12 décembre 2005

Le Gulf Stream insensible au réchauffement climatique !

Par Michel Fantin, Tech&Co

Ce n’est pas le calme plat dans l’océan atlantique ! Une étude publiée dans la revue Nature le 1° décembre par le scientifique Harry Bryden du Britain’s National Oceanography Centre, en pleine ouverture du sommet de Montréal (qui s'est clôturé vendredi dernier), montre un phénomène curieux : le réchauffement climatique pourrait provoquer une baisse de la température dans le nord de l’Europe…
Ce résultat paradoxal, confirmé par les simulations du Centre Hadley de prévision du climat (Londres) dans son dernier rapport, met en lumière que des courants marins profonds de l’océan Atlantique subissent de fortes variations.
Mais attention : le Gulf Stream proprement dit n’y est pour rien ! Contrairement à ce que l’on a pu lire récemment dans de nombreux articles de presse, et à l’opposé des idées reçues qui en découlent, les travaux de Bryden démontrent que le fameux courant de surface de l’hémisphère nord est très stable.
Rappelons que le Gulf Stream fait partie d’une boucle de courant océanique entraînée par les vents, qui part de la Floride, traversant l’atlantique nord dans le sens des aiguilles d’une montre (on parle de « gyre subtropicale »). Les masses d’eau relativement chaudes et salées déplacées en surface vers le nord par un ensemble de courants prolongeant le Gulf Stream (dérive nord-atlantique) jusqu’au Spitzberg subissent ensuite des échanges avec l’atmosphère avant de repartir vers le Sud. L’équilibre de cette boucle de courant n’est pas modifié depuis un demi-siècle, malgré les bouleversements actuels. Jusqu'à quand ?
Il en va différemment de la « circulation thermohaline », qui transporte de la chaleur vers le Nord. Il s’agit là d’un tout autre phénomène, initié par des courants verticaux de densité. Ces courants se produisent afin de rétablir un équilibre entre les couches superficielles de l’océan atlantique nord (au Labrador notamment), froides et salées, donc très denses et par conséquent descendant en profondeur, et les couches basses, plus chaudes et moins denses qui ont tendance à remonter vers la surface.
Par opposition au Gulf Stream et aux courants marins entraînés par les vents, la circulation thermohaline (THC) est principalement verticale, et provoquée par la formation et la plongée en profondeur (jusqu’à 5000 m) d’eau au niveau du Groenland, de l’Islande et de la Norvège.
Or, chutant de 20 millions de m3 par seconde à seulement 14 millions, la circulation thermohaline montrerait un déclin d’environ 30% du flux océanique “général” ainsi que des changements de la circulation de retour en profondeur. En particulier, le flux dans la partie la plus enfouie du courant de retour, entre 3000 et 5000 mètres sous la surface, s’est réduit.
La raison : le réchauffement de la planète, dû aux émissions de gaz à effet de serre, entraînerait une augmentation des précipitations en surface, diminuant la densité de la couche d’eaux froides de surface qui alors a moins tendance à « plonger ».
En affectant la circulation thermohaline, donc en réduisant la quantité de chaleur transportée vers le Nord, cette modification des flux verticaux pourrait engendrer un rafraîchissement dans l’océan Atlantique Nord de 2°C environ. Mais il faut être prudent dans les conclusions. « La marge d’erreur des calculs réalisés pour évaluer l’intensité de la circulation thermohaline est importante, de l’ordre de grandeur de la variation constatée » fait remarquer David Salas, chercheur climatologue à Météo France, interrogé par Tech & Co pour Futura Sciences . Et la température simulée en Europe (non plus dans l’océan) ne baisserait que d’environ 0,5°C. Nous sommes encore très loin des images glaciales du film à grand spectacle « The day after tomorrow »…

09 décembre 2005

Brésil: un maire décrète une "interdiction de mourir"

SAO PAULO (AFP) - Le maire de Biritiba Mirim, dans la banlieue de Sao Paulo, a décrété une "interdiction de mourir" dans cette commune jusqu'à nouvel ordre, faute de place dans le cimetière municipal.Un "projet de loi" en ce sens va être examiné par l'Assemblée municipale a indiqué jeudi son adjoint, André José Barros.
"Interdiction de mourir à Biritiba Mirim" est le titre du site web de la mairie. "Les contrevenants seront sanctionnés pour leurs actes. La mesure restera en vigueur jusqu'à la construction du nouveau cimetière" et "les citoyens devront veiller à leur santé afin de ne pas mourir", stipule le texte du "projet de loi".
"Il s'agit en réalité d'une protestation pour attirer l'attention de l'opinion publique sur la saturation du cimetière et sur l'interdiction d'en construire un autre", a précisé M. Barros.
Dans un message à l'Assemblée municipale, le maire, Roberto Pereira da Silva, reconnaît que "ce projet peut paraître absurde". "Mais que ce qui est encore plus absurde, c'est la Résolution 335/03 du Conseil National de l'Environnement qui nous interdit de construire un nouveau cimetière dans la ville".
Le maire prévient ses conseillers municipaux que "la situation est catastrophique". "Les familles de la commune n'ont plus où enterrer leurs morts, toutes les ressources possibles ont été épuisées: récupération des tombes abandonnées, ouverture de nouvelles tombes dans les allées du cimetière, agrandissement grâce à des terrains proches, mais tout cela n'est pas suffisant", conclut le maire.


Reste encore à déterminer comment faire payer les amendes aux contrevenants.

08 décembre 2005

L'UE offre par erreur une aide faramineuse aux pays pauvres

BRUXELLES (Reuters) - Une coquille a conduit la présidence britannique de l'Union européenne à offrir une aide faramineuse de plus de 22 mille milliards d'euros - soit 27 fois le budget à long terme des Vingt-Cinq - à des pays pauvres d'Afrique, du Pacifique et des Caraïbes.
Un diplomate européen a déclaré jeudi que la proposition de coopération de 22.682 milliards d'euros n'avait guère fait sourciller les responsables de l'UE.
Il a précisé que cette offre, bien supérieure au budget prévisionnel 2007-2013 de 846,8 milliards d'euros, était le résultat d'une coquille.
La présidence britannique aurait simplement recopié la proposition faite par le Luxembourg au début de l'année sans modifier la virgule décimale, utilisée sur le continent, par le point d'usage en Grande-Bretagne.
"Cela ruinerait l'UE", a commenté le diplomate.
Un responsable de la présidence britannique a confirmé qu'une erreur typographique avait été commise et que l'offre aux pays pauvres s'élevait bien à 22,682 milliards d'euros.


Tant qu'on y est, si on reparlait du système métrique ?

07 décembre 2005

Une société chinoise se voit interdire de vendre des terrains sur la Lune

PEKIN (AFP) - Une société chinoise s'est vu interdire de vendre des terrains sur la Lune par les autorités de contrôle du commerce, qui ont estimé que si c'était "un beau rêve", cela ressemblait surtout à de la fraude.Selon le journal China Daily, l'entreprise, qui se présentait sous le nom de "L'Ambassade de la Lune", proposait des terrains au prix de 298 yuans (37 dollars) pour 0,4 hectare.
Pour les autorités de contrôle citées par le journal, "la vente de terrain sur la Lune par l'Ambassade de la Lune à ses clients est une sorte de fraude". "Posséder un bout de terrain sur la Lune ne concorde avec aucun article d'un règlement en Chine, ce n'est qu'un beau rêve".
Trente quatre personnes s'étaient laissées tenter avant que les activités de la société ne soient suspendues le 28 octobre, une décision confirmée en appel, a précisé mardi le China Daily.
Le propriétaire, Li Jie, estimait être dans son bon droit, affirmant qu'"aucune loi ou règlement en Chine n'interdit la vente de terrain sur la Lune".


Trou noir à vendre !

02 décembre 2005

Étude : Les micro-ondes affectent l’humeur

Un psychiatre australien met en garde les populations en soulevant le danger que présente le «smog» électromagnétique émanant des appareils cellulaires et des fours à micro-ondes car selon lui, ces ondes pourraient être responsables d’un effet dépressif sur l’humeur des gens en général.
Michael Berk, de l’Université de Melbourne, affirme avoir trouvé un lien entre le taux de suicide et l’augmentation de tempêtes géomagnétiques déclenchées par les éruptions solaires.
Il a remarqué qu’à chacune de ces tempêtes solaires, plus d’Australiens ont manifesté le désir de s’enlever la vie. Ce qui semble contradictoire, puisque les humains en général devraient en fait s’être acclimatés au Soleil.
Le professeur Berk, qui traite des patients souffrant d'un trouble bipolaire, a analysé les suicides en Australie de 1968 à 2000 et en a associé les données à celles des éruptions solaires.
Si les conclusions de ce chercheur s’avéraient fondées, les effets en seraient dévastateurs sur la perception que nous avons de notre technologie moderne en générale, lourdement dépendante de l’énergie électromagnétique. Se servir de son cellulaire pourrait être considéré déprimant et réchauffer sa pizza au four à micro-ondes, perçu comme un geste aux conséquences suicidaires.
Il s'agit cependant peut-être beaucoup plus que d'un phénomène de perception, alors que ce chercheur et d'autres avant lui ont conclu à l'effet nocif de l'exposition à des champs électromagnétiques.
Mis à part le ton facétieux adopté par le journaliste du Inquirer, le fait demeure que depuis des années, les études à ce sujet se succèdent avec des conclusions contradictoires, dépendant de qui les commandent et les commanditent. À suivre avec intérêt.


On comprend le scepticisme du journaliste lorsqu'on a compris la différence entre corrélation et causalité.

30 novembre 2005

Fundamentalists 'threaten scientific progress'

Outgoing Royal Society president lambasts dogma
Groups accused of putting beliefs above evidence
Ian Sample, science correspondent
The Guardian

An upsurge in fundamentalism is seriously threatening the role of science in shaping the modern world, Britain's most senior scientist will warn today.
In a valedictory speech to mark the end of his five year presidency of the Royal Society, Lord May of Oxford will claim that fundamentalist thought in all its guises, from religious beliefs to the ideologies of green lobby groups, is skewing debates over some of the most pressing issues facing humanity, such as climate change and emerging diseases.
Such is the influence of groups that ignore or misinterpret scientific evidence, that the core values that underpinned the Enlightenment and led to "free, open, unprejudiced, uninhibited questioning and inquiry, individual liberty and separation of church and state" are being eroded, Lord May believes.
In his address to the society, titled Threats to Tomorrow's World, Lord May will criticise groups for putting their own traditions, unsupported beliefs and dogmas above scientific evidence. "Fundamentalism doesn't necessarily derive from sacred texts. It's where a belief trumps a fact and refuses to confront the facts.
"All ideas should be open to questioning, and the merit of ideas should be assessed on the strength of evidence that supports them and not on the credentials or affiliations of the individuals proposing them. It is not a recipe for a comfortable life, but it is demonstrably a powerful engine for understanding how the world actually works and for applying this understanding," he will say.
The problem is most prominent in the debate over climate change, Lord May claims, comparing the climate change denial lobby, which is "funded to the tune of tens of millions of dollars" by the petroleum industry, with the tobacco lobby, which continues to deny that smoking causes lung cancer. The green groups were not spared criticism."We need to recognise that on the one hand there are huge problems with nuclear energy, while on the other hand there are huge problems with putting carbon into the atmosphere." It was hard to see renewable energy replacing nuclear power "on the timescale we need."
Lord May is particularly critical of the Catholic church and its comments on the use of condoms, which are proven to reduce the spread of sexually-transmitted diseases. "The Vatican in particular promotes abstinence outside marriage, and condemns condom use. This disapproval, for all its putative high-mindedness, simply is not an effective strategy for preventing dissemination of HIV."
The speech warns of the emerging problem of creationism being taught in school science lessons as a theory on equal footing with evolution. Lord May called on scientists to be more proactive in making their voices heard.
"Sadly, for many, the response is to retreat from complexity and difficulty by embracing the darkness of fundamentalist unreason. The scientific community should be energetically engaging the political process in all the avenues that can be pursued." He urged scientists to be "more energetic as citizens and getting out there and trying to convince people".
Lord May, an Oxford University professor of zoology, stands down as president of the Royal Society today, making way for Professor Sir Martin Rees, the Cambridge University-based Astronomer Royal.

