07 mai 2008

Cosmetic chain told to withdraw homeopathic malaria remedy

James Meikle, The Guardian

The cosmetic chain Neal's Yard Remedies has been ordered to withdraw a homeopathic remedy for malaria after medicines watchdogs decided its sale was potentially dangerous and misleading.

The product, which was "clearly intended to be viewed as a treatment or preventative" for a serious disease, had not been approved as required by law, the government's Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) said yesterday.

It clamped down on the remedy, Malaria Officinalis 30c, after being alerted by the BBC and a member of the public last month. Neal's Yard has already withdrawn the product, which had been available for more than 20 years.

Homeopathic remedies are classed as medicines and require MHRA authorisation before going on the market, the watchdog said. It could find no record of such approval. David Carter, head of the team investigating such products, said: "We regard the promotion of an unauthorised, self-medicating product for such a serious condition to be potentially harmful to public health and misleading. We are pleased that Neal's Yard Remedies have complied with our request and removed this product from the market."

Susan Curtis, the company's medicines director, denied it had advertised or sold the remedy as a prevention for malaria. "It has been supplied on request by practitioners working in Neal's Yard Remedies stores and in fact practitioners have been trained to always explain that the remedy should not be considered as a guarantee of prevention of malaria.

"The name of the remedy is based on its Latin name and not on its claim to cure or prevent an ailment. However, as this was obviously a contentious issue which could cause our customers' concern, and at the request of the MHRA, Neal's Yard Remedies took the decision to withdraw the product from sale with immediate effect, from April 17 2008." The company added that it was not aware of any other remedies being under question.

The warning follows the airing of the BBC's Inside Out programme, Homeopathy and Malaria, last month. Its presenter Janine Jansen was sold homeopathic remedies at Neal's Yard's store in Exeter and was advised she could use them to help deal with malaria, according to the programme.

After the programme was aired, a statement on Neal's Yard website said that Curtis had been interviewed for the programme and "unfortunately a lot of what she was trying to say was not shown".

The website statement added: "We know there have been no clinical trials for the use of homeopathy in the prevention of malaria but homeopathy does have a good track record in preventing and treating other endemic diseases."


Autant certaines croyances peuvent prêter à rire, autant dans un cas comme celui-ci, on aurait tendance à demander des peines très sévères pour mise en danger de la vie d'autrui, exercice illégal de la médecine ou de la pharmacie. Le paludisme est une maladie très sérieuse et rien ne justifie son traitement avec de la poudre de perlimpimpin en espérant que le mal passera tout seul en quelques jours.

02 mai 2008

De nouvelles preuves de la sélection naturelle

D'où viennent les variations génétiques entre les populations humaines ? Une équipe de chercheurs parisiens répond aujourd'hui: de la sélection naturelle.

Chère à Darwin, la sélection naturelle est un lent processus qui distingue, au fil des générations, les individus les mieux adaptés à leur environnement. Mais si elle est souvent citée pour expliquer les caractéristiques d'animaux ou de plantes, son rôle est-il confirmé dans l'espèce humaine ? Oui, assure aujourd'hui une équipe de l'unité "Génétique évolutive humaine" de l'Institut Pasteur, à Paris (1). La sélection naturelle a bel et bien modelé notre patrimoine génétique.

Pour la première fois, les chercheurs apportent la preuve, à l'échelle du génome entier, qu'elle est responsable des différences qui existent entre les populations. "Avant toute chose, il faut rappeler que génétiquement le concept de races humaines – c'est-à-dire le fait de vouloir subdiviser l'espèce humaine d'après des caractères physiques héréditaires – n'a aucun sens, signale Lluis Quintana-Murci, directeur de l'unité. L'espèce humaine est jeune, et la diversité génétique s'avère finalement très faible. Sans compter que le génome d'un Lillois, par exemple, peut présenter plus de différences avec celui d'un Montpelliérain qu'avec celui d'un Dakarois."

