Agence France-Presse, Paris
Les scientifiques trichent beaucoup plus souvent que l'on ne pensait jusqu'à présent, révèle un sondage réalisé aux États-Unis auprès de plus de 2000 d'entre eux, à paraître jeudi dans la revue britannique Nature.
Selon cette étude, près de 9% des 2212 scientifiques interrogés, appartenant à 605 institutions américaines dépendant des Instituts nationaux de la Santé (NIH), ont eu vent d'une tricherie dans les trois ans précédant l'enquête, soit un total de 201 cas. Ou 3 incidents pour 100 chercheurs chaque année.
Les auteurs de l'article, travaillant au Bureau de recherche sur l'intégrité (Ori), soulignent que si l'on extrapole ces résultats à toute la communauté de chercheurs soutenus par le département de la Santé (DHHS), quelque 2325 actes de mauvaise conduite sont commis chaque année aux États-Unis par des scientifiques liés aux NIH, dont 1000 ne seraient pas détectés.
Ces malversations concernent des plagiats (36%), ou encore des données, rapports, publications ou demandes de bourses fabriqués de toute pièce ou falsifiés (60%).
Le nombre de cas de mauvaise conduite rapportés à l'Ori est très bas, avec à peine 24 enquêtes lancées chaque année pour des affaires ayant un lien avec un financement des NIH, soulignent les auteurs, Sandra Titus, James Wells et Lawrence Rhoades.
Selon eux, plusieurs actions devraient être engagées pour limiter la tricherie, dont une culture de tolérance zéro, une protection des délateurs ou une action auprès des tuteurs pour qu'ils forment leurs collaborateurs au respect de l'honnêteté.
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16 août 2007
Nuit du 27 août, Un canular
Marilou Séguin
Le Journal de Montréal
Vous attendez avec impatience la nuit du 27 août pour voir la planète Mars «aussi grande que la pleine lune» dans le ciel, comme l'annonce un message circulant dans Internet? Oubliez ça, c'est un canular.
La planète Mars sera toujours trop éloignée pour apparaître autrement que comme un point brillant dans le ciel.
«Mars n'apparaîtra jamais au même diamètre que la pleine lune, c'est impossible», lance Louie Bernstein, astronome au Planétarium de Montréal.
Cette exagération provient vraisemblablement d'une erreur d'édition.
«Dans un texte publié en 2003, on disait qu'avec un grossissement de 75 fois avec un télescope, la planète Mars apparaîtrait aussi grande que la pleine lune à l'oeil nu, dit M. Bernstein. Mais lorsque ce texte a été repris, le début de la phrase a été oublié, donnant naissance à cette rumeur.»
De retour chaque année
Il y a une parcelle de vérité dans le message circulant dans Internet, mais elle est périmée depuis le 27 août 2003.
À l'époque, Mars se trouvait plus près de la Terre qu'à tout autre moment depuis 60 000 ans. Un tel phénomène ne se reproduira pas avant 2287. Toutefois, même à cette distance historique, le diamètre apparent de la planète rouge n'était qu'un centième de celui de la Lune.
«Le canular refait surface tous les mois d'août. Pourtant, ça serait le désastre si on voyait vraiment Mars aussi grosse que la Lune, dit M. Bernstein. Ça voudrait dire que la planète est sortie de son orbite et il y aurait sûrement une collision avec la Terre.»
Le Journal de Montréal
Vous attendez avec impatience la nuit du 27 août pour voir la planète Mars «aussi grande que la pleine lune» dans le ciel, comme l'annonce un message circulant dans Internet? Oubliez ça, c'est un canular.
La planète Mars sera toujours trop éloignée pour apparaître autrement que comme un point brillant dans le ciel.
«Mars n'apparaîtra jamais au même diamètre que la pleine lune, c'est impossible», lance Louie Bernstein, astronome au Planétarium de Montréal.
Cette exagération provient vraisemblablement d'une erreur d'édition.
«Dans un texte publié en 2003, on disait qu'avec un grossissement de 75 fois avec un télescope, la planète Mars apparaîtrait aussi grande que la pleine lune à l'oeil nu, dit M. Bernstein. Mais lorsque ce texte a été repris, le début de la phrase a été oublié, donnant naissance à cette rumeur.»
De retour chaque année
Il y a une parcelle de vérité dans le message circulant dans Internet, mais elle est périmée depuis le 27 août 2003.
À l'époque, Mars se trouvait plus près de la Terre qu'à tout autre moment depuis 60 000 ans. Un tel phénomène ne se reproduira pas avant 2287. Toutefois, même à cette distance historique, le diamètre apparent de la planète rouge n'était qu'un centième de celui de la Lune.
