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17 octobre 2008

Une naturopathe accusée d'homicide involontaire

Marilou Séguin
Le Journal de Montréal

Une naturopathe montréalaise sera accusée d'homicide involontaire aujourd'hui à la suite du décès d'un octogénaire au lendemain d'une consultation.
Mitra Javanmardi, 50 ans, pratique l'homéopathie et la naturopathie dans un bureau du Centre de santé Westmount, boulevard De Maisonneuve Ouest.
Sur son message téléphonique d'accueil, toujours actif hier soir, elle utilise les termes docteur et médecin.

Mort suspecte

En juin dernier, un homme de 84 ans a consulté Mme Javanmardi et est mort d'un arrêt cardiaque le lendemain de la visite.
Sa mort avait dès lors été considérée comme suspecte.
Une autopsie et des analyses ont mené les autorités à accuser aujourd'hui la naturopathe de la victime.
Dans les années 1980, Mme Javanmardi a eu des démêlés avec la justice en vertu de l'article 188 du Code des professions sur les titres réservés.
Il s'agit du 17e homicide de l'année.


Les naturopathes ont souvent la désagréable habitude de recommander l'arrêt des traitements médicaux à leurs clients, en plus de se prévaloir de diplômes sans valeur scientifique ni médicale. Sans préjuger de ce cas d'espèce, le principe de précaution devrait s'appliquer à plein, concernant cette discipline.

09 octobre 2008

Alerte au ginseng en Chine après la mort de trois personnes

PEKIN (Reuters) - La Chine a rappelé deux lots de ginseng après la mort de trois personnes qui en avaient consommé, rapporte jeudi l'agence de presse Chine nouvelle.

Les pilules, produites à partir de racines de ginseng récolté en Sibérie, ont provoqué de violentes réactions chez six habitants du Yunnan, dans le sud de la Chine. Trois d'entre elles sont mortes lundi à l'hôpital.

Le rappel des produits a commencé le lendemain et un responsable de la province du Heilongjiang, où sont fabriquées ces pilules censées redonner vitalité et énergie, a assuré que les lots incriminés avaient été identifiés.

Cette affaire fait suite à celle du lait contaminé à la mélamine, substance chimique responsable de la mort de quatre nourrissons. Près de 10.700 enfants chinois sont toujours hospitalisés pour avoir bu du lait toxique.

Emma Graham-Harrison, version française Eric Faye

Rappelons une fois de plus que les produits dits "naturels" peuvent avoir des effets secondaires non-négligeables, même s'il s'agit probablement ici d'un autre type de problème.

08 septembre 2008

Déontologie de l’information : RFO Guyane mise en demeure

Le Conseil a mis en demeure RFO Guyane à la suite de deux émissions, diffusées les 13 et 14 avril 2008 et consacrées à la naturopathie, dans lesquelles une praticienne a exposé les bienfaits de ses pratiques, notamment pour soigner des maladies graves voire incurables, sans qu’aucune contradiction ne lui ait été apportée. Elle a également communiqué ses coordonnées, ou les a fait communiquer par les animateurs, qui ont fait preuve d’une grande complaisance à l’égard des propos tenus.

De tels faits sont en contradiction avec les articles 1er et 43-11 de la loi du 30 septembre 1986 ainsi qu’avec le décret n° 87-239 du 6 avril 1987 fixant le régime du parrainage et de la publicité pour les radios privées, auquel renvoie l’article 36 du cahier des missions et des charges de RFO.

Le Conseil a également saisi le procureur de la République de ces faits et en a averti le conseil de l’Ordre des médecins.

