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06 juin 2008

Laboratoire clandestin de médicaments: quatre personnes, dont deux pharmaciens, mis en examen

AP - Quatre personnes, dont deux pharmaciens, ont été mises en examen et laissées en liberté sous contrôle judiciaire dans le cadre de la découverte à Messimy (Rhône) d'un laboratoire clandestin de fabrication de médicaments alternatifs destinés à soigner des maladies lourdes, a annoncé vendredi le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest.

Au terme de deux ans d'enquête, le parquet de Marseille, qui compte l'un des deux pôles français de santé publique avec Paris, a été désigné pour mener les investigations sur cette affaire. La juge d'instruction Véronique Imbert a procédé jeudi soir à la mise en examen des deux dirigeants d'une association baptisée "Choisis la vie", qui distribuait ces substances. "Vita", "Vitoral" et "Sovita", confectionnées sous forme de comprimés, crèmes, sirops ou suppositoires, étaient présentées comme permettant de soigner des maladies comme les cancers ou la sclérose en plaques.

Les qualifications retenues contre le couple de responsables associatifs sont celles d'"exercice illégal de la pharmacie" pour l'homme, d'"exercice illégal de la médecine" pour son épouse. Ils sont âgés de 70 et 67 ans. La juge a également retenu contre eux la "tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l'homme", les "blessures involontaires" et la "mise en danger d'autrui".

Une plaignante de Roanne (Loire) s'est plainte de l'aggravation de son état de santé, après avoir consommé les substances visées. L'enquête doit aussi déterminer les effets potentiels d'une substance baptisée "Uréthane", suspecte de nocivité.

L'association "Choisis la vie", qui a réalisé en 2007 et 2008 un chiffre d'affaires de plusieurs centaines de milliers d'euros, a fait l'objet d'une mise en examen pour "exercice illégal de la pharmacie par personne morale".

Deux pharmaciens de 51 et 55 ans, qui fabriquaient clandestinement les produits qui n'ont jamais obtenu d'autorisation de mise sur le marché (AMM), ont également été mis en examen jeudi soir pour "exercice illégal de la pharmacie, tromperie, mise en danger d'autrui et préparation de médicaments sans respect des bonnes pratiques".

Les deux responsables associatifs doivent verser chacun une caution de 35.000 euros, les pharmaciens chacun 50.000 euros.

Le procureur Dallest a dénoncé vendredi "une pratique illégale, discutable et parallèle" aux allures d'"entreprise humanitaro-commerciale".

Les mis en examen encourent quatre ans de prison et 75.000 euros d'amende.


Les affaires de ce genre se multiplient, les escrocs se masquant derrière des associations profitant de la naïveté des adeptes des pseudo-médecines. Ainsi, on a vu se multiplier les vendeurs de ces pseudo-medecines miracles, y compris en para-pharmacie. La plupart des vendeurs évitent soigneusement d'affirmer leurs effets miracles, comptant sur leurs adeptes pour répandre leur foi, principalement via Internet. Ils évitent ainsi les foudres de la justice tout en faisant une fortune facile.

07 mai 2008

Cosmetic chain told to withdraw homeopathic malaria remedy

James Meikle, The Guardian

The cosmetic chain Neal's Yard Remedies has been ordered to withdraw a homeopathic remedy for malaria after medicines watchdogs decided its sale was potentially dangerous and misleading.

The product, which was "clearly intended to be viewed as a treatment or preventative" for a serious disease, had not been approved as required by law, the government's Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) said yesterday.

It clamped down on the remedy, Malaria Officinalis 30c, after being alerted by the BBC and a member of the public last month. Neal's Yard has already withdrawn the product, which had been available for more than 20 years.

Homeopathic remedies are classed as medicines and require MHRA authorisation before going on the market, the watchdog said. It could find no record of such approval. David Carter, head of the team investigating such products, said: "We regard the promotion of an unauthorised, self-medicating product for such a serious condition to be potentially harmful to public health and misleading. We are pleased that Neal's Yard Remedies have complied with our request and removed this product from the market."

Susan Curtis, the company's medicines director, denied it had advertised or sold the remedy as a prevention for malaria. "It has been supplied on request by practitioners working in Neal's Yard Remedies stores and in fact practitioners have been trained to always explain that the remedy should not be considered as a guarantee of prevention of malaria.

"The name of the remedy is based on its Latin name and not on its claim to cure or prevent an ailment. However, as this was obviously a contentious issue which could cause our customers' concern, and at the request of the MHRA, Neal's Yard Remedies took the decision to withdraw the product from sale with immediate effect, from April 17 2008." The company added that it was not aware of any other remedies being under question.

The warning follows the airing of the BBC's Inside Out programme, Homeopathy and Malaria, last month. Its presenter Janine Jansen was sold homeopathic remedies at Neal's Yard's store in Exeter and was advised she could use them to help deal with malaria, according to the programme.

After the programme was aired, a statement on Neal's Yard website said that Curtis had been interviewed for the programme and "unfortunately a lot of what she was trying to say was not shown".

The website statement added: "We know there have been no clinical trials for the use of homeopathy in the prevention of malaria but homeopathy does have a good track record in preventing and treating other endemic diseases."


Autant certaines croyances peuvent prêter à rire, autant dans un cas comme celui-ci, on aurait tendance à demander des peines très sévères pour mise en danger de la vie d'autrui, exercice illégal de la médecine ou de la pharmacie. Le paludisme est une maladie très sérieuse et rien ne justifie son traitement avec de la poudre de perlimpimpin en espérant que le mal passera tout seul en quelques jours.

01 mars 2007

La France ouvre ses portes à la médecine traditionnelle chinoise

Le quotidien de L'Expansion

Philippe Douste-Blazy a signé ce matin à Pékin un accord de coopération visant à autoriser médicaments et thérapies traditionnelles chinoises en France. Certains laboratoires hexagonaux entendent bien profiter de ce nouveau filon.

Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy et Gao Qiang, ministre chinois de la santé, ont signé ce matin à Pékin un accord visant à reconnaître la médecine traditionnelle chinoise en France. Les deux gouvernements vont notamment financer la création d'un comité scientifique franco-chinois chargé d'évaluer les traitements et médicaments utilisés en Chine depuis des millénaires. L'enveloppe devrait atteindre 10 millions d'euros sur cinq ans. Des laboratoires français comme Pierre Fabre, Servier et Ethypharm se sont associés à ce projet. « Nous espérons pouvoir introduire en France de nouveaux traitements pour des maladies comme l'arthrose, l'ostéoporose ou le diabète », explique Jean Deregnaucourt, conseiller chez Pierre Fabre, qui assistait à la signature de cet accord. L'herbier chinois compte environ 150.000 plantes, soit dix fois plus que la France.

Il existe en Chine 27 universités et 2500 hôpitaux publics de médecine traditionnelle. Certains de ces traitements sont reconnus par l'Académie nationale de médecine chinoise. C'est par exemple le cas de ceux administrés par le docteur Li Tao, directeur d'un département de « neurologie traditionnelle » à l'hôpital Xiyuan de Pékin, dans le domaine des thromboses et les maux de tête. Il ne tient désormais qu'à lui de collaborer avec le comité scientifique franco-chinois pour valider ses protocoles.

Le défi est de taille : « Il s'agit de faire converger deux approches très différentes de la santé : la médecine chinoise, avec ses traitements personnalisés, pourraient déboucher sur des traitements prenant davantage en compte les spécificités du patients comme son âge, son sexe ou son état psychologique », explique Christine M'rini, conseillère en sciences et technologies à l'ambassade de France à Pékin.

L'accord va dans le sens de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a lancé en 2002 un programme de valorisation des médecines traditionnelles et de l'ethnopharmacologie. C'est aussi un moyen d'aligner les pratiques de la France sur celle de ses voisins : la médecine chinoise est souvent pratiquée illégalement dans notre pays, alors qu'elle est libre en Grande-Bretagne et que le statut de « praticien acupuncteur » est reconnu aux Pays-Bas et en Suisse. Cet accord s'ajoute à celui signé le mois dernier par Gilles de Robien, ministre de l'éducation et de la recherche, sur la formation des acupuncteurs français. « Dès la rentrée prochaine, les facultés de médecine française ouvriront des spécialités en acupuncture », déclarait-il lors d'un point presse à Shanghai.

Anne Bretagne et Georges Favraud, à Shanghai


On se demande ce que vient faire le ministre des Affaires Etrangères dans cette galère qui concerne le ministère de la Santé et qui va aggraver de 10 millions d'euros en cinq ans un trou qui n'avait pas besoin de ça, pour faire la preuve de ce qui a déjà été invalidé cent fois. Quant aux explications de la conseillère en sciences et technologies Christine M'rini, elles feront sourire même les crédules: cette personne ignore que les médecins tiennent déjà compte du sexe, de l'âge, du poids et éventuellement de l'état psychologique pour leurs prescriptions. La différence est qu'ils prescrivent de véritables médicaments.

18 janvier 2007

Diet Supplements and Safety : Some Disquieting Data

New-York Times - In October 1993, during a Senate hearing on a bill to regulate herbs, vitamins and other dietary supplements on the presumption that they were safe, Senator Orrin G. Hatch, Republican of Utah, spoke up in their defense. Herbal remedies “have been on the market for centuries,” he said, adding: “In fact, most of these have been on the market for 4,000 years, and the real issue is risk. And there is not much risk in any of these products.”

That benign view was written into the bill when it was passed by both houses the following year. While the law, the Dietary Supplement Health and Education Act of 1994, forbade manufacturers to claim that their products “treat, cure or prevent” any disease, it allowed them to make vaguer claims based on a standard that did not require them to do any testing. And it stated that “dietary supplements are safe within a broad range of intake, and safety problems with the supplements are relatively rare.”

But hiding in plain sight, then as now, a national database was steadily accumulating strong evidence that some supplements carry risks of injury and death, and that children may be particularly vulnerable.

Since 1983, the American Association of Poison Control Centers has kept statistics on reports of poisonings for every type of substance, including dietary supplements. That first year, there were 14,006 reports related to the use of vitamins, minerals, essential oils — which are not classified as a dietary supplement but are widely sold in supplement stores for a variety of uses — and homeopathic remedies. Herbs were not categorized that year, because they were rarely used then.

By 2005, the number had grown ninefold: 125,595 incidents were reported related to vitamins, minerals, essential oils, herbs and other supplements. In all, over the 23-year span, the association — a national organization of state and local poison centers — has received more than 1.6 million reports of adverse reactions to such products, including 251,799 that were serious enough to require hospitalization.

From 1983 to 2004 there were 230 reported deaths from supplements, with the yearly numbers rising from 4 in 1994, the year the supplement bill passed, to a record 27 in 2005.

The number of deaths may be far higher. In April 2004, the Food and Drug Administration said it had received 260 reports of deaths associated with herbs and other nonvitamin, nonmineral supplements since 1989. But an unpublished study prepared in 2000 for the agency by Dr. Alexander M. Walker, then the chairman of epidemiology at the Harvard School of Public Health, concluded: “A best estimate is that less than 1 percent of serious adverse events caused by dietary supplements is reported to the F.D.A. The true proportion may well be smaller by an order of magnitude or more.”

The supplements linked to the most reactions in 2005, according to the poison control centers, were ordinary vitamins, accounting for nearly half of all the reports received that year, 62,446, including 1 death. Minerals were linked to about half as many total reports, 32,098, but that number included 13 deaths. Herbs and other specialty products accounted for still fewer total reports, 23,769, but 13 deaths. Essential oils were linked to 7,282 reports and no deaths.

