04 novembre 2009

Nouvelle-Zélande : une tête de cachalot échouée sur la plage est prise pour un extraterrestre

Temuka, Nouvelle Zélande - En se promenant sur une plage, une Néo-Zélandaise a découvert un amas de matière qui lui a semblé étrange. Croyant avoir affaire aux reste d'une créature extraterrestre, elle a prévenu la presse. Il s'est finalement avéré que la "créature" était en fait les restes d'un cachalot macrocéphale.

Rose Fraser marchait le long de la plage lorsqu'elle a aperçu un étrange amas sur le sable. Elle a tout d'abord pensé à un énorme morceau de bois, mais elle a changé d'avis en s'approchant de plus près. "Je dois admettre avoir pensé qu'il s'agissait peut-être d'un extraterrestre. Ça avait des sortes d'énormes os, comme des côtes, mais cela pouvait aussi bien être des tentacules" explique-t-elle. Après avoir pris soin de vérifier à l'aide d'un bâton que la chose n'était pas vivante, Rose Fraser a prévenu la presse. Une photographie a été prise et envoyée à des experts de l'université d'Otago. Après de nombreuses interrogations, un consensus a été établi : il s'agirait en fait d'un morceau de la tête d'un cachalot macrocéphale qui se serait échoué sur la plage.

21 octobre 2009

La rougeole revient

Topsante.com

"La France connaît une nette recrudescence de la rougeole", estime le directeur général de la Santé Didier Houssin dans l'éditorial de ce bulletin. Il recommande la vaccination pour stopper la circulation de ce virus.

Cette vaccination, recommandée avant l'âge de deux ans avec deux doses de vaccin rougeole-rubéole oreillons (ROR), est aussi conseillée aux enfants, adolescents et jeunes adultes, pour permettre de stopper la diffusion du virus.

Une résurgence de la rougeole a eu lieu en 2008. Une enquête publiée dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) indique que les incidences de 2006 et 2007 en France étaient inférieures à 0,10 pour 100.000 habitants. Depuis le mois d'octobre 2008, l'incidence de cette maladie est désormais de 0,96 pour 100.000 habitants.

Parmi les 604 cas déclarés en 2008, 305 étaient confirmés biologiquement. 66 départements ont déclaré au moins un cas et dans cinq départements, la Vendée, l'Allier, les Deux-Sèvres, la Savoie et la Haute-Savoie, le taux d'incidence des cas déclarés a dépassé 5 pour 100.000 habitants.


La présence dans certains départements des malfaisants de l'anti-vaccination se fait clairement sentir, provoquant des épidémies de virus . Le "principe de précaution" s'applique-t-il à ceux qui risquent la vie de leurs concitoyens au nom d'une idéologie fumeuse ? On rappelle que les complications de la rougeole peuvent être mortelles: encéphalite (1/10000 cas de rougeole), pneumonies, etc.

07 octobre 2009

L'exception française s'exprime aussi dans la vaccination !

Le Point.fr
Anne JEANBLANC avec Destination santé

En matière de couverture vaccinale, la France fait parfois figure de parent pauvre parmi les pays développés. Une enquête de l'Institut des mamans - menée l'hiver dernier auprès de 7.000 mères qui ont relevé dans les carnets de santé tous les vaccins administrés à leurs enfants ainsi que les dates de ces vaccinations - dévoile ainsi plusieurs points faibles, notamment concernant la rougeole et l'hépatite B. Deux maladies qui peuvent pourtant être mortelles.

Selon cette enquête, seuls 91,5 % des enfants de 24 à 35 mois ont reçu au moins une dose de vaccin RRO (rougeole-rubéole-oreillons). Un chiffre qui tombe à 60,3 % pour les deux doses. Or, pour éliminer la maladie, l'Organisation mondiale de la santé estime qu'il faudrait atteindre une couverture vaccinale de "95 % au moins pour la 1re dose et de 80 % pour la 2e dose".

Conséquence directe, la France a enregistré une très forte résurgence de la rougeole en 2008 : près de 600 cas ont été recensés sur tout le territoire, particulièrement au sein d'écoles confessionnelles où les enfants sont très peu vaccinés. Plus inquiétant, la rougeole n'est plus comme autrefois une maladie de l'enfance : un tiers des cas déclarés cette année-là avaient plus de 15 ans...

D'où l'absolue nécessité, pour les parents, de bien respecter le calendrier vaccinal de bébé. Ils doivent être attentifs aux âges où les vaccinations sont recommandées. Aussi bien pour la première que pour la deuxième dose. Quant aux enfants plus âgés et aux jeunes adultes, il ne faut surtout pas qu'ils oublient les rattrapages !

Concernant l'hépatite B, la situation est encore plus préoccupante. Avec une couverture vaccinale de 29 % en 2007 chez les nourrissons de deux ans, la France est la lanterne rouge de l'Europe. Et ce n'est pas un hasard. La vaccination systématique contre l'hépatite B a été interrompue en 1998 par les autorités sanitaires françaises. La France est ainsi le seul pays développé à s'être écarté des normes de l'OMS dans ce domaine. Résultat, dix ans déjà que les petits Français ne sont plus protégés contre le virus de l'hépatite B, pourtant à l'origine de près de 80 % des cancers primitifs du foie.


Les effets néfastes du "principe de précaution" apparaissent aujourd'hui clairement. La "précaution" consiste à bloquer tout progrès médical, au nom des risques encourus, alors que les risques de ne rien faire sont largement pires.
Par contre, il n'y aura personne pour faire un procès contre ceux qui, par leur bêtise, ont provoqué des épidémies de rougeole. Parce que la bêtise, ce n'est pas interdit par la Constitution.

08 septembre 2009

Ovnis: fausse alerte en Lorraine

Une centaine de points lumineux se déplaçant lentement dans le ciel ont été observés durant une dizaine de minutes par une quarantaine de personnes à Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué le maire de la commune, également témoin de la scène. " Le site estrepublicain.fr du quotidien lorrain Est Républicain a publié une vidéo de quatre minutes tournée par un autre habitant d’Essey-lès-Nancy, "qui se trouvait à un kilomètre de là où je passais la soirée", précise le maire, dans laquelle apparaît le phénomène lumineux.

Après enquête, il apparaît que les ovnis n'étaient en réalité que des lampions Thaï, révèle l'Est Républicain. Chauffée par une bougie, ces lanternes montent dans le ciel comme des montgolfières. Ces lampions ont été lâchés dans le ciel pour célébrer célébré un mariage.


Encore un exemple typique des observations d'OVNI. Encore heureux qu'il y ait eu quelqu'un pour trouver une explication. La taille d'un lampion thaïlandais dépassant rarement les quelques centimètres, on s'émerveillera de la capacité d'illusion de ceux qui y auront vu un objet spatial capable d'acheminer des extra-terrestres sur des millions, voire des milliards de kilomètres... Et tout ça pour ne même pas s'arrêter et dire bonjour. Quels malotrus !

27 août 2009

Faut-il se méfier de l'homéopathie?

Par Sarah Pinard
L'Express

Des médecins s'en sont inquiété auprès de l'OMS: l'homéopathie est inutile pour les personnes atteintes de maladies graves comme le sida ou le paludisme, disent-ils, mais progresse pourtant dans les pays pauvres. Qu'en pensez-vous? Faut-il limiter l'emploi de médicaments homéopathiques? LEXPRESS.fr vous invite à témoigner.

Dans une lettre adressée à l'OMS en juin, des médecins (membres de la Voice of Young Science) du Royaume-Uni et d'Afrique rappellent que "l'homéopathie ne protège pas les personnes contre la tuberculose, la diarrhée infantile, la grippe, le paludisme et le VIH" et s'inquiètent de sa progression dans les milieux "les plus pauvres du monde, l'homéopathie ne pouvant pas "aider les personnes à les traiter".

"Il est irresponsable pour un travailleur de la santé de promouvoir l'homéopathie"

D'après Nick Beeching, docteur en médecine de l'université royale de Liverpool, "il n'y a pas de preuves objectives que l'homéopathie a un effet sur ces infections (VIH, tuberculose, grippe, paludisme et diarrhée infantile)". Il pense par ailleurs "qu'il est irresponsable pour un travailleur de la santé de promouvoir l'utilisation de l'homéopathie à la place du traitement éprouvé pour une maladie parfois mortelle". Nick Beeching précise par ailleurs que '"lorsque l'homéopathie est utilisée à la place de traitements efficaces, des vies sont perdues."

Pourtant, dans le livre "traité d'homéopathie", Catherine Gaucher (présidente fondatrice d'Homéopathe Sans frontières) et Jean-Marie Chabanne (généraliste homéopathe) prétendent le contraire. Partis en Afrique, ces médecins homéopathes affirment n'avoir pas contracté le paludisme grâce à un traitement homéopathique.
De même, Santemedecine conseille la prise de médicament homéopathique (Influenzinum et Oscillococcinum) contre la grippe sous forme de vaccin quelques semaines avant le début de l'épidémie. Le Conseil supérieur d'hygiène publique de France a pourtant mis en garde contre l'utilisation de "pseudo-vaccins homéopathiques contre la grippe".

Des médicaments "à peine" plus important qu'un "placebo"

Le secrétaire de l'Académie nationale de médecine, Jacques-Louis Binet, conteste le fait que l'homéopathie soit une "médecine véritable". Il explique que "jusqu'ici aucune publication n'a sérieusement démontré cette efficacité" bien qu'elle "y semble plus importante que celle du placebo, mais à peine".

Les laboratoires Boiron, leader mondial de l'homéopathie, attendent les réactions définitives de l'OMS avant de s'exprimer sur le sujet. Cependant, ils précisent que "plein d'hôpitaux en France utilisent des médicaments homéopathiques pour accompagner les traitements des malades" notamment pour "soigner leurs effets secondaires".


On admirera sans réserve Catherine Gaucher et Jean-Marie Chabanne, qui ont, pour la première fois dans l'histoire de la Science, prouvé une négation: ils n'ont pas attrapé le paludisme grâce à l'homéopathie qu'ils prenaient et non grâce aux moustiquaires, aux produits repoussant les insectes ni rien d'autre. C'est dire si leurs expériences sur eux-mêmes sont du même niveau que le reste des expériences scientifiques des médecins-confiseurs de l'homéopathie.

22 août 2009

Vrais secours pour faux hélicoptère

AP - Un automobiliste sur une route de Caroline du Sud (côte est des Etats-Unis) n'en a pas cru ses yeux quand il a vu au loin un hélicoptère rejetant de la fumée alors qu'il plongeait vers le fleuve voisin. Lire la suite l'article

Selon le quotidien "The Post and Courier" de Charleston, le conducteur a alors appelé les secours en signalant l'accident, mercredi. Policiers, pompiers appuyés par trois engins se sont précipités sur les lieux.

Un policier de Charleston, lui, s'était tranquillement rendu sur place après avoir vu la scène. Il s'agissait bien d'un hélicoptère... mais un modèle réduit radiocommandé, de 60 centimètres de long. Un porte-parole de la police a expliqué que deux personnes étaient installées sous un pont et jouaient avec l'appareil quand il a chuté.


On ne laissera pas dire qu'on puisse confondre un modèle réduit avec un véritable hélicoptère, la vision stéréoscopique humaine interdisant ce genre d'erreur ! Ou alors, il faudrait croire que les témoignages visuels sur les OVNIs sont peu fiables. Au choix.

10 août 2009

Cannibalisme en Asie? Méfiez-vous des apparences!

LePost

Depuis la semaine dernière, des photos hallucinantes circulent sur le web et scandalisent la communauté noire. On y voit, à première vue, une bande d'officiels asiatiques, de jeunes et de vieux en tenue blanche, en train de découper un cadavre d'un homme noir, à côté duquel se trouvent des assiettes...

De là à croire que toute la Thaïlande pourchasse les hommes noirs pour le découper et les manger, le pas est vite franchi sur le net, la colère monte sur de nombreux sites africains, et on en appelle même à l'ONU...

Ces photos sont-elles vraies?

Oui, "quasiment aucun doute sur toutes les parties osseuses et musculaires du cadavre... " assure un médecin au Post.

D'où viennent-elles?

Le site B. World Connection les a publiées, dénonçant un acte "d'anthropophagie sur un homme noir."

Mais elles viendraient de ce site hébergé au Koweit (!), qui émet d'ailleurs un mail aux propos incompréhensibles.

D'où l'importance de prendre quelques instants et de bien analyser ces photos. Sans recul, ces photos sont sans conteste ignobles, mais...

Détail numéro 1

La "victime" n'est pas forcément noire mais bien de type asiatique.

Détail numéro 2

Des encadrants en uniforme, des jeunes et des vieux portant des masques et des combinaisons de protection donnent un côté officiel à la scène.

Détail numéro 3

Sur aucune photo, on ne voit une personne manger la chair découpée. Les assiettes sont disposées à côté, il pourrait très bien s'agir de leur déjeuner.

Détail numéro 4

Un Thaïlandais confirme au Post:

"Ce sont des secouristes, une sorte de police privée de Thaïlande, qui viennent aider à un nettoyage de cimetière." Coup d'oeil au site officiel: il s'agit du même logo, une association spécialisée dans l'aide aux victimes, pas vraiment donc dans l'encadrement de repas cannibales. Contactée par le Post, la Rescue South Pattaya, n'a pas encore répondu.

Détail numéro 5

Il n'y a aucune trace de sang. Si la personne venait d'être tuée récemment, il y en aurait.

Alors qu'est-ce que ça peut bien être?

La théorie la plus probable est celle du nettoyage d'un cimetière. En regardant de plus près, ces photos pourraient provenir d'une opération similaire à celle ayant eu lieu de mars à mai dernier à Pattaya en Thaïlande. Beaucoup de volontaires y ont participé. But de l'opération: la recherche, l'exhumation et le nettoyage des os de cimetières surpeuplés, particulièrement les corps sans famille ni proche. Les os sont alors religieusement incinérés et leurs cendres dispersées dans divers temples.

Selon la BBC dans un article de 1997 ajoute que le traitement honorable des morts est important dans la religion bouddhiste, majoritaire en Thaïlande: en 1997, 21.000 corps avaient été ainsi exhumés et incinérés.

Autre précision, le festival "Haw Khao Padap Din", qui se tient au Laos, pays limitrophe de la Thaïlande, est consacré au souvenir et au respect des morts, "ce festival se caractérise par une cérémonie macabre durant laquelle des corps sont exhumés, leurs restes nettoyés, puis incinérés la nuit de la pleine lune."

"Comme quoi le monde est vaste et les cultures differentes, ce qui semble anormal a un coin de la terre est tout a fait normal a un autre bout de la terre." rappelle Thiofusa sur le site scandalisé par les images.

Même aux Etats-Unis, on organise des opérations de nettoyage de cimetières dans la bonne humeur (attention photos pas choquantes)

Internet et le cannibalisme s'adorent. On se rappelle il y a quelques années déjà de la polémique sur le bébé mangé par un Chinois, pour découvrir qu'il s'agissait de l'artiste Zhu Yu en train de se produire...

Et vous, êtes-vous tombés sur ces images? Qu'en avez-vous pensé? Croyez-vous tout ce vous voyez sur le net?


Internet permet de donner une dimension démesurée à ce qui serait autrement resté un canular local. Théories du complot, rumeurs racistes et haineuses y fleurissent. La plupart du temps aussi peu plausibles et peu supportées que les théories de Thierry Meyssan sur les attentats du 11/9/2001.

30 juillet 2009

Un homme allergique au Wi-Fi

Falmouth, Angleterre - Un DJ clame avoir été obligé d'abandonner ses activités à cause d'une puissante allergie aux ondes provoquées par le Wi-Fi qui le rendait nauséeux et désorienté.

Steve Miller, plus connu sous son nom de scène, Afterlife, serait devenu incapable de prendre le train, de dormir dans les hôtels ou de se promener dans la grande rue de sa ville à cause du "brouillard électro" engendré par les ondes de l'Internet sans fil.Il fait partie des 2% de la population souffrant d'hypersensibilité électromagnétique, un chiffre en augmentation.
"J'ai l'impression d'être en exil sur ma propre planète. Aujourd'hui, il est presque impossible de trouver un endroit sans Wi-Fi", explique M. Miller. "Si je veux boire une bière au pub, je dois faire 5 km pour aller dans le seul pub du coin qui ne l'a pas."


Son mal a probablement plus à voir avec la fréquentation des pubs qu'avec les émissions WiFi. Une petite expérience, même en simple aveugle, dans le pub qu'il fréquente pourrait être amusante. On remarque que les hypersensibles proclamés seraient en augmentation. Gageons que plus la presse en parlera, plus leur nombre augmentera. Corrélation ou causalité ?

29 juillet 2009

Des enfants paralysés plongés dans l'eau pendant l'éclipse, avec l'espoir de les guérir

Hyderabad, Pakistan - L'éclipse solaire la plus longue de ce siècle a donné aux parents d'enfants paralysés, l'espoir que ces derniers se rétablissent. Ils les ont ainsi immergés durant le phénomène, espérant que l'éclipse dégage quelquechose de particulier permettant la guérison des enfants. Lire la suite l'article

Mercredi 22 juillet 2009, trois enfants handicapés ont été plongés dans la rivière Indus, au sud de la ville, durant l'éclipse totale du Soleil la plus longue du XXIe siècle. Ils y sont restés pendant 90 minutes alors qu'un chef spirituel récitait le Coran.
Cette cérémonie avait pour but de rétablir l'état de santé des enfants handicapés. Un homme a eu grand espoir que sa fille de 4 ans, paralysée du côté gauche, trouve une amélioration de son état de santé après la cérémonie.Les habitants de la province méridionale de Sindh croient qu'une éclipse solaire offre un traitement particulier aux personnes atteintes de divers problèmes de santé.
Le chef spirituel qui a récité le Coran à cette occasion a expliqué qu'Allah emmétrait des énergies dans les parties paralysées ou défaillantes des personnes souffrantes. L'éclipse a donné lieu à la manifestation de nombreuses croyances dans le monde entier.


Encore des gens qui n'ont pas les Aventures de Tintin dans Le Temple du Soleil, ce qui nuit grandement à leur éducation scientifique. A leur décharge, il faut dire que les bandes dessinées ne sont pas autorisées par la Charia, dans sa version Ben Laden.

27 juillet 2009

La grippe porcine inquiète le Vatican

Vatican - Les autorités de la Cité du Vatican, inquiets par la propagation importante du virus H1N1, envisageraient de suspendre les audiences papales afin de préserver la santé du souverain pontife.

Les audiences générales hebdomadaires que mène le pape Benoit XVI rassemblent des milliers de pèlerins venus des quatre coins du monde. En raison de la pandémie importante du virus de la grippe A, le Vatican craint que les risques de contagion soient trop importants pour les personnes présentes lors de ces rassemblements ainsi que pour le chef de l'Eglise Chrétienne.

Ainsi, le responsable des questions de Santé du Vatican, Giovanni Rocchi, explique : "Il n'est pas exclu que le Vatican décide de suspendre momentanément les évènements [...] si des indications allant dans ce sens étaient données par l'OMS ou si de telles dispositions étaient adoptées en Italie".

Actuellement, la suspension des audiences générales du pape Benoit XVI est déjà effective en raison des vacances du souverain pontife.


Encore un manque de foi consternant de la part de ceux qui la revendiquent. On aimerait que le Vatican soit aussi précautionneux lorsqu'il s'agit de la propagation du SIDA en Afrique.

13 juillet 2009

Une jeune fille tombe enceinte en nageant dans une piscine

Pologne- Une mère poursuit en justice un hôtel égyptien prétextant que sa fille est tombée enceinte en nageant dans la piscine mixte de l'établissement. Lire la suite l'article

Magdalena Kwiatkowska a porté plainte contre l'hôtel égyptien où elle a passé ses vacances. Elle prétend que sa fille de 13 ans serait tombée enceinte dans la piscine mixte de l'hôtel en raison de sperme présent dans l'eau.

Les autorités touristiques de Varsovie ont confirmé avoir reçu la plainte de Mme Kwiatkowska. Cette dernière précise être certaine que sa fille n'a fréquenté aucun garçon durant son séjour en Egypte, et se déclare donc déterminée à aller au bout de cette affaire.


Ce manque de foi est consternant: l'Immaculée Conception aurait donc été exclue d'office.

03 juillet 2009

Trois académies défendent la qualité de l'eau du robinet

Maxisciences

France - Après la mise en garde du Dr David Servan-Schreiber quant aux risques que présenterait l'eau potable pour les personnes atteintes d'un cancer, l'Académie nationale de médecine, l'Académie nationale de pharmacie et l'Académie de l'eau s'élèvent contre ce qu'elles estiment être "un déni de la science".

Les recommandations de David Servan-Schreiber sont "un déni de la science, un mépris de la médecine et une atteinte au respect des patients" ont déclaré dans un communiqué les trois académies.
Le Dr David Servan-Schreiber avait publié mardi un texte signé par le WWF, plusieurs oncologues et des épidémiologistes, conseillant aux personnes fragilisées par un cancer de préférer l'eau minérale en bouteille à l'eau du robinet afin d'éviter une trop grande exposition à un taux de nitrate élevé.

Selon les trois académies concernées par la question de la qualité de l'eau et de la santé, "les risques potentiels de l'eau potable dans la survenue éventuelle de cancers et l'aggravation de l'état des personnes atteintes de cancer ne reposent que sur des hypothèses". Et d'ajouter que l'eau est "un des composants les plus surveillés, les plus sains et les plus sûrs de notre alimentation". Affirmer que l'eau du robinet présente un risque pour la santé "relève de l'imposture" estiment les signataires du communiqué.

La Direction générale de la santé a elle aussi réagi au texte publié à l'initiative de David Servan-Schreiber affirmant que l'eau du robinet pouvait être consommée sans inquiétude.


Par contre, on peut consommer les affirmations de David Servan-Schreiber avec beaucoup de modération.

01 juillet 2009

Des kangourous drogués à l'origine de ce que la population prenait pour des Crop Circles

Australie - Alors que la population s'interrogeait sur l'origine, extraterrestre ou non, des cercles observés dans des champs, il semblerait que ce soit des kangourous qui en seraient les auteurs. Après avoir envahi un domaine où sont cultivés des pavots à opium et ingéré la drogue, ils se seraient mis à tourner en rond.

Les kangourous ont investi le domaine de plantation de pavot et ont mangé les plantes. Drogués, ils se sont mis à sauter en formant des cercles sur le domaine. Le procureur a déclaré qu'il y avait fréquemment des problèmes avec les kangourous qui s'introduisaient sur le domaine et "planaient complètement" ensuite.

Les plantes cultivées sur ce domaine servent à produire de l'opium réputé pour sa propriété psychotrope. Le propriétaire de l'exploitation est le plus gros producteur mondial de pavots à opium cultivés à des fins pharmaceutiques. L'incident n'est semble t-il pas le premier, l'un des managers du domaine a déclaré qu'ils avaient eu les mêmes problèmes avec des moutons qui eux aussi avaient avalé des pavots à opium et s'étaient ensuite déplacés en cercle, exactement comme l'ont fait les kangourous.


Cette nouvelle explication des géoglyphes est proprement hallucinante.

08 juin 2009

Un parc sur le thème des extraterrestres bientôt à Las Vegas

Las Vegas, États-Unis - UFOland, un parc consacré aux petits hommes verts, devrait être construit à Las Vegas par une secte persuadée que la race humaine a été créée par des extraterrestres.

C'est le mouvement raëlien qui est à l'initiative de la construction de l'UFOland afin de partager sa croyance avec les visiteurs de Las Vegas. Le parc devrait accueillir un musée et un théâtre de 1000 places où le leader spirituel de la secte devrait donner des conférences. Le chef du mouvement en Amérique du Nord a indiqué que «le musée montrera toutes les preuves que nous avons recueillies durant ces 35 dernières années».
Il s'attend d'ailleurs à ce qu'UFOland devienne l'une des destinations les plus populaires de Las Vegas d'ici 5 ans.