22 mai 2008

Attention aux huiles essentielles, dit l'Agence de sécurité sanitaire

PARIS (AFP) - L'agence de sécurité sanitaire des médicaments a invité à la prudence dans l'utilisation des huiles essentielles qui ne sont "pas dénuées de risque", tout en insistant auprès des professionnels sur la nécessité du respect des critères de qualité des matières premières, du mode d'obtention de l'huile et de sa conservation.
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Dans l'attente d'une réglementation européenne, et en l'absence de réglementation française concernant leur emploi dans les produits cosmétiques, l'Afssaps (Agence de sécurité sanitaire des produits de santé) a affirmé que les huiles essentielles devaient être utilisées "avec prudence" car elles peuvent "être toxiques et provoquer des effets indésirables du fait de leur passage à travers la peau et de leur impact sur l'organisme".

Les huiles essentielles "ne doivent pas être considérées comme des ingrédients courants mais comme des substances particulières non dénuées d'effets secondaires", a noté mercredi l'Agence.

Dans une recommandation à l'adresse des industriels producteurs d'huiles essentielles et fabricants de produits cosmétiques, l'Afssaps a souligné que le respect des critères de qualité spécifiques à chaque huile "a un retentissement sur la qualité du produit, en particulier sur son innocuité".

L'Agence a insisté en particulier sur les "critères qualité des matières premières végétales d'où sont issues les huiles essentielles (dénomination botanique, conditions de production de la plante, partie de plante utilisée, famille chimique et méthodes d'identification de la partie de plante destinée à la production de l'huile essentielle)".

Elle a aussi mis l'accent sur la nécessité de vigilance pour le mode d'obtention de l'huile, les méthodes d'analyse et les conditions de conservation et de stockage de ces produits.


Encore une occasion de rappeler que "naturel" ne veut pas dire "sans risque pour la santé", la plupart des poisons étant parfaitement "naturels". Rappelons aussi que les comportements que les tenants des médecines parallèles dénoncent chez les industriels de la pharmacie se retrouvent aussi bien chez les producteurs de poudres de perlimpipmpin et autres produits miracles: recherche du gain maximum, négligences sur la qualité des produits et les effets secondaires. Sans compter qu'il n'y a souvent aucune preuve d'un effet primaire bénéfique !

03 février 2008

Le naturopathe jouait les médecins depuis 40 ans

Une pharmacie de la rue de Rome à Marseille également sur la sellette

Naturopathe, mais pas médecin. Depuis une quarantaine d'années, un homme aujourd'hui âgé de 70 ans est soupçonné d'avoir livré des diagnostics et signé des prescriptions à des centaines de patients, à la manière d'un professionnel de la médecine, sans le moindre diplôme lui permettant de le faire.

Son savoir, fondé sur la naturopathie, une méthode thérapeutique reposant sur l'idée que la plupart des maladies peuvent être traitées ou évitées grâce à la diététique, ne l'empêchait pas de prescrire à ses malades des médicaments, dont certains permettaient de soigner des allergies.

100 € la consultation

C'est lors d'une enquête parallèle de la Brigade de sûreté urbaine (BSU) Centre dans une pharmacie de la rue de Rome (1er ) que les faits ont été mis au jour. Les fonctionnaires ont d'abord mis en évidence la présence d'un préparateur agissant lui aussi depuis de longues années sans diplôme . Ils ont aussi découvert les prescriptions du suspect dans l'officine, où les patients venaient se fournir.

Les différentes perquisitions menées dans le cabinet ou plutôt "l'institut" du mis en cause, en fin de semaine, ont permis d'établir qu'il recevait de très nombreux patients, qui venaient de toute la région. Chaque consultation étant facturée 100 € . Les fonctionnaires ont aussi établi que certaines des fausses prescriptions servaient à expédier des médicaments jusqu'en Italie. Non répertorié sur les listes de l'ordre et ne bénéficiant d'aucun agrément, le suspect a été mis en examen pour "exercice illégal de la médecine" et placé sous contrôle judiciaire.

Par Romain Luongo


La croyance comme quoi les médecines 'naturelles' seraient moins chères que la médécine scientifique est largement battue en brèche par ce naturopathe. On remarque qu'à ce prix, le charlatan avait quand même un bon nombre de clients.

06 septembre 2007

La médecine anti-âge

par Dr Catherine De Goursac, Paris.

