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07 octobre 2009

L'exception française s'exprime aussi dans la vaccination !

Le Point.fr
Anne JEANBLANC avec Destination santé

En matière de couverture vaccinale, la France fait parfois figure de parent pauvre parmi les pays développés. Une enquête de l'Institut des mamans - menée l'hiver dernier auprès de 7.000 mères qui ont relevé dans les carnets de santé tous les vaccins administrés à leurs enfants ainsi que les dates de ces vaccinations - dévoile ainsi plusieurs points faibles, notamment concernant la rougeole et l'hépatite B. Deux maladies qui peuvent pourtant être mortelles.

Selon cette enquête, seuls 91,5 % des enfants de 24 à 35 mois ont reçu au moins une dose de vaccin RRO (rougeole-rubéole-oreillons). Un chiffre qui tombe à 60,3 % pour les deux doses. Or, pour éliminer la maladie, l'Organisation mondiale de la santé estime qu'il faudrait atteindre une couverture vaccinale de "95 % au moins pour la 1re dose et de 80 % pour la 2e dose".

Conséquence directe, la France a enregistré une très forte résurgence de la rougeole en 2008 : près de 600 cas ont été recensés sur tout le territoire, particulièrement au sein d'écoles confessionnelles où les enfants sont très peu vaccinés. Plus inquiétant, la rougeole n'est plus comme autrefois une maladie de l'enfance : un tiers des cas déclarés cette année-là avaient plus de 15 ans...

D'où l'absolue nécessité, pour les parents, de bien respecter le calendrier vaccinal de bébé. Ils doivent être attentifs aux âges où les vaccinations sont recommandées. Aussi bien pour la première que pour la deuxième dose. Quant aux enfants plus âgés et aux jeunes adultes, il ne faut surtout pas qu'ils oublient les rattrapages !

Concernant l'hépatite B, la situation est encore plus préoccupante. Avec une couverture vaccinale de 29 % en 2007 chez les nourrissons de deux ans, la France est la lanterne rouge de l'Europe. Et ce n'est pas un hasard. La vaccination systématique contre l'hépatite B a été interrompue en 1998 par les autorités sanitaires françaises. La France est ainsi le seul pays développé à s'être écarté des normes de l'OMS dans ce domaine. Résultat, dix ans déjà que les petits Français ne sont plus protégés contre le virus de l'hépatite B, pourtant à l'origine de près de 80 % des cancers primitifs du foie.


Les effets néfastes du "principe de précaution" apparaissent aujourd'hui clairement. La "précaution" consiste à bloquer tout progrès médical, au nom des risques encourus, alors que les risques de ne rien faire sont largement pires.
Par contre, il n'y aura personne pour faire un procès contre ceux qui, par leur bêtise, ont provoqué des épidémies de rougeole. Parce que la bêtise, ce n'est pas interdit par la Constitution.

17 juin 2008

Hépatite B : la France toujours à la traîne

Par Destination Santé

Plus de 10 ans après « l'affaire » du vaccin anti-hépatite B et de son rôle supposé dans l'apparition de cas de sclérose en plaques (SEP), la France nage toujours dans ses contradictions. Onze études ont déjà écarté toute relation entre la SEP et ce vaccin… Et pourtant rien n'y fait : les Français et une partie des professionnels de santé le boudent toujours. Petit retour sur une épine dans le pied, dont un récent rapport de l'OMS ravive le piquant…
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« Dix ans après, la France a encore du mal à augmenter sa couverture vaccinale contre l'hépatite B » nous explique sur un ton très diplomatique (devoir de réserve oblige !) Eric Laurent. Au bureau régional de l'OMS pour l'Europe, il est « Conseiller adjoint en charge du programme des vaccinations ». Un conseiller donc, qui rappelle à l'envi que « le rôle de l'OMS n'est certainement pas de critiquer ses Etats-Membres ».

Critiquer, peut-être pas… Mais l'Organisation sait trouver son franc-parler quand il s'agit de mettre en garde contre les risques sanitaires liés à des choix politiques hasardeux ! En 1998, elle ne s'était pas privée de dire son désaccord avec la décision – prise par Bernard Kouchner – de suspendre la vaccination systématique des adolescents contre l'hépatite B. « Vous savez, nous sommes en contact régulier avec les autorités sanitaires françaises. Mais la situation est délicate, la vaccination contre l'hépatite B est un dossier sensible en France ». Sensible et surtout explosif : avec une couverture vaccinale qui oscille entre 33% et 42%, notre pays prend le risque sérieux de laisser « filer » les cirrhoses et les cancers primitifs du foie…

Pourquoi sommes-nous les seuls en Europe à nous défier de ce vaccin, le seul encore très récemment, à protéger d'un cancer ? Pour Eric Laurent, l'affaire est entendue : c'est la campagne de vaccination de masse lancée contre l'hépatite B en 1997 qui serait en cause. « C'est connu, les populations établissent très facilement un lien de cause à effet entre un vaccin et un effet secondaire. En revanche, défaire ce lien est une entreprise beaucoup plus longue et difficile. Il y a un grand travail d'information à fournir de la part des autorités ».

Aussi bien en direction du public, que des professionnels de santé ? « Oui, tout à fait, il est impératif d'avoir une position claire sur le sujet. La France devrait peut-être lancer une vaste campagne médiatique afin de rassurer une fois pour toute ses citoyens quant à l'innocuité du vaccin. A l'instar de celle qui a été menée en Grande-Bretagne il y a 4 ans. Elle avait alors permis de réconcilier les Anglais avec le vaccin ROR ».

