27 juillet 2005

Plan for Dalai Lama lecture angers neuroscientists

David Adam, science correspondent
The Guardian

The Dalai Lama is at the centre of an unholy row among scientists over his plans to deliver a lecture at a prominent neuroscience conference.
His talk stems from a growing interest in how Buddhist meditation may affect the brain, but researchers who dismiss such studies as little more than mumbo-jumbo say they will boycott the Society for Neuroscience annual meeting in November if it goes ahead.
Jianguo Gu, a neuroscientist at the University of Florida who has helped to organise a petition against the Dalai Lama's lecture, said: "I don't think it's appropriate to have a prominent religious leader at a scientific event.
"The Dalai Lama basically says the body and mind can be separated and passed to other people. There are no scientific grounds for that. We'll be talking about cells and molecules and he's going to talk about something that isn't there."
Dr Gu and many of the scientists who initiated the protest are of Chinese origin, but say their concern are not related to politics. The Dalai Lama has lived in exile in India since he fled Chinese troops in Tibet in 1959.
"I'm not against Buddhism," said Dr Gu, who has cancelled his own presentation at the meeting. "People believe what they believe but I think it will just confuse things."
The Dalai Lama has long had an interest in science and once said that if he had not been a monk he would have been an engineer. Over the past decade he has encouraged western neuroscientists to study the effects of Buddhist meditation, originally through meetings at his home and more recently by attending conferences at major US universities.
Buddhist monks typically spend hours in meditation each day, a practice they say enhances their powers of concentration.
Trained meditators claim to be able to hold their attention on a single object for hours at a time without distraction, or to shift attention as many as 17 times in the time it takes to snap your fingers.
Both claims go against current scientific thinking, which says attention cannot be held as long or switched so quickly, and some neuroscientists have started investigating whether they have a biological basis. Some believe the monks' skills could be down to plasticity, the ability of even fully formed adult mammalian brains to change and adapt.
The research peaked in November last year when a team led by Richard Davidson, a psychologist at the University of Wisconsin, Madison, published research in the US journal Proceedings of the National Academy of Sciences that suggested networks of brain cells were better coordinated in people who were trained in meditation.
The scientists included Matthieu Ricard, a Buddhist monk at the Shechenm monastery in Nepal, who has a PhD in molecular biology from the Pasteur Institute in Paris. They said the brain differences they observed might explain the heightened awareness reported by meditating monks.
Mr Davidson helped to arrange the Dalai Lama's talk at the neuroscience conference, which is the first in a series billed as dialogues between neuroscience and society.
The protesters say the team's research is flawed because it compared monks in their 30s and 40s with much younger university students.
Their petition reads: "Inviting the Dalai Lama to lecture on neuroscience of meditation is of poor scientific taste because it will highlight a subject with hyperbolic claims, limited research and compromised scientific rigour."
It compares the lecture to inviting the Pope to talk about "the relationship between the fear of God and the amygdala [part of the brain]" and adds "it could be a slippery road if neuroscientists begin to blur the border between science and religious practices".
Carol Barnes, the president of the Society for Neuroscience, said: "The Dalai Lama has had a long interest in science and has maintained an ongoing dialogue with leading neuroscientists for more than 15 years, which is the reason he was invited to speak at the meeting. It has been agreed that the talk will not be about religion or politics.
"We understand that not every member will agree with every decision and we respect their right to disagree


Il est dommage que l'on mélange les genres. Les justifications évoquées par le président de la Society for Neuroscience peuvent aussi ouvrir la porte des congrès scientifiques aux tenants de la Méditation Transcendentale, de l'Intelligent Design, etc.

26 juillet 2005

Des pèlerins italiens armés de portables, à l'affût d'un miracle

ROME (Reuters) - Des milliers d'Italiens ont afflué ces derniers jours dans une localité proche de Naples, armés de téléphones portables et de caméras vidéo, dans l'espoir de filmer une statue de la Vierge Marie qui, selon des habitants, a miraculeusement bougé les jambes.
Des paroissiens de l'église Saint Pierre, à Acerra, ont dit avoir vu les jambes prendre la couleur de la chair et bouger, comme si la statue de plâtre s'avançait vers eux.
Un homme a affirmé la semaine dernière aux journalistes qu'il avait filmé la scène sur son téléphone portable.
Un porte-parole de l'évêque local a déclaré que des experts de l'Eglise enquêtaient sur l'incident pour déterminer s'il était dû à une cause naturelle que l'on ne s'explique pas pour l'instant ou s'il s'agissait d'un phénomène surnaturel.
Mais Mgr Antonio Riboldi, évêque émérite d'Acerra, s'est déclaré sceptique. "Dans le passé, la Madonne est apparue dans un champ ou dans une grotte, mais jamais sur un téléphone mobile ou une camera vidéo. Ce n'est pas dans ses habitudes de se donner en spectacle", a-t-il dit.


C'est l'effet 'technologique' bien connu qui diminue le nombre et l'intensité des phénomènes dits 'paranormaux' en fonction de l'amélioration des technologies permettant de les observer a posteriori et plus objectivement. Dans cette catégorie, les miracles, la télékinésie, la télépathie, les manifestations spirites, etc., ont beaucoup dégonflé avec les progrès des sciences et des techniques.

23 juillet 2005

Les économies d'une Palermitaine vampirisées par deux escrocs

PALERME, Italie (Reuters) - Un couple d'Italiens a soutiré 50.000 euros à une habitante de Palerme, en Sicile, après l'avoir persuadée que des vampires allait la faire accoucher, si elle ne les payait pas, du fils de l'Antéchrist.
L'homme, un chanteur de cabaret, et sa fiancée ont escroqué leur victime pendant quatre ans en lui vendant 3.000 euros pièce des pilules censées le faire avorter du fils de l'Antéchrist.
La police a découvert l'affaire quand la famille de cette dame de 47 ans s'est inquiétée de la voir dépenser toutes ses économies, rapportent les agences AGI et ANSA.

22 juillet 2005

La sorcellerie bientôt permise en Australie

MELBOURNE (AFP) - Les voyants, les diseurs de bonne aventure et autres extra-lucides devraient désormais pouvoir exercer sans crainte dans l'Etat australien de Victoria, où les autorités veulent abroger une loi anti-sorcellerie datant du XIXe siècle.Le procureur général du Victoria, Rob Hulls, a indiqué avoir présenté un projet pour révoquer la loi qui interdit toutes pratiques pour dire la bonne aventure ou exercer la sorcellerie.
"Ca date de près de 200 ans et ça reflète la terminologie et les pratiques de l'Angleterre de Dickens", a déclaré Rob Hulls jeudi. "Le temps où la sorcellerie et les diseurs de bonne aventure représentaient un danger pour l'ordre et la loi ou un foyer d'activité criminelles est révolu depuis longtemps".


Voilà qui rassurera tous les Australiens inquiets de leurs droits démocratiques.

21 juillet 2005

David Lynch compte collecter 7 milliards de dollars pour la Paix

LOS ANGELES (Reuters) - Le cinéaste américain David Lynch compte rassembler 7 milliards de dollars pour rétablir la paix dans le monde grâce à une technique de méditation transcendantale.
Le réalisateur âgé de 59 ans, connu pour ses fictions d'avant-garde telles que "Mulholland Drive" ou la série "Twin Peaks", a créé une fondation destinée à promouvoir les bienfaits d'une technique de réduction du stress auprès des établissements scolaires d'Amérique et à terme du monde entier.
"Je veux collecter 7 milliards de dollars", a déclaré Lynch mercredi à Reuters. "Les gens rient de ce chiffre de 7 milliards (...) Je veux trouver quelques personnes riches qui prendraient la mesure de ce projet en disant 'je veux faire quelque chose pour le monde qui ait un sens'."
"La vraie paix, ce n'est pas simplement l'absence de guerre, c'est l'absence de toute négativité", ajoute-t-il.
Lynch n'a pas expliqué pourquoi il tablait spécifiquement sur 7 milliards de dollars. Il a dit pratiquer lui-même la méthode de relaxation depuis plus de 30 ans et avoir pu en constater les bienfaits dans des écoles des Etats du Maryland et de l'Iowa ainsi qu'à Johannesburg, en Afrique du Sud.
"Vous pouvez dire que je raconte n'importe quoi mais quand vous rencontrez les étudiants qui auront la chance (de tester cette technique), vous verrez qu'ils rayonnent comme personne."


Voilà un critère tout à fait scientifique de jugement, en effet ! C'est ce que les Américains appellent "testimonial", le témoignage de foi du croyant.
Référence:

19 juillet 2005

L'éthanol demande trop d'énergie pour être produit

Associated Press
Albany, New York

Selon une nouvelle étude américaine, les carburants alternatifs, comme l'éthanol et les polycarburants, nécessitent davantage d'énergie dans leur production qu'ils ne peuvent en fournir en rendement.
Aux États-Unis, les agriculteurs, entrepreneurs et les autorités investissent actuellement des millions de dollars dans ces sources d'énergie renouvelables en soutenant que leur combustion est plus propre que celle des carburants fossiles tels que le pétrole, en plus de réduire la dépendance envers l'or noir et de constituer un nouveau débouché pour les fermiers.Mais des chercheurs des universités Cornell (État de New York) et de Californie-Berkeley affirment qu'il faut 29 pour cent plus d'énergie fossile pour transformer le maïs en éthanol que la valeur énergétique du produit en résultant. Pour une autre plante, le panic raide, un fourrage utilisé aussi pour fabriquer de l'éthanol, il faut 45 pour cent plus d'énergie pour le produire que sa valeur énergétique, tandis que pour le bois, il faut 57 pour cent plus d'énergie. Enfin, le soya requiert 27 pour cent plus d'énergie pour être métamorphosé que la valeur du biodiesel qu'il donne, alors que pour le tournesol, c'est 50 pour cent de plus, explique-t-on dans le document.
«La production d'éthanol aux États-Unis n'est pas avantageuse pour la sécurité énergétique du pays, pour son agriculture, pour son économie ou pour son environnement», peut-on lire dans l'étude menée par David Pimentel, de Cornell, et Tad Patzek, de Berkeley.Les États-Unis feraient mieux d'investir dans les énergies solaire et éolienne et dans l'hydrogène, ont-ils conclu.L'éthanol est un additif qui, mélangé à l'essence, réduit les émissions de gaz d'échappement et accroît l'indice d'octane. Son usage se répand rapidement depuis 2004, année où Washington a interdit l'additif MTBE dans l'essence. Environ 3,6 milliards de gallons US d'éthanol ont été produits l'an dernier aux États-Unis, selon l'association des énergies renouvelables, qui fait la promotion de l'éthanol.Selon cette industrie, le recours à huit milliards de gallons US d'éthanol par année permettrait aux raffineries de consommer deux milliards de barils de pétrole en moins. Mais les pétrolières rétorquent que l'emploi d'éthanol aurait un effet négligeable sur les importations de pétrole.Les producteurs d'éthanol contestent quant à eux les résultats de l'étude. Ils prétendent que les données sont dépassées et qu'elles ne tiennent pas compte des profits qui surpassent les coûts.


Si cette étude est correcte, cela veut dire que produire de l'éthanol dans une économie où les bases de la production énergétique sont les carburants fossiles conduirait à une hausse de la consommation de ceux-ci. La production d'éthanol ne serait donc intéressante que dans une économie qui aurait déjà effectué une grande partie de sa mutation vers une production à base d'énergies 'propres'.

