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21 mars 2008

"Pollution" électromagnétique

Par Destination Santé

Oui, vivre à proximité de lignes électriques à haute tension peut avoir de sérieuses conséquences sur la santé. Une nouvelle étude menée par le Centre de Recherche et d'Information indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques (CRIIREM) confirme en effet la dangerosité de la pollution électromagnétique.

De janvier à mars 2008, des chercheurs de la CRIIREM ont questionné 8 000 personnes à travers la France. La moitié habitait à proximité d'une ligne à haute tension, l'autre non. Les premières conclusions font apparaître un certain nombre de tendances inquiétantes, mais déjà en partie mises en avant dès 2001 par la Boston University School of Medicine et le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l'OMS, à Lyon. Et largement confirmées par le rapport du BioInitiative Working Group du 31 août 2007 dont Destination Santé s'était fait l'écho.

Ainsi la CRIIREM rapporte-t-elle chez les habitants exposés « des troubles du sommeil, de la mémoire, de l'audition, mais aussi des maux de tête, de l'irritabilité et des états dépressifs ». Plus alarmant encore même si cela avait déjà été observé, « des maladies graves ayant fait l'objet de traitements lourds – leucémie, cancers du sein, de la thyroïde…- sont détectés en plus grand nombre chez les riverains exposés ». Si cette nouvelle étude de la CRIIREM vient bousculer davantage encore la position rassurante de l'Organisation mondiale de la Santé sur le sujet, elle souffre d'un manque de données scientifiques. Aucun chiffre n'a en effet été avancé.

Source : CRIIREM, 21 mars 2008


Une étude scientifique faite en interrogeant des personnes sur des impressions, ça laisse quand même un peu dubitatif sur la qualité scientifique, surtout qu'aucun chiffre n'est avancé, comme le fait justement remarquer Destination Santé. Il faudra donc encore attendre avant de pouvoir affirmer quoi que ce soit dans ce domaine.

30 avril 2007

Electric Fields May Not Cause Cancer

Study Shows No Increased Risk of Leukemia, Brain Cancer, or Breast Cancer in Utility Workers

By Miranda Hitti
WebMD Medical News
Reviewed by Louise Chang, MD

April 30, 2007 -- Electromagnetic fields may not increase cancer risk, a Danish study shows.

The study included more than 28,000 workers at 99 utility companies in Denmark.

The researchers included Christoffer Johansen, MD, of the Danish Cancer Society's Institute of Cancer Epidemiology in Copenhagen, Denmark.

They used Danish medical records to track new cases of leukemia, breast cancer, or brain cancer among the utility workers over nearly 23 years, on average.

Johansen's team noted whether the workers had normal, medium, or high levels of on-the-job exposure to electromagnetic fields.

The researchers found "no compelling evidence" of links between cancer and the workers' exposure to electromagnetic fields.

The vast majority of the workers didn't develop leukemia, brain cancer, or breast cancer during the study period.

On-the-job exposure to electromagnetic fields apparently didn't affect cancer risk in the 70 men who developed leukemia, the 188 women who developed breast cancer, and the 110 men and women who developed brain cancer, the study shows. Since there were so few cases of women who developed leukemia and men who developed breast cancer, the researchers did not include them in the study analysis.

"The results do not support the hypothesis of an association between occupational exposure to magnetic fields in the electric utility industry and risks for leukemia, brain cancer, and breast cancer," write the researchers.

Their findings appear in Occupational and Environmental Medicine.

SOURCES: Johansen, C. Occupational and Environmental Medicine, May 1, 2007; advance online edition. News release, BMJ Specialist Journals.

© 2007 WebMD, Inc. All rights reserved.


Les Danois se singularisent à nouveau comme révélateurs des mythes pseudo-écolos, que ce soit ceux des anti-vaccinations (anti-thimerosal, ROR) ou des anti-magétisme (lignes à haute tension, micro-ondes, téléphones portables, etc.)/

13 mars 2007

Polémique sur un produit contre les mauvaises ondes

LE MONDE

La marque de cosmétiques Clarins vient de lancer "en première mondiale" "Expertise 3P (E3p)". Vaporisée sur le visage cette "brume écran" qui ressemble à de l'eau - vendue 40 euros les 100 ml ! - est censée nous protéger des agressions produites par "les ondes électromagnétiques artificielles" émises par les téléphones portables, bornes Wi-Fi, fours à micro-ondes ou radio-réveil. La publicité affirme que le produit permet de "lutter contre le vieillissement accéléré de la peau" et préserve notre organisme des pollutions modernes.

La direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), alertée par l'Institut national de la consommation (INC), confirmait, mardi 6 mars, avoir lancé une enquête "afin de vérifier le bien-fondé des allégations figurant sur l'étiquette et dans la publicité de ce produit".

Ce produit parie sur une peur rampante. Depuis deux ou trois ans, la polémique va crescendo dans les milieux scientifiques, à propos du danger des ondes électromagnétiques pour la santé, notamment celles des téléphones portables (les ondes pulsées) que l'on soupçonne de briser l'ADN et de provoquer migraines, cancers et tumeurs au cerveau.

Clarins a certes mesuré en laboratoire les effets des ondes émises par une antenne de 900 mégahertz (un téléphone portable utilise une fréquence deux fois plus puissante) sur le cycle de vie des cellules de la peau. Le constat est net : les cellules se renouvellent plus lentement, produisent davantage de radicaux libres (normalement dus au stress ou au soleil) et leur organisation est modifiée. "Les premières modifications apparaissent après six heures seulement d'exposition, mais ce phénomène s'amplifie avec le temps", écrit Lionel de Benetti, directeur de la recherche de Clarins.

Ces travaux étayent donc l'argumentation relative aux conséquences pour l'organisme d'une exposition permanente à des champs magnétiques de plus en plus puissants (2,4 gigahertz pour une borne Wi-Fi). De là à affirmer que la "brume écran" vantée constitue, quelle que soit sa composition, une barrière telle qu'elle protège notre corps d'ondes capables de passer à travers les murs de béton et de pénétrer sous terre, il y a un pas. "Je ne suis pas certain que ce produit peut prétendre empêcher la rupture des chaînes d'ADN (marqueurs du cancer) ou la baisse de production de mélatonine (qui témoigne d'un stress subi)", affirme Georges Audras, expert en électrométrie.

Pour se protéger, mieux vaut utiliser la fonction haut-parleur de son téléphone portable, ne pas le porter à proximité du coeur ou des organes génitaux, et même éviter de dormir la tête à 30 centimètres d'un radio-réveil.