Source : Bulletin de l'OMS, 6 juin 2008 ; interview d'Eric Laurent, Conseiller adjoint en charge du programme des vaccinations, OMS/Europe, 13 juin 2008


"Contre la stupidité, les dieux eux-mêmes luttent en vain" écrivait Schiller. La pseudo-affaire du vaccin de l'hépatite B range la France dans la queue de peloton des nations occidentales. Nous remercierons les crieurs "au feu" dans quelques années, en leur mettant le nez dans l'augmentation des cirrhose et cancers du foie. Gageons qu'ils n'auront pas l'intelligence de reconnaître leurs erreurs.

13 février 2008

Vaccin contre l'hépatite B et sclérose en plaques : les inquiétudes de l'Académie de médecine

Par Destination Santé - « Les craintes à l'égard de la vaccination (contre l'hépatite B) sont injustifiées » réaffirme l'Académie nationale de Médecine, alors qu'une « campagne médiatique sur les effets adverses de la vaccination contre l'hépatite B se développe à nouveau en France ». L'Académie insiste encore sur « l'absence d'imputabilité (à la vaccination) dans la sclérose en plaques (SEP) chez les enfants et adolescents ». Données à l'appui.

Au cours des six dernières années, un total de « huit études nationales et internationales ont démontré l'absence de relation statistiquement significative entre la SEP et la vaccination contre l'hépatite B », rappellent les Académiciens.

« En 2002 déjà, l'évaluation du rapport bénéfices/risques du vaccin faite par l'Institut de Veille sanitaire (InVS), dans une cohorte d'adolescents et d'adultes à risque montrait que le nombre de porteurs chroniques du virus, de cirrhoses et de cancers du foie évité par la vaccination était très supérieur à celui des éventuels effets secondaires (qui lui sont) imputés ».

L'académie craint que cette « campagne médiatique » ne réveille « l'inquiétude des médecins vaccinateurs et des personnes à vacciner ». Et surtout elle redoute des conséquences dramatiques en termes de santé publique.

Elle rappelle en effet que la couverture vaccinale du nourrisson et de l'enfant demeure très faible en France (25%) contrairement aux autres pays européens et du continent nord-américain. « En 2003-2004, on observait 600 nouveaux cas d'hépatites B annuels, dont la moitié auraient pu être évitée si les recommandations de vaccination avaient été suivies », souligne-t-elle.

« Les craintes à l'égard de la vaccination vont encore aggraver cette situation ». D'autant, comme il convient de le rappeler, que l'hépatite B est à l'origine de près de 10% des transplantations hépatiques en France, que dans 20% des cas, elle évolue vers une cirrhose. Sans oublier enfin que d'après les chiffres de l'OMS, cette maladie est à l'origine de 60% à 80% des cancers primitifs du foie.

Source : Académie nationale de Médecine, 12 février 2008, Institut de Veille sanitaire (InVS), OMS


Les aberrations dues au terrorisme médiatique des adeptes de l'anti-vaccination continuera à faire des victimes innocentes. On se prendrait à souhaiter que la sélection naturelle soit plus rapide.

01 février 2008

Vaccin contre l'hépatite B et sclérose en plaques : rebondissement… à la Française ?

Par Destination Santé Destination Sante - Vendredi 1 février, 02h03

Les mis en examen sont accusés de « tromperie sur les contrôles, les risques et les qualités substantielles d'un produit ayant eu pour conséquence de le rendre dangereux pour la santé de l'homme, ». Sanofi Pasteur MSD pour sa part, est également mis en examen pour « homicide involontaire » après le décès d'une jeune femme de 28 ans, en 1998.

Les intéressés – ou plutôt leurs employeurs – ont fait valoir leur strict respect des règles en vigueur au moment des faits. Pour important qu'il soit, cet argument risque évidemment de ne convaincre ni les plaideurs… ni les juges. Rappelons en effet qu'en France, une expertise judiciaire avait conclu en 2002, à la mise en cause des pouvoirs publics. En 2005 la Cour de Justice de la République classait sans suite une plainte déposée notamment contre Philippe Douste-Blazy et Bernard Kouchner, impliqués à des degrés divers dans les campagnes vaccinales menées de 1994 à 1998.

En septembre 2003 un arrêt de la Cour de Cassation ne reconnaissait aucun lien certain entre la vaccination et l'apparition éventuelle d'une sclérose en plaques… pour être démenti ensuite par une étude publiée par l'Académie américaine de Neurologie. Démenti ? Voire. Le travail en question soulignait les « limites méthodologiques substantielles » des études concluant à une éventuelle relation de cause à effet.

Alors qui croire ? Pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) la cause est entendue… de longue date. L'Organisation a toujours plaidé pour la vaccination systématique contre l'hépatite B, « l'une des principales maladies humaines (qui) pose un sérieux problème de santé publique à l'échelle mondiale. » Elle affirme également que « le vaccin est extrêmement sûr et efficace » et elle a beau jeu de souligner que la France est le seul pays où de tels effets secondaires aient été déclarés en masse. Au mois de décembre dernier, Destination Santé relevait le travail publié par une équipe du CHU Kremlin-Bicêtre près de Paris, dans les « Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine ». Il concluait que « la vaccination contre l'hépatite B ne paraît pas augmenter le risque d'une attaque inaugurale de SEP dans l'enfance."

Autant dire que les dernières mises en examen prononcées à Paris ne constituent qu'un rebondissement supplémentaire dans une affaire qui n'en a pas manqué. En plus de 10 ans maintenant, elle n'est pas encore parvenue à détourner les Français de la vaccination en tant que telle, mais elle a gravement fait régresser le statut vaccinal de notre pays contre l'hépatite B… qui est aussi la principale cause de cancer primitif du foie.

