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08 mai 2010

Indonésie : un homme en prison pour avoir dit être revenu du paradis

Indonésie - Un homme de 70 ans a expliqué s'être rendu plusieurs fois au paradis. Il a écopé d'un an de prison pour blasphème envers la religion islamique.

Bakri Abdullah se désigne comme étant un prophète après avoir déclaré avoir reçu la "révélation divine" durant ses deux séjours au paradis, en 1975 et en 1997, rapporte l'AFP. L'homme était depuis suivi par plusieurs dizaines de disciples qui effectuaient avec lui des "pèlerinages", notamment sur le Mont Rinjani, un volcan encore en activité. Aujourd'hui, il vient d'écoper d'un an d'emprisonnement pour ses dires, considérés comme un blasphème pour l'Indonésie. En effet, l'Agence France Presse rappelle que le pays dispose d'une loi qui punit le blasphème, c'est-à-dire tous sentiments hostiles envers la religion, son interprétation ou son enseignement.


Etait-ce vraiment la peine de faire de sa vie un enfer pour autant ?.

17 avril 2010

Les relations sexuelles illicites causent des séismes

Agence France-Presse
Téhéran

L'augmentation des relations sexuelles illicites est la cause de l'accroissement des tremblements de terre, selon l'ayatollah Kazem Sedighi, imam de la prière du vendredi de Téhéran cité samedi par le quotidien Aftab.

«Les catastrophes naturelles sont le résultat de notre propre comportement», a déclaré M. Sedighi.

«Beaucoup de femmes mal habillées» (ne respectant pas la tenue islamique, ndlr) «corrompent les jeunes, et l'augmentation des relations sexuelles illicites fait accroître le nombre des tremblements de terre», a-t-il déclaré.

Les relations sexuelles hors mariage sont officiellement interdites en Iran.

Les religieux conservateurs dénoncent régulièrement le non respect du code vestimentaire islamique strict par une partie des jeunes iraniennes, en particulier à Téhéran et dans les grandes villes du pays.

«Nous n'avons pas d'autre choix que de nous conformer aux règles de l'islam», a affirmé l'ayatollah Sedighi, en rappelant les récents propos du président Mahmoud Ahmadinejad qui avait mis en garde contre les risques de séisme à Téhéran.

M. Sedighi a également affirmé qu'il «fallait un effort collectif» pour régler les problèmes de la société provoqués par «l'augmentation de l'âge du mariage et du nombre de divorces».


Il faudrait lancer une investigation zététique là-dessus: embaucher un million de personnes pour se lancer dans des relations sexuelles illicites le même jour et vérifier l'augmentation subséquente des tremblements de terre. A faire en double-aveugle bien sûr, mais ça va compliquer un peu les choses.

01 avril 2010

Un Libanais pourrait être exécuté pour sorcellerie en Arabie saoudite

AP - L'avocate d'un citoyen libanais condamné pour sorcellerie en Arabie saoudite a déclaré jeudi que son client pourrait être décapité vendredi, appelant les responsables saoudiens et libanais à l'épargner.

Me May al-Khansa a appris de source judiciaire que son client, Ali Sibat, devrait être décapité vendredi, mais elle n'a pas eu de confirmation officielle. Un responsable libanais a déclaré que Beyrouth n'avait eu aucune information de Ryad en ce sens.

Sibat fait partie de ces dizaines de personnes arrêtées chaque année dans le royaume pour avoir pratiqué la sorcellerie, la magie noire, ou prédit l'avenir. Ces pratiques sont considérées comme polythéistes par le gouvernement saoudien, qui applique la charia.

Me Al-Khansa a demandé le roi Abdullah de pardonner Sibat, 49 ans, père de cinq enfants. Selon elle, Sibat n'a pas pratiqué de prédictions en Arabie saoudite et il n'est pas citoyen ou résident saoudien et de ce fait, devrait être extradé.

Ali Sibat, qui faisait des prédictions sur une télévision arabe satellitaire depuis chez lui à Beyrouth, a été arrêté par la police religieuse saoudite lors de son pèlerinage à Médine en mai 2008 et condamné à mort en novembre dernier. "Ali n'est pas un criminel. Il n'a pas commis de crime ou d'acte honteux", a-t-elle martelé

L'association de défense des droits de l'homme Human Rights Watch, le gouvernement saoudien doit cesser d'"utiliser de plus en plus fréquemment l'accusation de 'sorcellerie' qui est vague et employée arbitrairement".