Florence Amalou


On se demande comment le produit de Clarins fait la différence entre ondes naturelles et artificielles (il utilise peut-être le module d'analyse du SETI, bien planqué dans ses gouttelettes ?) et quelle(s) étude(s) clinique(s) a/ont servi pour établir ce lien entre le vieillissement cutané et les ondes électromagnétiques 'artificielles', sachant que l'abus d'ondes électromagnétiques naturelles appelées UV a exactement le même effet. Leur produit serait-il simplement un écran total ?.

22 janvier 2007

Effets des portables sur la santé : les études au crible

Selon une étude suisse, les résultats des recherches sur l'effet biologique des téléphones portables sont biaisés par leurs financements.

Les publications scientifiques les plus rigoureuses sur l'impact sanitaire des téléphones portables sont celles qui sont conduites par des équipes associant des experts travaillant pour l'industrie et des experts rattachés à des organismes publics. Celles qui ont une source unique de financement - privé ou public - ont tendance à avoir des biais qui conduisent à minimiser les risques, ou au contraire à les aggraver.

C'est la conclusion d'une enquête conduite par une équipe de chercheurs suisses de l'université de Berne (1). Matthias Egger et ses associés insistent en conséquence sur la nécessité de déclarer de manière très détaillée les sources de financement des études.

L'enquête porte sur les études expérimentales cherchant à mesurer les effets biologiques de l'utilisation du téléphone portable (maux de tête, difficultés d'attention, mesures de bien-être, capacités cognitives, etc.). Les chercheurs suisses ont préféré écarter les études épidémiologiques, la plupart étant financées par des fonds publics et l'utilisation massive de ces petits appareils étant trop récente pour que celles-ci soient suffisamment pertinentes.

Incertitudes

De 1995 à 2005, ils ont recensé 222 études sur cette problématique dans les bases de données Embase et Medline. Aucun effet majeur n'a d'ailleurs été identifié. Après examen, ils n'en ont retenu que 59 susceptibles d'être comparées. Trois personnes de l'équipe ont recherché les biais de ces 59 publications, en se focalisant sur les méthodologies, les informations fournies sur les procédures de sélection des groupes exposés aux radiofréquences et des groupes témoins (non exposés), ainsi que sur la prise en compte des réactions des personnes exposées.

Ces analyses ont été menées en aveugle, sans connaître les auteurs ni la revue où l'étude a été publiée. Parallèlement, deux autres personnes ont décortiqué séparément les titres et les résumés des études, car c'est là où les auteurs exposent de la manière la plus claire leur interprétation des résultats.

Dans un deuxième temps, le tableau critique de ces études a été examiné à la lumière de leurs financements. « Nous avons trou­vé que les sources de financement expliquent en grande partie des différences dans les résultats des études », note l'équipe suisse. Les études ayant des financements mixtes (24 %) provenant d'agences publiques, de fondations et d'opérateurs industriels, affichent les meilleurs résultats en termes de qualité, alors que les études ne mentionnant pas leurs sources de financement (37 %) ont les plus mauvais. » Quant à celles qui ont été financées par les industriels (20 %), elles ont tendance à montrer que les radiofréquences n'ont pas d'effets biologiques sur l'homme, tandis que celles qui ont été financées par des fonds publics (19 %) ont tendance à en trouver.

L'hétérogénéité des interprétations entretient une incertitude alors même que les liens entre effets biologiques et risques sanitaires ne sont pas établis. « Le fait de ne pas montrer un risque ne veut pas dire que tout risque est exclu. Même si le risque est minime, cela peut devenir un problème de santé publique, parce que les utilisateurs de téléphone portable sont très nombreux », explique Matthias Egger. Les États-Unis, l'Allemagne, le Danemark, la Hongrie, la Suisse et le Japon ont d'ailleurs décidé de poursuivre des recherches sur cette question. L'OMS (Organisation mondiale de la santé) a également demandé que les effets des radiofréquences sur le système immunitaire, neurologique et neuroendocrinien soient étudiés attentivement. Le financement de ces travaux devra donc être regardé de près.

La question des conflits d'intérêts en matière de téléphonie mobile a fait l'objet d'une polémique en France. Deux expertises de l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) datant de 2003 et 2005 ont été vivement contestées par des associations, sous prétexte que plusieurs experts requis par l'agence avaient été financés par des industriels. Elles avaient montré que le seul risque avéré des portables, est celui observé dans les accidents de la circulation. Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l'Inspection générale de l'environnement (IGE), rendu public en septembre 2006, avait recommandé que l'agence mette en place « un dispositif de mise à jour des déclarations publiques d'intérêt des experts qui collaborent aux comités et aux groupes de travail ».

(1) Environmental Health Perspectives, janvier 2007.

13 décembre 2006

Santé : une année de Wifi contre 20 minutes de mobile ?

par Vincent Hermann

Le London Times plonge dans la polémique murmurée que constitue l’impact sur la santé par le Wifi. Il y a longtemps que l’effet des ondes en tous genres sur le corps humain est étudié. Le cas du téléphone mobile est simplement le porte-parole d’un plus vaste échantillon d’inquiétudes liées à toutes ces choses invisibles qui nous traversent.

Le docteur Michael Clark de la Health Protection Agency indique que des études ont été réalisées sur les effets des ondes émises par les appareils Wifi. Des mesures ont été prises dans des écoles anglaises, où le taux de radiation ambiant était en fait vingt millions de fois moins élevé que la norme en vigueur. Par comparaison, le docteur Clark explique qu’un enfant utilisant un téléphone portable se situe déjà à la moitié de la norme.

La conclusion de l’étude faite par la Health Protection Agency est qu’une année entière passée à côté d’une borne Wifi revient à passer environ vingt minutes sur un téléphone portable. Côté santé, il y a de quoi pousser un soupir de soulagement devant le faible niveau de radiation produit par les appareils sans-fil. Le docteur Clark indique ainsi que si l’on devait supprimer le Wifi des écoles, il faudrait également enlever les télévisions, qui ont un niveau de radiation comparable (pour les tubes cathodiques).

Il y a bien entendu des dissonances dans l’histoire. Ainsi, Alasdair Philips, directeur de PowerWatch, qui vend des équipements de détection et de blocage des ondes, indique que les normes en vigueur au Royaume-Uni ne sont pas nécessairement à prendre au pied de la lettre. Elles servent principalement à définir un niveau de radiation électromagnétique acceptable, mais de manière ponctuelle. A contrario, elles ne prennent pas en compte la durée d’exposition.

Il faudra donc d’autres études basées sur l’influence à long terme de ces radiations. D’autant que toutes les personnes ne sont pas égales au regard de la sensibilité à ces ondes.

06 décembre 2006

Les téléphones cellulaires ne causent pas le cancer

Associated Press (AP)
Lauran Neergaard

Une gigantesque étude scientifique danoise semble démontrer que les téléphones cellulaires ne causent pas le cancer.