Limbo consigned to history books

The Times
From Richard Owen in Rome
THE Pope is set to abolish the concept of Limbo, overturning a belief held by Roman Catholics since the Middle Ages.
Limbo has long been held to be the place where the souls of children go if they die before they can be baptised. However, a 30-strong international commission of theologians summoned by the late John Paul II last year to come up with a “more coherent and illuminating” doctrine in tune with the modern age is to present its findings to Pope Benedict XVI on Friday.
NI_MPU('middle');
Vatican sources said yesterday that the commission would recommend that Limbo be replaced by the more “compassionate” doctrine that all children who die do so “in the hope of eternal salvation”.
There is little doubt that the Pope will agree. As Cardinal Joseph Ratzinger he presided over the commission’s first sessions. He is on record as saying that Limbo has no place in modern Catholicism. In 1984, he told Vittorio Messori, the Catholic author, that Limbo had “never been a definitive truth of the faith”.
He said: “Personally, I would let it drop, since it has always been only a theological hypothesis.” The commission is currently chaired by Archbishop William Levada of the United States, appointed by the Pope in May to be his successor as Prefect of the Congregation for the Doctrine of the Faith.
In Christian doctrine, Heaven is a state of union with God, while Hell is separation from God. Christians have long wrestled, however, with the thorny question of what happened to those who died before Jesus, who “brought Man salvation”, as well as the fate after death of children who die in the womb.
Although there is no basis for it in Scripture the traditional answer is Limbo, from the Latin limbus, meaning a hem, edge or boundary. It is described as the temporary resting place of “the souls of good persons who died before the resurrection of Jesus” (limbus patrum) and the permanent home in the afterlife of “the unbaptised who die in infancy without having been freed from original sin” (limbus infantium).


Après la 'réhabilitation' de Galilée par JP2, saluons un nouveau progrès de l'Eglise Caholique. Il lui reste néanmoins beaucoup de chemin avant de rattraper les réalités modernes.

Un Marocain voulait ouvrir un compte avec un billet d'un million de dollars

RABAT (AFP) - Un Marocain de 32 ans a été placé en garde à vue après avoir tenté d'ouvrir un compte bancaire en présentant un billet d'un million de dollars.L'homme s'était présenté récemment à un guichet de la Société Générale Marocaine de Banques (SGMB) à Rabat avec ce billet en affirmant vouloir établir une société de verrerie. L'employé éberlué a appelé sa direction qui a recommandé au client de présenter sa "devise" à la Banque du Maroc (Banque centrale), a indiqué mercredi un responsable de la police.
L'individu s'y est rendu et a présenté son billet qui s'est avéré être un tract publicitaire représentant un chèque libellé en dollars. Il a expliqué qu'il voulait monter son entreprise avec un Saoudien, mais ce dernier a été mis hors de cause.
Selon la police, il risque dix ans de prison pour usage de faux.


Un traitement pour crédulité maladive serait plus approprié.

23 novembre 2005

Un "nouveau Bouddha" attire des milliers de curieux dans la jungle népalaise

KATMANDOU (AP) - Certains sont convaincus qu'il est la réincarnation de Bouddha. Des milliers de curieux s'enfoncent chaque jour dans la jungle népalaise pour apercevoir un adolescent en pleine méditation, qui n'aurait pas bougé, ni mangé, ni bu, depuis six mois.
Ram Bahadur Banjan, 15 ans, reste immobile, les yeux clos, niché dans la position du lotus au creux des racines d'un arbre de la jungle de Bara, à environ 160km au sud de Katmandou. Il est censé être demeuré ainsi depuis le 17 mai mais ses fidèles le dérobent chaque nuit à la vue du public.
Un journaliste du journal "Kantipur", Sujit Mahat, a passé deux jours sur place. D'après lui, environ 10.000 personnes viendraient quotidiennement rendre visite au jeune homme.
Devant l'affluence, des militaires ont été déployés dans le secteur pour canaliser la foule. Un stationnement a été improvisé et des commerçants ont installé des stands à proximité de la retraite de l'adolescent, un lieu habituellement peu fréquenté.
Nombre de visiteurs croient se recueillir devant la réincarnation de Gautama Siddhartha, né dans le sud-ouest du Népal, non loin du site, aux environs de 500 avant Jésus-Christ, et vénéré ensuite comme Bouddha, "l'Eveillé".
La police, elle, mène l'enquête. "Nous avons une équipe (...) qui étudie sur ces affirmations pour savoir comment quelqu'un pourrait survivre si longtemps sans eau ni nourriture", explique l'inspecteur de police Chitra Bahadur Gurung. Ses hommes ont interrogé les proches de l'adolescent mais n'ont pu questionner directement le jeune homme, évidemment silencieux.
Les autorités locales ont aussi demandé à l'Académie royale népalaise des sciences et de technologie d'envoyer des scientifiques de Katmandou pour examiner l'adolescent.
D'après le journaliste Sujit Mahat, les visiteurs sont maintenus par un cordon à une distance 25 mètres du méditant, qu'ils ne peuvent apercevoir qu'en plein jour, de l'aube au crépuscule. Au coucher du soleil, ses proches placent un écran devant le jeune homme, le protégeant des regards.
"On ne peut pas dire ce qui arrive après la nuit tombée", explique Sujit Mahat. "Les gens n'ont pu voir que ce qui se passait dans la journée, et beaucoup pensait que c'était une sorte de Dieu".
Le bouddhisme compte environ 325 millions de fidèles, la majorité en Asie. Pour ceux qui l'approfondissent, cette religion enseigne l'art de rectifier sa pensée et de se contrôler pour tenter d'atteindre le nirvana, état divin de paix et félicité que seul peut expérimenter l'être débarrassé de tout désir.


Encore un exemple de témoignages de foi. Le fait de masquer le jeune homme pendant toute une nuit permet de supposer toutes les tricheries possibles.

21 novembre 2005

Australie: elle tente d'ouvrir la porte d'un avion en plein vol pour fumer

SYDNEY (AFP) - Une Française a comparu lundi devant un tribunal australien pour avoir tenté d'ouvrir la porte d'un avion en plein vol pour fumer une cigarette, selon l'agence australienne Associated Press.Sandrine Hélène Sellies, 34 ans, était sous l'emprise d'alcool et de somnifères lorsqu'elle a embarqué samedi à bord d'un appareil de la compagnie Cathay Pacific pour relier Hong Kong à Brisbane (Australie), selon l'agence.
Elle a plaidé coupable de l'accusation de mise en danger par la justice australienne qui l'a soumise à une obligation de bonne conduite avec mise à l'épreuve d'un an assortie d'une amende de 1.000 dollars (730 USD) en cas de son non respect.
Durant le vol, la passagère s'est dirigée, visiblement endormie, en direction d'une issue de secours de l'appareil avec une cigarette non allumée et un briquet à la main. Un personnel de bord l'a stoppée alors qu'elle tentait d'ouvrir la porte.
L'avocate de la prévenue, Helen Shilton, a fait valoir que sa cliente avait absorbé de l'alcool pour apaiser ses angoisses de l'avion.
La jeune femme, qui a fait état d'antécédents de somnanbulisme, dit n'avoir aucun souvenir de l'incident...


Bref, pour échapper à ses angoisses de l'avion, elle aurait pu en provoquer quelques-unes chez les autres passagers.

Une Britannique réprimandée par la police pour avoir donné le sein en public

LONDRES (AFP) - Une Britannique de 34 ans a expliqué lundi comment elle a été réprimandée par la police pour avoir donné le sein à son bébé, sur un banc public, après la plainte déposée par un passant visiblement offusqué."Le policier m'a précisé que si je voulais donner le sein à mon enfant, je devais le faire dans un pub ou un restaurant", a expliqué Margaret Boyle-White lundi à la presse britannique, en racontant l'incident.
La jeune femme venait de finir d'allaiter sa fille Niamh, âgée alors de 28 jours, à Watton, dans le Norfolk (est de l'Angleterre), en juin dernier, quand elle a été abordée par un policier dépêché sur les lieux après la plainte déposée par un habitant de la commune.
"Je me suis sentie traitée comme une criminelle", a expliqué Mme Boyle-White, qui demande désormais des excuses officielles.
Un porte-parole de la police du Comté du Norfolk a confirmé qu'un de ses agents était intervenu auprès de Mme Boyle-Smith mais a assuré que celui-ci avait agi de "façon discrète et professionnelle" et qu'aucune plainte officielle n'avait encore été déposée par la jeune mère.


Shocking ! Au XXIe siècle, certains se comportent encore comme le Tartuffe de Molière.

Amalgames dentaires: les concentrations de mercure non-toxiques

PARIS (AFP) - Les concentrations de mercure identifiées dans les amalgames dentaires "ne sont pas de nature à entraîner des effets toxiques", a déclaré lundi l'Agence du médicament (Afssaps) dans un communiqué."L'amalgame dentaire est un matériau d'obturation de bonne qualité qui justifie le maintien de son utilisation en chirurgie dentaire", a précisé l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
"Les doses de mercures identifiées sont très en deçà de celles pouvant entraîner des effets toxiques", a ajouté l'Afssaps, précisant que la "libération de mercure, proportionnelle au nombre d'amalgames en bouche peut survenir lors de la condensation, du polissage, de la pose et de l'usure des amalgames".
L'Afssaps avait constitué en 2003 un groupe de travail sur les amalgames dentaires après avoir été alertée, a-t-elle expliqué, "par des déclarations de personnes qui présentaient des troubles qu'elles estimaient liés à la présence d'amalgames dentaires".
Dans leur rapport remis en octobre, les 14 experts de ce groupe de travail ont estimé que "la preuve d'une relation de causalité entre présence d'amalgames en bouche et des symptômes ou pathologies systémiques (Ndlr touchant le reste de l'organisme) n'a pu être apportée", a résumé l'Afssaps dans le communiqué.
Estimant que le "retrait systématique des amalgames dans la population générale ne se justifie pas", le groupe de travail a proposé un suivi des personnes qui présenteraient des troubles qu'elles estiment liés à la présence d'amalgames dentaires et rappelé des précautions d'emploi.
Il a ainsi recommandé "d'éviter de placer des amalgames dentaires au voisinage direct d'autres restaurations métalliques (couronnes, ndlr) afin de ne pas augmenter le risque de corrosion".
Il faut, ont ajouté les experts, "proscrire la mise en place d'amalgames au contact direct d'éléments en alliage de métaux précieux ou d'ancrages en laiton doré".
"La pose et plus encore la dépose des amalgames augmentent sensiblement la libération de mercure", il faut donc, selon le groupe de travail, "éviter" si possible ces actes chez la femme enceinte ou allaitante.
Il est aussi "déconseillé d'effectuer l'éclaircissement des dents postérieures" obturées par de tels amalgames "compte tenu de la libération des vapeurs de mercure provoquées par l'action de peroxydes".
Le parquet de Paris a ouvert le 10 octobre une information judiciaire après la plainte d'un homme de 45 ans, Michel Ferrandez, invalide à 80%, atteint d'une maladie du système nerveux qui s'estime victime d'une intoxication provoquée par le mercure de ses amalgames dentaires.

