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30 juillet 2009

Un homme allergique au Wi-Fi

Falmouth, Angleterre - Un DJ clame avoir été obligé d'abandonner ses activités à cause d'une puissante allergie aux ondes provoquées par le Wi-Fi qui le rendait nauséeux et désorienté.

Steve Miller, plus connu sous son nom de scène, Afterlife, serait devenu incapable de prendre le train, de dormir dans les hôtels ou de se promener dans la grande rue de sa ville à cause du "brouillard électro" engendré par les ondes de l'Internet sans fil.Il fait partie des 2% de la population souffrant d'hypersensibilité électromagnétique, un chiffre en augmentation.
"J'ai l'impression d'être en exil sur ma propre planète. Aujourd'hui, il est presque impossible de trouver un endroit sans Wi-Fi", explique M. Miller. "Si je veux boire une bière au pub, je dois faire 5 km pour aller dans le seul pub du coin qui ne l'a pas."


Son mal a probablement plus à voir avec la fréquentation des pubs qu'avec les émissions WiFi. Une petite expérience, même en simple aveugle, dans le pub qu'il fréquente pourrait être amusante. On remarque que les hypersensibles proclamés seraient en augmentation. Gageons que plus la presse en parlera, plus leur nombre augmentera. Corrélation ou causalité ?

16 octobre 2008

Une étude conclut que le Wi-Fi n’est pas dangereux pour la santé

Canoë
Yvon Laporte

Les ondes Wi-Fi que l’on retrouve pratiquement partout et qui permettent aux gens de se brancher au Net sans fil sont-elles dangereuses pour la santé? Toutes sortes d’histoires d’horreur ont été écrites sur le sujet; dans certaines villes américaines, ces bornes ont même carrément été interdites dans les lieux publics.

Dans des bibliothèques de France, le gouvernement les a retirées puisque des employés se plaignaient de nausées et d’étourdissements. Or, au cours des dernières semaines, ces bornes ont été réinstallées.

Un document intitulé Études des risques du Wi-Fi pour la santé révèle que pour le moment, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, puisque ces ondes sont très semblables à celles d’un appareil radio ou d’un téléviseur. Selon un organisme de santé britannique, il faudrait s’asseoir au moins un an à côté d’une borne Wi-Fi pour recevoir la même quantité d’ondes radioélectriques qu’avec un cellulaire, pendant 20 minutes!

Des tests réalisés en France et publiés le mois dernier révèlent des niveaux d’ondes entre 80 et 400 fois inférieurs aux différents seuils règlementaires. De plus, les employés qui ont signalé des malaises ont tous été examinés par des médecins: aucun ne souffre de quoi que ce soit.

Ce débat rejoint inévitablement celui qui a cours sur les dangers des cellulaires.

Jusqu’à présent, la plupart des études sérieuses indiquent qu’il n’y a pas de problèmes, même si les plus grands spécialistes affirment qu’il faut prendre quelques mesures de sécurité élémentaires.

Récemment, trois neurochirurgiens étaient interviewés à la télévision américaine sur les relations entre le cellulaire et le cancer du cerveau ; les trois hommes ont tous affirmé qu’ils utilisaient eux-mêmes des cellulaires, mais sans nécessairement les coller sur leur oreille; deux d’entre ont affirmé utiliser une oreillette (de style Bluetooth) alors que l’autre a expliqué qu’il se servait du petit haut-parleur intégré.


Encore une fois, personne n'a jamais été capable de détecter les ondes électromagnétiques, consciemment, inconsciemment ou par effet secondaire, à ces niveaux ultra-faibles. Mais l'auto-suggestion a manifestement des effets 'hystériques'.

19 juillet 2008

Electromagnetic Hypersensitivity: A Systematic Review of Provocation Studies

Psychosomatic Medicine 67:224-232 (2005)

Objectives: The objectives of this study were to assess whether people who report hypersensitivity to weak electromagnetic fields (EMFs) are better at detecting EMF under blind or double-blind conditions than nonhypersensitive individuals, and to test whether they respond to the presence of EMF with increased symptom reporting.

