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03 juillet 2009

Trois académies défendent la qualité de l'eau du robinet

Maxisciences

France - Après la mise en garde du Dr David Servan-Schreiber quant aux risques que présenterait l'eau potable pour les personnes atteintes d'un cancer, l'Académie nationale de médecine, l'Académie nationale de pharmacie et l'Académie de l'eau s'élèvent contre ce qu'elles estiment être "un déni de la science".

Les recommandations de David Servan-Schreiber sont "un déni de la science, un mépris de la médecine et une atteinte au respect des patients" ont déclaré dans un communiqué les trois académies.
Le Dr David Servan-Schreiber avait publié mardi un texte signé par le WWF, plusieurs oncologues et des épidémiologistes, conseillant aux personnes fragilisées par un cancer de préférer l'eau minérale en bouteille à l'eau du robinet afin d'éviter une trop grande exposition à un taux de nitrate élevé.

Selon les trois académies concernées par la question de la qualité de l'eau et de la santé, "les risques potentiels de l'eau potable dans la survenue éventuelle de cancers et l'aggravation de l'état des personnes atteintes de cancer ne reposent que sur des hypothèses". Et d'ajouter que l'eau est "un des composants les plus surveillés, les plus sains et les plus sûrs de notre alimentation". Affirmer que l'eau du robinet présente un risque pour la santé "relève de l'imposture" estiment les signataires du communiqué.

La Direction générale de la santé a elle aussi réagi au texte publié à l'initiative de David Servan-Schreiber affirmant que l'eau du robinet pouvait être consommée sans inquiétude.


Par contre, on peut consommer les affirmations de David Servan-Schreiber avec beaucoup de modération.

25 mai 2008

L’acide folique et les vitamines B sans effet contre les maladies cardiovasculaires

Une supplémentation en acide folique, vitamines B6 ou B12, seuls ou en combinaison, réduisent les concentrations d’homocystéine.

A partir de ces données, un certain nombre d’études randomisées ont cherché à savoir si cette supplémentation prévenait aussi les événements cardiovasculaires.

Des travaux ont été menés dans les populations générales mais on dispose de peu d’études chez les patients ayant déjà une maladie cardiovasculaire. C’est le sujet du travail publié dans le JAMA.

5 442 femmes, professionnelles de santé américaines, âgées de 42 ans ou plus, et qui avaient soit des antécédents d’accident vasculaire cérébral ou plus de 3 facteurs de risque coronarien ont été enrôlées dans une étude randomisée en double insu versus placebo.

Elles ont reçu un comprimé contenant une combinaison de 2, 5mg d’acide folique, 5mg de vitamine B6 et 1 mg de vitamine B12 ou un placebo. Elles ont été traitées pendant plus de 7 années entre avril 1998 et juillet 2005.

796 femmes ont présenté un événement cardiovasculaire (406 dans le groupe du traitement actif et 390 dans le groupe placebo) au cours du suivi.

Les patientes qui recevaient le traitement actif avaient un risque identique de survenue d’un événement cardiovasculaire (évalué par un critère composite d’infarctus du myocarde ou d’AVC ou de procédure de revascularisation coronarienne ou de mortalité d’origine coronarienne).

Pourtant, les concentrations d’homocystéine plasmatique étaient diminuées de 18.5 % dans le groupe actif en comparaison du groupe placebo.

Les auteurs concluent donc, comme pour les autres études déjà réalisées sur ce sujet, qu’après 7 années de traitement et de suivi, un comprimé comprenant à la fois de l’acide folique, de la vitamine B6, de la vitamine B12 ne réduit pas les événements cardiovasculaires chez les femmes à haut risque et cela malgré un abaissement significatif des concentrations d’homocystéine

D'après Albert CM et al. Effect of folic acid and B vitamins on risk of cardiovascular events and total mortality among women at high risk for cardiovascular disease. JAMA 2008 ; 299 : 2027-2036.

10 juillet 2007

Un ex-secrétaire à la Santé américain affirme avoir été censuré

Par Will Dunham

WASHINGTON (Reuters) - Un ancien secrétaire à la Santé ("chirurgien-général") du président américain George W. Bush a accusé mardi l'administration de l'avoir censuré sur plusieurs dossiers, notamment celui des cellules-souches.

"Tout ce qui ne rentre pas dans le cadre du programme idéologique, religieux ou politique des responsables au pouvoir est ignoré, marginalisé, ou tout simplement enterré", a estimé le docteur Richard Carmona devant une commission de la chambre des représentants.

Carmona a été le premier secrétaire à la Santé nommé par George W. Bush, et a occupé ce poste de 2002 à 2006.

"Le problème de cette démarche, c'est qu'en matière de santé publique, tout comme en démocratie, il n'y a rien de pire que d'ignorer la science, ou d'en marginaliser l'expression pour des raisons dépendant de l'orientation politicienne. Le rôle du chirurgien-général est d'être le médecin du pays, pas celui d'un parti politique", a-t-il ajouté.

Carmona a affirmé que les responsables de l'administration Bush avaient censuré ses discours et l'avaient empêché de s'exprimer publiquement sur certains dossiers, dont la recherche sur les cellules-souches, la contraception et ses doutes quant à la politique gouvernementale de limiter l'éducation sexuelle à la promotion de l'abstinence.

Ces déclarations surviennent alors que le sénat américain doit tenir jeudi une audience à propos de la nomination du docteur James Holsinger en remplacement de Carmona, qui a été autorisé à achever son mandat en l'absence d'un remplaçant.

Des militants des droits homosexuels ainsi que plusieurs démocrates de premier rang ont critiqué Holsinger, estimant qu'il avait publié des écrits hostiles à l'homosexualité, mais la Maison Blanche estime qu'il a les qualifications requises.

Le porte-parole de la Maison Blanche Tony Fratto a déclaré que Carmona avait reçu le pouvoir nécessaire, et qu'il avait eu le devoir de guider les Américains sur les questions de santé.

"Nous serions déçus s'il a effectivement échoué à utiliser l'ensemble des possibilités de sa fonction pour défendre les dossiers dont il estimait qu'ils étaient dans l'intérêt du pays. Nous estimons que le docteur Carmona a reçu le soutien nécessaire pour mener à bien sa mission", a déclaré Fratto.

OBJECTIFS POLITIQUES, IDEOLOGIQUES, RELIGIEUX

Les cellules-souches sont considérées par de nombreux scientifiques comme un domaine de recherche prometteur sur le plan médical. Mais les détracteurs du projet le jugent immoral, car il rend nécessaire la destruction d'embryons humains.

Carmona a déclaré qu'on l'avait également empêché d'évoquer publiquement les fondements scientifiques de la recherche sur les cellules-souches afin de permettre au peuple américain d'en mieux comprendre les enjeux.

Il a ajouté que la majeure partie du débat à ce sujet avait été orientée par des objectifs politiques, idéologiques ou religieux.

"J'ai été bloqué à chaque étape. On me disait que la décision avait déjà été prise, 'sois discret, n'en parle pas'", a-t-il rapporté.

Carmona et deux de ses prédécesseurs, les docteurs Everett Koop et David Satcher, ont appelé à une plus grande indépendance de la fonction.

"Les interférences des politiques avec le travail du chirurgien-général semblent avoir atteint un niveau supérieur avec cette administration", a estimé le député Henry Waxman, démocrate de Californie qui dirige le comité devant lequel Carmona a témoigné.