Les chercheurs ont étudié 420 000 Danois utilisateurs de téléphones cellulaires, y compris 52 000 qui les utilisaient depuis plus de 10 ans et certains autres depuis plus de 20 ans.

Ils ont comparé les comptes de téléphone au réputé Registre danois sur le cancer, qui enregistre toutes les incidences de cette maladie au pays. Les scientifiques ont déclaré mardi que les utilisateurs de téléphones cellulaires ne présentent pas un risque plus élevé que les autres de souffrir de différents types de cancer.

L'étude, dont les résultats sont publiés dans le journal du National Cancer Institute, est la plus importante à ce jour à conclure que les téléphones cellulaires sont sans danger.

Mais même l'auteur principal de cette étude ne croit pas que le débat est maintenant clos.

«Il n'y a aucune raison biologique d'être préoccupé par les ondes radio, a dit John Boice, un professeur de l'université Vanderbilt qui est aussi le directeur scientifique du International Epidemiology Institute de Rockville, au Maryland. Mais les gens sont quand même inquiets.»

M. Boice et ses collègues de l'Institut danois du cancer, à Copenhague, entendent continuer à étudier les utilisateurs danois jusqu'à ce que certains aient utilisé leurs téléphones pendant 30 ans.

La cohorte danoise est «probablement l'étude la plus solide à date en raison de la qualité de ses données», a déclaré Joshua Muscat, du Pennsylvania State University, qui s'est lui aussi penché sur le lien entre les téléphones cellulaires et le cancer. «Les preuves s'accumulent et les gens se rassurent, mais une preuve sans équivoque se fait encore attendre.»

L'énergie des téléphones cellulaires peut pénétrer l'extérieur du cerveau, provoquant des préoccupations au sujet des cancers de la tête et du cou, des tumeurs cérébrales et de la leucémie. La majorité des études n'ont décelé aucun risque, mais d'autres ont soulevé des interrogations. Et si les responsables américains insistent pour dire qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter, ils refusent aussi de déclarer que les téléphones cellulaires sont absolument sécuritaires, en attente de données à long terme sur des cancers à croissance lente.

Des 420 000 utilisateurs danois étudiés jusqu'en 2002, 14 249 ont souffert d'un cancer - soit moins que les 15 001 prédits en vertu de l'incidence nationale. L'étude n'a pas non plus décelé de risque accru pour des cancers particuliers.


Les points forts de cette étude sont la taille de l'échantillon étudié et l'absence de biais du fait de l'utilisation des données téléphoniques des utilisateurs.

29 septembre 2006

La justice juge subjective la sensibilité d'une femme aux antennes relais

STRASBOURG (AFP) - Le tribunal d'instance de Strasbourg a jugé vendredi "subjectifs" les troubles ressentis par une femme se déclarant électro-sensible aux antennes-relais de téléphonie mobile, et l'a déboutée de sa plainte contre son bailleur social.
Sabine Rinckel, 42 ans, qui affirme être atteinte d'électro-hypersensibilité (EHS), une pathologie reconnue en Grande-Bretagne et en Suède, mais pas en France, accusait son bailleur social CUS Habitat de ne pas l'avoir mise à l'abri des effets des antennes-relais, malgré un premier relogement dans un autre quartier de Strasbourg en 2003.

Selon elle, ses troubles qui n'ont pas été reconnus par les médecins qu'elle a consultés, se manifestent notamment par des sifflements d'oreilles, des fourmillements dans les doigts et les jambes et des maux de tête.

Elle réclamait son relogement en zone dite "blanche", c'est-à-dire une zone non couverte par le réseau de téléphonie mobile.

Son avocate, Me Bénédicte Lagrandé, avait invoqué l'argument de la "jouissance paisible des lieux".

Le tribunal a estimé que les "troubles présentés par la plaignante sont inhérents à sa personne, étant donné que la nouvelle locatrice (du logement qu'elle occupait) ne présente aucun problème".

Il a jugé "subjectifs" les troubles invoqués, estimant que le bailleur ne pouvait pas être tenu pour "responsable de facteurs extérieurs".

Il a également retenu les conclusions d'une étude de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale et du travail (AFFSET) avancée par le bailleur, selon laquelle les ondes magnétiques émises par les mobiles ne sont pas plus élevées que celles des postes de télévision.

"Je suis très déçue que quelque chose de reconnu à l'étranger ne le soit pas en France. Déçue aussi parce que les opérateurs eux-mêmes reconnaissent qu'il y a des gens réceptifs, mais demandent au corps médical compétent d'en apporter la preuve", a déclaré Sabine Rinckel à l'AFP après l'annonce du jugement.

Marc Cendrier de l'association Robin des toits, qui milite pour une reconnaissance de la toxicité des ondes de téléphonie mobile, a rappelé qu'"une personne dite +électro-sensible+ (réagissait) plus fortement aux effets des ondes électromagnétiques et que même pour les gens en bonne santé, ce n'est qu'une question de temps."

"Les tribunaux qui ont à juger de ces sujets sensibles ne se tiennent pas au courant de l'actualité des faits publics", a-t-il regretté, citant un récent rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l'Inspection générale de l'environnement (Ige) dénonçant les "liens trop étroits entre expertise et industrie (opérateurs de téléphonie)".

L'Afom (Association française des opérateurs mobiles) s'est pour sa part refusée à s'exprimer sur cette affaire.

"Nous ne faisons que relayer les positions scientifiques prises au niveau mondial", a indiqué l'association, citant des textes de l'OMS selon lesquels "il n'existe ni critères diagnostiques clairs pour ce problème sanitaire, ni base scientifique permettant de relier les symptômes à une exposition aux champs électromagnétiques".

L'OMS reconnaît toutefois que "quelle qu'en soit la cause", cette hypersensibilité "peut être un problème handicapant".

20 septembre 2006

Brain electrodes conjure up ghostly visions

Simple stimulation may underpin complex mental illusions.

Nature - Simple stimulation of the brain can cause the mind to play complex and creepy tricks on itself, neurologists have discovered. They found that, by inserting electrodes into a specific part of the brain, they could induce a patient to sense that an illusory 'shadow person' was lurking behind her and mimicking her movements.

Doctors treating the patient, a 22-year-old woman with epilepsy, found that when they stimulated a brain region called the left temporoparietal junction, the patient sensed the presence of a sinister figure behind her who copied her actions. They suspect that the effect is due to the mind projecting its own movements onto a phantom figure conjured up by the brain, an effect that is seen in some patients with serious psychiatric conditions.