Rappelons aussi que le « scandale » franco-français du vaccin contre l'hépatite B a eu son pendant outre-Manche. L'accusé dans ce cas était le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole), supposé provoquer la survenue d'autisme et de rectocolite hémorragique chez ses « victimes ». « L'affaire » a depuis connu un piteux épilogue. Il ne s'agissait en réalité que d'une manipulation savamment orchestrée avec avocats marrons et chercheurs corrompus, pour faire aboutir une class action…

Source : Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, 2007 ; 161(12) :1176-1182 ; OMS, Factsheet Hépatite B, accédée le 1er février 2008


On aimerait voir la France se singulariser dans une affaire plus intelligente. Le fiasco des lobbies anti-vaccinations en Angleterre fera école, mais que d'argent, de temps et de vies perdues par bêtise humaine. Rappelons que cette polémique sur la SEP et la vaccination contre l'hépatite B n'existe qu'en France. Aucun autre pays n'a retrouvé la moindre augmentation des crises chez les personnes déjà malades, après vaccination.

27 décembre 2007

Le vaccin contre l'hépatite B est largement sous-utilisé

Le Monde

Une étude publiée, mardi 25 décembre, dans le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire, révèle que 469 cas d'hépatite B aiguë ont été recensés en France entre 2004 et 2006. Cet article ajoute que la moitié d'entre eux aurait pu être évitée "si les recommandations de vaccination en vigueur avaient été respectées et le dépistage autour d'un cas effectué".

Cette publication coïncide avec un appel lancé par le professeur Jean-Pierre Zarski (CHU de Grenoble), président de la Fédération des pôles et réseaux hépatites, et par les spécialistes français des maladies du foie. Ils exhortent leurs confrères pédiatres et généralistes à vacciner systématiquement les nourrissons et à instaurer un programme de rattrapage pour les enfants et les adolescents qui n'ont pas été vaccinés.

Depuis près de dix ans, la vaccination contre l'hépatite B est au centre d'une polémique en raison d'hypothétiques liens - jamais démontrés - entre le vaccin et des poussées de sclérose en plaques observées chez des adultes.

L'initiative des hépatologues français précède la mise en examen annoncée des deux principaux groupes pharmaceutiques qui commercialisaient le vaccin en France au début des années 1990.

Ces spécialistes rappellent que cette polémique et ses prolongements judiciaires sont une spécificité française, et que deux récentes études épidémiologiques conduites sur ce thème démontrent l'absence totale d'augmentation de risque. Ils insistent en outre sur la nécessité de vacciner les personnes plus exposées que d'autres (les professionnels de santé notamment) à cette infection transmissible par voie sanguine et sexuelle.

Près de 300 000 personnes sont "porteuses chroniques" du virus de l'hépatite B en France. Bien que les autorités sanitaires recommandent, en accord avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une vaccination systématique dès l'âge de deux mois, on estime que moins d'un nourrisson français sur cinq est aujourd'hui protégé contre une maladie qui, lorsqu'elle s'installe sur un mode chronique, peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie.


En cette fin d'année, une pensée pour les plus de 150 victimes annuelles de l'imbécilité de leurs compatriotes sectaires de l'anti-vaccination, qui ont généreusement donné leur vie en sacrifice expiatoire pour des gains hypothétiques jamais prouvés en France et même pas évoqués dans le reste du monde. Une des grandes victoires du paradoxal "principe de précaution", qui cause plus de morts qu'il n'en sauve. Peut-être faudrait-il appliquer ce fameux principe à lui-même et l'éliminer de la Constitution... au cas où il serait effectivement dangereux !

06 décembre 2007

Le vaccin anti-hépatite B n'a décidément rien à voir avec la sclérose en plaques !

Par Destination Santé

Pour ceux qui avaient encore des doutes, aucune relation ne peut être établie entre la survenue d'une sclérose en plaques (SEP) et la vaccination contre l'hépatite B. Maintes fois démentie, cette rumeur franco-française est une nouvelle fois mise à mal par un chercheur français de l'hôpital du Kremlin Bicêtre (Paris). C'est la douzième étude innocentant le vaccin contre le VHB…

L'équipe du Dr Yann Mikaeloff a suivi 143 enfants qui, avant l'âge de 16 ans et entre 1994 et 2003, avaient développé une SEP. Tous ont vu leurs carnets de vaccination passés au peigne fin, ainsi que les antécédents familiaux de maladies auto-immunes, dont la sclérose en plaques. Les résultats ont ensuite été comparés à ceux d'un groupe contrôle.

La conclusion tombe, nette : « la vaccination contre le VHB ne semble pas augmenter le risque de sclérose en plaques chez l'enfant » écrivent les auteurs. Et pour cause, chez aucun des jeunes malades suivis, un quelconque lien entre le vaccin contre l'hépatite B et la SEP n'a été établi. Un constat qui vaut « pour toutes les marques de vaccin anti VHB disponibles » concluent les auteurs.

Rappelons que la France est le seul pays développé où la vaccination anti-VHB est soupçonnée de déclencher une SEP. Conséquence directe de cette exception, les petits Français sont à découvert : entre 33% et 42% seulement sont vaccinés. C'est très inférieur aux 90% de couverture vaccinale recommandés par l'OMS.

Source : JAMA, 3 décembre 2007


Voila une façon de se singulariser dont la France aurait pu se passer. Faut-il lier cette information et celle concernant le niveau scientifique déplorable des Français ? Rappelons que le niveau de vaccination des pays avoisinants est entre 80 et 90%, sans qu'aucun n'ait observé cette soit-disant augmentation des cas de SEP. Une exception très 'cultuelle'.