18 juillet 2005

Hépatite B, bilan en demi-teinte pour l'InVS

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire vient de publier les résultats d'une année de surveillance de l'hépatite B aiguë en 2003-2004. Il s'agit des premiers chiffres depuis l'instauration de la déclaration obligatoire de la maladie en 2003.
Entre le 1er mars 2003 et le 1er avril 2004, l'InVS a ainsi recensé 158 cas d'hépatite B aiguë sur l'ensemble du territoire français. Dont deux mortels. L'hépatite B se transmet par un virus à ADN -dit hépadnavirus- dont le réservoir est humain.
Les départements les plus touchés sont ceux d'Ile-de-France, avec 36 cas notifiés. Les principales victimes se recrutent parmi les 30-39 ans, qui représentent 28,5% du total. Suivis de près par les 40-49 ans, avec 24,7% des cas recensés. L'origine de la contamination est sexuelle dans plus de 40% des cas et en revanche, l'usage de drogues -notamment les drogues intraveineuses- n'est responsable que de 6,2% des contaminations.
La maladie ignore également les saisons et touche autant les femmes que les hommes. Ces données sont les premières depuis la réintroduction en mars 2003 de la déclaration obligatoire de l'hépatite B aiguë, suspendue en 1985. "La notification de 158 cas paraît (cependant) peu élevée" précisent les auteurs. "Il existe très probablement une sous-déclaration". Et ils soulignent surtout, que "plus de la moitié des cas notifiés auraient pu être évités si les recommandations de vaccination en vigueur avaient été respectées".
Rappelons que l'hépatite B est à l'origine de près de 10% des transplantations hépatiques en France. Que dans 20% des cas elle évolue vers une cirrhose et que selon l'OMS, le virus de l'hépatite B est à l'origine de 60% à 80% des cancers primaires du foie dans le monde. Les enfants qui en France, naissent de mères porteuses du virus deviendront pour 90% d'entre eux des porteurs chroniques du virus. Et plus d'un sur cinq mourra, des années plus tard, de cirrhose ou de cancer...

Sources: Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n°31/2005

15 juillet 2005

L'aspartame s'avère cancérigène chez le rat

PARIS (AFP) - L'aspartame, utilisé pour donner une saveur sucrée à plus de 6.000 produits allégés dans le monde, s'avère cancérigène chez le rat, selon une nouvelle étude scientifique qui pourrait conduire à réévaluer les risques liés à cet édulcorant.Les travaux démontrent "pour la première fois que l'aspartame est un agent cancérigène", a déclaré jeudi la Fondation européenne d'oncologie et de sciences environnementales "B. Ramazzini" à Bologne (Italie)
L'aspartame a été découvert en 1965 et commercialisé aux Etats-Unis depuis 1974 et en France depuis 1988. Il remplace le sucre dans de nombreuses boissons, bonbons, desserts dits "light", certains produits pharmaceutiques, notamment des sirops et antibiotiques pour enfants. Il avait déjà été soupçonné de provoquer des cancers du cerveau.
La nouvelle étude "confirme l'absence de liens entre aspartame et tumeurs du cerveau", a souligné vendredi l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) qui avait jugé en 2002 ce risque non prouvé.
Mais les résultats rendus publics jeudi soulèvent "de nouvelles questions sur les liens potentiels entre l'exposition à l'aspartame et la survenue de cancer", reconnaît l'Afssa.
L'aspartame entraine une "augmentation statistiquement significative des lymphomes et des leucémies chez les rats femelles, lorsqu'il est administré à des doses très proches de celles auxquelles les êtres humains peuvent être exposés", selon l'équipe italienne conduite par le Dr Morando Soffritti, dont les résultats doivent paraître dans la revue médicale European Journal of Oncology.
Les chercheurs appellent à "revoir rapidement" la règlementation concernant les doses admissibles de cet édulcorant "dans la nourriture et les boissons, en particulier pour protéger les enfants".
"Ces résultats préliminaires doivent encore être confirmés", estime pour sa part l'Afssa.
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a jugé jeudi "inapproprié de suggérer des changements dans les régimes alimentaires des consommateurs concernant l'aspartame sur la base des informations actuellement disponibles".
Une réévaluation des risques devrait commencer "dès que l'ensemble des données aura été fourni", précise l'Efsa dans un communiqué, relevant qu'elle prendra "vraisemblablement plusieurs mois" car les experts "prendront en compte les autres études et données disponibles à ce jour".
La dose journalière acceptable (DJA) d'aspartame est actuellement fixée à 40 mg par jour et par kilogramme de poids corporel pour l'homme au sein de l'Union européenne et à 50 mg/kg aux Etats-Unis.
La dose moyenne journalière d'aspartame effectivement consommée par la population se situerait entre 2 et 3 mg/kg, "mais davantage pour les enfants et les femmes enceintes", rappelle l'équipe italienne.
Lors de ses travaux portant sur 1.800 rats, les rongeurs ont reçu de l'aspartame, de l'âge de 8 semaines à la fin de leur vie, à des doses qui correspondraient pour l'homme à des prises allant de 0 à 5.000 mg/kg.
L'augmentation de la fréquence des lymphomes et leucémies chez les rates est liée à la dose reçue, soulignent les chercheurs, relevant qu'elle apparaît même, de "façon non statistiquement significative", dès l'équivalent de 4 mg/kg. Chez le rat male, la hausse n'est constatée qu'à partir d'une dose journalière correspondant à 5.000 mg/kg chez l'homme.
Ces travaux ne montrent aucune augmentation significative des cancers du cerveau chez les rongeurs.


Une nouvelle résurgence de la légende urbaine sur la pseudo-toxicité de l'aspartame. Notons avec intérêt que si un homme doit en consommer plus de 350 g/jour pour avoir des effets négatifs, le risque est admissible. Reste à confirmer l'effet sur les rates et la généralisation des rates aux hommes et/ou aux femmes. Pour se rassurer un peu, lire:
http://www.afssa.fr/ftp/afssa/actu/aaat2000sa0249.pdf

06 juillet 2005

La polio s'étend à cause du... Nigeria

Selon l'OMS, l'Indonésie a déclaré avant hier 21 nouveaux cas de poliomyélite portant à 100 le nombre total de patients infectés depuis avril 2005. La cause ? L'importation d'un poliovirus du Nigeria qui a ensuite circulé au Soudan pour enfin arriver en Indonésie.
Le Nigeria encore et toujours lui. Rappelez-vous, début 2004, les autorités de l'Etat de Kano, dans le nord du Nigeria refusent de poursuivre les campagnes de vaccination. Elles craignent que les autorités américaines ne se servent du vaccin anti-poliomyélite pour inoculer aux Africains le virus du VIH/SIDA. Une décision catastrophique.
Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Ethiopie, Guinée, Mali, Niger, Nigeria, République Centrafricaine, Soudan, Tchad... L'ensemble du continent africain subit de plein fouet une recrudescence de la maladie. Aujourd'hui, l'Asie est touchée... Car c'est bien le virus parti du Nigeria qui frappe l'Indonésie ! Un pays qui n'avait plus eu de cas de polio depuis 1995 !
"Aucun pays dans le monde n'est à l'abri", affirme Oliver Rosenbauer, responsable de l'Initiative mondiale pour l'éradication de la poliomyélite à l'OMS. "Le risque persiste dans tous les pays exempts de polio. Il est donc extrêmement important d'éradiquer la maladie des pays endémiques, sinon le virus continuera à circuler". Encore faut-il que tous les responsables politiques tendent vers ce même objectif.
Aujourd'hui, l'éradication de la maladie n'est plus à portée de main. D'ailleurs un autre pays, l'Angola a enregistré un nouveau cas alors que la maladie avait disparu depuis 2001. Là encore, il s'agit d'un cas d'importation. Le poliovirus viendrait d'Inde. Un pays où la polio est endémique !

Sources: OMS, 5 juillet 2005


Conséquence logique de la rumeur 'anti-musulmane': la mort de musulmans indonésiens ! Sans compter celle des autres, qui n'en demandaient pas autant.

05 juillet 2005

Le placebo évacue le stress

(Agence Science-Presse) - Une fausse pilule, ou placebo, ne guérit peut-être pas grand-chose mais au moins, elle contribue à évacuer le stress.
Les chercheurs suédois qui se sont livrés à cette expérience ont suivi une démarche originale: ils ont montré à des volontaires des séries d'images "déplaisantes" (dont des corps mutilés) et ont comparé leur niveau d'anxiété avant et après leur avoir donné un vrai médicament contre l'anxiété, et un placebo. Dans les deux cas, les effets furent similaires.
Les résultats sont parus dans le journal américain Neuron. Tout au long de l'expérience, le cerveau des volontaires était analysé au moyen de la technologie d'imagerie par résonance magnétique. Là encore, pas de différence significative dans l'influx sanguin: les deux pilules, la vraie et la fausse, ont toutes deux contribué à réduire l'activité dans les centres du cerveau associés à l'émotion.
C'est surtout cette dernière partie de l'étude qui intéressait les chercheurs de l'Institut Karolinska. Car ce n'est que depuis les années 1980 que l'on commence tout doucement à "voir" ce qui se passe dans notre cerveau.
Or, c'est en apprenant à mieux voir ce qui se passe dans les différentes zones de cette matière grise, notamment dans des situations de stress, que l'on pourra éventuellement mieux cibler les traitements. Pour l'instant, rappellent les auteurs de l'étude, il reste à comprendre pourquoi l'effet placebo agit dans certaines circonstances et pas du tout dans d'autres.


L'anxiété est donc un symptôme éminement susceptible à l'effet placebo. Un résultat qui ne surprendra que peu. Depuis 1980, les études du fonctionnement cérébral in vivo grâce à l'IRM ont permis d'améliorer les conditions expérimentales de ces études.

De nouvelles empreintes humaines remettent en cause la théorie de peuplement de l'Amérique

Associated Press (AP)

Des scientifiques britanniques ont annoncé mardi avoir mis au jour des empreintes humaines vieilles de 40 000 ans dans le centre du Mexique, une découverte qui remet en cause les études précédentes qui estiment que l'arrivée des premiers hommes sur le continent américain a eu lieu il y a environ 13 500 ans.

Les empreintes de pas ont été découvertes en 2003 dans une carrière abandonnée près du volcan Cerro Toluquilla, non loin de Puebla au sud de Mexico, ont annoncé Silvia Gonzales de l'Université John Moores de Liverpool et Matthew Bennett, de l'université de Bournemouth.

Les traces ont été conservées comme des fossiles dans la cendre du volcan le long de ce qui était autrefois un lac volcanique, a expliqué Silvia Gonzales.Les empreintes, désormais aussi dures que le béton, ont été trouvées sans qu'une excavation soit nécessaire, les travailleurs de la carrière ayant déjà enlevé entre deux et trois mètres de sédiments qui s'étaient déposés au-dessus de la couche de cendre.

La datation au laser des empreintes remet en cause les théories sur le peuplement du continent américain. Les scientifiques ont longtemps pensé que les premiers hommes étaient arrivés en Amérique du Nord lors de la dernière époque glaciaire il y a 13.500 ans, en traversant un bras de terre dans le détroit de Béring.

Selon Silvia Gonzales, ces découvertes étayent la théorie selon laquelle les premiers Américains sont arrivés par la mer, du côté Pacifique.

«Nous pensons qu'il y a eu plusieurs vagues de migration vers les Amériques à différentes époques et organisées par différents groupes», a-t-elle précisé. Les découvertes seront exposées cet été à la Royal Society à Londres.


Voila qui jette aussi un pavé dans la marre créationniste, figée sur ses 6000 ans d'existence de l'espèce humaine, et qui prend l'eau de toutes parts. Mais cela rend aussi bancal l'historiographie mormone déclarant que les indiens d'amérique étaient les "ancêtres des hébreux". Preuve, s'il en fallait, que contrairement aux dogmes religieux, la science est toujours capable de remettre en cause ses théories face aux faits nouveaux.