L'inénarrable Claude Vorilhon, alias Raël, nous refait le coup des affirmations gratuites, après ses prétentions de clonage humain. L'existence médiatique devient un des objectifs principaux des organisations sectaires.

23 mai 2009

L'Ovni de Bélesta, plus vieux canular de l'Histoire?

Mélina - LePost

La Dépêche Du Midi en avait fait sa Une à l'époque, en 1954.
"Le 16 octobre 1954, un samedi, dans le ciel nocturne de Bélesta on assista au surgissement « de boules lumineuses évoluant durant une demi-heure en une ronde magique ».

Le président de l'aéro-club de Lavelanet, le Docteur Millet, avait même consacré un long article quelques jours plus tard, au sujet de ce phénomène qu'on apparente à un OVNI. De nombreux témoignages, recueillis par les autorités, faisaient état de ces fameuses boules lumineuses.

"Depuis ce « cas » est un des classiques de l'Ufologie, que l'on trouve référencé partout, des auteurs à succès s'y appuient pour développer leurs thèses autour des mondes inconnus qui viennent nous visiter" relate aujourd'hui La Dépêche Du midi.

Pourquoi aujourd'hui cette histoire refait surface?

Tout simplement parce que jamais aucun OVNI n'a traversé le ciel de Bélesta!

Un énorme canular qui a duré plus de 50 ans nous révèle La Dépêche!

Fomenté et mis en oeuvre par 4 copains, Jean et André Sibra, René Lagarde, Gérard Pibouleau, Gérard Coléra, le canular a pris une ampleur à laquelle ils ne s'attendaient sûrement pas, à leur jeune âge.

"J'ai pensé qu'après 55 ans, il y avait prescription, que le temps était venu de dire haut et clair la vérité " confie René Lagarde ancien policier."[...] on s'ennuyait ferme ce samedi soir-là. Dans les journaux, à la radio, on ne parlait que d'Ovni. Alors on s'est dit : ils en veulent, on va leur en offrir!".

Ils ont toutefois usé de génie pour construire un curieux engin, une fourche de vélo, un guidon, une roue et attaché un peu partout, des lampes électriques puissantes, avec l'aide du père de l'un d'entre eux, complice. Profitant du manque de perspective dû à la pénombre, ils faisaient monter et descendre leur montage de brics et de brocs autour d'une croix, donnant l'illusion qu'il évoluait dans le ciel, et aidés par la nature, qui, à ce moment-là, a envoyé une véritable étoile filante dans le ciel.

Illusion parfaite et marquante, puisqu'elle a duré 55 ans!

Le secret avait été gardé devant l'engouement populaire et l'intervention des autorités.

Un grand bravo à nos aînés, qui n'ont finalement rien à apprendre des créateurs de buzz, et autres hoax d'aujourd'hui!

Jean-Yves Nau


Encore un grand classique de l'ufologie qui s'avère être un canular. On attend toujours la production d'un seul cas d'ET ou des restes de son engin spatial. Ou alors, ils ont trouvé le moyen de supprimer toutes les pannes, et leur fantastique engin marche sans faille depuis des siècles de visites interplanétaires anonymes ?

19 mai 2009

Alerte en France sur l'utilisation de "thérapies" par les sectes

Reuters

PARIS - Les organisations considérées en France comme des sectes investissent dans le secteur de la psychothérapie et plus largement la santé, estime une mission interministérielle dans son rapport annuel.

La Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), autorité administrative créée en 1996, présente ce phénomène comme une stratégie délibérée pour diffuser les idéologies et remplir les caisses de ces groupes.

"Cette préoccupation a pris en 2008 une place véritablement prépondérante, liée à la multiplication d'offres relatives au bien-être et à l'épanouissement personnel, dépourvues de toute évaluation sérieuse, et dont certaines présentent un risque réel pour la santé", peut-on lire dans le rapport.

Le foisonnement des méthodes de psychothérapie - 200 à 400 actuellement selon le rapport - et l'extension de cette approche aux soins à la délinquance, au chômage, au stress au travail, aux victimes des catastrophes, de handicaps, avec environ trois millions de Français concernés, a donné lieu à de nombreux abus, estime le rapport.

L'intérêt pour les sectes serait notamment la "mise en état de sujétion" du patient et donc le conditionnement mental qui est à la base des techniques d'enrôlement dans les sectes.
La Miviludes, qui parle de "bulle psy", critique la pratique du "ticket psy", calquée sur celle du ticket restaurant et par laquelle les employeurs financent l'accès aux thérapies.

THÉRAPIES ALTERNATIVES

Plus généralement, sont mises en cause certaines thérapies dites "douces" ou "alternatives", dont la liste, dressée par la mission, va de "l'aromathérapie" au jeûne au passant par la "musicothérapie", la numérologie, la naturopathie, le "tarot psychologique" ou encore la "thérapie par le souffle".

La Miviludes rappelle la problématique connue de la formation des psychothérapeutes, qui ne sont que minoritairement des médecins ou des psychiatres. Un encadrement législatif du titre de psychothérapeute voté en 2004 n'est toujours pas appliqué, souligne le rapport.
La "nouvelle médecine germanique" du docteur Ryke Geerd Hamer s'est notamment développé récemment, avec des conséquences tragiques, ajoute le rapport.

Ce médecin soutient que toutes les maladies, et notamment les cancers, résultent de graves conflits psychologiques non résolus. Les adeptes refusent donc tout soin traditionnel et peuvent mourir dans de grandes souffrances.

La pratique consistant à susciter de faux souvenirs d'abus sexuels familiaux chez les patients, afin de les arracher à leur environnement et les placer en état de sujétion, est épinglée.

Les charlatans étendent leur action au domaine de la formation professionnelle, énorme secteur économique financé largement sur fonds publics. Les problèmes apparaissent notamment dans les actions de formation "liées au domaine de la santé ou du bien-être", relève le rapport.

Alors que le caractère qualifiant de ces formations n'est pas démontré et que leur évaluation est problématique, elles permettent à certaines sectes d'obtenir une forme de reconnaissance de l'Etat, via un "agrément" administratif dont elles se prévalent pour se légitimer.

La Miviludes propose plusieurs mesures d'encadrement administratif pour fermer la porte du marché de la formation aux groupements douteux. Un groupe technique ad hoc placé auprès du ministère de la Santé pourrait aussi être créé.

Le président de la Miviludes, Georges Fenech, a plaidé en présentant son rapport en faveur de la publication d'une nouvelle liste officielle des mouvements sectaires après celle de 1995 qui avait suscité une vive controverse, la définition légale de la notion de "secte" posant toujours problème.

Il s'agirait de décrire les méthodes des organisations suspectes ou ayant connu des démêlés judiciaires. La liste est prête et il ne manque que l'accord du Premier ministre pour la publier sur internet, précise Georges Fenech.

27 mars 2009

Sida : l'évêque d'Orléans met en cause la fiabilité du préservatif

LePoint.fr

La polémique autour de la position de l'Église catholique vis-à-vis du préservatif continue. Quelques jours après que le pape eut déclaré que l'on ne pouvait pas régler le problème du sida "avec la distribution de préservatifs", l'évêque d'Orléans, Mgr André Fort, laisse, cette fois, entendre que le préservatif n'est pas efficace pour empêcher la transmission du virus. Lire la suite l'article

"Il y a écrit sur les boîtes de cigarettes : danger . On devrait mettre sur les boîtes de préservatifs : fiabilité incomplète. Vous le savez très bien, tous les scientifiques le savent : la taille du virus du sida est infiniment plus fine que celle d'un spermatozoïde. La preuve est faite que le préservatif n'est pas une garantie à 100 % contre le sida", a indiqué l'évêque au micro de France Bleu Orléans.

"Le virus ne passe pas à travers la paroi du préservatif", a pourtant précisé le docteur Philippe Arsac, du Réseau sida du Loiret. Les propos de l'évêque relèvent d'un "discours qu'on entend depuis longtemps, mais qui ne s'appuie sur aucun raisonnement scientifique valable", a-t-il martelé. "Les préservatifs vendus en France doivent avoir la norme NF. Leur qualité a été contrôlée", a rappelé le médecin.


Pour voir certaines des photos déjà envoyées : http://www.zigonet.com/fant%f4me/ces-mysterieuses-photos-de-fantomes-auront-bientot-une-explication-logique_art4476.html


Le nombre de sophismes employés par l'évêque d'Orléans dans ces courtes phrases est impressionnant. Appel à l'autorité scientifique, le non-sequitur entre la finesse du virus et la perméabilité du latex, vont faire rire (jaune) dans les chaumières médicales. Alors, disons-le bien haut: le préservatif ne protège pas contre le SIDA, surtout si on oublie d'en mettre, s'il craque ou si on le met à l'index ! Dans les autres cas d'usage, la protection approche de très près les 100%.

12 mars 2009

Le canular de Steorn

Le 20 Août 2006, Sens Commun publiait la nouvelle, annoncée par la société irlandaise Steorn, concernant le développement d'un dispositif d'énergie "gratuite", et proposant un "défi" aux scientifiques de venir voir le 'prodige' de leurs yeux.
De nombreux scientifiques, incrédules, ont alors répondu à l'appel.

Plus de deux ans plus tard, toujours rien. Aucun scientifique n'a validé les 'découvertes' de Steorn. Pire, le site de Steorn montre un énorme "trou" de news entre 2007 et le début 2009.

Il est donc maintenant clair qu'il s'agissait d'un simple canular, comme on pouvait le croire dès le départ. Le système utilisé ressemble à une méthode propagandiste : faire un grand bruit lors de l'annonce d'un produit ou d'un fait prétendûment exceptionnel, attendre de nombreux mois pour faire retomber l'effet d'annonce et faire en sorte que les démentis finaux passent inaperçus. En attendant, on joue avec l'argent gagné sur l'effet d'annonce et ne jamais rendre d'argent aux gogos qui ont pu en verser dans l'espoir de la richesse ou de la célébrité.

Rien de nouveau sous le soleil de la pseudo-science.

11 mars 2009

Les scientifiques britanniques se penchent sérieusement sur la question des fantômes

Grande-Bretagne - Les scientifiques sont actuellement en train de réunir un dossier de photos montrant des apparitions fantomatiques dans le but de résoudre ces mystères paranormaux. Lire la suite l'article

Le public est invité à envoyer par internet ses photos sur lesquelles apparaissent des "fantômes" pour que les scientifiques puissent les examiner dans le détail. Ce sont des centaines de clichés qui sont attendus pour être présentés lors du Science Festival d'Edimbourg qui se tiendra du 4 au 18 avril 2009.

Le Pr Richard Wiseman, le psychologue à la tête de cette expérience, explique : "Environ une fois par mois, je reçois une bonne photo de fantôme où on ne voit pas tout de suite ce qui se passe. Souvent, on peut voir ce qui ressemble à un visage à moitié dans l'ombre, mais c'est juste un effet de lumière. Le cerveau humain est fait pour voir des visages à la place des nuages, parce que les visages sont ce qu'il y a de plus important autour de nous. Je suis plutôt sceptique, et souvent il y a une explication rationnelle, mais il est possible que quelqu'un possède une image vraiment très intéressante."

Pour voir certaines des photos déjà envoyées : http://www.zigonet.com/fant%f4me/ces-mysterieuses-photos-de-fantomes-auront-bientot-une-explication-logique_art4476.html


Une approche du style zététique, peu productive. Mais elle amusera certainement les scientifiques qui y participeront.

05 mars 2009

Principe de précaution


Ca n'aura pas tardé ! Quelques mois après l'insertion du "principe de précaution" comme principe légal dans notre pays, les charognards pseudo-scientifiques viennent se repaître de la carcasse encore fumante de la science. Le "ressenti" et les certificats médicaux de complaisance, érigés au statut de preuve légale, peuvent maintenant avoir raison de toutes les études scientifiques et de toutes les avancées techniques.

Depuis de nombreuses années, les antennes-relais et leurs ondes électro-magnétiques ont fait l'objet d'études scientifiques. Les conclusions sont claires sur leur totale innocuité, ce qui n'est pas forcément le cas pour la téléphonie portable et les émissions des téléphones. Or, supprimer des antennes-relais implique de plus fortes émissions de la part des téléphones portables, pour pouvoir se connecter. La suppression d'antennes-relais pourrait donc avoir exactement l'effet inverse de celui espéré sur la santé publique.

La non-compétence des juges en matière scientifique, et leur ignorance des principes de la pseudo-science ne leur permet pas de prendre position. Pourtant, ils peuvent faire un "pari de Pascal" anti-science: s'ils donnent raison aux anti-tout, ils se débarassent d'un problème légal et peuvent s'occuper de choses plus intéressantes. S'ils donnent raison aux scientifiques, un autre pseudo-scientifique viendra demain et inlassablement, dépenser le temps et l'argent de la communauté, jusqu'à ce qu'il obtienne raison. Alors autant céder et passer à autre chose, jusqu'à ce que le droit leur permette de résister au raz-de-marée provoqué par l'insertion du "principe de précaution".
Examinons les conséquences de ces décisions anti-antennes...

La vaccination, bien que considérée comme inoffensive par toutes les études scientifiques, est aussi ressentie par une minorité de sectaires anti-vaccination comme un danger. Faut-il la laisser au bon vouloir des croyances irrationnelles des parents ?

Les ordinateurs comportent également de nombreux polluants et émettent des ondes du même type (bien que beaucoup plus faibles) que celles des téléphones portables. Faut-il aussi interdire le WiFi et pourquoi pas carrément, les ordinateurs ? Il y a quelques mois, l'implantation du WiFi dans des bibliothèques de la Ville de Paris avait généré des manifestations psycho-somatiques ou plus probablement mensongères de maux de têtes allégués par le personnel municipal.
La télévision numérique aussi est sur la sellette. Bien qu'on ait pas recensé plus de cancers au pied de la tour Eiffel que partout ailleurs en Ile de France, faut-il aussi l'interdire ?

La roue elle-même n'est elle pas dangereuse ? De nombreuses personnes sont mortes pour être passées sous les roues d'un char à boeufs ! Même si les enquêtes scientifiques pointent la responsabilité du conducteur, peut-on ignorer le risque que les roues elles-mêmes soient à la base de ce problème ?

Alors, on peut se demander: le principe de précaution est-il dangereux ? Lorsque les anti-science auront fait supprimer, les antennes-relais, les ordinateurs, la télévision, la vaccination et la roue, ne risque-t-on pas de perdre toute compétitivité économique, sanitaire, technique et scientifique ? En entraînant ansi un cortège de morts, de malheurs et de misère.

Sera-ce suffisant pour qu'un juge déclare le démantèlement du "principe de précaution" ? Au nom de ce principe.

04 mars 2009

Les risques des antennes de téléphonie mobile - Mise au point


Le 16 février 2009
, un opérateur de téléphonie mobile a été condamné par le Tribunal de grande instance de Carpentras à démonter une antenne-relais à Châteauneuf-du-Pape ; le 4 février 2009, un autre opérateur de téléphonie mobile avait été condamné par la Cour d’appel de Versailles à démonter une antenne à Tassin-la-demi-lune. Dans les deux cas, la justice a tranché en faveur des particuliers, au nom du principe de précaution

L’Académie nationale de Médecine rappelle les données scientifiques suivantes :


- Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes.

- On ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé. L’OMS[1] et le Scenihr[2] se sont prononcés unanimement sur l’absence de risque de ces antennes.

- A ce jour, aucun système sensoriel humain permettant de percevoir ce type de champ n’a été identifié. C’est pourquoi la quasi-totalité des études sur l’électro-hypersensibilité ont montré que les sujets concernés, bien que manifestant des troubles variés en présence de dispositifs émetteurs de champs électromagnétiques, sont incapables de reconnaître si ces dispositifs sont actifs ou non.

- L’angoisse ou la phobie en présence d’émetteurs de champs électromagnétiques peuvent être réelles et justifier une prise en charge adaptée. Mais l’Académie déplore que ces troubles, pouvant entraîner de graves handicaps sociaux, soient utilisés à des fins contestables au détriment des intéressés. En revanche, elles rappellent que les téléphones mobiles, et donc les antennes, permettent de sauver chaque année des centaines de vies humaines.

L’Académie nationale de Médecine s’étonne :

- qu’une décision de justice ait pu ne retenir, parmi l’ensemble des études disponibles sur le sujet, que celles allant dans le sens du plaignant. Par exemple le rapport BioInitiative, pourtant récusé par des autorités légitimes en la matière comme le Health Council des Pays Bas [3] ;

- que l’arrêt de la Cour d’Appel de Versailles puisse s’appuyer sur une erreur scientifique manifeste en prenant en compte le « risque démontré » de champs d’extrêmement basse fréquence émis par ces antennes. En réalité, d’une part les antennes de téléphonie mobile émettent exclusivement en haute fréquence ; d’autre part, le risque d’exposition aux champs d’extrêmement basses fréquences n’est pas considéré par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) comme démontré.

L’Académie nationale de Médecine s’inquiète pour la santé publique :

- La prééminence du « ressenti » du plaignant, si elle fait jurisprudence, remet en cause les fondements mêmes de l’expertise scientifique et médicale, au risque de laisser la porte ouverte à des décisions lourdes de conséquences en matière de santé publique.

- Une telle utilisation dévoyée du principe de précaution[4] risque de conduire à une quête illusoire du « risque zéro », source d’erreurs, de retards et de dysfonctionnements du système de santé.

L’Académie nationale de Médecine renouvelle sa mise en garde contre une interprétation subjective du principe de précaution. Elle recommande en conséquence que ce soit au législateur de préciser les modalités de son application, en particulier en ce qui concerne le développement des nouvelles technologies.

L’Académie nationale de Médecine, l’Académie des Sciences et l’Académie des Technologies ont mis en place un groupe de travail pour examiner les questions que pose cette actualité judiciaire.


[1] Organisation Mondiale de la Santé. http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs193/fr/
[2] Commission européenne. Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks : Health Effects of Exposure to EMF. 19 janvier 2009.
[3] « le Comité conclut que le rapport BioInitiative n’est pas un reflet objectif et équilibré des connaissances scientifiques disponibles » . The Minister of Housing, Spatial Planning and the Environment. Publication 2008/17E du 2/9/2008
[4] en droit, le Principe de précaution résulte du droit communautaire et de la Charte constitutionnelle de l’environnement

21 février 2009

La Suisse devient un inquiétant réservoir du virus de la rougeole

LE MONDE, 21.02.09 19h29

On connaissait la Suisse comme patrie des laboratoires pharmaceutiques et siège de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), autant que symbole du respect de la nature et de l'hygiène. Mais la Confédération helvétique est aussi un inquiétant réservoir du virus de la rougeole.

Début janvier, le sujet était évoqué dans les colonnes du Lancet, la revue médicale britannique, avec la publication d'un travail dirigé par le docteur Mark Muscat (Statens Serum Institut de Copenhague, au Danemark). Ce dernier et son équipe ont analysé les 12 132 cas de rougeole officiellement recensés en 2006 et 2007 dans les Etats membres de l'Union européenne (UE) ainsi qu'en Croatie, Islande, Norvège, Suisse et Turquie (Le Monde du 9 janvier 2009).

Les auteurs de ce travail concluaient que, contrairement aux prévisions de l'OMS, cette infection virale hautement contagieuse ne pourrait être éradiquée à court terme en Europe. Ils observaient aussi que 85 % des cas avaient été diagnostiqués dans cinq pays : la Roumanie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse et Italie ; des Etats qui n'étaient pas parvenus à obtenir, chez les jeunes enfants, le taux de 95 % de couverture vaccinale permettant d'interrompre la circulation du virus rougeoleux au sein de la population humaine.

Ce constat épidémiologique vient de prendre une nouvelle dimension après la mort, survenue fin janvier à Genève, d'une petite fille infectée par le virus. Ce décès a conduit plusieurs professionnels suisses de la santé à dénoncer le laxisme de la politique vaccinale.

RESPONSABILITÉ DE PAYS RICHE

La récente bouffée épidémique est partie de la région de Lucerne, dans le centre du pays, qui reste aujourd'hui l'un des principaux foyers infectieux. Une centaine de cas d'infection virale ont été signalés en janvier, soit deux fois plus que pendant toute une année, observe l'Office fédéral suisse de la santé publique, qui rappelle qu'au cours des deux dernières années, 3 400 cas ont été recensés, nécessitant environ 250 hospitalisations.

En Suisse alémanique, comme dans certains Länder allemands, la couverture vaccinale antirougeoleuse chez les enfants âgés de 2 ans est inférieure à 90 %. Plusieurs responsables sanitaires cantonaux dénoncent la responsabilité de la Confédération et le manque de volonté politique et financière pour contrer les actions des militants antivaccinaux. Les écoles de type Steiner ont notamment été incriminées après que celle de Crissier, près de Lausanne, a déclaré une quarantaine de cas.

Pour sa part le docteur Bertrand Kiefer, directeur de La Revue médicale suisse, estime qu'il existe aujourd'hui dans son pays "une minorité active de médecins qui refusent le vaccin et qui, contre l'évidence, mettent en doute son efficacité". Regrettant la culture "très individualiste" de la Confédération, il dénonce "une ambiance de déni scientifique" et observe que "les personnes qui refusent de se faire vacciner oublient qu'elles sont protégées par ceux qui se font vacciner". La Suisse est ainsi devenue, selon lui, "un réservoir du virus rougeoleux susceptible de réinfecter des pays qui n'ont pas les moyens de se vacciner" et qui, de ce point de vue "manque à sa responsabilité de pays riche".

Pour certains spécialistes, le moment serait venu de réfléchir à la nécessité de passer d'une simple "recommandation" à une véritable "obligation" vaccinale.

Jean-Yves Nau

Les effets néfastes de la propagande des anti-vaccinations et de la crédulité de leurs victimes apparaîssent maintenant clairement. Deux morts évitables causées en quelques mois, dans la même région. Du coup, la propagande contre l'obligation vaccinale 'risque' de se retourner contre leur auteurs, en rendant le vaccin indispensable pour juguler l'épidémie.

18 février 2009

Le docteur Guéniot est blanchi en appel

Nord Eclair

Douze ans de procédure et, au final, une relaxe prononcée par la cour d'appel de Douai hier. Le docteur Gérard Guéniot, médecin homéopathe qui exerçait dans la métropole lilloise, avait été condamné à deux ans de prison avec sursis et interdit définitivement d'exercer la médecine.
Une décision du tribunal correctionnel de Lille en juin 2006 suite à une plainte de la famille d'Évelyne Marsaleix. Cette mère de deux enfants est décédée d'un cancer du sein qui avait été traité par homéopathie. Paniquée à l'idée de devoir endurer une chimiothérapie, Évelyne Marsaleix, une ingénieure, avait consulté le docteur Saint-Omer et le docteur Guéniot, tous deux adeptes des médecines douces et, par ailleurs, ex-membres du Graal, un mouvement prônant les médecines parallèles. Il avait été classé comme secte dans le rapport parlementaire daté de 1995.

Gélules de gui 
Évelyne Marsaleix, pour tous soins, s'était vu prescrire des gélules à base de gui, avait suivi un jeûne de 21 jours chez un couple de Tourquennois, également membres du Graal, qui l'avait hébergée pendant ce jeûne. On lui avait également conseillé des cataplasmes à base d'argile.
Quand, enfin, Évelyne Marsaleix était revenue vers la médecine classique, elle était dans un état épouvantable. Le Dr Coscas, lors du procès en appel à Douai en février dernier, avait confié « n'avoir jamais vu une situation comme celle-là (...) Cette femme souffrait le martyre » . Il était trop tard pour sauver Évelyne, morte à 31 ans, peu après avoir écrit au procureur de la République pour dénoncer ce qu'elle qualifiera de « manipulation ».
La cour d'appel a confirmé les dommages et intérêts auxquels avait été condamné le Dr Saint-Omer qui l'avait suivie régulièrement. Il n'avait pas fait appel de la condamnation pénale prononcée à Lille (deux ans de prison avec sursis).
Le Dr Guéniot, lui, a été relaxé pour la non-assistance à personne en danger (le TGI de Lille l'avait déjà fait pour homicide involontaire, relaxe confirmée en appel). Dans un arrêt de 84 pages, la cour estime que le Dr Guéniot n'ayant vu qu'une fois Évelyne Marsaleix en consultation ne pouvait avoir connaissance de la situation de péril dans laquelle elle était. Un arrêt qui « déçoit » Me Lequay, avocat de l'ADFI, une association qui milite contre les dérives sectaires qui était partie civile. 

