
30 juillet 2009
Un homme allergique au Wi-Fi

16 octobre 2008
Une étude conclut que le Wi-Fi n’est pas dangereux pour la santé
Yvon Laporte
Les ondes Wi-Fi que l’on retrouve pratiquement partout et qui permettent aux gens de se brancher au Net sans fil sont-elles dangereuses pour la santé? Toutes sortes d’histoires d’horreur ont été écrites sur le sujet; dans certaines villes américaines, ces bornes ont même carrément été interdites dans les lieux publics.
Dans des bibliothèques de France, le gouvernement les a retirées puisque des employés se plaignaient de nausées et d’étourdissements. Or, au cours des dernières semaines, ces bornes ont été réinstallées.
Un document intitulé Études des risques du Wi-Fi pour la santé révèle que pour le moment, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, puisque ces ondes sont très semblables à celles d’un appareil radio ou d’un téléviseur. Selon un organisme de santé britannique, il faudrait s’asseoir au moins un an à côté d’une borne Wi-Fi pour recevoir la même quantité d’ondes radioélectriques qu’avec un cellulaire, pendant 20 minutes!
Des tests réalisés en France et publiés le mois dernier révèlent des niveaux d’ondes entre 80 et 400 fois inférieurs aux différents seuils règlementaires. De plus, les employés qui ont signalé des malaises ont tous été examinés par des médecins: aucun ne souffre de quoi que ce soit.
Ce débat rejoint inévitablement celui qui a cours sur les dangers des cellulaires.
Jusqu’à présent, la plupart des études sérieuses indiquent qu’il n’y a pas de problèmes, même si les plus grands spécialistes affirment qu’il faut prendre quelques mesures de sécurité élémentaires.
Récemment, trois neurochirurgiens étaient interviewés à la télévision américaine sur les relations entre le cellulaire et le cancer du cerveau ; les trois hommes ont tous affirmé qu’ils utilisaient eux-mêmes des cellulaires, mais sans nécessairement les coller sur leur oreille; deux d’entre ont affirmé utiliser une oreillette (de style Bluetooth) alors que l’autre a expliqué qu’il se servait du petit haut-parleur intégré.

19 juillet 2008
Electromagnetic Hypersensitivity: A Systematic Review of Provocation Studies
Methods: An extensive systematic search was used to identify relevant blind or double-blind provocation studies. This involved searching numerous literature databases and conference proceedings, and examining the citations of reviews and included studies. The results of relevant studies were tabulated and metaanalyses were used to compare the proportions of "hypersensitive" and control participants able to discriminate active from sham EMF exposures.
Results: Thirty-one experiments testing 725 "electromagnetically hypersensitive" participants were identified. Twenty-four of these found no evidence to support the existence of a biophysical hypersensitivity, whereas 7 reported some supporting evidence. For 2 of these 7, the same research groups subsequently tried and failed to replicate their findings. In 3 more, the positive results appear to be statistical artefacts. The final 2 studies gave mutually incompatible results. Our metaanalyses found no evidence of an improved ability to detect EMF in "hypersensitive" participants.
03 juin 2008
Magasinier depuis quatre ans dans cet établissement, Gabriel Fondet témoigne : "Les douleurs se sont installées progressivement. Entre les téléphones portables activés, les ordinateurs portables connectés au Wi-Fi, les lampes à fort rayonnement, les antennes-relais de téléphonie à proximité, nous sommes exposés en permanence." D'autres témoignages lui ont permis de déterminer l'origine de ses troubles. Néanmoins, il reste prudent : "Les autres sources de pollution électromagnétiques sont à prendre aussi en compte. Le Wi-Fi seul n'est peut-être pas responsable de tous les maux", admet M. Fondet.
Le syndicat Supap-FSU et les associations Priartem, Agir pour l'environnement et Robin des toits soutiennent les employés. "Certains avancent que les douleurs seraient psychosomatiques. C'est un argument sans preuve ! Nous n'avons aucune prénotion sur le niveau d'exposition à partir duquel les gens souffrent", explique Stéphane Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement.
Janine Le Calvez, présidente de Priartem, fait le même constat : "Le Wi-Fi a été développé sans aucune étude d'impact sanitaire. Nous sommes passés du déni des effets à l'incertitude."
Les responsables de l'Association française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) ne partagent pas cet avis. "Nous ne pouvons pas nous permettre d'éliminer d'autres causes, comme le stress, lié à la présence d'antenne de rayonnement. Scientifiquement, on ne peut accorder foi à la thèse des malaises dus au Wi-Fi. Il n'y a aucun trouble connu à court terme", estime Olivier Merckel, chef de l'unité agent physique.
Face à ces interrogations, la connexion filaire traditionnelle fait son retour comme à la Bibliothèque nationale de France et dans les écoles de Courbevoie (Hauts-de-Seine).
Lucile Ageron