"Le public attend d'un chirurgien-général qu'il soit protégé des pressions politiques et qu'il puisse exprimer son point de vue professionnel, basé sur les faits scientifiques les mieux documentés."

03 juin 2007

Power Plate: attention aux risques

CHICAGO (AP) - Après l'engouement, les réserves. Le Power Plate, cette machine qui vous promet un corps de rêve en stimulant vos muscles, ne serait pas sans risque. Les experts déplorent l'absence de recul sur une méthode qui repose sur d'intenses vibrations.

Outre les douleurs et les lésions du cartilage que son utilisation peut entraîner, certains experts mettent en garde contre d'éventuels dangers pour le cerveau.

Ce qui n'empêche toutefois pas la NASA de s'intéresser de près à cet appareil qui pourrait contribuer à réduire l'atrophie musculaire et la perte osseuse dont sont victimes les astronautes pendant leurs longs séjours en apesanteur dans l'espace.

Les utilisateurs de l'appareil adorent la sensation vibratoire et la rapidité de la séance d'entraînement dont la durée est réduite des deux tiers, selon ses défenseurs. Une séance écourtée qui plaît aux salariés très occupés, aux mères d'enfants en bas âge et à toute personne qui veut éviter les exercices.

Le Power Plate vibre 20 à 50 fois par seconde dans trois directions différentes, augmentant les forces de la gravitation sur le corps, selon la firme du même nom, basée à Northbrook (Illinois). La firme assure que son appareil améliore l'efficacité des mouvements réalisés sur l'appareil. L'entraînement, qui n'est pas aérobique, s'apparente plus à du "soulever de poids sans poids".

Power Plate vend différents modèles à usage individuel ou collectif à des prix allant de 2.500 euros à 8.000 euros. Les machines pèsent de 120 à 230 kilos et sont dotées de sangles.

Une étude menée par le centre spatial Johnson de la NASA souligne que l'utilisation d'un plateau vibratoire pendant des exercices faits accroupis renforce le travail musculaire, mais ne dit pas si les vibrations permettent aux athlètes de courir plus vite ou de sauter plus haut.

"La vibration marche, mais nous cherchons à savoir comment l'utiliser au mieux, et je pense que nous sommes loin d'atteindre ce but", admet Bill Amonette, un des auteurs de l'étude et expert dans le domaine de la forme à l'université de Houston-Clear Lake. "Je pense que nous devons être prudents."

Des chercheurs s'inquiètent des dangers à terme d'une vibration de grande amplitude qui envoie des secousses dans tout le corps, note Andrew Abercromby, lui aussi du centre spatial Johnson.

Clinton Rubin, professeur d'engineering biomédical à l'université d'Etat de New York, a mis au point un appareil -que la FDA vient d'approuver- indiqué dans la prévention et la réversibilité de la perte osseuse observée dans l'ostéoporose mais qui délivre des vibrations bien moins fortes que celles du Power Plate.

Car si la société Power Plate avertit du danger que fait courir son appareil pour les femmes enceintes, les personnes souffrant de décollement de la rétine, de phlébite ou de tumeurs osseuses, elle ne prévient pas le public de la possibilité de douleurs, de lésions du cartilage, de la vision qui peut devenir floue, de la perte auditive et même des effets sur le cerveau.


Et n'oublions pas que les allégations sportives, ou contre la cellulite, que mettent en avant les centre de soins avec la Power Plate, n'ont jamais été démontrées.

16 mai 2007

Multivitamin prostate warning

Taking lots of multivitamins may increase the risk of deadly prostate cancer, say US researchers.

Their study showed taking multivitamins more than seven times a week was associated with an increased risk of advanced and fatal prostate cancer.

There was no link with early cancer or localised prostate cancer, the researchers wrote in the Journal of the National Cancer Institute.

Experts advised men to eat a healthy diet to reduce their risk of cancer.

The findings, based on data on nearly 300,000 men, indicated the risk of advanced prostate cancer is 32% higher in men who take multivitamins more than once a day than in those who do not take them at all.

The correlation was strongest for men with a family history of the disease, and who also took selenium, beta-carotene or zinc supplements.

It is unclear why the multivitamins may increase the risk of certain types of prostate cancer.

Study leader Dr Karla Lawson from the US National Cancer Institute said: "The possibility that men taking high levels of multivitamins along with other supplements have increased risk of advanced and fatal prostate cancers is of concern and merits further evaluation."

Because multivitamins contain so many different components and men taking a lot of them were more likely to be taking other supplements, the researchers were unable to tease out what was causing the association.

In an accompanying editorial, European researchers said a high intake of fruit and vegetables has been shown to reduce the risk of cancer.

But it is not clear which nutrients have a positive effect.

Antioxidants

There has been a lot of research into antioxidants such as vitamin C and E because it is believed they may protect cells against damage.

However, some analyses have suggested that beta-carotene, vitamin A and vitamin E supplements may shorten life rather than extend it.

The amounts of antioxidants needed to offer any potential protection are not known and may differ between individuals.

Liz Baker, science information officer at Cancer Research UK, said: "It's still not entirely clear what factors can affect a man's risk of developing prostate cancer.

"And there is conflicting evidence on the pros and cons of vitamin supplements.

"These products don't seem to give us the same benefits as vitamins that naturally occur in our food.

"We encourage people wanting to reduce their risk of cancer to eat a diet rich in fibre, vegetables and fruit, and low in red and processed meat."

Georgia Diebel, a specialist nurse at the Prostate Cancer Charity said: "With all vitamins, we recommend that men do not exceed the daily recommended dose stated on the bottle.

"People often think of them as something 'natural' and do not understand that they still have to be metabolised and used by the body - a study like this suggests they are not safe in larger quantities."

Prostate cancer is the second leading cause of cancer death in men. It kills one man every hour in the UK.


Les multiples boutiques, plus intéressées par leur gains que par la santé de leurs victimes, qui leur proposent le gavage multivitaminiques devraient y réfléchir à deux fois. Il se pourrait qu'elles aient à faire face à leurs ayants-droit un jour ou l'autre.

11 mai 2007

Pays de Galles : des hindous mobilisés pour la défense d'un taureau sacré

LONDRES (AFP) - Des religieux hindous s'opposaient vendredi à la décision des autorités sanitaires du Pays de Galles d'abattre un taureau -- un animal considéré comme sacré par les hindous -- infecté par la tuberculose.

Le taureau, nommé Shambo, qui appartient à un temple hindou du Pays de Galles, a été contrôlé positif à un test sur la tuberculose.

Mais les religieux hindous demandent au gouvernement d'épargner le taureau et ont averti que l'abattre représenterait un manque de respect envers les convictions de la communauté hindoue.

"La force évidente du sentiment de la communauté hindoue de par le monde devrait rappeler aux autorités qu'elles doivent agir avec prudence", a indiqué à l'AFP un moine hindou britannique, qui se présente comme le frère Alex, du temple Skanda Vale au pays de Galles, où vit Shambo.

"S'ils sont intelligent, ils devront faire un geste de conciliation", a souligné le religieux.

L'hindouisme est la religion majoritaire en Inde.

Plus de 4.000 personnes ont déjà signé une pétition sur le site du temple pour exiger du gouvernement qu'il épargne le taureau.