04 décembre 2008

Refus d'ôter le foulard à l'école: deux Françaises déboutées à Strasbourg

Deux Françaises musulmanes, qui dénonçaient leur exclusion définitive d'un collège parce qu'elles avaient refusé de retirer leur foulard pendant des cours de sport, ont été déboutées jeudi à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).

Pour les juges européens, le port d'un signe religieux à l'école n'est pas incompatible en soi avec le principe de laïcité, même si les autorités doivent veiller "avec une grande vigilance" à ce que "la manifestation de croyances religieuses dans un établissement scolaire" ne se transforme pas en "acte ostentatoire", source de "pression" et "d'exclusion".

"Tel est bien ce à quoi semble répondre la conception du modèle français de laïcité", s'est félicitée la Cour dans son arrêt.

Les juges européens ont conclu à la non-violation de l'article 9 (droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion) de la Convention européenne des droits de l'homme, soulignant que l'expulsion n'avait pas été décidée en raison de leur religion, comme les requérantes le soutiennent, mais résultait de leur "refus de se conformer aux règles appliquées dans l'enceinte scolaire" dont elles avaient connaissance.

"La limitation du droit des requérantes à manifester leurs convictions religieuses avait pour finalité de préserver la laïcité au sein de l'établissement scolaire", ont estimé les juges européens.

"Face aux impératifs de la protection des droits et libertés d'autrui et de l'ordre public", les convictions religieuses des requérantes ont bien été prises en compte par les autorités françaises, selon la Cour.

Leur expulsion n'est pas disproportionnée, estiment les juges qui constatent qu'une fois exclues, les deux adolescentes, alors en classe de 6e, ont pu poursuivre leur scolarité par correspondance.

Aujourd'hui âgées de 21 et 22 ans, les jeunes filles avaient été exclues début 1999 du collège de Flers, dans l'Orne (Ouest de la France) après avoir refusé d'enlever leur foulard islamique en cours d'éducation physique, malgré les demandes répétées du professeur qui jugeait ce port incompatible avec la pratique sportive.

Les adolescentes avaient proposé de remplacer le foulard par un bonnet mais en février, constatant leur absence de participation active aux séances, le conseil de discipline du collège prononça leur exclusion définitive pour non-respect de l'obligation d'assiduité.

Le mois suivant, le recteur de l'académie de Caen confirma cette décision.

En octobre 1999, le tribunal administratif de Caen rejeta les demandes des parents qui réclamaient l'annulation de l'arrêté du recteur, considérant que les adolescentes s'étaient présentées aux cours dans une tenue qui ne permettaient pas leur participation.

Ce jugement avait été confirmé par la Cour administrative d'appel de Nantes pour qui les deux jeunes filles avaient dépassé les limites du droit d'exprimer et de manifester leurs croyances religieuses au sein du collège.

Un ultime recours devant le Conseil d'Etat avait également été rejeté.

11 juin 2008

Bébé né handicapé: pas d'indemnité pour le père qui avait refusé l'intervention d'hommes

LYON (AFP) - Une famille, qui réclamait des indemnités à l'hôpital de Bourg-en-Bresse pour la naissance d'un enfant handicapé, a vu sa demande rejetée et devra payer 1.000 euros de frais de justice au centre hospitalier, parce que le père de famille, musulman, avait refusé la présence de médecins hommes lors de l'accouchement.
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Dans un arrêt rendu mardi, la cour administrative d'appel de Lyon estime que "l'état de l'enfant est totalement imputable à l'attitude de M. Radouane Ijjou" et que le couple ne peut "rechercher la responsabilité (...) du centre hospitalier de Bourg-en-Bresse".

"Je m'y attendais eu égard au témoignage du centre hospitalier disant que M. Ijjou a fait obstruction à l'intervention de tout personnel soignant masculin", a affirmé à l'AFP l'avocate de la famille, Me Isabelle Damiano.

"La décision est très dure, on dit à l'enfant qu'il n'a qu'à s'en prendre à ses parents", a-t-elle ajouté.

Né le 8 novembre 1998, le petit Mohammed est handicapé à 100% à la suite de complications neurologiques lors de sa naissance.

Selon la cour administrative d'appel, l'opposition du père de famille à toute présence masculine a causé le handicap de l'enfant, en empêchant de faire les examens qui "auraient permis de prévenir les graves complications neurologiques dont a été victime le jeune Mohammed".

"Dès 9H40, la sage-femme a appelé l'interne de garde et invoquant ses convictions religieuses, M. Ijjou s'est, jusqu'à 10H10, physiquement opposé à toute présence masculine dans la salle d'accouchement", indique l'arrêt.

"Lorsque vers 10H10, après négociation, M. Ijjou ne s'est plus opposé à l'intervention des médecins masculins, il était trop tard pour commencer une césarienne et l'extraction de l'enfant a dû être effectuée par application de forceps", souligne la cour.