"It was quite astonishing — she definitely realized the 'person' was taking the same posture as she did, but she didn't make the connection," says Olaf Blanke of the École Polytechnique Fédérale de Lausanne in Switzerland, who led the research. "To her it remained a different person, an alien — exactly what you find in schizophrenics."

The patient had no history of psychiatric problems. So the results suggest that this type of illusion, despite being an apparently complex psychiatric symptom, can be caused by a very simple switch in the brain. The mechanism might help to explain schizophrenic feelings such as paranoia, alien control, and the notion that parts of one's body belong to somebody else.

The phenomenon may also be linked to the 'out-of-body' experiences reported by many people. Previously, Blanke's group has shown that similar brain stimulation can induce a sensation that one is rising up out of one's body (see 'Electrodes trigger out-of-body experience').

Extrasensory perception

Doctors were investigating the patient's brain in preparation for an operation to remove scar tissue that was causing persistent epileptic fits. Up to a third of adult epileptics suffer in this way and cannot be helped by drugs.

The team inserted electrodes directly into the patient's brain to accurately pinpoint the regions that control language and right-hand movement, to ensure that these were not damaged during the subsequent operation. But in doing so, they accidentally interfered with a brain region that coordinates different sensory information to give a sensation of the body's location in space.

"There's a lot of information coming in from your body to your brain," Blanke explains. If you are talking on the telephone, for instance, you will hear your own voice, feel the handset in your hand, and have feedback from your arm muscles to tell you what position you are in. Your brain integrates the information and forms a picture of where your body is and what it is doing.

But in this patient such integration seems to have been scrambled, Blanke says. For the few seconds that the electrical stimulation was occurring, she described a sensation of a shadowy man hovering behind her. And, as the researchers report in this week's Nature1, when she was asked to lean forward and hug her knees, she said it felt as if the man was (unpleasantly) reaching around to grasp her.

The feeling persisted even though the researchers pointed out that it was her mind playing tricks and projecting its own movements. "She was aware of this, but said it remained quite scary. She still had to turn around to check [there was no one there]," Blanke recalls.

Not me

The work may provide some insight into schizophrenia. Blanke notes that this condition frequently includes problems with perceiving one's own body. In experiments in which subjects view an image of themselves in which one of their arms is rotated by an abnormal amount, for example, schizophrenics will readily declare that the appendage is not theirs. Normal volunteers will disown it only when the rotation reaches about 90° out of normal.

Others caution that this one experiment will have a limited impact on our understanding of such symptoms, however. "Schizophrenia is a syndrome and not a single phenomenon," says Sabine Bahn, a psychiatrist at the University of Cambridge, UK.

Blanke plans to try to replicate the result in other volunteers


Les ghostbusters, et autres parapsyphiles, vont finir par se retrouver au chomage.

05 septembre 2006

Une exposition élevée aux champs magnétiques semble accroître le risque d'Alzheimer

Presse Canadienne - Une exposition à une charge électromagnétique élevée peut à long terme augmenter le risque de contracter la maladie d'Alzheimer. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Université de Berne sur la mortalité des employés des chemins de fer suisses, a annoncé lundi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Afin de déterminer si les champs électromagnétiques basse fréquence représentaient un risque pour la santé, les chercheurs de l'Université de Berne ont analysé les causes de 5.413 décès parmi les 20.000 employés des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) entre 1972 et 2002, en tenant compte du degré d'exposition aux charges magnétiques dans le cadre de leur métier.

Il en ressort que le risque de contracter la maladie d'Alzheimer est plus élevé chez les conducteurs de locomotive, le groupe le plus exposé aux champs magnétiques. Sur 1.644 décès analysés depuis 1995, 14 cas d'Alzheimer ont été diagnostiqués dans ce groupe.

On ignore cependant la façon dont les champs magnétiques influent sur le risque de contracter la maladie d'Alzheimer et il n'est pas exclu que d'autres facteurs contribuent à augmenter ce risque, souligne l'OFSP. Le personnel d'accompagnement n'est pas concerné, ni, par conséquent, les passagers.

Aucun lien n'a en revanche été établi entre l'exposition aux champs magnétiques et les autres causes de décès étudiées, comme la démence, le cancer ou la maladie de Parkinson. Le risque élevé de leucémie constaté autrefois n'apparaît par ailleurs plus de manière significative.

Une étude menée dans les années 1990 par l'Université de Berne avait constaté qu'entre 1972 et 1993, le taux de mortalité par leucémie des employés CFF fortement exposés aux champs magnétiques était plus élevé que celui des groupes professionnels moins exposés. Sur mandat de l'OFSP et de l'Office fédéral des transports, l'étude a été élargie en se fondant sur une meilleure saisie des expositions et sur une période d'examen plus étendue.



Où une étude chasse les conclusions d'une autre, dès lors qu'est mieux maitrisée l'erreur souvent rencontrée entre corrélation et causalité.

06 août 2006

Pigeons' homing instinct is all down to smell

Robin McKie, science editor
The Observer

Scientists have discovered the secret of pigeons' remarkable ability to navigate perfectly over journeys of several hundred miles. They do it by smell.

Research found that pigeons create 'odour' maps of their neighbourhoods and use these to orient themselves. This replaces the idea that they exploited subtle variations in the Earth's magnetic field to navigate.

'This is important because it is the first time that magnetic sensing and smell have been tested side by side,' said Anna Gagliardo, of the University of Pisa, who led the research.

The discovery that birds have an olfactory positioning system is the latest surprising discovery about bird migration. Birds know exactly when to binge on berries or insects to fatten themselves for long flights, and some species recognise constellations, which helps them to fly at night. Birds also travel immense distances: the average Manx shearwater travels five million miles during its life.

Research into navigation has included an experiment in which robins were released with a patch over one eye - some on the right eye, some on the left. The left-eye-patched robins navigated well, but those with right-eye patches got hopelessly lost. 'It is a very strange finding,' said Graham Appleton, of the British Trust for Ornithology . 'It is clear the cues robins use to navigate are only detectable in one eye. Why that should be the case, I have no idea.'

In the Pisa experiments, Gagliardo, working with Martin Wild of the University of Auckland , followed up experiments done in 2004, which showed that pigeons could detect magnetic fields. She argued that this did not mean they actually did.

So in 24 young homing pigeons she cut the nerves that carried olfactory signals to their brains. In another 24 pigeons she cut the trigeminal nerve, which is linked to the part of the brain involved in detecting magnetic fields.

The 48 birds were released 30 miles from their loft. All but one of those deprived of their ability to detect magnetic fields were home within 24 hours, indicating that it was not an ability that helped them to navigate. But those who had been deprived of their sense of smell fluttered all over the skies of northern Italy. Only four made it home.

Gagliardo and her team conclude that pigeons read the landscape as a patchwork of odours.