Il n'empêche, il existe une réelle variabilité à l'échelle des populations, qui se traduit par des traits physiques et physiologiques distincts. Par exemple, les Asiatiques ne digèrent pas le lactose du lait, contrairement aux Européens du Nord et à certaines populations africaines. Et les Européens du Nord, eux, résistent bien moins au paludisme que les Africains. L'enjeu est donc de savoir si ces grandes tendances prennent leur source dans la dérive génétique, c'est-à-dire dans le simple hasard des brassages démographiques, ou dans la fameuse sélection naturelle. Dans ce cas, une mutation génétique qui confère un avantage dans un environnement donné se répand plus rapidement au sein de la population.

Pour résoudre ce dilemme, les chercheurs se sont intéressés aux mutations de simples bases dans le génome humain. Quèsaco ? Notre patrimoine génétique est écrit avec un alphabet qui ne contient que quatre lettres, ou bases – A, T, C, G –, dont l'ordre d'assemblage définit toutes les substances constituant notre organisme. Or il arrive que dans une séquence donnée, une base soit malencontreusement remplacée par une autre. Lluis Quintana-Murci et ses collègues ont comparé près de 3 millions de ces mutations uniques chez plus de deux cents Nigérians, Chinois, Japonais et Européens du Nord, répertoriées dans le cadre du projet international Hapmap (2). L'idée était alors de calculer le degré de variabilité entre les populations pour chaque mutation. En clair, il s'agit d'une mesure statistique qui établit la présence ou non d'une mutation donnée dans une population. Un cas extrême serait par exemple que tous les Européens possèdent, à un endroit précis de leur génome, une base A alors que le reste du monde possède une base G. Le degré de variabilité pour cette mutation serait alors maximal, puisque tous les membres d'une unique population la porteraient.

Les chercheurs ont calculé le degré de variabilité pour chaque classe de mutations: selon qu'elles affectent un gène avec ou sans conséquences sur la protéine correspondante, qu'elles touchent une région du génome qui régule l'expression d'un gène ou n'a aucune fonction particulière...

"Si les fréquences des mutations étaient gouvernées par la simple dérive génétique, celles-ci toucheraient le génome dans son ensemble et aucune classe de mutations ne serait avantagée par rapport à une autre, explique Lluis Quintana-Murci. En revanche, si leurs fréquences ont été influencées par la sélection naturelle locale, et donc impliquées dans l'adaptation à l'environnement de chaque population, il est évident que les régions du génome les plus importantes pour la bonne marche de l'organisme montreront le degré de variabilité le plus élevé." Et c'est bien ce que les chercheurs ont découvert. Les mutations qui affectent directement les gènes et leurs protéines, et les régions régulatrices des gènes montrent une plus grande variabilité entre populations que les autres. En fait, 582 gènes exactement sont impliqués. Il s'agit évidemment de ceux contrôlant les traits morphologiques, comme la couleur de peau ou le type de cheveux, mais aussi de ceux qui régulent le métabolisme ou la réponse immunitaire aux pathogènes. C'est ainsi qu'une mutation du gène CR1, impliqué dans la résistance aux attaques de paludisme, se retrouve chez 85 % des Africains mais est absente chez les Européens et les Asiatiques.

L'équipe de Lluis Quintana-Murci ne va pas s'arrêter en si bon chemin. Elle souhaite maintenant mieux connaître le rôle de la sélection naturelle dans les interactions de l'homme avec les pathogènes et savoir dans quelle mesure celles-ci sont affectées par le mode de vie des populations humaines.

Notes:
(1) Unité CNRS "Hôtes, vecteurs et agents infectieux: biologie et dynamique".
(2) Financé par le Japon, la Chine, le Royaume-Uni, le Canada, le Nigéria et les États-Unis, le projet Hapmap vise à cataloguer les similitudes et les différences génétiques entre les humains, notamment pour l'identification de gènes associés à des maladies et à la réponse aux traitements.

26 avril 2008

Mars attaque : et si c'était vrai ?

LaDépêche.fr
Auteur : J.-M.D.

Dans une lettre ouverte adressée à l'Etat, des personnalités exigent le lancement d'une étude. Ovnis.

