14 mars 2008

Le Collège de France affirme son opposition au créationnisme (Pr Brunet)

LE MONDE.FR

Le Collège de France a affirmé son opposition au créationnisme, une théorie qui nie l'évolution des espèces, en instituant une chaire de paléontologie humaine qui s'inscrit dans sa tradition naturaliste, a déclaré le titulaire de cette chaire, le professeur Michel Brunet.

"Le vote des professeurs du Collège de France entre à la fois dans la tradition naturaliste du Collège et est aussi un signe très fort à l'égard des courants de pensée qui reprennent des idées moyenâgeuses", a déclaré à l'AFP M. Brunet, qui doit donner le 27 mars sa leçon inaugurale.

"Il y a un courant créationniste très fort sur le continent nord-américain et il se révèle qu'il existe aussi chez nous", constate le paléoanthropologue, connu notamment pour ses travaux sur Toumaï, le plus vieil ancêtre à ce jour de l'homme moderne dont le crâne, vieux de quelque 7 millions d'années, a été découvert au Tchad en 2001.

"L'homme est mammifère parmi d'autres. Ce qui nous distingue, c'est le développement quantitatif, mais surtout qualificatif de notre cerveau", rappelle M. Brunet qui souligne que "l'évolution n'est pas une théorie, mais un fait qui a été démontré scientifiquement".

Face au créationnisme, dont "l'influence est dangereuse", "il faut mieux faire de la prophylaxie que du curatif", estime encore le chercheur, qui mentionne la sortie en France l'an dernier d'un "Atlas de la création" du Turc Harun Yahya pour réfuter les découvertes de Darwin.

Michel Brunet succède à Yves Coppens, qui a occupé de 1983 à 2005 la chaire de paléoanthropologie et préhistoire de la prestigieuse institution.

06 mars 2008

Vous souffrez ? Prenez donc un placebo... cher

LE MONDE

Prenez un médicament. Ou plutôt un placebo, sans aucun effet pharmacologique. Présentez-le à des prix différents. Surprise, il n'aura pas les mêmes incidences sur le mal. Et dans ce cas, le plus onéreux est aussi le plus efficace. Voici la conclusion déroutante à laquelle parvient une étude publiée dans le numéro daté du 5 mars du Journal of American Medical Association.


Point de départ de la procédure, menée par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), le recrutement sur Internet de 82 volontaires pour tester un nouvel analgésique aux caractéristiques proches de la codéine. En réalité, un placebo. Les participants sont divisés en deux groupes : les plus chanceux se voient remettre une pilule à 2,50 dollars, les moins heureux le même cachet, présenté en réduction à 0,10 dollar. Tous ont en revanche la joie de subir des séries de décharges électriques pouvant aller jusqu'à 80 volts.

Les participants sont invités à quantifier leur peine. Résultat, 85 % des bénévoles du groupe ayant ingurgité la pilule à 2,50 dollars notent une réduction de la douleur, contre seulement 61 % pour ceux qui ont avalé le médicament en promotion. Le prix joue donc ici un rôle thérapeutique à part entière. Mais il n'est pas seul. "Le prix n'est qu'une des variables du marché, au même titre que l'emballage ou la marque, qui peuvent accentuer l'effet placebo", explique Dan Ariely, docteur en économie comportementale, qui a dirigé l'étude.


"DONNÉ AVEC CONVICTION"

La présentation de la pilule compte également parmi les facteurs. "Pour la pilule à 0,10 dollar, c'est davantage le fait qu'elle soit en promotion que son prix qui a influencé les participants", justifie M. Ariely. Un constat confirmé par Jean-François Bergmann, spécialiste de thérapeutique à l'hôpital Lariboisière, à Paris : "La façon dont un médicament est donné participe pleinement à l'effet pharmacologique. Il doit l'être avec conviction."

L'étude ouvre dans tous les cas de nombreuses perspectives. "Comment peut-on envoyer des médicaments bon marché à des populations dans le besoin sans qu'elles aient le sentiment qu'ils sont de mauvaise qualité ?", lance par exemple Dan Ariely.

Autre piste, les génériques, et la mauvaise perception dont ils souffrent. D'autres questions pourraient survenir. M. Ariely et son équipe préparent en effet une nouvelle expérience. Même schéma, mais cette fois, le placebo sera gratuit.

Alexandre Roos


Petite piqure de rappel pour les adeptes du "ça marche"... comme tout placebo.

04 mars 2008

Des suppléments alimentaires ? Pas pour remplacer l'hygiène de vie !

La supplémentation en vitamines ou en oligo-éléments ne remplacera jamais une bonne hygiène de vie. C'est la conclusion - honnêtement peu surprenante ! - d'une équipe américaine. Celle-ci a montré en effet, que la prise de vitamines C, E et B9 ne réduisait en rien le risque de cancer du poumon chez les fumeurs…

Le Pr Christopher Slatore de l'Université de l'Etat de Washington à Seattle, a suivi plus de 77 000 personnes des deux sexes, âgées de 50 à 76 ans. Toutes prenaient des suppléments vitaminiques. Or en 4 ans de suivi, 521 cancers du poumon ont été diagnostiqués.

Surprise, l'auteur a observé une très légère augmentation du niveau de risque parmi les adeptes de la vitamine E. Mais c'est bien chez les fumeurs qu'il est apparu le plus important. Du coup souligne-t-il, « l'idée qu'une supplémentation en vitamines serait sans risques et susceptible de mimer les effets bénéfiques des fruits et légumes est totalement fausse ». Les suppléments alimentaires ne sont pas là pour compenser une hygiène de vie défaillante. Tout au plus peuvent-ils corriger les carences liées au profil de chaque individu.

Source : American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, 29 février 2008


Encore un clou dans le cercueil des adeptes des suppléments vitaminiques, dans une population ou les vitamines sont pléthoriques et où les seules personnes à risque sont les anorexiques.

Sectes - "La santé est l'un des domaines de prédilection des sectes"

L'élu UMP Jacques Myard demande l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur les sectes axée sur les domaines médical et paramédical.
Domaines dans lesquels le phénomène sectaire présente une"réalité grave", selon le député.


Alexandra GUILLET

LCI.fr : Pourquoi avez-vous demandé au président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, la création d'une nouvelle commission d'enquête sur les sectes ?
Jacques Myard, député-maire UMP de Maisons-Laffitte : A un moment où certains nient les dangers des dérives sectaires, il me paraît opportun de rappeler la réalité du phénomène. A travers les trois commissions d'enquête que l'Assemblée a déjà instituées, et auxquelles j'ai participées, nous avons pu constater une montée en puissance du phénomène sectaire. Loin de s'étioler, la réalité est prégnante et parfois très sordide. Notamment lors de la dernière commission d'enquête, qui portait sur la protection des mineurs, nous avons constaté qu'il y avait des cas totalement étonnants comme Tabitha's place, dans les Pyrénées-Atlantiques. Cette secte enferme les gosses dans une espèce de monde éducatif parallèle, coupé du monde, et où les corrections corporelles existent encore. De surcroît, nous avons effleuré, dans le cadre de cette commission, la question des charlatans en médecine. Je crois que là aussi il y a une situation qui doit interpeller les pouvoirs publics. Nous devons une nouvelle fois mettre en exergue des pratiques qui sont très préjudiciables à la vie des plus faibles.

LCI.fr : Sur quoi vous basez-vous pour dire cela ?
J.M. : Nous avons eu plusieurs cas de personnes qui ne se sont pas soignées et qui ont été emportées par des maladies terribles, parce qu'elles ont écouté des pseudo-thérapeutes ou des adeptes de médecines parallèles. La santé est l'un des domaines de prédilection des sectes. C'est cette piste-là qu'il faut désormais creuser. Que certains voient de l'espoir dans des thérapies innovantes, cela peut se comprendre sur le plan humain. Mais que d'autres vivent de cette crédulité et de la faiblesse de certains de nos concitoyens est proprement révoltant.

LCI.fr : Vous allez semer la zizanie chez les thérapeutes ?
J.M. : Mais j'y compte bien ! Et j'appuie notamment l'initiative de Bernard Accoyer qui a fait entrer dans le code de la Santé un texte qui dit que n'importe qui ne peut pas utiliser le titre de thérapeute, et notamment celui de psychothérapeute, réservés à des médecins. Malheureusement les décrets d'application mettent du temps à sortir car il y a des pressions en tout genre. J'ose espérer que cette commission d'enquête, notamment pour tous les centres paramédicaux, servira à faire avancer ce dossier qui est une réalité grave. J'ai déjà reçu l'appui de nombreux députés. J'ai bon espoir que ma requête aboutisse dès la reprise des débats au Parlement.

LCI.fr : Le rôle de la Miviludes - mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires - a été pas mal décrié ces dernières semaines. Qu'en pensez-vous ?
J.M. : La Miviludes est indispensable ! Evidemment, ce n'est pas elle qui va prendre des décisions coercitives à propos de dérives sectaires, mais elle remplit remarquablement son travail d'alerte et de publicité sur certains agissements. S'il y a un doux dingue qui veut fonder un nouveau mouvement religieux, libre à lui, nous sommes en démocratie. En revanche, si ce doux dingue prône que les enfants doivent être frappés, ou qu'ils ne doivent pas avoir de transfusion sanguine ou qu'ils ne doivent pas aller à l'école mais s'asseoir sur le grand chêne pour être inspirés naturellement par des ondes cosmiques, on est en droit de se poser des questions. Je me félicite aussi que la ministre de l'Intérieur vienne de rappeler aux préfets la réalité du phénomène et qu'elle ait demandé la mise en place de groupes spécialisés dans la surveillances des dérives sectaires.