Every spring, hundreds of millions of birds head north in order to exploit new resources. Gulls head to the Arctic to make use of the 24 hours of daylight prevailing there, while swallows and other birds leave Africa to exploit the British summertime.

The navigation involved in these long journeys is still a cause of considerable debate among scientists. Among the main theories are suggestions that some birds remember visual maps of the terrain they fly over; that they follow the lines of Earth's magnetic field; and that night-time flyers remember star maps of the sky.

However, the discovery of pigeons' prowess at exploiting smells is considered important because their navigational abilities are some of the most acute in the natural world. Pigeons excel at getting home when released in unfamiliar locations. That they achieve such accuracy using smell is all the more surprising.

14 mars 2006

La dangerosité des antennes relais de téléphonie en débat devant le tribunal

PARIS (AFP) - La question de la dangerosité des antennes relais de téléphonie mobile a fait mardi l'objet d'un vaste débat devant le tribunal correctionnel de Paris à l'occasion de la comparution d'un militant de l'association Robin des toits poursuivi en diffamation par Orange et SFR.Etienne Cendrier, porte-parole de cette association qui lutte contre l'implantation abusive des antennes relais des opérateurs de téléphonie mobile, est mis en cause par les deux sociétés pour avoir notamment déclaré dans les colonnes du Journal du Dimanche (JDD) du 9 novembre 2003 : "Les opérateurs dissimulent les vraies expositions pour des histoires de gros sous".
Mais au-delà de ces propos litigieux, le débat devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, présidée par Philippe Jean-Draeher, a rapidement glissé vers une controverse sur la dangerosité réelle ou supposée des antennes relais.
"Nous ne luttons pas contre la téléphonie mobile mais pour faire établir une réglementation protégeant réellement la santé", a expliqué à la barre M. Cendrier, artiste-peintre de profession qui se définit comme "un lanceur d'alerte".
Dans une salle comble, remplie de ses supporteurs, le prévenu a mis en cause d'une voix assurée la plupart des rapports évoquant l'inocuité des antennes relais sur la santé, toujours rédigés par "le même noyau d'experts", financés en partie par les opérateurs, selon M. Cendrier.
Plusieurs témoins, cités par la défense, sont venus accréditer les propos du prévenu. M. Le Ruze, un expert spécialisé dans les effets des ondes électro-magnétiques qui assure des missions auprès des hôpitaux de Paris ou du ministère des Finances, a ainsi déploré que "tous les travaux qui ne vont pas dans le sens d'une innocuité des expositions soient purement et simplement jetés à la poubelle".
"On élimine systématiquement les chercheurs qui sont dans une problématique de santé", a-t-il précisé. Un autre chercheur cité par la défense a également salué le rôle d'alerte joué par M. Cendrier.
"Est-ce qu'on peut donner raison à un lanceur d'alerte face à différentes institutions telles que l'OMS qui disent qu'il n'y a pas de risque?" l'a alors interrogé l'avocat de SFR, Me Olivier Baratelli. "Je vous renvoie à l'exemple de l'amiante", lui a simplement répondu le témoin.
Les dangers de l'amiante étaient connus dès le début de XXe siècle mais il n'a été interdit en France qu'en 1997, a-t-il rappelé.
Le procès se poursuivait mardi en fin d'après-midi. Le jugement est attendu dans plusieurs semaines.

Il est intéressant de constater que le défendeur est artiste-peintre, sans compétence scientifque ni médicale particulière. Est-il "lanceur d'alerte" ou "mouche du coche" ou carrément "cinquième roue du carosse" ? Le dénigrement systématique des chercheurs qui ne sont pas d'accord avec lui est une technique qui a des limites, notamment lorsqu'on atteint la diffamation.

20 janvier 2006

Mobile phone use not linked to increased risk of glioma brain tumours

Mobile phones are not associated with an increased risk of the most common type of brain tumour, finds the first UK study of the relationship between mobile phone use and risk of glioma. The results are published online by the BMJ today.
The four year study by the Universities of Leeds, Nottingham and Manchester and the Institute of Cancer Research, London found those who had regularly used a mobile phone were not at a greater overall risk of developing this type of tumour.
There was no relationship for risk of glioma and time since first use of a mobile phone, lifetime years of use and cumulative number of calls and hours of use. Risk was not associated with phone use in rural areas which was found to be associated with an increased risk in an earlier Swedish study.
A significantly increased risk was found for tumours which developed on the same side of the head as the phone was reported to have been held but this was mirrored by a decrease in the risk on the opposite side of the head making it difficult to interpret as a real effect.
This finding may be due to people with glioma brain tumours linking mobile phone use to the side of the tumour and therefore over reporting the use of a phone on the same side as their tumour. This results in under reporting use on the opposite side of the head, say the authors.
Mobile phones have been available in the UK since 1985, but widespread use did not begin until the late 1990s making the number of long term users (over 10 years) quite small. This study had limited numbers for estimating the risk of using a phone over a long period.
Early mobile phones were designed to use analogue signals and emitted higher power than current digital phones but the study showed no increased risk of glioma brain tumours with the use of analogue phones.
Notes to Editors: There are over 4,000 new cases of brain tumours per year of which glioma is the most common type. Early symptoms include headaches and feelings of nausea. The causes of these tumours are currently unknown.
The study was conducted between 1 December 2000 and 29 February 2004 and included people living in the Thames region, southern Scotland, Trent, the West Midlands and West Yorkshire.
966 people with glioma brain tumours (cases) and 1716 healthy volunteers (controls) were interviewed about their previous mobile phone use history including how long they had used mobile phones, the number and duration of the calls they made and what make and model of phone they had used.

=> L'extrait de l'étude du British Medical Journal

06 janvier 2006

Magnet therapies 'have no effect'