20 novembre 2005

Le Premier ministre thaïlandais ne parle plus à la presse, à cause de Mercure

BANGKOK (AP) - Invoquant une configuration astrale défavorable, le Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra a annoncé dimanche qu'il ne répondrait plus aux questions des journalistes jusqu'à l'année prochaine...
Le chef du gouvernement a expliqué aux journalistes que dans l'alignement actuel des planètes, son étoile se trouvait sous l'influence de Mercure. "Mercure, ce n'est pas bon, alors si ce n'est pas bon, je vais demander à ne plus parler. J'attendrai l'année prochaine pour parler", a-t-il expliqué aux journalistes à son retour à Bangkok après une visite en Corée-du-Sud et en Chine.
Son silence annoncé devrait l'empêcher de commenter des allégations de la presse, selon laquelle sa soeur aurait employé un avion de l'armée pour transporter des invités à une soirée d'anniversaire et une pendaison de crémaillère dans le nord du pays.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2001, Thaksin Shinawatra a manifesté une certaine hostilité vis à vis des médias. Ses détracteurs l'accusent de vouloir restreindre les libertés de la presse en manipulant la couverture médiatique, en annulant des émissions de radio ou télévision et en assurant le rachat de groupes de presse par des alliés.


Si Mercure ce n'est pas bon pour lui, peut-être que le premier ministre ferait mieux de démisionner carrément.

Un ancien site druidique attire les amateurs de paranormal

GRENOBLE (AFP) - La forêt de Vallin, en Isère, fréquentée, selon la légende, par des druides et des templiers, est en passe de devenir un lieu de pèlerinage accueillant les jours de beau temps des dizaines de personnes, venues profiter de ses vertus curatives supposées.La fréquentation augmente, "on voit même parfois arriver des cars", témoigne le maire PS de la commune de Saint-Victor-de-Cessieu (Isère), Jean Daujas, sur laquelle se trouve le bois. Lui-même se rappelle que ses grands-parents parlaient souvent de cette forêt "où l'on se sent bien".
"J'ai des administrés qui y vont régulièrement et ressortent délassés. Il doit y avoir des ondes magnétiques", risque-t-il, tout en restant prudent. Interrogé sur d'éventuelles guérisons, il rétorque: "On ne sait rien, et il faut faire attention de ne pas transformer ce site en une espèce de Lourdes".
En attendant, promeneurs et curieux viennent s'ajouter aux malades venus chercher un répit en ce lieu, une jolie forêt de hêtres, de chênes et de noisetiers.
"Une sorte de parcours s'est imposé au fil du temps", explique un érudit local, âgé de 70 ans, Louis Chavreau, radiesthésiste et retraité du textile.
Les promeneurs s'arrêtent une première fois, bras tendus devant eux, doigts écartés au-dessus de deux ruisseaux, l'un chargé d'argile verte et l'autre d'oxyde de fer, sensés soit calmer, soit communiquer de l'énergie.
Les visiteurs grimpent ensuite jusqu'à un siège en pierre large de 2 mètres, remontant peut-être à l'époque mégalithique, appelé "fauteuil du seigneur". Pour Louis Chavreau, ce siège pourrait avoir été un autel druidique.
Des pèlerins, en majorité des femmes, s'y assoient quelques instants. Certaines affirment sentir une sensation de chaud dans le dos, dans le cou, et déclarent se sentir mieux.
Plus haut, les visiteurs passent devant "la fontaine des lépreux" aujourd'hui asséchée, et montent jusqu'à un tumulus, "la thébaïde". Sur place, une femme enserre dans ses bras le tronc d'un arbre et pleure. "Je ressens une forte émotion", explique-t-elle.
Chemin faisant, les promeneurs parlent de rayons telluriques bienfaisants, échangent des histoires de guérisons surprenantes "par inversion de polarité", concernant des eczémas, des cancers, des maladies de la peau, des douleurs ou des problèmes de fertilité.
"Je suis venue ici parce que je n'arrivais pas à avoir un deuxième enfant. Pendant dix ans, on a tout essayé, y compris l'insémination artificielle, mais rien. Arrivée en haut de la thébaïde, je suis tombée à la renverse, il s'est passé quelque chose de fort comme s'il y avait eu un déblocage", affirme une jeune femme, Isabelle Rabatel, qui est maintenant enceinte.
Un jeune Marseillais, adepte des lieux, vient se ressourcer pieds nus afin de ressentir les vibrations et explique : "Je suis là pour me dé-stresser au bord de l'eau, et ensuite je monte me recharger en énergie sur le fauteuil".
"Cet endroit était oublié de tous, excepté des anciens, et des chasseurs qui avaient remarqué qu'il n'y avait jamais d'oiseaux dans ce bois", rappelle Louis Chavreau.
Il était "envahi par les ronces. Lorsqu'il a été nettoyé, dans les années 1975, l'ex-propriétaire des lieux m'a montré le fauteuil du seigneur et j'ai remarqué qu'il y avait sur ce lieu une énergie particulière qui parfois affole les boussoles", explique M. Chavreau.
Le propriétaire du bois, Thierry Rostaing, un agriculteur passionné par la culture celte, explique ces phénomènes par la présence d'ondes magnétiques. Selon lui, "le site est une vraie batterie".


Il faudrait expliquer à tous ces gens que des "ondes magnétiques", il y en a partout depuis l'avènement de la radio et de la télévision, et ça ne s'est pas arrangé avec l'arrivée de l'informatique et de la téléphonie mobile. Il est étonnant qu'ils n'aient pensé qu'à ce site pour "recharger leur batteries": celui d'un émetteur de TDF leur conviendrait tout aussi bien.

16 novembre 2005

La plante qui cache le poison

(LEXPRESS.fr ) : Les zélateurs forcenés de la phytothérapie devraient se méfier. A force de répéter que les plantes sont efficaces pour traiter toutes sortes d'infections, ils oublient une chose: si elles sont réellement actives, elles peuvent donc aussi être dangereuses. Surtout si on confond l'une avec l'autre. Prenez Stephania tetandra, une herbe d'origine chinoise censée faire maigrir. Commercialisée par la firme Arkopharma sous le doux nom d'Asiatitrat, elle fut utilisée par près de 2 000 femmes en France au début des années 1990 et plus encore en Belgique, où 1 million et demi de gélules furent vendues.

Mais voilà, si Stephania paraît inoffensive, sa cousine Aristolochia est, elle, très nuisible. L'un de ses composants constitue même un poison qui peut provoquer une insuffisance rénale ou des cancers des voies urinaires, et ce plusieurs années après qu'on l'a ingéré. Or, en chinois, la première s'appelle han fangchi et la seconde guang fangchi. Deux noms très proches qui expliquent que, entre 1989 et 1992, Arkopharma ait importé par erreur 750 kilos d'Aristolochia. Le leader européen de la phytothérapie et des compléments alimentaires (près de 250 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2004) a beau arguer que ces deux plantes étaient autorisées à la vente, sept femmes au moins, en France, en ont subi de graves conséquences et deux en sont mortes. L'une avait 40 ans, l'autre 34. Le mari de cette dernière a porté plainte en 2001 pour homicide involontaire.

Au cours du procès, qui s'est tenu le 5 octobre, le procureur avait requis deux ans de prison et 20 000 euros d'amende à l'encontre du PDG de l'époque. Celui-ci a d'ailleurs reconnu avoir «vendu une plante pour une autre», tout en se défendant d'avoir manqué de vigilance. Le verdict, rendu ce 17 novembre, donnera sans doute lieu à une procédure d'appel. Mais il aura au moins eu un mérite: rappeler les risques d'une «conception erronée et largement répandue [qui] fait de “naturel” le synonyme de “sans danger”». La phrase est tirée d'un rapport de l'Organisation mondiale de la santé paru en décembre 2002. Dans un pays où 49% de la population a déjà eu recours, au moins une fois dans sa vie, à des médecines complémentaires ou parallèles, elle prend tout son sens.

(21/11/05 : L'ex-PDG en question a été condamné à trois ans de prison avec sursis et à 30.000 euros d'amende mais a fait appel. Le pharmacien niçois, qui comparaissait également, a été condamné quant à lui à 12 mois d'emprisonnement avec sursis.)

15 novembre 2005

Philosophers Notwithstanding, Kansas School Board Redefines Science

By DENNIS OVERBYE
NewYork Times
Once it was the left who wanted to redefine science.
In the early 1990's, writers like the Czech playwright and former president Vaclav Havel and the French philosopher Bruno Latour proclaimed "the end of objectivity." The laws of science were constructed rather than discovered, some academics said; science was just another way of looking at the world, a servant of corporate and military interests. Everybody had a claim on truth.
The right defended the traditional notion of science back then. Now it is the right that is trying to change it.
On Tuesday, fueled by the popular opposition to the Darwinian theory of evolution, the Kansas State Board of Education stepped into this fraught philosophical territory. In the course of revising the state's science standards to include criticism of evolution, the board promulgated a new definition of science itself.
The changes in the official state definition are subtle and lawyerly, and involve mainly the removal of two words: "natural explanations." But they are a red flag to scientists, who say the changes obliterate the distinction between the natural and the supernatural that goes back to Galileo and the foundations of science.
The old definition reads in part, "Science is the human activity of seeking natural explanations for what we observe in the world around us." The new one calls science "a systematic method of continuing investigation that uses observation, hypothesis testing, measurement, experimentation, logical argument and theory building to lead to more adequate explanations of natural phenomena."
Adrian Melott, a physics professor at the University of Kansas who has long been fighting Darwin's opponents, said, "The only reason to take out 'natural explanations' is if you want to open the door to supernatural explanations."
Gerald Holton, a professor of the history of science at Harvard, said removing those two words and the framework they set means "anything goes."
The authors of these changes say that presuming the laws of science can explain all natural phenomena promotes materialism, secular humanism, atheism and leads to the idea that life is accidental. Indeed, they say in material online at kansasscience2005.com, it may even be unconstitutional to promulgate that attitude in a classroom because it is not ideologically "neutral."
But many scientists say that characterization is an overstatement of the claims of science. The scientist's job description, said Steven Weinberg, a physicist and Nobel laureate at the University of Texas, is to search for natural explanations, just as a mechanic looks for mechanical reasons why a car won't run.
"This doesn't mean that they commit themselves to the view that this is all there is," Dr. Weinberg wrote in an e-mail message. "Many scientists (including me) think that this is the case, but other scientists are religious, and believe that what is observed in nature is at least in part a result of God's will."
The opposition to evolution, of course, is as old as the theory itself. "This is a very long story," said Dr. Holton, who attributed its recent prominence to politics and the drive by many religious conservatives to tar science with the brush of materialism.
How long the Kansas changes will last is anyone's guess. The state board tried to abolish the teaching of evolution and the Big Bang in schools six years ago, only to reverse course in 2001.
As it happened, the Kansas vote last week came on the same day that voters in Dover, Pa., ousted the local school board that had been sued for introducing the teaching of intelligent design.
As Dr. Weinberg noted, scientists and philosophers have been trying to define science, mostly unsuccessfully, for centuries.
When pressed for a definition of what they do, many scientists eventually fall back on the notion of falsifiability propounded by the philosopher Karl Popper. A scientific statement, he said, is one that can be proved wrong, like "the sun always rises in the east" or "light in a vacuum travels 186,000 miles a second." By Popper's rules, a law of science can never be proved; it can only be used to make a prediction that can be tested, with the possibility of being proved wrong.
But the rules get fuzzy in practice. For example, what is the role of intuition in analyzing a foggy set of data points? James Robert Brown, a philosopher of science at the University of Toronto, said in an e-mail message: "It's the widespread belief that so-called scientific method is a clear, well-understood thing. Not so." It is learned by doing, he added, and for that good examples and teachers are needed.
One thing scientists agree on, though, is that the requirement of testability excludes supernatural explanations. The supernatural, by definition, does not have to follow any rules or regularities, so it cannot be tested. "The only claim regularly made by the pro-science side is that supernatural explanations are empty," Dr. Brown said.
The redefinition by the Kansas board will have nothing to do with how science is performed, in Kansas or anywhere else. But Dr. Holton said that if more states changed their standards, it could complicate the lives of science teachers and students around the nation.
He added that Galileo - who started it all, and paid the price - had "a wonderful way" of separating the supernatural from the natural. There are two equally worthy ways to understand the divine, Galileo said. "One was reverent contemplation of the Bible, God's word," Dr. Holton said. "The other was through scientific contemplation of the world, which is his creation.
"That is the view that I hope the Kansas school board would have adopted."