29 juin 2005

Rice en voudrait à l'Iran à cause d'un échec amoureux avec un Iranien

TEHERAN (AFP) - La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, en veut à l'Iran parce qu'elle n'a toujours pas digéré d'avoir été abandonnée par un petit copain iranien alors qu'elle était étudiante, selon un député conservateur iranien.
"La véritable raison de l'hostilité de Rice contre l'Iran est qu'elle a été abandonnée par son petit copain iranien, originaire de Qazvin (150 km à l'ouest de Téhéran), alors qu'elle était étudiante à l'université", a déclaré le député conservateur Shokrollah Attarzadeh, cité mercredi par l'agence estudiantine Isna. "Cette révélation est le résultat de l'enquête menée par une députée, dont le nom ne peut être citée", a ajouté M. Attarzadeh.
Ce n'est pas la première fois que des Iraniens tentent d'expliquer les positions diplomatiques par des motifs amoureux. Il y a un peu plus d'un an, des rumeurs très insistantes affirmaient que le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer avait durci le ton à l'égard de l'Iran parce qu'il avait commencé une liaison avec une jeune Iranienne vivante en Allemagne et hostile au régime islamique. Une autre rumeur affirmait que Mohamed ElBaradei, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), faisait preuve de souplesse à l'égard du régime iranien parce que sa femme est d'origine iranienne.


Voici un exemple typique d'attaque ad hominem. La 'raison' invoquée par le député conservateur iranien s'en prend à la personne de Rice et évite ainsi les arguments contre la dissémination des technologies nucléaires à usage militaire.

Le diocèse de Rome ouvre la route vers la sainteté à Jean Paul II

ROME (AFP) - Le diocèse de Rome, dont il était l'évêque, a ouvert mardi soir la route vers la sainteté à Jean Paul II par une célébration en la basilique Saint-Jean de Latran, moins de trois mois après la mort à 84 ans du charismatique pape polonais le 2 avril dernier au Vatican.
Le cardinal Camillo Ruini, vicaire de Rome et président du tribunal diocésain chargé d'instruire le dossier de béatification, a laissé entendre que le parcours pourrait être particulièrement rapide.
"Nous demandons au Seigneur, de tout notre coeur, que la cause de béatification et de canonisation qui a commencé ce soir puisse parvenir très vite à son couronnement", a-t-il déclaré à l'issue de la célébration devant plusieurs milliers de fidèles massés à l'intérieur et à l'extérieur de l'immense basilique romaine sous une chaleur accablante.
Après la célébration, le tribunal chargé de l'enquête sur "la vie, les vertus et la réputation de sainteté du serviteur de Dieu Jean Paul II" a tenu sa première audience. Le cardinal Ruini et les autres membres du tribunal, qui siègeront dorénavant à huis clos, ont prêté serment en latin.
Benoît XVI, le successeur de Jean Paul II, avait donné son feu vert à l'ouverture de la procédure de béatification du pape Karol Wojtyla, premier pas vers une éventuelle canonisation, sans attendre le délai minimum réglementaire de cinq ans après la mort du futur saint.
Si les règles sont respectées, le procès en béatification devrait cependant durer plusieurs années, tant la liste des témoins (une centaine), et des experts ainsi que la masse de documents à dépouiller (y compris les écrits du jeune Karol Wojtyla) est impressionnante.
Car en dépit des banderoles "Santo subito" (saint tout de suite) apparues parmi la foule des fidèles place Saint-Pierre lors de ses obsèques le 8 avril, la vie et l'oeuvre de Jean Paul II seront passés au crible pour être sûr qu'elles méritent bien d'être proposées en exemple aux fidèles.
Dans son discours retraçant la vie du pape défunt, le cardinal Ruini a souligné que Jean Paul II a "versé son sang" pour l'Eglise au moment de l'attentat dont il a été victime place Saint-Pierre le 13 mai 1981 et qu'il avait ensuite offert "sa vie entière" durant "les longues années de sa maladie". Il a aussi rappelé que lors des obsèques de Jean Paul II, le cardinal Joseph Ratzinger, qui n'était pas encore Benoît XVI, avait évoqué le pape défunt "qui est aujourd'hui à la fenêtre du Père (Dieu), d'où il nous voit et nous bénit".
"Oui, c'est aussi notre certitude, et c'est pourquoi nous demandons au Seigneur, de tout notre coeur, que la cause de béatification et de canonisation qui a commencé ce soir puisse parvenir très vite à son couronnement", a-t-il déclaré. Le tribunal devra notamment établir si un miracle
posthume (une guérison que la médecine ne peut expliquer) peut être attribué à Jean Paul II, signe de son rayonnement spirituel au-delà de la mort.
Déjà les témoignages écrits ou oraux affluent du monde entier auprès du "postulateur", l'avocat chargé de la cause de Jean Paul II auprès du tribunal, le prêtre polonais Oder Slawomir.
Ecrivant de Pologne, le pays natal de Karol Wojtyla, une femme qui ne parvenait pas depuis dix ans à avoir un enfant raconte qu'elle est devenue enceinte après avoir vu la dépouille de Jean Paul II.
Le site internet ouvert par le père Slawomir reçoit chaque jour une centaine de messages, venant de tous les horizons.
"Pour moi la sainteté ne représente rien", a écrit un athée, "mais il faut faire quelque chose pour signifier l'importance de Jean Paul II". Après sa phase diocésaine, le dossier sera transmis à la congrégation du Vatican pour la cause des saints, et finalement soumis pour ratification au pape.


Peut-être faudrait-il prendre en compte les idées sur la prévention du SIDA de Jean-Paul II , mortelles notamment pour les Africains. Sans doute cette tâche est-elle réservée à l'Avocat du Diable.

28 juin 2005

Vitamin C best in the cold

Roxanne Khamsi
Nature

Supplement protects only in chilly climes.
Upping your intake of vitamin C to ward off the common cold makes sense if you're an extreme skiier or mountaineer, researchers say.
But a review of 55 studies carried out over 65 years shows that prophylactic use of this vitamin in everyday circumstances has little effect. This latter find clashes with the conviction held by many that vitamin C supplements boost the immune system and ward off illness, an idea that gained great popularity during the 1970s thanks to famous chemist and Nobel laureate Linus Pauling.
Pauling advocated the consumption of megadoses of this vitamin. He noted that, unlike most animals, humans can't produce their own vitamin C. In many countries, including the United States, the current recommended daily allowance of vitamin C ranges between 60 and 90 milligrams. But Pauling calculated that the average adult should eat 1,000 milligrams or more.
Recently, large-scale scientific studies have cast doubt over how much vitamin C supplements protect people against the common cold. To tackle the issue, Robert Douglas of the Australian National University, Canberra, and Harri Hemilä of the University of Helsinki, Finland, decided to review the literature on this subject.
Chilling detail
Many of the studies in their review asked whether vitamin C reduces the incidence of the common cold. Pooling the data, Douglas and Hemilä found no significant protective effect overall. But they did find that marathon runners, skiers and soldiers exposed to icy conditions or physical stress experienced a 50% reduction in colds thanks to the vitamin.
They also found that use of the vitamin reduced the duration of colds by only 8% in adults and 14% in children. This, they say, provides poor justification for everyday mega doses of the nutrient. According to Hemilä, most adults catch only one common cold a year. Taking supplements every day to avoid this makes little sense, he says.
Douglas similarly plays down the potential protective benefits of this nutrient: "There is little doubt that vitamin C has some biological impact. Although in the main it is nothing like what Pauling predicted and has little place in therapy," he says.
"For the record, I do not use vitamin C personally at all. But I still remain open to the possibility that a very high dose very early after the onset of cold symptoms could be shown in the future to have a useful effect on reducing the severity of illness," Douglas says. The findings appear this week in the journal PLoS Medicine1.

References
1. Douglas, R. M. & Hemilä, H. PLoS Medicine Published online: doi:0.1371/journal.pmed.0020168 (2005).


Encore une croyance qui se révèle fausse. Nous avons ici un exemple frappant de l'appel à l'autorité: un savant (physicien, prix Nobel) nous donne son opinion dans un domaine qui n'est pas sa spécialité. Sa bonne réputation de scientifique vient au secours de son ignorance du sujet en question et impressionne le chaland.

27 juin 2005

Le débat sur les vaccins et l'autisme relancé aux Etats-Unis

RICHMOND -- Le mercure contenu dans les vaccins peut-il jouer un rôle dans la survenue d'un autisme? Le débat rebondit aux Etats-Unis avec la publication cet été d'un nouveau livre, mais il reste difficile de donner une réponse définitive.
En cause, un conservateur à base de mercure que des mères d'enfants autistes auraient reçu à l'occasion d'une injection de vaccin pendant leur grossesse ou que l'enfant a reçu par ailleurs pendant son enfance. Ainsi le petit Wesley Sykes, un enfant autiste de neuf ans, dont la mère, une femme pasteur, ne décolère pas.
Pourtant, la plupart des scientifiques réfutent l'hypothèse d'une quelconque responsabilité du mercure dans la survenue d'un autisme.
Une position qui ne semble pas satisfaire tout le monde. Sept ans après son éclosion, le débat rebondit, attisé par la sortie du livre "Evidence of Harm" ("Preuve du danger").
Son auteur, David Kirby, pose deux questions fondamentales: les anciens vaccins présentaient-ils plus de risques que les nouveaux? Existe-t-il encore des risques aujourd'hui, quand on sait que le vaccin contre la grippe pour la femme enceinte et l'enfant est utilisé à plusieurs reprises sans précautions particulières vis-à-vis du mercure?
"Je pense que cette hypothèse a tenu, en dépit de l'absence d'arguments scientifiques, parce que les parents d'enfants autistes n'ont pas trouvé de réponses à leurs questions", déclare le Dr Sharon Humiston, pédiatre de l'Université de Rochester.
A l'origine, les adversaires du vaccin accusaient le vaccin contre la rougeole, qui n'a pourtant jamais contenu ce conservateur, d'être à l'origine de l'autisme. De son côté, le gouvernement accusait le vaccin contre la coqueluche, avant de renoncer.
Toutes les histoires se ressemblent: un enfant parfaitement normal reçoit une injection et, quelques semaines, voire quelques mois plus tard, se replie sur luimême, arrête de parler, se montre indifférent aux stimulations et au bruit comme la sonnette, et adopte des comportements compulsifs, comme un hochement de tête.
Les parents accusent le vaccin, "mais ce n'est pas une preuve, quelle que soit la force de leur conviction", souligne le Dr Steve Goodman, bio-statisticien de l'Université Johns Hopkins.
Des convictions, Lisa Sykes en a. Pendant sa grossesse, cette femme pasteur a reçu une injection pour prévenir les problèmes d'incompatibilité sanguine entre elle et son bébé. Elle a appris depuis que cette injection contenait le fameux conservateur mercuriel.
En novembre 1997, le Congrès a été saisi de cette question et a fait obligation à la FDA, l'agence gouvernementale du médicament, de retirer le mercure des préparations vaccinales, des médicaments et de la nourriture.
Le gouvernement et un groupe de médecins ont déclaré qu'il n'y avait aucune preuve de cette responsabilité, mais que les fabricants devaient néanmoins retirer le mercure. Il faudra attendre 1999 pour que cette mesure soit appliquée. Depuis, les parents d'enfants autistes se sont regroupés.
En juin 2000, les pouvoirs publics, des scientifiques et des fabricants de vaccins se sont réunis pour revoir des résultats d'essais détenus par les centres de contrôle et de prévention des maladies d'Atlanta (CDC). Le Dr Tom Verstraeten des CDC (réseau national des Centres de contrôle et de prévention des maladies) a présenté des résultats selon lesquels le mercure pourrait bien être en relation avec un retard dans l'apprentissage du langage.
De son côté, en 2001, l'Institut américain de médecine a jugé la théorie du vaccin "biologiquement plausible" mais a ajouté que la preuve était insuffisante pour en tirer des conclusions. Impliquées dans ce combat, les Eglises se mobilisent tour à tour. Il y a deux semaines, Lisa Sykes a réussi à convaincre les églises méthodistes de Virginie et du Kansas d'exiger le retrait du mercure des préparations vaccinales et des médicaments.
Sa lutte continue.