Magnet therapies which are claimed to cure conditions ranging from back pain to cancer have no proven benefits, according to a team of US researchers.
Sales of the so-called therapeutic devices, which are worn in bracelets, insoles, and wrist and knee bands, top $1 billion worldwide, they said.
But a major review showed no benefits, a British Medical Journal report said.
The team also warned self-treatment with magnets risked leaving underlying medical conditions untreated.
Professor Leonard Finegold of Drexel University in Philadelphia and Professor Bruce Flamm of the Kaiser Permanente Medical Center in California said turning to magnetic therapies could also cause "financial harm".
"Money spent on expensive and unproved magnet therapy might be better spent on evidence based medicine," their report said.
"Sadly some advertisers even claim that magnets are effective for cancer treatment and for increasing longevity; not surprisingly, these claims are unsupported by data."
The team reviewed about 10 earlier studies into the effectiveness of magnetic therapy.
It said many "controlled" experiments used to show the worth of such treatments were suspect because of the difficulty of hiding the presence of a magnet to those involved.
Patients were given dummy magnets and real magnets, but because the real magnets would stick to keyrings in their pockets and other metal items, they could tell if they were part of the real study or the control.
Boxed magnets
An example of this was a study in chronic pelvic pain which reported improvement.
But the researchers admitted the ability to ensure patients did not know if they had the real or dummy magnets was compromised.
The team does refer to one study on the effects of carpal tunnel syndrome - a painful wrist condition - in which the magnets and the sham treatments were boxed so they could not be identified.
In this, they said, there was no statistical difference between patients with real and sham magnets, with both reporting an improvement in their condition.
The study concludes: "Magnets are touted by successful athletes, allowed to be widely advertised, and sold without restrictions, so it is not surprising that lay people think that claims of therapeutic efficacy are reasonable."
Dr Max Pittler, research fellow in complementary medicine at the Universities of Exeter and Plymouth, said the study suggested static magnets which were most often used to treat pain of different origins were not likely to be effective.
He said: "Although the authors cite only selected studies to back up their statements, also a systematic assessment comes to the conclusion that the evidence is not compelling for the effectiveness of static magnets for reducing pain above non-specific effects."
Debbie Shimadry, director of World of Magnets, said use of magnets was not a cure, but a treatment that was very effective for relief of symptoms of joint-related disorders.
She said: "It is important to have the right type of magnet of the right strength, placed in the right area.
"Magnetic bracelets worn around the wrist are not going to allievate pain all over the body - they need to be placed directly over the area of injury for the right length of time."


On remarque que quelles que soient les preuves scientifiques apportées, les croyants en ces pseudo-thérapies ont toujours une bonne explication pour justifier qu'ils continuent d'y croire.

05 janvier 2006

La justice juge inoffensives des antennes relais de Bouygues

MARSEILLE (Reuters) - Le tribunal administratif de Marseille a annulé des décisions communales qui interdisaient l'implantation, à Vaison-la-Romaine, d'antennes relais de téléphonie mobile près d'habitations et de lieux publics.Il a jugé que les antennes de la société Bouygues Telecom ne constituaient pas de "danger avéré" pour la santé humaine "en l'état actuel des connaissances scientifiques". Le tribunal a condamné la commune à verser à l'opérateur 2.000 euros d'amende au titre des frais de justice.Il a par ailleurs mis en délibéré son jugement concernant trois autres requêtes en annulation, déposées par les sociétés Bouygues Telecom et Orange contre la commune de Rognac (Bouches-du-Rhône).

02 décembre 2005

Étude : Les micro-ondes affectent l’humeur

Un psychiatre australien met en garde les populations en soulevant le danger que présente le «smog» électromagnétique émanant des appareils cellulaires et des fours à micro-ondes car selon lui, ces ondes pourraient être responsables d’un effet dépressif sur l’humeur des gens en général.
Michael Berk, de l’Université de Melbourne, affirme avoir trouvé un lien entre le taux de suicide et l’augmentation de tempêtes géomagnétiques déclenchées par les éruptions solaires.
Il a remarqué qu’à chacune de ces tempêtes solaires, plus d’Australiens ont manifesté le désir de s’enlever la vie. Ce qui semble contradictoire, puisque les humains en général devraient en fait s’être acclimatés au Soleil.
Le professeur Berk, qui traite des patients souffrant d'un trouble bipolaire, a analysé les suicides en Australie de 1968 à 2000 et en a associé les données à celles des éruptions solaires.
Si les conclusions de ce chercheur s’avéraient fondées, les effets en seraient dévastateurs sur la perception que nous avons de notre technologie moderne en générale, lourdement dépendante de l’énergie électromagnétique. Se servir de son cellulaire pourrait être considéré déprimant et réchauffer sa pizza au four à micro-ondes, perçu comme un geste aux conséquences suicidaires.
Il s'agit cependant peut-être beaucoup plus que d'un phénomène de perception, alors que ce chercheur et d'autres avant lui ont conclu à l'effet nocif de l'exposition à des champs électromagnétiques.
Mis à part le ton facétieux adopté par le journaliste du Inquirer, le fait demeure que depuis des années, les études à ce sujet se succèdent avec des conclusions contradictoires, dépendant de qui les commandent et les commanditent. À suivre avec intérêt.


On comprend le scepticisme du journaliste lorsqu'on a compris la différence entre corrélation et causalité.

20 novembre 2005

Un ancien site druidique attire les amateurs de paranormal

GRENOBLE (AFP) - La forêt de Vallin, en Isère, fréquentée, selon la légende, par des druides et des templiers, est en passe de devenir un lieu de pèlerinage accueillant les jours de beau temps des dizaines de personnes, venues profiter de ses vertus curatives supposées.La fréquentation augmente, "on voit même parfois arriver des cars", témoigne le maire PS de la commune de Saint-Victor-de-Cessieu (Isère), Jean Daujas, sur laquelle se trouve le bois. Lui-même se rappelle que ses grands-parents parlaient souvent de cette forêt "où l'on se sent bien".
"J'ai des administrés qui y vont régulièrement et ressortent délassés. Il doit y avoir des ondes magnétiques", risque-t-il, tout en restant prudent. Interrogé sur d'éventuelles guérisons, il rétorque: "On ne sait rien, et il faut faire attention de ne pas transformer ce site en une espèce de Lourdes".
En attendant, promeneurs et curieux viennent s'ajouter aux malades venus chercher un répit en ce lieu, une jolie forêt de hêtres, de chênes et de noisetiers.
"Une sorte de parcours s'est imposé au fil du temps", explique un érudit local, âgé de 70 ans, Louis Chavreau, radiesthésiste et retraité du textile.
Les promeneurs s'arrêtent une première fois, bras tendus devant eux, doigts écartés au-dessus de deux ruisseaux, l'un chargé d'argile verte et l'autre d'oxyde de fer, sensés soit calmer, soit communiquer de l'énergie.
Les visiteurs grimpent ensuite jusqu'à un siège en pierre large de 2 mètres, remontant peut-être à l'époque mégalithique, appelé "fauteuil du seigneur". Pour Louis Chavreau, ce siège pourrait avoir été un autel druidique.
Des pèlerins, en majorité des femmes, s'y assoient quelques instants. Certaines affirment sentir une sensation de chaud dans le dos, dans le cou, et déclarent se sentir mieux.
Plus haut, les visiteurs passent devant "la fontaine des lépreux" aujourd'hui asséchée, et montent jusqu'à un tumulus, "la thébaïde". Sur place, une femme enserre dans ses bras le tronc d'un arbre et pleure. "Je ressens une forte émotion", explique-t-elle.
Chemin faisant, les promeneurs parlent de rayons telluriques bienfaisants, échangent des histoires de guérisons surprenantes "par inversion de polarité", concernant des eczémas, des cancers, des maladies de la peau, des douleurs ou des problèmes de fertilité.
"Je suis venue ici parce que je n'arrivais pas à avoir un deuxième enfant. Pendant dix ans, on a tout essayé, y compris l'insémination artificielle, mais rien. Arrivée en haut de la thébaïde, je suis tombée à la renverse, il s'est passé quelque chose de fort comme s'il y avait eu un déblocage", affirme une jeune femme, Isabelle Rabatel, qui est maintenant enceinte.
Un jeune Marseillais, adepte des lieux, vient se ressourcer pieds nus afin de ressentir les vibrations et explique : "Je suis là pour me dé-stresser au bord de l'eau, et ensuite je monte me recharger en énergie sur le fauteuil".
"Cet endroit était oublié de tous, excepté des anciens, et des chasseurs qui avaient remarqué qu'il n'y avait jamais d'oiseaux dans ce bois", rappelle Louis Chavreau.
Il était "envahi par les ronces. Lorsqu'il a été nettoyé, dans les années 1975, l'ex-propriétaire des lieux m'a montré le fauteuil du seigneur et j'ai remarqué qu'il y avait sur ce lieu une énergie particulière qui parfois affole les boussoles", explique M. Chavreau.
Le propriétaire du bois, Thierry Rostaing, un agriculteur passionné par la culture celte, explique ces phénomènes par la présence d'ondes magnétiques. Selon lui, "le site est une vraie batterie".