FLORENCE TRAULLÉ
Jean-Yves Nau

Le jugement paraît équilibré. Le principal responsable est condamné et l'irresponsable de service relaxé. Quant à la victime, elle ne peut plus se plaindre d'avoir cru aux vertus imaginaires de l'homéopathie.

07 février 2009

Antennes-relais : la victoire des «marchands de peur»

Pour l'avocat, le principe de précaution invoqué par la justice pour démonter une antenne-relais n'est fondé ni juridiquement ni philosophiquement.

Avec l'arrêt rendu le 4 février 2009 par la cour d'appel de Versailles, imposant à Bouygues Telecom de démonter une antenne-relais située à proximité d'habitations à Tassin-la-Demi-Lune dans le Rhône, les «diseurs de mauvaise aventure» tiennent une belle victoire. Le juge a en effet estimé que l'incertitude sur l'innocuité (qui est impossible à démontrer : on ne peut tout simplement pas prouver expressément qu'un risque n'existe pas !) d'une exposition aux ondes émises par les antennes-relais est «sérieuse et raisonnable» et que, les voisins de cette antenne ne pouvant se voir garantir une absence de risque sanitaire, «justifient être dans une crainte légitime constitutive d'un trouble».

La cessation du préjudice moral résultant de «l'angoisse créée et subie» par le voisinage du fait de l'installation de l'antenne-relais imposerait donc le démantèlement de celle-ci et le paiement de dommages et intérêts sur le fondement de la théorie des troubles anormaux du voisinage.Et c'est ainsi que la simple «angoisse» (sic) de quelques voisins - et non la démonstration scientifique de l'existence d'un trouble sanitaire véritable - suffit à motiver l'injonction de démonter et l'indemnisation des supposées victimes. Habilement rédigé, l'arrêt - d'espèce et excessivement factuel - ne résiste pas à l'analyse.

Sur le plan scientifique, d'abord. Les antennes-relais ont la même puissance et le même effet que les réseaux de communication nous permettant d'écouter la radio partout en France depuis 50 ans, sans que quiconque ne s'en affole (à raison). Dans le cas contraire, n'aurait-on pas, déjà, ordonné l'évacuation du Champ-de-Mars ou fait démonter la tour Eiffel, dont les émetteurs de radio et de télévision ont une puissance totale 10 000 fois supérieure à celle d'une antenne-relais ? Ce n'est pas parce que les ondes sont invisibles qu'elles sont nocives : il est temps de retrouver ses esprits.

Juridiquement, ensuite. L'existence d'un «trouble» de voisinage s'apprécie, en droit, au regard de ce que l'homme raisonnable ressentirait. Or la raison, éclairée par la science, commande de ne pas se troubler… L'absence de trouble objectif aurait dû faire échec à l'action des riverains.

Sur le terrain de la responsabilité pour faute, si l'on peut concevoir que l'angoisse - infondée mais nul n'est maître, fort heureusement, des émois d'autrui - de ces derniers face à des risques putatifs pouvait permettre de constater une forme de préjudice moral, aucune responsabilité ne pouvait en être déduite sans fait générateur ostensiblement prouvé.

Au plan philosophique, le principe de précaution, invoqué ici de manière indirecte, n'a pas fondé cette décision. Mais il apparaît bien en creux. Creux : un adjectif qui colle parfaitement à cette règle caractérisant notre «société de la peur» et supposée fournir aux autorités les moyens de gérer l'incertitude et, plus précisément, de prendre des mesures conservatoires «proportionnées et provisoires» dans le cas «où la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement». Le flou juridique qui caractérise cette notion (mesures proportionnées à quoi ? - à quelque chose d'incertain ? - mais comment mesurer l'incertain ? - et comment découvrir le caractère irréversible d'un dommage potentiel ? etc.) devient d'autant plus préoccupant quand il passe des autorités publiques au juge.

Au plan économique, il en résulte un manque d'harmonisation du droit applicable sur un territoire et donc de prévisibilité des investissements, de distorsion de concurrence (ici un opérateur est touché et pas ses concurrents, qui le seront peut-être demain, dans un autre lieu et par une autre juridiction - ou pas) et de contradiction avec d'autres normes qui s'imposent aux sociétés de téléphonie mobile. Ainsi, quand l'État impose à ces dernières de couvrir au minimum 99 % de la population française avec 90 % de taux de réussite à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments, le conflit d'obligations provoqué par cet arrêt, qui vient en contradiction avec quatre autres décisions de cours d'appel et plusieurs arrêts du Conseil d'État, brouille - sans mauvais jeu de mot - la marche à suivre.

Entre un mal fantasmatique et un bien - individuel et collectif - avéré, dans une société profitant des progrès techniques et ayant pleinement intégré l'usage du téléphone mobile dans la vie quotidienne, seule l'autorité publique peut, à ce stade, trancher définitivement la question des antennes-relais. On ne peut, avant cela, laisser aux juges la liberté de déplacer à leur guise les bornes de la réglementation et instaurer la cacophonie là où chacun s'attachait à ce que l'on communique mieux partout en France.

A lire : Pourquoi avons-nous peur de la technologie ? de Daniel Boy

06 février 2009

Antennes-relais : la justice contre la science ?

L'analyse de Martine Perez, rédactrice en chef chargée du service Science-médecine du Figaro.fr..

Mercredi, Bouygues Telecom a été condamné par la cour d'appel de Versailles à retirer une antenne-relais située à proximité d'habitations à Tassin-la-Demi-Lune dans le Rhône, au motif de «l'angoisse ressentie » par les familles avoisinantes. Ce jugement confirme celui du tribunal de grande instance de Nanterre de septembre 2008 qui avait déjà condamné l'opérateur de téléphonie «au nom du principe de précaution».

Ces décisions, très étonnantes au demeurant pour les scientifiques spécialisés, soulèvent de nombreuses questions, et pourraient avoir des répercussions en cascade. Les antennes-relais captent des signaux électromagnétiques et les retransmettent à leur tour. Sans ces émetteurs-récepteurs, la téléphonie mobile ne serait pas possible.

Selon plusieurs experts, les champs électromagnétiques induits par les antennes-relais sont du même ordre de grandeur que ceux de la télévision ou la radio, que les populations supportent depuis plus de cinquante ans sans crainte, sans risque, sans danger et sans protestation, à peu près partout dans le monde. Il y a eu des rapports scientifiques en France, en Europe, aux États-Unis. Il y en a même eu un réalisé par l'Organisation mondiale de la santé. Tous concordent. Ils affirment que les antenne-relais n'ont pas d'effets nocifs sur la santé.

À titre de comparaison, les téléphones portables, dont les dangers éventuels sont l'objet de débats scientifiques intenses, émettent entre mille et dix mille fois plus d'ondes électromagnétiques que les antenne-relais. Pourquoi la justice a-t-elle alors donné raison à deux reprises aux plaignants ? La première fois, en septembre 2008, c'était au titre du « principe de précaution », et du fait que la preuve de l'innocuité totale des antennes-relais « n'avait pas été apportée par les scientifiques ».


Certes, le principe de précaution est inscrit dans la Constitution depuis 2004. Son interprétation peut être très large. Mais, pour les scientifiques, il ne peut être évoqué que devant un faisceau d'arguments précis. Le principe de précaution n'a pas vocation à être agité en l'air de manière gratuite, comme une sorte de parapluie que l'on ouvrirait en cas de crise, en guise de réponse à une question dérangeante. Par ailleurs, s'il n'a jamais été démontré que les antenne-relais étaient dangereuses, la preuve de leur innocuité n'a pas été apportée non plus : il est quasiment impossible de démontrer qu'un risque n'existe pas…

Mercredi, la cour d'appel, elle, pour justifier sa décision a évoqué «le ressenti des familles », face à l'angoisse provoquée par ces antennes-relais. Mais pourquoi ces familles sont-elles angoissées par les antennes-relais, alors que les rapports scientifiques sont rassurants ? Si leur crainte n'avait pas de base rationnelle, la justice vient en tout cas de la conforter. Si dans votre appartement fermé à clé, votre enfant le soir au lit dans le noir a peur du loup et que vous lui donnez raison, il a peu de chance de recouvrer sa tranquillité.

Il semble que la justice dans cette affaire a mieux entendu le battage de certaines associations dénonçant depuis plusieurs années les dangers des antenne-relais que les scientifiques spécialisés dans les questions d'environnement comme le professeur Denis Zmirou (et bien d'autres d'ailleurs), qui engagent leur responsabilité en ayant le courage d'affirmer qu'il n'y a aucun risque établi avec ces antennes. La société médiatique donne parfois autant d'audience à des électrons libres qui jouent avec les peurs des populations qu'à des experts scientifiques reconnus.

On se demande, dans un tel contexte, ce qui pourrait bien empêcher d'autres personnes, qui «ressentent» sans doute très sincèrement les antennes-relais comme une menace, de porter plainte à leur tour contre des opérateurs de téléphonie.

30 janvier 2009

Une adolescente de 12 ans décède de la rougeole en Haute-Savoie

AP - Fait rare, une élève du collège de Reignier (Haute-Savoie) âgée de 12 ans est décédée jeudi des suites d'une rougeole, a annoncé vendredi la préfecture de Haute-Savoie.

"Les personnels, parents et élèves de l'établissement scolaire qu'elle fréquentait ont été informés et dès lundi les services de médecine scolaire vont procéder à une vérification des carnets de vaccination et une mise à jour sera proposée pour les enfants qui ne seraient pas complètement vaccinés", précise la préfecture dans un communiqué.

Selon la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) de Haute-Savoie, "la fréquence des décès était d'environ 0,7 pour 1.000 cas de rougeole en Europe en 2006. Aucun décès n'avait été rapporté par le système de surveillance en France depuis 2005".


Un exemple des effets néfastes de la propagande des anti-vaccinations et de la crédulité de leurs victimes. On remarque que le cas s'est déclaré à 40km du siège social d'une de ces associations de nuisibles. Est-ce simplement une coïncidence ?

15 janvier 2009

Coca Cola poursuivi pour publicité mensongère sur ses eaux vitaminées

Le géant américain de la boisson Coca Cola est poursuivi en justice par un Américain pour publicité mensongère au sujet de sa gamme de boissons VitaminWater, présentée comme une alternative aux sodas bonne pour la santé, ont annoncé jeudi les avocats du plaignant.

Coca Cola trompe les consommateurs en utilisant des mots comme "énergie" et "endurance" sur ses bouteilles de VitaminWater et en affirmant que ces boissons réduisent les risques de tomber malade et sont bonnes pour la santé, affirme le Centre pour la Science et l'Intérêt Public (CSPI), qui défend l'homme qui a porté plainte devant un tribunal en Californie (ouest).

"En fait, selon les nutritionnistes du CSPI, les 33 grammes de sucre dans chaque bouteille de VitaminWater en font plus pour promouvoir l'obésité, le diabète et d'autres problèmes de santé, que les vitamines contenues dans la boisson n'en font pour les bénéfices promis sur les bouteilles", indique le groupe spécialisé dans la santé dans un communiqué.

"VitaminWater, c'est une tentative de Coca Cola d'habiller les sodas avec la blouse blanche d'un médecin. Sous la blouse, c'est toujours de l'eau sucrée, mais de l'eau sucrée" à prix d'or, a affirmé le chargé des litiges chez CSPI, Steve Gardner.

Le plaignant, James Koh, a indiqué qu'il buvait de la VitaminWater après l'effort, pensant faire un geste bon pour la santé.

"J'étais attiré par l'idée d'avoir des suppléments en vitamine, mais je ne savais absolument pas qu'en fait je consommais presque autant de sucre et de calories qu'en buvant un Coca", a-t-il dit dans un communiqué.

"Si j'avais su, je n'aurais jamais dépensé mon argent là dedans", a-t-il ajouté.

La VitaminWater est vendue aux Etats-Unis pratiquement au même prix que le Coca Cola.

Deux tiers des Américains adultes sont obèses, dont 15 millions souffrent d'obésité morbide.

23 décembre 2008

Une huile chinoise hors-la-loi présente sur le marché français

L'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) met en garde sur les risques de l'huile pour le corps Kwan Loong Medicated Oil.

Interdit à la vente en France, ce produit a cependant été « détecté » dans des commerces spécialisés dans la vente de produits de médecine traditionnelle chinoise.Justifier

Relayée par l'AFSSaPS, l'alerte a été donnée par les douanes et les autorités canadiennes. La commercialisation de Kwan Loong Medicated Oil est « illégale », insiste l'agence. Celle-ci ajoute par ailleurs, que « l'analyse de sa composition montre (que ce produit) renferme des substances actives » :
* du chloroforme, substance vénéneuse ayant une activité anesthésique ;
* du salicylate de méthyle, dont l'activité vasodilatatrice des vaisseaux de la peau facilite le passage des substances à travers cette dernière ;
* des concentrations élevées en dérivés terpéniques (menthol, camphre, huile d'eucalyptus).

Appliqué sur la peau, ce produit peut entraîner irritations et brûlures. « Le chloroforme peut générer notamment des effets toxiques pour le foie et favoriser la pénétration des dérivés terpéniques », poursuit l'AFSSaPS. « De plus, à ce niveau de concentration le camphre peut entraîner des convulsions ».

A ce jour, aucun cas d'effet indésirable lié à l'utilisation de ce produit n'a été rapporté en France. Et l'AFSSaPS de rappeler que « la vente de médicaments est uniquement autorisée dans les pharmacies, dont le circuit de distribution est contrôlé. Il est ainsi vivement déconseillé d'acheter des médicaments en dehors des officines et notamment sur internet ».


Et encore un scandale du "naturel" qui se pointe. Cette industrie du "bien-être" au rabais, qui sze gausse des problèmes de l'industrie pharmaceutique, n'arrive pourtant pas au niveau minimal de sécurité et de respect de la règlementation. Pourtant, elle échappe à la plupart des contrôles qui sont imposés à l'industrie du médicament en relation avec la sécurité sanitaire, ses produits n'étant considérés que comme de simples additifs alimentaires ou produits de "comfort".
Un précédent scandale avait montré la nocivité de certaines huiles essentielles et autres produits "purificateurs d'air" (bâtonnets d'encens, notamment).

Rien ne peut prévenir la gueule de bois, concluent des chercheurs

Christine Courcol, Agence France-Presse, Paris

Rien, ni l'artichaut, ni les bananes ou la figue de barbarie, ni même le Vegemite ou l'acide tolfenamique ne permet d'échapper à la gueule de bois après une soirée de fête arrosée, selon une enquête menée par des chercheurs américains.

Bouche sèche, marteau piqueur dans la tête, estomac barbouillé, muscles douloureux, vertiges, déshydratation : la gueule de bois, selon une étude datant de 1998, n'intervient pas en pleine beuverie mais commence quand le taux d'alcool dans le sang entame sa descente. Elle est à son maximum quand le taux est redescendu à zéro.

Rachel Vreeman et Aaron Carroll, de l'École de médecine de l'Université de l'Indiana (États-Unis), ont épluché la littérature médicale pour passer au crible les médecines traditionnelles et les mélanges savants d'herbes diverses, qui seraient supposés traiter ou prévenir cette veisalgie, comme on dit en termes médicaux, à laquelle les femmes sont plus sensibles que les hommes.

Selon leurs résultats, que vient de publier le British Medical Journal, «aucune preuve scientifique n'appuie quelque traitement que ce soit ou n'établit l'efficacité d'une prévention».

Ils précisent que le propranolol, un béta-bloquant, le tropisetron, un anti-nausée, l'acide tolfenamique, un analgésique, le fructose ou le glucose n'ont pas plus d'effet que les compléments alimentaires à base de bourrache, d'artichaut ou de figue de barbarie, non plus que le Vegemite, une pâte à tartiner salée d'Australie qui ressemble au Marmite britannique.

En fouillant sur l'internet, on pourrait ajouter à la longue liste des pseudo-remèdes le jus de cuisson des endives ou le verre de lait, les gouttes de citron dans du café, ou, en prévention, la cuillerée d'huile d'olive pour tapisser l'estomac ou l'argile délayé dans de l'eau... Sans compter la cinquantaine de produits manufacturés relevés par un site spécialisé.

Mais sauf à imaginer un phénomène d'auto-persuasion, rien ne marche.

Déjà une étude de 2005, menée par des chercheurs néerlandais et britanniques sur quatre compléments alimentaires à base notamment de bourrache, d'artichaut et de figue de barbarie et quatre agents médicinaux conventionnels ne faisait apparaître «aucune preuve convaincante» d'un effet remarquable de quelque produit que ce soit.

«Une gueule de bois, c'est un de ces problèmes ou la prévention est plus importante que le traitement», note à ce propos Edzard Ernst, directeur de la recherche de 2005.

Il remarquait aussi le problème éthique posé par ces recherches, dans la mesure où trouver un traitement contre les mauvais effets de l'alcool risquait d'encourager la consommation.

À ce jour, les pseudo-traitements ne sont pas sans risques. Une étude publiée en 2007 souligne ainsi les effets de la racine de Kudzu, ou pueraria locabata, que l'on retrouve dans nombre de produits censés combattre les effets de l'abus d'alcool mais qui, associée à de l'alcool, augmenterait le risque de tumeur.

La seule prévention efficace, notent les chercheurs américains, c'est de consommer de l'alcool avec modération... voire pas du tout.

Pour les buveurs impénitents, les spécialistes notent que les alcools sombres tels que le vin rouge, la tequila ou le whisky, riches en toxines appelées «congénaires», ont plus de chance de provoquer des veisalgies que des alcools clairs comme la vodka, le rhum blanc, le vin blanc ou le gin.


Ces chercheurs sont sûrement des ignares: tout bon homéopathe vous dira que Nux Vomica, au nom si évocateur, est le remède privilégié contre la "gueule de bois". Attention: à la dilution de 3CH, il peut encore subsister une molécule du produit d'origine dans les pilules sucrées du "confiseur de Lyon". Un effet principal, voire secondaire, n'est donc pas totalement à exclure.

15 décembre 2008

Une Strasbourgeoise électrosensible perd son procès en appel

Julie de Meslon , 01net.

La cour d'appel de Colmar a tranché ! L'office HLM CUS Habitat ne peut être tenu pour responsable des troubles de santé revendiqués par Sabine Rinckel, une Strasbourgeoise qui affirme être hypersensible aux ondes de l'émetteur de téléphonie mobile situé à proximité de son logement. Dans un arrêt rendu ce lundi 15 décembre, la cour a confirmé le premier jugement rendu par le tribunal de grande instance de Strasbourg, qui avait déjà débouté la plaignante au mois de septembre 2006.

Cette quadragénaire souffre de maux de tête, de vibrations, de fourmillements et d'autres troubles, qu'elle attribue directement aux ondes électromagnétiques émises par une antenne-relais implantée dans la résidence. Elle avait finalement porté plainte contre son bailleur social, qui a autorisé l'installation de l'antenne, pour faire valoir son «droit à la jouissance paisible des lieux ». Elle réclamait un relogement en zone « blanche », neuf mois de loyer et 5 000 euros pour le préjudice moral occasionné.

Manque de preuves médicales

« La cour d'appel de Colmar n'a pas eu l'intention de faire le procès des antennes-relais, ni de trancher sur l'existence de l'hypersensibilité électromagnétique [EHS]. Elle devait se prononcer sur la responsabilité de CUS Habitat », nous a précisé Me Dominique Harnist, l'avocate de Sabine Rinckel. La responsabilité de l'office HLM n'a pu être établie par la cour, faute de preuves médicales. « Le certificat médical attestant de l'électrosensibilité de Mme Rinckel a été produit après la clôture du dossier. Mais de toute façon, l'EHS n'est pas reconnue en France comme une maladie ouvrant des droits », précise Me Harnist.

Sabine Rinckel a deux mois pour décider de se pourvoir en cassation. Depuis le jugement de Strasbourg, elle a également porté plainte contre les opérateurs mobiles pour trouble anormal du voisinage. La plaignante sera défendue par Me Richard Forget, avocat de l'association Robin des Toits, qui œuvre pour la sécurité sanitaire des technologies sans fil. Un procès clé pour les militants du principe de précaution, qui devrait avoir lieu dans les prochaines semaines.

06 décembre 2008

It's not what the papers say, it's what they don't

Ben Goldacre
The Guardian

Writing this column really scares me because I wonder whether everything else in the media is as shamelessly, venally, manipulatively, one-sidedly, selectively reported on as the things I know about. But this week the reality editing was truly without comparison.

On Tuesday the Telegraph, the Independent, the Mirror, the Express, the Mail, and the Metro all reported that a coroner was hearing the case of a toddler who died after receiving the MMR vaccine, which the parents blamed for their loss. Toddler 'died after MMR jab' (Metro), 'Healthy' baby died after MMR jab (Independent), you know the headlines by now.

On Thursday the coroner announced his verdict: the vaccine played no part in this child's death. So far, of the papers above, only the Telegraph has had the decency to cover the outcome. The Independent, the Mirror, the Express, the Mail, and the Metro have all decided that their readers are better off not knowing. Tick, tock.

Does it stop there? No. Amateur physicians have long enjoyed speculating that MMR and other vaccinations are somehow "harmful to the immune system" and responsible for the rise in conditions such as asthma and hay fever. Doubtless they must have been waiting some time for evidence to appear.

This month a significant paper was published by Hviid and Melbye in the December 1 issue of the American Journal of Epidemiology. They examined 871,234 children in a Danish birth cohort, comparing asthma in those who had MMR against those who didn't. MMR-vaccinated children were massively and significantly less often hospitalised with an asthma diagnosis, and used fewer courses of anti-asthma medication than unvaccinated children. This "protective" effect of the MMR vaccine was more pronounced for hospitalisations with severe asthma diagnoses.

Those results aren't just incompatible with an increased risk of asthma following MMR vaccination, they actually support the hypothesis that MMR vaccination is associated with a reduced risk of asthma in young children. Tick, tock.

And most astonishing of all is the tale of "the Uhlmann paper", or the "O'Leary paper". This came out in 2002 and claimed to have found evidence of vaccine measles virus in tissue samples from children with autism and bowel problems, to massive media acclaim.

As I've said previously, two similar papers, by Afzal et al and D'Souza et al, in 2006 found negative results on almost the same question, and were unanimously ignored by the media (even though D'Souza actively went out of his way to show how O'Leary et al got false positives).

Stephen Bustin is professor of molecular science at Barts and the London. He examined the O'Leary lab for the court case against MMR, as an expert witness for the drug company defendants. The case collapsed, and he was unable to discuss his findings. Then he was called to give evidence in the American "autism omnibus" case against the vaccine. The anti-vaccine movement did their best to prevent this. They knew what he had found: it appears to be incontrovertible evidence that the lab was detecting false positives.

Now Bustin has finally been able to write about what he found in O'Leary's lab. He published this month. Nobody who covered the original O'Leary paper has written about it. Not a soul will.

Measles cases are rising. Middle class parents are not to blame, even if they do lack rhetorical panache when you try to have a discussion with them about it.

They have been systematically and vigorously misled by the media, the people with access to all the information, who still choose, collectively, between themselves, so robustly that it might almost be a conspiracy, to give you only half the facts.

Today, I have merely given you some small part of the other half, and next week I will move on: but know that nobody else has.