Among herbs and other specialty products, melatonin and homeopathic products — prepared from minuscule amounts of substances as diverse as salt and snake venom — had the most reports of reactions in 2005. The poison centers received 2,001 reports of reactions to melatonin, marketed as a sleep aid, including 535 hospitalizations and 4 deaths. Homeopathic products, often marketed as being safe because the doses are very low, were linked to 7,049 reactions, including 564 hospitalizations and 2 deaths.

But most other types of herbs and specialty supplements also appear in the annual report. In 2005, the poison centers received 203 reports of adverse reactions to St. John’s wort, including 79 hospitalizations and 1 death. Glucosamine, with or without chondroitin, was linked to 813 adverse reactions, including 108 hospitalizations and 1 death. Echinacea was linked to 483 adverse reactions, including 55 hospitalizations, 1 of them considered life-threatening. Saw palmetto was not listed on the report.

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Injuries to children under 6 account for nearly three-quarters of all the reports of adverse reactions to dietary supplements, according to the poison centers. In 2005, the most recent year for which figures are available, 48,604 children suffered reactions to vitamins alone, the ninth-largest category of substances associated with reactions in that age group.

Major medical groups and government agencies do not generally recommend vitamin or mineral supplements for children who are otherwise healthy. But an analysis of the National Maternal and Infant Health Survey, published in the journal Pediatrics in 1997, found that 54 percent of parents of preschool children gave them a vitamin or mineral supplement at least three days a week.

Advocates of the products correctly point out that the poison centers’ figures do not prove a causal link between a product and a reaction and that, in any case, far more people are injured and killed by drugs. Painkillers alone were associated with 283,253 adverse reactions in 2005, according to the poison centers, more than twice as many as with supplements. But only 3.5 percent of those reactions occurred when people took the prescribed amount of painkiller; most were from overdoses, either accidental or intentional. The same was true of asthma drugs (3.6 percent of reactions were associated with the prescribed dose) and cough and cold drugs (3.1 percent).

While reactions to vitamins, minerals and essential oils occurred at similarly low levels when people took the recommended amounts, adverse reactions linked to the recommended levels of herbs, homeopathic products and other dietary supplements accounted for 10.3 percent of all reactions to those products reported to the poison centers — about three times the level seen for most drugs.

Drugs marketed in the United States go through a rigorous F.D.A. approval process to prove that they are effective for a particular indication, with the potential risks balanced against the benefits. While the approval process has come under attack in recent years as unduly favorable to drug companies, it remains among the toughest in the world.

There is no comparable requirement for supplements. Even so, hundreds of millions of tax dollars have been spent since the early 1990s on hundreds of studies to test the possible benefits of supplements. The National Center for Complementary and Alternative Medicine, established by Congress in 1991 to “investigate and validate unconventional medical practices,” has a 2007 budget of more than $120 million.
Since April 2002, five large randomized trials financed by the center have found no significant benefit for St. John’s wort against major depression, echinacea against the common cold, saw palmetto for enlarged prostate, the combination of glucosamine and chondroitin for arthritis, or black cohosh and other herbs for the hot flashes associated with menopause.

A new source of data on adverse reactions to dietary supplements will soon become available: in December, Congress passed a measure requiring the manufacturers of dietary supplements and over-the-counter drugs to inform the F.D.A. whenever consumers call them with reports of serious adverse events. The bill was signed by President Bush the day after Christmas. It is a welcome acknowledgment that “natural” does not always mean “safe.”

Dan Hurley is the author of the new book “Natural Causes: Death, Lies and Politics in America’s Vitamin and Herbal Supplement Industry” (Broadway Books), from which this essay is adapted.

11 janvier 2007

Les maigres résultats des traitements contre l'obésité et le surpoids…

Par Destination Santé

Dans le Lancet, des Canadiens s'inquiètent du manque de données relatives à la sécurité et l'efficacité des médicaments contre l'obésité. « Le développement de produits sûrs et efficaces devrait être une priorité » estiment-ils au regard des chiffres.

Ils s'appuient notamment sur ceux de l'International Obesity Task Force. Selon ce groupe de travail, le monde compterait environ 300 millions d'obèses. Sans oublier 800 millions de personnes en surpoids ! Soit un total qui représente tout de même un cinquième de la population de la planète !

Des chercheurs d'Edmonton au Canada, se sont penchés sur les essais cliniques réalisés sur les deux molécules anti-obésité déjà sur le marché, l'orlistat et la sibutramine. Ils ont également étudié ceux qui concernent un nouveau traitement, déjà commercialisé dans certains pays et dont l'introduction en France serait proche : le rimonabant. Or constatent les auteurs, « pour que les médecins puissent les prescrire en connaissance de cause, des données sur les effets à long terme de ces molécules seraient nécessaires ». Des données qui pour l'heure, font défaut.

Les rédacteurs de la Revue Prescrire pour leur part, se sont davantage penchés sur l'efficacité… très relative de ces médicaments. Dans une brève intitulée « Pas de progrès avec le rimonabant », ils soulignent ainsi que « chez les adultes obèses, le principal bénéfice du rimonabant est une perte de poids de 4 à 5 kg par an, avec retour progressif au niveau antérieur à l'arrêt du traitement. » Le tout moyennant des effets indésirables « d'ordre psychique (anxiété, dépression), neurologique (sensations vertigineuses) et digestifs (nausées, diarrhées) ».

Source : The Lancet, Prescrire, n°249

10 janvier 2007

Benefits of testosterone treatment unknown, research shows

ROCHESTER, Minn. -- Little research exists demonstrating that testosterone is both safe from the cardiovascular standpoint and effective to treat sexual dysfunction, reveal Mayo Clinic researchers in two new studies.

In articles published in the January issue of Mayo Clinic Proceedings, Mayo Clinic physicians call for large studies to help clinicians and patients make informed decisions about when testosterone should be prescribed.

"One of the initial surprises is how limited the research evidence is regarding whether testosterone is an effective treatment for sexual dysfunction while being safe from the cardiovascular disease standpoint," says Victor M. Montori, M.D., MSc, lead researcher for Mayo Clinic's Knowledge and Encounter Research Unit, and an author of the two studies in Mayo Clinic Proceedings. "There is no way for physicians to be certain when prescribing testosterone that, on average, it's doing more good than harm."