LIC.fr : Que pensez-vous de cette nouvelle affaire de séquestration, en Sardaigne, d'une adepte de la scientologie, Martine Boublil ?
J.M. : Malheureusement, c'est récurrent avec la scientologie. Quand un des membres veut s'en aller, on le séquestre. Ça prouve bien la nature de cet organisme.

Un astrologue, botte secrète des Anglais contre Hitler

Par Loïc VENNIN

LONDRES (AFP) - Au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, Londres avait cru avoir trouvé l'arme secrète pour battre Hitler: un astrologue aussi farfelu que mystérieux qui assurait détenir la clef du mode de pensée du Führer.

"Hitler croit en l'astrologie et si je fais les mêmes calculs que ses astrologues, je connaîtrais ce qu'on lui conseille... et cela pourrait profiter aux Britanniques": c'est armé de cet argument apparemment sans faille que Louis De Wohl devient capitaine et, jusqu'à la fin de la guerre, sera "le prophète" de Londres, comme l'appellera plus tard la presse.

L'histoire est connue depuis 1952, quand l'astrologue a publié une autobiographie très flatteuse intitulée "Le Nostradamus moderne".

Mais les Archives Nationales britanniques, qui lèvent mardi un demi-siècle de secret sur le dossier "Louis De Wohl" révèlent ce que l'on savait moins : le MI5 (services de renseignements intérieurs) avait prévenu de façon répétée que le supposé "brillant scientifique" était un imposteur.

Né à Berlin le 24 janvier 1903 de parents hongrois, Lajos Mucsinyi Wohl, de son vrai nom, vivote en écrivant des romans de gare avant de s'exiler en 1935 au Royaume-Uni où il se présente comme un astrologue émérite.

Il francise son prénom "Lajos" en "Louis" et s'ajoute une particule pour se faire appeler "De Wohl". Il assure dorénavant être le fils d'un noble hongrois.

Il prétendra aussi être descendant du poète allemand Heine, tout comme du baron Dreyfus, associé à la famille Rothschild.

A qui veut bien le croire, il vend des horoscopes personnalisés. Son entregent aidant, Louis De Wohl réussit à se faire des clients jusque dans les plus hautes sphères.

Il en profite à chaque fois pour placer son boniment: "J'ai trouvé que toutes les entreprises majeures de Hitler avaient été effectuées +sous de bons auspices+. Les +intuitions divines+ de Hitler ne sont en réalité qu'une simple connaissance des conjonctions planétaires", écrit-il dans une lettre.

Ainsi, et comme l'astrologie n'est selon lui qu'un "calcul mathématique", il suffit de reproduire les prédictions des astrologues de Hitler pour savoir ce qui lui est conseillé et posséder un avantage décisif sur l'ennemi.

A ceux qui auraient l'esprit trop cartésien, il ajoute: "La question n'est pas de savoir si nous accordons une valeur scientifique à l'astrologie. Ce qui compte, c'est que Hitler suit ses préceptes", affirme De Wohl.

Le laïus finit par convaincre: en 1938, De Wohl est employé comme "propagandiste" par le Special Operations Executive (SOE, responsable des opérations derrière les lignes ennemies).

On ira jusqu'à lui fournir un appartement de fonction à Grosvernor House, en plein coeur de Londres.

Pourtant De Wohl fait grincer quelques dents. "De Wohl est un pur charlatan au passé mystérieux si ce n'est louche": ce genre de note, écrite en février 1942, abonde dans le dossier du MI5.

"Aucune de ses prédictions ne s'est matérialisée si ce n'est celle de l'entrée en guerre de l'Italie, qu'il a faite à un moment où cela devenait évident", accuse un autre agent.

Mais le MI5 n'a aucun poids sur le SOE, dont le directeur, Charles Hambro, est persuadé que De Wohl est "quelqu'un de splendide et ne veut rien entendre contre lui", regrette une fiche du MI5.

Et le pire n'est même pas dans le dossier du MI5. Comme le rappelle Chris Andrew, historien des services secrets britanniques: "Louis de Wohl a persuadé Whitehall (le quartier du gouvernement britannique, ndlr) que Hitler était obsédé par l'astrologie... C'est complètement faux."

L'un des astrologues du dictateur, Karl Ernst Krafft, finira dans le camp de Buchenwald.


Si l'astrologie n'est "qu'un calcul mathématique", comment se fait-il que les prévisions astrologiques soient aussi contradictoires selon les astrologues ? Si le calcul de la position des planètes dans le ciel au moment de la naissance est bien un calcul astronomique (le "thème astral"), les prévisions en fonction de ce "thème astral" relèvent de la poésie, du flou et de l'imagination personnelle de l'astrologue. Il était donc évident que cette discipline ne permettait en aucun cas de prévoir les âneries que les astrologues d'Hitler auraient pu débiter, à supposer en premier lieu que celles-ci aient eu la moindre influence sur les décisions militaires d'Hitler.
Bien sûr, il n'y a aucune validation scientifique de l'astrologie, qui est depuis plus de trois mille ans une vaste fumisterie.

28 février 2008

Le calvaire d’Évelyne à la barre

Nord Eclair - 28/02/2008

Au deuxième jour du procès en appel du Dr Guéniot, son cancérologue et sa famille ont raconté comment cette jeune ingénieure a délaissé la médecine classique pour l’homéopathie. Et comment elle est morte dans d’atroces souffrances.

C’est un cancérologue qui parle. Le Dr Coscas le reconnaît, avec Évelyne il a échoué. Quand la jeune femme, suivie pour un cancer du sein par le Dr Saint-Omer, homéopathe installé à Tourcoing, arrive chez lui, elle ne veut pas entendre parler de chimiothérapie. Nous sommes en juin 1995. Si elle est venue, c’est parce que le Dr Saint-Omer a insisté et si le Dr Saint-Omer l’a fait, c’est parce que sa mère, Dolorès, avait menacé le médecin qui, jusque-là, disait soigner Évelyne pour son cancer avec de simples traitements homéopathiques. Le Dr Coscas n’en revient toujours pas. « De toute ma carrière, je n’ai jamais vécu une situation comme celle là ». Finalement, Évelyne accepte la chimio. Avec réticence car, tant le Dr Saint-Omer que le Dr Guéniot lui ont dit que ces traitements classiques étaient mauvais.
Elle craint d’être empoisonnée et, même quand la chimio aura des effets spectaculaires, elle restera persuadée que c’est uniquement grâce aux seules petites pilules homéopathiques.
Ce n’est qu’en février 1996 que le cancérologue la reverra. « Elle m’a laissé un message déchirant sur mon répondeur. Cette femme souffrait le martyre ». Le Dr Coscas la reçoit le lendemain. « Son sein n’était plus un sein », raconte-t-il, encore atterré. Il a déjà compris qu’il est trop tard, que les soins qu’il pourra prodiguer à Évelyne ne seront plus qu’un accompagnement vers une fin annoncée.

Une « manipulation »
À la barre, hier soir, la maman d’Évelyne et son mari ont raconté comment cette jeune ingénieure a délaissé la médecine classique pour les traitements des D r Saint-Omer et Guéniot, tous deux membres du mouvement du Graal, classé comme sectaire. Comment elle a fini par opter pour un jeûne qu’elle suivra dans l’arrière boutique de vendeurs de produits naturels à Tourcoing. Et comment enfin, apprenant par un article de presse que le Graal est classé comme secte, Évelyne « comprendra qu’elle a été abusée ». Avant de mourir, elle écrira au procureur de la République pour dénoncer ce qu’elle qualifiera de « manipulation ». Hier, ce sont ses proches qui ont parlé pour elle, qui ont raconté. Ce matin, le Dr Guéniot, le seul à avoir fait appel de sa condamnation à deux ans de prison avec sursis et interdiction d’exercer la médecine, donnera sa version. •

FLORENCE TRAULLÉ

26 février 2008

L'apparition de la vie serait-elle purement chimique ?

L'apparition de la vie serait-elle purement chimique ?

Des chercheurs de l'Université de Bochum ont mis en évidence un processus qui pourrait être à l'origine de la vie sur Terre. A l'aide de simulations sur supercalculateur au Centre de recherche de Jülich (FZJ), les scientifiques ont montré que, dans les conditions originelles, de simples acides aminés peuvent former de longues chaînes peptidiques en dehors des cellules et par suite les premiers éléments constitutifs de la vie, sans avoir recours à un moyen biologique.

Au sein d'un "laboratoire virtuel" incarné par le supercalculateur JUBL de Jülich, les chercheurs ont imposé les conditions de température et de pression adéquates. Celles-ci étant très difficilement contrôlables dans un véritable laboratoire, le recours au supercalculateur s'est trouvé être la meilleure solution.

Après 4 mois de calculs, l'étude a révélé que des biomolécules complexes pouvaient se former sans avoir recours aux outils biologiques habituels tels que les ribosomes. En paramétrant les conditions voulues et en introduisant la présence de surfaces de sulfure de fer, les simulations ont révélé que la formation des peptides était accélérée, rendant le milieu propice à la formation de séquences peptidiques.