Les effets du sophisme post hoc ont encore frappé. Hélas, rien ne pourra jamais convaincre des personnes crédules que leurs hypothèses sont infondées, même les études scientifiques les mieux faites.

Polls finds many Americans believe cancer myths

Contact: David Greenberg
dgreenbe@wiley.com
201-748-6484
John Wiley & Sons, Inc.

An American Cancer Society survey finds up to half of Americans mistakenly believe surgery can spread cancer, and more than one in four thinks a cure for cancer already exists but is being held back by a profit-driven industry. Results of the survey are published in the August 1, 2005 issue of CANCER (http://www.interscience.wiley.com/cancer-newsroom), a peer-reviewed journal of the American Cancer Society. The authors say it shows the American public is significantly illinformed about cancer, and that most overestimate how much they know.
The medical management of cancer and cancer-related complications, such as pain, has significantly improved over the last three decades, as have survival rates for leading cancers. Still, studies indicate that a patient's own cultural beliefs and understanding of cancer may influence health behavior, such as whether patients get regular screenings and undergo treatment.
Led by Ted Gansler, M.D., M.B.A of the American Cancer Society, researchers conducted a national telephone survey of 957 adults with no history of cancer to assess Americans' understanding of the disease and its management, and identify any demographic characteristics associated with misconceptions. Participants were asked if five misconceptions were true or false.
The authors found only one in four (25 percent) of participants correctly identified all five misconceptions as false. Four in ten (41 percent) of the respondents believed that surgical treatment actually spread cancer in the body and 13 percent said they were unsure whether this was true. Twenty-seven percent believed that there is a cure for cancer available being withheld by the healthcare industry and an additional 14 percent were uncertain. Nineteen percent believed that pain medications were ineffective in treating cancer pain with another 13 percent saying they did not know. Nine in ten (89 percent) correctly disagreed with the statement that "all you need to beat cancer is a positive attitude," but more than one in ten (11 percent) either thought is was true or did not know. A similar percentage (87 percent) correctly disagreed that "cancer is something that cannot be effectively treated," but again, about one in eight (13 percent) either agreed or did not know.
People who were over 65 years, of non-White race, residents of the South, or selfidentified as without much or any understanding of cancer were likely to hold more misconceptions. The survey found little relation between people's self-assessment of cancer knowledge and the accuracy of their answers. For four of the five questions, there was no significant difference in prevalence of endorsement of the inaccuracies between the groups who called themselves "very informed," "somewhat informed," or "not very informed." However, those who called themselves "not at all informed" were generally quite accurate when rating their own health literacy.
"These results indicate that public and patient education interventions are most urgently needed in cancer centers, medical practices, and other community organizations that serve large numbers of patients with these 'at risk' demographic characteristics," conclude the authors.
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Article: "Sociodemographic Determinants of Cancer Treatment Health Literacy," Ted Gansler, S. Jane Henley, Kevin Stein, Eric J. Nehl, Carol Smigal, Edwin Slaughter, CANCER; Published Online: June 27, 2005 (DOI: 10.1002/cncr.21194); Print Issue Date: August 1, 2005. Article is available via Wiley InterScience at http://www.interscience.wiley.com/cancer-newsroom.

23 juin 2005

Un sujet du bac hérisse les anti-avortement

20 minutes

Sujet sensible. Une épreuve d’« enseignement scientifique » proposée cette année à des candidats du bac L (littéraire) fait polémique. Au point qu’hier, le ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien, admettait avoir été « étonné » lorsqu’il a pris connaissance de cet énoncé.
Le sujet controversé présentait aux élèves un article de quotidien rédigé à l’occasion des trente ans de la loi Veil. Ce texte affirme notamment que « la contraception, et en cas d’échec le recours à l’IVG, ont permis le passage d’un modèle de maternité sous contrainte à celui de maternité choisie ». Les candidats, qui avaient le choix avec un autre sujet, devaient sur cette base « dégager des arguments en faveur de l’autorisation légale de l’IVG en France ».
Plusieurs associations anti-avortement ont rapidement émis de vives protestations. Puis, avant-hier, la direction diocésaine de l’enseignement catholique s’est emparée du sujet, exprimant sa « désapprobation ». Selon ce service de l’archevêché de Paris chargé des établissements privés catholiques du diocèse (75 000 élèves, soit 25 % des enfants scolarisés dans la capitale), « ce sujet n’aurait pas dû être posé » car « il ne respecte ni les candidats ni les exigences d’une formation intellectuelle authentique ». Au premier abord surpris par le sujet, Gilles de Robien a
néanmoins précisé, hier sur LCI, qu’il n’était pas sur la même ligne que les autorités catholiques,
insistant sur le caractère scientifique de l’épreuve. « Si ça avait été un sujet philosophique, j’aurais réagi autrement. »
La FSU, principal syndicat enseignant, s’étonne que l’affaire fasse si grand bruit. « Il s’agissait non pas de développer un argumentaire, mais de le restituer. C’est une épreuve scientifique et l’IVG est au programme. » Pour le syndicat, l’émoi catholique est révélateur d’un problème plus vaste. « Nous observons une montée de la contestation religieuse de la part des élèves dans les cours de sciences et vie de la terre, justement quand l’IVG, par exemple, est abordée. Cette contestation vient plus souvent de certains élèves musulmans, mais elle est aussi le fait de jeunes catholiques. »
Stéphane Colineau

22 juin 2005

Un vrai faux Saint suaire de Turin : science contre crédulité

PARIS (AFP) - La science a marqué une nouvelle victoire contre les partisans de l'authenticité du Saint suaire de Turin, une pièce de lin sur lequel se serait imprimé le corps supplicié du Christ, avec la production d'un faux possédant les mêmes qualités que l'original.
Un vrai faux Saint suaire a été réalisé à la demande du magazine Science et Vie, qui consacre un nouveau dossier à l'affaire dans son numéro à paraître vendredi pour rassembler les éléments scientifiques prouvant que ce linceul n'a jamais accueilli la dépouille du Christ.
Le Dr Jacques di Constanzo, du centre hospitalier universitaire de Marseille, a réussi à fabriquer un suaire en appliquant sur un bas-relief un tissu, puis en le coloriant à l'aide de techniques utilisées au Moyen-Age.
"Il s'agit d'une expérience visuelle qui montre qu'on peut le faire chez soi", a déclaré à l'AFP l'historien Paul-Eric Blanrue, qui devait rééditer l'expérience mardi soir devant la presse.
Le Saint suaire de Turin, un tissu de 4,36 m sur 1,10 m découvert au milieu du XIVe siècle dans la collégiale Notre-Dame à Lirey, près de Troyes, est depuis toujours l'objet d'une bataille entre ceux qui croient à son authenticité, les "sindonologues", et ceux qui en doutent.
En 1988, trois laboratoires (suisse, anglais et américain) avaient conclu après datation au carbone 14 que le tissu remontait au Moyen-Age, entre 1260 et 1390. "Les résultats au carbone 14 sont incontestables", a affirmé à l'AFP Jacques Evin, ingénieur en radiodatation qui avait participé à cette opération.
Malgré d'autres preuves scientifiques, dont le fait que la technique de tissage du suaire date seulement du XIIIe siècle et qu'aucune trace de sang n'a jamais été identifiée, les partisans de l'authenticité, dont des scientifiques fondamentalistes, n'ont pas désarmé.
Science et Vie a voulu apporter un nouvel élément en demandant à Jacques di Constanzo de réaliser un "Saint suaire" en utilisant les techniques des faussaires du Moyen-Age.
Pour ce faire, il a appliqué "un drap de lin mouillé" sur un bas-relief représentant le visage d'un homme barbu aux longs cheveux pour qu'il en "épouse les formes". Après séchage, raconte le mensuel, le tissu "est tamponné avec la solution colorée", de l'oxyde ferrique. "Des empreintes superficielles en +négatif+ du visage sont ainsi obtenues et leur cliché en +positif+ fournit des images très proches de celles du suaire", précise-t-il.
Autre fait important, souligne la revue, "l'empreinte s'est irréversiblement fixée aux fibres" : "le tissu a résisté au lavage, au chauffage à 250°". Il a été également trempé dans des acides, et "l'image n'a pas été altérée".
Selon le scientifique, ce résultat a été obtenu grâce au "liant" employé pour fixer les couleurs sur le tissu, de la gélatine riche en collagène, produit régulièrement utilisé au Moyen-Age.
Le Dr di Constanzo a tenté une autre expérience : réaliser un suaire imprimé par "vaporographie, simulant des réactions chimiques s'opérant sur le corps d'un supplicié". Or, "aucune impression n'a été obtenue", ce qui prouverait que le Saint suaire de Turin n'a pas pu être impressionné par le corps du Christ.
D'ailleurs, rappelle Paul-Eric Blanrue, dès le XIVe, le pape Clément VII avait précisé dans trois bulles que le Saint suaire n'était qu'une image et non pas un original datant du temps de la Passion. Et il ne pouvait être exposé qu'à la condition que ceci soit précisé, sous peine d'excommunication.
Tout plaide donc pour un suaire qui n'a rien de sacré. Mais, relève l'historien, "on ne peut pas convaincre tout le monde".

Jennifer Aniston strikes a nerve

Roxanne Khamsi
Nature

Single brain cells show selective response to specific celebrity photos.
Is a single cell in your brain devoted to Jennifer Aniston or Bill Clinton? Maybe so, according to new research.

A recent experiment showed that single neurons in people's brains react to the faces of specific people. Researchers see the findings as evidence that our brains use fewer cells to decode a given image than previously thought.
The subject of visual processing has sparked much scientific speculation in the past. Exactly how our brains extract meaning from an image remains unclear.
At one end of the spectrum of possibilities, a network of cells would process various bits of information in a scene and piece it all together to form an understandable picture.
At the other extreme, the brain would contain a separate neuron to recognize each and every object in the world. Neurobiologist Jerome Lettvin coined the term 'grandmother cell' to parody this view, as it would mean that the brain contains a specific cell to recognize one's own grandmother.
Very few experts believe that grandmother cells exist. But that did not dissuade Rodrigo Quian Quiroga of the California Institute of Technology in Pasadena and his colleagues from investigating single neurons in the brain, to find out how devoted they might be to single people or objects.