Both studies involved review and meta-analysis of randomized trials to assess the effect of testosterone on sexual dysfunction and cardiovascular events. Authors determined that no strong evidence exists showing testosterone doesn't cause cardiovascular harm and results regarding its impact on sexual dysfunction are inconsistent.

In 2004, the Endocrine Society established a task force to generate evidence-based guidelines about the use of testosterone in treating men. Dr. Montori says Mayo researchers joined the effort in order to help the Endocrine Society provide recommendations based on up-to-date research.

"We found that the evidence for whether men are better off being treated with testosterone is much weaker than the evidence for giving estrogen to post-menopausal women was before the big estrogen trials came out," Dr. Montori says.

Despite the weak evidence supporting testosterone's efficacy, drug companies have successfully driven its sale, Dr. Montori says. Currently, physicians may be prescribing testosterone to otherwise healthy men who report poor quality of life, limited sex drive and fatigue and may have somewhat low testosterone levels.

These clinicians and their patients will be "thoroughly shocked" to discover the limited evidence supporting the drug's effectiveness in treating sexual dysfunction and the limited data supporting its cardiovascular safety, Dr. Montori says. "Researchers should conduct trials measuring the outcomes of testosterone treatment that are important to patients in order to avoid repeating the estrogen disaster," he says.

29 décembre 2006

Vitamine E : aucun bénéfice sur les fonctions cognitives chez la femme âgée

PARIS (APM Santé) - Une supplémentation en vitamine E pendant 10 ans n'apporte aucun bénéfice en termes de performances cognitives chez une population de femmes âgées, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue « Archives of Internal Medicine ».
Le stress oxydatif joue un rôle clé dans le développement des troubles cognitifs. Or, plusieurs études antérieures, conduites en laboratoire sur des cellules ou chez l'animal, ont montré que la vitamine E, une molécule aux propriétés antioxydantes, protégeait contre la destruction neuronale. Les résultats d'études cliniques ont par ailleurs suggéré qu'une thérapie antioxydante nécessitait d'être initiée à un âge jeune (avant le début du déclin cognitif) et conduite sur une longue période.

Jae Hee Kang, du Brigham and Women's Hospital, de la Harvard Medical School (Etats-Unis), et ses collègues, ont mené une étude auprès de 6.377 femmes en bonne santé, âgées de plus de 65 ans, ayant reçu aléatoirement de la vitamine E ou un placebo pendant 10 ans entre 1992 et 2002. Des tests cognitifs pour évaluer la performance cognitive globale et la mémoire verbale ont été effectués par téléphone chez toutes les volontaires en 1998, 2000 et 2002. Un score global a été calculé à partir des résultats aux différents tests.

Selon les résultats de l'étude, aucune différence significative dans la valeur du score global de performance cognitive n'a été constatée entre le groupe de femmes ayant reçu une supplémentation en vitamine E et le groupe contrôle, 5 et 9 ans après le début de l'étude. L'évolution des performances cognitives au cours du temps s'est également révélée similaire dans les deux groupes.

Finalement une consommation de vitamine E sur une longue période n'a procuré aucun bénéfice neuroprotecteur ni permis de ralentir l'évolution du déclin cognitif chez une population de femmes âgées, concluent les auteurs.

(Archives of Internal Medicine, 11/25 décembre 2006, vol.166, n°22, p.2462-2468)

01 novembre 2006

Le vin rouge à haute dose bon pour les souris obèses

WASHINGTON (AP) - Boire du vin rouge à haute dose est-il bon pour la santé? Oui, selon une étude américaine portant sur des souris obèses auxquelles on a administré de fortes doses de resvératrol, un extrait de vin rouge. Loin de réduire leur espérance de vie, l'expérience a permis aux rongeurs de vivre plus longtemps que prévu et, de surcroît, en bonne santé.

Pour certains experts, cette étude marque un tournant dans la recherche sur le vieillissement. A ceux déjà prêts à s'imbiber de vin rouge à des fins thérapeutiques, ils répondent toutefois que l'efficacité de la méthode reste encore à prouver sur les humains.

L'étude a été réalisée par la Harvard Medical School et le National Institute of Aging et est publiée jeudi sur le site Internet du magazine "Nature". Effectuée sur des souris obèses suivant un régime alimentaire gras, elle montre que l'absorption à hautes doses de resvératrol diminue l'apparition du diabète, de maladies du foie ou d'autres pathologies liées à la consommation de graisses.

Le resvératrol est une substance antibiotique produite par de nombreuses plantes. On la trouve notamment dans la vigne ainsi qu'à hautes doses dans les cacahuètes.

Les décès liés à des maladies dues à un régime alimentaire gras ont diminué de 31% chez les souris participant à l'étude. Les rongeurs concernés ont également vécu plus longtemps qu'ils n'auraient dû, et se sont révélés en aussi bonne santé que des souris "normales".

Les chercheurs vont maintenant tenter l'expérience sur les singes, mammifères les plus proches de l'homme. Mais, selon le Dr Richard Hodes, du National Institute on Aging, l'absorption de resvératrol pur est totalement déconseillé chez les humains, les recommandations de sécurité n'ayant pas encore été établies.

Le Dr David Sinclair, de la Harvard School of Medicine, souligne quant à lui que les souris ayant participé à l'expérience ont reçu des doses de resvératrol équivalentes à la consommation de 100 bouteilles de vin rouge par jour chez l'homme. De quoi décourager même les amateurs.


Evidemment, titrer sur le resveratrol ou les cacahuètes, c'est moins vendeur que de titrer sur le vin rouge. S'agissant de l'équivalent de 75 litres de vin par jour, l'enthousiasme devrait pourtant être modéré. Même chose s'il faut ingurgiter 3 kg de beurre de cacahuètes pour la même dose.