Voila qui va contrarier les tenants du "créationnisme en tenue de soirée", le Dessein Intelligent.

24 février 2008

Pas de protocoles occidentaux pour la médecine traditionnelle

JOHANNESBURG (AFP) - La pharmacopée traditionnelle employée par les guérisseurs africains ne doit pas être soumise aux essais cliniques à l'occidentale, qui ne feraient qu'"embourber" son développement, a estimé samedi la ministre sud-africaine de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang.

"Nous ne pouvons pas suivre les protocoles occidentaux pour la recherche et le développement", a déclaré la ministre au groupe de travail sur la médecine traditionnelle africaine mis en place par la présidence pour réglementer la profession.

"Nous devons prendre garde à ne pas nous embourber dans des essais cliniques", a-t-elle ajouté, selon l'agence sud-africaine de presse Sapa, présente à la réunion du groupe de travail à Pietermaritzburg (est).

La ministre a expliqué ne pas être opposée par principe aux essais cliniques mais souhaiter des "protocoles adaptés" à une pharmacopée "utilisée par les guérisseurs traditionnels parfois depuis des milliers d'années."

Tshabalala-Msimang a toutefois mis en garde contre "les charlatans qui nuisent à l'image" de la médecine traditionnelle, "qui font toutes sortes de promesses irréalisables à des gens désespérés."

Par ailleurs, "l'absence de documentation (sur les plantes et autres ingrédients utilisés par les guérisseurs) pose parfois des problèmes légaux sérieux", a-t-elle reconnu.

Le groupe de travail doit rendre ses conclusions au gouvernement en mars. Un autre des aspects abordés est celui des droits intellectuels sur les substances actives recensées.

La ministre de la Santé, une fidèle du président Thabo Mbeki très critiquée pour sa réticence aux médicaments anti-rétroviraux utilisés pour soigner les malades du sida, prône une reconnaissance de la médecine traditionnelle.

Une majorité des Sud-Africains, notamment ceux qui vivent à la campagne, ont recours aux guérisseurs. Mais, en l'absence d'une éducation suffisante pour identifier les cas d'urgence, les malades d'une des maladies favorisées par l'effondrement du système immunitaire qu'entraîne le virus du sida, notamment la tuberculose, arrivent souvent trop tard dans les services hospitaliers.


Il est inquiétant de constater tous les dégâts que peuvent causer des politiciens crédophiles, lorsqu'ils se mêlent de sujets scientifiques. Comme si l'Afrique du Sud avait besoin de ça.

13 février 2008

Vaccin contre l'hépatite B et sclérose en plaques : les inquiétudes de l'Académie de médecine

Par Destination Santé - « Les craintes à l'égard de la vaccination (contre l'hépatite B) sont injustifiées » réaffirme l'Académie nationale de Médecine, alors qu'une « campagne médiatique sur les effets adverses de la vaccination contre l'hépatite B se développe à nouveau en France ». L'Académie insiste encore sur « l'absence d'imputabilité (à la vaccination) dans la sclérose en plaques (SEP) chez les enfants et adolescents ». Données à l'appui.

Au cours des six dernières années, un total de « huit études nationales et internationales ont démontré l'absence de relation statistiquement significative entre la SEP et la vaccination contre l'hépatite B », rappellent les Académiciens.

« En 2002 déjà, l'évaluation du rapport bénéfices/risques du vaccin faite par l'Institut de Veille sanitaire (InVS), dans une cohorte d'adolescents et d'adultes à risque montrait que le nombre de porteurs chroniques du virus, de cirrhoses et de cancers du foie évité par la vaccination était très supérieur à celui des éventuels effets secondaires (qui lui sont) imputés ».

L'académie craint que cette « campagne médiatique » ne réveille « l'inquiétude des médecins vaccinateurs et des personnes à vacciner ». Et surtout elle redoute des conséquences dramatiques en termes de santé publique.

Elle rappelle en effet que la couverture vaccinale du nourrisson et de l'enfant demeure très faible en France (25%) contrairement aux autres pays européens et du continent nord-américain. « En 2003-2004, on observait 600 nouveaux cas d'hépatites B annuels, dont la moitié auraient pu être évitée si les recommandations de vaccination avaient été suivies », souligne-t-elle.

« Les craintes à l'égard de la vaccination vont encore aggraver cette situation ». D'autant, comme il convient de le rappeler, que l'hépatite B est à l'origine de près de 10% des transplantations hépatiques en France, que dans 20% des cas, elle évolue vers une cirrhose. Sans oublier enfin que d'après les chiffres de l'OMS, cette maladie est à l'origine de 60% à 80% des cancers primitifs du foie.

Source : Académie nationale de Médecine, 12 février 2008, Institut de Veille sanitaire (InVS), OMS


Les aberrations dues au terrorisme médiatique des adeptes de l'anti-vaccination continuera à faire des victimes innocentes. On se prendrait à souhaiter que la sélection naturelle soit plus rapide.

12 février 2008

Boiron attaque le magazine anglais The Lancet

Le laboratoire homéopathique lyonnais a adressé une lettre à la prestigieuse revue scientifique anglaise “The Lancet”. Le magazine avait publié plusieurs articles en 2007 et en 2005 dans lesquels il remettait en cause l’efficacité de l’homéopathie. Un coup dur pour Boiron car “The Lancet” est très réputée et très lue dans le monde scientifique.

Dans cette lettre, le directeur général Thierry Boiron, accuse le magazine d’avoir publié “des thèses douteuses”, présentées “avec la plus parfaite mauvaise foi ou la formidable incompétence”. En effet, selon Thierry Boiron, le journaliste auteur de l’article, Paul Goldacre, aurait présenté des analyses comme totalement négatives pour l’homéopathie alors qu’elles prouveraient en réalité l’efficacité de cette médecine. D’ailleurs, Thierry Boiron n’hésite pas à qualifier ces propos de “mensonges” qui témoigneraient “d’un parti pris de la rédaction du Lancet”.

De son côté, la rédaction du Lancet a indiqué qu’elle n’avait pas encore reçu la lettre de Boiron...


La technique habituelle des tenants des pseudo-médecines: incapables de gagner devant la paillasse et les tubes-à-essais, ils essayent de gagner dans les prétoires et surtout par des déclarations fracassantes dans la presse.

03 février 2008

Le naturopathe jouait les médecins depuis 40 ans

Une pharmacie de la rue de Rome à Marseille également sur la sellette

Naturopathe, mais pas médecin. Depuis une quarantaine d'années, un homme aujourd'hui âgé de 70 ans est soupçonné d'avoir livré des diagnostics et signé des prescriptions à des centaines de patients, à la manière d'un professionnel de la médecine, sans le moindre diplôme lui permettant de le faire.

Son savoir, fondé sur la naturopathie, une méthode thérapeutique reposant sur l'idée que la plupart des maladies peuvent être traitées ou évitées grâce à la diététique, ne l'empêchait pas de prescrire à ses malades des médicaments, dont certains permettaient de soigner des allergies.

100 € la consultation

C'est lors d'une enquête parallèle de la Brigade de sûreté urbaine (BSU) Centre dans une pharmacie de la rue de Rome (1er ) que les faits ont été mis au jour. Les fonctionnaires ont d'abord mis en évidence la présence d'un préparateur agissant lui aussi depuis de longues années sans diplôme . Ils ont aussi découvert les prescriptions du suspect dans l'officine, où les patients venaient se fournir.

Les différentes perquisitions menées dans le cabinet ou plutôt "l'institut" du mis en cause, en fin de semaine, ont permis d'établir qu'il recevait de très nombreux patients, qui venaient de toute la région. Chaque consultation étant facturée 100 € . Les fonctionnaires ont aussi établi que certaines des fausses prescriptions servaient à expédier des médicaments jusqu'en Italie. Non répertorié sur les listes de l'ordre et ne bénéficiant d'aucun agrément, le suspect a été mis en examen pour "exercice illégal de la médecine" et placé sous contrôle judiciaire.

Par Romain Luongo


La croyance comme quoi les médecines 'naturelles' seraient moins chères que la médécine scientifique est largement battue en brèche par ce naturopathe. On remarque qu'à ce prix, le charlatan avait quand même un bon nombre de clients.

01 février 2008

Vaccin contre l'hépatite B et sclérose en plaques : rebondissement… à la Française ?

Par Destination Santé Destination Sante - Vendredi 1 février, 02h03

Les mis en examen sont accusés de « tromperie sur les contrôles, les risques et les qualités substantielles d'un produit ayant eu pour conséquence de le rendre dangereux pour la santé de l'homme, ». Sanofi Pasteur MSD pour sa part, est également mis en examen pour « homicide involontaire » après le décès d'une jeune femme de 28 ans, en 1998.

Les intéressés – ou plutôt leurs employeurs – ont fait valoir leur strict respect des règles en vigueur au moment des faits. Pour important qu'il soit, cet argument risque évidemment de ne convaincre ni les plaideurs… ni les juges. Rappelons en effet qu'en France, une expertise judiciaire avait conclu en 2002, à la mise en cause des pouvoirs publics. En 2005 la Cour de Justice de la République classait sans suite une plainte déposée notamment contre Philippe Douste-Blazy et Bernard Kouchner, impliqués à des degrés divers dans les campagnes vaccinales menées de 1994 à 1998.