Si vous ne pouvez pas rendre vos théories scientifiques, vous pouvez toujours changer la définition de la science elle-même pour les y faire rentrer.

11 novembre 2005

La pseudo-science brevetée

(Nouvel Obs): Le brevet 6.960.975 accordé par l’Office américains des brevets à Boris Volfson, de l’Indiana, risque de faire grincer quelques dents du côté des physiciens. Allant à l’encontre du principe selon lequel une invention défiant les lois de la physique ne peut être brevetée, l’office américain des brevets (USPTO) a validé un système reposant sur l’anti-gravité. Selon Robert Park, de la Société américaine de physique, interrogé par la revue Nature, cela montre que les experts en brevets peuvent être dupés par de la pseudo-science.

L’appareil breveté est en l’occurrence un véhicule spatial qui se propulse grâce à un bouclier superconducteur qui déforme la courbure de l’espace-temps et contrecarre ainsi les effets de la gravité. Ce principe de l’anti-gravité implique qu’il existe une source d’énergie inépuisable et que le mouvement perpétuel est possible. Une machine animée par un tel mouvement pourrait indéfiniment fonctionner sans carburant supplémentaire. Un espoir interdit par les lois de la physique.

La première loi de la thermodynamique établit en effet que l’énergie ne surgit pas ex nihilo et qu’elle est toujours conservée : elle se transforme mais n’est ni créée ni détruite. Ce qui signifie qu’il ne peut y avoir de mouvement mécanique sans que l’environnement de la machine lui transfert une quantité d’énergie au moins équivalente.

Le brevet 6.960.975 est donc bien embarrassant pour l’USPTO qui s’est auparavant opposé à de telles inventions, rappelle le magazine Nature. Au début du XXème siècle, pour éviter de breveter les machines prétendant créer le mouvement perpétuel, l’office avait même décidé que de tels dossiers ne seraient examinés que si l’appareil avait fonctionné pendant au moins un an.

10 novembre 2005

France: campagne nationale pour la vaccination rougeole-oreillons-rubéole

PARIS (AFP) - L'Assurance maladie lance la deuxième vague de sa campagne d’incitation à la vaccination Rougeole, Oreillons, Rubéole (ROR) sur le thème "N’attendez pas que ça devienne méchant. Vaccinez votre enfant maintenant".Cette campagne débutera le 14 novembre avec la diffusion d'un film TV de 25 secondes, "le lionceau". 700 radio locales, crèches, centres de PMI, cabinets médicaux, presse parentale relayeront la campagne, brochures et affiches à l'appui.
Le vaccin (prix: entre 15,14 et 16,75 euros) protégeant contre les trois maladies à la fois est pris en charge à 100% par l’Assurance maladie pour les enfants de 1 an à 13 ans inclus.
Il s'agit, explique l'Assurance maladie, de convaincre les parents de faire vacciner leurs enfants dès un an et sans attendre, et d'augmenter ainsi le taux de couverture vaccinale, actuellement "trop faible en France pour permettre l’élimination de ces maladies à court terme".
Selon l’OMS, l’Europe pourrait se débarrasser de ces trois maladies en 2010 si la couverture vaccinale est d’au moins 95%. En 2000, sur 960.000 cas de rougeole, 7.000 furent mortels, note un expert, le Pr Pierre Bégué dans la Revue du Praticien.
La France, avec un taux de vaccination de 86% chez les enfants de deux ans en 2002, est encore loin de cet objectif. Mais ce chiffre recouvre des disparités régionales, avec des écarts entre départements allant de 67 à 95% en 2002 pour les enfants de 2 ans. Une épidémie de rougeole a ainsi touché en 2003 la région PACA qui a un niveau insuffisant de vaccination.
Plus ces maladies, déjà pas toujours bénignes dans l'enfance, sont contractées tard, plus elles sont dangereuses et leurs complications fréquentes. 35 % des mères vaccinent leurs enfants par crainte des complications, selon une enquête Ipsos de septembre 2004 réalisée auprès de 400 mères d'enfants de moins de 13 ans et 200 médecins libéraux. Les mères pensent à tort que la rougeole est la moins grave des trois maladies. En revanche, médecins généralistes et pédiatres ont peu conscience du nouveau visage de ces trois maladies (fréquence un peu plus importante chez l'adulte, avec des formes plus sévères), d'après l'enquête.
Le nombre de décès imputables à la rougeole a baissé de 39% dans le monde depuis 1999 grâce à la vaccination (source : OMS-Unicef).
Le Fonds national de prévention, d'éducation et d'information sanitaire (FNPEIS) de l’Assurance maladie, créé en 1988, alloue à la vaccination 25 millions d'euros (prise en charge du ticket modérateur des vaccins et campagnes d'information), dont 8 millions attribués au vaccin ROR et 17 millions au vaccin antigrippal.


Ignorance, insouciance et pseudoscience sont les trois principales causes de ces 7000 morts annuelles. Atteindre une couverture vaccinale de 95% suppose la participation volontaire de tous. Ceux qui crient à la 'liberté vaccinale', par peur irrationnelle des vaccins, nuisent grandement à l'éradication définitive de ces maladies et donc des vaccinations qui les effraient tant. Une peur qui doit bien faire l'affaire des producteurs de vaccins, en fin de compte, assurés ainsi d'une rente à vie.

Le Kansas vote contre les théories darwiniennes de l'évolution

Le conseil de l'éducation de l'état du Kansas a voté mardi à 6 voix contre 4 pour établir de nouveaux programmes scolaires, qui laissent la porte grande ouverte à l'enseignement de l'«intelligent design» pendant les cours de biologie, un mouvement créationniste qui remet en cause la théorie de l'évolution de Darwin. «C'est un triste jour. Nous devenons la risée non seulement de la nation, mais du monde entier», a déploré Janet Waugh, l'une des membres du conseil de l'éducation, une démocrate. Pour sa part, Jack Krebs, professeur et président des Citoyens du Kansas pour la science s'est dit consterné : «Il ne fait aucun doute qu'ils veulent donner des explications surnaturelles à la science.»

En opposition avec le consensus scientifique qui considère que l'évolution est un fondement incontesté de la biologie, les créationnistes estiment que la complexité de la vie ne peut être expliquée que par une intervention divine. Il y a six ans, le Kansas avait déjà choqué la communauté scientifique en retirant pratiquement toute mention de l'évolution dans ses programmes éducatifs, mais cette motion avait été renversée en 2001, par des conseillers moins conservateurs. Le Kansas est le seul des cinquante états américains à remettre aussi clairement en question la validité scientifique de la théorie issue des idées de Darwin

Quatre autres états, le Minnesota, le Nouveau-Mexique, l'Ohio et la Pennsylvanie demandent une vision critique de l'évolution en classe, sans pour autant imposer que le créationnisme soit enseigné au même titre que la théorie de l'évolution.

De nombreux scientifiques américains se sont élevés contre ces tentatives pour faire entrer la religion dans les cours de biologie.

Le Kansas s'enfonce de nouveau dans le simplisme, qui consiste à boucher certains "trous cognitifs" par des explications toutes faites, n'expliquant rien mais au contraire obscurcissant encore plus le débat, en invoquant des (une) entités incompréhensibles, invisibles, mystiques et mythiques. Mais le raisonnement simpliste fait l'économie d'une réflexion, est prêt à l'emploi et reste beaucoup plus accessible

07 novembre 2005

Violences urbaines en France: la faute à la CIA, selon Jirinovski

MOSCOU (AFP) - Le leader ultra-nationaliste russe Vladimir Jirinovski, coutumier de déclarations choquantes, a livré son interprétation des violences dans les banlieues parisiennes: il s'agit d'un complot des services spéciaux américains.A l'origine des événements qui secouent la France on trouve "un mélange explosif", composé du "désir des services spéciaux américains d'affaiblir l'Europe" et de "conditions favorables offertes aux immigrés", a-t-il dit sur la radio Echo de Moscou lundi.
"J'estime qu'il s'agit d'une opération planifiée avec la participation des services spéciaux des Etats-Unis qui veulent mettre à genoux l'Europe devenue plus solide et en même temps détruire l'Union européenne", a encore asséné M. Jirinovski. Des théories de complot mondial, souvent anti-russe, sont relativement populaires en Russie.
Il a conseillé aux autorités françaises de décréter l'état d'urgence et de fermer les frontières aux migrants.
"En France, on choie les étrangers, personne ne touche aux immigrés, on ne leur fait aucune observation, et donc ils ont compris qu'ils avaient le pouvoir, qu'on avait peur d'eux et qu'on pouvait passer à l'attaque", a estimé l'homme politique russe.
Bien qu'il soit vice-président de la Douma (chambre basse russe), Vladimir Jirinovski se fait souvent taxer de "clown" dans les milieux politiques russes, pour cause de propos destinés sciemment à faire scandale, qu'il s'en prenne aux juifs (bien que son père soit juif), défende Saddam Hussein (son nom est cité dans le scandale du programme pétrole contre nourriture) ou propose de réprimer l'amour lesbien pour favoriser la natalité.
Il est l'invité d'honneur d'émissions de télévision construites selon le principe "qui crie le plus fort, gagne", dont il sort souvent vainqueur.


Il s'agirait de la même CIA qui a démontré sa redoutable efficacité pour la prévention des attentats du 11/9/2001 ? On peut en douter. Les théories conspirationnistes sont relativement populaires en Russie, où le régime soviétique avait pris l'habitude de dénoncer des boucs émissaires pour expliquer des malheurs qu'il ne devait qu'à son incompétence et sa corruption.

Boules de feu dans le ciel allemand: des OVNI?