19 octobre 2006

Les suppléments de testostérone et de DHEA inutiles pour les aînés

Les suppléments de testostérone et de DHEA n'améliorent en rien la qualité de vie ou la santé des aînés, hommes et femmes, qui en prennent, conclut une des premières études scientifiques rigoureuses à avoir été menées sur la question.

"Il n'y a aucune raison d'administrer ces substances" aux aînés, a dit l'auteur de l'étude, le docteur K. Sreekumaran Nair de la prestigieuse clinique Mayo aux Etats-Unis.

La DHEA, un stéroïde précurseur de la testostérone et de l'oestrogène, est produit naturellement par l'organisme, mais la production chute rapidement après l'âge de 25 ans. Des suppléments de DHEA sont présentés comme ayant des effets rajeunissants, et les consommateurs américains en ont acheté pour 50 millions $ US l'an dernier. La testostérone, elle, n'est disponible que sur ordonnance.

Leur effet n'a toutefois fait l'objet que d'un nombre restreint d'études chez l'humain. En 2000, une étude française menée sur 280 sujets âgés avait décelé une faible augmentation de la libido chez les femmes qui prenaient de la DHEA. Et plus tôt cette année, une étude néerlandaise, qui portait elle aussi sur la DHEA, n'a détecté aucun bienfait chez 100 hommes âgés de 70 ans et plus.

La nouvelle étude, dont les résultats sont publiés dans le New England Journal of Medicine, a été réalisée sur une période de deux ans auprès de 57 femmes et 87 hommes âgés d'au moins 60 ans. Les participants ont pris des doses quotidiennes de DHEA, de testostérone ou d'un placebo, une substance inerte sans effets.

Les participants se sont ensuite soumis à différents tests, notamment des prises de sang et des mesures de leur gras corporel, de leurs hormones, de leur flexibilité, de leur densité osseuse et de leur performance sur un tapis roulant.

Même si les taux de testostérone et de DHEA ont augmenté chez les sujets qui ont pris de véritables suppléments, cela ne s'est pas traduit par une amélioration de leur qualité de vie, de leur performance physique ou de la capacité de leur organisme à réduire les taux de glucose sanguin.

Le seul effet significatif décelé aura été une petite réduction du gras corporel chez les sujets ayant pris de la testostérone, sans que cela n'ait entraîné une augmentation de la force musculaire.

Aucun effet secondaire néfaste n'est rapporté, mais certains experts soulignent que des doses élevées de testostérone peuvent accroître le risque de cancer de la prostate tandis que la DHEA pourrait augmenter le risque, pour certains patients, de souffrir d'un cancer du sein ou de la prostate.

=> DHEA in Elderly Women and DHEA or Testosterone in Elderly Men

13 septembre 2006

Médicaments, le piège Internet

Plus de 50% des médicaments achetés en France sur le web sont en fait des faux ! Ainsi même si la vente de médicaments sur Internet est interdite, nous n'en sommes pas préservés. Car par principe, la toile ne connaît pas de frontières.

Christophe Zimmermann s'occupe du dossier contrefaçon à l'Organisation mondiale des Douanes. Pour lui, la vente de médicaments sur Internet " est un problème qui prend des proportions assez terrifiantes. En Europe, les dernières statistiques font état d'une progression de 241% du nombre de produits contrefaits interceptés aux frontières. Pour 2004, les douanes européennes ont saisi plus de 800 000 contrefaçons de produits médicamenteux ".

C'est par ailleurs un commerce très difficile à contrôler. Car la durée de vie moyenne d'un site de vente de contrefaçons est de deux mois. Souvent l'hébergeur se trouve dans un pays, avec un nom de domaine enregistré dans un autre et l'entreprise dans un troisième. Pour eux-mêmes, les contrefacteurs ne prennent pas de risques.

Autre problème et de taille, il est extrêmement difficile pour les douaniers de contrôler le trafic sur la toile. Tous les médicaments arrivent par la poste. Aujourd'hui l'Union européenne dispose de 150 000 douaniers, pour un volume annuel qui porte sur des dizaines et des dizaines de millions de colis postaux. Impossible de tous les contrôler ! Le constat s'impose : la mondialisation des échanges a eu pour corollaire celle de la contrefaçon. Sous toutes ses formes.

(Destination Santé)

24 juillet 2006

De faux médicaments contre le paludisme affluent en Afrique

HONG KONG (Reuters) - Déjà responsables de nombreuses morts en Asie, de faux médicaments contre le paludisme fabriqués en Chine débarquent sur le continent africain où, selon un spécialiste de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ils pourraient faire beaucoup plus de victimes.

Le paludisme tue chaque année 1,3 à 3 millions de personnes et 90% des décès ont lieu en Afrique.

Depuis 2001, l'OMS recommande des traitements contenant de l'artésunate, un dérivé d'extraits de plantes chinoises.

Mais ces dernières années, des contrefaçons d'artésunate ont envahi les marchés asiatiques, au Cambodge, au Viêt-Nam, au Laos ou en Birmanie, provoquant des décès. Même si leur nombre n'a pu être estimé, les victimes du paludisme vivant traditionnellement dans des régions reculées, les spécialistes pensent qu'ils sont nombreux.

"Les gens meurent. Nous avons de nombreux exemples de personnes ayant pris ces faux médicaments et qui en sont morts", affirme Kevin Palmer, expert en paludisme à l'OMS pour le Pacifique Ouest.

Ces contrefaçons "apparaissent aussi en Afrique. C'est ce pourquoi nous sommes inquiets (...). Il y a un marché immense là-bas et le paludisme y est très dangereux".

ENQUETE EN COURS

C'est dans des usines de la ville de Guilin, dans le sud- ouest de la Chine, que sont produits à la chaîne ces médicaments. Mais au moins 12 types différents de copies, contenant trop peu ou pas du tout d'artésunate pour être efficace, ont été retrouvés dans le pays.

"Ils peuvent produire des emballages identiques à ceux fabriqués à Guilin. Ils ont même l'hologramme qui correspond (...) c'est une copie très sophistiquée. Les cachets semblent les mêmes", précise Palmer.