En septembre 2003 un arrêt de la Cour de Cassation ne reconnaissait aucun lien certain entre la vaccination et l'apparition éventuelle d'une sclérose en plaques… pour être démenti ensuite par une étude publiée par l'Académie américaine de Neurologie. Démenti ? Voire. Le travail en question soulignait les « limites méthodologiques substantielles » des études concluant à une éventuelle relation de cause à effet.

Alors qui croire ? Pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) la cause est entendue… de longue date. L'Organisation a toujours plaidé pour la vaccination systématique contre l'hépatite B, « l'une des principales maladies humaines (qui) pose un sérieux problème de santé publique à l'échelle mondiale. » Elle affirme également que « le vaccin est extrêmement sûr et efficace » et elle a beau jeu de souligner que la France est le seul pays où de tels effets secondaires aient été déclarés en masse. Au mois de décembre dernier, Destination Santé relevait le travail publié par une équipe du CHU Kremlin-Bicêtre près de Paris, dans les « Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine ». Il concluait que « la vaccination contre l'hépatite B ne paraît pas augmenter le risque d'une attaque inaugurale de SEP dans l'enfance."

Autant dire que les dernières mises en examen prononcées à Paris ne constituent qu'un rebondissement supplémentaire dans une affaire qui n'en a pas manqué. En plus de 10 ans maintenant, elle n'est pas encore parvenue à détourner les Français de la vaccination en tant que telle, mais elle a gravement fait régresser le statut vaccinal de notre pays contre l'hépatite B… qui est aussi la principale cause de cancer primitif du foie.

Rappelons aussi que le « scandale » franco-français du vaccin contre l'hépatite B a eu son pendant outre-Manche. L'accusé dans ce cas était le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole), supposé provoquer la survenue d'autisme et de rectocolite hémorragique chez ses « victimes ». « L'affaire » a depuis connu un piteux épilogue. Il ne s'agissait en réalité que d'une manipulation savamment orchestrée avec avocats marrons et chercheurs corrompus, pour faire aboutir une class action…

Source : Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, 2007 ; 161(12) :1176-1182 ; OMS, Factsheet Hépatite B, accédée le 1er février 2008


On aimerait voir la France se singulariser dans une affaire plus intelligente. Le fiasco des lobbies anti-vaccinations en Angleterre fera école, mais que d'argent, de temps et de vies perdues par bêtise humaine. Rappelons que cette polémique sur la SEP et la vaccination contre l'hépatite B n'existe qu'en France. Aucun autre pays n'a retrouvé la moindre augmentation des crises chez les personnes déjà malades, après vaccination.

17 janvier 2008

Sarkozy attendu sur la laïcité lors de ses voeux aux représentants des religions

Par Philippe ALFROY(AFP) - Nicolas Sarkozy devrait revenir jeudi, lors de ses voeux aux corps religieux, sur la place de choix qu'il réserve à la religion dans la société et sur sa conception de la laïcité, dans la foulée de deux discours très polémiques prononcés à Rome puis Ryad.

Après avoir vanté le mois dernier devant des dignitaires de l'Eglise catholique les "racines chrétiennes de la France", le président français a une nouvelle fois exalté lundi l'héritage "civilisateur" des religions, cette fois en Arabie saoudite devant des dignitaires du très rigoriste régime saoudien, à chaque fois dans des termes inédits pour le chef d'un Etat laïque.

Les convictions du nouveau locataire de l'Elysée sur l'importance de la religion ne constituent pas une surprise. Dès 2004, celui qui était alors le ministre de l'Intérieur, et des cultes, les avaient "rodées" dans un livre d'entretiens (La république, les religions, l'espérance) avec le père dominicain Philippe Verdin et le philosophe Thibaud Collin.

En recevant le 20 décembre le titre de chanoine honoraire de l'église romaine de Saint-Jean de Latran, Nicolas Sarkozy a donc pris ses distances avec la conception de la "laïcité à la française", incarnée par la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Insistant sur les "racines chrétiennes de la France", le président lui a clairement préféré une laïcité dite "positive", c'est-à-dire "qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas les religions comme un danger, mais un atout". Sans craindre de choquer, il a critiqué une laïcité "épuisée" et menacée par "le fanatisme", allant jusqu'à juger de l'intérêt de la République d'avoir "beaucoup d'hommes et de femmes" qui "croient" et qui "espèrent".

Même si Nicolas Sarkozy a pris soin de préciser qu'il n'était pas dans ses intentions de "modifier les grands équilibres" de la loi de 1905, ses propos ont, sans surprise, suscité des réactions courroucées.

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a vu dans la "laïcité positive" du chef de l'Etat "une vieille rengaine de la droite la plus cléricale", et le numéro un du MoDem François Bayrou, qui ne cache pas sa foi catholique, un retour à une religion "opium du peuple".

Les cendres de la controverse à peine refroidies, Nicolas Sarkozy a récidivé lundi à la faveur de son séjour en Arabie saoudite, devant les 150 membres du Conseil consultatif (Majlis ach-Choura) du royaume. A côté de propos convenus dénonçant l'intégrisme, "négation de l'Islam" et réaffirmant sa volonté d'éviter "le choc des civilisations", le président a une nouvelle fois franchi les limites observées par ses prédécesseurs sur le sujet en rappelant les "racines religieuses" du monde.

"Dans le fond de chaque civilisation, il y a quelque chose de religieux", a-t-il assuré, estimant que "c'est peut-être dans le religieux que ce qu'il y a d'universel dans les civilisations est le plus fort".

Le discours du chef de l'Etat a même pris des accents de sermon lorsqu'il a évoqué "Dieu qui n'asservit pas l'homme mais qui le libère", "Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le coeur de chaque homme" ou encore "Dieu qui est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes", pour regretter que son message ait "souvent été dénaturé".

A un député de gauche qui s'inquiétait de ces propos, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a rappelé mardi qu'il n'était pour l'heure pas question de "réformer" la sacro-sainte loi de 1905.


Spectaculaire renversement sémantique: les religions, connues jusqu'à présent pour leur intolérance, leurs croisades, leurs Inquisitions et leurs justifications de tous les crimes commis par les états au cours des siècles (dont l'esclavage et les crimes colonialistes) sont maintenant présentées comme "civilisatrices".
En ne critiquant que les excès des religions, on oublie que le germe de l'intolérance est présent même chez les "porteurs sains", comme en témoigne le tollé religieux contre la publication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo.

"Laïcité positive"

On peut légitimement s'étonner des dernières déclarations du président de la république sur la "laïcité positive".

En effet, a-t-on jamais vu un athée ou un agnostique appeler à la croisade contre les religieux ? Appeler au conflit des civilisations ? Demander l'interdiction des pratiques religieuses ? Proclamer le jihad contre l'Église Catholique ? Tuer un docteur refusant de pratiquer des avortements ? Demander que l'athéisme soit nommé religion d'Etat ? Exiger l'inscription de la religion pratiquée sur la carte d'identité ? Demander l'enseignement de l'athéisme en cours de sciences ? Imposer une tenue vestimentaire spécifique à ses enfants ?

Pourquoi s'en prendre ainsi à des gens dont la tolérance est déjà largement supérieure à la moyenne, plutôt qu'à ceux qui propagent la haine religieuse au nom de leur propre religion et qui menacent directement les valeurs de notre république, dont le président est censé être le protecteur ? Ou se trouve l'ennemi de la démocratie, de la pluralité des opinions et de la liberté (privée) des pratiques religieuses ? Faudrait-il revenir trois siècles en arrière et instaurer une monarchie de droit divin pour rassurer les religieux, inquiets sans doute des appels au meurtre d'athées assoiffés de sang ?

Que notre président se prête aux simagrées consistant à lui conférer le titre "d'unique chanoine honoraire" de Saint Jean de Latran, conformément à une tradition de quatre siècles, passe encore. Souligner les racines chrétiennes de la France et rappeler l'expression "fille aînée de l'Église" à la rescousse, au mépris des avancées de la civilisation que l'on doit aux athées ou à des individus pratiquant une autre religion, voilà qui devient fâcheux. Mais quel besoin pour autant de stigmatiser soudain la partie de la population la plus respectueuse et représentative des valeurs de la république ?

Rappelons-donc à notre président que, en tant que divorcé, il est excommunié de l'Église Catholique. Rappelons que son remariage n'est pas non plus reconnu par l'Église Catholique, pour qui il vit donc "dans le péché", chanoine ou pas chanoine. En le recevant, sans doute le Pape faisait-il preuve, à son sens, d'une grande tolérance à son égard, de celles qu'aucun athée n'a jamais nié à personne.

Faudrait-il s'en émerveiller ?

15 janvier 2008

Plus un vin est cher, plus on prend du plaisir

Par Clare Baldwin

STANFORD, Californie (Reuters) - Plus un vin est cher, plus il est apprécié, sans égard pour son goût, selon les conclusions d'une étude de chercheurs américains.

Des chercheurs de la Graduate School of Business de Stanford et de l'Institut californien de technologie ont constaté que plus un vin est cher plus on s'attend à ce qu'il soit de bonne qualité et qu'on s'autopersuade qu'un vin cher procure plus de plaisir qu'une bouteille bon marché.

Leur étude, publiée lundi dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, affirme que les attentes qualitatives déclenchent une activité dans le cortex orbito-frontal médial, la partie du cerveau qui exprime le plaisir. Cette réaction se produit même si la partie du cerveau qui interprète le goût n'est pas sollicitée.