Imaginez la surprise du chef de l'État quand il a lu cette lettre ouverte prônant le lancement officiel d'une étude sur les Ovnis ! Un courrier d'autant plus étonnant qu'il est signé de responsables professionnels dont il est difficile de nier le sérieux et l'objectivité. Les signataires, le contre-amiral Gilles Pinon en tête, sont docteur en médecine, chirurgien, ingénieur du CNRS ou directeur de recherche de l'Inserm. Réunis au sein du Groupe des Sciences Ouvertes (GSO), ils estiment que le phénomène Ovni constitue «un sujet suffisamment grave pour que l'État s'y implique enfin de manière très sérieuse».

Renvoyant dos à dos les ufologues et leurs détracteurs, ces sommités reconnues pensent que «si l'interprétation extraterrestre du phénomène ovnien n'est pas prouvée scientifiquement, il existe en sa faveur de fortes présomptions…» Autrement dit, si ces apparitions d'Ovnis relèvent le plus souvent de méprises, de fantasmes ou d'hallucinations, «une part significative témoigne de lois physiques inconnues et participe d'un principe intelligent…» En somme, Gilles Pinon s'appuie sur ce doute très cartésien pour exiger de l'État qu'il applique tout simplement le principe de précaution. Le phénomène ovnien serait donc une affaire trop grave pour être abandonnée aux seuls ufologues et à la rumeur publique, «quand bien même elle ne montrerait aucune intention hostile, une intrusion extraterrestre présenterait un danger de chaos pouvant conduire à un ethnocide… Imaginez le choc pour les populations si ce phénomène Ovni apparaissait demain au grand jour…», affirment les auteurs du courrier.

Cette lettre ouverte a une résonance particulière à Toulouse, d'autant qu'elle est le fruit d'une réflexion inspirée par un ouvrage d'Yves Sillard consacré aux Ovnis. L'ancien «X» qui fut directeur général du Centre d'études spatiales, est considéré comme le père du lanceur Ariane. Mais Yves Sillard est surtout le président du Groupe d'études et d'information des phénomènes aérospatiaux non identifiés (Geipan), créé au sein du Cnes de Toulouse. C'est lui qui recueille, analyse et archive les témoignages sur les phénomènes inexpliqués.

Décidément, les Ovnis n'ont jamais autant occupé et préoccupé nos esprits.

Le Pentagone depuis longtemps attentif
C'est clair, il y a aujourd'hui une réflexion générale autour de la présence ou pas d'Ovnis. D'après les rapports de gendarmerie qui constituent les archives du Geipan basé au Cnes de Toulouse, environ 28 % des phénomènes demeurent totalement inexpliqués. De là à leur attribuer une origine extraterrestre… Reste que l'interrogation demeure et ne laisse personne insensible.

Aux États-Unis, depuis la célèbre affaire Roswell, les Ovni ont fait l'objet d'une attention toute particulière de la part des pouvoirs publics. Plusieurs commissions d'études ont vu le jour et, malgré des conclusions officielles qui refusaient la réalité du phénomène, le Pentagone n'a cessé de poursuivre ses enquêtes. C'est ce que prouvent tous les documents de la CIA, du FBI, de l'US Air Force et des autres corps d'armée qui ont fini par tomber dans le domaine public, après que l'affaire du Watergate eut permis un développement de la liberté de l'information. Mais ces documents lus et relus, coupés et censurés, n'offrent pas un grand intérêt. Tout juste témoignent-ils de l'intérêt permanent du Pentagone pour les ovnis. Pour mémoire, en 1977, Jimmy Carter affirmait dans sa course à la présidence : «Si je suis élu Président, je ferai en sorte que toutes les informations détenues sur les observations d'ovni soient disponibles pour le public.»

Aux USA comme ailleurs, la découverte ces dernières années de très nombreuses exoplanètes autorise à penser que nous ne sommes pas seuls dans l'univers. En France, en juillet 1999, l'association Cometa, composée d'officiers supérieurs, d'ingénieurs, de scientifiques, concluait à «la réalité physique quasi certaine d'objets volants totalement inconnus.»