«Le canular refait surface tous les mois d'août. Pourtant, ça serait le désastre si on voyait vraiment Mars aussi grosse que la Lune, dit M. Bernstein. Ça voudrait dire que la planète est sortie de son orbite et il y aurait sûrement une collision avec la Terre.»

Ce canular récurrent montre hélas les lacunes dans la formation scientifique générale, plus férue d'astrologie que d'astronomie.
14 mai 2007
Les essais cliniques désormais sur la Toile
Par Destination Santé
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un nouveau site Internet de recherche sur les essais cliniques. Ce portail répertorie « tous les essais cliniques, qu'ils aient ou non été publiés ». Une véritable banque de données ouverte à tous… mais en anglais uniquement.
Accessible à www.who.int/trialsearch, ce service est une première mondiale. Doté d'une fonction de recherche globale, il se veut un point d'entrée vers tous les registres d'essais cliniques pertinents dans un domaine donné.
Pour le Sous-directeur général de l'OMS Tim Evans, « c'est un énorme pas en avant vers davantage d'accessibilité, de transparence et de responsabilisation de la recherche en santé sur le plan mondial ». Une satisfaction partagée par le rédacteur en chef du New England Journal of Medicine. A ses yeux en effet, « il incombe désormais à l'ensemble des utilisateurs (du nouveau portail) de faire en sorte que leurs travaux soient dûment et complètement enregistrés dans une base de données compatible avec l'OMS ». Si ce beau principe entre dans les faits, voilà qui devrait mettre un terme aux accusations d'opacité souvent portées contre les promoteurs d'essais cliniques.
Source : OMS, 4 mai 2007
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un nouveau site Internet de recherche sur les essais cliniques. Ce portail répertorie « tous les essais cliniques, qu'ils aient ou non été publiés ». Une véritable banque de données ouverte à tous… mais en anglais uniquement.
Accessible à www.who.int/trialsearch, ce service est une première mondiale. Doté d'une fonction de recherche globale, il se veut un point d'entrée vers tous les registres d'essais cliniques pertinents dans un domaine donné.
Pour le Sous-directeur général de l'OMS Tim Evans, « c'est un énorme pas en avant vers davantage d'accessibilité, de transparence et de responsabilisation de la recherche en santé sur le plan mondial ». Une satisfaction partagée par le rédacteur en chef du New England Journal of Medicine. A ses yeux en effet, « il incombe désormais à l'ensemble des utilisateurs (du nouveau portail) de faire en sorte que leurs travaux soient dûment et complètement enregistrés dans une base de données compatible avec l'OMS ». Si ce beau principe entre dans les faits, voilà qui devrait mettre un terme aux accusations d'opacité souvent portées contre les promoteurs d'essais cliniques.
Source : OMS, 4 mai 2007
20 mars 2007
Bush appointees 'watered down greenhouse science'
Suzanne Goldenberg and James Randerson in Washington
The Guardian
The Bush administration ran a systematic campaign to play down the dangers of climate change, demanding hundreds of politically motivated changes to scientific reports and muzzling a pre-eminent expert on global warming, Congress was told yesterday.
The testimony to the house committee on oversight and government reform painted the administration as determined to maintain its line on climate change even when it clashed with the findings of scientific experts. James Hansen, who heads the Goddard Institute for Space Science in New York, said in prepared testimony: "The effect of the filtering of climate change science during the current administration has been to make the reality of climate change less certain than the facts indicate, and to reduce concern about the relation of climate change to human-made greenhouse gas emissions."
Since the Democratic takeover of Congress last January the committee's chairman, Henry Waxman, a Democrat from California, has led efforts to uncover the extent of White House interference with scientific debate.
The Bush administration has moved to exercise direct control over environmental agencies by installing political appointees including Philip Cooney, a former oil industry lobbyist, as chief of staff of the Council on Environmental Quality, and a 23-year-old college drop-out who was made a public affairs officer at Nasa after working on Mr Bush's re-election campaign. Mr Cooney told the committee yesterday: "My sole loyalty was to the president and advancing the policies of his administration."
Documents released yesterday show that in 2003 Mr Cooney and other senior appointed officials imposed at least 181 changes to a strategic plan on climate change to play down the scientific consensus on global warming. They made another 113 alterations to minimise the human role in climate change, and inserted possible benefits of climate change. "These changes must be made," said a note in Mr Cooney's handwriting. "The language is mandatory."