Fired up
The study involved eight patients suffering from epilepsy, all of whom had been temporarily implanted with devices to monitor brain-cell activity as part of their treatment. Quian Quiroga and colleagues took advantage of this opportunity to monitor the firing behaviour of their neurons.
Using a laptop, they presented the subjects with a series of one-second snapshots of celebrities, animals, objects and landmark buildings. Each person was shown a total of almost 2,000 pictures; in each sitting they saw about 90 pictures showing roughly a dozen distinct items. The recordings taken as they viewed the photographs revealed just how selective cells within the medial temporal lobe - located deep inside the brain- can be. For example, a neuron of one patient responded almost solely to different pictures of Bill Clinton.
The researchers say that these types of cell are involved in sophisticated aspects of visual processing to identify a person, for example, rather than just a simple shape.
Acting on cue
Various pictures of Jennifer Aniston elicited a response in a single neuron inside the medial temporal lobe of another patient. Interestingly, images of her with her former husband Brad Pitt did not sway this cell, the authors of the paper report. Their findings appear this week in the journal Nature1.
Quian Quiroga also found that a lone neuron in one subject responded selectively to various pictures of the actress Halle Berry - as well as drawings of her and her name written down. Other cells were found to respond to images of characters in The Simpsons or members of The Beatles.
The team thinks that these brain cells probably respond to a range of different items, but that this limited study didn't include all the various pictures that might make a particular cell. In this case it almost seems to be a cell that responds the concept of Halle Berry as it were. But nobody's saying that it's a grandmother cell.
Despite appearing to find a 'Halle Berry cell', notes Martin Tovee, a neuroscientist at the University of Newcastle upon Tyne, UK, who has conducted similar research in monkeys, "nobody's saying that it's a grandmother cell".
Nevertheless, the researchers say the results hint that we might use fewer brain cells to recognize familiar objects than previously thought.

References
1. Quian Quiroga R., et al. Nature, 435. 1102 - 1107 (2005).

20 juin 2005

Maquiller ses données

(Agence Science-Presse) - Amis chercheurs, vous arrive-t-il d'adopter des comportements à l'encontre de l'éthique? Cette question, posée par des chercheurs à des chercheurs, révèle un tiers de "oui".
Les accrocs à l'éthique couvrent, il est vrai, un large spectre de comportements, certains bénins: avoir publié ses résultats dans plus d'une revue par exemple (4,7%) ou avoir mal rapporté les noms des auteurs d'une étude (10%). D'autres plus graves, comme le plagiat (2%). Mais ce qui surprend, c'est surtout le fait d'avoir occulté ou relégué à l'arrière-plan des données: 15% des 3247 chercheurs qui ont renvoyé le questionnaire ont reconnu l'avoir fait.
L'équipe américaine dirigée par Brian Martinson, qui publie ses résultats dans la revue britannique Nature, en conclut que les scientifiques devraient procéder à une remise à jour de leurs débats sur les comportements éthiques. L'évolution des deux dernières décennies, caractérisée notamment par une présence de plus en plus grande de l'entreprise privée dans le financement de la recherche, et par le déferlement d'Internet, dont l'influence sur les jeunes chercheurs est encore mal connue, a inévitablement conduit à une évolution des comportements des scientifiques. Et par conséquent, à l'évolution des accrocs à l'éthique. Il est temps d'en prendre acte.


Encore une raison de plus de douter des études scientifiques bâclées. Et la nécessité d'insister sur la reproductiobilité des résultats.

18 juin 2005

"Il fallait chasser le démon du corps de Maricica"

LE MONDE
BUCAREST de notre correspondant

Orphelinat, monastère, crucifixion, le parcours de Maricica Cornici, 23 ans, n'aura pas été long. Le 15 juin, la jeune femme meurt au monastère orthodoxe de la Sainte-Trinité de Tanacu, un village au nord-est de la Roumanie, à la suite d'une séance d'exorcisme qui rappelle le Moyen Age.
Maricica Cornici avait la réputation d'être trop violente avec la dizaine de nones qui vivaient avec elle. Le jeune pope Petru Corogeanu, 29 ans, responsable depuis trois mois de la vie spirituelle de ce lieu de culte traditionnel et pressé de faire ses preuves, est donc passé à l'action. "Elle était possédée par le démon et il fallait chasser ce démon de son corps" , a-t-il déclaré à la police. Le 10 juin, avec l'aide de quatre nones, le pope attache les mains et les pieds de la jeune récalcitrante et l'enferme dans une cellule sombre et humide du monastère. Ce traitement ne donne aucun résultat.
Le 13 juin, avec l'aide des mêmes soeurs, il attache avec des chaînes la femme démonisée sur une croix et lui enfonce un chiffon dans la bouche pour interdire au démon de s'exprimer. Elle n'a droit qu'à quelques gouttes d'eau bénite aspergée régulièrement sur son corps, frappé à intervalles réguliers. Cependant, le démon résiste et ne se décide à s'enfuir que trois jours plus tard, dans la matinée du 15 juin, mais en prenant au passage l'âme de Maricica, trouvée morte sur la croix. "Le décès de la victime est dû à une violence corporelle très grave" , a précisé Mihaela Straub, porte-parole de la police locale.
Elevée dans un orphelinat de Deva, petite ville située à l'ouest de la Roumanie, Maricica Cornici était entrée au monastère faute de travail et avec l'espoir de trouver une vie plus décente dans le monde fermé de l'orthodoxie. Le 10 avril, elle s'était fait examiner à l'hospice de Vaslui, ville
voisine de son village. "Le diagnostic était correct, reconnaît le médecin Lelia Croitoru. Cette femme était schizophrène." Opinion partagée par le pope exorciste. "Oui, elle était malade, mais c'était une possédée, explique-t-il. Du point de vue religieux, ce que nous avons fait est absolument correct. Nous avons célébré des messes trois jours de suite pour la désenvoûter. Je ne lui ai pas cassé la tête, je ne lui ai rien cassé, sauf les mains et les pieds."
L'Eglise a qualifié ce drame d'"abominable" , mais la none Marta, comme ses autres consoeurs, a un avis tranché : "Si elle est morte, c'est parce que Dieu l'a voulu !" Le prêtre et les policiers envoyés sur place pour enquêter et arrêter l'exorciste se sont fait tabasser par les nones en colère. Seule l'intervention en force de la gendarmerie a permis l'accès au monastère, que l'Eglise orthodoxe a décidé de fermer prochainement.

Mirel Bran
Article paru dans l'édition du 19.06.05

17 juin 2005

La justice saisie d'un horoscope jugé diffamatoire par un lecteur doubiste

MONTBÉLIARD (AFP) - Un habitant de Montbéliard qui jugeait insultantes à son égard les prévisions d'un horoscope paru fin mai dans un hebdomadaire vendu en Franche-Comté a saisi le tribunal d'instance pour réclamer des indemnités.
Le lecteur, natif du bélier, n'a pas apprécié que ce signe soit, dans les pages du journal, associé à la prédiction suivante : "Certains retrouveront les émois de l'adolescence, surtout dans le domaine sentimental où l'envie de s'amuser prend le pas sur le besoin de construire du solide".
Dans sa déclaration transmise au tribunal de Montbéliard, le plaignant se présente comme "un père de famille sérieux et ordonné" et estime diffamant qu'on lui attribue des émois adolescents qu'il est loin de ressentir et qu'on mette en question son "besoin de construire du solide".
Il réclame 51 euros d'indemnités et un avertissement contre l'astrologue à laquelle il recommande "d'aller voir un médecin".
Une citation à comparaître le 28 juin prochain devant le juge du tribunal d'instance de Montbéliard a été reçue cette semaine par la rédaction du journal concerné qui n'a pas souhaité être cité.
La juridiction civile est tenue d'enregistrer ce type de requête portant sur de petites créances et qui ne nécessite pas d'assignation, a précisé le tribunal d'instance, qui précise être confronté depuis six mois à de nombreuses saisines émanant de ce Montbéliardais qui s'est "emparé du droit à la consommation" au point d'en faire un usage "pathologique".


Encore une dérive judiciaire à l'américaine. Ce genre de demande n'a aucune chance d'aboutir, tant il est difficile de justifier qu'on prenne ce genre d'horoscopes au sérieux.

Loto: deux fois le gros lot en 8 jours dans la même commune de Moselle

METZ (AFP) - La commune mosellane de Stiring-Wendel (12.000 habitants) a vu deux joueurs du loto gagner le gros lot à une semaine d'intervalle et empocher ainsi près de 900.000 euros pour l'un et 200.000 pour l'autre, a rapporté vendredi le Républicain Lorrain.
"C'est un hasard extraordinaire. Deux fois les six bons numéros dans un même patelin à deux tirages successifs", s'est étonné le propriétaire du tabac-loto, cité par le journal, où un "fidèle client" a remporté le pactole de 888.936 euros lors du tirage du 15 juin.
Huit jours plus tôt, c'est un autre Stiringeois qui s'adjugeait la somme de 199.506 euros grâce à une grille validée chez un second buraliste de la ville.
"Depuis le 8 juin, nous avons remarqué de nouvelles têtes (...). Les gens posent plein de questions sur le gagnant, ils veulent savoir comment gagner" a confié l'épouse de ce dernier au quotidien régional.
"Jamais deux sans trois", a assuré son confrère qui invite ses clients à venir jouer dans son échoppe, garantissant que "la chance est là".


Comme quoi, même des évnements a priori extrêmement improbables se produisent. Dans un cas précédent, un fortune cookie avait permis à une centaine de personnes de toucher une forte somme au Powerball américain. Ici, ce n'est pas le même genre d'événement puisqu'il s'agit de deux tirages indépendants.

14 juin 2005

Portables: pas d'effet avéré sur la santé, mais des études complémentaires recommandées

PARIS (AP) - En l'état actuel des connaissances, l'utilisation des téléphones portables et les stations relais ne constituent pas un risque avéré pour la santé, selon un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (AFSSE) publié mardi, qui plaide pour des études complémentaires.
Dans ce document de 130 pages, le groupe d'experts "estime qu'il ne peut pas, à ce jour, conclure définitivement sur l'existence d'effets sanitaires causés par les champs électromagnétiques des téléphones mobiles" et les stations relais. "Dans l'état actuel des connaissances scientifiques, de tels effets ne sont pas avérés", explique-t-il.
Le rapport préconise cependant de "conserver une attitude de vigilance scientifique", plaidant pour des recherches sur des populations "potentiellement plus sensibles", comme les enfants, et pour la poursuite d'études sur les "effets sanitaires éventuels des nouveaux signaux".
Le groupe d'experts recommande le recours au "principe de précaution" et des "mesures de bon sens": "limiter les temps de communication, privilégier les zones de bonne réception, éloigner le terminal mobile de la tête" par une généralisation des kits mains libres.
Concernant les relais de téléphonie, "malgré l'absence d'effets avérés sur la santé (...), il faut mettre en oeuvre le principe d'attention préconisé par l'AFSSE en restant attentifs aux plaintes qui peuvent servir d'événements sentinelles", précise le rapport, qui recommande également une évaluation des niveaux d'exposition des riverains.
Dans un communiqué, les associations Agir pour l'environnement et Priartém ont accusé le comité scientifique de l'AFSSE de "chercher une nouvelle fois à valider certaines hypothèses erronées qu'elle a elle-même produites à plusieurs reprises".
Rejetant les conclusions du rapport, elles dénoncent la composition "monolithique et partiale" du groupe d'experts et demandent au nouveau ministre de la Santé Xavier Bertrand "de revoir intégralement l'architecture de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale".

10 juin 2005

Benoît XVI prône l'abstinence pour lutter contre le sida

CITE DU VATICAN (Reuters) - Benoît XVI s'est exprimé pour la première fois sur l'épidémie de sida, condamnant l'usage du préservatif et estimant que l'Eglise se battait "en première ligne" contre la maladie en enseignant la chasteté et la fidélité.
"L'enseignement traditionnel de l'Eglise s'est avéré être le seul moyen infaillible de prévenir l'épidémie du virus HIV", a-t-il déclaré devant les évêques du continent africain ravagé par l'épidémie.
"Il est très inquiétant que la structure de la vie africaine, sa source fondamentale d'espoir et de stabilité, soit menacée par le divorce, l'avortement, la prostitution, le trafic d'êtres humains et une mentalité ouverte à la contraception, autant de facteurs qui contribuent à la dégradation de la moralité sexuelle".
"L'Eglise catholique a toujours été en première ligne à la fois dans la prévention et dans le traitement de la maladie", a poursuivi le souverain pontife.
Son prédécesseur Jean Paul II avait suscité les critiques des associations engagées dans la lutte contre la maladie, et même d'une part importante des fidèles, en refusant avec constance de faire de l'usage du préservatif une méthode admissible de prévention.
Benoît XVI, autrefois préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a confirmé depuis son élection le 19 avil qu'il maintiendrait une ligne conservatrice sur les questions de moeurs.
Il est clair que l'Eglise catholique ne peut que maintenir cette position d'arrière-garde mortelle dans les conditions africaines actuelles. Combinées aux idées fausses sur la nutrition et son effet sur le virus du SIDA, les chances de l'Afrique de se sortir de la pandémie sont pratiquement nulles.