Encore un exemple du "biais de scoop" des journaux à sensation. Une information négative, ça ne fait pas vendre un journal alors qu'un beau scandale, même imaginaire, voila qui inquiètera la population. Qui sait? Après quelques années de baisse de la vaccination, le journal pourra dénoncer la gabegie du gouvernement qui n'a rien fait pour éviter les épidémies...

04 décembre 2008

Refus d'ôter le foulard à l'école: deux Françaises déboutées à Strasbourg

Deux Françaises musulmanes, qui dénonçaient leur exclusion définitive d'un collège parce qu'elles avaient refusé de retirer leur foulard pendant des cours de sport, ont été déboutées jeudi à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).

Pour les juges européens, le port d'un signe religieux à l'école n'est pas incompatible en soi avec le principe de laïcité, même si les autorités doivent veiller "avec une grande vigilance" à ce que "la manifestation de croyances religieuses dans un établissement scolaire" ne se transforme pas en "acte ostentatoire", source de "pression" et "d'exclusion".

"Tel est bien ce à quoi semble répondre la conception du modèle français de laïcité", s'est félicitée la Cour dans son arrêt.

Les juges européens ont conclu à la non-violation de l'article 9 (droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion) de la Convention européenne des droits de l'homme, soulignant que l'expulsion n'avait pas été décidée en raison de leur religion, comme les requérantes le soutiennent, mais résultait de leur "refus de se conformer aux règles appliquées dans l'enceinte scolaire" dont elles avaient connaissance.

"La limitation du droit des requérantes à manifester leurs convictions religieuses avait pour finalité de préserver la laïcité au sein de l'établissement scolaire", ont estimé les juges européens.

"Face aux impératifs de la protection des droits et libertés d'autrui et de l'ordre public", les convictions religieuses des requérantes ont bien été prises en compte par les autorités françaises, selon la Cour.

Leur expulsion n'est pas disproportionnée, estiment les juges qui constatent qu'une fois exclues, les deux adolescentes, alors en classe de 6e, ont pu poursuivre leur scolarité par correspondance.

Aujourd'hui âgées de 21 et 22 ans, les jeunes filles avaient été exclues début 1999 du collège de Flers, dans l'Orne (Ouest de la France) après avoir refusé d'enlever leur foulard islamique en cours d'éducation physique, malgré les demandes répétées du professeur qui jugeait ce port incompatible avec la pratique sportive.

Les adolescentes avaient proposé de remplacer le foulard par un bonnet mais en février, constatant leur absence de participation active aux séances, le conseil de discipline du collège prononça leur exclusion définitive pour non-respect de l'obligation d'assiduité.

Le mois suivant, le recteur de l'académie de Caen confirma cette décision.

En octobre 1999, le tribunal administratif de Caen rejeta les demandes des parents qui réclamaient l'annulation de l'arrêté du recteur, considérant que les adolescentes s'étaient présentées aux cours dans une tenue qui ne permettaient pas leur participation.

Ce jugement avait été confirmé par la Cour administrative d'appel de Nantes pour qui les deux jeunes filles avaient dépassé les limites du droit d'exprimer et de manifester leurs croyances religieuses au sein du collège.

Un ultime recours devant le Conseil d'Etat avait également été rejeté.

26 novembre 2008

Le mystère du piano retrouvé au fond des bois

Harwich, Massachusetts, États-Unis - La police se heurte à un curieux mystère, ne parvenant pas à déterminer qui a abandonné un piano en parfait état au beau milieu des bois. Et pourquoi.

Le Steinway, qui se trouvait dans les bois de Bells Neck, était parfaitement accordé et en état de fonctionnement, accompagné d'une banquette assortie comme s'il avait récemment servi. Il a été découvert samedi dernier par une promeneuse marchant le long d'un sentier à l'intérieur d'une zone protégée de la forêt.

La police se demande comment un instrument de musique aussi lourd a pu être transporté dans un endroit aussi reculé. Il a en effet fallu plus d'une demi-douzaine d'officiers de police pour le charger dans un camion afin de le ramener à la civilisation.Une enquête a été ouverte.


La seule explication possible est qu'un OVNI piloté par un ET expérimenté à téléporté le piano en question directement dans la forêt. Il est bien impossible qu'un camion puisse entrer en forêt pour y déposer un piano à l'insu de tous. L'équivalent US du GEPAN est sur le coup. On peut donc espérer une réponse dans deux ou trois siècles, si le Pentagone ne s'oppose pas à sa diffusion, pour pouvoir bénéficier seul de la technologie de téléportation des ET.

Morts du sida en Afrique du Sud: la politique de santé en question

AFP

L'incapacité des autorités sud-africaines à fournir aux patients souffrant du virus VIH les médicaments adaptés a causé la mort de 365.000 personnes entre 2000 et 2005, selon une récente étude de l'université Harvard.
Selon des chercheurs de l'école de santé publique de Harvard (HSPH), le gouvernement sud-africain aurait pu empêcher ces décès s'il avait fourni des antirétroviraux aux patients ainsi que des médicaments pour les femmes enceintes, afin qu'elles ne transmettent pas le VIH à leurs enfants.

L'étude, publiée en ligne en octobre et reprise cette semaine par le Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes, conclut à la responsabilité directe dans ces centaines de milliers de décès du gouvernement du président Thabo Mbeki (1999-2008), fortement critiqué pour son refus d'appliquer des réponses scientifiques au virus du sida.

"Beaucoup de vies ont été perdues par suite de l'incapacité à accepter l'utilisation de (médicaments antirétroviraux) pour prévenir et traiter la survenue du VIH-sida en temps utile", selon ces chercheurs.

La ministre de la Santé de Thabo Mbeki, Manto Thsabalala-Msimang, a été largement discréditée pour avoir proposé de traiter le virus à l'aide de jus de citron, d'huile d'olive, d'ail et de betteraves.

L'Afrique du Sud est le pays comptant le plus grand nombre de séropositifs au monde, avec plus de 5,5 des 48 millions d'habitants porteurs du virus.

Les chercheurs de Harvard ont établi que le pays avait perdu un total de 3,8 millions d'années de vie par suite des décès de 330.000 adultes qui n'ont pas bénéficié des traitements adéquats et de 35.000 bébés nés avec le HIV et qui n'ont pas survécu.

Pour leur modélisation, ils ont comparé l'Afrique du Sud avec le Botswana et la Namibie voisins, qui souffrent également de l'épidémie mais ont mis en place une politique de traitement adaptée.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 33 millions de personnes sont infectées par le virus du VIH-sida à travers le monde, et environ 2 millions en sont mortes en 2007.


Sens Commun a dénoncé depuis des années les croyances stupides de la ministre de la santé d'Afrique du Sud, qui reprend plus ou moins les théories du soi-disant Dr Rath et de ses boutiques de vitamines, ainsi que la passivité de l'ex-président Mbeki. Le nouveau devra éponger les dégâts humains et économiques.

23 novembre 2008

Brain exercises are 'waste of time'

Paul Kelbie
The Observer

Professor says that nobody should be fooled by 'dangerous' myths about boosting creativity.

Brain exercises, such as those taught to thousands of schoolchildren or advertised on television to adults as a way to prevent dementia, are a waste of time and money, a neuroscientist has claimed.

An award-winning Scottish professor says measures such as breathing through the left nostril, drinking water to increase oxygen supply to the brain, drinking red wine to fend off dementia or listening to classical music to boost performance are little more than myths. Sergio Della Sala has done more than 20 years' research on the brain.

The Professor of Human Cognitive Neuroscience at the University of Edinburgh will next month attempt to expose many of the most common myths in a speech at the university's inaugural Christmas Lecture, when he will become the first recipient of the Tam Dalyell Prize for Excellence in Engaging the Public with Science.

'There are all kinds of myths that surround the brain. Some are passed on in good faith, some are funny and have been made up by pranksters, while others are designed with commercial reasons in mind - these are the most dangerous,' said Della Sala.

He is especially critical of exercises taught to children, which he claims have no bearing on how the brain works and won't improve students' performance.

'Despite how ridiculous many of these exercises are, this is no laughing matter,' argued Della Sala. 'Some of the exercises are so simplistic you wonder whether we have lost our capacity for critical thinking when it comes to education. One of the exercises involves asking kids to breathe through the left nostril so that the air goes up into the right hemisphere and stimulates the right side of the brain to make the kid more creative,' he said.

'A tiny problem in this thinking is that air goes down to the lungs rather than up to the brain. So I think it is safe to say that you can't stimulate the right side of your brain by breathing through your nostril. Besides the idea that the right side of the brain is the creative side is utter nonsense.'

While the brain does have two hemispheres that do different things, the professor said there was no scientific reason to believe that one side is more creative than the other.

He said another popular misconception that had become accepted as fact was that the drinking of water stimulates the brain by allowing it to absorb more oxygen.

'Luckily enough, water never goes up into the brain because if it did we would die,' said Della Sala. 'As for classical music making you cleverer, there is no evidence, and yet it has become a fact in the minds of people.' The professor says his aim is to encourage the public to hold up false statements to proper scrutiny.

'There are advertisements for games which claim they can make your brain perform like a younger person's or you can prevent dementia by gulping down gallons of red wine. Unfortunately these quick fixes just aren't true.

'Another typical myth is that we only use 10 per cent of our brains. Logically that means we can afford to lose the other 90 per cent, but if that was true people who suffer a stroke or head injury wouldn't have any problems. We send teachers on courses to find out how to teach preposterous exercises to children based on flim-flam evidence at a cost of thousands of pounds.

'A lot of these myths take a little bit of science to the extreme, so that the logic disappears. Sometimes this happens in good faith, sometimes it's for fun, and sometimes it's because people make money. Neuroscience has become a popular way for people to make wild irrational claims, and I'm looking to have a go back at these lies.'

22 novembre 2008

When it comes to a cold, you might as well try goat entrails

Ben Goldacre, Bad Science
The Guardian

I have a cold (and they're worse than you remember when you're well). Throughout the nation, homeopaths and self-declared nutrition therapists are celebrating. More importantly, I know that there is almost nothing I can do, except sit it out, and wait. Vitamin C will shave a few hours off it, at high doses, like 7g a day, which I can happily live without.

Although literally anything I try will appear, to me, to work: because unless I'm seroconverting with HIV (not that I'm prone to hypochondria) I will get better anyway. This is the natural history of the illness, and it's true with most things. When your back pain is at its worst and you visit your doctor - or your friendly local spoonbender - it's bound to get better, because these things come in cycles, or as statisticians say, they "regress to the mean". You can look at regression to the mean mathematically, if you like. On Bruce Forsyth's Play Your Cards Right, when Brucey puts a three on the board, the audience all shout: "Higher!" because they know the odds are that the next card is going to be higher than a three. "Do you want to go higher or lower than a jack? Higher?" "Lower!"

So I could take homeopathy. Or I could, equally stupidly, harass my GP for antibiotics, even though they are ineffective in treating a viral cold.

In one study, prescribing antibiotics rather than giving advice on self-management for sore throat resulted in an increased overall workload through repeat attendance. If a GP prescribed antibiotics for sore throat to 100 fewer patients each year, they calculated: 33 fewer would believe that antibiotics were effective, 25 fewer would intend to consult with the problem in the future, and 10 fewer would come back within the next year.

If you were an alternative therapist, or a drug salesman, you could turn those figures on their head and use them as a blueprint to drum up more trade: because we are all prone to see patterns where there is none, and more than that, to believing that our actions have results. This was demonstrated in a chilling experiment several decades ago. Subjects were recruited to play the role of a teacher trying to make a child arrive on time for school at 8.30am. They sat at a computer, on which it appeared that each day, for 15 consecutive days, a child would arrive at some time between 8.20 and 8.40.

Since this was a psychology experiment, the subjects were lied to: they did not know that the arrival times were entirely random, and predetermined before the experiment began.

Nevertheless, participants thoughtfully deployed punishments for lateness, and rewards for punctuality.

When they were asked at the end to rate their strategy, 70% concluded that reprimand was more effective than reward in producing punctuality from the child. It's a touching testament to their own beliefs about the world.

These people were convinced that their actions had an impact on the punctuality of the child, even though the arrival time was entirely random. The joy is, you have no way of knowing how many areas of your life this experiment might be relevant to. Now I'm going to dangle some goat entrails around my neck and get chanting.

17 novembre 2008

Vitamins do not reduce cancer risk, says study

James Randerson, science correspondent (The Guardian)

Taking vitamin A and E supplements does not lower your risk of cancer, according to the results of a large clinical trial involving nearly 15,000 men in the US.

Both vitamins are powerful antioxidants - substances that can tackle harmful byproducts of the body's metabolism which can cause DNA damage and hence trigger cancer. However, the study shows that taking the vitamins in supplement form has no effect at all on cancer.

"There have been a number of previous studies that have suggested that vitamin E and vitamin C might be important in the prevention of cancer," said Dr Howard Sesso, an epidemiologist at Brigham and Women's hospital in Boston, Massachusetts. These were mostly small lab studies or research on animals. But a 1998 study of men in Finland suggested that vitamin E supplements reduced prostate cancer cases by 32% and deaths by 41%.

"The lack of an effect that we observe for vitamin E or C on cancer does convince us that these particular doses that we tested really have no role for recommendation for cancer prevention," said Sesso.

His team recruited 14,641 male doctors and assigned them to four groups which took a different combination of the supplements or their placebos. The team looked at the number of deaths from cancer and found no statistical differences.

Sesso reported the results of the Physicians Health Study II trial at the American Association for Cancer Research's meeting in Prince George's county, Maryland.

Ed Yong, health information manager at Cancer Research UK, said there was growing evidence vitamin supplements did not prevent the risk of cancer. He said having a healthy diet was more important.


Voilà qui déplaira aux adeptes des théories de Linus Pauling, qui prétendait que des mégadoses de vitamine C permettait de lutter contre le cancer. Ces théories ont influencées des générations de parents éblouis par l'autorité du Prix Nobel de Chimie dans un domaine où il n'avait pas d'expertise. Il n'existe plus grand monde pour soutenir ces théories aujourd'hui, sauf les adeptes de la pseudo-médecine "orthomoléculaire", tels Matthias Rath et son lucratif business de cocktails vitaminés pour malades du tiers-monde.

12 novembre 2008

Le visage de Barack Obama sur un toast vendu sur eBay

New Jersey, Etats-Unis - Après la Vierge Marie et Jésus, c'est le visage de Barack Obama qui serait apparu sur une tranche de pain grillé. Son propriétaire ne l'a pas mangée et s'est empressé de la mettre en vente sur eBay.

Le vendeur a accompagné les photos du texte suivant : "Barack Obama est miraculeusement apparu sur une tranche de pain que je préparais pour mon petit déjeuner. C'est un objet exceptionnel pour célébrer la victoire du nouveau président des Etats-Unis."

Il a tenu à préciser que "cet objet est une tranche de Wonder Bread qui a été grillée. Rien n'a été ajouté au pain - ni beurre ni huile."

Le "Hope Toast" (le "toast de l'espoir" comme l'a surnommé le vendeur) connaît un certain succès parmi les fans du président américain : 17 enchérisseurs sont parvenus à en faire multiplier le prix par dix, passant de 20 à 200 dollars.

Et il n'a sans doute pas fini de grimper : les enchères seront closes demain un peu avant 16h30.


A quand les toasters spécialisés pour reproduire l'image de Bouddha, de Jésus, des sourates du Coran, etc., pour les croyants appropriés ? Pour beaucoup moins cher que sur eBay !.

11 novembre 2008

Les prétendus poils de yéti rapportés d'Inde appartiennent en fait à une chèvre

États-Unis - Il y a quelques mois, un journaliste de la BBC rapportait d'Inde deux poils censés appartenir au yéti. Après leur analyse ADN, les scientifiques américains ont aujourd'hui écarté la thèse selon laquelle ces poils appartiendraient à "l'abominable homme des neiges".

Les prétendus poils de yéti rapportés d'Inde appartiennent en fait à une chèvre. Naemorhedus goral ou plus communément, goral de l'Himalaya, tel est le nom de l'espèce à laquelle appartiennent les deux poils mystérieux.

Après une première analyse effectuée par les scientifiques du museum d'histoire naturelle d'Oxford, qui avait conclu que ces phanères n'appartenaient à aucun primate connu, les deux échantillons avaient été expédiés aux États-Unis pour y subir une analyse ADN.

Les résultats de ces tests sont désormais connus et écartent encore une fois la thèse du yéti. Les scientifiques se "consolent" car le goral de l'Himalaya, un proche parent de la chèvre et du chamois, est peu connu et ces tests ont permis de cerner avec plus de précision son aire de répartition.


Illustration pour les découvreurs de Yéti du fait qu'il vaut mieux parfois la fermer et passer pour un idiot que l'ouvrir et ne laisser aucun doute sur le sujet.

Népal: le "Petit Bouddha" réapparaît de nouveau devant 10.000 disciples

AFP

Un jeune Népalais, présenté depuis mai 2005 par ses adorateurs comme la réincarnation de Bouddha, est réapparu dans le sud du pays après un an et demi de disparition et a prêché devant 10.000 disciples, ont rapporté mardi la police et des témoins.

Ram Bahadur Bomjam, âgé de 18 ans, avait fait sensation pour la première fois il y a trois ans et demi pour avoir paraît-il réussi à vivre six mois sans boire, ni manger, ni dormir.

Surnommé le "Petit Bouddha", le jeune homme disparaît mystérieusement et refait surface régulièrement au Népal où on le voit méditer en lotus sous un figuier banian comme le fit il y a plus de 2.500 ans le fondateur du bouddhisme, Siddhartha Gautama, auquel fut ensuite conféré le titre de "Bouddha" ("l'éveillé").

Cette fois, Bomjam s'était officiellement retiré en mars 2007 dans une cachette souterraine pour méditer sans boire, ni dormir, ni manger, affirment ses fidèles.

Lundi, le jeune homme est réapparu pour délivrer ses enseignements bouddhiques et devrait le faire jusqu'au 18 novembre, a déclaré un policier du département de Bara à 100 km au sud de Katmandou, la capitale népalaise. "La jungle où il vit est devenue un lieu de fête et près de 10.000 personnes sont venues le voir", a t-il ajouté.

Là, des milliers de dollars ont surtout été collectés auprès des visiteurs, de quoi relancer les rumeurs de canular et d'arnaque qui circulent autour de cet "événement" depuis 2005.

Ainsi, Bomjam avait été filmé par un journaliste français, en train de manger alors qu'il était censé jeûner. Un correspondant de l'AFP l'avait aussi aperçu assoupi alors qu'on le disait en pleine méditation.

Le Népal, dont le village méridional Lumbini est le lieu de naissance de Bouddha, compte 80% d'hindouistes et 10% de bouddhistes.

06 novembre 2008

Gélules amaigrissantes « Best life » : n'y touchez surtout pas !

Destination Santé

Vendues illégalement en France, les gélules « Best life » ont été à l'origine du décès d'une jeune femme en Seine-Saint-Denis. Il s'agit en fait, d'un cocktail mortel !

Après analyses, l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de santé (AFSSaPS) révèle entre autres, la présence de phénolphtaléine, une substance toxique interdite depuis 1999…

Les gélules en question renferment également de la sibutramine, « un principe actif contenu dans un médicament soumis à prescription médicale et nécessitant un suivi régulier des patients » précise l'AFSSaPS dans un communiqué. Et ce « en raison du risque de survenue d'effets indésirables cardiovasculaires » ! Un principe actif surtout, dont l'AFSSaPS a interdit dès 2007 qu'il soit incorporé aux préparations magistrales.

Les autorités sanitaires mettent donc en garde les consommateurs contre « les risques pour la santé de ce produit vendu sous le nom de « Best life ». Les personnes qui en auraient absorbé doivent consulter rapidement leur médecin pour un examen de contrôle ». Rappelons que ce produit est commercialisé en dehors du circuit pharmaceutique. Ce qui est en soi, une excellente raison de l'éviter. Un médicament, ce n'est pas un produit comme les autres. Il ne s'achète qu'en pharmacie, et uniquement en pharmacie, et jamais sur Internet ou à un vendeur à la sauvette …

Source : AFSSaPS


Sage conseil, vu la profusion de produits-miracles proposés sur Internet par les génies méconnus de la pseudo-médecine et leurs émules.

28 octobre 2008

A l'inverse du titre de médecin, le terme de médecine n'est pas protégé


Si ne peut se dire médecin qui veut, le terme de médecine, qu'elle soit douce, chinoise ou alternative, peut être utilisé beaucoup plus librement, a reconnu récemment la Cour de cassation.

L'affaire trouve son origine dans une décision du conseil départemental de l'Ordre des médecins de Moselle. Celui-ci avait invité un praticien exerçant la médecine chinoise à cesser d'utiliser le titre de médecin et à exercer son activité sous une autre dénomination.

En mai 2007, la cour d'appel de Metz avait formalisé la chose et interdit à ce praticien d'utiliser le terme même de "médecine", considérant qu'il était protégé par les dispositions du code de la santé publique relatives à l'exercice illégal de la médecine.

Dans un arrêt rendu le 16 octobre, la 1ère chambre civile de la Cour de cassation a annulé en partie cette décision, confirmant l'interdiction de l'usage du terme "médecin", mais autorisant celui de "médecine".

En effet, ont rappelé les magistrats, "le terme de médecine, à l'inverse du titre de médecin, n'est pas protégé".

Le dossier a été renvoyé devant la cour d'appel de Reims qui devra de nouveau statuer, conformément à l'interprétation de la Cour de cassation.


Raison pour laquelle n'importe quel charlatanisme peut se cacher sous le terme de "médecine".

27 octobre 2008

Moins de douleur pour les croyants

(Agence Science-Presse) - Chaque année aux Philippines, des hommes sont crucifiés de plein gré le Vendredi saint pour commémorer la passion du Christ. Plusieurs études scientifiques ont démontré que la foi diminue la sensibilité à la douleur lors de telles expériences, mais les mécanismes qui sous-tendent ce phénomène restaient peu clairs jusqu’à aujourd’hui.

Pour la première fois, des scientifiques de l’Université d’Oxford expliquent dans le journal Pain que la perception de la douleur lors d’une expérience religieuse est reliée à l’activation du cortex ventrolatéral préfontal droit. Cette aire du cerveau joue un rôle dans la régulation de la douleur en associant des émotions et un sens positif aux évènements rendant ainsi la souffrance plus supportable.

Pour en arriver à ces conclusions, l’équipe de chercheurs a exposé 12 catholiques pratiquants et 12 athées à des décharges électriques alors qu’on leur présentait des images religieuses ou laïques. Les images choisies étaient esthétiquement similaires et la sensibilité des patients à la douleur identique. L’enregistrement par imagerie par résonance magnétique de l’activité cérébrale des participants n’a démontré une activation du cortex que chez les croyants à qui l’on présentait une image religieuse. Ils exprimaient également des commentaires d’apaisement et de tranquillité en présence de l’icône sacrée.

Les chercheurs indiquent néanmoins que d’autres images agréables peuvent affecter la perception de la douleur. Cette découverte, qui montre comment le cerveau et les émotions peuvent influer sur le bien-être physique, pourrait donner lieu à de nouveaux traitements des douleurs chroniques en induisant un état émotionnel proche de celui produit lors d’une expérience religieuse.

25 octobre 2008

Santé - Seuls un tiers des ostéopathes français seraient compétents

Audrey Dreillard
Edition France Soir du samedi 25 octobre 2008 n°19937 page


Selon un rapport remis aux pouvoirs publics, deux personnes sur trois qui exercent des actes d’ostéopathie ne seraient pas aptes à le faire.
C’est la Chambre nationale des ostéopathes qui a tiré la sonnette d’alarme, information révélée par Europe 1 : dans un rapport remis vendredi à Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, ce syndicat montre que deux tiers des personnes qui se disent en France « ostéopathes », ou qui effectuent des manipulations, n’auraient pas suivi le nombre d’heures de formation prévues par la loi. Longtemps considérée comme une pratique alternative, l’ostéopathie n’a réellement été reconnue que très récemment. Les décrets de mars 2007 imposent ainsi un minimum de 2.660 heures de formation pour les étudiants post-bac, tandis que les personnes qui possèdent déjà un diplôme de santé, comme les kinésithérapeutes, doivent suivre au minimum 1.225 heures de formation pour prétendre au titre d’ostéopathe.