Il faudrait expliquer à tous ces gens que des "ondes magnétiques", il y en a partout depuis l'avènement de la radio et de la télévision, et ça ne s'est pas arrangé avec l'arrivée de l'informatique et de la téléphonie mobile. Il est étonnant qu'ils n'aient pensé qu'à ce site pour "recharger leur batteries": celui d'un émetteur de TDF leur conviendrait tout aussi bien.

24 septembre 2005

Magnetic insoles do not provide pain relief

ROCHESTER, Minn. -- Magnetic shoe insoles did not effectively relieve foot pain among patients in a study, researchers report in the current issue of Mayo Clinic Proceedings. And the results indicate that patients who strongly believed in magnets had pain relief even if they were given false magnets to wear.
"This study provides convincing evidence that use of these static magnets was not effective in relieving symptoms of nonspecific foot pain in the workplace," says Mark Winemiller, M.D., the lead author of the study and a Mayo Clinic physician.

Dr. Winemiller said adults with foot pain are likely to initiate self-treatment with magnets based on personal recommendations or belief systems, often without a specific diagnosis or prescription. That population was targeted in this study, he said, with the goal of determining whether magnetic insoles work in the way they are typically used. He said the randomized, double-blind nature of this study was chosen to minimize bias and maximize the validity of results, and he is confident that this was accomplished.

An interesting result in the study relates to "the placebo effect." Patients in studies who are given the placebo or false treatment often report improvement in their conditions when they believe they are receiving a treatment designed to provide relief. "A moderate placebo effect was noted in participants who believed the strongest in the potential of magnets to help their pain," says Dr. Winemiller.

Otherwise, the fact that magnetic and nonmagnetic insoles provided nearly identical pain relief suggests that it may have been simply the cushioning that was effective -- and not the magnets.

In the past decade, the use of magnets for pain relief has increased substantially. Despite little scientific evidence (and lack of Food and Drug Administration approval for pain relief), many people have used magnets to relieve their pain, spending approximately $5 billion worldwide -- an estimated $500 million in the United States annually -- on magnetic pain-relieving devices.

Magnetic devices use either static or pulsed magnets. Clinically, pulsed magnets have been shown effective for treating delayed fracture healing, for reducing pain in various musculoskeletal conditions, and for decreasing edema associated with acute trauma, although other studies have shown no benefit in these situations. Externally applied static magnets generally are considered safe and have few adverse effects, but little is known about their mechanism of action. Most basic scientific research has focused on movement of tiny electrical voltages that may lead to decreased pain.

The insoles studied were the Active Comfort magnetic insole (Spenco Medical Corp.), which has a magnetic foil pad located under the arch of the foot. These insoles were chosen because they are comfortably cushioned but do not have rigid arch support or acupressure features, which potentially could confound results if such features provided an independent effect. The special set of false magnetic insoles also were produced by the manufacturer, using a nonmagnetized metal foil embedded identically in the foam insole material.

Along with Dr. Winemiller, Edward Laskowski, M.D., and W. Scott Harmsen of Mayo Clinic, collaborated on this study, as did Robert Billow, D.O., who is now with Northwest Orthopaedic Surgeons, Mount Vernon, Wash.

This project was funded by an unrestricted educational grant from the Spenco Medical Corp, Waco, Texas. Spenco was not involved in any way in the study design, data collection, data analyses, or data interpretation or in manuscript preparation, review or approval. Both the active and false magnetic insoles were provided at no charge directly from the manufacturer. None of the authors have any affiliations or financial involvement with any organization or entity with a financial interest in the subject matter discussed in this article.

In an editorial in the same issue, Roger Fillingim, Ph.D., and Donald Price, Ph.D., of the University of Florida College of Dentistry in Gainesville noted how the placebo controls of the study was important.

"Placebo controls are extremely valuable for determining the efficacy of pain interventions," the authors write.


Les petits aimants de la magnétothérapie toujours aussi inefficaces, mais pas pour les finances des vendeurs. Etude confirmant que l'effet placebo est d'autant plus puissant que la croyance dans l'efficacité d'une pseudo-médecine est importante, en plus de donner un exemple de raisonnement post hoc.