Alors que beaucoup d'études se sont jusque-là concentrées sur les effets du marketing sur le comportement, celle-ci est la première qui montre que le marketing a un effet direct sur le cerveau.

Selon les chercheurs, quand vingt adultes testent des échantillons de vin de prix différents, ils disent que plus le vin était cher, plus l'expérience a été agréable. Au même moment, la partie du cerveau qui contrôle leur plaisir montrait une activité significative.

"Nous savons depuis longtemps que la perception est affectée par le marketing, mais maintenant nous savons que le cerveau lui même s'adapte au prix", a déclaré l'une des auteurs de l'étude, Baba Shiv, professeur associée à la Stanford Graduate School of Business.

"Les commerçants vont maintenant y réfléchir à deux fois avant de baisser leur prix", a-t-elle ajouté.

Selon l'étude, si une expérience est agréable, le cerveau va l'utiliser pour guider ses futurs choix. Une conclusion qui a des implications substantielles pour le marketing, dont le but est d'influencer la perception de la qualité.

Version française Mathilde Gardin

05 janvier 2008

Neuroimaging Fails To Demonstrate ESP Is Real

Neuroimaging Fails To Demonstrate ESP Is Real

ScienceDaily (Jan. 4, 2008) — Psychologists at Harvard University have developed a new method to study extrasensory perception that, they argue, can resolve the century-old debate over its existence. According to the authors, their study not only illustrates a new method for studying such phenomena, but also provides the strongest evidence yet obtained against the existence of extrasensory perception, or ESP.

The research was led by Samuel Moulton, a graduate student in the department of psychology in the Faculty of Arts and Sciences at Harvard University with Stephen Kosslyn, John Lindsley Professor of Psychology at Harvard and was published in the Jan. 2008 issue of the Journal of Cognitive Neuroscience. The scientists used brain scanning to test whether individuals have knowledge that cannot be explained through normal perceptual processing.

"If any ESP processes exist, then participants' brains should respond differently to ESP and non-ESP stimuli," explains Moulton. "Instead, results showed that participants' brains responded identically to ESP and non-ESP stimuli, despite reacting strongly to differences in how emotional the stimuli were and showing subtle, stimulus-related effects."

Nearly half of the adults in the United States believe in the existence of ESP, which includes telepathy (direct knowledge of another person's thoughts), clairvoyance (direct knowledge of remote events), and precognition (direct knowledge of the future). People commonly report unexplained knowledge of a loved one's death or a telephone caller's identity, for example, and attribute this knowledge to paranormal mental processing.

The U.S. government lent credence to such claims when it revealed that it had spent millions of dollars recruiting and training psychic spies during the Cold War. Furthermore, research studies have been reported that appear to support the existence of ESP, including an influential series of experiments analyzed by psychologist Daryl Bem of Cornell University. These studies, however, gave little insight into the mechanisms -- normal or paranormal -- that produced the anomalous results. Perhaps more telling, others failed to replicate these results.

To develop a better test of ESP, the authors decided to develop a new method, which directly addressed the presumed source of ESP: namely, the brain. They argue that because the brain enables perception and stores information -- even events people don't consciously perceive or information they can't consciously remember -- it can offer a much more comprehensive test for ESP than self-report or behavior.

"The brain shows a suppressed response to stimuli that a person has seen before, even when those stimuli were presented subliminally, so the person wasn't consciously aware of having seen them; furthermore, it shows an enhanced response to stimuli that a person is expecting," says Moulton. "Because knowledge and expectation bias brain activation, neuroimaging offers us a uniquely powerful test of subtle perceptual or cognitive processes."

To study whether or not ESP exists, Moulton and Kosslyn presented participants with two types of visual stimuli: ESP stimuli and non-ESP stimuli. These two types of stimuli were identical with one exception: ESP stimuli were not only presented visually, but also were presented telepathically, clairvoyantly, and precognitively to participants.

To present stimuli telepathically, the researchers showed the photographs to the participants' identical twin, relative, romantic partner, or friend, who was seated in another room. To present stimuli clairvoyantly, the researchers displayed the photographs on a distant computer screen. And to present stimuli precognitively, the researchers showed participants the photographs again in the future.

Does this conclusively prove that ESP does not exist? "No," says Moulton. "You cannot affirm the null hypothesis. But at the same time, some null results are stronger than others. This is the best evidence to date against the existence of ESP. Perhaps most important, this study offers scientists a new way to study ESP that avoids the pitfalls of past approaches."

This research was supported by the Bial Foundation and the Richard Hodgson Memorial Fund.

Adapted from materials provided by Harvard University.

04 janvier 2008

Appel aux États-Unis pour enseigner la théorie de l'évolution

Par Will Dunham Reuters

WASHINGTON (Reuters) - L'Académie nationale des sciences américaine a publié jeudi une défense vigoureuse de l'évolution comme principe fondateur de la biologie moderne et prôné qu'elle soit enseignée dans les classes scientifiques des écoles publiques, contrairement au créationnisme.

L'institution, qui conseille le gouvernement sur les questions de science, de nature et de technologie, relève la persistance de remises en cause de l'enseignement de l'évolution, une théorie régulièrement attaquée aux États-Unis par les franges religieuses conservatrices.

Le créationnisme, inspiré de la Bible et relié à l'idée de "conception intelligente", n'est pas une science et ne devrait pas être enseigné dans les classes scientifiques, estime l'Académie dans son rapport.

"Nous avons besoin de citoyens qui soient formés à la vraie science", estime Barbara Schall, biologiste et vice-présidente de l'Académie des sciences.

L'évolution désigne la transformation des espèces vivantes au cours des siècles par des mutations génétiques. L'académie souligne que cette théorie peut être pleinement compatible avec la foi religieuse.

"La science et la religion sont deux manières différentes d'appréhender le monde. Les placer inutilement en opposition réduit le potentiel de chacune à contribuer à un avenir meilleur", explique-t-elle.

CONFUSION

Enseigner les idées créationnistes en classe scientifique entretient la confusion entre ce qui relève et ce qui ne relève pas de la science, ajoute l'académie dans ce rapport qui met à jour des contributions publiées en 1984 et 1999 et a été rédigé par un comité présidé par le professeur de biologie Francisco Ayala, de l'Université de Californie-Irvine.

Les auteurs mettent en relief l'importance de la biologie évolutionniste dans la compréhension, par exemple, de certaines maladies infectieuses émergentes. Ils rappellent la découverte, rendue publique en 2006, des restes de Tiktaalik, une créature décrite comme un lien entre le poisson et les premiers animaux vertébrés qui sont sortis de l'eau il y a 375 millions d'années.

Le président George Bush a estimé en 2005 que les étudiants américains devaient apprendre "la conception intelligente" au même titre que l'évolution, comme théories concurrentes. "Une partie de l'éducation consiste à présenter aux gens différentes écoles de pensée", avait argué le chef de la Maison blanche.

Les défenseurs de la "conception intelligente", dont des scientifiques qui restent très minoritaires, estiment que certaines structures biologiques sont si complexes qu'elles ne peuvent être apparues par un simple processus naturel.

Selon un sondage Gallup paru en 2006, près de la moitié des Américains pense que les humains n'ont pas évolué mais ont été, dans leur présente forme, créés par Dieu au cours des 10.000 dernières années.

Un magistrat de Dover, en Pennsylvanie, a estimé en 2005 que l'enseignement de la "conception intelligente" violait la Constitution des États-Unis, qui exige la séparation des Églises et de l'État.

Version française Jean-Stéphane Brosse

27 décembre 2007

Le vaccin contre l'hépatite B est largement sous-utilisé

Le Monde

Une étude publiée, mardi 25 décembre, dans le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire, révèle que 469 cas d'hépatite B aiguë ont été recensés en France entre 2004 et 2006. Cet article ajoute que la moitié d'entre eux aurait pu être évitée "si les recommandations de vaccination en vigueur avaient été respectées et le dépistage autour d'un cas effectué".

Cette publication coïncide avec un appel lancé par le professeur Jean-Pierre Zarski (CHU de Grenoble), président de la Fédération des pôles et réseaux hépatites, et par les spécialistes français des maladies du foie. Ils exhortent leurs confrères pédiatres et généralistes à vacciner systématiquement les nourrissons et à instaurer un programme de rattrapage pour les enfants et les adolescents qui n'ont pas été vaccinés.

Depuis près de dix ans, la vaccination contre l'hépatite B est au centre d'une polémique en raison d'hypothétiques liens - jamais démontrés - entre le vaccin et des poussées de sclérose en plaques observées chez des adultes.

L'initiative des hépatologues français précède la mise en examen annoncée des deux principaux groupes pharmaceutiques qui commercialisaient le vaccin en France au début des années 1990.

Ces spécialistes rappellent que cette polémique et ses prolongements judiciaires sont une spécificité française, et que deux récentes études épidémiologiques conduites sur ce thème démontrent l'absence totale d'augmentation de risque. Ils insistent en outre sur la nécessité de vacciner les personnes plus exposées que d'autres (les professionnels de santé notamment) à cette infection transmissible par voie sanguine et sexuelle.

Près de 300 000 personnes sont "porteuses chroniques" du virus de l'hépatite B en France. Bien que les autorités sanitaires recommandent, en accord avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une vaccination systématique dès l'âge de deux mois, on estime que moins d'un nourrisson français sur cinq est aujourd'hui protégé contre une maladie qui, lorsqu'elle s'installe sur un mode chronique, peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie.