Some of the statements deleted on Mr Cooney's instruction were non-controversial, such as: "Climate change has global consequences for human health and the environment." He also deleted references to models indicating that temperatures have been rising for the last 1,000 years. However, amid such deletions he chose to highlight a study funded by his former employer, the American Petroleum Institute.
Under heated questioning, Mr Cooney admitted yesterday that the changes were all intended to cast doubt over the impact of global warming. He denied they were directly coordinated with the White House but said he had regular conversations with a senior White House aide. "We got notes from them," Mr Cooney said.
Control from the White House became the norm, Dr Hansen told the committee yesterday. "Scientific press releases were going to the White House for editing," he said. "It's very unfortunate that we developed this politicisation of science. The public relations office should be staffed by expert appointees. Otherwise they become offices of propaganda." He acknowledged that such interference existed before the Bush administration, though to a much lesser extent.
Mr Hansen was also restrained from giving press interviews by a junior political appointee, George Deutsch, who feared the scientist could not be counted on to "hit the message". Mr Deutsch left Nasa early last year after it emerged he had falsified his CV.
The restrictions were galling for Dr Hansen, a leading figure in climate science and one of few experts in the field to speak out forcefully. He first testified on the issue before congress in 1982 in a session organised by Al Gore. Some of Dr Hansen's seminal testimony in 1989 that helped put the issue in the public eye features in Mr Gore's documentary film on climate change, An Inconvenient Truth. In November he was presented with the Duke of Edinburgh Conservation Medal, the WWF's top conservation award.
After a lecture to the American Geophysical Union in December 2005, Dr Hansen was reined in by Nasa bosses. Nasa public affairs wanted to dictate which media interviews he would give, and vet his calendar of planned talks and meetings and his postings on his institute's website.
When the media reported the moves to gag Dr Hansen, Nasa issued an unequivocal statement in support of scientific openness. But Dr Hansen told congressmen that political PR appointees are still interfering: "In no way has the impact of deception of the public about climate change been undone by Nasa's forthright decision in favour of scientific openness."
At a glance
Dr Jim Hansen is the head of Nasa's Institute for Space Studies in New York and adjunct professor in the earth and environmental science department at Columbia University. He is a physicist and expert on climate change modelling and one of the few US scientists to speak out forcefully on the issue. He first testified on the issue before the US Congress in 1982, and further testimony to Congress featured in Al Gore's film on climate change, An Inconvenient Truth. In November, he was presented with the Duke of Edinburgh Conservation Medal, the WWF's top conservation award.
The Guardian
The Bush administration ran a systematic campaign to play down the dangers of climate change, demanding hundreds of politically motivated changes to scientific reports and muzzling a pre-eminent expert on global warming, Congress was told yesterday.
The testimony to the house committee on oversight and government reform painted the administration as determined to maintain its line on climate change even when it clashed with the findings of scientific experts. James Hansen, who heads the Goddard Institute for Space Science in New York, said in prepared testimony: "The effect of the filtering of climate change science during the current administration has been to make the reality of climate change less certain than the facts indicate, and to reduce concern about the relation of climate change to human-made greenhouse gas emissions."
Since the Democratic takeover of Congress last January the committee's chairman, Henry Waxman, a Democrat from California, has led efforts to uncover the extent of White House interference with scientific debate.
The Bush administration has moved to exercise direct control over environmental agencies by installing political appointees including Philip Cooney, a former oil industry lobbyist, as chief of staff of the Council on Environmental Quality, and a 23-year-old college drop-out who was made a public affairs officer at Nasa after working on Mr Bush's re-election campaign. Mr Cooney told the committee yesterday: "My sole loyalty was to the president and advancing the policies of his administration."
Documents released yesterday show that in 2003 Mr Cooney and other senior appointed officials imposed at least 181 changes to a strategic plan on climate change to play down the scientific consensus on global warming. They made another 113 alterations to minimise the human role in climate change, and inserted possible benefits of climate change. "These changes must be made," said a note in Mr Cooney's handwriting. "The language is mandatory."
Some of the statements deleted on Mr Cooney's instruction were non-controversial, such as: "Climate change has global consequences for human health and the environment." He also deleted references to models indicating that temperatures have been rising for the last 1,000 years. However, amid such deletions he chose to highlight a study funded by his former employer, the American Petroleum Institute.
Under heated questioning, Mr Cooney admitted yesterday that the changes were all intended to cast doubt over the impact of global warming. He denied they were directly coordinated with the White House but said he had regular conversations with a senior White House aide. "We got notes from them," Mr Cooney said.