Le Forum hindou de Grande-Bretagne, qui regroupe les associations cultuelles hindouistes du pays, a annoncé qu'il allait organiser une chaîne humaine de centaines de personnes autour du temple pour protéger Shambo.

Frère Alex a précisé que les membres du temple -- vingt moines et six religieuses -- se joindraient à la protestation par une prière collective.

Shambo a été isolé dans un sanctuaire richement décoré et construit spécialement pour lui. Et frère Alex a promis que si le taureau était épargné tout serait fait pour éviter une contamination.

Une porte-parole de l'assemblée galloise a déclaré à l'AFP que "tout serait fait pour régler cette affaire d'une manière aussi souple que possible".

Un vétérinaire des autorités sanitaires était attendu dans la journée au temple.


Encore un exemple d'intervention de la religion dans les affaires sanitaires.

Herbal Medicine Taken on Faith?

Many People Don't Consult Scientific Guidelines on Herbal Supplements
By Miranda Hitti
WebMD Medical News
Reviewed by Louise Chang, MD

May 11, 2007 -- About two-thirds of people taking herbal supplements to treat a health condition don't check scientific guidelines, say University of Iowa researchers.

"Physicians, pharmacists, and other health professionals should proactively educate consumers and advocate for public health policies that would disseminate evidence-based information regarding the appropriate use of herbs," says researcher Aditya Bardia, MD, in a University of Iowa news release.

Bardia and colleagues reviewed data from a 2002 national health survey of more than 30,000 U.S. adults.

In the survey, more than 3,300 adults said they had taken herbs to treat a specific health condition.

The researchers focused on 609 people who reported treating a specific health condition with any of the following 10 herbal supplements: echinacea, ginseng, garlic, St. John's Wort, soy, or kava kava.

Bardia's team checked to see if there was scientific evidence supporting the use of those herbal supplements for the participants' health conditions.

Overall, about 55% of the participants used herbal supplements backed by scientific evidence for their condition.

However, the percentage of participants using herbal supplements in accordance with scientific evidence ranged from 68% for echinacea to 3% for ginseng.

Apart from echinacea and ginseng, about one-third of the participants used herbal supplements based on scientific evidence, the study shows.

Part of the problem may be that many patients and doctors don't talk about herbal supplements. That should change, note Bardia and colleagues.

Their report appears in the May edition of the journal Mayo Clinic Proceedings.


Comportement d'autant plus dangereux que certaines plantes ne sont pas des placebos et que leurs effets secondaires peuvent être particulièrement nocifs.

30 avril 2007

Moderate Drinking Linked to Breast Cancer

WASHINGTON — Moderate alcohol consumption, or about two drinks a day, has often been touted as heart healthy in recent years, but a new study finds the same quantity causes cancer.

Mice given the human equivalent of two drinks daily developed breast tumors that were nearly double the weight of those in their “dry” relatives.

Nearly 179,000 U.S. women will develop breast cancer this year, according to the National Cancer Institute. Even so, scientists lack a strong grasp on why one woman develops the disease and another remains cancer free.

Presented here at the American Physiological Society (APS) annual meeting, the research not only shows the link between alcohol consumption and breast cancer, but it proposes how that glass of wine or bottle of beer works to stimulate tumor growth.

“Alcohol [consumption] is the most important avoidable risk factor for women getting breast cancer,” lead scientist Jian-Wei Gu of the University of Mississippi Medical Center told LiveScience. Genetic factors would be considered “unavoidable,” since people inherit DNA from their parents.

The APS meeting is being held as part of the larger, annual Experimental Biology meeting.

Drinkin’ mice

Gu and his colleagues, also from the University of Mississippi Medical Center, fed six-week-old female mice moderate levels of alcohol for four weeks which would be the equivalent of two drinks each day in humans. In the second week, they injected mouse breast-cancer cells into each mouse’s mammary glands.

They found that tumors in the alcohol-fed mice weighed on average about 1.4 grams, nearly two times the weight of tumors in the control mice. Images of the alcohol-fed mice show a visible lump in the upper portion of the animal’s chest.

The scientists suggest the difference in tumor weight is a result of jacked-up growth in blood vessels due to alcohol consumption. That’s because when a rodent, or a human, gulps down a drink, the cells in their bodies go into overdrive to get rid of the “toxins.”

The stressed-out cells send out a hormone dubbed VEGF that stimulates the growth of blood vessels—a tumor’s means of getting oxygen and nutrients to survive. Supporting that idea, the alcohol-fed mice showed a significant increase in VEGF as well as more blood vessels than the other mice.

Animal models

This is the first study to use an animal model that accurately mimics human breast cancer, Gu said.

Previous studies injected human breast-cancer cells into “nude” mice, or those lacking an immune system. Without a line of defense, the mice’s bodies would let the foreign cells grow and scientists could run experiments.

“In regular mice, if you implant a human tumor, it won’t grow because it’s foreign [so the immune system would stage an attack],” said study team member Emily Young. That also meant any results would apply only to an organism lacking an immune system.

Instead, “we used regular mice and we implanted the mouse breast-cancer form into it,” Young said.

As well, many studies have used toxic levels of alcohol, leading to results that were less applicable to humans who typically don’t consume that much booze.

The researchers say their results, unlike the others, can be squarely extrapolated to humans and have implications to both prevent and help treat breast cancer.

“Normal people produce cancer cells every day,” Gu said, “but at the beginning the cancer doesn’t have blood vessels.” So it’s easier for the body’s immune system to fend them off. Once the cancerous cells acquire a blood-vessel lifeline, which this study suggests is fostered by alcohol, the tumor growth takes off.

20 avril 2007

Fruit proves better than vitamin C alone

Tests show that it isn't just the vitamin that protects the body.

Matt Kaplan

If you're in the market for an antioxidant to keep your body young and healthy, new research suggests you'd be much better off with oranges than vitamin C tablets.

Although vitamin C is best known for its protection against scurvy and, possibly, the common cold (see 'Vitamin C best in the cold'), fruits rich in vitamin C are also powerful antioxidants that protect cellular DNA from being damaged by oxidation. Going without such foods leads to DNA damage long before the iconic bleeding gums of scurvy are seen.

But do vitamin C pills on their own have the same protective effect as fruit? Serena Guarnieri and a team of researchers in the Division of Human Nutrition at the University of Milan, Italy, designed a simple experiment to find out.

The team gave test subjects a single glass of blood-orange juice, vitamin-C-fortified water, or sugar water to drink. The blood-orange juice and the fortified water had 150 milligrams of vitamin C each, whereas the sugar water had none. Blood samples were taken from the test subjects 3 hours and 24 hours after their drink. Unsurprisingly, blood plasma vitamin C levels went up after drinking both the juice and the fortified water.

The blood samples were then exposed to hydrogen peroxide, a substance known to cause DNA damage through oxidation. The damage was significantly less in the samples taken from volunteers who had ingested orange juice, in both the samples collected 3 hours after consumption and 24 hours after the drink. Unsurprisingly, the sugar water had no protective effect. But neither did the vitamin-C-fortified water.

At least one other study, which looked at larger quantities of vitamin C, has shown a protective effect from the vitamin alone. But the fact that it doesn't show up here indicates that something more complicated is going on, says Guarnieri. "It appears that vitamin C is not the only chemical responsible for antioxidant protection; there is something more at work here," she says. The find is reported in the British Journal of Nutrition1.