De nombreux cas d’observations de boules de feu gigantesques dans le ciel d’Allemagne la semaine dernière ont donné naissance à des rumeurs d’OVNI. Les scientifiques répliquent qu’il pourrait s’agir d’une pluie de météores.
Selon le site web de la NASA, de telles boules de feu ont été aperçues ailleurs dans le monde et pourraient aussi signifier que la Terre orbite actuellement à travers une nuée de débris de l’espace.
«Plusieurs personnes ont pu observer ces boules de feu en Allemagne», a déclaré Werner Walter, un astronome amateur de Mannheim qui tient un site web sur les phénomènes astronomiques inexpliqués et gère une ligne téléphonique dédiée aux rapports d’observations d’OVNI.
«La dernière observation du genre est survenue jeudi à 19:30 (1830 GMT) dans un corridor près de la frontière de la Hollande», a-t-il expliqué à Reuters dans une entrevue téléphonique.
«Nous avons reçu cette semaine au moins une quinzaine de courriels et téléphones de personnes ayant aperçu ces boules de feu.»
En plus d’une pluie de météores, Walter a évoqué la possibilité que ce blitz d’objets lumineux puisse être le résultat de l’entrée dans l'atmosphère d’un satellite et sa désintégration subséquente.
«Il pourrait aussi s’agir d’OVNI, qui sont après tout, des choses que nous ne pouvons expliquer.»
Le site web scientifique de la NASA (http://science.nasa.gov/) mentionne des rapports d’observations de boules de feu au-dessus des États-Unis, du Canada, de l’Irlande du Nord et du Japon. On peut même trouver sur le site des images de ces boules de feu.
Walter décrit le phénomène ainsi: «Se sont d’énormes boules de feu de couleur qui traversent le ciel à la vitesse de l’éclair.»
Le site web de la NASA cite cependant un expert en météorites, David Asher, de l’observatoire d’Armagh en Irlande du Nord, selon qui «les gens voient probablement la pluie de météores des Taurides.»
Les Taurides sont des météorites qui traversent le ciel à partir de la constellation du Taureau, phénomène qui connaît son apogée à la fin d’octobre et au début de novembre.

05 novembre 2005

Le design intelligent aussi fiable que l'astrologie

(ASP) - Si le design intelligent est une théorie scientifique, alors l'astrologie l'est aussi. Les écoles devraient donc se mettre à enseigner l'astrologie sur un pied d'égalité avec l'astronomie!

La comparaison est sortie lors du procès qui se déroule actuellement à Harrisburg, Pennsylvanie. Mais elle n'est pas venue de scientifiques désireux de ridiculiser le design intelligent: elle est venue du principal défenseur du design intelligent lui-même.

En contre-interrogatoire, le biochimiste Michael Behe, auteur de nombreux articles et ouvrages faisant la promotion du design intelligent, a dû en effet admettre que sa définition du mot "théorie" était si large qu'elle incluerait aussi l'astrologie.
Michael Behe avait tout d'abord été appelé à la barre par la défense : il a donc répété sa croyance, à l'effet que le design intelligent est une théorie scientifique valide, et non de la religion. C'est le contre-interrogatoire serré de l'avocat de la partie adverse, Eric Rothschild, qui l'a mis dans l'embarras.

Premier point, a souligné l'avocat: selon l'Académie américaine des sciences, une théorie est, "en science, une explication argumentée de certains aspects du monde naturel qui peut incorporer des faits, des lois, des déductions et des hypothèses vérifiées". Deuxième point: le design intelligent a été rejeté par à peu près tous les scientifiques, et n'a jamais passé l'épreuve d'une publication dotée d'un comité de révision. Donc, le design intelligent ne se qualifie pas comme une théorie en vertu de cette définition.

Behe a dû admettre que c'était le cas, mais a ajouté du même souffle qu'il avait sa propre définition, "plus large", de ce qu'est une théorie scientifique. Rothschild a alors suggéré que sa définition était justement si large qu'elle pourrait faire de l'astrologie une théorie scientifique valide. Behe a reconnu que Rothschild avait raison.

Le procès, qui doit prendre fin le 4 novembre, est le résultat d'une poursuite déposée par 11 familles de l'école voisine de Dover, Pennsylvanie, qui s'opposent à ce que le design intelligent entre dans leur école. Depuis son début (voir ce texte), le mois dernier, il est devenu un symbole, dans les médias américains, de l'ampleur qu'a pris le débat créationnisme vs. évolution.

04 novembre 2005

La "malédiction" de l'homme des glaces aurait fait une 6e victime

SYDNEY (AFP) - La mort d'une 6e personne liée à la découverte dans un glacier alpin du corps congelé d'un homme surnommé "Oetzi" a renforcé la légende d'une prétendue "malédiction" qui entoure la célèbre momie âgée de 5.300 ans.L'archéologue Tom Loy, 63 ans, spécialiste en chimie moléculaire, a été découvert il y a deux semaines à son domicile de Brisbane, en Australie, alors qu'il mettait la dernière main à un livre consacré à justement à "Oetzi", a rapporté vendredi le quotidien The Australian.
M. Loy, né aux Etats-Unis et directeur du laboratoire de sciences archéologiques de l'Université de Queensland, reposait mort à son domicile depuis plusieurs jours lorsque son corps a été découvert.
L'achéologue souffrait d'une affection du sang depuis une douzaine d'années, ont indiqué des membres de sa famille au journal. Sa maladie avait été diagnostiquée peu après que son chemin croise celui de la momie congelée.
"Oetzi" avait été découvert en 1991 dans un glacier en altitude du Tyrol italien, près de la frontière autrichienne, et les articles et les photos de ce guerrier de l'âge de pierre remarquablement conservé avaient suscité un immense intérêt dans le monde entier.
La théorie de la "malédiction" est née de la supposition qu'"Oetzi" serait extrêmement fâché d'avoir été dérangé dans son repos de 53 siècles.
M. Loy lui-même avait bien fait savoir avant sa mort qu'il ne croyait pas à cette "malédiction", qui aurait prétendument tué cinq autres personnes liées à Oetzi: Helmut Simon, 67 ans, le touriste allemand qui a découvert la momie, mort il y a un an lors d'une randonnée dans la même région, l'archéologue Konrad Spindler, qui a le premier examiné la momie, mort à 55 ans d'une sclérose en plaque, Rainer Henn, chef de la mission scientifique consacrée à Oetzi, mort à 64 ans dans un accident de voiture alors qu'il allait donner une conférence sur la momie, le guide de montagne Kurt Fritz qui a emmené Rainer Henn auprès de la momie (mort à 52 ans dans une avalanche), et Rainer Hoelzl, le journaliste qui a filmé le retrait d'Oetzi de sa gangue de glace, mort à 47 ans d'une tumeur au cerveau.


Sclérose en plaques, accident de voiture, maladie du sang, avalanche, tumeur au cerveau : si malédiction de la momie il y a, on dirait qu'elle ne manque pas d'imagination.

01 novembre 2005

Engaging prior learning on creationism and evolution may benefit college biology students

Reading books sympathetic to and opposed to evolution supported increased acceptance of rationalist views

An educational intervention that included reading books sympathetic to and opposed to "intelligent design" (ID) prompted students in a college introductory biology course to report that they had become more accepting of evolution as an explanation for life, according to a study in the November 2005 issue of BioScience. The intervention, which was studied by Steven D. Verhey of Central Washington University, encouraged students to read parts of an ID-friendly, anti-evolution text, as well as an online refutation of the text and parts of a book presenting evidence for evolution.

Students in the study's two intervention streams read from "Icons of Evolution" by Jonathan Wells, which attacks evolutionary theory and is sympathetic to ID, and "The Blind Watchmaker" by Richard Dawkins, which supports the theory of evolution. Students in the intervention streams also read "Icons of Obfuscation" by Nic Tamzek, an online refutation of Wells' book, and discussed current thinking about the nature of science. Students in the two non-intervention streams read from and discussed "The Red Queen: Sex and the Evolution of Human Nature" by Matt Ridley, which describes evolutionary explanations for sexuality.

Verhey asked the 103 enrolled students to classify their beliefs about evolution and creationism before and after the course. Most of the 66 students who completed the survey had previously been exposed to both evolutionary and creationist accounts of life. Sixty-one percent of students in the intervention streams reported some change in their beliefs; most of these students were initially sympathetic to creationist explanations and moved toward increased acceptance of evolution. Only 21 percent of students in the non-intervention streams reported change in their beliefs.

Verhey's study was inspired by an influential theory of cognitive development advanced in 1970 by William G. Perry. Perry's theory holds that students pass through distinct modes of thinking. Verhey's intervention was designed to support students as they progressed toward a more sophisticated cognitive mode by engaging them at the level of their initial understanding--including their initial ideas about creationism. Although alternative explanations are possible, Verhey maintains that his results suggest engaging prior learning "was an effective approach to evolution education."

BioScience is the monthly journal of the American Institute of Biological Sciences (AIBS). In an editorial commenting on Verhey's article, prominent evolution educator Craig E. Nelson asks how Verhey's "effective pedagogy" is to be reconciled with the strong stance of AIBS--and Nelson himself--against requiring the teaching of ID or creationism in high-school science classes. A large majority of biologists believe ID, which holds that evolution cannot explain life's complexity, is fundamentally unscientific. Nelson points out that teaching ID or creationism in a science class would be wrong unless these notions were critiqued scientifically and compared to evolutionary explanations. As many high-school teachers are not well prepared to rigorously contrast creationist and evolutionary accounts, Nelson writes that it would be "quite inappropriate to require such comparisons in high school." But encouraging active comparisons by college and university students will, according to Nelson, "help future teachers and other leaders understand why there is no contest scientifically between creationism and evolution."


Un revers pour les fondamentalistes religieux créationnistes. Car à force de vouloir trop informer leurs ouailles, de comparer la pseudo théorie de l'Intelligent Design et la théorie de l'évolution, ces derniers permettent finalement aux étudiants de comprendre toute l'inanité du créationnisme. Ce qui confirme qu'il vaut mieux entretenir l'ignorance pour mieux manipuler les foules.

31 octobre 2005

Une "larme" sur une Vierge à Ho Chi Minh-Ville affole les fidèles

HANOI (AFP) - Quelques milliers de personnes se sont rassemblées à Ho Chi Minh-Ville (sud) pour observer ou vénérer une statue de la vierge avec une "larme" sur sa joue droite, forçant les autorités à démentir le miracle, ont indiqué lundi des sources religieuses. Une source jointe à la cathédrale de l'ex-Saïgon a indiqué que de nombreuses personnes s'étaient rassemblées depuis samedi devant la représentation de la Vierge Marie qui se dresse sur le parvis de l'édifice religieux, provoquant de sérieux embouteillages.
Lundi matin, selon un témoin contacté par l'AFP, environ un millier de personnes étaient toujours rassemblées devant la statue mais, contrairement à ce week-end, la circulation a été rétablie normalement.
Des photographes vendaient des photos de la vierge "pleurant".
"Ce sont des superstitions et des fausses nouvelles", a affirmé la source religieuse sous couvert de l'anonymat.
"Le père Huynh Cong Minh a indiqué aux fidèles lors de la messe de dimanche qu'ils ne devaient pas écouter les affabulateurs", a-t-il ajouté en attribuant la "larme" à un mélange d'eau et de poussière sur une statue qui n'a pas été nettoyée depuis longtemps.
Le quotidien Tuoi Tre relève lundi que d'autres incidents similaires ont déjà eu lieu à Ho Chi Minh-Ville dans le passé.
Le Vietnam a environ 8 millions de catholiques, soit environ 10% de sa population. Hanoï n'a pas de relations diplomatiques avec le Vatican.