Control from the White House became the norm, Dr Hansen told the committee yesterday. "Scientific press releases were going to the White House for editing," he said. "It's very unfortunate that we developed this politicisation of science. The public relations office should be staffed by expert appointees. Otherwise they become offices of propaganda." He acknowledged that such interference existed before the Bush administration, though to a much lesser extent.
Mr Hansen was also restrained from giving press interviews by a junior political appointee, George Deutsch, who feared the scientist could not be counted on to "hit the message". Mr Deutsch left Nasa early last year after it emerged he had falsified his CV.
The restrictions were galling for Dr Hansen, a leading figure in climate science and one of few experts in the field to speak out forcefully. He first testified on the issue before congress in 1982 in a session organised by Al Gore. Some of Dr Hansen's seminal testimony in 1989 that helped put the issue in the public eye features in Mr Gore's documentary film on climate change, An Inconvenient Truth. In November he was presented with the Duke of Edinburgh Conservation Medal, the WWF's top conservation award.
After a lecture to the American Geophysical Union in December 2005, Dr Hansen was reined in by Nasa bosses. Nasa public affairs wanted to dictate which media interviews he would give, and vet his calendar of planned talks and meetings and his postings on his institute's website.
When the media reported the moves to gag Dr Hansen, Nasa issued an unequivocal statement in support of scientific openness. But Dr Hansen told congressmen that political PR appointees are still interfering: "In no way has the impact of deception of the public about climate change been undone by Nasa's forthright decision in favour of scientific openness."
At a glance
Dr Jim Hansen is the head of Nasa's Institute for Space Studies in New York and adjunct professor in the earth and environmental science department at Columbia University. He is a physicist and expert on climate change modelling and one of the few US scientists to speak out forcefully on the issue. He first testified on the issue before the US Congress in 1982, and further testimony to Congress featured in Al Gore's film on climate change, An Inconvenient Truth. In November, he was presented with the Duke of Edinburgh Conservation Medal, the WWF's top conservation award.

Entre le support du créationnisme ou de son equivalent en tenue de soirée, le dessein intelligent, et du négationnisme du réchauffement climatique global, le bilan scientifique de l'administration Bush est un des pires de l'histoire des Etats Unis.
22 janvier 2007
Fraudes scientifiques: Une agence de vérification est souhaitée
Presse Canadienne (PC)
Le Canada ferme peut-être les yeux sur des douzaines de cas de fraudes scientifiques à cause de l'absence de tout organisme pancanadien d'investigation dans ce domaine.
C'est ce qu'affirme un rapport indépendant qui s'est notamment penché sur un cas concernant une université de Terre-Neuve qui avait eu à gérer des allégations qui remettaient en question le travail d'un de ses professeurs.
L'université Memorial avait été mêlée à un quiproquo à la suite de la remise en question par des universitaires américains d'une étude du professeur Ranjit Chandra sur les multivitamines, publiée en 2001. Le chercheur de Terre-Neuve s'en était servi pour faire la promotion de sa propre ligne de suppléments nutritionnels.
Cette étude affirmait qu'une combinaison spéciale de certains minéraux et multivitamines amélioraient grandement la mémoire chez les personnes âgées. Par la suite, elle a fait l'objet d'un désaveu de la part des éditeurs du journal Nutrition, qui l'avaient publiée et qui ont reconnu qu'ils n'avaient pas su vérifier adéquatement les affirmations du professeur.
Une enquête indépendante pilotée par le scientifique torontois Paul Pencharz avait alors été lancée pour examiner les politiques de l'université en matière d'intégrité intellectuelle, du début des années 1990 à aujourd'hui.
M. Pencharz a conclu que l'institution possédait déjà des mesures adéquates en ce sens, mais a recommandé la création d'un organisme nationale que les universités et instituts de recherche pourraient consulter au sujet des travaux menés par leur personnel.
Des organismes semblables existent déjà au Danemark et aux États-Unis. Le Japon et l'Australie sont actuellement en train d'en mettre sur pied.
Le Canada ferme peut-être les yeux sur des douzaines de cas de fraudes scientifiques à cause de l'absence de tout organisme pancanadien d'investigation dans ce domaine.
C'est ce qu'affirme un rapport indépendant qui s'est notamment penché sur un cas concernant une université de Terre-Neuve qui avait eu à gérer des allégations qui remettaient en question le travail d'un de ses professeurs.
L'université Memorial avait été mêlée à un quiproquo à la suite de la remise en question par des universitaires américains d'une étude du professeur Ranjit Chandra sur les multivitamines, publiée en 2001. Le chercheur de Terre-Neuve s'en était servi pour faire la promotion de sa propre ligne de suppléments nutritionnels.