"It is an important observation," says David Heber, director of the Center for Human Nutrition at the University of California, Los Angeles. It suggests that people studying the effects of the vitamin should be careful to note where in the diet it comes from. "Vitamin C is provided in a matrix in fruits with many other beneficial substances," he says; and all of these may interact with each other.

Other nutrition researchers have suggested that sugars in juice interact with vitamin C to generate the antioxidant effect2. But Guarnieri suspects that the phytochemicals found in oranges (cyanidin-3-glucoside, flavanones and carotenoids) are the substances that need further study. "But how they are interacting is still anyone's guess," she adds.


Encore une pierre dans le jardin des vendeurs de pilules vitaminées.

30 mars 2007

Omega-3 fatty acids affect risk of depression, inflammation

COLUMBUS , Ohio — A new study suggests that people whose diets contain dramatically more of one kind of polyunsaturated fatty acid than another may be at greater risk for both clinical depression and certain inflammatory diseases.

The report, published online this week in the journal Psychosomatic Medicine, suggests that we need to balance out our intake of omega-6 and omega-3 fatty acids. The current typical American diet contains 20 times more omega-6 than omega-3, a ratio that researchers say should be lowered to 4-to-1, or even 2-to-1.

This is the most recent in a long series of experiments Ohio State University researchers have conducted on the links between psychological stress and immunity. The addition of dietary questions to studies that have previously focused solely on emotional and biochemical markers may yield important new clues about the immune system.

“In this study, we’re looking at the intersection of behavior, immune function and diet. In past experiments, we concentrated only on the first two,” explained Jan Kiecolt-Glaser, professor of psychiatry and psychology at Ohio State and lead author on the paper.

“It now appears that diet is a very important variable in the equation as to how people respond to depression and stress.”

The study, conducted in OSU’s Institute for Behavioral Medicine Research, focused on a group of 43 middle-aged to elderly men and women, nearly half of which were the caregiver spouses of people with Alzheimer’s or other dementias. By including caregivers who typically report greater stress and more depression than similar adults who are not caregiving, the researchers could look at how depression and diet might interact to affect inflammation.

Blood samples were drawn from each person in the study and tested for interleukin-6 (IL-6), tumor necrosis factor -alpha (TNF-alpha ) and the receptor molecule for IL-6. Participants also completed a survey questionnaire that gauged their level of depression.

The analysis showed that participants who had much more omega-6 — compared to omega-3 — fatty acids, and who also were reporting more symptoms of depression, had much higher levels of IL-6 and TNF-alpha, two cytokines which enhance inflammation.

“The data suggest that higher depression and a poorer diet in terms of omega-3 can work together to promote inflammation. Other researchers have shown that clinically depressed people — those with more severe depression — often have lower omega-3 levels in their blood, and several studies have shown that supplementing diets with omega-3 improves depression,” Kiecolt-Glaser said, although the reason isn’t clear.

“People who are depressed don’t eat well, or it might be that there is something about depression that affects how well people process such foods.”

In recent years, research has shown that an increase in omega-3 fatty acids in the diet has specific health benefits, especially in patients with depression, cardiovascular disease and inflammatory and autoimmune diseases.

Martha Belury, an associate professor of human nutrition, endocrinology, diabetes & metabolism at Ohio State and co-author of the study, said the design of the study was important.

“We looked at people who were experiencing real depression, not those whose depression arose as a part of some experiment, and we could clearly see a relationship between lower omega-3 fatty acids and certain markers of depression and inflammation.”

Belury said that current recommendations allow up to two servings each week of cold-water fish – the best source of omega-3 – such as salmon or trout. This would not apply to pregnant women, she said, where concerns are greater about the heavy metal contamination such fish might contain. Omega-3 is also available as nutritional supplements

“This study has shown that even in people who did not take supplements, maybe just a little bit more omega-3, could help reduce their markers for both stress and depression,” Belury said.

“The important message for consumers is that they don’t have to take mega-doses of omega-3 to have some impact. It might not take a whole lot to have a significant clinical impact,” Belury said.

The researchers are now starting a larger, more comprehensive randomized and controlled trial of omega-3 in adults between the ages of 50 and 80 in hopes of testing the questions raised in this pilot study.

Ohio State University


Encore une étude qui pointe du doigt l'inutilité voire la nocivité des 'alicaments' en méga-doses.

29 mars 2007

Green tea could keep HIV at bay

Drinking green tea could help in the fight against HIV/AIDS, according to research published by the University of Sheffield and Baylor College of Medicine, in Texas, USA.

Scientists have discovered that a component of green tea called epigallocatechin gallate, or EGCG, prevents HIV from binding to our immune system cells by getting there first. Once EGCG has bound to our immune system cells there is no room for HIV to take hold.

Professor Mike Williamson, from the Department of Molecular Biology and Biotechnology at the University of Sheffield and who worked on the study, said: "Our research shows that drinking green tea could reduce the risk of becoming infected by HIV, and could also slow down the spread of HIV."

He added: "It is not a cure, and nor is it a safe way to avoid infection, however, we suggest that it should be used in combination with conventional medicines to improve quality of life for those infected. Future research is also currently under way in order to determine how much effect can be expected from different amounts of tea."

Notes for Editors: Funding for this research came from the US National Institutes of Health, the Paediatric Research and Education Fund at Baylor College of Medicine and the David Fund, Paediatric AIDS Fund and Immunology Research Fund at Texas Children's Hospital and the Centres for AIDS Research.

Source University of Sheffield

21 mars 2007

L'effet placebo du sport: Croire aux bénéfices du sport augmente ses effets sur la santé

[L.J.S.] - Dès le saut du lit, c'est le marathon qui démarre. A peine habillé, vous sortez de la maison en courant pour attraper votre bus et c'est encore la course pour ne pas arriver en retard au travail. Sans parler des corvées ménagères qui vous attendent en rentrant le soir : la cuisine, la vaisselle, le ménage... Et vous trouvez le temps de faire de l'exercice dans tout ça ? Non, bien sûr. Mauvaise réponse ! Vos cavalcades quotidiennes sont bien de l'activité physique, non ? Une équipe de chercheurs britanniques vient de montrer que si vous en étiez persuadé, vous en tireriez davantage de bénéfice pour votre santé.

Le Dr Ellen Langer de l'Université de Harvard a enrôlé 84 femmes de ménages travaillant dans des hôtels. Avec 15 chambres à nettoyer par jour, autant dire que « activité physique » n'est pas un vain mot. Et pourtant à la question « faites-vous de l'exercice régulièrement ? » les deux tiers ont répondu non. Les autres ont carrément répondu qu'elles ne pratiquaient aucune activité physique.

Après cet interrogatoire, les chercheurs ont séparé les femmes de ménage en deux groupes. Aux premières, ils ont révélé que l'activité physique exigée par leur travail dépassait les recommandations de santé publique pour être en bonne santé. Et les femmes du deuxième groupe ont continué à faire le ménage en étant convaincues de ne pratiquer aucune activité physique.

Bilan au bout de 4 semaines : sans rien changer à leur mode de vie, les femmes qui étaient persuadées de pratiquer une activité physique ont vu leur santé s'améliorer. Tension artérielle en baisse, réduction de la masse grasse et même 1 kilo de perdu en moyenne ! Et quand on leur a reposé la question « faites-vous de l'exercice régulièrement ? », près de 80 % ont répondu par l'affirmative. En revanche dans le deuxième groupe, aucune modification de l'état de santé n'a été constatée.