27 octobre 2005

Homo Sapiens : une nouvelle histoire de l’homme sur ARTE

Communiqué de presse de l'AFIS (27/10/05) : Selon les thèses d’un reportage diffusé sur ARTE le 29 octobre, Homo Sapiens serait né d’une « mutation interne programmée de l’espèce » « obéissant à une évolution inscrite dans nos gènes et transmise par l’ADN ». Plus fort : « Une nouvelle mutation d’Homo sapiens, (...) serait en préparation, à une échelle de temps encore inconnue. »

Nous nageons bien sûr en pleine pseudoscience : aucun mécanisme n’est connu ni même imaginable qui permette à l’ADN de « programmer par avance » des mutations qui interviendront dans le futur. Le processus bien identifié est le suivant : des mutations interviennent au hasard ; certaines « marchent », d’autres pas ; puis enfin la sélection naturelle « fait le tri » entre celles qui « marchent » : il n’y a aucune place pour une « pré-sélection » de ce qui n’existe pas encore ...

La paléontologue Anne Dambricourt-Malassé, secrétaire générale de la Fondation Teilhard de Chardin, au centre de la thèse défendue dans ce documentaire, a défendu ses vues métaphysiques dans un entretien accordé à Nouvelles Clés : « l’évolution du vivant obéit à une logique d’organisation supérieure et non au seul pur hasard : thèse paléontologique qui est fondée scientifiquement et qui rejoint les idées visionnaires de Teilhard de Chardin ».

Elle rencontre dans son entreprise le soutien de l’Université Interdisciplinaire de Paris et de son secrétaire général Jean Staune pour lequel ces thèses argumentent un « processus insensible aux mutations aléatoires, aux changements du climat et de la végétation », et entrent ainsi en contradiction avec « la position de ceux qui affirment que notre existence ne saurait avoir la moindre signification ».
N’oublions pas que l’Université Interdisciplinaire de Paris n’est pas, contrairement à ce que son nom semble indiquer, une université. Il s’agit d’une organisation financée par la fondation Templeton, fondation cherchant « à développer la recherche et l’enseignement interdisciplinaires sur les rapports entre sciences de la nature et religions ».

L’Association Française pour l’Information Scientifique, par son vice-président, a alerté la chaîne publique du risque de confusion pour des téléspectateurs mal informés de la diffusion d’un tel documentaire sans mise en garde préalable de la présence de « passagers clandestins ». Le 26 octobre un communiqué a été adressé à la Presse afin d’alerter sur les risques de la propagation en plein champ télévisuel de Science Spirituellement Modifiée sans étiquetage signalétique à l’attention du public.

Par un communiqué qu’elle nous a adressé le 26 octobre, la chaîne ARTE nous a fait part que « dans le souci d’améliorer l’information du public et dans une volonté d’objectivité scientifique » elle a complété sa programmation « en soumettant à un débat l’hypothèse sur l’évolution de l’homme présentée dans le documentaire HOMO SAPIENS, une nouvelle histoire de l’homme ?. »

Ce débat animé par Michel Alberganti, journaliste au Monde réunira :

Pierre-Henri Gouyon, spécialiste de la théorie de l’évolution, est directeur du laboratoire d’Ecologie, Systématique et Evolution à Paris-XI ORSAY, chargé de cours à l’INRA et maître de conférences à l’École Polytechnique.
Michel Morange, est professeur de biologie à l’université Paris-VI et à l’École Normale Supérieure. Il enseigne l’histoire des sciences à l’université Paris-VII et dirige le Centre Cavaillès d’histoire et de philosophie des sciences de l’ENS.

Nous ne pouvons que féliciter la chaîne de service public ARTE pour sa réactivité et le respect du télespectateur dont elle témoigne en réalisant ce complément de programme, à l’image de la qualité de la diffusion auquel elle s’attache conformément à son « Vivons curieux ! Plus de découverte, Plus de culture, Plus d’information, de décryptage ».

Nous nous devons, de notre côté, de renouveler notre mise en garde des téléspectateurs sur le fait que le documentaire HOMO SAPIENS, une nouvelle histoire de l’homme ? caractérise une tentative d’intrusion spiritualiste dans les sciences, défendant des thèses qui ne sont pas sans rappeler celles des créationnistes et des avocats de l’Intelligent Design. Il convient donc de garder son esprit critique en éveil durant la diffusion de ce documentaire, et de ne pas zapper avant le débriefing de décryptage qui lui succédera.

Association Française pour l’Information Scientifique

26 octobre 2005

Rencontrer un extraterrestre, signe d'une mémoire défaillante

LONDRES (Reuters) - Les milliers de personnes dans le monde qui assurent avoir rencontré des extraterrestres démontrent la fragilité de la mémoire humaine, plus qu'elles ne prouvent l'existence d'une autre forme de vie, selon une étude clinique menée par un expert-psychologue du Goldsmiths College de Londres.
"Peut-être sommes-nous confrontés à des mémoires défaillantes et non à des personnes ayant été kidnappées par des extraterrestres et emmenées dans leur vaisseau spatial", a déclaré le professeur Chris French, qui a étudié le cas de 19 personnes.
Plusieurs de ces "otages" rapportent avoir été arrachés de leur lit ou de leur voiture par des créatures extraterrestres, mesurant environ 4 pieds (soit 1,20 mètres), dotée d'une tête disproportionnée et de membres maigrichons, précise le Pr French.
Beaucoup de ces rencontres extraterrestres s'expliqueraient par une paralysie du sommeil, un état pendant lequel la personne est réveillée et consciente mais incapable de bouger.
La paralysie du sommeil va souvent de pair avec des hallucinations et 40% des patients de French reconnaissent avoir connu cette pathologie au moins une fois dans leur vie.
Avoir une imagination galopante serait également un facteur déterminant. Plusieurs patients sont enclins à fantasmer et prétendent aussi avoir vu des fantômes. D'autres encore se disent dotés d'un sixième sens ou même des pouvoirs d'un guérisseur.
"Les êtres humains ont des vies fantasmées bien remplies, à tel point qu'ils mélangent souvent le fruit de leur imagination à leur quotidien", a dit French, qui a présenté ses recherches lors d'un séminaire au Musée de la Science à Londres.


Cette étude a le mérite de confirmer ce dont on pouvait se douter depuis longtemps.

Middle-age people more likely to use alternative medicine

WINSTON-SALEM, N.C. – Middle-age people are more likely than younger or older adults to use complementary and alternative medicine, according to researchers at Wake Forest University School of Medicine.

"Midlife adults entered adulthood at a time of more widespread use of complementary and alternative medicine (CAM) in the population and when public health policy was shifting attention toward individual responsibility for health and health promotion," said Joseph G. Grzywacz, Ph.D., and his colleagues, writing in the October issue of the Journal of Aging and Health.

"Current use of CAM among adults was likely shaped by the relative availability of CAM and prevailing public health policies in place when adults began making their own health-related decisions."

But the researchers added that the middle-age adults are more likely than either young adults or older adults to use CAM for prevention rather than for treatment of specific conditions.
"This study provides the first estimates of notable age-related differences in whether CAM is used to treat an existing health condition or for illness prevention and health promotion," he said.

Grzywacz, assistant professor of family and community medicine, said the researchers got their results from data for 31,044 people who participated in the 2002 National Health Interview Survey. The survey is a national sample of Americans that has been conducted annually since 1957 by the National Center of Health Statistics, an arm of the Centers for Disease Control and Prevention.

The survey included questions on 20 types of complementary and alternative medicine, which Grzywacz and his colleagues grouped into four categories:

  • Alternative medical systems, such as acupuncture, homeopathy and naturopathy.
  • Biologically based therapies, such as chelation therapy, folk medicine, herb use, special diets, or megavitamins.
  • Manipulative and body-based methods, such as chiropractic or massage.
  • Mind-body interventions such as relaxation techniques (meditation), movement therapies (yoga) and healing rituals.

In each case, the survey asked participants whether they used it for treatment, for prevention, for both, or not at all.

"Some types of complementary and alternative medicine, such as alternative medicine systems, are used primarily for treating existing conditions," Grzywacz said. "Others, such as mind-body interventions are used primarily for illness prevention and health promotion." But the biologically based therapies are used almost equally for treatment and prevention.



Bref. Les thérapies alternatives sont utilisées surtout par une frange de la population qui en a le moins besoin, notamment pour "prévenir" des maladies qu'ils n'ont pas et n'auront peut-être jamais, avec ou sans le recours à ces thérapies.

24 octobre 2005

Questions pour un champion du Coran

GAZA (AP) - Ils sont venus du Sénégal, des Pays-Bas ou des territoires palestiniens voisins. La plupart d'entre eux ne parlent même pas l'arabe mais ces 50 concurrents sont prêts à montrer leur connaissance parfaite des versets du Coran à l'occasion d'un concours international inauguré dimanche à Gaza.
Quelque 700 personnes, dont des diplomates et des dirigeants du Djihad Islamique et du Hamas, ont assisté à la première des cinq journées de compétition au cours desquelles les participants devront réciter par coeur des versets choisis au hasard par des responsables religieux.
Et surprise, les meilleurs ne sont pas forcément ceux à qui l'on pense. Les non-arabophones apprennent à réciter le Coran "mieux que nous, alors que l'arabe est notre langue maternelle", a reconnu Yousef Salameh, ministre palestinien des affaires religieuses.
D'après la tradition musulmane, une place au paradis est assurée pour les fidèles qui apprennent le Coran et suivent ses préceptes. Ceux qui connaissent par coeur ses 30 chapitres reçoivent le titre de cheikh honoraire.
"Le but est de montrer notre respect du Livre Saint du Coran et... et de faire naître une nouvelle génération de fidèles qui suivent les règles du Coran", explique Yousef Salameh. Selon lui, cette compétition organisée pendant le mois du Ramadan fait partie des célébrations palestiniennes après le récent retrait israélien de la Bande de Gaza.
Outre le paradis, une autre motivation entre en compte pour les concurrents. A l'issue de la compétition jeudi, les vainqueurs se partageront environ 61.000 euros de prix.


Reste à se demander à quoi sert d'apprendre par coeur un livre dont on ne comprend pas le sens et comment on peut suive des règles écrites dans une langue qu'on ne comprend pas. Mais ces questions ne semblent pas avoir effleuré le ministre palestinien des affaires religieuses.

23 octobre 2005

Natural selection has strongly influenced recent human evolution

ITHACA, N.Y. -- The most detailed analysis to date of how humans differ from one another at the DNA level shows strong evidence that natural selection has shaped the recent evolution of our species, according to researchers from Cornell University, Celera Genomics and Celera Diagnostics.
In a study published in the Oct. 20 issue of the journal Nature, Cornell scientists analyzed 11,624 genes, comparing how genes vary not only among 39 humans but also between the humans and a chimpanzee, whose DNA is 99 percent identical to humans.
The comparisons within and between species suggest that about 9 percent of genes that show some variability within humans or differences between humans and chimpanzees have evolved too rapidly to be explained simply by chance. The study suggests that positive Darwinian natural selection -- in which some forms of a gene are favored because they increase the probability of survival or reproduction -- is responsible for the increased rate of evolution. Since genes are blueprints for proteins, positive selection causes changes in the amino acid sequence of the protein for which the gene codes.
"Our study suggests that natural selection has played an important role in patterning the human genome," said the paper's lead author, Carlos Bustamante, assistant professor of biological statistics and computational biology at Cornell.

The Cornell/Celera team found that genes involved in immune function, sperm and egg production, sensory perception and transcription factors (proteins that control which genes are turned on or off) have been particularly affected by positive selection and show rapid evolution in the last 5 million years, when humans shared a common ancestor with chimps.

Likewise, the researchers found that approximately 13 percent of the genes that may vary show evidence of slightly deleterious or harmful mutations in human populations; these include genes involved in determining the basic structure of cells and muscles as well as genes that control traffic in and out of the cell. These mutations are subject to weak negative selection, according to the study. In general, negative selection eliminates from the population very harmful changes to proteins that kill or stop reproduction. But mutations that have led to slightly deleterious versions of the gene -- mutations that may cause disease or only slightly reduce the average number of children left by those that carried the mutation -- can by chance become quite common in the population.