Encore une fois on pointe du doigt le danger de prendre des compléments alimentaires sans bilan biologique préalable afin de determiner exactement les carences et les risques de surdosage.
Une équipe de médecins constate que la prise de compléments alimentaires contenant de la vitamine C et E ainsi que du beta carotene pouvait augmenter de 68% le risque d’induire un cancer de la peau.

De plus le risque de mélanome (cancer cutané gravissime) est multiplié par 4 chez les femmes qui prennent des compléments alimentaires.

L’étude porte pendant 7 années sur 13 000 sujets (7800 femmes et 5100 hommes) âgés de 35 à 60 ans dont la moitié absorbe des anti-oxydants (120 mg vitamine C, 30 mg vitamine E, 6 mg béta-carotène, 100 mug sélénium, et 20 mg zinc), l’autre moitié un placebo.

Ces médecins ont diagnostiqué 157 cas de cancer cutané dont 25 mélanomes.

Le grand étonnement fut de constater que à l’inverse de prévenir les dommages de la peau causé par le soleil les anti-oxydants déclenchent le risque de cancer. Les études antérieures faites sur l’animal exposé aux ultra-violets avaient pourtant objectivé une prévention des dommages cellulaires par les anti-oxydants.

Curieusement les chercheurs n’observent aucune différence entre les hommes prenant les anti-oxydants ou le placebo. Une hypothèse est émise : les femmes ont déjà spontanément un taux d’anti-oxydant supérieur aux hommes et très proche de la normal[e] alors que les hommes ont un statut déficient en anti-oxydant (ils mangent nettement moins de légumes et fruits). Ainsi la supplémentation va provoquer un surdosage chez la femme alors qu’elle ne va que normaliser les taux chez l’homme.

J Nutr. 2007 Sep ;137(9):2098-2105 Antioxidant Supplementation Increases the Risk of Skin Cancers in Women but Not in Men. Hercberg S, Ezzedine K, Guinot C, Preziosi P, Galan P, Bertrais S, Estaquio C, Briançon S, Favier A, Latreille J, Malvy D

23 mai 2007

Les médecins ne veulent pas que les pharmaciens consultent

MARIE VISOT
Le Figaro.fr

Le remboursement de « consultations officinales » pratiquées par des pharmaciens provoque l'indignation des médecins.

LES MÉDECINS prennent très mal l'offre de deux mutuelles de rembourser des bilans effectués par des pharmaciens. « Pour consulter, il faut avoir fait des études de médecine ! », s'est indigné hier Michel Chassang, président de la CSMF, le premier syndicat de médecins libéraux. Motif de ce coup de colère : un accord signé il y a un mois par les syndicats de pharmaciens avec la Mutuelle des transports de la région lyonnaise (MTRL) et les Assurances du Crédit mutuel, prévoyant notamment le remboursement d'un bilan de prévention réalisé par le pharmacien. Ce bilan, baptisé maladroitement « consultation officinale », est rémunéré 21 euros. Les médecins s'indignent d'autant plus que la prévention devait être l'intérêt majeur de l'instauration du médecin traitant.

« Personne ne nous a demandé notre avis sur ce dispositif », poursuit Michel Chassang. « Le rôle du pharmacien est de délivrer des conseils qui ne peuvent en aucun cas se substituer ou être assimilés au diagnostic médical et à la définition des orientations thérapeutiques. » Cerise sur le gâteau : faire rémunérer cette « consultation » au même tarif que celle du généraliste.

Un «package»

Pour Gilles Bonnefont, du syndicat de pharmaciens (Uspo), il ne s'agit en aucun cas de marcher sur les plates-bandes des médecins, mais au contraire d'être « complémentaire ». En fait, cette consultation est présentée par le syndicat de pharmaciens comme « une étape d'un parcours cohérent : c'est un moment pendant lequel on prend le temps de parler, de vérifier la mise à jour des vaccins, de conseiller sur l'armoire à pharmacie, de donner des conseils en homéopathie... », résume Gilles Bonnafont. Ce que certains considèrent comme le travail « normal » d'un pharmacien, qui n'a pas à être rémunéré spécifiquement.