Comment expliquer ces changements ? « Par l'effet placebo ! », répond le Dr Ellen Langer. « Cet effet est admis pour les médicaments mais n'avait jamais été exploré pour le sport. Nos résultats confirment pourtant l'hypothèse que les bénéfices de l'activité physique sur la santé impliquent également ce fameux effet placebo ».

La prochaine fois en courant après votre bus ou en vous démenant avec votre aspirateur, répétez-vous inlassablement : « je fais du sport et c'est bon pour ma santé, je fais du sport et c'est bon pour ma santé ». Vous verrez peut-être la différence...

Langer H. Mind-Set Matters Exercise and the Placebo Effect. Psychological Science. February 2007

Copyright © 2007, lejournalsante.com

13 mars 2007

A Killer Compound With An Improbable Trigger

Even miniscule amounts of chromium 6 can cause cancer. Blame that do-gooder nutrient, vitamin C.

Brown University researchers have discovered that naturally occurring vitamin C reacts inside human lung cells with chromium 6, or hexavalent chromium, and causes massive DNA damage. Low doses of chromium 6, combined with vitamin C, produce up to 15 times as many chromosomal breaks and up to 10 times more mutations – forms of genetic damage that lead to cancer – compared with cells that lacked vitamin C altogether.

This finding is startling, said Anatoly Zhitkovich, an associate professor of medical science at Brown who oversaw the experiments. Outside cells, Zhitkovich said, vitamin C actually protects against the cellular damage caused by hexavalent chromium, the toxic chemical that starred as the villain in the true-to-life Hollywood drama, Erin Brockovich. In fact, vitamin C has been used as an antidote in industrial accidents and other instances when large amounts of chromium are ingested.

Vitamin C works protective wonders because it is a powerful antioxidant, blocking cellular damage from free radicals. Specifically, the vitamin rapidly “reduces,” or adds electrons, to free radicals, converting them into harmless molecules. This electron transfer from vitamin C to chromium 6 produces chromium 3, a form of the compound that is unable to enter cells.

But what happens when chromium and vitamin C come together inside cells? Because vitamin C isn’t found in cells grown in a lab, Zhitkovich and his team conducted experiments using human lung cells supplemented with vitamin C. They learned that when vitamin C is present, chromium reduction has a very different effect. Cellular vitamin C acted as a potent toxic amplifier, sparking significantly more chromosomal breaks and cellular mutations.

“When we increased the concentration of vitamin C inside cells, we saw progressively more mutations and DNA breaks, showing how seemingly innocuous amounts of chromium can become toxic,” Zhitkovich said. “For years, scientists have wondered why exposure to small amounts of hexavalent chromium can cause such high rates of cancer. Now we know. It’s vitamin C.”

Hexavalent chromium is used to plate metals and to make paints, dyes, plastics and inks. As an anticorrosive agent, it is also added to stainless steel, which releases hexavalent chromium during welding. Hexavalent chromium causes lung cancer and is found in 40 percent of Superfund sites nationwide. This is the toxic metal, found in drinking water in a small California town, that Erin Brockovich campaigned against, successfully winning residents a record settlement of $333 million in 1996.

Zhitkovich said his team’s research, published in Nucleic Acids Research, might have policy implications. When combined with vitamin C, chromium 6 caused genetic damage in cells in doses four times lower than current federal standards, Zhitkovich said. If additional research backs these findings, he said federal regulators might want to lower exposure standards.

Zhitkovich is part of a major Brown research initiative, the Superfund Basic Research Program, which addresses the health and environmental concerns created by hazardous waste contamination. As part of this program, funded by the National Institute of Environmental Health Sciences, Zhitkovich is conducting basic research that may result in a medical test that assesses DNA damage from hexavalent chromium.

Former Brown graduate student Mindy Reynolds was lead author of the journal article. Brown research assistant Lauren Stoddard and postdoctoral research associate Ivan Bespalov also took part in the research.

The National Institutes of Health funded the work.

From Brown University


Encore un exemple qui montre que les théories des supporters des suppléments vitaminiques sont simplistes et que les lubies de Linus Pauling peuvent avoir des conséquences non négligeables.

Les écologistes réitèrent leurs soupçons sur un maïs OGM de Monsanto

PARIS (AFP) - Greenpeace et le Crii-gen (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique) mettent de nouveau en cause le maïs génétiquement modifié de la société américaine Monsanto MON 863, dans une étude publiée mardi.
Selon cette étude du Crii-gen, financée partiellement par Greenpeace et publiée dans la revue américaine Archives of Environmental Contamination and Toxicology, la consommation d'OGM entraîne chez les rats nourris aux OGM des perturbations sur ces "filtres" que sont le foie et les reins.

"Notre contre-expertise a fait apparaître des problèmes hépatiques chez les femelles, qui ont grossi, alors que les mâles connaissaient des problèmes rénaux qui les ont fait maigrir", explique le Pr Gilles-Eric Séralini, membre de la Commission du génie biomoléculaire et chercheur à l'Université de Rouen, par ailleurs président du comité scientifique du Crii-gen.

"Nous appelons les autorités publiques à reprendre les tests sur le maïs et donc à décréter un moratoire sur son usage", a lancé le Pr Séralini en demandant pourquoi les analyses "effectuées par Monsanto étaient restées confidentielles sous couvert de secret industriel".

Greenpeace a dû mener une longue bataille juridique en Allemagne pour obtenir la communication des 1.132 pages de données brutes de l'étude de Monsanto sur le maïs MON 863, qui ont été retraitées par les experts du Crii-gen.

Selon le Pr Séralini, les effets marqués sur le foie des femelles - augmentation des taux de sucre et jusqu'à 40% des graisses dans le sang - et sur la chimie urinaire des mâles, avec des variations importantes des taux de sodium ou de phosphore notamment, sont "identiques à ceux causés par une intoxication aux pesticides".

Or ce type de maïs a "la particularité de produire son propre insecticide tout au long de sa vie. Mais cet insecticide, qui a été modifié pour être intégré au maïs, n'a jamais été testé en l'état: il n'y a donc ni traçabilité ni épidémiologie possibles", souligne le Dr Joël Spirou, spécialisé en médecine environnementale qui a pris part aux contre-expertises.

Le géant agro-industriel américain Monsanto avait fait valoir en 2003 que les écarts dans son étude entre les rats nourris aux OGM et les autres ressortaient de la variabilité naturelle.

Pour les scientifiques du Crii-gen, il aurait fallu mener des tests sur des femelles gestantes et sur leurs petits, afin de mesurer les effets du maïs sur la santé reproductive.

"Ces tests, qui auraient duré de 18 mois à deux ans, auraient amoindri l'intérêt économique des OGM", soulignent-ils.

Le MON 863, autorisé en Europe pour l'alimentation animale depuis août 2005 et pour l'homme depuis janvier 2006, est l'objet d'une polémique depuis trois ans. Selon le Crii-gen, il est cultivé essentiellement sur le continent américain et aujourd'hui utilisé un peu partout dans le monde et notamment en Europe pour l'alimentation animale.