En cette fin d'année, une pensée pour les plus de 150 victimes annuelles de l'imbécilité de leurs compatriotes sectaires de l'anti-vaccination, qui ont généreusement donné leur vie en sacrifice expiatoire pour des gains hypothétiques jamais prouvés en France et même pas évoqués dans le reste du monde. Une des grandes victoires du paradoxal "principe de précaution", qui cause plus de morts qu'il n'en sauve. Peut-être faudrait-il appliquer ce fameux principe à lui-même et l'éliminer de la Constitution... au cas où il serait effectivement dangereux !

20 décembre 2007

Le ministre japonais de la Défense veut pouvoir faire face aux Ovnis

TOKYO (AFP) - Le ministre de la Défense du Japon a estimé jeudi que l'existence des Ovni était plausible et que les troupes japonaises devaient pouvoir réagir si des soucoupes volantes apparaissaient.

"Il n'y a rien qui nous permette de nier l'existence d'Objets volants non identifiés (Ovnis) et d'une forme de vie qui les contrôle", a déclaré à la presse Shigeru Ishiba (Parti Libéral Démocrate, droite), précisant qu'il s'agissait d'une opinion personnelle.

Le ministre a déclaré vouloir étudier comment les Forces d'auto-défense (FAD) pourraient réagir au cas où des soucoupes volantes apparaîtraient. Au nom de la constitution pacifiste du Japon, ces troupes ne sont autorisées à intervenir que si le pays est menacé d'invasion par un Etat étranger ou pour des opérations limitées à l'extérieur.

"Dans les films Godzilla, les FAD sont mobilisées", a-t-il remarqué, s'étonnant que rien n'ai été fait jusque-là pour fixer un "cadre légal" en cas d'invasion extra-terrestre.

Ces commentaires du ministre sont intervenus deux jours après une sortie surprenante du numéro deux et porte-parole du gouvernement, Nobutaka Machimura, qui s'est dit "absolument persuadé" de l'existence des Ovni. Machimura contredisait, "à titre personnel", une résolution officielle adoptée dans la journée en Conseil des ministres, et dans laquelle le gouvernement ne "confirmait pas l'existence d'+objets volants non identifiés qui seraient venus de l'espace+", à la suite d'une question d'un sénateur.


Espérons que le ministre japonais a aussi prévu la riposte en cas d'invasion de Gremlins, de vampires et de loups-garous. Rappelons que rien ne permet non plus d'infirmer l'existence de ces créatures.

16 décembre 2007

OPA sur la Zététique

Depuis quelques mois, une tentative de récupération de la zététique par les adeptes du paranormal est en cours.

Les gestionnaires de l'Institut Métapsychique International (IMI), créé en 1919 quand la "métapsychique" était encore à la mode, ne sont pas content de leur statut vis à vis des sciences. Il faut dire que les publications de l'IMI, depuis sa création, n'ont jamais dépassé le cercle très restreint des croyants de tous poils du paranormal et de ses journaux spécialisés. Alors, pour se refaire une virginité scientifique très problématique, les gestionnaires de l'IMI ont commencé une campagne pas très discrète pour récupérer le label "zététique", en attendant mieux (car ils n'en resteront pas là et se réclameront bientôt du 'véritable' scepticisme scientifique).

L'histoire commence par la création d'un blog 'zététique' par des sous-marins de l'IMI. L'objectif, à peine évident, est de détourner une partie des liens sur la zététique des moteurs de recherche. Dans ce blog (pas de lien ici, nous ne faisons pas la pub pour les zozos), des arguments genre "c'est nous qu'on est les vrais zététiciens, les zététiciens sont des pseudo-sceptiques, et les sceptiques des scientistes". On y trouve également les théories épistémologiques habituelles des croyants: mépris de la qualité des sources et ignorance des conflits d'intérêt, mise en avant d'études "prometteuses" qui n'aboutissent jamais à rien, etc.

Ensuite, ou peut-être simultanément, l'insertion d'un article dans Wikipedia, par un adepte tout acquis au paranormal, là encore pour profiter de la place privilégiée de Wikipedia dans le classement des moteurs de recherche. L'article ne comporte aucune partie critique, contrairement aux habitudes de l'encyclopédie libre.

Enfin, le déploiement de pages web sur le site de l'IMI, présentant les anciens membres comme de grands sceptiques devant l'Eternel.

Tout cela ressemble furieusement à une tentative d'OPA sur le terme "zététique". Ca ne peut être qu'une étape sur le chemin conduisant à se parer des plumes du sceptique, oiseau rare et semble-t-il envié par nos adeptes du paranormal.

Malheureusement, leurs arguments peu supportés par les sceptiques et même les zététiciens ont attiré l'attention sur le blog et leur manoeuvre a été vite éventée. Idem pour leur article dans Wikipedia. Du coup, les moteurs de recherches bruissent beaucoup des pages de controverse et peu de celles des adeptes de l'IMI. Encore raté!

Pour rire un peu, on peut aller visiter, dans la liste des publications de l'IMI, la table des matières des vieilles éditions de leur magazine pour essayer d'y détecter un article sur un sujet scientifique ou simplement ayant connu un développement scientifique. Bonne chasse ! 60 ans de délires d'un autre âge vous y attendent (la revue à l'air de s'être arrêtée en 1982).

10 décembre 2007

Avis de tumeurs sur les téléphones portables !

Par Destination Santé

Le discours rassurant de l'OMS sur les risques liés à l'utilisation des téléphones portables est bousculé par une nouvelle étude israélienne, partiellement financée d'ailleurs par l'organisation onusienne. Les radiations émises par les appareils augmenteraient clairement les risques de cancer des glandes parotides, situées près de l'oreille.

Le Dr Sigal Sadetski et ses collègues du Centre médical Tel Hashomer de Tel Aviv (Israël) se sont penchés sur 402 tumeurs bénignes de la glande parotide, et 58 tumeurs malignes diagnostiquées chez des adultes israéliens. Interrogés sur leurs habitudes téléphoniques, ils ont vu leurs résultats comparés à ceux de personnes en bonne santé.

Sans ambigüité aucune, les auteurs relèvent « un lien de cause à effet entre l'utilisation des portables et le développement de tumeurs des glandes parotides ». Et plus l'usage du téléphone est prolongé, plus le danger paraît important. « Le risque est (ainsi) augmenté de 50% chez les personnes qui utilisent leur portable pendant plus de 22 heures par mois » poursuivent les auteurs. Autre point d'importance, l'exposition est plus dangereuse en milieu rural (où les émetteurs sont plus puissants) qu'en milieu urbain.

C'est un pas important qui vient d'être franchi. Car jusqu'à ce jour, les conclusions contradictoires sur les éventuels dangers des champs électromagnétiques étaient légion. Plus de 600 études ont en effet déjà été réalisées sur le sujet… dont la majorité financée par les opérateurs eux-mêmes ! Pour le Dr Sadetzki, « nous devons à la fois inciter les gens à utiliser plus systématiquement les kits main-libres, et ré-évaluer les normes en matière de téléphonie mobile. Une nouvelle technologie devrait (en effet) rapidement être mise au point afin de réduire les risques de tumeurs liées aux radiations ».

Source : American Journal of Epidemiology, 6 décembre 2007


Une étude qui a le mérite d'être claire et publiée dans un journal scientifique sérieux. La progressivité de la nocivité en fonction de la durée et de la puissance dissipée est un argument en faveur d'une relation causale. On remarquera simplement que les solutions sont simples. L'utilisation d'un kit mains-libres ou piéton permet d'éviter les risques.

06 décembre 2007

Le vaccin anti-hépatite B n'a décidément rien à voir avec la sclérose en plaques !

Par Destination Santé

Pour ceux qui avaient encore des doutes, aucune relation ne peut être établie entre la survenue d'une sclérose en plaques (SEP) et la vaccination contre l'hépatite B. Maintes fois démentie, cette rumeur franco-française est une nouvelle fois mise à mal par un chercheur français de l'hôpital du Kremlin Bicêtre (Paris). C'est la douzième étude innocentant le vaccin contre le VHB…

L'équipe du Dr Yann Mikaeloff a suivi 143 enfants qui, avant l'âge de 16 ans et entre 1994 et 2003, avaient développé une SEP. Tous ont vu leurs carnets de vaccination passés au peigne fin, ainsi que les antécédents familiaux de maladies auto-immunes, dont la sclérose en plaques. Les résultats ont ensuite été comparés à ceux d'un groupe contrôle.

La conclusion tombe, nette : « la vaccination contre le VHB ne semble pas augmenter le risque de sclérose en plaques chez l'enfant » écrivent les auteurs. Et pour cause, chez aucun des jeunes malades suivis, un quelconque lien entre le vaccin contre l'hépatite B et la SEP n'a été établi. Un constat qui vaut « pour toutes les marques de vaccin anti VHB disponibles » concluent les auteurs.

Rappelons que la France est le seul pays développé où la vaccination anti-VHB est soupçonnée de déclencher une SEP. Conséquence directe de cette exception, les petits Français sont à découvert : entre 33% et 42% seulement sont vaccinés. C'est très inférieur aux 90% de couverture vaccinale recommandés par l'OMS.