Romain Migliorini, président de la MTRL, qui a négocié « pendant plusieurs mois » cet accord avec les syndicats de pharmaciens, confirme que « nous avons besoin de bons pharmaciens-conseils ». Ce bilan remboursé est intégré à un « package » auquel les clients de la mutuelle peuvent adhérer et dans lequel on trouve aussi le remboursement de l'homéopathie à hauteur de 50 euros par an, la prise en charge de l'ostéopathie et de la diététique.


Curieusement, le questionnaire de bilan des pharmaciens comportent des questions concernant la connaissance que le patient aurait de l'homéopathie, de la naturopathie, etc. Ces deux pseudo-médecines à l'efficacité très controversée pour ne pas dire plus, seraient-elles favorisées par les pharmaciens et pour quel motif ? On remarque que la MTRL est une mutuelle lyonnaise. La proximité du poids lourd de l'homéopathie, les Laboratoires Boiron, aurait-elle quelque chose à voir avec ce traitement de faveur ? Mystère !

29 janvier 2007

L’efficacité reste à prouver

Yves Therrien, Le Soleil - Efficaces, les produits de santé naturels ? Oui, si l’on se fie à l’employé du magasin. Moins, si l’on écoute les spécialistes de la santé. Chose certaine, il y a des études documentés sur les oméga 3, la glucosamine et quelques autres produits, mais aucune étude ou rapport d’essais cliniques sur des humains ne viennent appuyer les dires de certains fabricants pour une majorité de produits.

Le Soleil a visité quelques centres de produits de santé naturels. Le cas soumis concerne un problème de cholestérol élévé. Dans trois cas de produits proposés, la facture variait de 35 $ pour un seul produit jusqu’à 125 $ pour une série de médications sans pourvoir obtenir de preuves des effets bénéfiques.

Si le problème est traité à l’aide d’un médicament à base de statine, la formule générique coûte dans les 70 $ par mois. Le médicament vendu sous ordonnance est remboursé en grande partie par les assurances privées ou le régime public. Des études prouvent l’efficacité du médicament et ont établi les effets secondaires. Dans le cas des produits naturels, le consommateur doit tout payer.

Dans un commerce de produits naturels d’un centre commercial de Québec, l’employée de la boutique a été la seule à suggérer une modification des habitudes alimentaires en même temps que la prise du produit suggéré. Dans un autre commerce du même genre et dans une pharmacie d’une grande chaîne, les commis se sont limités à suggérer des produits en limitant leurs commentaires à ce qui était écrit sur les emballages.

Les trois personnes ont omis de demander si le client prenait d’autres médicaments. Deux commis sur trois n’ont jamais parlé d’interaction entre les médicaments sauf si le client le demandait.

La docteure Sylvie Dodin, professeure au département d’obstétrique et gynécologie de l’Université Laval et titulaire de la chaire de recherche Lucie et André Chagnon pour l’avancement de l’approche intégrale en santé, note que les employés des magasins de produits de santé naturels ne sont peu ou pas formés pour répondre adéquatement au clients.

Elle cite une enquête réalisée dans 34 magasins de produits naturels d’une grande ville canadienne pour savoir ce que recommandait les employés à une patiente ayant un cancer du sein. Des 33 produits recommandés, aucun n’était supporté par des données probantes (études scientiques). Le coût mensuel moyen était de 58 $, mais selon les commerces, la facture variait de 5 $ à 600 $. Dans 68 % des cas, les employés ne posaient aucune question sur la prise d’autres médicaments. Dans 23 % des cas, ils discutaient des risques potentiels d’interaction, et seulement 11 % d’entre eux recommandaient un changement des habitudes de vie.