Les experts de la Commission du génie biomoléculaire française avaient émis initialement des réserves, avant de conclure après un examen approfondi que les anomalies repérées "s'inscrivaient dans la gamme des variations naturelles".

L'Agence européenne de sécurité alimentaire avait donné un avis positif au MON 863 en avril 2004, le jugeant "aussi sûr que le maïs conventionnel".

Polémique sur un produit contre les mauvaises ondes

LE MONDE

La marque de cosmétiques Clarins vient de lancer "en première mondiale" "Expertise 3P (E3p)". Vaporisée sur le visage cette "brume écran" qui ressemble à de l'eau - vendue 40 euros les 100 ml ! - est censée nous protéger des agressions produites par "les ondes électromagnétiques artificielles" émises par les téléphones portables, bornes Wi-Fi, fours à micro-ondes ou radio-réveil. La publicité affirme que le produit permet de "lutter contre le vieillissement accéléré de la peau" et préserve notre organisme des pollutions modernes.

La direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), alertée par l'Institut national de la consommation (INC), confirmait, mardi 6 mars, avoir lancé une enquête "afin de vérifier le bien-fondé des allégations figurant sur l'étiquette et dans la publicité de ce produit".

Ce produit parie sur une peur rampante. Depuis deux ou trois ans, la polémique va crescendo dans les milieux scientifiques, à propos du danger des ondes électromagnétiques pour la santé, notamment celles des téléphones portables (les ondes pulsées) que l'on soupçonne de briser l'ADN et de provoquer migraines, cancers et tumeurs au cerveau.

Clarins a certes mesuré en laboratoire les effets des ondes émises par une antenne de 900 mégahertz (un téléphone portable utilise une fréquence deux fois plus puissante) sur le cycle de vie des cellules de la peau. Le constat est net : les cellules se renouvellent plus lentement, produisent davantage de radicaux libres (normalement dus au stress ou au soleil) et leur organisation est modifiée. "Les premières modifications apparaissent après six heures seulement d'exposition, mais ce phénomène s'amplifie avec le temps", écrit Lionel de Benetti, directeur de la recherche de Clarins.

Ces travaux étayent donc l'argumentation relative aux conséquences pour l'organisme d'une exposition permanente à des champs magnétiques de plus en plus puissants (2,4 gigahertz pour une borne Wi-Fi). De là à affirmer que la "brume écran" vantée constitue, quelle que soit sa composition, une barrière telle qu'elle protège notre corps d'ondes capables de passer à travers les murs de béton et de pénétrer sous terre, il y a un pas. "Je ne suis pas certain que ce produit peut prétendre empêcher la rupture des chaînes d'ADN (marqueurs du cancer) ou la baisse de production de mélatonine (qui témoigne d'un stress subi)", affirme Georges Audras, expert en électrométrie.

Pour se protéger, mieux vaut utiliser la fonction haut-parleur de son téléphone portable, ne pas le porter à proximité du coeur ou des organes génitaux, et même éviter de dormir la tête à 30 centimètres d'un radio-réveil.

Florence Amalou


On se demande comment le produit de Clarins fait la différence entre ondes naturelles et artificielles (il utilise peut-être le module d'analyse du SETI, bien planqué dans ses gouttelettes ?) et quelle(s) étude(s) clinique(s) a/ont servi pour établir ce lien entre le vieillissement cutané et les ondes électromagnétiques 'artificielles', sachant que l'abus d'ondes électromagnétiques naturelles appelées UV a exactement le même effet. Leur produit serait-il simplement un écran total ?.

06 mars 2007

L'arnaque des compléments alimentaires

LE MONDE

Ils envahissent les vitrines et les rayons des pharmacies. Ils promettent de "réduire le tour de taille", de "déstocker les graisses" ou bien de "ralentir le vieillissement", ou encore de "fortifier les ongles et les cheveux". Sous forme de gélules, comprimés ou ampoules, les compléments alimentaires, également vendus en grandes surfaces et sur Internet, ont représenté, en 2005, un marché florissant de 894 millions d'euros, en hausse de 7 % par rapport à 2004. "Un marché de la poudre aux yeux et des pilules pipeau", a dénoncé, mercredi 21 février, l'association de consommateurs Consommation, logement et cadre de vie (CLCV).

Après avoir comparé les promesses de 140 produits aux publications scientifiques référencées par le National Institute of Health, principale agence de recherche médicale américaine, et aux avis publiés par les agences sanitaires, la CLCV affirme aboutir à un résultat sans appel : "Les vertus des compléments alimentaires relèvent pour l'essentiel de l'affabulation."

Caféine, extrait de thé vert, acide linoléique conjugué ou chitosan : aucune de ces substances - très souvent rencontrées dans la composition des produits "minceur" - "n'a fait la preuve de son efficacité", souligne la CLCV. Idem pour l'huile de bourrache ou d'onagre contenue dans la plupart des produits censés améliorer "la santé de la peau" ou les apports en silicium promettant des cheveux "plus forts et plus sains". L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ne contestent pas l'enquête menée par la CLCV.

EXPLOSION DU MARCHÉ

Parce qu'ils dépendent du code de la consommation et non de celui de la santé publique, les compléments alimentaires n'ont pas besoin, contrairement aux médicaments, d'une autorisation de mise sur le marché (AMM). "Le biais est là", considère le professeur Irène Margaritis, chef de l'unité évaluation nutrition et risques nutritionnels à l'Afssa.

Résultat : les contrôles, menés par la DGCCRF, ne peuvent s'effectuer qu'après la commercialisation et porte essentiellement sur l'étiquetage pour vérifier que les allégations ne sont pas thérapeutiques. "Un complément alimentaire ne peut pas dire qu'il va prévenir telle ou telle maladie ou permettre une perte de poids", explique-t-on à la DGCCRF. En revanche, il peut tout à fait alléguer une "réduction du tour de taille". Les services de marketing ne s'y sont pas trompés et débordent de créativité pour contourner la réglementation.

L'Afssa ne peut travailler sur ces produits que si elle est saisie par la DGCCRF. Preuve de l'explosion du marché, le nombre de saisines est passé de 50 en 2000 à 100 en 2005. "Nous menons une évaluation à partir des connaissances scientifiques et des études cliniques fournies par les entreprises", explique le professeur Margaritis. Mais les preuves des allégations font souvent défaut. "Nous manquons beaucoup d'études cliniques bien menées, notamment dans le domaine de la minceur", déplore-t-elle. Ces dernières années, l'Afssa a rendu une série d'avis défavorables, notamment sur l'utilisation de la poudre de maca et sur la supplémentation en silicium. Après, c'est à la DGCCRF de contrôler la bonne application des avis de l'Afssa.

Il peut arriver que des allégations soient fondées scientifiquement mais qu'elles concernent une cible particulière et non la population en général. Il en est ainsi des suppléments en vitamines B9 pour les femmes enceintes ou en vitamines B12 réservés aux personnes âgées. "La question de la cible est très importante, insiste Mme Margaritis. Si notre alimentation est équilibrée et diversifiée, nous n'avons pas besoin de suppléments."

Afssa : www.afssa.fr

Sandrine Blanchard

01 mars 2007

La France ouvre ses portes à la médecine traditionnelle chinoise

Le quotidien de L'Expansion

Philippe Douste-Blazy a signé ce matin à Pékin un accord de coopération visant à autoriser médicaments et thérapies traditionnelles chinoises en France. Certains laboratoires hexagonaux entendent bien profiter de ce nouveau filon.

Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy et Gao Qiang, ministre chinois de la santé, ont signé ce matin à Pékin un accord visant à reconnaître la médecine traditionnelle chinoise en France. Les deux gouvernements vont notamment financer la création d'un comité scientifique franco-chinois chargé d'évaluer les traitements et médicaments utilisés en Chine depuis des millénaires. L'enveloppe devrait atteindre 10 millions d'euros sur cinq ans. Des laboratoires français comme Pierre Fabre, Servier et Ethypharm se sont associés à ce projet. « Nous espérons pouvoir introduire en France de nouveaux traitements pour des maladies comme l'arthrose, l'ostéoporose ou le diabète », explique Jean Deregnaucourt, conseiller chez Pierre Fabre, qui assistait à la signature de cet accord. L'herbier chinois compte environ 150.000 plantes, soit dix fois plus que la France.

Il existe en Chine 27 universités et 2500 hôpitaux publics de médecine traditionnelle. Certains de ces traitements sont reconnus par l'Académie nationale de médecine chinoise. C'est par exemple le cas de ceux administrés par le docteur Li Tao, directeur d'un département de « neurologie traditionnelle » à l'hôpital Xiyuan de Pékin, dans le domaine des thromboses et les maux de tête. Il ne tient désormais qu'à lui de collaborer avec le comité scientifique franco-chinois pour valider ses protocoles.

Le défi est de taille : « Il s'agit de faire converger deux approches très différentes de la santé : la médecine chinoise, avec ses traitements personnalisés, pourraient déboucher sur des traitements prenant davantage en compte les spécificités du patients comme son âge, son sexe ou son état psychologique », explique Christine M'rini, conseillère en sciences et technologies à l'ambassade de France à Pékin.

L'accord va dans le sens de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a lancé en 2002 un programme de valorisation des médecines traditionnelles et de l'ethnopharmacologie. C'est aussi un moyen d'aligner les pratiques de la France sur celle de ses voisins : la médecine chinoise est souvent pratiquée illégalement dans notre pays, alors qu'elle est libre en Grande-Bretagne et que le statut de « praticien acupuncteur » est reconnu aux Pays-Bas et en Suisse. Cet accord s'ajoute à celui signé le mois dernier par Gilles de Robien, ministre de l'éducation et de la recherche, sur la formation des acupuncteurs français. « Dès la rentrée prochaine, les facultés de médecine française ouvriront des spécialités en acupuncture », déclarait-il lors d'un point presse à Shanghai.

Anne Bretagne et Georges Favraud, à Shanghai


On se demande ce que vient faire le ministre des Affaires Etrangères dans cette galère qui concerne le ministère de la Santé et qui va aggraver de 10 millions d'euros en cinq ans un trou qui n'avait pas besoin de ça, pour faire la preuve de ce qui a déjà été invalidé cent fois. Quant aux explications de la conseillère en sciences et technologies Christine M'rini, elles feront sourire même les crédules: cette personne ignore que les médecins tiennent déjà compte du sexe, de l'âge, du poids et éventuellement de l'état psychologique pour leurs prescriptions. La différence est qu'ils prescrivent de véritables médicaments.

27 février 2007

L'ail ne fait pas baisser le "mauvais" cholestérol

JEAN-MICHEL BADER
LeFigaro.fr

DEPUIS 3 500 ANS, l'ail (allium sativum) et l'ail sauvage (allium ursinum) sont utilisés pour lutter contre les maladies cardiovascu­laires. La première description date du Codex Ebers de l'ancienne Égypte. Depuis deux cents ans, la médecine occidentale s'est emparée des propriétés médicinales de l'ail et plus de 100 études cliniques ont été publiées sur ses effets préventifs dans les maladies cardiaques et vasculaires. Les firmes commerciales font une promotion sans freins de cet effet supposé protecteur contre le cholestérol et ce n'est pas par hasard qu'aux États-Unis, l'ail sous forme de suppléments soit le n° 1 des ventes des épices. L'ail écrasé libère de l'alliine et son enzyme l'alliinase, pour produire l'allicine, principe actif.

Or, une étude publiée aujourd'hui dans les Archives of Internal Medicine, par Christopher Gardner (université de Stanford), met à mal cette croyance. En effet, pendant six mois, près de 200 sujets volontaires âgés de 30 à 65 ans, et ayant une concentration de LDL cholestérol (le « mauvais » cholestérol) « modérément élevée » (130 à 190 mg par dl), ont participé à un essai clinique de l'ail. Six jours sur sept, les participants ont reçu soit de l'ail cru réduit en poudre, soit l'une de deux préparations commerciales d'ail, la Garciline ou le Kyolic 100, soit un placebo.

Première étude d'envergure

La quantité d'ail quotidienne correspondait environ à une gousse de taille moyenne. Tous les mois, la composition des suppléments à l'ail et la concentration sanguine de LDL cholestérol des cobayes humains étaient mesurées. Entre novembre 2002 et juin 2005, 169 sujets de l'étude ont poursuivi le traitement. Ni l'ail cru, ni les deux préparations commerciales ne sont capables de diminuer significativement le LDL cholestérol des sujets de cette étude, la première de cette envergure pu­bliée dans une revue savante. La diminution maximale observée de la concentration sanguine de LDL cholestérol ne dépasse pas les 10 mg par décilitre de sang.

Le « bon » cholestérol (HDL), les triglycérides et le rapport des deux cholestérols, marqueurs de la santé lipidique de l'individu, n'ont pas du tout été modifiés.

Seul effet secondaire notable : une haleine et une odeur d'ail ­prononcée ont été observées par 28 participants du groupe ayant consommé de l'ail cru.

Pour autant, ce n'est pas la démonstration définitive que l'ail n'a aucune vertu préventive. Pour évaluer l'effet protecteur de tout agent sur le coeur et les vaisseaux, dans de tels essais cliniques, explique un éditorial de la revue américaine, signé du Dr Mary Charlson de l'université Cornell (New York), il faut définir l'objectif primaire ad hoc. « Le LDL est la cible princi­pale mais pas la seule », a-t-elle expliqué au Figaro.

Si les anomalies de la concentration des lipides (comme le cholestérol par exemple) sont des facteurs contributifs importants, ce ne serait pas uniquement le LDL cholestérol qui contribuerait à la plaque d'athérome. « Il faut compter avec l'inflammation, l'hyper­tension artérielle, l'agrégation des plaquettes san­guines, le diabète, le tabagisme et la génétique », complète Mary Charlson.


Un certain nombre de 'croyances de grand-mères' subsistent bien des années après qu'on les ait invalidées par des études scientifiques. A un moment, il faudra bien arrêter de se les répéter.

23 février 2007

Les margarines déremboursées !

Par Destination Santé - Les produits alimentaires anti-cholestérol remboursés par des sociétés d'assurance, cela relève désormais du passé ! La MAAF comme les AGF ont en effet décidé de ne pas renouveler en 2007 les opérations ponctuelles lancées dans ce sens.

En fait, il semble que les consommateurs n'aient pas été au rendez-vous. Ainsi la MAAF indique-t-elle n'avoir reçu que 4 000 demandes de remboursement de la part d'assurés qui avaient acheté des margarines Fruit d'Or Pro Activ. Quant aux AGF le bilan est encore moins brillant, avec seulement 1 200 demandes pour les produits Danacol.