The authors also found a correlation between genes predicted to be under negative selection and genes implicated in certain hereditary diseases. For example, among the genes the researchers predicted to be under negative selection are those involved in muscular dystrophy and in Usher syndrome, the most common cause of congenital blindness and deafness in developed countries.
"We have a long way to go before we can predict from looking at sequences, which mutations in which genes and under which environmental conditions can ultimately lead to disease. This is a first step in identifying the classes of genes that appear to be particularly vulnerable to these types of changes," said Bustamante.

A team from Celera initiated the project and sequenced more than 20,000 genes in 39 humans and a chimpanzee. By comparing the DNA sequences of the 39 human subjects across the 20,000 genes, the Celera researchers identified DNA sites in the genome where individuals in the sample differed from one another. The chimpanzee sequence was then used to identify which form of the gene was the original ancestral form and which was the derived or new type. The original goal of the project was to identify novel amino acid variants that could then be tested for association with human disease in subsequent studies. The Cornell researchers became involved at the analysis stage in order to make predictions about what types of changes are most likely to be functionally important.

21 octobre 2005

France: les ostéopathes exigent une réglementation de leur profession

LYON (AFP) - Le syndicat français des ostéopathes (SFDO) tient samedi à Lyon son assemblée générale annuelle, au cours de laquelle il entend réaffirmer la nécessité d'obtenir une réglementation de la profession, officiellement reconnue en 2002."Notre métier a été spécifiquement reconnu en 2002, et le titre d'ostéopathe est en théorie réservé à des personnes titulaires d'un diplôme validé par le ministère de la santé", a expliqué vendredi à l'AFP le président du SFDO, Philippe Sterlingot.
"Mais sans décret d'application, n'importe qui peut se proclamer ostéopathe, personne ne peut juridiquement s'y opposer", a ajouté M. Sterlingot, soulignant qu'il y avait plus de 10 millions de consultations par an en ostéopathie, bien que ces consultations ne soient pas remboursées par la Sécurité sociale.
"Samedi, nous débattrons de sujets internes mais le sujet majeur restera: +comment obtenir enfin pour notre profession une réglementation conforme à nos souhaits+", a expliqué M. Sterlingot.
Le SFDO plaide notamment pour une harmonisation de la formation, qui reste pour le moment très différente selon les écoles.
"De nombreuses écoles fonctionnent sans critères académiques clairs. Il en sort des praticiens dont on ne connaît pas bien le parcours et les compétences", a relevé M. Sterlingot.
Si une réglementation intervenait, "seuls 5.000" praticiens répondraient "à des critères satisfaisants", alors qu'"environ 15.000 personnes" sont aujourd'hui susceptibles de réclamer le titre d'ostéopathe, a-t-il affirmé.
Le SFDO, créé il y a 32 ans et revendiquant près de 750 membres, est l'une des quatre organisations représentatives auprès des pouvoirs publics.


Avant de réglementer la profession, le gouvernement pourrait s'intéresser à ce qui la rendrait vraiment intéressante pour la société, c'est-à-dire son efficacité médicale réelle, par des études scientifiques contrôlées en double-aveugle contre un placebo.

Les savons anti-bactériens pas plus efficaces que les savons courants

WASHINGTON (AP) - Les savons et autres produits de nettoyage anti-bactériens ne seraient pas aussi efficaces que ce que l'on croyait dans la lutte contre les microbes dans la maison: le savon classique et le lavage à l'eau le seraient tout autant, selon un comité de conseillers sanitaires du gouvernement américain.
Ces derniers ont d'ailleurs averti les fabricants qu'ils auraient à apporter la preuve du bénéfice de leurs produits sous peine de se voir écartés du marché. Le Dr Alastair Wood, chef de ce comité qui conseille la Food and Drug administration, l'autorité américaine du médicament, a déclaré qu'il ne voyait pas l'intérêt d'acheter de tels produits d'autant plus qu'ils coûtent souvent plus cher que les savons classiques.
Les conseillers s'inquiétaient en outre des risques potentiels de ces produits, notamment des savons et gels pour le corps, qui contiennent des substances chimiques synthétiques, créant un risque environnemental, et qui pourraient contribuer à la croissance de bactéries résistantes aux antibiotiques.
De leur côté, les représentants de l'industrie continuent de soutenir que leurs produits sont sans danger et plus efficaces que les produits traditionnels, parce qu'ils ne se contentent pas de nettoyer une surface, mais qu'ils détruisent aussi les germes qui la recouvrent. Ils estiment que les consommateurs doivent avoir le droit de choisir leurs produits dans un marché libre.
Ces produits de nettoyage ont gagné en popularité au cours de la dernière décennie, les consommateurs jugeant plus utile de détruire les germes que de simplement les faire partir à l'eau.
Mais la FDA a déclaré que des études contrôlées ne montraient aucune différence de taille entre les produits anti-bactériens et les produits classiques pour ce qui est de la lutte contre les microbes de l'environnement intérieur.
Jeudi, ce panel d'experts indépendants n'a recommandé aucune mesure particulière contre les fabricants, mais conseillé à la FDA d'étudier le rapport bénéfice/risque de ces produits.
L'Agence peut obliger un fabriquant à faire figurer sur un produit les modalités de sa fabrication.
La FDA voudrait savoir en quoi les anti-bactériens contribuent à l'augmentation des résistances aux antibiotiques, et ajouté que l'agence n'avait trouvé aucune étude médicale qui prouve que les produits anti-bactériens diminuent le nombre d'infections.
Le docteur Stuart Levy, président de l'Alliance pour une utilisation prudente des antibiotiques, recommande de restreindre l'usage de ces produits anti-bactériens, et de les réserver à l'usage hospitalier et aux maisons où vivent des grands malades.
"Les bactéries ne seront pas détruites", a-t-il indiqué. "Elles ont assisté à l'apparition des dinosaures et à leur disparition. Elles seront heureuses de nous voir disparaître à notre tour. Toute tentative de stérilisation de notre intérieur est vouée à l'échec".
Et de souligner que la cause principale de l'augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques est leur utilisation excessive... De même, il estime qu'à long terme, les produits de nettoyage anti-bactériens contribueront à renforcer les défenses des bactéries.


Il est d'ailleurs très probable que nous n'ayons aucun intérêt à éliminer toutes les bactéries, mais seulement les plus pathogènes.

18 octobre 2005

Le BCG, ça marche vraiment

Contre la tuberculose de l'enfant, le BCG est décidément efficace. Une étude britannique vient conforter à point nommé la position de l'Académie de Médecine, qui plaide pour le maintien de l'obligation vaccinale pour les petits.

La vaccination par BCG "empêcherait les enfants infectés par le bacille tuberculeux de déclarer la maladie. Et pour les petits non-infectés, de ne pas être contaminés ", explique le Dr Ajit Lalvani de l'Université d'Oxford, auteur de ce nouveau travail publié aujourd'hui dans les colonnes du Lancet.

Le Dr Lalvani a suivi près de 1 000 écoliers d'Istanbul exposés quotidiennement à un tuberculeux au sein de leurs familles. Parmi ces jeunes, 770 étaient vaccinés "et ne présentaient pas de tuberculose active". Mais cela ne signifie pas qu'ils n'étaient pas porteurs du bacille tuberculeux. Car en effet, une personne peut très bien être infectée sans pour autant développer la maladie. Or Lalvani a calculé que les enfants vaccinés avaient "24% de risque en moins" d'être porteurs du bacille. Une conclusion qui met à mal la théorie selon laquelle le BCG est un vaccin "égoïste", sans impact sur la circulation du bacille tuberculeux.

Sources: The Lancet on-line, 13 octobre 2005


Encore un camouflet scientifique contre les militants de l'anti-vaccination.

17 octobre 2005

La dégustation du vin, fruit de notre cerveau ?


PARIS (AP) - Arômes boisés, robe pourpre, tanin, toute la terminologie associée à la dégustation du vin serait-elle inutile car réinterprétée par notre cerveau?
Des chercheurs de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), associés à la faculté d'oenologie de Bordeaux, ont en effet démontré que la dégustation d'un vin et ses prétendues qualités olfactives et gustatives étaient largement influencées par le contexte dans lequel il est bu et la représentation que s'en fait le dégustateur, ainsi que par les propres qualités sensorielles de ce dernier.

L'INRA a soumis à 15 jours d'intervalle le même vin dans deux conditionnements différents (bouteille d'un grand cru classé connu et bouteille étiquetée "vin de table") à 57 étudiants en oenologie: 50 ont noté plus sévèrement le vin de table (8/20 de moyenne) que le grand cru (13/20). Seuls six ont deviné la supercherie.

De plus, lors de la dégustation, le vin de table a été jugé sans retenue alors que le grand vin a bénéficié d'égards et ses défauts ont été plus facilement excusés.

Plus étonnant, la grande majorité des futurs oenologues a perçu une présence boisée dans le grand cru mais pas dans le vin de table... alors que le vin en question n'avait jamais été mis en contact avec le bois.
Selon l'INRA, cette perception résulte "typiquement d'une construction cognitive". "Le dégustateur étant persuadé de la présence du bois dans le vin qu'il goûte, crée une représentation de ce vin contenant le goût boisé", explique l'institut.
Dans ce contexte, tous les dégustateurs s'influencent et sont persuadés d'avoir perçu un goût de boisé.

Autre expérience surprenante révélant le rôle de la couleur dans la perception de l'odeur du vin. Les chercheurs ont constaté que les dégustateurs associaient au vin rouge des odeurs de fruits... rouges (cassis, framboise), et au vin blanc des fruits clairs (abricot, miel). Or lors d'une dégustation à l'aveugle (le vin étant dans des verres noirs), trois fois sur dix le dégustateur se trompe sur le type de vin (rouge ou blanc).

Les chercheurs de l'INRA en ont déduit que les mots étaient employés davantage pour décrire la couleur du vin que son goût. Ils ont donc soumis 54 étudiants en oenologie à un nouveau test consistant à leur faire déguster un vin blanc et un vin rouge, qui était en fait le même vin blanc coloré en rouge grâce à des colorants naturels ne modifiant pas le goût du vin.

Pour le même vin, les étudiants ont effectivement employé les descripteurs olfactifs habituels du vin rouge pour le faux vin rouge et ceux associés au vin blanc pour le vrai vin blanc.

Toutes ces expériences démontrent que la perception du vin n'est qu'une construction de notre cerveau. Le premier message (sensoriel) envoyé à notre cerveau grâce à nos sens est ensuite reconstruit par le cerveau (étape cognitive) avec d'autres perceptions et processus (vue, toucher, puis plaisir, mémoire, etc).

=> The color of odors

Sorcellerie mortelle en Inde

RAIPOUR, Inde (Reuters) - Déprimé parce qu'il n'arrivait pas à subvenir aux besoins de sa famille avec son maigre traitement de policier auxiliaire, Amit Soni, 28 ans, a égorgé la semaine dernière au sabre un de ses voisins avant de boire son sang.
"L'homme est un adepte de la sorcellerie et pensait qu'en tuant un de ses congénères et en buvant son sang, il guérirait de sa maladie mentale et de sa dépression", a expliqué lundi un responsable de la police de l'Etat de Chhattisgarh, dans le centre de l'Inde.
Le policier a été très rapidement arrêté par ses collègues devant qui il est passé aux aveux.
La pratique de la sorcellerie et de la magie noire est toujours en vigueur dans la campagne indienne, où des femmes accusées d'être des sorcières sont parfois assassinées.