Pour Guy Roulier, de la Chambre nationale des ostéopathes, à l’origine du rapport, cette enquête vise à dénoncer certains professionnels qui manipulent des patients alors même que l’insuffisance de leur formation ne leur permet pas d’accéder au titre d’ostéopathe. Un comportement qui peut mettre la santé des patients en jeux. « Il s’agit de garantir la qualité des soins, et de mettre en garde le patient, qui doit être en mesure de savoir à qui il a à faire », explique-t-il, interrogé par France-Soir.

Fraude à l’assurance maladie

La Chambre nationale des ostéopathes souhaite également attirer l’attention du ministère sur un système de fraude à l’assurance maladie. « Une partie de ces praticiens fait des manipulations sous couvert d’actes médicaux, et permet ainsi à leurs patients d’être remboursés par la Sécurité sociale, alors que l’ostéopathie n’est normalement pas remboursée », souligne Guy Roulier, qui estime à au moins 600 millions d’euros le montant de cette fraude.

Comment donc, être sûr de s’adresser à un praticien compétent ? Pour Dominique Blanc, président de l’Union fédérale des ostéopathes, il faut d’abord se tourner vers un ostéopathe exclusif, c’est-à-dire qui consacre 100 % de son temps à cette activité. Par ailleurs, « au moins 4.300 heures de formation nous semblent nécessaires. C’est d’ailleurs le minimum requis pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par la Fédération européenne d’ostéopathie. Les praticiens qui n’ont reçu que 2.660 heures d’apprentissage font essentiellement du musculo-squelettique, tandis les volets crânien et viscéral sont nécessaires pour bénéficier d’un cursus complet », souligne Dominique Blanc. Une exigence d’ailleurs partagée par Jean Fancello, président du Syndicat national des ostéopathes de France, une des nombreuses organisations professionnels de cette discipline.


Donc les ostéopathes eux-mêmes reconnaissent que deux sur trois sont incompétents, sans bien sûr inclure le fait qu'aucune théorie scientifique n'arrive à justifier leur pratique. En tout, disons qu'il y aurait environ une chance sur dix pour qu'une séance d'ostéopathie soit suivie du moindre effet réel. A peu près autant qu'une autre thérapie gratuite pour la Sécu: l'effet placebo.

21 octobre 2008

Des Japonais disent avoir trouvé des empreintes du Yéti au Népal

Des alpinistes japonais de retour d'une mission dans l'ouest du Népal affirment avoir trouvé des traces de pas appartenant selon eux à l'abominable homme des neiges, ou Yéti.

"Nous avons vu trois empreintes ressemblant à celles d'un homme", a raconté Kuniaki Yagihara, membre du Yeti Project Japan, rentré à Katmandou avec des photographies de ces traces de pas.

"Nous savons à quoi ressemblent les empreintes d'ours, de chamois ou de chèvre et ça n'était aucune de celles-là", a ajouté Yagihara. "Nous pensons qu'il s'agit de celles du Yéti."

Ces empreintes ont été repérées à 4.800 mètres d'altitude, a précisé cet homme qui a parcouru la chaîne du Dhaulagiri pendant six semaines avec son équipe.

Les alpinistes, qui étaient équipés pour leur mission de longue-vue, de caméras et de télescopes, ont cependant concédé ne pas avoir aperçu ni photographié le Yéti.

Cette créature, dont l'existence est largement contestée par les scientifiques, vivrait dans les régions himalayennes du Népal.

Les sherpas himalayens entretiennent la légende de cette bête sauvage à poil long, à la poursuite de laquelle de nombreux aventuriers, dont Sir Edmund Hillary, premier homme à gravir l'Everest, se sont lancés sans succès.

Gopal Sharma, version française Grégory Blachier


Bref, ces alpinistes ont vu des traces et comme elles ne correspondent pas à celles qu'ils connaissent déjà, ça ne peut être que le mythologique Yéti. Bon sang, mais c'est bien sûr !

17 octobre 2008

Une naturopathe accusée d'homicide involontaire

Marilou Séguin
Le Journal de Montréal

Une naturopathe montréalaise sera accusée d'homicide involontaire aujourd'hui à la suite du décès d'un octogénaire au lendemain d'une consultation.
Mitra Javanmardi, 50 ans, pratique l'homéopathie et la naturopathie dans un bureau du Centre de santé Westmount, boulevard De Maisonneuve Ouest.
Sur son message téléphonique d'accueil, toujours actif hier soir, elle utilise les termes docteur et médecin.

Mort suspecte

En juin dernier, un homme de 84 ans a consulté Mme Javanmardi et est mort d'un arrêt cardiaque le lendemain de la visite.
Sa mort avait dès lors été considérée comme suspecte.
Une autopsie et des analyses ont mené les autorités à accuser aujourd'hui la naturopathe de la victime.
Dans les années 1980, Mme Javanmardi a eu des démêlés avec la justice en vertu de l'article 188 du Code des professions sur les titres réservés.
Il s'agit du 17e homicide de l'année.


Les naturopathes ont souvent la désagréable habitude de recommander l'arrêt des traitements médicaux à leurs clients, en plus de se prévaloir de diplômes sans valeur scientifique ni médicale. Sans préjuger de ce cas d'espèce, le principe de précaution devrait s'appliquer à plein, concernant cette discipline.

16 octobre 2008

La crise financière mondiale était inscrite dans les astres

Pour l'astrologue-financier indien Raj Kumar Sharma, la déconfiture financière mondiale était inscrite dans les astres. C'est même le combat entre Saturne et le Lion qui a précipité la faillite de la banque américaine Lehman Brothers.

Depuis Bombay, la capitale économique de l'Inde, M. Sharma s'est bâti une jolie réputation en prédisant les évolutions des indices boursiers de New York, Londres ou Tokyo en fonction de l'alignement des planètes.

Et n'allez pas chercher d'explications rationnelles à la crise bancaire internationale, assène le devin de 48 ans: "Le Lion est le signe zodiacal du Soleil et le Soleil symbolise le père dans l'astrologie indienne", explique doctement M. Sharma.

"Mais le fils du Soleil, Saturne, ne s'entend pas avec son père. Dès qu'ils sont en contact, ils se chamaillent et mettent les marchés en péril", poursuit-il.

A la fin avril, Saturne est rejoint dans la constellation du Lion par Ketu, une "planète fantôme" de la mythologie hindoue représentant l'échec et le manque de richesses. Saturne et Ketu s'affrontent alors comme des "dragons" et M. Sharma voit poindre la bourrasque financière. Fin juin, l'arrivée de "Mars en Lion", selon l'expression des astrologues, attise les flammes de la déroute qui s'annonce sur les marchés financiers.

Mais la première grande victime bancaire tombe en septembre lorsque Saturne retrouve le Lion." C'est pour cela que Lehman Brothers a dégringolé", assure M. Sharma, à propos de la banque d'affaires américaine qui a fait faillite il y a un mois.
L'astrologie védique sert à presque tout en Inde: du choix du prénom d'un nouveau-né aux décisions de déménager ou d'ouvrir un bureau.

"Nous, les astrologues indiens, pensons que tout est influencé par l'énergie cosmique et les étoiles", rappelle M. Sharma, qui fournit depuis 16 ans des horoscopes aux opérateurs boursiers de Bombay. "Vous ne pouvez pas échapper au froid de la Lune ou à la chaleur du Soleil. Vous ne pouvez donc pas échapper à l'influence de Jupiter, Saturne, Mercure ou Vénus", avance-t-il.
Christopher Kevill, rédacteur d'une chronique sur l'astrologie financière dans le journal indien Daily News and Analysis croit aussi aux liens très forts entre le positionnement des planètes et les aléas des Bourses.

"Les gens ont des horoscopes. Les entreprises et les actions boursières aussi", a-t-il répondu par courriel depuis Toronto au Canada.

Et la tourmente boursière actuelle se lisait dans les astres, confirme-t-il.
"Par exemple, lorsque Saturne est à 150 degrés d'une autre planète, nous sommes dans un état d'incertitude voire de crainte", dit-il.

Les deux astro-financiers sont bien pessimistes pour l'avenir.

"Le rebond des Bourses va faire long feu et les marchés vont replonger", pronostique M. Kevill. "La crise va continuer pendant deux ou trois ans", prédit même M. Sharma. "D'ici à 2010, je vois les marchés 50% plus bas que leurs niveaux actuels", renchérit son confrère.


Il en fallait un, le voila ! On l'attendait plutôt du côté de l'astrologue suisse, il est indien. En tout cas, attendons-nous à ce que toutes les pseudosciences ésotériques y aillent de leur petite explication a postériori, car une prédiction précise eut été beaucoup plus aléatoire. En tout étant de cause, et pour paraphraser Voltaire "un astrologue ne saurait toujours se tromper", car où que ce soit dans le monde, il y aura toujours, quelque-part, une "crise" à prévoir.

Une étude conclut que le Wi-Fi n’est pas dangereux pour la santé

Canoë
Yvon Laporte

Les ondes Wi-Fi que l’on retrouve pratiquement partout et qui permettent aux gens de se brancher au Net sans fil sont-elles dangereuses pour la santé? Toutes sortes d’histoires d’horreur ont été écrites sur le sujet; dans certaines villes américaines, ces bornes ont même carrément été interdites dans les lieux publics.

Dans des bibliothèques de France, le gouvernement les a retirées puisque des employés se plaignaient de nausées et d’étourdissements. Or, au cours des dernières semaines, ces bornes ont été réinstallées.

Un document intitulé Études des risques du Wi-Fi pour la santé révèle que pour le moment, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, puisque ces ondes sont très semblables à celles d’un appareil radio ou d’un téléviseur. Selon un organisme de santé britannique, il faudrait s’asseoir au moins un an à côté d’une borne Wi-Fi pour recevoir la même quantité d’ondes radioélectriques qu’avec un cellulaire, pendant 20 minutes!

Des tests réalisés en France et publiés le mois dernier révèlent des niveaux d’ondes entre 80 et 400 fois inférieurs aux différents seuils règlementaires. De plus, les employés qui ont signalé des malaises ont tous été examinés par des médecins: aucun ne souffre de quoi que ce soit.

Ce débat rejoint inévitablement celui qui a cours sur les dangers des cellulaires.

Jusqu’à présent, la plupart des études sérieuses indiquent qu’il n’y a pas de problèmes, même si les plus grands spécialistes affirment qu’il faut prendre quelques mesures de sécurité élémentaires.

Récemment, trois neurochirurgiens étaient interviewés à la télévision américaine sur les relations entre le cellulaire et le cancer du cerveau ; les trois hommes ont tous affirmé qu’ils utilisaient eux-mêmes des cellulaires, mais sans nécessairement les coller sur leur oreille; deux d’entre ont affirmé utiliser une oreillette (de style Bluetooth) alors que l’autre a expliqué qu’il se servait du petit haut-parleur intégré.


Encore une fois, personne n'a jamais été capable de détecter les ondes électromagnétiques, consciemment, inconsciemment ou par effet secondaire, à ces niveaux ultra-faibles. Mais l'auto-suggestion a manifestement des effets 'hystériques'.

09 octobre 2008

Alerte au ginseng en Chine après la mort de trois personnes

PEKIN (Reuters) - La Chine a rappelé deux lots de ginseng après la mort de trois personnes qui en avaient consommé, rapporte jeudi l'agence de presse Chine nouvelle.

Les pilules, produites à partir de racines de ginseng récolté en Sibérie, ont provoqué de violentes réactions chez six habitants du Yunnan, dans le sud de la Chine. Trois d'entre elles sont mortes lundi à l'hôpital.

Le rappel des produits a commencé le lendemain et un responsable de la province du Heilongjiang, où sont fabriquées ces pilules censées redonner vitalité et énergie, a assuré que les lots incriminés avaient été identifiés.

Cette affaire fait suite à celle du lait contaminé à la mélamine, substance chimique responsable de la mort de quatre nourrissons. Près de 10.700 enfants chinois sont toujours hospitalisés pour avoir bu du lait toxique.

Emma Graham-Harrison, version française Eric Faye

Rappelons une fois de plus que les produits dits "naturels" peuvent avoir des effets secondaires non-négligeables, même s'il s'agit probablement ici d'un autre type de problème.

25 septembre 2008

Mind your phone

The Economist

Sham radiation can cause real pain

WHETHER mobile phones can cause cancer remains moot (see article[1]). But they are also accused by some of causing pain. A growing number of people around the world claim to be "electrosensitive", in other words physically responsive to the electromagnetic fields that surround phones and the other electronic devices that clutter the modern world. Indeed, at least one country, Sweden, has recognised such sensitivity as a disability, and will pay for the dwellings of sufferers to be screened from the world's electronic smog.

The problem is that, time and again, studies of those claiming to be electrosensitive show their ability to determine whether they are being exposed to a real electric field or a sham one is no better than chance. So, unless they are lying about their symptoms, the cause of those symptoms needs to be sought elsewhere.

Michael Landgrebe and Ulrich Frick, of the University of Regensburg, in Germany, think that the "elsewhere" in question is in the brain and, in a paper presented recently to the Royal Society in London, they describe an experiment which, they think, proves their point.

Dr Landgrebe and Dr Frick used a body scanner called a functional magnetic-resonance imager to see how people's brains react to two different kinds of stimulus. Thirty participants, half of whom described themselves as electrosensitive, were put in the imager and told that they would undergo a series of trials in which they would be exposed either to an active mobile phone or to a heating device called a thermode, whose temperature would be varied between the trials. The
thermode was real. The mobile phone, however, was a dummy.

The type of stimulus, be it the authentic heat source or the sham electromagnetic radiation, was announced before each exposure and the volunteers were asked to rate its unpleasantness on a five-point scale. In the case of heat, the two groups' descriptions of their experiences were comparable. So, too, was their brain activity. However, when it came to the sham-phone exposure, only the electrosensitives described any sensations--which ranged from prickling to pain. Moreover, they showed neural activity to match. Some of the same bits of their brains lit up as when they were exposed to high temperatures.

This suggests that electrosensitivity, rather than being a response to electromagnetic stimulus, is akin to well-known psychosomatic disorders such as some sorts of tinnitus and chronic pain. A psychosomatic disorder is one in which the symptoms are real, but are induced by cognitive functions such as attitudes, beliefs and expectations rather than by direct external stimuli.

The paradoxical upshot of Dr Landgrebe's and Dr Frick's experiment is that mobile phones do indeed inflict real suffering on some unfortunate individuals. It is just that the electromagnetic radiation they emit has nothing whatsoever to do with it.

[1] http://www.economist.com/displayStory.cfm?story_ID=12295222

L'évidence est maintenant établie par une expérience. Il sera maintenant plus difficile aux croyants anti-ondes de faire valoir leurs illusions en se cachant derrière un principe de précaution mal compris.

19 septembre 2008

Recherche: in Le "miracle" du sang de Saint Janvier se produit à Naples

NAPLES (Reuters) - Les Napolitains ont fêté vendredi dans la rue la liquéfaction du sang de Saint Janvier, un "miracle" qui permettrait à la ville, affirment les croyants, d'être protégée contre les catastrophes naturelles.
(Publicité)

Le sang du saint, martyrisé à Naples au début du IVe siècle, a été conservé selon la légende dans une fiole par une femme. Il est censé se liquéfier deux fois par an : le 19 septembre jour de la Saint Janvier et le premier samedi de mai.

Le cardinal Crescenzio Sepe a annoncé que la liquéfaction avait eu lieu à 09h45 (07h45 GMT) et a montré la fiole devant la cathédrale à la foule, qui a fait éclater des feux d'artifice pour exprimer sa joie.

Pour les scientifiques, le phénomène se produit en raison des éléments chimiques présents dans la fiole dont la viscosité change lorsque le récipient est déplacé ou agité.

Naples a connu plusieurs catastrophes lorsque le sang ne s'est pas liquéfié, la dernière en date étant le tremblement de terre de novembre 1980, qui a fait environ 3.000 morts dans le sud de l'Italie.

Phil Stewart, version française Pascal Liétout

Dans la catégorie des 'miracles' récurrents, la liquéfaction du 'sang' de Saint Janvier est un modèle du genre. Démonté depuis de nombreuses années par scientifiques et zététiciens, il continue néanmoins d'attirer les foules de crédules.

17 septembre 2008

Une plainte au pénal vise Bouygues Telecom

NOUVELOBS.COM

Une famille de Chevreuse, dans les Yvelines, lie les problèmes de santé de deux jeunes filles à la présence, non loin de la maison, d'une antenne-relais de téléphonie mobile. Elle a porté plainte.

Pour la première fois en France, une plainte au pénal (lire les principaux extraits de la plainte) a été déposée, mercredi 17 septembre dans l'après-midi, au Tribunal de Grande Instance de Paris, visant directement un opérateur de téléphonie mobile, pour "administration de substance nuisible".
L'antenne-relais placée par Bouygues Telecom dans le quartier du Rhodon, à Chevreuse (Yvelines), serait responsable de la dégradation de l'état de santé de Caroline et Juliette Roeland, deux jumelles de 17 ans, selon la famille. "Pour la première fois, nous avons un certificat médical qui lie des problèmes de santé à la présence d'une antenne de téléphonie mobile", explique Me Richard Forget, avocat de la famille Roeland.
Daté du 28 novembre 2006, le premier certificat, qui concerne Juliette, affirme que "les troubles cardiaques que présente (la jeune fille) sont susceptibles d'être en rapport avec la promiscuité d'une antenne de téléphonie mobile – ou aggravés par cette promiscuité". Le second certificat, rédigé le 29 mai 2007, établit que "les troubles présentés par mademoiselle Caroline Roeland sont susceptibles d'être accentués voire provoqués par la présence de champs magnétiques à proximité d'antennes-relais".
La famille n'est pas seule dans son combat d'ailleurs, une bonne partie du quartier du Rhodon s'était mobilisé dès 2000, une fois connu le projet de Bouygues d'implanter une antenne-relais sur une tourelle située dans le jardin d'un particulier. Las. Malgré l'opposition du maire lui-même, l'antenne a commencé à émettre en 2003.
C'est là que les problèmes sont apparus. Les deux jeunes filles ont commencé par faire de la tachycardie, leur rythme cardiaque affichant entre 120 et 130 battements par minute au repos. "Mes filles étaient essoufflées ne serait-ce qu'en montant l'escalier", explique la mère de Justine et Caroline. "Nous avons été voir un premier cardiologue, mais la seule solution qu'il nous a proposée, c'était d'administrer des bétablocants à mes filles, sans chercher les causes de leurs troubles. Nous avons donc été voir un deuxième cardiologue. Je me souviens encore: lorsque dans son cabinet, je lui ai expliqué que nous habitions à proximité d'une antenne-relais, il s'est levé, m'a regardé d'un air martial en me disant: 'Ne cherchez plus, nous avons trouvé où était le problème'".

Bouygues Télécom : "Les antennes ne sont pas dangereuses"

Contactée par le Nouvel Observateur, la responsable des relations extérieures de Bouygues Telecom, Florence Curvale, balaie cette possibilité : "Les antennes-relais ne sont pas dangereuses pour la santé des riverains. A ce jour, tous les groupes d’experts consultés par les autorités sanitaires en France comme à l’étranger arrivent aux mêmes conclusions sur les antennes-relais. "Aucune des 200 études menées à ce jour ne démontre un danger du téléphone mobile pour la santé".
Et de citer un aide-mémoire de l'OMS de mai 2006 et un article du ministère de la Santé, selon lequel "l’hypothèse d’un risque pour la santé des populations vivant à proximité de ces stations ne pouvait être retenue".
Par ailleurs, précise Florence Curvale, "dans un souci de transparence, Bouygues Telecom a fait mesurer, par un bureau de contrôle indépendant certifié COFRAC, le champ électromagnétique ambiant à proximité de l’antenne-relais implantée dans le quartier du Rhodon. Les résultats obtenus sont très faibles: 0,31 V/m".

Au grenier

Ce n'est pourtant pas ce que soutient la famille. L'association Robin des Toits, qui lutte contre les dangers du portable et des antennes-relais, a été contactée pour qu'elle vienne faire des relevés dans la maison. "Les deux chambres des filles affichaient des taux de 2,5 à 3 volts/mètre, bizarrement, c'est dans le grenier que les taux étaient les plus faibles". Depuis, Juliette et Caroline dorment dans cette pièce. Mais les symptômes ne se sont pas arrêtés à la tachycardie. "Difficultés d'endormissement, démangeaisons, mâchoire qui se déboite, mes filles vont de plus en plus mal", explique Roselyne Roeland, "même leur système immunitaire est affaibli. Il n'y pas très longtemps, une de mes filles a été piquée par un insecte, c'est toute sa jambe qui s'est infectée".
Depuis la réforme du code de procédure pénale, il n'est plus possible de déposer directement une plainte avec constitution de partie civile. Tout est donc entre les mains du parquet. "Mais dans trois mois, si rien ne se passe, nous nous porterons partie civile", affirme Me Forget, "il y aura au moins une instruction".
"Nous voulons juste que Bouygues déplace son antenne. Nous habitons à proximité d'un bois, Bouygues pourrait y installer son antenne et respecter ainsi les 300 mètres de périmètre de sécurité que nous réclamons", affirme la mère de famille. Mais comme rien n'a bougé depuis cinq ans, elle a décidé de passer à l'offensive car, "maintenant, nous avons très envie que le scandale éclate".

Christophe Gueugneau


N'ayant jamais réussi à faire valoir leurs points de vue auprès des scientifiques, les associations anti-ondes (attaquant aussi bien fours à micro-ondes, Wifi que téléphonie portable, en oubliant la trop banale télévision) passent au volet juridique, comme si la justice pouvait décider de ce qui est causal dans les 'maladies' prétendues. Comme il est peu probable que le parquet poursuive, ces associations se porteront partie civile, sans plus de résultat.
Quel intérêt ont-elles dans ce cas ?
Simplement, le "buzz" engendré par leur action aura le mérite de ne pas leur couter cher en publicité et aura le même effet auprès de ceux qui pensent qu'il n'y a pas de fumée sans feu (si on en parle, c'est qu'il y a quelque chose, hein?). La victoire scientifique et judiciaire leur étant interdite, il ne leur reste que la victoire médiatique et ils s'en contenteraient bien.
Précisons que la personne qui porte plainte n'est pas une 'victime innocente', mais une activiste anti-ondes.

13 septembre 2008

Fall of the doctor who said his vitamins would cure Aids

Sarah Boseley, health editor, The Guardian

Matthias Rath, the vitamin campaigner accused of endangering thousands of lives in South Africa by promoting his pills while denouncing conventional medicines as toxic and dangerous, has dropped a year-long libel action against the Guardian and been ordered to pay costs.

Rath sued over three Guardian articles that condemned his promotional activities among Aids sufferers in South African townships.

A qualified doctor who is thought to have made millions selling nutritional supplements around the globe through his website empire, Rath claimed his pills could reverse the course of Aids and distributed them free in South Africa, where campaigners, who have won a hard-fought battle to persuade the government to roll out free Aids drugs to keep millions alive, believe Rath's activities led to deaths.

The Dr Rath Foundation focuses its promotional activities on eight countries - the US, the UK, Germany, the Netherlands, South Africa, Spain, France and Russia - claiming that his micronutrient products will cure not just Aids, but cancer, heart disease, strokes and other illnesses.

The collapse of the case will have repercussions around the world. International authorities on Aids welcomed the outcome. Prof Brian Gazzard, one of the UK's leading HIV/Aids experts, who advised the Guardian on its case, said he was delighted at the result. "The widespread provision of anti-retrovirals in sub-Saharan Africa is one of the most important public health measures of this century," he said. The confusion caused by suggestions that giving undernourished people vitamins and minerals was an alternative to taking Aids drugs was "extremely harmful".