Source : JAMA, 3 décembre 2007


Voila une façon de se singulariser dont la France aurait pu se passer. Faut-il lier cette information et celle concernant le niveau scientifique déplorable des Français ? Rappelons que le niveau de vaccination des pays avoisinants est entre 80 et 90%, sans qu'aucun n'ait observé cette soit-disant augmentation des cas de SEP. Une exception très 'cultuelle'.

30 novembre 2007

Tué par une foreuse, pas un cellulaire

D'après Associated Press

La mort d'un homme, attribuée initialement à l'explosion d'un cellulaire, aurait plutôt été causée par un collègue de travail. Ce dernier aurait inventé l'histoire après avoir frappé accidentellement la victime avec une foreuse motorisée, indiquait vendredi la police sud-coréenne.

Journalier dans une carrière, l'homme, identifié seulement par le nom de famille Seo, avait été retrouvé mort mercredi avec une batterie de cellulaire fondue dans la poche de sa chemise. La police et le médecin qui ont examiné son corps soupçonnaient qu'une batterie défectueuse avait tué l'homme.

Une autopsie préliminaire a cependant démontré que les dommages aux organes internes de M. Seo étaient trop importants pour avoir été causés par une batterie.

Les policiers ont interrogé le collègue qui les avait initialement avisés du décès de M. Seo. L'homme, un certain M. Kwon, a avoué avoir tué accidentellement son collègue en reculant sa foreuse motorisée. Il a aussi reconnu avoir inventé l'histoire de la batterie défectueuse.

M. Kwon n'a pas précisé si c'est lui qui avait mis le feu à la batterie du cellulaire.

LG Electronics, le fabricant du téléphone en question, dit n'avoir jamais cru qu'un de ses téléphones ait pu être impliqué dans la mort de M. Seo.

«LG teste rigoureusement la qualité et la sécurtié de ses appareils», a souligné l'entreprise par voie de communiqué.


L'information se révèle être un canular macabre. Il ne reste plus aux enragés du mal-nommé principe de précaution que le rayonnement électro-magnétique des téléphones comme prétexte pour s'opposer à ce qui ne leur plaît pas.

Les Ovnis s’invitent à table

A Reims, les témoins d’ovnis et curieux de ce type de phénomène ont maintenant un rendez-vous ponctuel avec la tenue chaque premier jeudi du mois de « Repas ufologiques ».

Après un premier rendez-vous réussi au mois de novembre, réunissant une douzaine de personnes, les amateurs d’Ovnis (objet volant non identifié) se retrouveront de nouveau jeudi prochain pour discuter de phénomènes étranges. Organisés depuis près de 15 ans à Paris, les « Repas ufologiques » (ufo = ovni en anglais) se déroulent maintenant dans une vingtaine de villes de France dont Reims depuis le mois de novembre. Dans la ville des Sacres, c’est Frédéric Jacobé qui se charge de les organiser à la demande de Gérard Labat, l’un des créateurs du concept. « Le but est simplement de réunir des personnes intéressées par les Ovnis pour en parler et échanger des informations » explique ce Rémois passionné depuis l’enfance par ce type de phénomène. « Les gens viennent le plus souvent avec un témoignage en espérant trouver des réponses à ce qu’ils ont vu ». Ainsi, les curieux ayant participé au premier repas du 8 novembre dernier ont pu discuter de leur propre expérience en la matière. « Un couple a apporté deux photos de vacances sur lesquelles on pouvait voir deux formes étranges dans le ciel » rapporte Frédéric. « Ces deux personnes désiraient avoir une explication que je n’ai pas pu leur donner mais ils ont pu partager leurs interrogations et j’ai depuis envoyé ces photos au GEIPAN pour essayer d’en savoir plus ». Il faut savoir que le GEIPAN (groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés dits PAN), est un organisme créé en 2005 dépendant du très sérieux Centre national d’études spatiales (CNES). Son but est de répondre scientifiquement, quand cela est possible, aux interrogations et aux attentes de la population face aux PAN. Et ces fameuses questions sont aussi nombreuses que les témoignages recueillis, plusieurs milliers sur les 60 dernières années ! Si certains peuvent paraître souvent très farfelus, d’autres sont beaucoup plus intrigants. C’est notamment le cas de beaucoup d’observations recensées dans les années 50, une période qui retient particulièrement l’attention de Frédéric Jacobé. « Ce qui est étrange dans certains témoignages de ces années là, c’est que les descriptions des phénomènes peuvent s’expliquer facilement aujourd’hui grâce à nos capacités technologiques les plus récentes mais totalement inexistantes à l’époque ». Victimes de simples illusions d’optique, de manifestations naturelles ou de véritables phénomènes Ovni, les amateurs et curieux du genre ont avec les « Repas ufologiques » un rendez-vous convivial qui a le mérite d’apporter des réponses… quand cela est possible.

J.D.


Chez les amateurs d'OVNI, il y a à boire et à manger! Rappelons que le GEIPAN est un 'placard' du CNES, une voie de garage ou beaucoup hésitent à s'embarquer. Après une annonce en fanfare de la publication des dossiers de l'ancienne structure et le flop qui s'ensuivit, la seule grande annonce annuelle sur le sujet semble être maintenant celle des Repas Ufologiques, sans doute réchauffés au micro-ondes.

29 novembre 2007

Dawkins book faces Turkish ban

Associated Press in Ankara
The Guardian

A prosecutor is investigating whether to press charges against the Turkish publisher of a bestselling book by atheist writer Richard Dawkins for inciting religious hatred, reports said yesterday.

Publisher Erol Karaaslan said yesterday that he would be questioned by an Istanbul prosecutor as part of an official investigation into The God Delusion, written by the British expert in evolutionary biology.

Karaaslan could go on trial if the prosecutor concludes the book incites religious hatred and insults religious values, and faces up to one year in prison if found guilty, Milliyet newspaper reported.

The prosecutor started the inquiry into the book after one reader complained that passages in the book were an assault on "sacred values", Karaaslan said.

The publisher said he would be questioned today and faces prosecution both as the book's publisher and translator. The book has sold 6,000 copies in Turkey since it was published by his Kuzey publishing house in June.

No one was available for comment at the prosecutor's office.

The investigation follows controversy about free speech in Turkey after Nobel prizewinning author Orhan Pamuk went on trial in 2005 over comments about the mass killings of Armenians by Ottoman Turks in the early 20th century. The charges were later dropped.

The EU, which Turkey hopes to join, is pressing Ankara to change laws that curb free expression and do not fit within the bloc's standards of free speech. Turkey has said it will soften a law which makes it a crime to denigrate Turkish identity or insult the country's institutions.


Pour ceux qui doutaient que la Turquie soit prête à rejoindre l'Union Européenne, voilà qui mettra un point final à leurs doutes. Maintenant ils en sont sûrs!

28 novembre 2007

Un Sud-coréen aurait été tué par son cellulaire

Canoë [la nouvelle elle-même a été infirmée]

L’explosion d’une batterie de cellulaire aurait causé le décès du propriétaire sud-coréen de l’appareil, croit la police, malgré que le fabricant du téléphone doute fortement de la possibilité d’un tel incident.

L’homme de 33 ans, identifié seulement par le nom de famille Suh, a été trouvé mort sur les lieux de son emploi dans une carrière mercredi matin, la batterie de son cellulaire fondue dans la poche de sa chemise, a indiqué à Associated Press un responsable de la police de Cheongwon, une ville située à 135 kilomètres au sud de Séoul.

«L’hypothèse la plus plausible est que la batterie de l’appareil a explosé», a expliqué le responsable policier sous couvert de l’anonymat parce que l’enquête est en cours.

Kim Hoon, un docteur qui a examiné le corps du malheureux, est du même avis.

«Il a souffert une importante blessure de type brûlure sur le côté gauche de la poitrine, ses côtes et son épine dorsale ayant été fracturées par la violence du choc encaissé», a été cité le docteur Kim par l’agence de nouvelles Yonhap. «La pression générée par ce qui semble être une explosion a défoncé son cœur et ses poumons, causant la mort de cet homme.»

La famille et les collègues de M. Suh ont souligné qu'il ne souffrait pas de troubles chroniques.

Selon la police, le téléphone est un appareil de la marque sud-coréenne LG Electronics, le cinquième plus gros fabricant mondial de téléphones cellulaires.

Un responsable de LG a confirmé que son produit avait été impliqué dans l’incident, mais la compagnie refuse de commenter directement tant que la cause n’en aura pas été confirmée. Ce porte-parole, s’exprimant de façon anonyme en raison de la politique de la compagnie, a laissé entendre qu’une telle explosion fatale était virtuellement impossible.

Selon les médias locaux, il y aurait eu 51 incidents d’explosion de batterie rapportés en Corée du Sud depuis 2003.

Il s'agit d'un premier décès causé par l'explosion d'une batterie de cellulaire en Corée du Sud, mais en juin, les médias chinois ont rapporté la mort d'une personne, causée par l'explosion de la batterie de son cellulaire.


Le principe de précaution doit-il intervenir et faire interdire les téléphones portables pour cause de dangerosité ? Sans doute José Bové va-t-il jeter le sien. En effet, les OGM n'ont toujours pas causé leur premier décès. Les batteries de téléphone portables sont donc beaucoup plus dangereuses. Rappelons également que la même technologie est utilisée pour les batteries d'ordinateurs portables.

22 novembre 2007

La revue médicale «The Lancet» dénonce l’utilisation de traitements homéopathiques pour des maladies graves.