14 juin 2005

Portables: pas d'effet avéré sur la santé, mais des études complémentaires recommandées

PARIS (AP) - En l'état actuel des connaissances, l'utilisation des téléphones portables et les stations relais ne constituent pas un risque avéré pour la santé, selon un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (AFSSE) publié mardi, qui plaide pour des études complémentaires.
Dans ce document de 130 pages, le groupe d'experts "estime qu'il ne peut pas, à ce jour, conclure définitivement sur l'existence d'effets sanitaires causés par les champs électromagnétiques des téléphones mobiles" et les stations relais. "Dans l'état actuel des connaissances scientifiques, de tels effets ne sont pas avérés", explique-t-il.
Le rapport préconise cependant de "conserver une attitude de vigilance scientifique", plaidant pour des recherches sur des populations "potentiellement plus sensibles", comme les enfants, et pour la poursuite d'études sur les "effets sanitaires éventuels des nouveaux signaux".
Le groupe d'experts recommande le recours au "principe de précaution" et des "mesures de bon sens": "limiter les temps de communication, privilégier les zones de bonne réception, éloigner le terminal mobile de la tête" par une généralisation des kits mains libres.
Concernant les relais de téléphonie, "malgré l'absence d'effets avérés sur la santé (...), il faut mettre en oeuvre le principe d'attention préconisé par l'AFSSE en restant attentifs aux plaintes qui peuvent servir d'événements sentinelles", précise le rapport, qui recommande également une évaluation des niveaux d'exposition des riverains.
Dans un communiqué, les associations Agir pour l'environnement et Priartém ont accusé le comité scientifique de l'AFSSE de "chercher une nouvelle fois à valider certaines hypothèses erronées qu'elle a elle-même produites à plusieurs reprises".
Rejetant les conclusions du rapport, elles dénoncent la composition "monolithique et partiale" du groupe d'experts et demandent au nouveau ministre de la Santé Xavier Bertrand "de revoir intégralement l'architecture de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale".

12 avril 2005

Le téléphone mobile n'augmente pas les risques de cancer, selon une étude

COPENHAGUE (AFP) - Le téléphone mobile n'augmente pas les risques de tumeurs cancéreuses au cerveau selon une nouvelle enquête danoise réalisée par la Société danoise de lutte contre le cancer, Kraeftens Bekaempelse.
Les chercheurs de cette association ont interrogé 427 danois atteints d'une tumeur au cerveau et 822 autres, non atteints, sur leur usage du portable, et en se basant sur leur relevé des communications téléphoniques.
"Cette enquête montre très clairement que l'utilisation du portable n'accroît pas les risques de développer le cancer au cerveau. Et nos résultats sont en phase avec ce que d'autres grandes enquêtes ont révélé, dont une récente publiée en Suède", a déclaré lundi le professeur de médecine Christoffer Johansen, qui a dirigé l'étude danoise.
Une autre enquête nordique, à laquelle Kraeftens Bekaempelse a participé, a abouti aux mêmes conclusions, a-t-il rappelé.
"Il est trop tôt pour dire si, à long terme, les fréquences des téléphones mobiles, introduits au Danemark au début des années 80 (...) ont un effet négatif sur le cerveau", a estimé le Dr. Johansen.
"Mais comme nous n'avons pas vu depuis 20 ans la moindre tendance vers des risques accrus de tumeurs cérébrales, il est difficile d'imaginer que l'usage du portable constituerait un facteur essentiel de risques de cancer au cerveau", a-t-il souligné.
Kraeftens Bekaempelse continue cependant de recommander aux enfants, aux jeunes et aux adultes d'utiliser des oreillettes pour téléphoner avec leurs portables.


Un groupe de 427 malades, un groupe de contrôle de 822 personnes une étude rétrospective sur la base des communications effectuées, preuves en main, et vingt ans de recul. Encore une étude qui invalide les affirmations des croyants de la nocivité des ondes électromagnétiques (radio, TV, fours à micro-ondes, lignes haute tension). Cette étude n’infirme néanmoins pas l’existence d’autres effets biologiques de ces ondes.

09 décembre 2004

Electrical brainstorms busted as source of ghosts

Nature, published online: 09 December 2004
Roxanne Khamsi

Doubt cast on theory that magnetic fields spark religious feelings.
Studies showing that magnetic stimulation of the brain induces spiritual experiences are being queried by researchers who cannot reproduce key results. If the traditional theory is wrong, scientists will be left struggling to explain how such thoughts and sensations are generated.
In the past, scientists have claimed that religious or out-of-body experiences result from excessive bursts of electrical activity in the brain. In the 1980s, Michael Persinger, a neuroscientist at the Laurentian University in Ontario, Canada, began exploring this idea through a series of experiments.
Participants wore helmets that targeted their temporal lobes with weak magnetic fields, of roughly the same strength as those generated by a computer monitor. Persinger found that this caused 80% of the people he tested to feel an unexplained presence in the room. Persinger suggested that magnetism causes bursts of electrical activity in the temporal lobes of the brain, and he linked this to the spiritual experiences.

Blinding science
A group of Swedish researchers has now repeated the work, but they say their study involves one crucial difference. They ensured that neither the participants nor the experimenters interacting with them had any idea who was being exposed to the magnetic fields, a 'double-blind' protocol. Without such a safeguard, "people in the experimental group who are highly suggestible would pick up on cues from the experimenter and they would be more likely to have these types of experiences," says Pehr Granqvist of Uppsala University, who led the research team. Beyond the double-blind aspect, Granqvist says the nuts and bolts of the experiment mirrored those conducted in the past. He and his colleagues tested 43 undergraduate students by exposing them to magnetic fields that ranged from 3 to 7 microtesla and were aimed just above and in front of the ears, to target the temporal lobes. They also tested a control group of 46 volunteers who wore the helmet but were not exposed to the magnetic field. The volunteers were then asked to complete questionnaires about what they experienced during each session. The researchers report their results online in Neuroscience Letters1.

Strong spirits
In contrast to the results from Persinger and others, the team found that the magnetism had no discernable effects. Two out of the three participants in the Swedish study that reported strong spiritual experiences during the study belonged to the control group, as did 11 out of the 22 who reported subtle experiences.
Granqvist acknowledges that this seems to be quite a high level of spiritual experiences overall, but says that it matches the level that Persinger saw in his control groups.
The researchers say they do not know what neurological mechanism could be generating the experiences. However, using personality tests they did find that people with an orientation toward unorthodox spirituality were more likely to feel a supernatural presence, as were those who were, in general, more suggestible.

Field defence
Persinger, however, takes issue with the Swedish attempts to replicate his work. "They didn't replicate it, not even close," he says. He argues that the Swedish group did not expose the subjects to magnetic fields for long enough to produce an effect. He also stresses that some of his studies were double-blinded. Although the experimenters knew when the magnetic field was being applied, he says that they did not know what effect the field was expected to induce.
Susan Blackmore, a psychologist based in Bristol, UK, is also reluctant to give up on the theory just yet. She has firsthand experience of Persinger's methods. "When I went to Persinger's lab and underwent his procedures I had the most extraordinary experiences I've ever had," she says. "I'll be surprised if it turns out to be a placebo effect."
She too thinks that the Swedish researchers may have used magnetic fields that varied subtly from those of Persinger. "But double-blind experiments will ultimately give us the final answer," she says.

References
1. Granqvist P., et al. Neurosci. Lett., published online
doi:10.1016/j.neulet.2004.10.057 (2004).


Cette étude vient contredire les résultats d’une étude précédente. Une fois de plus, l’absence du double aveugle et probablement le petit nombre de sujets et de tests expliquent ces controverses.