16 novembre 2007

Pour la santé publique, rien n'égale la vaccination !

Destination Sante
Par Destination Santé Destination Sante - il y a 1 heure 29 minutes

Coqueluche, poliomyélite, tétanos…Une nouvelle étude américaine vient confirmer chiffres à l'appui, que la vaccination systématique des nourrissons donne des résultats plus que satisfaisants en termes de santé publique. Y compris le vaccin contre l'hépatite B, pourtant si décrié en France !

Sandra W. Roush et ses collègues des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d'Atlanta, ont passé au tamis les données (nombre de cas, taux de mortalité) concernant 13 maladies enregistrées aux Etats-Unis avant 2005 : oreillons, variole et diphtérie, coqueluche, rougeole et rubéole, haemophilus influenzae de type b (Hib), tétanos et poliomyélite, varicelle, hépatites A et B, infections pneumococciques. Les auteurs ont ensuite comparé ces données à celles rapportées à partir de 2006, c'est-à-dire après l'instauration aux Etats-Unis de la vaccination obligatoire des nourrissons contre l'ensemble de ces maladies.

Le résultat est sans appel. Dès la fin de l'année 2006, les cas de diphtérie ont chuté « de plus de » 99%. Le même tableau positif a été constaté pour la rougeole et la rubéole qui ont baissé de 99,9%, pour la poliomyélite (-100%) et la varicelle (-85%).

Les statistiques concernant la mortalité sont tout aussi impressionnantes. En un an, le taux pour la varicelle a ainsi chuté de près de 82% dans l'ensemble des Etats-Unis. Un recul de 25,4% a également été observé pour les pneumococcies invasives.

Le dernier point et non des moindres, concerne les hépatites A et B. La première a vu son taux de mortalité chuter de 86,9% et la seconde de 80,2%. Une réalité qui devrait faire réfléchir les Français qui demeurent frileux – ils sont les seuls parmi les pays développés…- vis-à-vis de la vaccination des enfants contre l'hépatite B. Une attitude liée à la rumeur lancée dans le pays à la fin des années 90, selon laquelle cette vaccination aurait induit des cas de sclérose en plaques (SEP). Maintes fois démentie par les données scientifiques, la rumeur circule toujours dans les foyers français… et parmi certains médecins, au grand dam de l'OMS. Résultat, la couverture vaccinale contre cette maladie est aujourd'hui très faible en milieu scolaire : elle oscille entre 33% et 42% seulement…

Source : JAMA, 2007 ; 298 (18) : 2155-2163


Soyons clairs: le vaccin contre l'hépatite B n'est décrié en France que par une poignée d'excités anti-vaccinations, très vocale mais ultra-minoritaire et totalement anti-scientifique. Le reste de la société a rapidement reconnu l'innocuité du vaccin et son rapport bénéfice/risque des plus élevés parmi tous les vaccins.

21 mars 2007

Une infirmière, tombée malade après un vaccin, gagne en justice au Conseil d'Etat

PARIS (AFP) - Le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative, a donné raison dans un arrêt rendu public mardi à une infirmière de l'hôpital de Sarreguemines (Moselle) voulant faire admettre en accident du travail une sclérose en plaques (SEP) survenue après une vaccination obligatoire contre l'hépatite B.
Le Conseil d'Etat contraint donc son employeur, le directeur du centre hospitalier général de Sarreguemines, à réexaminer la demande de l'infirmière, Mme Nadine Schwartz, dans un délai de trois mois.

"Cette histoire n'est pas encore terminée. On va d'abord attendre les trois mois, que le directeur se positionne. Je ne veux pas partir gagnante. Mais je me bats depuis tellement d'années... j'irai jusqu'au bout", a déclaré Nadine Schwartz, une mère de deux enfants.

Plus "fatiguée", ressentant des "faiblesses" au niveau des bras ou des jambes, "surtout quand (elle fait) un peu de marche", Nadine Schwartz, qui continue à travailler, a bénéficié d'un aménagement de son poste à l'hôpital "sans quoi je n'aurais jamais pu continuer", a-t-elle indiqué.

"Si je m'écoutais, j'arrêterais. Ce n'est pas tous les jours évident, surtout depuis quelques jours, car la douleur est plus forte. Mais j'essaie quand même de faire aller", a confié Mme Schwartz.

Me Gisèle Mor, une avocate qui défend "250 dossiers de victimes" dans des affaires de vaccin anti-hépatite B, s'est pour sa part félicitée que cette décision soit "susceptible de faire jurisprudence".

"Nous allons nous en servir devant les juridictions civiles pour les personnes dont la vaccination n'était pas obligatoire, comme c'est le cas pour les soignants. Et si celles-ci ne suivent pas, nous irons devant la Cour européenne des droits de l'homme", a-t-elle déclaré à l'AFP.

"L'association des victimes REVAHB (Le Perreux sur Marne) a collecté 2.700 témoignages de gens se disant victimes du vaccin", indique Armelle Jeanpert, sa présidente. "Plus de 500 procédures sont en cours et plus de 150 personnes sont indemnisées par l'Etat (vaccin obligatoire)", précise-t-elle.

Dans ces affaires, "il y a deux poids deux mesures, selon les juridictions, administratives ou civiles, et selon que le vaccin est obligatoire ou pas", selon Mme Jeanpert.