"Nous travaillons avec Interpol et la police chinoise pour tenter de les localiser. L'enquête est en cours", a-t-il ajouté.

Mais il craint que les copies ne continuent à affluer.

"Même si nous fermons une des usines qui les fabriquent, rien ne dit que d'autres personnes ne recommenceront pas demain car il y a beaucoup d'argent à se faire. C'est un marché de l'ordre du million de dollar, ce ne sont pas des contrefaçons fabriquées dans une arrière-cour".

Alors qu'un traitement avec huit comprimés coûtent 2,20 dollars, les détaillants vendent les contrefaçons à environ 0,40 dollar.

"La plupart d'entre elles tombent dans les mains de gens pauvres, ils n'ont pas le choix. Ils achètent ces médicaments avec le peu d'argent qu'ils ont et ils meurent".

"Ils n'ont aucun moyen de savoir qu'il y a une différence, ils ne le soupçonnent même pas".

11 avril 2006

Des pseudo-maladies pour vendre des médicaments

PARIS (AFP) - Il est temps de mettre fin à la "création" de maladies "sponsorisée" par l'industrie pharmaceutique, selon le Plos Medicine, revue dont un numéro spécial dénonce le marketing des firmes qui transforment des gens sains en patients, et gaspille de précieuses ressources pour élargir le marché.
Selon la revue du Plos (Public Library of Science, organisation à but non lucratif), publiée mardi, l'accroissement indu de la consommation médicamenteuse a aussi pour conséquence d'augmenter les dégâts iatrogéniques (effets indésirables dus aux traitements) d'autant plus dommageables lorsque le bénéfice potentiel du traitement pour la personne concernée est discutable.

La sortie de ce dossier, accessible sur le net (www.plosmedicine.org) coïncide avec une conférence internationale (www.diseasemongering.org) organisée du 11 au 13 avril à Newcastle (Australie) sur la "création" ou de la "redéfinition" de maladies.
Le dossier décrit le mode de fabrication et de vente de syndromes, de maladies ("disease-mongering") et autres facteurs de risques supposés étendre le marché : comment par exemple le concept de "dysfonction sexuelle féminine" a été forgé au fil du temps alors que sa définition reste floue, comment grâce au marketing direct auprès du public la dysfonction érectile s'est étendue, au delà des problèmes rencontrés par les diabétiques ou des hommes opérés de la prostate, aux banales pannes passagères sans cause médicale chez l'homme jeune.

Des problèmes sans gravité chez l'enfant sont aussi présentés comme de sérieux maux : ainsi le psychiatre britannique David Healy aborde la façon dont des firmes ont "vendu" le trouble bi-polaire (maniaco-dépression), entraînant une explosion de diagnostics chez les enfants américains, certains ayant à peine deux ans.

La promotion du "fast food" dans les écoles a suscité de larges débats, mais pas "l'infiltration des écoles par l'industrie pharmaceutique", déplore Christine Phillips (Australie, université de médecine, Acton) qui détaille les modalités de "formation" des enseignants et infirmières scolaires sur les déficits d'attention liés à l'hyperactivité (ADHD) et leur traitement par psychostimulants.

Entre 1990 et 1995, les prescriptions de méthylphénidate (Ritaline) chez les jeunes ont plus que doublé aux Etats Unis, et ont été multipliées par cinq au Canada. En 2001, cinq millions d'écoliers américains (10%) ont fait leur rentrée sous calmants (antidépresseurs, neuroleptiques ou médicaments pour se concentrer comme la Ritaline...), selon des experts américains.

Les rappels à l'ordre des autorités sanitaires face aux dérapages publicitaires directs ou indirects apparaissent bien faibles au vu de l'ampleur prise par ces méthodes de vente, selon Plos Medicine.


On ne rappellera jamais assez les dangers des abus médicamenteux, particulièrement évidents en France où le taux de remboursement des médicaments incite parfois aux excès.

13 février 2006

La mélatonine, sans danger et sans bienfaits

Selon une étude, cette hormone n'a pas d'effets sur le jet-lag et l'insomnie.

Vous achetez de la mélatonine aux Etats-Unis ou sur l'Internet pour soulager vos insomnies ou lutter contre les effets du décalage horaire ? Sachez que c'est sans danger, du moins à court terme, mais inefficace. C'est la conclusion d'une étude menée par l'équipe canadienne de Nina Buscemi, publiée dans le British Medical Journal du 10 février.

Naturellement produite la nuit par une glande du cerveau, l'épiphyse, la mélatonine joue un rôle important dans les cycles veille-sommeil. Très populaire en Amérique du Nord, où elle est en vente libre, cette hormone n'a jamais été commercialisée en France. Les autorités sanitaires considèrent que ses bénéfices sont insuffisamment démontrés, et ses effets à long terme mal connus.

Pour en avoir le coeur net, les médecins canadiens ont réanalysé 13 études testant la mélatonine dans différentes indications, publiées entre 1999 et 2003. Au final, l'hormone confirme sa bonne tolérance lors d'un usage court (moins de trois mois). Mais elle ne montre pas d'effet statistiquement significatif, ni sur les troubles du sommeil liés à un travail posté ou une cause médicale, ni sur le décalage horaire.

Il y a quelques semaines, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avait mis en garde les consommateurs français contre les achats de médicaments sur l'Internet, en raison notamment du risque de mésusage et de contrefaçon. L'utilisation de produits contenant de la mélatonine ou de la DHEA «non soumis à l'évaluation des autorités sanitaires» est «fortement déconseillée», insistait l'agence.

- Efficacy and safety of exogenous melatonin for secondary sleep disorders and sleep disorders accompanying sleep restriction: meta-analysis - British Medical Journal

25 janvier 2006

Contraceptive pill 'does not cause weight gain'

(Nature) The contraceptive pill does not cause women to put on weight, say researchers who have surveyed data from more than 40 studies.