16 octobre 2005

Les partisans du Bigfoot se réunissent pour partager leurs théories

Extraterrestre ou primate descendant d'un gorille préhistorique? Parmi toutes les hypothèses, aucun des participants à la conférence sur le Bigfoot organisé samedi à Jefferson (Texas) ne croyait au canular.
Quelque 400 personnes, simples amateurs ou experts scientifiques, se sont réunies pour évoquer les derniers témoignages de l'existence de la créature légendaire et défricher les techniques pour retrouver sa trace.
"Il ne s'agit pas d'avoir la foi, de croire à quelque chose qu'on ne peut pas voir, a expliqué Daryl Colyer, qui a enquêté sur des centaines d'apparitions supposées du Bigfoot aux Etats-Unis. C'est juste un animal en chair et en os dont l'existence n'a pas encore été découverte. Mais je pense qu'on s'en approche de plus en plus."
Christopher Murphy, qui a consacré un ouvrage au sujet, a relevé quelque 2.550 témoignages visuels crédibles de l'existence de la créature également baptisée Sasquatch.
Parmi les différentes théories sur l'origine du Bigfoot, la plus prisée des amateurs est la filiation directe avec le Gigantopithecus, un primate préhistorique qui mesurait de 2 à 3 mètres.
Selon Daryl Colyer, environ 2.000 spécimens vivraient actuellement en Amérique du Nord, dans les zones forestières épaisses, se nourrissant de viande et de plantes et faisant leur nid dans les arbres et les buissons.
A côté des amateurs les plus farfelus, certains participants ont apporté une caution scientifique à la conférence. "Ce n'est pas une question paranormale; c'est une question biologique", a assuré Jeff Meldrum, professeur associé d'anatomie et d'anthropologie à l'université de l'Idaho qui a étudié plus de 150 empreintes attribuées au Bigfoot.


Reste à savoir combien de Bigfoots peuvent danser sur une tête d'épingle et le tour de la question aura été fait.

14 octobre 2005

Si Jules Verne est mort il y a cent ans, c'était en quelle année ?

MADRID (AFP) - "En quelle année est mort Jules Verne, s'il est mort il y a cent ans ?" : la moitié des écoliers madrilènes entre 11 et 12 ans sont incapables de répondre à cette simple question, rapporte, consterné, le quotidien El Pais.Ce résultat d'une enquête menée par les responsables de l'éducation à Madrid est une des "pires nouvelles" de ces dernières années pour le pays, car il montre que ces jeunes élèves sont incapables du "moindre effort de déduction", selon le quotidien de centre gauche de vendredi.
Une étude de l'OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique, basée à Paris) avait déjà indiqué en septembre dernier que 33 % des adolescents espagnols étaient incapables de passer le baccalauréat - contre 8 % en Irlande et 18 % en France - et que l'Espagne consacrait nettement moins d'argent à l'éducation que ses voisins, précise El Pais.
A Madrid, le niveau de connaissances mathématiques des jeunes écoliers est "catastrophique" et la majorité d'entre eux n'ont pas la moindre idée des "règles élémentaires de calcul", souligne le journal, qui appelle le gouvernement et les autorités locales à réagir.
Jules Verne, dont les romans ont souvent fait appel à de complexes calculs mathématiques pour aller autour du monde ou "De la Terre à la Lune", est mort en mars 1905 à Amiens (Nord de la France), à l'âge de 77 ans. Le centenaire de sa mort a été célébré cette année en France et à travers le monde.

Le syndrôme de Galilée

Parmi les 'génies' méconnus, qui croient à des théories sans fondement scientifique, et leurs supporters inconditionnels, la croyance d'être persécutés par la"science officielle" ou un lobby industriel quelconque n'est pas rare. C'est une sorte d'épouvantail des temps modernes, flou, tentaculaire et multiforme, qui constitue un bouc émissaire d'autant plus simple à frapper qu'il ne risque pas de se défendre.
Ainsi, on retrouvera, chez les supporters des charlatans des médecines douces, des théoriciens du complot des méchants lobbies pharmaceutiques. Avec les contradictions habituelles, par exemple lorsqu'ils recommandent la vitamine C (des laboratoires Roche) ou les produits homéopathiques (des laboratoires Boiron). Chez le Dr Rath, businessman des produits vitaminiques et charlatan du SIDA, cela prend même la forme d'accusations de génocides de type Nazi contre les laboratoires pharmaceutiques.
Chez ceux qui se réclament de la science plutôt que de la médecine, le grand Satan est la communauté scientifique, ou plutôt un mystérieux groupe censé la contrôler, qui naturellement s'oppose aux génies créateurs tels qu'eux-mêmes, et s'allie aux industriels frileux et cupides pour reléguer leurs inventions révolutionnaires aux oubliettes.
Ce portrait est à peine exagéré et montre le besoin forcené de reconnaissance de ces génies méconnus.
Il n'était que naturel que ces personnages se trouvent un saint patron pour les représenter. Galilée, harcelé par l'Inquisition, était le mieux placé pour ce rôle et convient encore mieux à leurs rêves de reconnaissance, fût-elle posthume.
Pour rétablir un peu la réalité historique, rappelons que Galilée était un scientifique, fondateur de la physique moderne, et qu'il n'a jamais été mis au ban de la communauté scentifique, qui a rapidement reconnu l'intérêt de ses recherches, en dépit des persécutions religieuses. C'est d'ailleurs un cas général : même les théories 'choquantes' d'Einstein se sont imposées en moins de dix ans à l'ensemble de la physique moderne. La science n'a pas fait de 'martyr'.
Evidemment, se présenter en martyr est flatteur : c'est une caractéristique de tous les religieux et autres terroristes fanatisés. Se comparer avec un géant intellectuel comme Galilée est encore plus flatteur et confine à la fatuité. Alors, restons modestes et parions que ces 'génies' méconnus le seront encore bien après leur disparition de cette vallée de larmes.

"Premières rencontres ufologiques européennes" dans la Marne

REIMS (AFP) - Quelque 200 spécialistes du phénomène ovni sont attendus de vendredi à dimanche à Châlons-en-Champagne (Marne) pour les "Premières rencontres ufologiques européennes", un événement présenté par ses organisateurs comme "unique au monde par son ampleur".Plusieurs milliers de visiteurs sont attendus durant trois jours au parc des expositions de Châlons, transformé en centre d'information sur les objets volants non identifiés et les soucoupes volantes, a expliqué Gérard Lebat, qui a mis sur pied cette manifestation avec l'association Ovni Marne.
Parmi les personnalités attendues: l'Américain Budd Hopkins, "spécialiste des enlèvements d'humains par les ovnis", le Pr Yves Lignon de l'université de Toulouse et le commandant Jean-Gabriel Greslé, ancien pilote de chasse.
Selon M. Lebat, la manifestation revêtira "un caractère scientifique": "les plus grands spécialistes européens du phénomène" doivent se réunir lors d'un colloque privé et publier à son issue "un communiqué de haute importance sur les dernières évolutions de la recherche".
"Premières rencontres ufologiques européennes", du 14 octobre 14H00 au 16 octobre 18H30 au parc des expositions de Châlons-en-Champagne. Programme détaillé sur www.les-repas-ufologiques.com. Entrée gratuite.


Comme d'hatude, le titre de "Pr" est attrbué à Yves Lignon. Il est peut-être "Professeur en phénomènes paranormaux". Au-delà de cette polémique sur le titre réel de Lignon, nous attendons avec une impatience mal dissimulée de comprendre le "caractère scientifique" de la manifestation et de prendre connaissance du comuniqué de "haute importance" sur les évolutions d'une recherche dont l'objet est plus évasif qu'un neutrino.

13 octobre 2005

Le cerveau réagit à la violence dans les jeux vidéo

Par Bruno Cormier
Selon des chercheurs de l'Université de l'Etat du Michigan, la violence que le cerveau perçoit dans les jeux vidéo fait réagir le joueur, même inconsciemment.
Les chercheurs ont mené l'étude sur 13 sujets masculins devant le jeu « Tactical Ops: Assault on Terror ». Un appareil à résonance magnétique (IRM) enregistrait les activités du cerveau tendis que le joueur jouait à la gueguerre virtuelle contre les terroristes.
11 des 13 cobayes ont été sujets à d'importants effets observés sur le cerveau. Le jeu stimulait le cerveau en le poussant à avoir une activité cérébrales typique des pensées aggressives. « Il y a un lien de cause à effet entre le fait de jouer à un jeu de tir à la première personne et les activités du cerveau, considérées comme typiques des pensées aggressives » explique Rene Weber, un des responsables de recherche. Il conclue ainsi : « Les jeu vidéo violents ont souvent été critiqués pour provoquer des réactions agressives et un comportement violent du joueur. D'un point de vue neurobiologique, nous avons montré que ce lien existe. »
Les 13 cobayes étaient tous allemands, de 18 à 26 ans, et jouent chacun 15 heures par semaine en moyenne. Les résultats de l'étude devraient apparaître en 2006 dans un rapport complet. Pour ce qui est de l'agressivité d'un joueur devant un jeu vidéo, c'est aux manettes qu'il faut demander de témoigner, et pas forcément besoin d'un FPS pour faire effet, un simple jeu de sport suffit... A quand une loi contre les jeux sportifs interdits aux moins de 18 ans ?


Cette étude paraît bien mal faite pour déduire quoi que ce soit. Les décharges d'adrénalines sont liées logiquement aux jeux qui demandent une rapidité de réaction, par exemple. De là à en déduire que ces jeux rendent violents, il y à de la marge. Dans ce cas, il n'y aurait pas que les jeux mais tout le sport pratiqué ou regardé à la télévision, sans compter les films d'horreur, etc.

11 octobre 2005

Charlie Hebdo relaxé pour la critique d'une méthode de communication avec les autistes

Charlie Hebdo, qui avait qualifié la méthode dite de "communication facilitée", censée permettre de retranscrire les pensées des handicapés mentaux et notamment des autistes, de "grotesque charlatanerie", a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris, a-t-on appris lundi auprès du tribunal.L'hebdomadaire était poursuivi par Anne-Marguerite Vexiau, qui a introduit en France cette méthode créée aux Etats-Unis.Selon le jugement rendu par la 17ème chambre du tribunal correctionnel, cette méthode "vise à retranscrire les pensées de personnes déficientes mentales, et principalement autistes, par le truchement d'un thérapeute muni d'un clavier alphabétique sur lequel le patient pianote, livrant ainsi des phrases qui sont présentées comme l'expression de ses pensées tues".Dans un article publié le 17 décembre 2003, Charlie Hebdo s'indignait: "non seulement, c'est une grotesque charlatanerie mais, en plus, elle est remboursée par la sécurité sociale".Mme Vexiau estimait que l'article était diffamatoire à son égard, notamment parce qu'il lui imputait d'être l'animatrice d'un mouvement sectaire qui aurait manoeuvré pour obtenir un remboursement de sa méthode par la sécurité sociale.Or le tribunal n'a relevé dans l'article de Charlie Hebdo aucun propos l'accusant de pratiques sectaires ou de tromperie au détriment de la sécurité sociale.Par ailleurs, le tribunal a considéré que l'hebdomadaire était libre de qualifier ainsi la méthode de Mme Vexiau, cette opinion n'étant qu'un "jugement de valeur, exprimé certes sans nuance, mais que le journaliste présente comme étant son point de vue".