Me Mor a indiqué vouloir porter plainte devant la Cour européenne notamment pour le cas d'une petite fille de 11 ans qui a eu une sclérose en plaques après la vaccination et dont le préjudice n'est pas reconnu, alors qu'il l'a été pour sa soeur vaccinée à l'école d'infirmière à l'âge de 20 ans qui développe la même maladie neurologique.

"C'est un problème d'égalité des citoyens", a-t-elle dit.

Face au refus de son employeur de reconnaître sa maladie professionnelle, l'infirmière de Sarreguemines, Mme Schwartz, s'était tournée vers le tribunal administratif de Strasbourg qui l'avait déboutée en 2004.

Vu l'obligation faite aux soignants de se faire vacciner contre l'hépatite B et le "bref délai" entre les symptômes et les injections, le Conseil d'Etat a retenu dans son arrêt la notion d'"imputabilité au service" et considéré que "c'est à tort que le directeur du centre hospitalier a rejeté la demande de l'intéressée."


Un mot manque à l'appel dans l'histoire: "causalité". Si c'etait le cas, la France serait le seul pays du monde où une telle causalité aurait été 'observée'. Un précédent dangereux.

16 février 2007

Vers une recrudescence de l’hépatite B?

Jérôme Lemarié
L'Express

La couverture vaccinale des petits Français pour l’hépatite B est très insuffisante et fait de la France la plus mauvaise élève d’Europe: c’est ce que révèlent les enquêtes menées par l’Institut de veille sanitaire (InVS) en milieu scolaire entre 2001 et 2004. Faut-il craindre une recrudescence de la maladie?

L’Institut de veille sanitaire a conduit trois enquêtes entre 2001 et 2004 en maternelle (2002-2003), CM2 (2001-2002) et 3e (2003-2004) afin d’évaluer la couverture vaccinale de plus de 17 000 enfants et adolescents. Dans l’ensemble, la couverture est plutôt satisfaisante: 80 à 96% pour le DTPolio, entre 87 et 92 % pour la coqueluche, 95 % pour le RRO (rougeole-rubéole-oreillons) et 99 % pour le BCG. Carton rouge, en revanche, pour la vaccination contre l’hépatite B (HB).

Depuis la première enquête conduite en 2000-2001 en classe de 3e chez des enfants qui avaient bénéficié des campagnes de vaccination en 6e, la couverture est passée de 62,4 % à 42,4 % en 2003-2004. La couverture des élèves de CM2, qui était de 33,1% en 2001-2002 n’a pas été améliorée en 2003-2004. La France est la lanterne rouge de l’Europe. Comment expliquer ces mauvais résultats? Les Français ont-ils toujours en mémoire la polémique sur le vaccin HB accusé (à tort) de déclencher ou aggraver la sclérose en plaques? Retour sur une controverse qui a débuté à la fin des années 90.

Flou artistique

Les premières vaccinations HB sont mises sur le marché français en 1981; jusqu’en 1993, elles étaient destinées principalement aux groupes à risque. Conformément aux recommandations de l’OMS, la vaccination HB est étendue, dès avril 1994, aux préadolescents en classe de 6e. La couverture vaccinale chez les enfants passe de moins de 10% à plus de 80% : la France se hisse alors à la première place mondiale.

Mais, en mai 1994, les premiers cas de personnes vaccinées contre l’hépatite B qui ont développé une sclérose en plaque (SEP) sont signalés. La presse s’empare du sujet: les premiers soupçons pèsent sur le vaccin, accusé de provoquer le déclenchement de la sclérose en plaques ou de l’aggraver chez les personnes déjà atteintes. Une enquête nationale de pharmacovigilance est aussitôt lancée par l’Agence du médicament. Elle montre "qu’aucune relation de cause à effet entre le vaccin et les poussées de SEP n’est démontrée" sans toutefois exclure la possibilité d’un lien. L’Agence décide alors d’ajouter à la notice de tous les vaccins une précaution d’emploi à l’intention des malades atteints de SEP.

En novembre 1995, la vaccination est étendue aux adolescents, aux préadolescents, à leurs parents et aux parents d’enfants en bas âge. Le succès de la promotion conduit à la vaccination de plus de 20 millions de Français sur deux ans, non seulement les enfants et les préadolescents mais aussi les adolescents, les adultes et même les personnes âgées.

Toutefois, les incertitudes scientifiques sur l’éventuel lien de causalité entre le vaccin et la SEP conduisent Bernard Kouchner, alors secrétaire d’Etat à la Santé, à suspendre provisoirement la vaccination en milieu scolaire en octobre 1998. Elle reste toutefois recommandée chez les sujets à risque, les nourrissons, les adolescents et reste obligatoire pour les personnels de santé.

Les soupçons sont levés mais le mal est fait

En 1999, une étude épidémiologique initiée par le ministère de la Santé, qui met en avant les bénéfices de la vaccination, supérieurs aux risques (le lien de causalité n’est pas montré mais n’est pas non plus exclu), conduit Bernard Kouchner à réaffirmer son attachement à la vaccination. Mais le doute persiste, renforcé en 2000 par l’ouverture de droits à l’indemnisation de huit personnes, dont trois atteintes de sclérose en plaques, en raison du lien supposé avec le vaccin.

Il faut attendre 2001 et la publication de deux études scientifiques pour disculper le vaccin de toute implication dans l’apparition ou l’aggravation d’une sclérose en plaques. Mais, la polémique est relancée en 2002. Un rapport sur la campagne de vaccination de 1994 réalisée par un expert judiciaire spécialiste du médicament accuse les autorités françaises de ne pas avoir pris en compte les effets secondaires de ce vaccin.