07 juin 2005

Spolié de son arme virtuelle, il tue avec un vrai couteau

PEKIN, 7 juin 2005 (AFP) - - Un chômeur de Shanghai a été condamné à mort mardi avec un sursis à exécution de deux ans pour avoir tué un internaute qui avait revendu sans son autorisation une "arme suprême" gagnée dans un jeu électronique en ligne, a rapporté l'agence Xinhua (Chine nouvelle).
Après avoir réussi à terrasser un monstre cybernétique, Qiu Chengwei, ainsi qu'un autre internaute surnommé Li, étaient devenus début 2004 détenteurs du "sabre pourfendeur de dragon", arme suprême dans le jeu Chuanqi.
Ils avaient prêté cette arme virtuelle à un certain Zhu, qui l'a revendue pour 7.000 yuans sonnants et trébuchants (environ 700 euros) puis a refusé de leur donner cette somme.
Pour réclamer son dû, Qiu s'est rendu au domicile de Zhu où il l'a poignardé au coeur avant de se rendre à la police et de tout avouer.
La Cour intermédiaire populaire numéro deux de Shanghai a déclaré Qiu coupable d'homicide volontaire, mais a reconnu que Zhu avait aussi sa part de responsabilité dans l'affaire.
Comme de plus Qiu s'était lui-même rendu à la police, le tribunal a fait preuve de clémence dans son verdict, a précisé l'agence officielle chinoise.
Les peines de mort assorties d'un sursis à exécution de deux ans sont dans la plupart des cas commuées en prison à vie.


Encore un meurtre pour des affaires virtuelles. Un précédent du 30/3/2005 avait également fait une victime.

02 juin 2005

Une molécule qui inspire confiance

Selon une étude, l'ocytocine, pulvérisée dans les narines, rendrait crédule.
Par Corinne BENSIMON
Liberation

De l'ocytocine en spray. Voilà ce qui manquait à Chirac, Hollande et tous les leaders du oui. Trois pschitts dans chaque narine du citoyen, et la méfiance était laminée, la Constitution votée, la France rassemblée. Car l'ocytocine, proprement nébulisée dans les voies nasales, suscite chez l'humain la confiance en son prochain. C'est là le résultat d'une expérience publiée aujourd'hui dans la revue scientifique Nature. Conduite à l'université de Zurich, en Suisse, fruit d'une collaboration entre neurobiologistes et économistes, elle met en lumière une base biologique du lien de confiance. Ce faisant, elle instruit le débat (émergent) sur les utilisations futures de la connaissance du cerveau humain. «Cette découverte pourrait être détournée afin d'induire des comportements de confiance que des sujets pourraient exploiter à des fins égoïstes», avertissent les auteurs. «L'alarme citoyenne face à de tels mésusages aurait dû être donnée bien avant que ne débute cette étude, commente le neurobiologiste américain Antonio Damasio. On ne peut reprocher aux auteurs de la sonner.»
Jeu de rôles. C'est donc avec une grande confiance dans les vertus du débat éthique que l'équipe suisse a scruté la physiologie de la confiance, comportement «indispensable à l'amitié, l'amour et l'organisation sociale». L'évolution aurait-elle sélectionné un stimulus biologique simple l'augmentation de la sécrétion d'une molécule, par exemple pour contrôler une attitude si vitale ? L'ocytocine (ou oxytocine), parient d'emblée les chercheurs, est la meilleure candidate. Sécrétée par l'hypothalamus, cette petite molécule dont la synthèse a valu un Nobel, il y a cinquante ans, est connue pour favoriser les contractions lors de l'accouchement et l'excrétion du lait maternel. Plus récemment, on a découvert qu'elle suscite, chez l'animal, l'attachement social entre la mère et son petit, et entre la femelle et le mâle. L'ocytocine serait-elle impliquée chez l'homme dans un semblable «lien de confiance», interindividuel ?
Oui, répondent les chercheurs après avoir proposé à des étudiants un singulier jeu de rôles.
Un jeu d'argent. D'un côté, le sujet de l'expérience : l'«investisseur», qui peut placer plus ou moins d'argent, de zéro à douze unités. De l'autre, un «banquier» qui reçoit cette somme, dont la valeur triple, et qui rend à l'investisseur ce qui lui chante. Les deux ne se voient pas. Le jeu ne se joue qu'une fois. Vingt-neuf investisseurs reçoivent avant la partie trois pulvérisations d'ocytocine dans chaque narine (dosages normaux d'une préparation de Novartis destinée aux maternités). Vingt-neuf autres reçoivent un placebo. Plusieurs groupes ont défilé. Résultat : 45 % des «investisseurs» sous ocytocine ont choisi de faire une mise maximale, contre 21 % dans les groupes placebo.
«Remarquable». «Une administration intranasale d'ocytocine provoque une augmentation substantielle du comportement de confiance», concluent Ernst Fehr et son équipe, après avoir éliminé une série d'hypothèses susceptibles de biaiser leur observation.
«Une découverte remarquable», estime Antonio Damasio avec un enthousiasme que tempère le neurobiologiste de la toxicomanie, Pier-Vicenzo Piazza (Inserm, Bordeaux) : «La question est de savoir si cette expérience permet de cerner ce que l'on appelle la "confiance". Il faudrait tester d'autres situations.»
En attendant de savoir si un déficit français en ocytocine est un des ressorts du non référendaire, un groupement d'instituts de recherche européens s'apprête à poser aux citoyens de l'UE la question de confiance sur les neurosciences (1) : «L'utilisation de substances chimiques pourrait conduire à améliorer, altérer, voire contrôler les facultés mentales. Quel usage doit-on faire des nouvelles connaissances sur le cerveau ?» A débattre sous ocytocine.

(1) Projet «Meeting of minds», soutenu par la Cité des sciences et de l'industrie.


Molécule très utile à vaporiser à hautes doses pour tous les négociateurs de paix !

30 mai 2005

Deux parents et trois médecins jugés pour la mort d'un enfant malnutri

QUIMPER (AFP) - Le procès de deux parents adeptes de la kinésiologie accusés d'être responsables du décès de leur dernier enfant par malnutrition, ainsi que de trois médecins poursuivis pour non assistance à personne en danger s'est ouvert lundi devant la cour d'assises du Finistère.
Ronan Boucher, 45 ans, et son épouse Pascale Durand, 46 ans, qui contestent leur responsabilité et comparaissent libres, encourent une peine maximale de trente ans de réclusion pour "privation de soins ou d'aliments suivie de mort d'un mineur de 15 ans par ascendant". De leur côté, les médecins sont passibles d'une peine de 5 ans de prison.
Le 12 novembre 2000, Kerywan, 16 mois et demi, mourait au domicile familial de Moëlan-sur-Mer (Finistère), avec un poids de six kilos, soit celui d'un enfant de quatre mois. Les experts devaient déceler une carence nutritionnelle "importante et chronique" imputable selon eux à un régime alimentaire sans protéine animale ni supplément vitaminique. L'enfant était depuis sa naissance allaité par sa mère adepte d'un régime végétalien.
La justice reproche au couple, déjà parent de trois filles, d'avoir privé de soins son dernier enfant non pas par négligence ou imprudence mais au nom de "conceptions idéologiques" inhérentes à la pratique de la kinésiologie, technique psycho-corporelle développée dans les années 60 aux Etats-Unis.
Présentés comme "enseignants indépendants", les deux époux, de formation scientifique supérieure, avaient créé une "école d'enseignement complémentaire à la kinésiologie" à Moëlan-sur-Mer. Ils sont l'auteur de plusieurs brochures, dont une notamment sur la nutrition.
Niant tout lien de causalité entre leur comportement et le décès de l'enfant, ils ont réclamé en vain un non-lieu devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes.
L'enquête menée par les experts a par ailleurs révélé que l'enfant aurait pu être sauvé "jusqu'au dernier moment", ne serait-ce que par une hospitalisation d'urgence, d'où une mise en cause de trois médecins qui n'ont pas alerté les autorités sur l'état de santé de plus en plus critique du petit garçon.
En mai 2000, sept mois avant sa mort, Kerywan avait été traité par un de ces médecins pour des vomissements. Trois mois plus tard, un autre médecin associé au premier renouvelait le traitement: à l'issue de la consultation, il inscrivait dans le dossier de l'enfant la mention "privation de soins et inconscience des parents, enfant en danger", mais n'alertait pas les autorités.
Une même inertie est reprochée au médecin traitant de la famille, qui aurait reçu sans réagir un fax de la famille contenant des informations "précises, importantes et alarmantes" à propos de l'état de santé de l'enfant. Les débats doivent durer cinq jours.
L'Union nationale des associations pour la défense des familles et de l'individu (UNADFI) spécialisée dans la lutte contre les phénomènes sectaires s'est portée partie civile dans cette affaire, ainsi que La Voix de l'enfant, fédération d'associations pour la protection des enfants en France et dans le monde.


Les parents sont ici au premier rang des victimes de leur aveuglement. Ce n'est pas toujours le cas, comme nous l'avons vu pour l'affaire du vaccin contre la polio.

25 mai 2005

L'AFSSaPS s'oppose aux échographies "artistiques"

La Food and Drug Administration aux Etats-Unis, l'Académie nationale de Médecine et maintenant l'AFSSaPS en France... L'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé déconseille le recours aux échographies dans un but non médical.
Après avis de la Commission nationale de Matériovigilance, l'Agence "recommande aux femmes enceintes de respecter les prescriptions de suivi de leur grossesse par l'échographie médicale mais leur déconseille la pratique des échographies dans un but non médical, afin de ne pas exposer inutilement le foetus aux ultrasons".
Comme nous l'écrivions il y a quelques semaines, les rayonnements émis par les appareils cristallisent l'essentiel des craintes des spécialistes. Si dans le cadre d'un examen médical, l'exposition aux ultrasons de chaque zone du foetus est extrêmement brève, ce n'est pas le cas lorsqu'il s'agit d'une échographie "artistique". Bien au contraire. "Car pour produire un document agréable à regarder pour les parents il est nécessaire d'exposer en continu aux ultrasons des parties localisées du foetus".
"En conséquence" conclut l'AFSSaPS, "le risque est majoré sans qu'il y ait de bénéfice pour la santé". Pour en savoir davantage sur ce sujet, l'Agence publie également un "questions/réponses" que vous pouvez consulter à l'adresse :
http://afssaps.sante.fr/htm/10/echo/echoqest.htm.


Il n'existe virtuellement aucune preuve de la nocivité des ultrasons pour le foetus. Il s'agit probablement d'une application du fameux 'principe de précaution'. Appeler "rayonnement" des émissions d'ultrasons, en faisant ainsi un lien sémantique avec la radiographie et ses radiations nocives, est un artifice peu glorieux.

23 mai 2005

Méditez, vous vivrez plus longtemps !