Rappelons que le partenariat de la MAAF et d'Unilever notamment, avait déclenché les foudres de l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS). L'assureur et son partenaire margarinier, s'étaient en effet réclamés des recommandations de l'agence pour promouvoir leurs produits. Une appropriation peu goûtée de l'Agence.


Comme quoi, tous les attrape-nigauds ne font pas recette.

20 février 2007

TV shows spur 'health' food fads

Tomoko Otake takes a look at the prevalence of misleading health claims on Japanese TV in light of the natto controversy

The Japan Times

By Tomoko Otake

How many people would believe a doctor who says eating two packages of natto fermented soybeans every day helps you lose weight?

A responsible doctor would never make such a claim. But when popular TV show host Masaaki Sakai said just that in early January, citing academic findings and comments from "experts," while guest commentators "oohed" and "aahed" at data that reported remarkable weight losses, tens of thousands of viewers believed it. The sticky, smelly stuff began to fly off store shelves nationwide, prompting two major natto makers to issue apologies for not keeping up with demand.

Then came the real shocker. A couple of weeks later, the Osaka-based Kansai Telecasting Corp., which produces the popular health and entertainment show "Hakkutsu! Aruaru Daijiten II (Encyclopedia of Living II)" announced that the show's producers had faked the test results and altered experts' comments to make out that natto was a slimming product. In the days that followed, it was exposed in other media that the show had a history of making things up. It had, for example, claimed that lettuce induced sleep, miso soup helped weight loss and wasabi made you younger.

The natto scandal sent shock waves through the TV industry and academia because of the ridiculous nature of the fabrications involved, with not a little help from "specialists" who lent authority to whatever health tips the show offered. But even without such explicit lies, some observers point out the ills of programs like "Hakkutsu," which mix entertainment with medicine, noting that they often do more harm than good to some people's health.

Day in and day out, TV variety shows feature a vegetable, fish or fruit per episode, highlighting their "newly-discovered" benefits, whether that be their role in lowering cholesterol, blood sugar levels or some other harmful condition.

Such "health information" TV shows have sparked short-lived booms in certain foods, including cocoa in around 1996, nigari (bittern used to make tofu firm) in around 2003, and kanten (agar) in 2005, according to Kuniko Takahashi, professor of home economics at Gunma University, who has monitored the programs and challenged their scientific value.

Takahashi said that, the media, especially on TV, are often involved in "food faddism," exaggerating positive or negative effects of certain foods and nutrients on one's health or illnesses.

She said that "not a few mistakes, contradictions, exaggerations and misinterpretations of academic papers" are evident in the shows. Agar, for example, is one of the foods that once disappeared from the shelves after Hakkutsu said in June 2005 that it was "a foodstuff that would solve a wide variety of health problems for contemporary people." Then it said that agar helped diabetics lower blood sugar levels and blood pressure, lose weight and shed body fat.

But when Takahashi examined the paper cited in the show, titled "Effects of agar (kanten) diet on obese patients with impaired glucose tolerance and type 2 diabetes," published in the British journal called Diabetes, Obesity and Metabolism in January 2005, she found figures improved not only among people who took agar but also among those who did not.

"I have talked to doctors who complain that their patients listen more to information aimed at the general audience through the TV screen, rather than doctors right in front of them who have medical data specific to them," Takahashi said.

Observers also point out that information on TV is not only too general but often biased. Tsutomu Wada, a freelance medical journalist who once worked for public broadcaster NHK, says TV programming is often influenced by PR campaigns for certain products.

"Whether food or not, when products are featured on TV, PR agencies are most likely to be behind each one of them," Wada said. "When a news program picks up a popular cosmetics product, for example, there must be a PR campaign at work. Or in a program where a TV celebrity takes a walk around a subway station and stumbles upon a nice restaurant or ramen shop, the chances are that some money is involved. The relationship is not so much between the TV networks and the PR agencies, but it sometimes occurs between individual TV producers/directors and the agencies. TV shows are viewed as a great advertising vehicle."

Even a cursory look at some of the programs is enough to raise questions. On Feb. 6, a popular afternoon TV show called "Omoikkiri Terebi," aired five times a week on the Nippon Television Network, ran a segment on "protecting your throat." The show is known for having inspired several past food fads.

Monta Mino, the charismatic TV celebrity who serves as the show's host, called attention to a relatively unknown green tea ingredient that he said would "prevent people from colds and hay fever." The ingredient, mechiru-ka katekin (methylated catechin), was found to be digested six times more slowly than regular catechin, he declared, remaining in the body that much longer. Then he mentioned that a tea variety called benifuuki contained a high amount of methylated catechin, holding up a chart that compared the level contained in benifuuki and two other varieties. The data was attributed to Japan's National Institute of Vegetable and Tea Science.

"So, the sensei [referring to Dr. Eita Matsubara] says benifuuki is the best," Mino said. "Sensei, is the tea named benifuuki available?"

Matsubara, who is dubbed the program's "home doctor," chimed in: "You can find the name benifuuki printed on the back of tea bags."

The segment ended there, while Mino, Matsubara and four guest commentators sitting in the studio sipped a cup of benifuuki tea each. There was no talk of how how many cups a day should be consumed or how it should be served.

The next day, Feb. 7, I visited a couple of supermarkets to see if they carried tea leaves called benifuuki. I couldn't find any, but instead found a bunch of PET-bottle drinks named Benifuuki Ryokucha (green tea), marketed by major beverage maker Asahi Soft Drinks Co. The product says on its green label that it "contains 17 mg of methylated catechin." But it refrains from making any statement on hay fever or cold prevention -- it merely bears a pink sticker that says: "The drinkable springtime remedy."

The drink went on sale in retail shops in Tokyo and 10 other prefectures on Feb. 7 -- the day after the "Omoikkiri" show turned a previously obscure tea variety into a household name.

Tomohiro Sata, spokesman at Asahi Soft Drinks, said that the product is "not a health drink" -- just one of the company's several green-tea products. When asked whether or not the product's launch was timed to coincide with the TV show, he responded that there was no connection.

He did confirm that on Jan. 24 the company started taking orders over the phone and the Internet for the tea, which was jointly developed with the semigovernmental research institute cited in the TV program.

Asked if there was any connection, NTV's public relations department replied in the negative, saying in writing to The Japan Times that the Feb. 6 show introduced "benifuuki in general," not "Asahi Soft Drinks Co.'s Benifuuki Ryokucha."

Concerning the relationship between the program's content and sales of health foods in general, the network said that it asks retailers of such foods not to promote their products using the show's name, and when they learn of abuses of the show's name in sales promotions, they contact the businesses asking them not to.

Even with such measures, though, the ubiquitous, albeit brief mentions of health foods and food ingredients on television seem to have greatly changed the way we look at food. Many of us no longer consume food just for what it is. We are on the look out for its health benefits.

"It's distorted," fumes Gunma University's Takahashi. "If we had lived in a time when medicine was underdeveloped, it could have been understandable. But we live in the 21st century. And yet we are expecting food to work like drugs do."


Au cas où l'on ne s'en douterait pas, il faut éviter de croire tout ce qui se raconte à la télévision, surtout s'il ne s'agit pas d'une émission scientifique mais d'un divertissement.