Methods: An extensive systematic search was used to identify relevant blind or double-blind provocation studies. This involved searching numerous literature databases and conference proceedings, and examining the citations of reviews and included studies. The results of relevant studies were tabulated and metaanalyses were used to compare the proportions of "hypersensitive" and control participants able to discriminate active from sham EMF exposures.

Results: Thirty-one experiments testing 725 "electromagnetically hypersensitive" participants were identified. Twenty-four of these found no evidence to support the existence of a biophysical hypersensitivity, whereas 7 reported some supporting evidence. For 2 of these 7, the same research groups subsequently tried and failed to replicate their findings. In 3 more, the positive results appear to be statistical artefacts. The final 2 studies gave mutually incompatible results. Our metaanalyses found no evidence of an improved ability to detect EMF in "hypersensitive" participants.

Conclusions: The symptoms described by "electromagnetic hypersensitivity" sufferers can be severe and are sometimes disabling. However, it has proved difficult to show under blind conditions that exposure to EMF can trigger these symptoms. This suggests that "electromagnetic hypersensitivity" is unrelated to the presence of EMF, although more research into this phenomenon is required.

03 juin 2008

Quatre bibliothèques de la Ville de Paris ont dû débrancher leurs bornes Wi-Fi face aux inquiétudes du personnel. Dernière en date : la bibliothèque interuniversitaire Sainte-Geneviève, dans le 5e arrondissement. La direction a pris cette décision après qu'un employé eut décidé d'exercer son droit de retrait, en vertu d'un moratoire sur le Wi-Fi, adopté en octobre 2007 par le comité d'hygiène et de sécurité.

Magasinier depuis quatre ans dans cet établissement, Gabriel Fondet témoigne : "Les douleurs se sont installées progressivement. Entre les téléphones portables activés, les ordinateurs portables connectés au Wi-Fi, les lampes à fort rayonnement, les antennes-relais de téléphonie à proximité, nous sommes exposés en permanence." D'autres témoignages lui ont permis de déterminer l'origine de ses troubles. Néanmoins, il reste prudent : "Les autres sources de pollution électromagnétiques sont à prendre aussi en compte. Le Wi-Fi seul n'est peut-être pas responsable de tous les maux", admet M. Fondet.

Le syndicat Supap-FSU et les associations Priartem, Agir pour l'environnement et Robin des toits soutiennent les employés. "Certains avancent que les douleurs seraient psychosomatiques. C'est un argument sans preuve ! Nous n'avons aucune prénotion sur le niveau d'exposition à partir duquel les gens souffrent", explique Stéphane Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement.

Janine Le Calvez, présidente de Priartem, fait le même constat : "Le Wi-Fi a été développé sans aucune étude d'impact sanitaire. Nous sommes passés du déni des effets à l'incertitude."

Les responsables de l'Association française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) ne partagent pas cet avis. "Nous ne pouvons pas nous permettre d'éliminer d'autres causes, comme le stress, lié à la présence d'antenne de rayonnement. Scientifiquement, on ne peut accorder foi à la thèse des malaises dus au Wi-Fi. Il n'y a aucun trouble connu à court terme", estime Olivier Merckel, chef de l'unité agent physique.

Face à ces interrogations, la connexion filaire traditionnelle fait son retour comme à la Bibliothèque nationale de France et dans les écoles de Courbevoie (Hauts-de-Seine).

Lucile Ageron


Encore une fois, l'inversion de la charge de la preuve est présentée sous couvert du principe de précaution. Les bibliothèques souhaitant installer un système Wifi ne pouvant pas procéder à des études cliniques, l'interdiction est gagnée d'avance. Reste à faire croire aux employés des bibliothèques qu'on a installé un système Wifi et à les écouter se plaindre des maux de tête que ce système inexistant provoque chez eux. Un test en simple aveugle qui révèlerait les simulateurs psychosomatiques.