Mark Wainberg, director of the McGill Aids centre in Montreal, said: "It is clear that he [Rath] has done enormous harm to people with HIV." Rath was linked to the Aids deniers who convinced people, he said, that Aids was not dangerous and that "you can treat yourself with medicines that are a complete waste of time".

John Moore, professor of microbiology and immunobiology at Cornell University in the United States, said: "The promotion of micronutrients and vitamin pills as effective remedies for HIV harms infected people. If they stop taking the anti-retroviral drugs that we are know are effective, their health suffers."

After the high court awarded initial costs of £220,000 to the Guardian, its editor, Alan Rusbridger, said: "We are very glad that Rath has dropped his libel action, doubtless designed to discourage other journalists - in Britain and abroad - from looking too closely at his dubious claims and methods. We will seek to recover the costs of defending our journalism."

The Guardian articles appeared in January and February last year in the Bad Science column written by Ben Goldacre, who said Rath "aggressively sells his message to Aids victims in South Africa that Rath vitamin pills are better than medication".

Goldacre praised Zackie Achmat, founder of the Treatment Action Campaign (TAC) in South Africa, for winning his long-running battle with the government for the distribution of free Aids drugs. This victory, said one of the articles, was deeply damaging to Rath and his colleague Anthony Brink, a barrister and former spokesman for Rath's organisation who actively campaigns against anti-retroviral drugs.

Rath wanted to exclude from the court's consideration part of one of Goldacre's articles, which mentioned Brink's attempt to have Achmat indicted for genocide at the international criminal court in The Hague. In February, Mr Justice Tugendhat ruled that the entire article must be considered. Had the case proceeded, the court would have been presented with details of Brink's complaint to The Hague, which called for Achmat to be permanently confined "in a small white and concrete cage, bright fluorescent light on all the time to keep an eye on him" and force-fed his Aids drugs or, "if he bites, kicks and screams too much, dripped into his arm after he's been restrained on a gurney with cable tied around his ankles, wrists and neck". The complaint was described by the Rath Foundation in January last year as "entirely valid and long overdue".

Rath, who describes himself as German-born though is also listed as Dutch in Companies House documents, began operating in South Africa in 2004.

In a pattern that has been repeated in other countries, he began by running newspaper adverts attacking the pharmaceutical industry and promoting natural remedies for diseases. Eventually he was stopped by the South African advertising standards authority for making unsubstantiated claims about the benefits of vitamins in the treatment of Aids.

In 2005, Rath began to offer his nutritional supplement VitaCell to people with Aids in Khayelitsha, a township outside Cape Town. He claims he was running a trial, that participants were suffering from advanced Aids and that none were on or had been on anti-retroviral drugs. Some died, however, and relatives have given statements claiming that some of them had been on ARVs but were told to stop using them.

In June this year, TAC won a ruling from the high court that the trial was illegal. VitaCell was being promoted as a medicine, the court said, and therefore it needed permission. The court also ruled that the South African government had breached the law by not clamping down on unlicensed remedies. Rath has been given permission to appeal against this ruling.

The Rath Foundation recently expanded its reach into Russia, where Aids has been on the increase. In an advertisement in Izvestia in February, Rath attacked the pharmaceutical industry and suggested that heart attacks, strokes and cancers could be cut to a fraction of the present level through "natural health approaches".

Parmi les nombreux charlatans de la santé, le 'Dr' Rath est un des plus sinistres. Le négationnisme du virus du SIDA est un énorme business comptant sur le désespoir des malades des pays défavorisés pour leur extraire le peu d'argent qu'ils peuvent se permettre de dépenser.

08 septembre 2008

Déontologie de l’information : RFO Guyane mise en demeure

Le Conseil a mis en demeure RFO Guyane à la suite de deux émissions, diffusées les 13 et 14 avril 2008 et consacrées à la naturopathie, dans lesquelles une praticienne a exposé les bienfaits de ses pratiques, notamment pour soigner des maladies graves voire incurables, sans qu’aucune contradiction ne lui ait été apportée. Elle a également communiqué ses coordonnées, ou les a fait communiquer par les animateurs, qui ont fait preuve d’une grande complaisance à l’égard des propos tenus.

De tels faits sont en contradiction avec les articles 1er et 43-11 de la loi du 30 septembre 1986 ainsi qu’avec le décret n° 87-239 du 6 avril 1987 fixant le régime du parrainage et de la publicité pour les radios privées, auquel renvoie l’article 36 du cahier des missions et des charges de RFO.

Le Conseil a également saisi le procureur de la République de ces faits et en a averti le conseil de l’Ordre des médecins.

Quand Jean-Marie Bigard dérape à propos des attentats du 11 septembre

L'humoriste a affirmé vendredi dernier dans l'émission de Laurent Ruquier sur Europe 1 : "On en est absolument sûr et certain maintenant que les deux avions qui se sont écrasés sur la forêt et le Pentagone n'existent pas". Et de poursuivre : "C’est un missile américain qui frappe le Pentagone ! Ils ont tué eux-mêmes des Américains !"

L'humoriste Jean-Marie Bigard a défendu, vendredi 5 septembre, dans l'émission de Laurent Ruquier "On va s'gêner" sur Europe 1, la théorie du complot à propos des attentats du 11 septembre. Alors que les membres de l'émission étaient invités à commenter une phrase de John McCain – qui entend attraper Oussama ben Laden -, Jean-Marie Bigard, un ami personnel de Nicolas Sarkozy, s'est lancé dans un argumentaire sur les attentats de 2001 : " Il est mort depuis longtemps, Ben Laden". L'humoriste poursuit : "On en est absolument sûr et certain maintenant que les deux avions qui se sont écrasés sur la forêt et le Pentagone, n'existent pas. Il n'y a jamais eu d'avion Ces deux avions volent encore. C'est un mensonge absolument énorme". Et de citer Thierry Meyssan (le journaliste français, auteur de "L'effroyable imposture", un livre dans lequel il défendait la thèse du terrorisme intérieur à propos du 11 septembre) "qui avait mis la puce à l'oreille à tout le monde". "On commence à penser sérieusement que ni Al-Qaida ni aucun Ben Laden n’ont été responsables du 11-Septembre", explique-t-il. Nouvelobs.com a tenté à plusieurs reprises de joindre la direction d'Europe 1 qui n'était pas joignable dimanche après-midi 7 septembre.

"Ils ont tué eux-mêmes des Américains !"

Règne alors sur le plateau de l'émission un silence un peu tendu. L'animateur Laurent Ruquier l'interroge : "Vraiment, vous pensez ça ?". L'humoriste élude quelque peu la question en citant des "reportages sur internet plus ou moins bidouillés pour qu'on ne puisse plus entendre le son". Et de conclure en accusant directement le gouvernement américain : "Ils ont intérêt à nous montrer un avion qui frappe les tours… Non ! C’est un missile américain qui frappe le Pentagone ! Ils ont tué eux-mêmes des Américains !"
L'émission "On va s'gêner" est une émission pré-enregistrée. Dimanche 7 septembre en fin d'après-midi, elle était disponible en podcast sur le site d'Europe 1.


Après Marion Cotillard et Jean-Marie Bigard, nous attendons avec impatience l'opinion de Paco Rabanne !

22 août 2008

Le corps du présumé « Bigfoot » retrouvé en Géorgie ne serait qu’un costume de gorille

Par Zigonet - Vendredi 22 août, 13h12

Clayton, Californie, États-Unis - La semaine dernière, deux Américains ont prétendu avoir découvert un cadavre présenté comme celui du Bigfoot. Le prétendu cadavre était prisonnier de la glace et les scientifiques ont dû attendre son dégel avant de constater qu’il ne s’agissait que d’un costume de gorille en caoutchouc.

Les deux hommes, Rick Dyer et Matt Whitton, avaient présenté leur découverte face à un parterre de journalistes vendredi dernier, affirmant avoir retrouvé le légendaire Bigfoot, créature mythique mi-homme mi-singe.

Après plus ample inspection du corps congelé par les chercheurs auxquels il avait été confié, il s’est avéré que le monstre était un faux. Accélérant le processus de décongélation, les experts ont en effet pu constater des anomalies dès le début de leur analyse : une tête jugée trop creuse et surtout des pieds faits de caoutchouc.

Selon le MailOnline, les deux "explorateurs" auraient omis de préciser qu'ils possèdent une compagnie vendant des produits dérivés inspirés de Bigfoot.


Ont-ils retrouvé le costume dans leur congélateur ?.

18 août 2008

Une nouvelle flambée de rougeole aux Pays-Bas

Par Destination Santé

La rougeole n'en finit plus d'envahir l'Europe. C'est au tour des Pays-Bas de subir une flambée épidémique. Les autorités sanitaires bataves ont en effet relevé 36 cas entre la mi-juin et le 25 juillet dernier. La majorité concerne des enfants de 8 ans dont les parents appartiennent à une « communauté anthroposophique » opposée à toute vaccination.

Sur les 36 cas en effet, 31 ont concerné des enfants non-immunisés. « Cette épidémie est la plus importante depuis celle de 1999/2000, au cours de laquelle 3 200 cas avaient été enregistrés », soulignent les rédacteurs d'Eurosurveillance.

Ces derniers se veulent toutefois rassurants. « La couverture vaccinale est très élevée aux Pays-Bas (90%). Il est donc peu probable que cette épidémie s'étende au reste de la population ». En revanche, elle risque de se poursuivre au sein de la communauté, puisque dans les deux classes où les premiers cas ont été diagnostiqués, 65% seulement des enfants sont immunisés.

Source : Eurosurveillance, volume 13, 31 juillet 2008


Encore un flagrant démenti de la propagande négationniste des anti-vaccinations prétextant une inefficacité des vaccins, statistiques bidonnées à l'appui. Il est clair que l'épidémie se propage dans le seul milieu qui lui soit favorable: celui des enfants des parents les plus irresponsables.

08 août 2008

En Chine, des dizaines de milliers de mariages et de naissances pour ce 8/8/2008

PEKIN (AFP) - Des dizaines de milliers de Chinois et de Chinoises ont commencé vendredi à se marier ou à accoucher, cette date d'ouverture des jeux Olympiques étant considérée comme porte-bonheur, a rapporté l'agence officielle Chine Nouvelle.
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Le chiffre 8 étant supposé amener chance et prospérité, 16.400 couples se sont inscrits à Pékin pour se marier le 8/8/2008.

A Shanghaï, ils devaient être 5.000. Et les inscriptions pour s'unir le 8 août ont gonflé dans des villes telles que Guangzhou (sud) ou Wuhan (centre), a précisé l'agence.

De nombreux couples, pour la même raison, ont prévu de déclencher la naissance de leur enfant ce même jour.

Les Olympiades seront officiellement lancées vendredi à 20H08 (12H08 GMT)


Et comme on ne saura jamais combien d'entre eux auront divorcé dans deux ans, on ne pourra jamais savoir si ça a marché. Quant aux résultats des Jeux, ils seront certainement plus influencés par la technologie médicale que par leur date de début.

04 août 2008

Une cinquantaine de personnes perdent la vue après avoir cherché la Vierge Marie dans le ciel

District de Kottayam, Inde – 48 personnes ont perdu la vue en regardant le soleil à la recherche d’une apparition de la Vierge Marie.

La rumeur circulait dans cette région de l’Inde que la Vierge était apparue dans le ciel. Des croyants ont alors cherché à l’apercevoir et la rétine de certains d'entre eux a été endommagée par les rayons du soleil. Hospitalisées, les personnes blessées souffrent de brûlures de la rétine. 48 d'entre elles sont devenues aveugles.Malgré les avertissements des autorités médicales, les croyants affluent toujours autour de l'hôtel au dessus duquel son propriétaire prétend avoir vu la Vierge apparaître.

Continuant de scruter le ciel, celles-ci s’exposent aux mêmes dangers que les 48 victimes devenues aveugles.


Certaines régions de l'inde ont un gros retard dans l'éducation élémentaire, qui en fait une proie facile pour toutes sortes de crédulités, médecine ayurvédique, homéopathie, et maintenant apparitions de la Vierge Marie. On se demande combien il y aurait eu d'aveugles si c'était Krishna que la rumeur avait prétendu apparaître.

03 août 2008

«Doper son moteur à l'eau» pour réduire consommation et pollution


AFP - La hausse des prix à la pompe suscite l'espoir des passionnés de la communauté des «pantoneurs» qui, comme Fabrice Donzeau, un sapeur-pompier français, ont bricolé leur moteur pour le «doper à l'eau» selon le procédé franco-américain dit «G-Pantone».

M. Donzeau, originaire d'Excideuil dans le sud-est de la France, a déjà équipé deux voitures et une tondeuse à gazon. L'installation consiste à «faire chauffer de l'eau par les gaz d'échappement avant de la réinjecter dans le moteur afin d'obtenir un mélange gazeux» à base de vapeur d'eau et d'essence, censément plus efficace que le carburant sous forme liquide.

Bilan du procédé, breveté en 1998 par un ingénieur américain, Paul Pantone, puis amélioré par un Français, Antoine Gillier -d'où le nom de «moteur G-Pantone»-: 30% de consommation en moins et une teneur de CO2 dans les gaz d'échappement inférieure à ce que l'on observe à la sortie d'un véhicule équipé de pot catalytique, soutiennent les utilisateurs.

Bernard Gay, garagiste à Marsac-sur-l'Isle, est formel: «Ca marche». Ayant testé une 2CV équipée par M. Donzeau, il garantit qu'effectivement, les rejets polluants diminuent. Formel, donc, mais prudent: «Je n'ai pas installé le système sur mes propres véhicules. Et je ne sais pas ce que ça donnerait avec des moteurs modernes...»

Sur le site internet de référence des «pantoneurs», qui affiche presque deux millions de connexions depuis 1999, les plans de montage sont en libre accès et au moins 200 expérimentations sont recensées, décrites, photographiées: les maîtres mots sont empirisme et solidarité.

Machines agricoles, voitures, camions, groupes électrogènes, tondeuses à gazon, pelles mécaniques, motos et même un hélicoptère, aucun moteur à explosion n'échappe aux velléités expérimentales de cette communauté discrète, qui échange principalement par internet.

Mais alors, pourquoi un système à ce point économique, simple, efficace -et surtout légal, selon le bricoleur périgourdin, car «on ne touche pas à l'intégrité du moteur"- n'est-il pas encore produit et distribué à l'échelle industrielle, voire monté en série ?

Pouvoir du «lobby pétrolier», pressions des fabricants de pots catalytiques, mauvaise volonté des constructeurs automobile ou des gouvernants, répond M. Donzeau.

Chez Renault, en réalité, on est moins catégorique.

«L'adjonction d'eau au carburant» peut effectivement permettre de «réduire la pollution dans les gaz d'échappement», indique le constructeur dans un communiqué, relevant d'ailleurs que plusieurs procédés techniques de ce type sont déjà exploités par les constructeurs automobile.

«En revanche le moteur Pantone n'a jamais prouvé de gain de consommation en carburant», affirme le constructeur. En effet, aucune démonstration scientifique n'est jamais parvenue à expliquer de manière irréfutable une baisse de consommation.

«Si ça ne marche pas, qu'on vienne m'expliquer pourquoi je consomme 60% de moins avec ma tondeuse!», s'exclame Fabrice Donzeau, qui, en véritable pèlerin, parcourt derrière son engin comices, foires bio et autres rassemblements de vieilles mécaniques, afin de convaincre le public de l'efficacité du procédé G-Pantone.


Chez les adeptes du moteur Pantone, la théorie du complot est aussi fort populaire. Car qu'est-ce qui peut empêcher un entrepreneur indépendant et motivé de créer sa propre entreprise, sinon un complot mondial ?

Les sangsues épinglées


L'Express.fr - La thérapie par les sangsues: c'est l'une des nouvelles médecines à la mode. Difficile, pourtant, de trouver un praticien disposé à en parler. "Chasse aux sorcières" ou "charlatanisme"? Notre enquête.

"J'ai testé les sangsues": ça aurait pu être le pendant Internet du dossier de l'Express sur les médecines du bien-être. Nous devions expérimenter sur nous-mêmes les bienfaits de ces drôles de vampires. L'hirudothérapie, un sujet léger comme l'été.

Nous pensions pouvoir tester sans difficulté cette pratique de plus en plus répandue... et de plus en plus médiatisée. Las, les obstacles se sont multipliés.

Il faut d'abord savoir que la thérapie par les sangsues est un traitement long, qui se pratique surtout en chirurgie réparatrice et plastique. Peu propice à une séance éclair.

Par ailleurs, nous ne sommes pas parvenus, dans un premier temps, à trouver les coordonnées de médecins sur Paris, tous réticents à s'exprimer devant des journalistes pour des raisons de "déontologie". Pourquoi se cacher ainsi si la pratique est efficace?

Les autorités médicales (Conseil national de l'ordre des médecins, Académie de médecine, Haute autorité de la santé) ne reconnaissent pas l'hirudothérapie, alors même qu'elle est utilisée en hôpital.

Une pratique confidentielle

Nous ne sommes pas seuls en quête: nombre d'internautes demandent sur les forums médicaux où trouver un praticien spécialisé. Et ne trouvent aucune réponse.

Une solution? Contacter la société Ricarimpex, spécialisée, la seule en France, dans l'élevage des sangsues. On nous y dirige vers un praticien d'Aix-en-Provence, qui, lui, pratique à plaque découverte.

C'est avec une pointe d'ironie que le docteur Gillard évoque une "chasse aux sorcières". "Les médecins qui pratiquent l'hirudothérapie ne sont pas bien vus par leurs confrères. Je ne parle à personne de ce que je fais", explique-t-il.

Les mauvaises expériences, il n'en veut plus. Des clients, qui n'avaient pas réalisé ce que représente ce type de traitement, ont porté plainte devant l'ordre des médecins. Depuis, il est impossible de venir à son cabinet sans recommandation d'un autre patient: "C'est grâce au bouche à oreille que ma clientèle s'est constituée. Pour les sangsues, je ne prends pas n'importe qui, seulement les gens vraiment motivés".

Les hirudothérapeutes parisiens ne parlant pas aux journalistes, nous décidons de nous faire passer pour des patients. Et là, tout devient plus simple. Ricarimpex nous communique, sans même vérifier notre identité, les coordonnées d'un docteur en pharmacie.

Nous appelons le cabinet. Le médecin est en vacances, mais son assistante détaille sans rechigner le protocole. Après le premier rendez-vous, d'une durée de deux heures, pour établir un "bilan général", le patient doit suivre un traitement homéopathique d'une quinzaine de jours. Dans le même temps, il doit changer de régime alimentaire. L'application des sangsues, "remarquables pour combattre l'arthrose", commence à l'issue de cette période de préparation. Au programme, une séance de deux heures par mois pendant six mois.

A la question du prix, nous sommes estomaqués: la première consultation est à 100 euros. Le bilan général oblige... Puis, 50 euros pour les séances qui suivent. Sans compter le prix des sangsues!

Le point de vue des autorités médicales

L'hirudothérapie est-elle reconnue? Est-elle l'objet d'une interdiction? Le Conseil national de l'ordre des médecins estime que l'efficacité de l'hirudothérapie n'est pas scientifiquement prouvée.

Evelyne Acchiardi, attachée de presse du Conseil, affirme même ne jamais avoir entendu parler de recherches sur ce thème au sein de l'institution.

L'Académie Nationale de médecine est beaucoup moins clémente. Sans langue de bois, le professeur Jacques-Louis Binet considère qu'il s'agit de "charlatanisme". "C'est le retour à l'époque d'Hippocrate! On ne sait même pas d'où elles sortent, ces sangsues. C'est de la sorcellerie et, si les médecins se cachent, c'est bien que ce n'est pas une pratique anodine", s'emporte-t-il. Pourtant, certains hôpitaux les utilisent, comme au CHU de Nancy, en chirurgie plastique et réparatrice.

"Les sangsues servent en cas de problèmes de retour veineux, explique le Professeur Etienne Simon. Nous utilisons cette méthode très rarement, une à deux fois par an maximum. Mais la sangsue draine le sang. Elle est reconnue pour ses vertus anticoagulantes".

Aucun médecin que nous avons contacté n'a confirmé que les sangsues soulageaient l'arthrose, les varices ou les acouphènes.

27 juillet 2008

A bad week for alternative medicine


On Monday, Radovan Karadzic was revealed to be working as a healer. On Tuesday, we learned that a woman suffered brain damage after a detox. Rose Shapiro explains how to spot a quack.

Could this be the moment when alternative medicine finally gets the reputation it deserves and is seen for what it is - a massive social and intellectual fraud? Everything that is wrong with complementary and alternative medicine is contained in the two stories that have dominated the news this week - the discovery that Radovan Karadzic had reinvented himself as a white-haired guru offering homeopathy, energy medicine and acupuncture, and the story of Dawn Page, a woman who is now brain-damaged after she went on a "detox diet". For alternative medicine is not only founded on lies and falsehoods, but it can be very bad indeed for your health.

This largely unregulated and unaccountable industry is worth an estimated pounds 4.5bn in the UK. It is used by one in three of us. There are more alternative practitioners than there are GPs in this country, reiki "healers" are employed by the NHS and every chemist has shelves stacked high with alternative remedies. Alternative medicine users - who are mostly middle-aged, middle-class women - are apparently prepared to suspend all normal critical faculties when they encounter an alternative practitioner, even one like Karadzic, who claimed to be able channel energy into his own head via his repulsive topknot.

You don't need to be able to speak Serbian to recognise Karadzic's website as a classic of the altmed internet genre. As well as listing the usual contradictory ragbag of therapies familiar from the windows of the high-street altmed clinic - homeopathy, acupuncture, aromatherapy, Ayurvedic medicine and the like - it is peppered with the universal language of what Americans call "Woo": wellbeing, harmony, bioenergy and, most revealingly, "quantum". There's the long list of ailments he claimed to be able to treat, everything from diabetes to sports injuries and asthma. There are the pendants that supposedly protect the wearer from negative energies and, disturbingly, phallic objects apparently employed to both diagnose and cure.

Under the name of Dragan David Dabic he gave lectures on meditation and yoga and was keen to promote himself in alternative health magazines and at conferences. As an alternative practitioner, he fitted right in.

There's no indication of his credentials, but then credentials in alternative medicine are pretty much worthless. Barbara Nash, the alternative practitioner who developed the "Amazing Hydration Diet" that allegedly ruined the life of Dawn Page, has a diploma from the College of Natural Nutrition, based in Tiverton, Devon. This college sees "human beings as part of nature's system within the enormity of the world and the universe" and its unaccredited correspondence courses cost more than pounds 1,000 a year.

But it's worthless because it is not necessary to stump up the fees, since in this country anyone can set themselves up as a "nutritional therapist" without any qualifications. If you want reliable dietary advice it is dietitians, not nutritional therapists, who are properly trained to provide it.

Page wanted to lose weight and claims that she was advised by Nash to drink four pints of water a day and to cut out salt from her diet. Nash denies any fault, and although she paid Page a settlement of pounds 810,000 last week, she did so without admission of liability. But whatever Nash did or did not advise, nowadays such advice to drink large amounts of water is found in every woman's magazine - and yet it has no scientific basis and is known to be dangerous, even fatal, if done to excess. Page began to feel ill and vomit soon after starting the regime, but claims that she was reassured by Nash that this was a good sign and showed that the diet was working. She now suffers from epilepsy and has severe speech, memory and concentration problems.

Many "nutritional therapists" offer so-called detox diets, despite the fact that they never seem to identify the so-called toxins they claim to be banishing from the body, or any proof that these substances have actually gone. They often use the detox as a marketing opportunity for additional treatments and dietary supplements and if any user complains of feeling unwell, they say that this is a "healing crisis" that shows the detox is effective. They often claim, with no supporting evidence, that their regimens "boost the immune system" or "rebalance energies".