Cette étude affirmait qu'une combinaison spéciale de certains minéraux et multivitamines amélioraient grandement la mémoire chez les personnes âgées. Par la suite, elle a fait l'objet d'un désaveu de la part des éditeurs du journal Nutrition, qui l'avaient publiée et qui ont reconnu qu'ils n'avaient pas su vérifier adéquatement les affirmations du professeur.
Une enquête indépendante pilotée par le scientifique torontois Paul Pencharz avait alors été lancée pour examiner les politiques de l'université en matière d'intégrité intellectuelle, du début des années 1990 à aujourd'hui.
M. Pencharz a conclu que l'institution possédait déjà des mesures adéquates en ce sens, mais a recommandé la création d'un organisme nationale que les universités et instituts de recherche pourraient consulter au sujet des travaux menés par leur personnel.
Des organismes semblables existent déjà au Danemark et aux États-Unis. Le Japon et l'Australie sont actuellement en train d'en mettre sur pied.

Les cas de fraudes se multiplient alors même que les considérations financières personnelles sont généralement absentes. La célébrité, la pression du publish or perish ("publie ou crève"), le désir de subventions pour son laboratoire suffisent à 'justifier' les comportements frauduleux. Ne parlons pas des biais que l'on trouve un peu partout dans les études cliniques. Autant de raison de faire encore moins confiance aux études bidons produites par les pseudo-scientifiques qui ne servent qu'à servir des intérêts généralement financiers et très personnels.
Libellés :
alimentation,
conflit d'interet,
information scientifique,
sciences,
vitamines
16 janvier 2007
Le CNRS crée l'Institut des sciences de la communication
PARIS (AFP) - Le Centre national de la Recherche Scientifique (CNRS) approfondit son étude de la communication en lançant un Institut des sciences de la communication (ISCC), a exposé mardi à la presse le directeur de cet institut, Dominique Wolton.
"La communication constitue la quatrième grande mutation que le CNRS connaît depuis trente ans, après la Science de l'ingénieur, les Sciences du vivant puis l'émergence des Sciences de l'environnement", a estimé M. Wolton, directeur de l’unité "Information, communication et enjeux scientifiques" du CNRS et directeur de la revue Hermès.
L'ISCC, créé en novembre dernier avec un budget de départ de 350.000 euros pour la première année, fait d'ores et déjà travailler environ 300 personnes. Il lancera un premier appel d'offres pour récolter des fonds au printemps.
Ses travaux s'articuleront autour de cinq axes : "langage et communication", "communication politique, espace public et société", "mondialisation et diversité culturelle" et surtout "information scientifique et technique" et "sciences, techniques et société", où l'apport du CNRS devrait "être fort", a expliqué M. Wolton.
"L'extraordinaire progrès des techniques de la communication ne suffit pas à créer un village global. Il ne suffit pas qu'il y ait des tuyaux pour que les hommes se comprennent", a-t-il souligné.
"Plus il y a d'information et de technique, plus on réalise l'immense difficulté de l'intercompréhension entre les hommes, les cultures", a-t-il relevé, estimant qu'il fallait chercher "les conditions pour qu'on accepte de se parler plutôt que de se tuer".
"La communication constitue la quatrième grande mutation que le CNRS connaît depuis trente ans, après la Science de l'ingénieur, les Sciences du vivant puis l'émergence des Sciences de l'environnement", a estimé M. Wolton, directeur de l’unité "Information, communication et enjeux scientifiques" du CNRS et directeur de la revue Hermès.
L'ISCC, créé en novembre dernier avec un budget de départ de 350.000 euros pour la première année, fait d'ores et déjà travailler environ 300 personnes. Il lancera un premier appel d'offres pour récolter des fonds au printemps.
Ses travaux s'articuleront autour de cinq axes : "langage et communication", "communication politique, espace public et société", "mondialisation et diversité culturelle" et surtout "information scientifique et technique" et "sciences, techniques et société", où l'apport du CNRS devrait "être fort", a expliqué M. Wolton.
"L'extraordinaire progrès des techniques de la communication ne suffit pas à créer un village global. Il ne suffit pas qu'il y ait des tuyaux pour que les hommes se comprennent", a-t-il souligné.
"Plus il y a d'information et de technique, plus on réalise l'immense difficulté de l'intercompréhension entre les hommes, les cultures", a-t-il relevé, estimant qu'il fallait chercher "les conditions pour qu'on accepte de se parler plutôt que de se tuer".
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