L’organisation d’une audition publique en 2004 en France, réunissant les principaux experts dans le domaine, met un terme à la polémique en concluant à l’absence de données permettant de montrer un lien de causalité entre le vaccin HB et la sclérose en plaques et souligne les bénéfices supérieurs aux risques de la vaccination. Dans son rapport, le groupe d’experts formule un certain nombre de recommandations, notamment la vaccination universelle de tous les nourrissons et une campagne de rattrapage de la vaccination chez les enfants et les adolescents, ainsi que chez les adultes à risque (lire l' encadré).

Mais l’ambiguïté demeure, renforcée par la succession de mesures contradictoires et l’indemnisation de cas de sclérose en plaques en justice. Les parents restent aujourd’hui encore réticents à la vaccination HB (lire l’entretien avec Denise Antona, InVS).

La deuxième cause de décès par cancer après le tabac

Le vaccin reste pourtant la meilleure arme contre un virus très contagieux qui se transmet principalement par voie sexuelle ou sanguine. Il offre une protection durable et efficace à 90%. Si près de 90% des personnes atteintes par le virus guérissent spontanément, chez 10% des sujets, l’hépatite B s’installe et devient chronique et, dans un cas sur deux, évolue en cirrhose voire en cancer du foie.

Le virus de l’hépatite B est présent dans le monde entier. Il est la deuxième cause identifiée de décès par cancer après le tabac. En France, près de 3,1 millions de personnes ont été en contact avec le virus. Parmi elles, certaines n'ont pas été malades ou ont guéri spontanément, d'autres (près de 281 000) sont devenues porteuses chroniques de l'hépatite B et sont donc potentiellement contaminantes. La vaccination est donc un véritable enjeu de santé publique, face à une maladie que l’on peut soigner mais que l’on ne sait pas guérir.

13 février 2007

Les petits Français toujours menacés par l'hépatite B

Par Destination Santé

Le BEH publie aujourd'hui trois enquêtes menées en milieu scolaire entre 2001 et 2004. Si la couverture vaccinale y apparaît globalement satisfaisante, celle contre l'hépatite B demeure très basse : entre 33% et 42%.

De la maternelle à la classe de 3ème, plus de 17 000 enfants et adolescents ont participé aux enquêtes menées pour le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. DTPolio, coqueluche, hépatite B, BCG, ROR... les principaux vaccins sont passés en revue.

Il en ressort que nos enfants jouissent d'une couverture vaccinale assez satisfaisante. Entre 80% et 96% pour le DTPolio ; entre 87% et 92% pour la coqueluche et 95% pour le ROR. Quant au BCG, la couverture vaccinale est excellente avec un taux de 99%. Un bon résultat qui risque toutefois de se tasser, de l'aveu même des auteurs. « Si la couverture vaccinale par le BCG était très bonne, elle reposait essentiellement sur la vaccination par multipuncture (la fameuse bague n.d.l.r) qui n'est plus disponible depuis début 2006 ». Et l'injection intra-dermique qui l'a remplacée n'est pas encore parfaitement maîtrisée par les professionnels de santé.

Autre inquiétude et de taille, celle qui est liée à la faible couverture vaccinale contre l'hépatite B. Celle-ci ne dépasse pas 42%, de sorte que les petits Français sont très loin d'être immunisés en nombres suffisants. Et pour cause, puisque la France est le seul pays développé à avoir freiné pendant des années la vaccination contre cette maladie, en contradiction avec les recommandations de l'OMS. Une rumeur démentie par maintes études mais persistante, liant cette vaccination à des cas de sclérose en plaques, provoque la réticence de bien des parents à vacciner leurs enfants. Or pour les auteurs du BEH c'est évident, « les efforts doivent en priorité porter sur l'amélioration de la vaccination contre l'hépatite B ».

Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n°6/13 février 2007

(Destination Santé)


Comment ne pas voir dans cette baisse de la couverture vaccinale la mauvaise gestion de la rumeur propagée par les adeptes de l'anti-vaccination ? Le gouvernement, en faisant mine de céder même temporairement aux demandes de ces malfaisants, a compromis durablement les chances d'éradication rapide de la maladie. Aujourd'hui, aucune confirmation scientifique quelconque n'est venue confirmer les prétentions des anti-vaccinations. Ils hurlent toujours.

29 décembre 2006

Lancement d'une campagne de certification des sites web médicaux sérieux

Par Thomas Rousseau
News.fr

Société - La Haute autorité de santé française va certifier les sites délivrant de l'information médicale sérieuse. Elle va pour cela s'appuyer sur un label connu surtout des professionnels. Objectif: aider les internautes à distinguer le bon grain de l'ivraie.

«Hépatite B: les risques du vaccin sont confirmés. Respirez un grand coup et venez voir ce qui vous attend, vous et vos enfants, une merveille»: ce message lancé à la cantonade il y a quelques semaines dans le newsgroup fr.bio.medecine, est l'un des exemples de ce que l'on peut trouver sur le Net. Un message publié librement, comme l'intégralité des contributions apparaissant dans ce forum, sans qu'il soit forcément possible de vérifier le sérieux des informations.

C'est pour éviter ce genre de situation que la Haute autorité de santé va entamer début 2007 une campagne de certification des sites médicaux français. Une mission qui entre pleinement dans les prérogatives de la HAS, puisque cette institution a la charge de veiller à la qualité de la diffusion de l'information sanitaire (dans le cadre de la loi du 13 août 2004 sur la réforme de l'assurance maladie).