La méditation au secours de la médecine moderne ? Ce n'est pas si absurde qu'on pourrait le croire. Selon un travail américain, la méditation transcendantale augmenterait l'espérance de vie. Alors méditons quelques secondes sur cette étude prometteuse.
Le Dr Robert Schneider, directeur du Centre de médecines naturelles dans l'Ohio, a suivi 202 personnes qui toutes, présentaient une hypertension artérielle depuis plus de 18 ans. Et toutes s'adonnaient aussi à la méditation transcendantale.
Or selon l'auteur, ces adeptes de "la réflexion profonde" ont montré des taux de mortalité inférieurs de 23% à la population générale ! La méditation protégerait ainsi notre coeur, puisqu'elle permettrait de diminuer la mortalité cardiovasculaire de 30%. Quant aux cancers, ils ne semblent pas mieux résister à la méthode inventée dans les années 60 par l'Indien Maharishi Malesh Yogi. Elle diminuerait en effet la mortalité par cancers de... 49% ! Pourquoi n'y avons nous pas pensé plus tôt ?
Robert Schneider a bien entendu une explication rationnelle ! "La méditation transcendantale diminue la tension artérielle, repousse certains comportements à risque comme le tabagisme et permet une moindre production d'hormones du stress". Pourquoi pas ! De toute façon, cela ne peut pas faire pas de mal !
Sources: The American Journal of Cardiology, 2 mai 2005


Le ton ironique de l'article efface-t-il le fait qu'une revue scientifique ait accepté de publier cette étude, dans lequel le conflit d'intérêt est à peine voilé ? Les sites web de la MT ne tarissent pas d'éloges sur le Dr Robert Schneider, on s’en doute.

20 mai 2005

"Ne vendez pas les cuisses indonésiennes": des musulmans contre Miss Univers

JAKARTA (AFP) - Des musulmans radicaux ont manifesté vendredi à Jakarta offusqués par les photos dans la presse de Miss Indonésie 2005 en maillot de bain, alors que la prétendante au titre de Miss Univers se trouve en Thaïlande.
"Ne vendez pas les cuisses indonésiennes" ont demandé sur des banderoles environ 70 militants du Front des défenseurs de l'islam (FPI), qui fait de temps à autre des raids contre des bars de Jakarta jugés licencieux.
Des femmes d'une fondation islamique, voilées de blanc, ont également dénoncé le "scandale".
Plusieurs journaux indonésiens publient vendredi en une la photo de Artika Sari Devi, en maillot de bain une pièce alors qu'elle se trouvait jeudi avec les autres "Miss" dans une piscine de la station touristique thaïlandaise de Phuket.
Les militants du FPI ont assimilé la jeune fille à une "prostituée" en affirmant que la participation de l'Indonésie au concours de Miss Univers, qui sera décerné à Bangkok à la fin du mois, déclenchera "la colère divine et provoquera de nouvelles catastrophes en Indonésie". L'archipel a été frappé ces derniers mois par un tsunami et plusieurs séismes meurtriers.
C'est la première fois qu'une Indonésienne fait partie des prétendantes au titre de Miss Univers.
Le gouvernement de l'autoritaire président Suharto, qui avait dû quitter le pouvoir en 1998 après 32 ans à la tête de l'Indonésie, avait interdit aux Indonésiennes d'y participer, jugeant qu'une telle compétition était contraire aux valeurs nationales.
Près de 90% des 220 millions d'Indonésiens sont musulmans. La grande majorité pratique un islam tolérant.


Après les demandes de sacrifices de 1000 moutons (voir Sens Commun d’avril 2005) pour éviter un deuxième tsunami, voici venir les demandes de moralité. Encore une fois, le malheur des victimes est exploité pour étayer des croyances superstitieuses ou morales.

18 mai 2005

Pour gagner, mieux vaut mettre du rouge

PARIS (AFP) - Les sportifs dont la tenue est rouge ont un avantage par rapport à leurs adversaires, rapporte une étude publiée dans la revue britannique Nature à paraître jeudi. Les résultats de quatre disciplines inscrites aux Jeux Olympiques de 2004, comportant deux adversaires et dont la couleur de la tenue est attribuée au hasard - boxe, tae kwon do, lutte gréco-romaine et lutte libre - ont été examinés par les auteurs de l'article.
A niveau équivalent, ont conclu Russell Hill et Robert Barton, de l'université de Durham (Royaume-Uni), "porter du rouge est régulièrement lié à une plus haute probabilité de vaincre" face à un adversaire en bleu.
Ainsi, dans les disciplines étudiées, 16 des 21 manches ou rounds ont été gagnés par l'adversaire en rouge, et 4 par les "bleus". Les auteurs insistent sur le fait que le rouge ne fait la différence que lorsque dans tous les autres domaines les sportifs sont équivalents.
Les résultats préliminaires d'une étude sur le football semblent donner les mêmes résultats : pendant l'Euro 2004, où les joueurs portaient différentes couleurs de maillot selon les matches, les cinq équipes étudiées ont plus marqué lorsqu'elles étaient en rouge.
Les chercheurs rappellent que chez les animaux la coloration rouge est liée à un taux important de testostérone, l'hormone mâle, à une bonne santé et à l'agressivité. Il est possible, suggèrent-ils, que cette couleur agisse sur le subconscient des êtres humains et place psychologiquement l'adversaire en état d'infériorité.
Chez l'homme, notent-ils par exemple, un homme devient "rouge de colère" alors que celui qui a peur est pâle : inconsciemment, "avoir plus de rouge dans un échange agressif peut donc refléter une relative domination".
"L'implication (de cette étude) dans les règlements concernant les tenues sportives peut être importante", concluent Russell Hill et Robert Barton.


Passer en dernier dans un concours, s'habiller en rouge pour un combat, on finirait par croire qu'il ne sert à rien de s'entraîner.

16 mai 2005

Polio : le Nigeria a encore frappé

Après le Yémen, l'Indonésie. Quatre cas de poliomyélite ont été confirmés dans ce pays épargné depuis des années. Le succès de la campagne d'éradication lancée par l'OMS il y a 17 ans est-il remis en cause ? Non. Mais l'indiscipline de certains Etats, oui.
Plus de 1 267 victimes en 2004, soixante-trois au Yémen depuis le début de l'année, quatre nouveaux cas en Indonésie... Décidément l'éradication de la polio à la fin de cette année - objectif affiché par l'OMS - semble chaque jour un peu plus compromise. " Pas si sûr " répond Oliver Rosenbauer, responsable du Programme Polio de l'OMS.
"Les flambées de poliomyélite que connaissent aujourd'hui plusieurs pays ne représentent pas une menace sérieuse pour notre programme d'éradication. Nous disposons d'une arme efficace pour circonscrire ces épidémies." Son nom ? mOPV1. Un nouveau vaccin très puissant spécialement conçu pour contrer le poliovirus de type 1, la souche prédominante à l'origine des récentes épidémies.
Le programme d'éradication est-il en cause ? Non."Le véritable danger vient des quelques pays où la polio est endémique". Six exactement : l'Afghanistan, le Pakistan, l'Inde, l'Egypte, le Niger et le Nigeria. Le Nigeria qui justement est à l'origine de la réinfection de la quasi-totalité des pays actuellement touchés, même l'Indonésie. Les malades revenaient en effet d'un pèlerinage à La Mecque. Ils y avaient contracté un virus... dont le génome est le même que celui du virus qui a essaimé après que les autorités du nord Nigeria à Kano, aient décidé l'an passé de surseoir aux vaccinations.
Sources: BMJ 2005 ; 330 : 1106, OMS


Le plus ironique de l’histoire est que l’origine de la suspension des vaccinations au Nigeria était prétextée par un complot américain contre les musulmans (à l’origine une rumeur antisémite, parce que l’un des inventeurs du vaccin est Juif, corne D’Auroch !). Dans ce cas, ce n’était pas le vaccin qui était le plus anti-musulman, mais la rumeur propagée par les autorités musulmanes du Nigeria.

15 mai 2005

Quand Daniel Cohn-Bendit prédit le résultat de la présidentielle de 2007

PARIS (AP) - Le député européen Vert Daniel Cohn-Bendit a prédit dimanche que Nicolas Sarkozy serait élu président de la République en 2007, battant les anciens Premiers ministres socialistes Laurent Fabius et Lionel Jospin.
Se présentant au cours du "Grand Jury" RTL-LCI-"Le Monde" comme un "historien de 2030", le député Vert a affirmé que "M. Sarkozy" avait remporté la présidentielle de 2007.
"Il y avait au premier tour M. Fabius en candidat indépendant et M. Jospin représentant le Parti socialiste", a-t-il même ajouté.


Bonne chance à notre nouveau Nostradamus, même s'il n'a pas encore percé le secret de la popularité des devins de tout poil: le flou dans les prédictions, qui leur permet de prétendre avoir prédit tout et le contraire de tout.

13 mai 2005

Procès contre les charlatans du SIDA

Libération.fr

Des militants sud-Africains pour l'accès gratuit aux antirétroviraux pour les malades du sida manifestent leur colère devant le palais de justice du Cap, vendredi. La Treatment Action Campaign (TAC), une coalition d'ONG, poursuit en justice la fondation de l'Allemand Matthias Rath, un farouche opposant des traitements à base d'antirétroviraux. A leur place, Rath, qui a ouvert des boutiques dans plusieurs townships du Cap, préconise un régime nutritionnel à base de vitamines, d'acides aminés et de minéraux.
Si elle a affirmé ne jamais avoir approuvé la thérapie préconisée par Matthias Rath, la ministre sud-africaine de la Santé dénonce elle aussi «les effets collatéraux» des antirétroviraux et a répété à plusieurs reprises qu'un régime nutritionnel à base d'ail, d'huile d'olive et de peaux de citron ne devait pas être négligé. TAC réclame que 200.000 personnes soient traitées aux antirétroviraux d'ici à 2006 en Afrique du Sud où, selon l'ONU, le VIH touche plus d'un adulte sur cinq, soit environ 5,3 millions de personnes sur une population de 44,8 millions.


Malheureusement, avec des politiciens de ce genre, le virus du SIDA a de beaux jours devant lui

11 mai 2005

110 personnes piochent le bon biscuit et tirent le gros lot

NEW YORK, May (Reuters) - Dix-neuf millions de dollars. C'est la somme que se sont partagées 110 personnes qui avaient joué à la loterie les nombres conseillés sur le petit billet d'un biscuit chinois, a-t-on appris mercredi auprès de Charles Strutt, directeur de la loterie inter-Etats Powerball.
Les statistiques voudraient qu'il n'y ait que quatre ou cinq gagnants sur 10,4 millions de grilles jouées dans 27 Etats, le district de Columbia et les Iles vierges qui proposent cette tombola, mais, lors du tirage du 30 mars dernier, les gagnants ont été 20 fois plus nombreux. Leurs gains individuels s'échelonnent de 100.000 dollars à un demi-million.
"Il y avait quelque chose qui n'allait pas; c'était contraire à toutes les éventualités", a déclaré le directeur.
"Donc nous avons suspecté une erreur du système ou une fraude. Dans le milieu de la loterie, vous vous devez d'être naturellement suspicieux: chaque fois que nous sommes face à une aberration statistique nous vérifions."
Il était également possible que ce soit lié à des nombres porte-bonheur parus dans les médias. Les employés de la Multi-State Lottery Association, qui gère Powerball pour la société Uniondale, ont donc passé le jour qui a suivi à éplucher la presse. Ils ont même re-regardé un programme de la chaîne ABC, "Lost", et un épisode d'un feuilleton "soap" qui parlaient de Powerball. Rien ne concordait.
Le personnel a donc reçu pour instruction de questionner les gagnants qui venaient chercher leur pactole, le 1er avril, a précisé Strutt.
Le premier indice est venu du Tennessee, lorsque trois gagnants ont fait allusion à des biscuits chinois. Le schéma s'est répété un peu partout à travers le pays.
Des responsables de Powerball du Tennessee et de l'Idaho ont rendu visite à des dizaines de restaurants chinois et sont remontés jusqu'à un distributeur de New York, Wonton Food.
Les biscuits donnaient six nombres dont les cinq premiers suffisaient à gagner une somme à six chiffres. Le sixième nombre inscrit dans les biscuits était le nombre 40 alors c'est le 42, attaché à un jackpot de 25,5 millions de dollars, qui est sorti au tirage ce jour-là.
Un habitant du Tennessee, qui n'a pas voulu faire confiance à son biscuit a modifié un chiffre et remporté le plus gros lot, a ajouté Strutt.
Wonton Food - dont aucun des 110 employés, dans le Queens, n'a joué ces chiffres - fabrique 4 millions de biscuits par jour et près de 97% de ceux-ci proposent une série de six nombres. Il existe 10.000 combinaisons de nombres, tous tirés au sort par des ouvriers parmi 40 bouts de papiers.
"Dorénavant nous utiliserons un ordinateur (pour choisir les nombres) parce que c'est plus efficace", a déclaré Derrick Wong, gérant de Wonton Food. "Le recours à un ordinateur réduit les chances de répéter une combinaison et nous ne voulons pas que ça arrive."
Un autre cadre de l'usine, Richard Leung a estimé que plusieurs centaines de milliers de biscuits contenaient la bonne suite de nombres.
Charles Strutt a indiqué que certains gagnants avaient croqué leur biscuit quelques jours auparavant mais que l'un d'entre eux avait conservé son petit bout de papier pendant trois ans avant d'en jouer la combinaison.