Contrairement à ce qu'affirme l'auteur, cette lettre ne renvoie aucunement les ufologues et les 'détracteurs' (comprendre "les sceptiques") dos-à-dos. Il s'agit d'ufologues connus et même payés pour ça, pour certains. On remarque également cette application partisane et non-scientifique du principe de précaution. Rien n'indiquant la moindre présence ou origine extra-terrestre des OVNIs (au sens propre "non-identifiés"), on ne comprend pas pourquoi un quelconque principe de précaution devrait s'appliquer. Sinon, pourquoi ne pas soupçonner une origine divine et mettre le Vatican sur le coup aussi, à titre de précaution ? Rappelons également que les rumeurs complotistes de Roswell se dont révélées une vaste fumisterie et que la mise en ligne des 30 ans d'archives du GEIPAN en 2007 a terminé en non-événement, vite oublié par les ufologues eux-mêmes. 30 ans de recherches, enquêtes de gendarmerie, totalement en vain. Combien de temps faudra-t-il avant que tous ces braves gens reviennent à la réalité ?

01 avril 2008

De la télékinésie au gène gai: les recherches les plus hasardeuses

Odile Clerc et Pascal Lapointe
Agence Science-Presse

Selon la sagesse populaire, quand on cherche, on trouve! En science, cela n'est pas toujours vrai: on peut chercher et ne rien trouver, on peut trouver sans avoir cherché... Petit tour d'horizon de pistes hasardeuses célèbres.

La télékinésie est-elle possible? Le désir d'agir sur la matière est si fort qu'il est tentant d'y croire!

De nombreux scientifiques ont cru en la possibilité de faire bouger des objets par la seule force de notre pensée. Le magicien israélien Uri Geller, qui prétendait tordre des cuillères rien qu'en y pensant, a par exemple attiré l'attention de chercheurs. Mais les pouvoirs paranormaux ont la désagréable habitude de diminuer à mesure qu'on les étudie.

Ainsi, au XIXe siècle, les «spirites» prétendaient déplacer des tables ou des chaises; après qu'on les eut pris en flagrant délit de triche, ils se contentent de tasses ou d'assiettes.

Dans les années 40, un médium soviétique prétend pouvoir séparer le blanc d'oeuf du jaune. Au même moment, le scientifique américain Joseph B. Rhine soutient que les plus doués de ses sujets peuvent influencer un dé pour qu'il tombe plus souvent sur le six. Depuis les années 80, ses successeurs prétendent que certains peuvent influencer la position d'un électron.

En un siècle et demi, on est donc passé d'objets de quelques dizaines de kilos à moins d'un milliardième de milliardième de milligramme... et on n'a toujours rien prouvé!

La fièvre de la fusion froide

La fusion froide - une réaction nucléaire du type de celle qui fait briller notre Soleil, mais déclenchée à la température de la pièce - a fait rêver à la découverte d'une source inépuisable d'énergie.

En 1989, les docteurs Stanley Pons et Martin Fleischmann, de l'Université de l'Utah, ont annoncé avoir obtenu une réaction de fusion nucléaire au cours d'une simple expérience d'électrolyse menée avec deux électrodes de palladium plongées dans un récipient d'eau additionnée de deutérium. Ils auraient observé une production anormale de chaleur et ont invoqué la fusion nucléaire comme seule explication plausible du phénomène. Là où le bât blesse, c'est que personne n'a réussi à reproduire l'expérience de façon probante depuis et que ceux qui ont prétendu l'avoir fait ont, tout comme Pons et Fleischmann, trop peu documenté leurs travaux.

L'ardeur déclenchée par cette importante «découverte» s'est donc gentiment tiédie...

La combustion spontanée

La combustion spontanée a intrigué nombre de médecins... jusqu'à ce qu'un cochon révèle les secrets du mystère!

Le 4 avril 1731, la comtesse Cornelia Bandi est découverte partiellement calcinée à son domicile de Vérone sans cause apparente d'incendie. En 1885, le corps d'un homme est retrouvé en cendres dans sa cuisine. Sa tête, ses mains et ses pieds sont par contre intacts et aucune trace de feu n'est visible autour de lui. En 1980, une jeune fille s'enflamme spontanément dans une discothèque en Angleterre.

Les cas de disparition mystérieuse par combustion dite «spontanée» existent bel et bien; depuis le XVIIe siècle, on en aurait recensé plusieurs centaines dans toutes les régions du monde.