Il n'est pas question pour la HAS de créer et d'apposer son propre certificat, mais au contraire de relayer un label existant: Health On the Net (HON). Pour Denise Silber, consultante e-santé, «les internautes qui connaissent l'existence de HON sont une minorité. La promotion de la HAS ne peut être que positive, mais la normalisation n'est pas la solution miracle. Rien n'empêchera quelqu'un d'aller voir un marabout pour soigner un cancer. Je crois au bon sens. L'internaute sait regarder plusieurs sites pour voir si l'information est valable.»

Le respect de huit engagements

Créée en 1996 à Genève, la fondation HON couvre 29 langues et a déjà certifié quelque 5.000 sites de santé, consultables à partir d'un moteur de recherche dédié. Organisation non gouvernementale reconnue par les Nations unies, HON attribue gratuitement son label "HONcode" aux sites d'information qui respectent huit engagements. Parmi eux sont pris en compte la transparence de l'actionnariat, l'autorité médicale des intervenants, le respect de la relation patient-médecin ou encore la nécessité de justifier et de sourcer toutes les informations diffusées.

En France, pour le moment, seuls quelques sites arborent le sceau. C'est le cas de Atoute.org et de ses forums médicaux. «80% des messages postés sont effacés. Comme sur tous les forums médicaux sérieux, les demandes d'avis personnalisés ou de diagnostics sont interdites», explique le docteur Dominique Dupagne, initiateur et modérateur du site certifié par le HONcode depuis novembre 2005, et dont le sérieux a de nouveau été validé en octobre 2006.

Le contact avec le médecin essentiel

Inversement, Doctissimo, e-santé et aucun des autres grands sites éditeurs d'information médicale plébiscités par le grand public, n'affichent pour le moment le HONCode. «Une norme n'a d'intérêt que si elle est reconnue par le grand public. C'est pour cette raison que nous n'affichions pas jusqu'à maintenant cette certification, essentiellement connue des professionnels», estime Claude Friedrich, directeur général de e-santé. «Nous répondons d'ores et déjà à 90% des critères de HON», précise ce responsable qui a entrepris d'afficher les CV de ses rédacteurs pour combler les 10% restant.

Si la labellisation permet certainement d'apporter le crédit nécessaire à un contenu sensible, Denise Silber remarque que «la vraie attente des consommateurs n'est pas tant d'évaluer la qualité des sites web médicaux que de pouvoir discuter avec leur médecin des questions que ces informations suscitent». Très peu de praticiens se montrent en effet enclins à proposer à leurs patients d'échanger par e-mail entre deux consultations. Et pourtant, le conseil de l'Ordre des médecins autorise la pratique à partir du moment où le patient a déjà été reçu en cabinet.


Cette labellisation permettra peut-être de faire un premier tri dans les âneries qui se répandent sur Internet au sujet de la santé. A condition que les intérêts économiques ne viennent pas censurer les ardeurs de la Haute Autorité de la Santé. Il n'y a pas de miracle à attendre de cette initiative, mais elle ne peut être que bénéfique.

03 mai 2006

Hépatites virales B et C responsables de près de 4.000 décès par an

PARIS (AFP) - Les hépatites virales B et C sont responsables de près de 4.000 décès annuels, selon une étude d'épidémiologistes de l'Inserm et de l'Institut de veille sanitaire (InVS).
On ne disposait jusqu'alors en France que d'estimations partielles sur la mortalité liée à ces hépatites, mais des équipes de ces deux organismes publics ont analysé les certificats de décès de l'année 2001 pour estimer les décès qui leur sont directement imputables.

Un modèle mathématique avait permis d'évaluer en 2002, à environ 3.300 le nombre de décès associés au virus de l'hépatite C (VHC), mais "aucune estimation n'avait été avancée jusqu'a présent sur la mortalité liée à l'hépatite B", selon les chercheurs.

L'analyse des experts aboutit à estimer à 2.646 le nombre de décès imputables à l'hépatite C et à 1.327 le nombre de ceux imputables à l'hépatite B. "Au total, on estime donc qu'en 2001, en France, 3.973 décès sont directement imputables à une pathologie liée au VHC ou au VHB", relèvent-ils.

Les chercheurs insistent sur la gravité des pathologies associées aux virus des hépatites : 73% des sujets décédés d’une hépatite C présentaient une cirrhose et 25% un carcinome (cancer) du foie développé sur une cirrhose. 84% des sujets décédés d’une hépatite B étaient atteints d’une cirrhose et 31% d’un carcinome hépatocellulaire sur cirrhose.

Les auteurs insistent sur la nécessité "d'intensifier le dépistage, en particulier pour les personnes qui ont été exposées au risque de transmission (soins chirurgicaux, tatouage sans précaution d'hygiène...), afin que la prise en charge des patients infectés puisse se faire le plus tôt possible". C’est à ces conditions que l’on pourra réduire significativement le nombre de décès dus à ces pathologies en France, soulignent-ils.

La prévention passe aussi pour l'hépatite B par la vaccination, rappellent par ailleurs les spécialistes. Cette hépatite est en outre transmissible sexuellement et de la mère contaminée à son futur enfant.

L’étude, financée par l’ANRS (Agence nationale de recherche pour le sida), a été présentée au congrès de l’association européenne pour l'étude du foie qui vient de se tenir à Vienne (EASL - Vienne, 26-30 avril).


Voilà donc un nombre de référence pour les anti-vaccinations. Il leur faudra montrer maintenant que les effets secondaires réels de la vaccination anti-hépatite B sont supérieurs au gain d'un millier de vies humaines. Pour l'instant le score est de 1000 à zéro, en faveur du vaccin.