18 janvier 2007

Diet Supplements and Safety : Some Disquieting Data

New-York Times - In October 1993, during a Senate hearing on a bill to regulate herbs, vitamins and other dietary supplements on the presumption that they were safe, Senator Orrin G. Hatch, Republican of Utah, spoke up in their defense. Herbal remedies “have been on the market for centuries,” he said, adding: “In fact, most of these have been on the market for 4,000 years, and the real issue is risk. And there is not much risk in any of these products.”

That benign view was written into the bill when it was passed by both houses the following year. While the law, the Dietary Supplement Health and Education Act of 1994, forbade manufacturers to claim that their products “treat, cure or prevent” any disease, it allowed them to make vaguer claims based on a standard that did not require them to do any testing. And it stated that “dietary supplements are safe within a broad range of intake, and safety problems with the supplements are relatively rare.”

But hiding in plain sight, then as now, a national database was steadily accumulating strong evidence that some supplements carry risks of injury and death, and that children may be particularly vulnerable.

Since 1983, the American Association of Poison Control Centers has kept statistics on reports of poisonings for every type of substance, including dietary supplements. That first year, there were 14,006 reports related to the use of vitamins, minerals, essential oils — which are not classified as a dietary supplement but are widely sold in supplement stores for a variety of uses — and homeopathic remedies. Herbs were not categorized that year, because they were rarely used then.

By 2005, the number had grown ninefold: 125,595 incidents were reported related to vitamins, minerals, essential oils, herbs and other supplements. In all, over the 23-year span, the association — a national organization of state and local poison centers — has received more than 1.6 million reports of adverse reactions to such products, including 251,799 that were serious enough to require hospitalization.

From 1983 to 2004 there were 230 reported deaths from supplements, with the yearly numbers rising from 4 in 1994, the year the supplement bill passed, to a record 27 in 2005.

The number of deaths may be far higher. In April 2004, the Food and Drug Administration said it had received 260 reports of deaths associated with herbs and other nonvitamin, nonmineral supplements since 1989. But an unpublished study prepared in 2000 for the agency by Dr. Alexander M. Walker, then the chairman of epidemiology at the Harvard School of Public Health, concluded: “A best estimate is that less than 1 percent of serious adverse events caused by dietary supplements is reported to the F.D.A. The true proportion may well be smaller by an order of magnitude or more.”

The supplements linked to the most reactions in 2005, according to the poison control centers, were ordinary vitamins, accounting for nearly half of all the reports received that year, 62,446, including 1 death. Minerals were linked to about half as many total reports, 32,098, but that number included 13 deaths. Herbs and other specialty products accounted for still fewer total reports, 23,769, but 13 deaths. Essential oils were linked to 7,282 reports and no deaths.

Among herbs and other specialty products, melatonin and homeopathic products — prepared from minuscule amounts of substances as diverse as salt and snake venom — had the most reports of reactions in 2005. The poison centers received 2,001 reports of reactions to melatonin, marketed as a sleep aid, including 535 hospitalizations and 4 deaths. Homeopathic products, often marketed as being safe because the doses are very low, were linked to 7,049 reactions, including 564 hospitalizations and 2 deaths.

But most other types of herbs and specialty supplements also appear in the annual report. In 2005, the poison centers received 203 reports of adverse reactions to St. John’s wort, including 79 hospitalizations and 1 death. Glucosamine, with or without chondroitin, was linked to 813 adverse reactions, including 108 hospitalizations and 1 death. Echinacea was linked to 483 adverse reactions, including 55 hospitalizations, 1 of them considered life-threatening. Saw palmetto was not listed on the report.

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Injuries to children under 6 account for nearly three-quarters of all the reports of adverse reactions to dietary supplements, according to the poison centers. In 2005, the most recent year for which figures are available, 48,604 children suffered reactions to vitamins alone, the ninth-largest category of substances associated with reactions in that age group.

Major medical groups and government agencies do not generally recommend vitamin or mineral supplements for children who are otherwise healthy. But an analysis of the National Maternal and Infant Health Survey, published in the journal Pediatrics in 1997, found that 54 percent of parents of preschool children gave them a vitamin or mineral supplement at least three days a week.

