivre ses opérations de sensibilisation du public cette semaine, jeudi à Genève et vendredi à Marseille.


Le résultat direct de l'élevage industriel ferait donc que les oiseaux sauvages seraient les principaux vecteurs de ce fléau et qu'il ait fait ses premières apparitions dans des zones peu industrialisées. C'est très curieux ! Quant aux effets des antibiotiques pour protéger ou pour encourager la diffusion des virus, il semble que PETA a quelques notions erronées en tête. Un cas typique de confusion entre désirs et réalités, même si l'on peut déplorer les techniques d'élevage industriel de cette filière.

27 mars 2006

Israël: un rabbin veut obliger les enfants à amputer un membre de leurs poupées

JERUSALEM (AFP) - Coup dur pour les enfants des familles orthodoxes: l'ancien Grand Rabbin sépharade d'Israël a promulgué un édit obligeant les parents à amputer leurs poupées d'un bras ou d'une jambe.S'appuyant sur l'interdiction stipulée dans la Bible de créer ou de posséder une idole, le rabbin Mordehaï Eliyahou a déclaré sur une radio religieuse qu'il fallait ôter l'un des membres des poupées.
"Il est très important que ces jouets ne soient pas intacts, car cela leur enlève leur caractère idolâtre", a-t-il expliqué.
Selon lui, si l'enfant possède un ours ou un chien en peluche, il faut lui ôter une oreille ou un oeil.
Son fils, Shmouel Eliyahou, rabbin de Safed, dans le nord d'Israël, a expliqué qu'il était malvenu de posséder des statues ou des poupées, même dans des buts ludiques ou artistiques. "Il faut les amputer ou en tout cas les altérer", a-t-il ajouté.
Il a confié à la presse que son père avait obligé l'un de ses fidèles à casser l'oreille d'une réplique de la statue de Moïse de Michel-Ange, qu'il avait achetée à un prix exorbitant.
Les édits religieux des rabbins n'ont aucune valeur juridique en Israël. Ils n'ont force de loi que pour leurs ouailles..


Les intégrismes de toutes les religions se ressemblent bigrement. Selon les mêmes règles, la lapidation des femmes adultères devrait s'imposer aux ouailles de ces intégristes.