22 décembre 2005

Un malade atteint de sclérose en plaques débouté par le tribunal

Un jeune lorrain atteint de sclérose en plaques (SEP), qui poursuivait son ancien médecin pour l'avoir vacciné contre l'hépatite B, a été débouté jeudi par le tribunal de Metz qui a estimé qu'il n'y avait pas de lien prouvé entre le vaccin et la sclérose en plaques.
Le malade entend faire appel.
Christophe Nicolas, 28 ans, a vu les premiers symptômes de sa maladie apparaître en septembre 1999, quinze jours après avoir reçu une dose de rappel du vaccin anti-hépatite B (Engérix-B) injectée par son médecin traitant, avait indiqué son avocat à l'audience le 21 octobre.
Souffrant d'abord de vertiges et de troubles de la marche, il est aujourd'hui invalide et se déplace difficilement avec des béquilles.
Christophe Nicolas avait été victime de crises d'épilepsie répétées dans son enfance ce qui constitue "une contre-indication pour la vaccination", avait fait valoir son avocat.
Assurant la défense du médecin, Me Philippe David avait pour sa part réfuté le "lien de causalité" entre la vaccination anti-hépatite B et la SEP. Un lien que ne permettent pas d'établir les études récentes, avait-t-il allégué.


Il est triste de voir la détresse des malades exploitée par les tenants de l'anti-vaccination et les profiteurs de la judiciarisation à outrance. Le débat scientifique n'est jamais clos, mais il penche largement en faveur d'une innocuité du vaccin contre l'hépatite B. Quoi qu'il en soit, le rapport bénéfice/risque est particulièrement élevé pour ce vaccin.

18 juillet 2005

Hépatite B, bilan en demi-teinte pour l'InVS

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire vient de publier les résultats d'une année de surveillance de l'hépatite B aiguë en 2003-2004. Il s'agit des premiers chiffres depuis l'instauration de la déclaration obligatoire de la maladie en 2003.
Entre le 1er mars 2003 et le 1er avril 2004, l'InVS a ainsi recensé 158 cas d'hépatite B aiguë sur l'ensemble du territoire français. Dont deux mortels. L'hépatite B se transmet par un virus à ADN -dit hépadnavirus- dont le réservoir est humain.
Les départements les plus touchés sont ceux d'Ile-de-France, avec 36 cas notifiés. Les principales victimes se recrutent parmi les 30-39 ans, qui représentent 28,5% du total. Suivis de près par les 40-49 ans, avec 24,7% des cas recensés. L'origine de la contamination est sexuelle dans plus de 40% des cas et en revanche, l'usage de drogues -notamment les drogues intraveineuses- n'est responsable que de 6,2% des contaminations.
La maladie ignore également les saisons et touche autant les femmes que les hommes. Ces données sont les premières depuis la réintroduction en mars 2003 de la déclaration obligatoire de l'hépatite B aiguë, suspendue en 1985. "La notification de 158 cas paraît (cependant) peu élevée" précisent les auteurs. "Il existe très probablement une sous-déclaration". Et ils soulignent surtout, que "plus de la moitié des cas notifiés auraient pu être évités si les recommandations de vaccination en vigueur avaient été respectées".
Rappelons que l'hépatite B est à l'origine de près de 10% des transplantations hépatiques en France. Que dans 20% des cas elle évolue vers une cirrhose et que selon l'OMS, le virus de l'hépatite B est à l'origine de 60% à 80% des cancers primaires du foie dans le monde. Les enfants qui en France, naissent de mères porteuses du virus deviendront pour 90% d'entre eux des porteurs chroniques du virus. Et plus d'un sur cinq mourra, des années plus tard, de cirrhose ou de cancer...

Sources: Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n°31/2005

04 avril 2005

Hépatite B: la plainte contre trois ministres de la Santé est classée

PARIS (AFP) – La Cour de Justice de la République (CJR) a classé, le 24 mars, une plainte contre trois ministres ou ex-ministres de la Santé, déposée par des familles s'estimant victimes des effets secondaires du vaccin contre l'hépatite B, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
La commission des requêtes de la CJR -seule juridiction habilitée à juger les crimes et délits commis par les membres du gouvernement "dans l'exercice de leurs fonctions" - avait été saisie d'une plainte en septembre 2004 et visant Jean-François Mattei, Bernard Kouchner, Philippe Douste-Blazy.
Cette plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui", "publicité tronquée en matière de santé publique" et "non-assistance à personne en péril", avait été déposée par Me Gisèle Mor au nom de cinq familles, dont celles de deux enfants aujourd'hui décédés.
La plainte ne fera donc pas l'objet d'une instruction devant la commission d'instruction de la CJR, composée de trois magistrats de la Cour de cassation.
En 1994, le gouvernement, dans lequel M. Douste-Blazy était ministre de la Santé, a organisé une campagne pour vacciner plus de 20 millions de Français contre l'hépatite B. Des effets indésirables, dont des scléroses en plaques, se sont manifestés sur certains patients, qui se sont estimés victimes du vaccin.
Plusieurs plaintes ont ensuite été déposées au pénal, instruites aujourd'hui par la juge du pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris Marie-Odile Bertella-Geffroy.
Toute personne qui pense être victime d'un acte commis par un membre du gouvernement dans l'exercice de ses fonctions peut saisir la commission des requêtes de la CJR, formée de sept hauts magistrats de la Cour de cassation, du Conseil d'Etat et de la Cour des comptes.
Le classement d'une plainte décidé par cette commission ne peut faire l'objet d'aucun recours.


Voilà qui devrait calmer les ardeurs des fanatiques de la dérive juridique à l’américaine.