Longtemps considérée comme une vengeance divine ou une attaque des feux diaboliques, la combustion spontanée a dévoilé ses secrets grâce à différentes expériences dont une menée dans les années 60 sur un gigot emballé dans un torchon! On sait dès lors que la combustion spontanée est un phénomène biophysique post-mortem qui combine deux conditions : l'inertie de la victime et la proximité d'une source de chaleur. À l'instar d'une bougie, le corps s'enflamme lentement, les vêtements jouant le rôle de mèche.

Le gène gai

En 1993, on annonçait en grande pompe la découverte du gène responsable de l'homosexualité. Quinze ans plus tard, la science court toujours.

Dans la revue Science, Dean Hamer, généticien à l'Institut national du cancer, à Bethesda, au Maryland, annonçait avoir identifié le gène Xq28 transmis par la mère, comme gène responsable de l'homosexualité. Ce mythe n'aura duré que six ans, le temps pour les neurologues George Rice et George Ebers, de l'Université Western Ontario, à London, de publier un nouvel article prouvant le contraire.

Depuis, on a beau essayer de cartographier les zones du cerveau impliquées dans l'excitation sexuelle, de quantifier la présence d'hormones mâles et femelles, de démontrer la relation entre la quantité de glutamate entourant les neurones et l'orientation sexuelle, les origines de l'homosexualité restent impénétrables!

Au-delà des recherches scientifiques en cours, la question de la légitimité de telles études se pose, car elles sous-entendent que l'homosexualité, bien qu'elle ne soit plus considérée comme une pathologie depuis plus de 30 ans, reste une affaire de déviance à décoder... Pas rancunier, Dean Hamer pourchasse maintenant la signature génétique de la spiritualité!

Des bactéries «extrêmes»

Alors qu'aucune trace de vie sur Mars n'a encore été détectée, les conditions de vie sur Terre se révèlent beaucoup plus complexes qu'on ne le pensait. «Extrêmophiles», c'est le nom que les chercheurs ont donné à ces organismes capables d'endurer des conditions de vie jugées impossibles il y a encore une quarantaine d'années.

En étudiant, entre autres, les fonds des océans, là où les volcans crachent leurs énormes volutes de roches en fusion, là où la température, la pression, l'acidité et la radioactivité atteignent des niveaux mortels pour tout organisme «normal», les chercheurs ont découvert des bactéries, organismes unicellulaires sans noyau, parfaitement adaptées au milieu.

Et, ce n'est pas tout. Les «extrêmophiles» ne se cantonnent pas au fond des océans, on en trouve aussi dans les glaces de l'Antarctique ou de l'Arctique, dans les eaux saturées en sel de la mer Morte, etc. Autre surprise, certaines bactéries ont un métabolisme capable de revenir à la vie après plusieurs dizaines de milliers d'années de congélation! Et si la planète Mars nous réservait, elle aussi, des surprises?

26 mars 2008

Loi OGM: Greenpeace envoie aux députés un documentaire sur Monsanto

PARIS (AFP) - L'association Greenpeace a annoncé mercredi avoir adressé des copies d'un documentaire sur la firme américaine Monsanto aux 577 députés français qui s'apprêtent à examiner le projet de loi sur les OGM.
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"Il nous semble essentiel qu'à la veille de se prononcer sur une loi qui engage l'avenir de l'agriculture et de l'environnement français, les élus français aient tous vu cette enquête passionnante et instructive sur les méthodes et l'histoire du leader des OGM".

"Le Monde selon Monsanto", une enquête de trois ans de Marie-Monique Robin récemment diffusée sur Arte, retrace l'histoire du plus gros semencier OGM de la planète, dont le soja, le maïs et le coton transgéniques gagnent rapidement du terrain.

Le projet de loi sera examiné du 1er au 3 avril par l'Assemblée nationale, après avoir été largement amendé par les sénateurs en février.


On se demande si c'est une bonne idée d'envoyer aux députés un document truffé d'erreurs scientifiques et partisan. Même sans avoir de complaisance envers une société commerciale, les députés pourraient ne pas apprécier le matraquage partisan de Greenpeace.