"The word on the street is that if you take the pill, you're gonna get fat," says reproductive health expert David Grimes of Family Health International in Research Triangle Park, North Carolina. "This attitude is rampant around the world."

But these fears are unfounded, Grimes and his colleagues argue. They compiled the results of 44 studies carried out over the past few years that examined the effects of contraceptive pills and patches. As they report in The Cochrane Database of Systematic Reviews, they found no evidence that beginning to use the pill leads to any jump in weight gain.

There are many brands of the pill on the market, but all contain a synthetic version of the hormone progesterone, usually together with synthetic oestrogen, which stop the body's natural production of these hormones and prevent ovulation.

Some doctors believe that these hormonal changes can also stimulate increased appetite, causing women to put on weight. And many women believe that they piled on the pounds after starting the pill. But Grimes and his colleagues' data suggest that this supposed 'cause and effect' is merely anecdotal, and that patterns of weight gain among new pill users are no different to those seen in the population at large.

"The most logical explanation is that all of us, men and women, gain weight with age," says Grimes. The average American, for example, gains about one pound (0.45 kilograms) every year, he says. But most people seek out something to blame for this other than their personal behaviour, he adds.

Appetizing results

Of the 44 studies collated by Grimes' group, only three compared the effects of the pill with those of a placebo, the ultimate test of whether the contraceptives cause any discernible change. Such studies are difficult to carry out, in part because of the ethical implications involved in prescribing a placebo to women who do not want to conceive.

These studies showed no difference in weight gain between those on the pill and those not. Nor was there an effect on appetite.

To add to the weight of their survey, the researchers looked at studies that compared different brands of the pill. These also showed no evidence of any specific combination of hormones causing weight gain, Grimes says. "If there were one pill that 'made you fat', you would see it stand out in the results; but you don't," Grimes says.

From preconceptions to conception

The authors concede that the debate is likely to continue, because the perception of weight gain is quite firmly entrenched in the minds of both pill users and doctors. A trawl of online health services turns up sites such as www.netdoctor.co.uk, for example, which states that new users can expect to put on about three or four pounds through increased appetite or water retention. The site does add that most weight gain is nevertheless associated with lifestyle, exercise and diet.

Grimes argues that it is important to get this new information out, because preconceptions about contraceptives may be deterring women from using birth control.

Doctors should be encouraging women to avoid weight gain in general, he says, rather than attaching it to advice about contraception. "One-third of Americans are obese," he points out. "We need to counsel them as a matter of course."

22 janvier 2006

Trust chemicals, beware of nature

From make-up to medicine, scientists warn that people are wrong to think natural must be best

Robin McKie, science editor
The Observer

Far from being the best forms of nutrition, medicine or cosmetics on the market, natural products can pose serious health risks, Britain's leading chemists will warn this week.
By contrast, synthetic chemicals, tightly regulated and generally safe, are being unfairly blamed for causing cancers and other illnesses, the researchers state. The warning comes in 'Making Sense of Chemical Stories', to be published on Wednesday, in which chemists and toxicologists highlight growing fears about people's misconceptions about chemicals in everyday life.

'Synthetic chemicals are often much safer for human health than so-called "natural" ones and unfounded anxiety about chemicals is encouraging people into ideas and remedies that make no scientific or medical sense,' they say. Among examples are expensive detoxification cures - including tablets, diets and body wraps - that are less effective than a glass of water; henna tattoos that can cause severe allergic reactions; and hair dyes and eyeliners, such as kohl and surma, that contain toxic lead compounds.

'Kohl is put in the inside of eyelids,' said Professor John Henry of Imperial College London. 'The lead dissolves in teardrops and is absorbed by the body. The result is lead poisoning. By contrast, standard eyeliners made with synthetic chemicals contain no lead chemicals and are safe.' Another example is the dangers from henna tattoos. Black henna contains the dye paraphenylenediamine, which can cause an allergic reaction and lead to permanent scarring.

Henry also warned about the use of traditional medicines such as St John's wort: 'There is no doubt that it can be effective for treating depression, but it is difficult to administer. We do not know what its active ingredient is and that means you cannot assess its dosage.'

By contrast, the active ingredients of standard medicines and cosmetics are known, can be manufactured synthetically and accurately administered. Yet it is the synthetic chemical that attracts hysterical media coverage, the report adds. Campaigns by environmental groups have highlighted the presence of dangerous chemicals in pregnant women and their unborn babies. However, it is never mentioned that the toxins are present in fewer than one part per billion. Some also alleged that tiny traces of different man-made chemicals can combine to produce a single, highly toxic effect, but there is no evidence to support the idea.

In short, says the report, published by the charity Sense About Science, there is a wide mismatch between the public's attitudes to man-made and natural substances. People think the former lead to cancer and are responsible for many of society's woes. As a result, they try to lead a chemical-free lifestyle. The idea is nonsense, says the report. 'Claims that products are "chemical free" are untrue.'

Research chemist Derek Lohmann points out: 'If someone offered you a cocktail of butanol, isoamyl alcohol, caffeine, geraniol, 3-galloyl epicatechin, and inorganic salts, it sounds pretty ghastly. Yet it is just a cup of tea.'

By contrast, there has been a steady increase in uncritical acceptance of natural products. 'This has happened partly as a result of intensive merchandising of "alternative" products, lifestyle ideas and campaigns that play on misconceptions about chemicals and about how the body works,' states the report. 'Something needs to be done.


Ce qui est dangereux c'est la tendance à confondre "naturel" avec "sain et sans danger". Après tout, l'arsenic est un produit naturel. Rappelons-nous également que la plupart des médicaments ont pour base une molécule trouvée dans la nature, le plus souvent dans des plantes. Ils ne sont pas pour autant considérés comme "naturels". Comme quoi, cette appellation est attribuée de façon très arbitraire par les partisans du retour à la Nature (ne pas confondre avec les écologistes).