Voilà ce qui peut arriver lorsqu'un biais affecte un processus qui devrait être 'totalement' aléatoire. Ici, un simple « fortune cookie » chinois a réussi à faire survenir un événement qui aurait été parfaitement improbable autrement. Il est utile de se rappeler que certaines expériences 'paranormales' reposent sur la présomption qu'un processus est bien aléatoire et que l'ensemble des événements possibles est équiprobable, c'est-à-dire qu'aucun des événements de l'ensemble n'a plus de chances qu'un autre de se produire.

10 mai 2005

Il y a des chiffres qui tuent

Avec 2% du parc des quatre roues et plus, les poids lourds ont effectué 6% des kilomètres parcourus en France en 2003. Ils ont été impliqués dans 3,1% des accidents corporels et... 8,5% des accidents mortels !
Selon l'Observatoire national interministériel de sécurité routière, "les poids lourds représentent un enjeu important pour la sécurité routière". Car en 2003, les accidents dans lesquels ils ont été impliqués ont coûté la vie à 720 personnes. Soit 12,5% de l'ensemble des tués sur la route ce qui, comparé aux 8,5% d'accidents dans lesquels ils sont impliqués, traduit un indice de gravité très important.
Les accidents de poids lourds se produisent le plus souvent en rase campagne, sur des routes départementales ou nationales. Et dans près d'un cas sur deux, les routiers sont confrontés à une automobile particulière. $Mais dans un accident sur cinq ils sont seuls en cause ! Enfin l'analyse de leur taux d'alcoolémie après l'accident montre qu'ils sont moins alcoolisés que les conducteurs de véhicules légers.


Il est étonnant qu'on s'étonne du fait que les accidents impliquant les poids lourds soient plus graves que ceux qui impliquent uniquement des voitures individuelles. Une simple considération de l'énergie cinétique éclaircit le 'mystère'.

01 mai 2005

Du canular au complot

Au début était la rumeur, limitée par le bouche-à-oreille, puis vinrent les mass media et dernièrement l’Internet. Un ordre de magnitude dans la rapidité de diffusion était franchi à chaque fois. Au début, c’étaient les limites de la transmission d’une personne à l’autre qui faisait que la rumeur s’éteignait progressivement. Avec les mass media, c’était l’éthique des professionnels qui servait de contre-feu, chacun étant à la fois pyromane et pompier. Avec la structure ‘anarchiste’ de l’Internet, il n’existe actuellement rien de tout cela. Il n’y existe aucun mécanisme de régulation, d’autocontrôle. La rumeur peut partir d’une seule personne et faire le tour de la Terre en quelques jours, influençant des millions de personnes. Ainsi, ce qui n’aurait été qu’une anecdote vite oubliée prend ainsi une ‘vie’ autonome, tel un virus Ebola, disparaissant et réapparaissant ailleurs. Là où les vers informatiques exploitent les failles de nos systèmes pour se propager impunément, les rumeurs se propagent en exploitant les failles personnelles de nos systèmes de croyance, notre crédulité.
Certaines des rumeurs sont drôles et exploitent notre tendance à rire et faire rire pour nous inciter à la retransmettre à nos correspondants. Ainsi, le message qui présentait la soi-disant ‘une’ du journal El Moudjahid, annonçant la mort du Pape et présentant ses condoléances à son épouse et ses enfants, est un bon exemple de ce genre de canular. Comme beaucoup d’histoires drôles, elle a un aspect plus sombre, jouant sur une tendance à croire que les journalistes Algériens sont ignorants des institutions catholiques. Ces histoires deviennent parfois des légendes urbaines, reprises régulièrement avec une aura de vérité qui augmente à mesure que le temps passe et qu’elle échappe au contrôle de son auteur.
D’autres rumeurs exploitent notre ignorance dans un domaine, se présentant comme émanant d’une autorité, tel le message nous demandant d’effacer le fichier jdbmgr.exe de notre système qui serait un virus dangereux, en fait un fichier parfaitement légitime et inoffensif. Le schéma est classique : un message arrive dans nos boîtes aux lettres électroniques, nous demandant d’effacer un fichier car celui-ci est une menace. Ce message se présente comme émanant d’une autorité (en fait inexistante) et nous est retransmis par une personne de notre entourage en qui nous avons confiance, bien qu’il ne soit pas un expert dans le domaine informatique. C’est l’argument d’appel à l’autorité qui joue ici à plein.
D’autres rumeurs exploitent la tendance à la suspicion envers la politique et les gouvernements et nous en arrivons aux théories du complot. Le monde à l’envers : utiliser la suspicion et le doute pour mieux susciter la crédulité. Notre volonté de croire au complot, et non notre doute légitime en face d’une information, nous fait tomber dans le panneau. Ce sont les plus dangereuses et les plus lâches des rumeurs, n’hésitant pas à calomnier anonymement.
Dans cette catégorie citons, parmi les plus récentes, la rumeur contre le vaccin de la polio qui a trouvé un écho favorable dans les régions musulmanes du Nigeria, avec les conséquences que l’on connaît. La rumeur a pris comme origine un incident sur un lot de vaccins contre la polio, repris par l’extrême droite américaine pour soutenir une rumeur antisémite, rumeur qui a trouvé un écho parmi les intégristes musulmans, pour finir par leur causer du tort : la plupart des victimes ont en effet été contaminées au nord Nigeria parmi les populations musulmanes, puis parmi ceux qui y ont voyagé et suite à un pèlerinage à La Mecque.
Citons également le complot du 11 septembre qui aurait été planifié par les Américains eux-mêmes pour monter leur opinion publique en vue d’une guerre contre les musulmans, la réélection de Bush Jr et le contrôle du pétrole pakistanais, irakien, etc. Cette rumeur a été reprise quelques mois plus tard par Thierry Meyssan, dans un livre qui a été un succès populaire en dépit des gigantesques failles d’une ‘enquête’ faite dans un fauteuil par un auteur inexpérimenté dans le domaine. Cette affaire aura eu le mérite de précipiter la déchéance du groupe de Thierry Meyssan, le Réseau Voltaire, après une courte période de popularité injustifiée.
Comment se défendre contre de telles rumeurs ? C’est plus simple qu’il n’y paraît. Internet ne possède aucun mécanisme de contrôle, mais on y trouve le meilleur comme le pire, et surtout le moyen de trouver l’un comme l’autre. Au lieu de subir passivement les rumeurs qui nous parviennent, nous pouvons mener une contre-enquête et vérifier que nos sources d’information sont fiables. Les moyens d’investigation sont fournis par les moteurs de recherche et par certains sites spécialisés, qui nous mâchent le travail, comme l’excellent Hoaxbuster (http://www.hoaxbuster.com/) . Ainsi, ce site nous explique qu’il n’y a aucune raison d’écraser un fichier de notre système parce qu’un inconnu nous le demande. Une simple recherche Internet sur les rumeurs contre le vaccin de la polio aurait montré aux autorités musulmanes du Nigeria que leurs sources n’étaient pas dignes de foi. De simples recherches auraient permis à tous de vérifier que les rumeurs reprises par Thierry Meyssan ne reposaient sur rien de sérieux, qu’elles avaient aussi pour origine les réseaux néo-Nazis américains, reprises une fois de plus en cœur par les milieux intégristes musulmans. De façon assez amusante, Thierry Meyssan a ensuite eu l’occasion de prêcher la bonne parole dans ces milieux intégristes, qui avaient sans doute oublié qu’ils avaient eux-mêmes contribué à répandre cette rumeur.

22 avril 2005

Des infections en crèche diminueraient le risque de leucémie infantile

PARIS (AFP) – Les enfants ayant fréquenté d'autres bambins dans des crèches ou haltes-garderies auraient moins de risque de souffrir de la forme de leucémie la plus courante chez l'enfant, la leucémie aiguë lymphoïde, que les enfants privés de tels contacts, selon une étude publiée vendredi.
"L'interprétation la plus plausible est que cette protection résulte d'une exposition aux infections courantes", que les enfants allant en crèche ont plus de risque de contracter, concluent les chercheurs dans un article publié en ligne par la revue médicale britannique British Medical Journal.
"Un certain niveau d'exposition précoce aux infections semble important pour la santé de l'enfant", ajoutent-ils, rappelant que d'autres études ont fait état d'associations similaires entre exposition aux infections et développement d'allergies ou apparition du diabète de type 1 chez l'enfant.
Plus de 6.300 enfants sains et 3.140 enfants souffrant d'un cancer, dont 1.286 d'une leucémie aiguë lymphoïde (LAL), ont participé à cette étude. Leur mère a été interrogée sur leur éventuelle fréquentation, régulière ou non, d'une crèche ou halte-garderie avant l'âge d'un an. Il a également été tenu compte de la présence d'aînés dans la fratrie.
Ces enfants sont inclus dans une vaste étude sur le cancer de l'enfant au Royaume Uni destinée notamment à vérifier si leucémies et lymphomes peuvent être causés par des réponses anormales aux agents infectieux courants.
Au final, les résultats confirment, selon les chercheurs, "l'hypothèse selon laquelle une exposition réduite aux infections dans les premiers mois de la vie augmente le risque d'avoir une leucémie aiguë lymphoïde".
L'hypothèse d'un retard dans l'exposition aux agents infectieux comme facteur de développement de la maladie avait été formulée dès 1988 par le Pr Greaves (Institute of Cancer Research, Londres), qui participait également à la nouvelle étude publiée dans BMJ.
Les résultats sont jugés "statistiquement significatifs" aussi bien dans la tranche d'âge globale (2 à 14 ans) que dans celle plus réduite des enfants chez lesquels la maladie avait été diagnostiquée entre 2 et 5 ans.


Encore une étude qui va dans le sens d’une immunisation suite à l’exposition à une infection (attention : corrélation). Cette hypothèse renforce, s’il en était encore besoin, la nécessité des vaccinations infantiles, qui constituent elles aussi des expositions précoces à des virus atténués, stimulant le système immunitaire des enfants. La protection des vaccins pourrait donc avoir des effets protecteurs contre d’autres maladies que celles pour lesquelles ils sont conçus au départ.