Advocates of the products correctly point out that the poison centers’ figures do not prove a causal link between a product and a reaction and that, in any case, far more people are injured and killed by drugs. Painkillers alone were associated with 283,253 adverse reactions in 2005, according to the poison centers, more than twice as many as with supplements. But only 3.5 percent of those reactions occurred when people took the prescribed amount of painkiller; most were from overdoses, either accidental or intentional. The same was true of asthma drugs (3.6 percent of reactions were associated with the prescribed dose) and cough and cold drugs (3.1 percent).

While reactions to vitamins, minerals and essential oils occurred at similarly low levels when people took the recommended amounts, adverse reactions linked to the recommended levels of herbs, homeopathic products and other dietary supplements accounted for 10.3 percent of all reactions to those products reported to the poison centers — about three times the level seen for most drugs.

Drugs marketed in the United States go through a rigorous F.D.A. approval process to prove that they are effective for a particular indication, with the potential risks balanced against the benefits. While the approval process has come under attack in recent years as unduly favorable to drug companies, it remains among the toughest in the world.

There is no comparable requirement for supplements. Even so, hundreds of millions of tax dollars have been spent since the early 1990s on hundreds of studies to test the possible benefits of supplements. The National Center for Complementary and Alternative Medicine, established by Congress in 1991 to “investigate and validate unconventional medical practices,” has a 2007 budget of more than $120 million.
Since April 2002, five large randomized trials financed by the center have found no significant benefit for St. John’s wort against major depression, echinacea against the common cold, saw palmetto for enlarged prostate, the combination of glucosamine and chondroitin for arthritis, or black cohosh and other herbs for the hot flashes associated with menopause.

A new source of data on adverse reactions to dietary supplements will soon become available: in December, Congress passed a measure requiring the manufacturers of dietary supplements and over-the-counter drugs to inform the F.D.A. whenever consumers call them with reports of serious adverse events. The bill was signed by President Bush the day after Christmas. It is a welcome acknowledgment that “natural” does not always mean “safe.”

Dan Hurley is the author of the new book “Natural Causes: Death, Lies and Politics in America’s Vitamin and Herbal Supplement Industry” (Broadway Books), from which this essay is adapted.

05 août 2005

Les suppléments de vitamines inutiles aux personnes âgées

PARIS - Les personnes âgées prenant des vitamines, sous forme de compléments alimentaires, ont sensiblement autant d'infections que celles qui n'en consomment pas. C'est ce qui ressort d'une étude à paraître dans la revue médicale «British Medical Journal».

Au moins une personne âgée sur dix souffre d'un manque en vitamines ou minéraux (zinc, selenium ..), qui nuit au fonctionnement du système immunitaire et accroît le risque d'infection, souligne la revue médicale britannique.
En Grande-Bretagne, au moins 25 % des personnes âgées prennent des vitamines sous forme de compléments alimentaires, précisent Alison Avenell et ses collègues de l'université écossaise d'Aberdeen (Royaume-Uni).

Pour analyser l'effet de ces comprimés vitaminés, l'équipe d'Alison Avenell a recruté, entre février et décembre 2002, 910 participants âgés de plus de 65 ans et vivant à domicile. La moitié des participants a pris pendant un an des comprimés multivitaminés apportant également des minéraux, et correspondant à 50 % à 210 % de la dose journalière recommandée.

L'autre moitié a reçu un placebo (comprimé sans effet autre que psychologique) lors de cet essai conduit en double aveugle (ni patient, ni médecin ne savent qui reçoit le placebo). Au final, le nombre de jours d'infections (rapportés par les patients eux-mêmes), de prise d'antibiotiques ou d'hospitalisation, s'avère similaire au sein des deux groupes, selon les auteurs.

=> L'étude du British Medical Journal


Voila encore une étude qui, malgré ses limites, va encore décevoir les naturopathes et autres fondus des suppléments vitaminiques comme réponse à tout.