So if these cases are not unusual, how can you protect yourself from dangerous quackery? Even a cursory exploration of the world of alternative medicine reveals that many quacks back up their ludicrous claims with the same old ideas, however different their supposed treatments. These common identifiers will help you spot a quack.

For a start, quacks often use language that is abstract and subjective but is ultimately meaningless. Words such as "quantum" sound impressive to those of us with only a weak grasp of theoretical physics, but are in fact nothing but pseudo-scientific window dressing designed to lure a gullible public.
Their therapies are frequently based on "ancient wisdom" and their methods never change, regardless of any new evidence about their efficacy (or the lack of it). Sometimes this is not even true, as in traditional Chinese medicine, which claims to have been transposed intact over several millennia but in reality was fashioned from a ragbag of disparate therapies in post-revolutionary China because Mao could not afford to provide scientific medicine for the Chinese people. Similarly, the foot massage therapy called reflexology was invented in the US in the 1930s, and ear acupuncture by a French doctor in the 1950s.

Quacks will often tell you that feeling worse is a sign of getting better. Most detox regimes describe symptoms such as spots, bad breath, headaches and nausea as proof that the detox is working. Such a notion is central in homeopathy, which enables practitioners to rationalise away the worsening of their patients' symptoms.

Quacks often claim a success rate of around 80%, a figure not too high to be totally unbelievable but that is irresistible to prospective customers. In the name of "treating the whole person" they tend to diagnose the same disorder in every patient. One popular US therapist, Hulda Clark, in her books The Cure for All Diseases and The Cure for All Cancers, says that all illness is caused by either pollutants or parasites. Or you could put it another way: the orthodox doctor treats what you have, and the alternative practitioner says you have what she treats.

Quacks often say a powerful establishment is trying to suppress the discovery that they have made. They'll claim that doctors and pharmaceutical companies don't want you to know about natural cures because it would do them out of a job. At worst they accuse the medical profession of actively trying to make you ill and even of trying to suppress a cure for cancer. They like to say that drug companies aren't interested in remedies found in nature because these substances can't be patented, even though as much as a third of all modern medicines are derived from plants and many of the pharma ceutical multinationals are working closely with Chinese herbal medicine manufacturers, such as the company Chi-Med, to create new medicines for a world market.

Crucially, the evidence for quacks' claims is anecdotal and supported only by testimonials. Best of all is the practitioner who claims to have cured himself, who is often to be found in the area of problematic conditions such as chronic fatigue syndrome, for which orthodox medicine offers relatively little and in which desperate sufferers are easily encouraged to spend thousands of pounds on a myriad of useless alternative treatments, everything from vitamin injections to colour therapy.

Quacks are flattering and will appeal to your vanity. They tell you that you are unique and extraordinary and not like other people. On the rare occasions that they find nothing wrong they say you need maintenance treatment "in order to keep your energies in balance". One chiropractic guru, when asked what to say to the patient who asks how long they should have treatment, said the pat answer should be "only as long as you want to stay healthy".

Still, many aficionados, when they've finished saying "It works for me" like to move on to assert "What's the harm?" and suggest that even if the benefits of alternative medicine can't be proved, it is always wholly benign. The improvements may be due to the placebo effect, they say, but so what? It's true that many of these therapies won't do you any damage, particularly homeopathy, which usually consists to all intents and purposes of sugar pills or water with its active ingredients only in the name. Popular remedies such as "Coldenza," (sugar pills) or "Rescue Remedy" (small bottles of watered-down brandy sold at the equivalent of pounds 399 per litre) may be harmless, but problems arise with remedies such as "Malaria Officianalis" that has been sold as a protection against malaria to people travelling to at-risk countries. It may be harmless in itself, but encourages people not to take proven prophylactics. And many people are encouraged by alternative practitioners to defer or even avoid having orthodox treatment when they are ill, even those with conditions as serious as multiple sclerosis or cancer.

An estimated 25% of Chinese and Indian herbal medicines are adulterated with either heavy metals or by the deliberate addition of pharmaceuticals such as steroids, Viagra and banned amphetamines. Consumers have little or no protection in the UK from the worst kind of practitioners, with the Medicines and Healthcare Regulatory Authority helpfully advising us that it is not currently possible to distinguish between poisonous and adulterated herbal products and those made to acceptable quality and standards.

The ingestion of poisons and dangerous drugs may be one of the greatest risks of alternative medicine, but is not the only danger. People have suffered strokes and even died after having chiropractic neck manipulation, a risk downplayed by the General Chiropractic Council which is confident that the incidence of this kind of stroke "is no more than would occur naturally within the general population". Some risks may be negligible, but are still not worth taking when there is no apparent benefit, such as chiropractic x-rays.

"Chelation therapies" employed to detoxify the body of supposed mercury poisoning have caused serious illness and death. Spurious cancer cures have caused terrible suffering and a cruel dashing of false hope in those at the end of their lives. A BBC TV documentary told the story of a woman with cancer who was instructed by an alternative practitioner to have all her teeth removed by a "holistic dentist" as part of a "toxin/pathogen removal process" at a cost of pounds 2,500. She died five weeks later.

Now websites such as whatstheharm.net and skepdic.com/refuge/harmarchive have begun to catalogue cases of injury at the hands of alternative practitioners, including that of Rosemary Jacobs, whose skin was allegedly turned permanantly grey by the daily drinking of a silver supplement and of those whose ear drums were severely burned by hot wax dripping from an ear candle. Frances Denoon, who claims that she suffered a severe stroke and nearly died after a chiropractic neck manipulation, is campagning in the UK to publicise this risk.

Just because Karadic was a war criminal, it doesn't follow that all alternative practitioners are genocidal maniacs, and indeed many practitioners sincerely believe in what they are doing and want to help their clients. But there have surely been enough cases now of blatant recklessness if not outright deceit to confirm that practising alternative medicine is very often the last refuge of the scoundrel.



25 juillet 2008

La «mémoire de l’eau» a 20 ans

Canoë

L’été 2008 marque l’anniversaire d’une des recherches scientifiques les plus controversées des dernières décennies. Il y a 20 ans, au cours de l'été 1988, la revue Nature publiait un article dans lequel l’équipe de scientifiques français que dirigeait Jacques Benveniste affirmait que l’eau peut mémoriser des événements longtemps après que toute trace de ceux-ci soit évanouie.

La controverse fut si grande qu’elle est à l’origine de ce qui, quelques années plus tard, valut au célèbre médecin et immunologiste français son éviction de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)

Controverse

La fameuse «mémoire de l’eau», fut baptisée ainsi par les médias qui firent écho aux recherches que Benveniste entreprit à partir de 1984 alors qu’il travaillait pour les laboratoires Boiron.

En juin 1988, lorsque John Maddox, rédacteur en chef de Nature, décida de publier l’article de Benveniste, il a vite compris que cette recherche allait provoquer l’ire du milieu scientifique. Pour protéger sa crédibilité éditoriale de l’agitation médiatique qu’il pressentait, Maddox ajouta à l’article du chercheur français, une mention de non-responsabilité semblable à celle qui accompagne l’article sur les pouvoirs surnaturels de Uri Geller que fit paraître également le magazine scientifique.

Malheureusement pour Benveniste, les chercheurs qui ont tenté par la suite d’établir la preuve que les molécules d’eau conserveraient le souvenir des éléments chimiques avec lesquels elles ont été en contact en sont venus à la conclusion que les résultats qu’avait obtenus en laboratoire le scientifique français n'étaient pas fiables.

Parce qu’il considérait l’eau comme un liquide intelligent, Benveniste s’est mérité en 1991, le premier Prix Ig Nobel décerné chaque année par l'université Harvard et la revue humoristique en science Annals of Improbable Research.

De la mémoire de l’eau à la biologie digitale

Bien qu’exclu de l’INSERM en 1995, Benveniste continua ses recherches et créa, à la fin des années 1990, le laboratoire DigiBio (fermé depuis 2001). Il affirma alors que non seulement l’eau avait une mémoire, mais que cette mémoire pouvait être numérisée, transmise par téléphone et Internet et réintroduite ensuite dans un nouvel échantillon d'eau. Cette autre théorie lui a valu en 1998 un deuxième Prix Ig Nobel.

Intéressée par les assertions de Benveniste, la US Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) a vérifié en laboratoire les expériences effectuées pas DigiBio. L’agence est parvenue à la conclusion suivante: «Notre équipe n'a trouvé aucun effet reproductible de signaux numériques dans l’eau.»

Si de nombreux points d'interrogation demeurent à propos des théories de Benveniste, il ne fait pas de doute qu’elles fascinent toujours 20 ans plus tard.


Le seul véritable point d'interrogation qui subsiste sur le sujet est de savoir pourquoi un scientifique du niveau de Benveniste s'est enfermé dans cette voie sans issue et s'est obstiné en dépit de toutes les preuves à charge.
On peut néanmoins prédire à la "mémoire de l'eau" une longue vie artificielle: l'astrologie, pseudo-science morte il y a des siècles, continue de fasciner les plus crédules d'entre nous.

22 juillet 2008

Karadzic lived as New Age doctor

By Ivana Sekularac Reuters

BELGRADE (Reuters) - Radovan Karadzic, one of the world's most wanted men, lived for years in a Belgrade suburb posing as a doctor of alternative medicine, hiding his famous face behind long hair, a bushy beard and thick glasses.

Pictures given to Reuters by people who knew him as his alter ego show his face, ruddy in his heyday as the leader of Bosnian Serb forces, now sunken and shallow. His eyes are dull behind old-fashioned, tinted frames.

The slightly curved nose is the only obvious similarity.

The trademark salt-and-pepper mane, perfectly coiffed throughout the 1992-95 war, had turned from sleek to frizzy. He wore it in a plaited top-knot, pure white mixed with flashes of black.

In another picture released by Serbian authorities, he looks tired and bespectacled, not the robust politician charged with orchestrating the murder of 8,000 people in Srebrenica and being responsible for the death of 11,000 in the 43-month siege of Sarajevo.

Karadzic lived quietly in New Belgrade, a sprawling suburb of massive, anonymous tower blocks that can house dozens of flats. Officials say he used the name Dr. Dragan David Dabic, and made a living as a practitioner of alternative medicine.

Last October he showed up at a wellness convention organised by 'Healthy Life' magazine, and introduced himself to the editor as a neuro-psychiatrist who wanted to contribute articles.

That part of his new identity was closest to his old self: Karadzic had studied in Sarajevo and qualified as a psychiatrist specialising in neurosis and depression.

POEMS

He liked to write, sometimes morbid and surreal poetry, sometimes children's poems.

"He was a kind man, with good manners, quiet and witty," Goran Kojic," the magazine's editor told Reuters.

"He said he was a psychiatrist who does energy therapies. I told him we were not able to pay him and could only give him an issue of the magazine for free.

"He was not physically fit, but I would say he was mentally fit."

Kojic said Karadzic did not have a Bosnian accent.

"I asked where he was from and he said he was from the Krajina region. I think he told me he had children. I doubted he had a degree because he didn't specify where he was working. He never showed me his diploma, he said his wife left it in the United States."

As the soft-spoken Dr Dabic, Karadzic held lectures and wrote articles comparing popular meditation techniques with 'Orthodox Meditation' a silent technique practiced by monks in Orthodox monasteries.

He was also interested in healing through the optimal use of 'vital energy', a quasi-mystical, non-physical dimension of the body, similar to the Chinese notion of 'Qi' and the Indian concept of the 'chakra' centres of energy in the body.

"He was very religious," said a woman who works at the magazine and knew him. "He had his hair in a plait in order to be able to receive different energies. He was a very nice man."

Karadzic appears to have lived comfortably within his new identity and to have moved freely. He liked being with people and getting attention.

An anti-cancer society in the northern town of Sombor still has on its website the announcement of an April lecture of Dr. Dragan Dabic on "similarities between meditation and orthodox meditation".

In another lecture programme, he described himself as a "researcher in the fields of psychology and bio-energy".

"I cannot believe it was him," Kojic said. "He was walking freely in the centre of the town. We talked a lot about family life. I am very sorry to find out that the man I knew is Radovan Karadzic, and that he was arrested. I feel miserable."

(Additional reporting by Ljilja Cvekic; Writing by Ellie Tzortzi; Editing by Janet Lawrence; ellie.tzortzi@thompsonreuters.com; Belgrade Newsroom))


Comme souvent, charlatanisme et idéologies extrêmes (de 'droite' ou de 'gauche') font bon ménage.

19 juillet 2008

Electromagnetic Hypersensitivity: A Systematic Review of Provocation Studies

Psychosomatic Medicine 67:224-232 (2005)

Objectives: The objectives of this study were to assess whether people who report hypersensitivity to weak electromagnetic fields (EMFs) are better at detecting EMF under blind or double-blind conditions than nonhypersensitive individuals, and to test whether they respond to the presence of EMF with increased symptom reporting.

Methods: An extensive systematic search was used to identify relevant blind or double-blind provocation studies. This involved searching numerous literature databases and conference proceedings, and examining the citations of reviews and included studies. The results of relevant studies were tabulated and metaanalyses were used to compare the proportions of "hypersensitive" and control participants able to discriminate active from sham EMF exposures.

Results: Thirty-one experiments testing 725 "electromagnetically hypersensitive" participants were identified. Twenty-four of these found no evidence to support the existence of a biophysical hypersensitivity, whereas 7 reported some supporting evidence. For 2 of these 7, the same research groups subsequently tried and failed to replicate their findings. In 3 more, the positive results appear to be statistical artefacts. The final 2 studies gave mutually incompatible results. Our metaanalyses found no evidence of an improved ability to detect EMF in "hypersensitive" participants.

Conclusions: The symptoms described by "electromagnetic hypersensitivity" sufferers can be severe and are sometimes disabling. However, it has proved difficult to show under blind conditions that exposure to EMF can trigger these symptoms. This suggests that "electromagnetic hypersensitivity" is unrelated to the presence of EMF, although more research into this phenomenon is required.

09 juillet 2008

Crânes de cristal: ceux des musées de Washington et Londres sont également faux

PARIS (AFP) - Les crânes de cristal de roche dits aztèques ou mayas du British Museum à Londres et de la Smithsonian Institution à Washington sont des faux, comme celui du musée du Quai Branly à Paris, selon une étude publiée mercredi dans la revue Journal of Archaeological Science.

"Les crânes (de Londres et Washington) ne sont pas pré-colombiens. Ils doivent être considérés comme étant de manufacture relativement moderne", selon les auteurs de l'article qui estiment qu'ils ont "probablement été réalisés moins d'une décennie avant leur première mise en vente" au XIXe siècle.

Les scientifiques qui ont analysé les crânes ont conclu qu'ils avaient été taillés et polis par des outils datant de l'ère industrielle.

Il existe dans le monde 12 "crânes de cristal" répertoriés, dits aztèques ou mayas, apparus sur le marché des antiquités à la fin du XIXe siècle. Neuf d'entre eux appartiennent à des personnes privées.

Celui du Quai Branly, qui présente "des traces d'abrasion et de polissage effectuées avec des outils modernes", date "du XIXe siècle, et vraisemblablement de sa seconde moitié", avaient conclu il y a trois mois les les scientifiques qui l'avaient examiné.

Le crâne de Londres, de 15 cm de haut, acheté par le British Museum en 1897, a été travaillé avec des tours pour lui donner son aspect, et avec une foreuse pour les orbites et les narines. Du diamant et du corindon ont par ailleurs été appliqués avec des outils en fer et en acier pour lisser sa surface, a révélé son examen avec un microscope électronique.

La Smithonian Institution a acquis son crâne de cristal, haut de 25,5 cm, en 1992. Des "légères traces" d'outils, comme des meules - des outils qui n'existaient pas en Amérique Latine avant l'arrivée des Européens -, ont été notées à sa surface. Par ailleurs, du carbure de silicone - un composé trouvé uniquement dans des météorites et utilisé dans les abrasifs modernes - a été décelé dans une petite cavité.

Enfin, des petites irrégularités dans le quartz montrent que celui du crâne de Londres provenait des Alpes, du Brésil ou de Madagascar, et celui de Washington peut avoir "de nombreuses sources potentielles", dont le Mexique et les Etats-Unis.

Le crâne du British Museum était passé au XIXe siècle, comme celui du Quai Branly, entre les mains d'un marchand très controversé, Eugène Boban, soupçonné de supercherie.

Le premier achat connu pour celui de la Smithonian Institution remonte à Mexico en 1960, et les scientifiques pensent qu'il avait "probablement été usiné peu de temps avant son acquisition".

Les 12 crânes de cristal ont toujours été entourés de mystère. Ils auraient été apportés sur terre par un peuple venu de la mythique Atlantide, pour faire don de leurs connaissances aux hommes, puis gardés dans une grande pyramide par les Olmèques, les Mayas, puis les Aztèques qui les auraient dispersés.

Les crânes pouvaient manger ou parler et bénéficiaient de multiples pouvoirs une fois réunis. Et si on les aligne le dernier jour du calendrier maya - le 21 décembre 2012 - la Terre ne pourra pas basculer, raconte encore la légende.

06 juillet 2008

Quand la publicité avance masquée sur internet


Quelques grains de maïs qui se transforment en pop corn sous l'effet des ondes de téléphones portables : cette vidéo truquée de quelques secondes, déjà visionnée par 15 millions d'internautes, est le dernier exemple marquant d'une publicité déguisée.

Les ingrédients du succès sont simples : au moment où les effets supposés nocifs des mobiles inquiètent les consommateurs, cette vidéo «pop corn» a intrigué, alarmé ou amusé les internautes qui l'ont donc diffusée à leur entourage et ont ainsi contribué au succès de la publicité d'une société fabriquant des oreillettes.Cette technique publicitaire, appelée marketing viral, s'appuie sur un principe: de cible, l'internaute devient relais gratuit du message publicitaire et les annonceurs comptent sur l'effet démultiplicateur d'internet.

«Pour nous, c'est un succès incroyable. Nous ne pensions pas réussir un tel buzz», a avoué Frédéric Chast, concepteur de cette campagne virale. «Et pour notre client Cardo, c'est également une réussite intégrale : pour pas très cher (environ 90.000 euros, ndrl), la vidéo a touché énormément de monde».

L'an passé, pour le lancement de la nouvelle formule de l'hebdomadaire Choc, l'agence Buzzman avait elle réalisé une fausse vidéo du dérapage de Jean-Luc Delarue dans un avion. En moins de 24 heures, cette vidéo est devenue culte et par la suite l'audience du site du magazine a bondi de 250% par jour.

«Avec l'internet à haut débit, l'explosion du web 2.0 et la multiplication des sites participatifs (YouTube, Dailymotion, Facebook...), le marketing viral prend une place de plus en plus importante et permet un retour sur investissement plus intéressant pour les marques», explique Nicolas Tracz, consultant en stratégie marketing.

Internet est ainsi un amplificateur très puissant qui peut permettre à une marque d'émerger, d'autant plus que les internautes sont moins méfiants quand les vidéos sont recommandées par des amis.

Mais avant d'atteindre le grand public, les agences marketing effectuent un véritable travail de ciblage. «A la différence des campagnes dans les médias traditionnels, c'est une fois la campagne lancée que le plus dur reste à faire», indique Emmanuel Vivier de Culturebuzz, spécialisée dans le marketing viral.

En fonction de la campagne, il est pour les agences primordial de bien choisir leurs premiers relais. Les webmasters, les présidents d'associations étudiantes, les blogueurs influents sont des cibles de choix pour être le premier maillon de la chaîne.

«Le plus difficile est de convaincre les blogueurs qui sont les plus méfiants. Mais, si eux marchent, alors, derrière le grand public s'engouffre et la propagation prend un tour exponentiel», détaille M. Chast.

Ensuite, les agences qui suivent quasiment heure par heure la diffusion de la vidéo, peuvent relancer les envois par mails et poster eux même des commentaires sur les sites pour «faire du bruit» autour de la vidéo.

Autre point intéressant de cette technique virale pour les annonceurs : la durée de vie de ces publicités par rapport aux campagnes classiques. Une vidéo peut ainsi être vue des mois après son lancement et l'on peut sur internet connaître, dans le détail, le nombre de personnes que la publicité a touchées.

Toutefois, les annonceurs se font parfois prendre à leur propre «jeu» : l'internaute participatif se rebelle parfois et certaines marques ont du mal à contrer l'effet dévastateur des parodies qui circulent aussi sur la toile.



En attendant, ce sont plusieurs milliers de personnes qui ont réellement cru à cette vidéo et au pouvoir de nuisance du portable.

20 juin 2008

Plagiat, falsification de données: les scientifiques trichent souvent

Agence France-Presse, Paris

Les scientifiques trichent beaucoup plus souvent que l'on ne pensait jusqu'à présent, révèle un sondage réalisé aux États-Unis auprès de plus de 2000 d'entre eux, à paraître jeudi dans la revue britannique Nature.

Selon cette étude, près de 9% des 2212 scientifiques interrogés, appartenant à 605 institutions américaines dépendant des Instituts nationaux de la Santé (NIH), ont eu vent d'une tricherie dans les trois ans précédant l'enquête, soit un total de 201 cas. Ou 3 incidents pour 100 chercheurs chaque année.

Les auteurs de l'article, travaillant au Bureau de recherche sur l'intégrité (Ori), soulignent que si l'on extrapole ces résultats à toute la communauté de chercheurs soutenus par le département de la Santé (DHHS), quelque 2325 actes de mauvaise conduite sont commis chaque année aux États-Unis par des scientifiques liés aux NIH, dont 1000 ne seraient pas détectés.

Ces malversations concernent des plagiats (36%), ou encore des données, rapports, publications ou demandes de bourses fabriqués de toute pièce ou falsifiés (60%).

Le nombre de cas de mauvaise conduite rapportés à l'Ori est très bas, avec à peine 24 enquêtes lancées chaque année pour des affaires ayant un lien avec un financement des NIH, soulignent les auteurs, Sandra Titus, James Wells et Lawrence Rhoades.

Selon eux, plusieurs actions devraient être engagées pour limiter la tricherie, dont une culture de tolérance zéro, une protection des délateurs ou une action auprès des tuteurs pour qu'ils forment leurs collaborateurs au respect de l'honnêteté.

18 juin 2008

Elizabeth Teissier avait prédit la victoire de l'équipe de France à l'Euro

AFP - Mercredi 18 juin, 19h16

GENÈVE (AFP) - L'astrologue Elizabeth Teissier avait prédit la victoire... de l'équipe de France à l'Euro-2008 et "un moment unique dans la vie" du sélectionneur Raymond Domenech, dans une chronique parue mercredi dans le magazine suisse l'Illustré.
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"Le ciel de Raymond Domenech, comparé à celui de la finale de l'Euro, m'a éblouie", écrit Elizabeth Teissier.

"Ce verseau ascendant vierge vit un moment unique dans sa vie, à l'instar d'Alain Prost en 1985, lorsque je lui ai annoncé qu'il serait champion du monde", poursuit-elle.

"De là à conclure que la France va gagner l'Euro, il n'y a qu'un pas, que je franchis allégrement!", prédit l'astrologue dans sa chronique, parue au lendemain de l'élimination de l'équipe de France de l'Euro.


Si Elizabeth Teissier est aussi fiable pour ses prévisions professionnelles que sentimentales, le sélectionneur de l'équipe de France peut trembler en attendant la réponse de sa dulcinée. Heureusement pour lui, il arrive qu'Elizabeth Teissier tombe juste... Par le simple hasard, comme tout le monde.

17 juin 2008

Hépatite B : la France toujours à la traîne

Par Destination Santé

Plus de 10 ans après « l'affaire » du vaccin anti-hépatite B et de son rôle supposé dans l'apparition de cas de sclérose en plaques (SEP), la France nage toujours dans ses contradictions. Onze études ont déjà écarté toute relation entre la SEP et ce vaccin… Et pourtant rien n'y fait : les Français et une partie des professionnels de santé le boudent toujours. Petit retour sur une épine dans le pied, dont un récent rapport de l'OMS ravive le piquant…
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« Dix ans après, la France a encore du mal à augmenter sa couverture vaccinale contre l'hépatite B » nous explique sur un ton très diplomatique (devoir de réserve oblige !) Eric Laurent. Au bureau régional de l'OMS pour l'Europe, il est « Conseiller adjoint en charge du programme des vaccinations ». Un conseiller donc, qui rappelle à l'envi que « le rôle de l'OMS n'est certainement pas de critiquer ses Etats-Membres ».