"M. Ijjou a toujours dit qu'il voulait que sa femme accouche dans des conditions normales. Au départ, il avait indiqué qu'il préférait que ce soit une femme, mais quand les choses se sont compliquées, peu lui importait", a indiqué Me Damiano.

"Il est musulman pratiquant, mais il se défend d'être intégriste", a souligné l'avocate en ajoutant: "Il a toujours refusé cette étiquette qu'on a voulu lui coller".

La demande de la famille Ijjou avait été rejetée en mai 2006 par le tribunal administratif de Lyon. Les époux avaient ensuite saisi la cour administrative d'appel en demandant que le centre hospitalier de Bourg-en-Bresse leur verse "une indemnité provisionnelle de 100.000 euros et, à titre personnel, une somme de 10.000 euros".


Les croyances des parents peuvent tuer les enfants, ou les rendre invalides à vie. On admirera le culot de ce 'père' qui a fait passer la vie de son enfant (et probablement de sa femme) après ses croyances, et qui réclame aux autres le prix de ses errements. Il refuse l'étiquette d'intégriste, s'installant ainsi dans la dénégation de l'évidence.

29 novembre 2007

Dawkins book faces Turkish ban

Associated Press in Ankara
The Guardian

A prosecutor is investigating whether to press charges against the Turkish publisher of a bestselling book by atheist writer Richard Dawkins for inciting religious hatred, reports said yesterday.

Publisher Erol Karaaslan said yesterday that he would be questioned by an Istanbul prosecutor as part of an official investigation into The God Delusion, written by the British expert in evolutionary biology.

Karaaslan could go on trial if the prosecutor concludes the book incites religious hatred and insults religious values, and faces up to one year in prison if found guilty, Milliyet newspaper reported.

The prosecutor started the inquiry into the book after one reader complained that passages in the book were an assault on "sacred values", Karaaslan said.

The publisher said he would be questioned today and faces prosecution both as the book's publisher and translator. The book has sold 6,000 copies in Turkey since it was published by his Kuzey publishing house in June.

No one was available for comment at the prosecutor's office.

The investigation follows controversy about free speech in Turkey after Nobel prizewinning author Orhan Pamuk went on trial in 2005 over comments about the mass killings of Armenians by Ottoman Turks in the early 20th century. The charges were later dropped.

The EU, which Turkey hopes to join, is pressing Ankara to change laws that curb free expression and do not fit within the bloc's standards of free speech. Turkey has said it will soften a law which makes it a crime to denigrate Turkish identity or insult the country's institutions.


Pour ceux qui doutaient que la Turquie soit prête à rejoindre l'Union Européenne, voilà qui mettra un point final à leurs doutes. Maintenant ils en sont sûrs!

25 septembre 2007

Ahmadinejad hué à l'université de Columbia

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a été reçu lundi par l’université de Columbia dans l’Etat de New York.

Lee Bollinger, président de l’université, vivement critiqué hier pour l’organisation de cette rencontre, a accueilli le président iranien par un réquisitoire.

Surpris par le discours de Bollinger, Mahmoud Ahmadinejad a répondu que dans son pays, « on montre du respect pour ses invités ». « Nous respectons également nos professeurs et nos étudiants en les laissant juger par eux-mêmes », a-t-il ajouté.

Quand on lui a demandé ce qu’il pensait des conditions de la femme en Iran, celui-ci a répondu que « les femmes sont libres et elles sont présentes sur le plan politique ». « 90% de la population vote, et la moitié sont des femmes », a-t-il ajouté.

Questionné sur les homosexuels, il a déclaré devant une foule choquée qu’il n’y avait pas d’homosexuel en Iran. « En Iran, il n’y a pas d’homosexuel comme ici. Nous n’avons pas ce phénomène », a-t-il déclaré.

Sur l'holocauste, il a démenti avoir nié son existence. "Je n'ai pas dit que ce n'était pas arrivé du tout. J'ai dit : pourquoi n'encourage-t-on pas plus de recherches sur le sujet ?"
Il a également accusé les gouvernements occidentaux de mentir sur l’Iran. « Parce que des gouvernements ne sont pas du même avis, ils répandent des mensonges sur l’Iran».


Quand on entend ensuite Ahmadinejad affirmer que l'Iran ne cherche pas à obtenir une bombe atomique et fustiger les dirigeants qui mentent à leur peuple, on est tout de suite rassuré! Ses déclarations sont probablement aussi véridiques que celles qu'il a faites devant les étudiants de Columbia.