21 mars 2008

"Pollution" électromagnétique

Par Destination Santé

Oui, vivre à proximité de lignes électriques à haute tension peut avoir de sérieuses conséquences sur la santé. Une nouvelle étude menée par le Centre de Recherche et d'Information indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques (CRIIREM) confirme en effet la dangerosité de la pollution électromagnétique.

De janvier à mars 2008, des chercheurs de la CRIIREM ont questionné 8 000 personnes à travers la France. La moitié habitait à proximité d'une ligne à haute tension, l'autre non. Les premières conclusions font apparaître un certain nombre de tendances inquiétantes, mais déjà en partie mises en avant dès 2001 par la Boston University School of Medicine et le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l'OMS, à Lyon. Et largement confirmées par le rapport du BioInitiative Working Group du 31 août 2007 dont Destination Santé s'était fait l'écho.

Ainsi la CRIIREM rapporte-t-elle chez les habitants exposés « des troubles du sommeil, de la mémoire, de l'audition, mais aussi des maux de tête, de l'irritabilité et des états dépressifs ». Plus alarmant encore même si cela avait déjà été observé, « des maladies graves ayant fait l'objet de traitements lourds – leucémie, cancers du sein, de la thyroïde…- sont détectés en plus grand nombre chez les riverains exposés ». Si cette nouvelle étude de la CRIIREM vient bousculer davantage encore la position rassurante de l'Organisation mondiale de la Santé sur le sujet, elle souffre d'un manque de données scientifiques. Aucun chiffre n'a en effet été avancé.

Source : CRIIREM, 21 mars 2008


Une étude scientifique faite en interrogeant des personnes sur des impressions, ça laisse quand même un peu dubitatif sur la qualité scientifique, surtout qu'aucun chiffre n'est avancé, comme le fait justement remarquer Destination Santé. Il faudra donc encore attendre avant de pouvoir affirmer quoi que ce soit dans ce domaine.

14 mars 2008

Le Collège de France affirme son opposition au créationnisme (Pr Brunet)

LE MONDE.FR

Le Collège de France a affirmé son opposition au créationnisme, une théorie qui nie l'évolution des espèces, en instituant une chaire de paléontologie humaine qui s'inscrit dans sa tradition naturaliste, a déclaré le titulaire de cette chaire, le professeur Michel Brunet.

"Le vote des professeurs du Collège de France entre à la fois dans la tradition naturaliste du Collège et est aussi un signe très fort à l'égard des courants de pensée qui reprennent des idées moyenâgeuses", a déclaré à l'AFP M. Brunet, qui doit donner le 27 mars sa leçon inaugurale.

"Il y a un courant créationniste très fort sur le continent nord-américain et il se révèle qu'il existe aussi chez nous", constate le paléoanthropologue, connu notamment pour ses travaux sur Toumaï, le plus vieil ancêtre à ce jour de l'homme moderne dont le crâne, vieux de quelque 7 millions d'années, a été découvert au Tchad en 2001.

"L'homme est mammifère parmi d'autres. Ce qui nous distingue, c'est le développement quantitatif, mais surtout qualificatif de notre cerveau", rappelle M. Brunet qui souligne que "l'évolution n'est pas une théorie, mais un fait qui a été démontré scientifiquement".

Face au créationnisme, dont "l'influence est dangereuse", "il faut mieux faire de la prophylaxie que du curatif", estime encore le chercheur, qui mentionne la sortie en France l'an dernier d'un "Atlas de la création" du Turc Harun Yahya pour réfuter les découvertes de Darwin.

Michel Brunet succède à Yves Coppens, qui a occupé de 1983 à 2005 la chaire de paléoanthropologie et préhistoire de la prestigieuse institution.

06 mars 2008

Vous souffrez ? Prenez donc un placebo... cher

LE MONDE

Prenez un médicament. Ou plutôt un placebo, sans aucun effet pharmacologique. Présentez-le à des prix différents. Surprise, il n'aura pas les mêmes incidences sur le mal. Et dans ce cas, le plus onéreux est aussi le plus efficace. Voici la conclusion déroutante à laquelle parvient une étude publiée dans le numéro daté du 5 mars du Journal of American Me