21 novembre 2005

Australie: elle tente d'ouvrir la porte d'un avion en plein vol pour fumer

SYDNEY (AFP) - Une Française a comparu lundi devant un tribunal australien pour avoir tenté d'ouvrir la porte d'un avion en plein vol pour fumer une cigarette, selon l'agence australienne Associated Press.Sandrine Hélène Sellies, 34 ans, était sous l'emprise d'alcool et de somnifères lorsqu'elle a embarqué samedi à bord d'un appareil de la compagnie Cathay Pacific pour relier Hong Kong à Brisbane (Australie), selon l'agence.
Elle a plaidé coupable de l'accusation de mise en danger par la justice australienne qui l'a soumise à une obligation de bonne conduite avec mise à l'épreuve d'un an assortie d'une amende de 1.000 dollars (730 USD) en cas de son non respect.
Durant le vol, la passagère s'est dirigée, visiblement endormie, en direction d'une issue de secours de l'appareil avec une cigarette non allumée et un briquet à la main. Un personnel de bord l'a stoppée alors qu'elle tentait d'ouvrir la porte.
L'avocate de la prévenue, Helen Shilton, a fait valoir que sa cliente avait absorbé de l'alcool pour apaiser ses angoisses de l'avion.
La jeune femme, qui a fait état d'antécédents de somnanbulisme, dit n'avoir aucun souvenir de l'incident...


Bref, pour échapper à ses angoisses de l'avion, elle aurait pu en provoquer quelques-unes chez les autres passagers.

20 septembre 2005

Les nouveaux traitements de la schizophrénie ne sont pas plus efficaces

Agence France-Presse, Washington
Les nouveaux médicaments pour traiter la schizophrénie ne sont pas plus efficaces que les anciens traitements nettement moins onéreux, selon une vaste étude du gouvernement américain publiée dans le dernier numéro du New England Journal of Medecine.
Cette étude, qui confirme ce que de nombreux psychiatres soupçonnaient depuis longtemps, a comparé la nouvelle génération de quatre médicaments dits antipsychotiques atypiques comme le Zyprexa produit par Eli Lilly au perphenazine, un traitement beaucoup plus ancien. Ces chercheurs ont conclu que les cinq médicaments neutralisaient les symptômes de la schizophrénie, une maladie mentale grave dont souffrent quelque trois millions d'Américains. Ils ont aussi découvert qu'à des doses plus faibles la perphenazine était tout aussi efficace que les nouveaux médicaments et présentait aussi moins de risques de provoquer des désordres neurologiques.
Près des trois quarts des 1493 malades ayant participé à cette étude ont cessé de prendre l'un ou l'autre des traitements prescrits après 18 mois en raison des effets secondaires ou de leur inefficacité, ont indiqué les auteurs de cette recherche. Les insomnies, le gain de poids et des symptôme neurologiques comme la raideur du corps sont les principaux effets secondaires liés à tous ces médicaments. Le Zyprexa, le dernier médicament sur le marché, a permis à davantage de schizophrènes de contrôler leurs symptômes beaucoup plus longtemps, ont toutefois relevé ces médecins. Mais ce traitement s'accompagne aussi de risques plus élevés de prise de poids et de diabète. Les coûts des médicaments utilisés dans cette recherche se sont élevés, à doses équivalentes, à 60 dollars par mois pour la perphenazine, 520 dollars pour le Zyprexa, 450 dollars pour le Seroquel, 250 dollars pour Risperdal et 290 dollars pour le Geodon. Les quatre nouveaux antipsychotiques objet de cette étude engendrent un montant de ventes de 10 milliards de dollars par an au total pour les laboratoires pharmaceutiques qui les fabriquent. Ils représentent 90 % de ce marché aux États-Unis.


On voit dans cette étude une nouvelle exigence. Non seulement un véritable médicament doit avoir un effet supérieur au placebo, mais il devrait aussi être plus efficace que les éventuels traitements précédents et moins onéreux. En ces périodes de déremboursement des médicaments à SMR faible, ce critère prend de l'importance.

21 décembre 2004

Celebrex: pas de retrait si les effets positifs l'emportent sur les négatifs, explique Philippe Douste-Blazy

(AP) - Le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy a expliqué mardi que le Celebrex ne serait pas retiré de la vente s'il présentait "plus d'effets positifs que négatifs".
Au lendemain de la décision du laboratoire américain Pfizer de suspendre la publicité pour son médicament contre l'arthrite, le Celebrex, dont la sécurité a été remise en question vendredi par une étude, le ministre français de la Santé a souligné sur Europe-1 que "tous les médicaments, s'ils sont actifs, ont des effets positifs et certains effets négatifs".
"Oui", le Celebrex "a des effets secondaires, oui des anti-inflammatoires peuvent entraîner des ulcères, des hypertensions artérielles qui peuvent entraîner des accidents vasculaires cérébraux: on le sait", a précisé Philippe Douste-Blazy. Et "tous les ministères de la Santé du monde occidental l'ont permis". "Nous allons nous réunir, toutes les agences nationales du médicament au niveau des pays européens début janvier pour pouvoir regarder très vite ce problème qui est posé par le Celebrex", a annoncé le ministre de la Santé. "Si nous estimons qu'il y a plus d'effets positifs que d'effets négatifs, nous ne le retirerons pas".
Philippe Douste-Blazy a précisé qu'"il y a dans l'autorisation de mise sur le marché des experts qui mettent en balance les deux: si vous avez plus d'effets positifs que négatifs, vous le mettez sur le marché et les médecins donnent des indications".
Par ailleurs, une "Haute autorité en Santé va rentrer dans les faits demain et va pouvoir dire quelle est l'utilité des actes médicaux, l'efficacité des médicaments en toute indépendance de l'industrie pharmaceutique", a-t-il assuré.


Simple rappel d’un fait très général : les médicaments ont des effets secondaires plus ou moins marqués (c’est pour ça entre autres que l’automédication n’est pas souhaitable) et à l’inverse, il y a peu de chances qu’un médicament n’ait pas du tout d’effet secondaire, à moins de n’avoir aucun effet du tout.