Critiquer, peut-être pas… Mais l'Organisation sait trouver son franc-parler quand il s'agit de mettre en garde contre les risques sanitaires liés à des choix politiques hasardeux ! En 1998, elle ne s'était pas privée de dire son désaccord avec la décision – prise par Bernard Kouchner – de suspendre la vaccination systématique des adolescents contre l'hépatite B. « Vous savez, nous sommes en contact régulier avec les autorités sanitaires françaises. Mais la situation est délicate, la vaccination contre l'hépatite B est un dossier sensible en France ». Sensible et surtout explosif : avec une couverture vaccinale qui oscille entre 33% et 42%, notre pays prend le risque sérieux de laisser « filer » les cirrhoses et les cancers primitifs du foie…

Pourquoi sommes-nous les seuls en Europe à nous défier de ce vaccin, le seul encore très récemment, à protéger d'un cancer ? Pour Eric Laurent, l'affaire est entendue : c'est la campagne de vaccination de masse lancée contre l'hépatite B en 1997 qui serait en cause. « C'est connu, les populations établissent très facilement un lien de cause à effet entre un vaccin et un effet secondaire. En revanche, défaire ce lien est une entreprise beaucoup plus longue et difficile. Il y a un grand travail d'information à fournir de la part des autorités ».

Aussi bien en direction du public, que des professionnels de santé ? « Oui, tout à fait, il est impératif d'avoir une position claire sur le sujet. La France devrait peut-être lancer une vaste campagne médiatique afin de rassurer une fois pour toute ses citoyens quant à l'innocuité du vaccin. A l'instar de celle qui a été menée en Grande-Bretagne il y a 4 ans. Elle avait alors permis de réconcilier les Anglais avec le vaccin ROR ».

Source : Bulletin de l'OMS, 6 juin 2008 ; interview d'Eric Laurent, Conseiller adjoint en charge du programme des vaccinations, OMS/Europe, 13 juin 2008


"Contre la stupidité, les dieux eux-mêmes luttent en vain" écrivait Schiller. La pseudo-affaire du vaccin de l'hépatite B range la France dans la queue de peloton des nations occidentales. Nous remercierons les crieurs "au feu" dans quelques années, en leur mettant le nez dans l'augmentation des cirrhose et cancers du foie. Gageons qu'ils n'auront pas l'intelligence de reconnaître leurs erreurs.

ACADEMIE DE MEDECINE: Les risques du téléphone portable, Mise au point

COMMUNIQUE DE L'ACADEMIE NATIONALE DE MEDECINE, le 17 juin 2008

Les risques potentiels des téléphones portables ont fait l’objet de très nombreuses études, justifiées par le développement massif de la téléphonie mobile depuis 1993. Ces études relèvent soit d’une approche expérimentale (sur l’animal, sur des cultures cellulaires, voire sur des végétaux) soit d’une approche épidémiologique fondée sur des études cas-témoins.

L’étude internationale Interphone a été lancée car la plupart des études épidémiologiques antérieures apportent en réalité peu d’informations en raison d’une faible puissance statistique (peu de cas de la pathologie suspectée), d’un faible recul dans le temps (la plupart des cancérogènes connus ont des délais d’action d’environ 10 à 15 ans) et surtout, du fait de la difficulté principale des études cas-témoins, d’incertitudes importantes sur les expositions.
Ces incertitudes sont liées, en effet, au fait que l’estimation de l’exposition repose le plus souvent sur l’interrogatoire des cas et des témoins. On se heurte alors à la difficulté objective de se rappeler quel usage on faisait de son portable 5 ou 10 ans avant (ce type d’incertitude pourrait être pris en compte par des techniques statistiques adéquates, mais ce n’est presque jamais fait) et surtout à d’éventuels « biais d’anamnèse », les cas ayant tendance à mieux se rappeler leurs expositions que les témoins. Ce biais ne peut être corrigé de manière fiable sans mesure objective de l’exposition.
L’étude Interphone, conduite dans 13 pays, aura une puissance statistique importante puisqu’elle repose sur 6.600 cas de tumeurs (2.700 gliomes, 2.400 méningiomes, 1.100 neurinomes de l’acoustique et 400 tumeurs de la parotide). La publication de ses résultats globaux a été plusieurs fois annoncée et ajournée mais certains résultats partiels ont été publiés concernant le Danemark, la Suède, la Norvège, le Japon, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France.
Les résultats de ces études partielles sont pour le moment rassurants :
- les six études qui examinent les cas de neurinomes de l’acoustique ne montrent pas d’augmentation du risque, avec une incertitude à lever pour les utilisateurs depuis plus de dix ans ;
- les cinq études sur les méningiomes ne montrent pas d’augmentation du risque ;
- aucune des six études concernant les gliomes ne montre de risque significatif d’utilisation du portable mais le regroupement des études anglaises et nordiques montre un risque relatif de 1,39, à peine significatif (intervalle de confiance à 95% : 1,01 – 1,92) pour une utilisation du portable supérieure à 10 ans et du même côté que la tumeur.

L’étude Interphone France n’a pas montré d’excès de risque statistiquement significatif et ses auteurs ne font que suggérer la possibilité d’un risque pour des utilisations de 10 ans ou plus.
Ces résultats doivent être consolidés par le regroupement de toutes les études partielles, mais Interphone n’échappe pas à de sérieuses réserves méthodologiques : les expositions des cas et des témoins ont été estimées à partir d’interrogatoires sources d’incertitudes (non prises en compte dans les analyses statistiques) et de biais possibles d’anamnèse (pratiquement impossibles à corriger) ; les multiples tests statistiques devraient se fonder sur des techniques statistiques adéquates (pour ne pas augmenter le risque de résultat positif par simple hasard), ce qui n’est pas le cas.

Il sera donc important que la communauté scientifique dispose des données de base de cette étude pour pouvoir en vérifier la validité méthodologique.
L’Académie de médecine rappelle :
- que la médecine n’est ni de la publicité ni du marketing, et qu’il ne peut y avoir de médecine moderne que fondée sur les faits. Inquiéter l’opinion dans un tel contexte relève de la démagogie mais en aucun cas d’une démarche scientifique. On ne peut pas raisonnablement affirmer qu’ « un risque existe qu'il favorise l'apparition de cancers en cas d'exposition à long terme » et, en même temps, qu’ « il n'y a pas de preuve formelle de la nocivité du portable » ;
- que le principe de précaution ne saurait se transformer en machine alarmiste, surtout quand plusieurs milliards de portables sont utilisés dans le monde sans conséquences sanitaires apparentes depuis 15 ans.

L’Académie de médecine recommande :
- d'évaluer sérieusement les risques régulièrement évoqués, en privilégiant dans chaque cas une grande étude inattaquable sur sa méthodologie (ce qui n'est le cas ni d'Interphone ni du grand nombre d'études sur le même sujet qui l'ont précédée), plutôt que de nombreuses études de moindre envergure dotées de moyens et d’une puissance statistique insuffisants ;
- de privilégier les études de cohorte qui permettent une estimation beaucoup plus fiable des expositions et évitent les biais d’anamnèse entre les cas et les témoins ;
- de mettre systématiquement à la disposition de la communauté scientifique les données de base des études épidémiologiques, après un délai raisonnable pour ne pas priver ses auteurs de la priorité de leurs publications, afin de pouvoir faire l’analyse pertinente de leur fiabilité.

Contact Presse / Nicole Priollaud
01 45 25 33 17 ou 06 09 48 50 38 nicole.priollaud@wana....fr

11 juin 2008

Bébé né handicapé: pas d'indemnité pour le père qui avait refusé l'intervention d'hommes

LYON (AFP) - Une famille, qui réclamait des indemnités à l'hôpital de Bourg-en-Bresse pour la naissance d'un enfant handicapé, a vu sa demande rejetée et devra payer 1.000 euros de frais de justice au centre hospitalier, parce que le père de famille, musulman, avait refusé la présence de médecins hommes lors de l'accouchement.
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Dans un arrêt rendu mardi, la cour administrative d'appel de Lyon estime que "l'état de l'enfant est totalement imputable à l'attitude de M. Radouane Ijjou" et que le couple ne peut "rechercher la responsabilité (...) du centre hospitalier de Bourg-en-Bresse".

"Je m'y attendais eu égard au témoignage du centre hospitalier disant que M. Ijjou a fait obstruction à l'intervention de tout personnel soignant masculin", a affirmé à l'AFP l'avocate de la famille, Me Isabelle Damiano.

"La décision est très dure, on dit à l'enfant qu'il n'a qu'à s'en prendre à ses parents", a-t-elle ajouté.

Né le 8 novembre 1998, le petit Mohammed est handicapé à 100% à la suite de complications neurologiques lors de sa naissance.

Selon la cour administrative d'appel, l'opposition du père de famille à toute présence masculine a causé le handicap de l'enfant, en empêchant de faire les examens qui "auraient permis de prévenir les graves complications neurologiques dont a été victime le jeune Mohammed".

"Dès 9H40, la sage-femme a appelé l'interne de garde et invoquant ses convictions religieuses, M. Ijjou s'est, jusqu'à 10H10, physiquement opposé à toute présence masculine dans la salle d'accouchement", indique l'arrêt.

"Lorsque vers 10H10, après négociation, M. Ijjou ne s'est plus opposé à l'intervention des médecins masculins, il était trop tard pour commencer une césarienne et l'extraction de l'enfant a dû être effectuée par application de forceps", souligne la cour.

"M. Ijjou a toujours dit qu'il voulait que sa femme accouche dans des conditions normales. Au départ, il avait indiqué qu'il préférait que ce soit une femme, mais quand les choses se sont compliquées, peu lui importait", a indiqué Me Damiano.

"Il est musulman pratiquant, mais il se défend d'être intégriste", a souligné l'avocate en ajoutant: "Il a toujours refusé cette étiquette qu'on a voulu lui coller".

La demande de la famille Ijjou avait été rejetée en mai 2006 par le tribunal administratif de Lyon. Les époux avaient ensuite saisi la cour administrative d'appel en demandant que le centre hospitalier de Bourg-en-Bresse leur verse "une indemnité provisionnelle de 100.000 euros et, à titre personnel, une somme de 10.000 euros".


Les croyances des parents peuvent tuer les enfants, ou les rendre invalides à vie. On admirera le culot de ce 'père' qui a fait passer la vie de son enfant (et probablement de sa femme) après ses croyances, et qui réclame aux autres le prix de ses errements. Il refuse l'étiquette d'intégriste, s'installant ainsi dans la dénégation de l'évidence.

06 juin 2008

Laboratoire clandestin de médicaments: quatre personnes, dont deux pharmaciens, mis en examen

AP - Quatre personnes, dont deux pharmaciens, ont été mises en examen et laissées en liberté sous contrôle judiciaire dans le cadre de la découverte à Messimy (Rhône) d'un laboratoire clandestin de fabrication de médicaments alternatifs destinés à soigner des maladies lourdes, a annoncé vendredi le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest.

Au terme de deux ans d'enquête, le parquet de Marseille, qui compte l'un des deux pôles français de santé publique avec Paris, a été désigné pour mener les investigations sur cette affaire. La juge d'instruction Véronique Imbert a procédé jeudi soir à la mise en examen des deux dirigeants d'une association baptisée "Choisis la vie", qui distribuait ces substances. "Vita", "Vitoral" et "Sovita", confectionnées sous forme de comprimés, crèmes, sirops ou suppositoires, étaient présentées comme permettant de soigner des maladies comme les cancers ou la sclérose en plaques.

Les qualifications retenues contre le couple de responsables associatifs sont celles d'"exercice illégal de la pharmacie" pour l'homme, d'"exercice illégal de la médecine" pour son épouse. Ils sont âgés de 70 et 67 ans. La juge a également retenu contre eux la "tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l'homme", les "blessures involontaires" et la "mise en danger d'autrui".

Une plaignante de Roanne (Loire) s'est plainte de l'aggravation de son état de santé, après avoir consommé les substances visées. L'enquête doit aussi déterminer les effets potentiels d'une substance baptisée "Uréthane", suspecte de nocivité.

L'association "Choisis la vie", qui a réalisé en 2007 et 2008 un chiffre d'affaires de plusieurs centaines de milliers d'euros, a fait l'objet d'une mise en examen pour "exercice illégal de la pharmacie par personne morale".

Deux pharmaciens de 51 et 55 ans, qui fabriquaient clandestinement les produits qui n'ont jamais obtenu d'autorisation de mise sur le marché (AMM), ont également été mis en examen jeudi soir pour "exercice illégal de la pharmacie, tromperie, mise en danger d'autrui et préparation de médicaments sans respect des bonnes pratiques".

Les deux responsables associatifs doivent verser chacun une caution de 35.000 euros, les pharmaciens chacun 50.000 euros.

Le procureur Dallest a dénoncé vendredi "une pratique illégale, discutable et parallèle" aux allures d'"entreprise humanitaro-commerciale".

Les mis en examen encourent quatre ans de prison et 75.000 euros d'amende.


Les affaires de ce genre se multiplient, les escrocs se masquant derrière des associations profitant de la naïveté des adeptes des pseudo-médecines. Ainsi, on a vu se multiplier les vendeurs de ces pseudo-medecines miracles, y compris en para-pharmacie. La plupart des vendeurs évitent soigneusement d'affirmer leurs effets miracles, comptant sur leurs adeptes pour répandre leur foi, principalement via Internet. Ils évitent ainsi les foudres de la justice tout en faisant une fortune facile.

04 juin 2008

Indiana Jones ne connaît pas sa géographie, reprochent les Péruviens

LIMA (AFP) - Indiana Jones, le célèbre archéologue du "Royaume du crâne de cristal" n'est certainement pas géographe, vitupèrent les péruviens, irrités en voyant leur pays andin confondu grossièrement avec le Mexique.
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Les spectateurs péruviens avaient pourtant été préparés par une campagne publicitaire ne laissant rien ignorer du fouet, des différents pistolets de l'aventurier allergique aux serpents, du saint graal ou des nazis avides de reliques aux pouvoirs magiques. Ils ont été décontenancés, déçus et enfin irrités en entendant le mexicain Pancho Villa parler en quechua, la langue des Incas et en constatant la confusion dans les décors et les lieux supposés.

"C'est un barbarisme", tonne Hugo Neyra, un historien, devenu directeur de la bibliothèque nationale de Lima.

A la sortie des salles, les spectateurs sont désorientés par les rancheras, ces chansons traditionnelles mexicaines qui accompagnent le héros dans l'Amazonie péruvienne. Ils sont aussi surpris par les féroces guerriers mayas qui parlent la langue des Andes où encore par la fameuse pyramide de Chichen Itza (au Mexique) déplacée... dans l'Amazonie péruvienne.

Pour l'historien Manuel Burga, ancien recteur de l'Université San Marcos, Steven Spielberg et George Lucas manquaient visiblement de conseillers historiques: "Il y a beaucoup de données fausses, même s'il s'agit d'une fiction cela va faire du tort, on montre un Pérou qui n'est pas vrai. Il n'est pas possible de confondre l'Amazonie avec la forêt du Yucatan au Mexique" proteste-t-il.

L'historien Teodoro Hampe n'est pas surpris en expliquant que pour l'américain moyen, tout ce qui existe au-delà de sa frontière sud, à partir du Mexique c'est du pareil au même: "Pour eux, c'est la même chose que ce soit le Mexique, le Guatemala, la Bolivie ou le Pérou".

Enfin les commentateurs regrettent que le message du film soit que les réussites des civilisations latino-américaines proviennent des extraterrestres et non de leurs habitants.


Dans la liste des bêtises, on peut ajouter les crânes de cristal eux-mêmes, dont il est maintenant prouvé que ce sont des faux. Evitons de croire qu'Indiana Jones est le titre d'une série d'émissions scientifiques, sans pour autant bouder notre plaisir.

03 juin 2008

Quatre bibliothèques de la Ville de Paris ont dû débrancher leurs bornes Wi-Fi face aux inquiétudes du personnel. Dernière en date : la bibliothèque interuniversitaire Sainte-Geneviève, dans le 5e arrondissement. La direction a pris cette décision après qu'un employé eut décidé d'exercer son droit de retrait, en vertu d'un moratoire sur le Wi-Fi, adopté en octobre 2007 par le comité d'hygiène et de sécurité.

Magasinier depuis quatre ans dans cet établissement, Gabriel Fondet témoigne : "Les douleurs se sont installées progressivement. Entre les téléphones portables activés, les ordinateurs portables connectés au Wi-Fi, les lampes à fort rayonnement, les antennes-relais de téléphonie à proximité, nous sommes exposés en permanence." D'autres témoignages lui ont permis de déterminer l'origine de ses troubles. Néanmoins, il reste prudent : "Les autres sources de pollution électromagnétiques sont à prendre aussi en compte. Le Wi-Fi seul n'est peut-être pas responsable de tous les maux", admet M. Fondet.

Le syndicat Supap-FSU et les associations Priartem, Agir pour l'environnement et Robin des toits soutiennent les employés. "Certains avancent que les douleurs seraient psychosomatiques. C'est un argument sans preuve ! Nous n'avons aucune prénotion sur le niveau d'exposition à partir duquel les gens souffrent", explique Stéphane Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement.

Janine Le Calvez, présidente de Priartem, fait le même constat : "Le Wi-Fi a été développé sans aucune étude d'impact sanitaire. Nous sommes passés du déni des effets à l'incertitude."

Les responsables de l'Association française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) ne partagent pas cet avis. "Nous ne pouvons pas nous permettre d'éliminer d'autres causes, comme le stress, lié à la présence d'antenne de rayonnement. Scientifiquement, on ne peut accorder foi à la thèse des malaises dus au Wi-Fi. Il n'y a aucun trouble connu à court terme", estime Olivier Merckel, chef de l'unité agent physique.

Face à ces interrogations, la connexion filaire traditionnelle fait son retour comme à la Bibliothèque nationale de France et dans les écoles de Courbevoie (Hauts-de-Seine).

Lucile Ageron


Encore une fois, l'inversion de la charge de la preuve est présentée sous couvert du principe de précaution. Les bibliothèques souhaitant installer un système Wifi ne pouvant pas procéder à des études cliniques, l'interdiction est gagnée d'avance. Reste à faire croire aux employés des bibliothèques qu'on a installé un système Wifi et à les écouter se plaindre des maux de tête que ce système inexistant provoque chez eux. Un test en simple aveugle qui révèlerait les simulateurs psychosomatiques.

Le président indonésien berné par un soi-disant carburant miracle

JAKARTA (AFP) - Le président indonésien a cru et soutenu le soi-disant inventeur d'un carburant miracle, présenté comme un dérivé de l'eau mais qui en fait n'était qu'un banal gasoil, a rapporté mardi la presse à Jakarta.
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Des scientifiques ont facilement démontré que le liquide baptisé "Energie bleue" n'était qu'un simple diesel produit par la société nationale d'hydrocarbures Pertamina.

"L'Energie bleue n'a rien d'extraordinaire, c'est juste une forme d'hydrocarbone ou de carburant fossile", a déclaré aux journalistes le ministre de la Recherche et de la Technologie Kusmayanto Kadiman.

La "découverte" de l'"Energie bleue" avait fait les gros titres en Indonésie, son concepteur, Joko Suprapto, étant parvenu à convaincre le président Susilo Bambang Yudhoyono qu'il avait réussi à séparer l'hydrogène de l'eau, pour produire du carburant.

Le procédé "révolutionnaire" avait été présenté solennellement au sommet de l'ONU sur les changements climatiques de décembre 2007 à Bali, avec l'appui du président Yudhoyono.

M. Suprapto avait disparu le mois dernier, ce qui avait poussé le chef de l'Etat indonésien à redouter qu'il ait été recruté ou enlevé par une multinationale pétrolière avide de bénéficier de son invention, a rapporté l'hebdomadaire Tempo.

M. Yudhoyono avait donc ordonné des recherches tous azimuts. L'"inventeur" a finalement été retrouvé dans un hôpital de Java, souffrant de problèmes cardiaques.

Selon le journal The Jakarta Post, le président indonésien s'est justifié mardi devant des experts de l'énergie en expliquant qu'il n'était pas lui-même un scientifique, mais qu'il était doué "du sens de la responsabilité et de curiosité".

27 mai 2008

Une étude falsifiée sur la nocivité des téléphones portables

Courrier International

En 2005 et 2008, des chercheurs de l'université de Vienne avaient fait sensation en révélant que les champs électromagnétiques générés par les antennes de téléphones portables pouvaient causer des ruptures dans les brins d'ADN des cellules. Conséquence possible : le cancer. Les pourfendeurs des antennes relais de téléphones portables s'étaient empressés d'exploiter ces études.

Seul problème : les résultats utilisés par les chercheurs étaient faux. Une technicienne de laboratoire les avait falsifiés, rapporte le magazine allemand Der Spiegel.

Le coup est dur pour Franz Adlkofer, l'un des superviseurs des recherches. Régulièrement cité par les médias, ce professeur munichois coordonnait également l'étude européenne REFLEX, qui avait également conclu, en 2003, à la nocivité des téléphones portables. Selon un autre spécialiste cité par Der Spiegel, il n'a pas pu ne pas s'apercevoir que les données étaient truquées.


Une preuve de plus que les valeureux défenseurs auto-proclamés de notre santé peuvent faire aussi 'bien' que ceux qu'ils dénoncent, pour essayer de prouver leurs théories, au mépris de l'éthique scientifique la plus élémentaire.

25 mai 2008

L’acide folique et les vitamines B sans effet contre les maladies cardiovasculaires

Une supplémentation en acide folique, vitamines B6 ou B12, seuls ou en combinaison, réduisent les concentrations d’homocystéine.

A partir de ces données, un certain nombre d’études randomisées ont cherché à savoir si cette supplémentation prévenait aussi les événements cardiovasculaires.

Des travaux ont été menés dans les populations générales mais on dispose de peu d’études chez les patients ayant déjà une maladie cardiovasculaire. C’est le sujet du travail publié dans le JAMA.

5 442 femmes, professionnelles de santé américaines, âgées de 42 ans ou plus, et qui avaient soit des antécédents d’accident vasculaire cérébral ou plus de 3 facteurs de risque coronarien ont été enrôlées dans une étude randomisée en double insu versus placebo.

Elles ont reçu un comprimé contenant une combinaison de 2, 5mg d’acide folique, 5mg de vitamine B6 et 1 mg de vitamine B12 ou un placebo. Elles ont été traitées pendant plus de 7 années entre avril 1998 et juillet 2005.

796 femmes ont présenté un événement cardiovasculaire (406 dans le groupe du traitement actif et 390 dans le groupe placebo) au cours du suivi.

Les patientes qui recevaient le traitement actif avaient un risque identique de survenue d’un événement cardiovasculaire (évalué par un critère composite d’infarctus du myocarde ou d’AVC ou de procédure de revascularisation coronarienne ou de mortalité d’origine coronarienne).

Pourtant, les concentrations d’homocystéine plasmatique étaient diminuées de 18.5 % dans le groupe actif en comparaison du groupe placebo.

Les auteurs concluent donc, comme pour les autres études déjà réalisées sur ce sujet, qu’après 7 années de traitement et de suivi, un comprimé comprenant à la fois de l’acide folique, de la vitamine B6, de la vitamine B12 ne réduit pas les événements cardiovasculaires chez les femmes à haut risque et cela malgré un abaissement significatif des concentrations d’homocystéine

D'après Albert CM et al. Effect of folic acid and B vitamins on risk of cardiovascular events and total mortality among women at high risk for cardiovascular disease. JAMA 2008 ; 299 : 2027-2036.