Que peut-on attendre de l’homéopathie ? Le débat n’est toujours pas clos, entre ceux qui souscrivent à son efficacité et ceux qui pensent que tout cela n’est que sornettes d’un autre siècle. Les interrogations sur l’intérêt de l’homéopathie viennent d’être relancées par des médecins britanniques, qui s’insurgent dans The Lancet du 17 novembre contre la promotion des pilules homéopathiques dans la prise en charge des malades du sida. À l’occasion de la Journée mondiale sur cette maladie, le 1er décembre prochain, l’organisation d’une réunion à Londres sur le thème «homéopathie et symptômes du sida» a jeté le feu aux poudres et provoqué l’ire des médecins allopathiques.

Déjà récemment, les services de santé britanniques ont décidé de ne plus financer un centre de soins spécialisé en homéopathie, et d’autres hôpitaux subissent aussi des réductions de financement. En France, les mêmes questions sont posées à intervalles réguliers. Ainsi en 2003, le gouvernement a décidé de réduire le taux de remboursement de l’homéopathie de 65 à 35 %, tandis qu’en 2004 l’Académie de médecine lançait une offensive pour un déremboursement total. Devant le tollé, notamment des firmes pharmaceutiques concernées, suscité par cette proposition, le statu quo a été de mise. «On n’ose plus en France réaborder le sujet compte tenu de la réaction des firmes», soutient François Chast, professeur de pharmacologie et de toxicologie à l’Hôtel-Dieu, à Paris.

Les médicaments homéopathiques sont produits à partir de dilutions tellement importantes de molécules actives, que celles-ci sont quasi inexistantes dans le produit final. Cinq méta analyses (analyses de tous les essais cliniques réalisés dans le monde) portant sur les effets de l’homéopathie ont été effectuées. Après prise en compte des biais, il apparaît que ces médicaments ne sont pas plus efficaces qu’un placebo, c’est-à-dire une substance dénuée d’activité pharmacologique. Pourtant, comme le raconte The Lancet, ils peuvent dans certains cas avoir des effets bénéfiques : au XIXe siècle, lors de la grande épidémie de choléra à Londres, le taux de décès des malades hospitalisés à l’hôpital homéopathique était trois fois inférieur à celui des patients de l’hôpital du Middlesex. En l’absence de traitement efficace du choléra à l’époque, l’homéopathie ne faisait pas de dégât, contrairement aux saignées réalisées par défaut.


Pas d’effets secondaires

L’homéopathie n’a pas d’effets secondaires. En cas d’affection bénigne, de courte durée, capable de guérir seule, l’homéopathie est un moindre mal par rapport à un médicament présentant des complications potentielles. Le danger souligné par les opposants, qu’ils soient Britanniques ou Français, c’est la perte de chance pour des patients atteints d’affections graves qui ne recevraient que de l’homéopathie, alors que des traitements efficaces auraient pu offrir des chances de guérison. Ainsi, selon The Lancet, certains sites Internet proposeraient des produits homéopathiques contre le paludisme ou d’autres fièvres tropicales, alors que des molécules actives existent. «Une publication du service du professeur Dellamonica au centre hospitalier universitaire de Nice faisait état il y a quelques temps du décès d’une patiente qui avait pris des granules homéopathiques pour se protéger du paludisme et avait présenté un accès palustre pernicieux, raconte le professeur François Chast. L’homéopathie ne fait pas de mal quand elle est destinée aux troubles bénins, mais peut être à l’origine d’un retard de traitement actif.»

L’an dernier, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France avait mis en garde contre l’utilisation de pseudo-vaccins homéopathiques contre la grippe, inefficaces, mais pouvant inciter à se détourner de la vaccination classique.

Le succès des médecins homéopathes qui ne se dément pas en France, malgré les polémiques, tient aussi au fait que ces praticiens ont un abord de la médecine bien plus tournée vers le patient. Enfin, les granules homéopathiques ont un coût bien inférieur aux autres médicaments.


Le sucre coute aussi moins cher que les autres médicaments. En effet, ce n'en est pas un et il n'a pas à supporter les couts de mise en production, les tests d'innocuité et les tests d'efficacité pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché d'un véritable médicament. Il en va de même pour les préparations homéopathiques qu'il devrait être donc interdit d'appeler "médicament".
Le débat n'est pas clos entre les adeptes de l'homéopathie et les scientifiques ? Dans ce cas, on peut aussi dire que le débat sur l'éther n'est pas clos. Il y a une différence cependant: l'éther était une théorie du 19ème siècle. L'homéopathie date, elle, du 18ème.

18 novembre 2007

Des popes échouent à convaincre une secte apocalyptique de quitter leur refuge

NIKOLSKOE, Russie - La médiation des prêtres orthodoxes a échoué dimanche. Vingt-neuf adeptes d'une secte russe, qui attendent la fin du monde retranchés dans des abris souterrains dans une forêt du centre de la Russie, menaçant de se faire exploser si la police intervient, ont refusé de remonter à la surface.

Selon les autorités locales, la secte, affirme avoir 400 litres d'essence pour faire exploser son bunker souterrain proche du village de Nikolskoïe, à 640 km au sud-est de Moscou. S'ils ont refusé la médiation des popes, les adeptes de la secte sont en contact avec les autorités, et d'autres volontaires comptaient offrir dimanche une aide en vivres et médicaments pour tenter d'établir une médiation.

Si la police continue d'encercler le site, aucune mesure d'intervention par la force ne semblait prévue pour déloger le groupe, qui compte quatre enfants, dont un qui n'a que 18 mois. Selon les "Izvestia", la majorité des adeptes adultes seraient des femmes.

Leur chef, Piotr Kouznetsov, 43 ans, ingénieur de formation et fondateur de la "véritable église orthodoxe russe", n'est pas terré avec ses fidèles sous cette colline enneigée, non loin du village où il s'était installé depuis quelques années, écrivant des livres, visitant des monastères et mettant au point le corpus de son "église", mélange de diverses croyances, avant de commencer à recruter.

Il a été hospitalisé pour expertise psychiatrique vendredi, après avoir été inculpé pour création d'une organisation religieuse à visées violentes.

Les adeptes n'ont pas le droit de regarder la télévision ou écouter la radio, ni de gérer de l'argent, selon la presse russe.

Anna Vabitchevich, dont le fils de 41 ans, la femme et les deux filles sont membres de la secte, a expliqué à l'Associated Press que son fils était sous l'influence du gourou depuis plusieurs années, ayant notamment arrêté de consommer des produits sous emballage industriel, la secte estimant que le code-barre figurant sur tous ces emballages était la marque de l'Antéchrist.

Selon Alexandre Dvorkin, du Centre d'études religieuses, centre de réflexion indépendant, la Russie compte une dizaine de sectes de ce type, néo-chrétiennes, dont les membres vivent isolés et sous l'influence de prophètes autoproclamés.

16 novembre 2007

Pour la santé publique, rien n'égale la vaccination !

Destination Sante
Par Destination Santé Destination Sante - il y a 1 heure 29 minutes

Coqueluche, poliomyélite, tétanos…Une nouvelle étude américaine vient confirmer chiffres à l'appui, que la vaccination systématique des nourrissons donne des résultats plus que satisfaisants en termes de santé publique. Y compris le vaccin contre l'hépatite B, pourtant si décrié en France !

Sandra W. Roush et ses collègues des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d'Atlanta, ont passé au tamis les données (nombre de cas, taux de mortalité) concernant 13 maladies enregistrées aux Etats-Unis avant 2005 : oreillons, variole et diphtérie, coqueluche, rougeole et rubéole, haemophilus influenzae de type b (Hib), tétanos et poliomyélite, varicelle, hépatites A et B, infections pneumococciques. Les auteurs ont ensuite comparé ces données à celles rapportées à partir de 2006, c'est-à-dire après l'instauration aux Etats-Unis de la vaccination obligatoire des nourrissons contre l'ensemble de ces maladies.

Le résultat est sans appel. Dès la fin de l'année 2006, les cas de diphtérie ont chuté « de plus de » 99%. Le même tableau positif a été constaté pour la rougeole et la rubéole qui ont baissé de 99,9%, pour la poliomyélite (-100%) et la varicelle (-85%).

Les statistiques concernant la mortalité sont tout aussi impressionnantes. En un an, le taux pour la varicelle a ainsi chuté de près de 82% dans l'ensemble des Etats-Unis. Un recul de 25,4% a également été observé pour les pneumococcies invasives.

Le dernier point et non des moindres, concerne les hépatites A et B. La première a vu son taux de mortalité chuter de 86,9% et la seconde de 80,2%. Une réalité qui devrait faire réfléchir les Français qui demeurent frileux – ils sont les seuls parmi les pays développés…- vis-à-vis de la vaccination des enfants contre l'hépatite B. Une attitude liée à la rumeur lancée dans le pays à la fin des années 90, selon laquelle cette vaccination aurait induit des cas de sclérose en plaques (SEP). Maintes fois démentie par les données scientifiques, la rumeur circule toujours dans les foyers français… et parmi certains médecins, au grand dam de l'OMS. Résultat, la couverture vaccinale contre cette maladie est aujourd'hui très faible en milieu scolaire : elle oscille entre 33% et 42% seulement…

Source : JAMA, 2007 ; 298 (18) : 2155-2163


Soyons clairs: le vaccin contre l'hépatite B n'est décrié en France que par une poignée d'excités anti-vaccinations, très vocale mais ultra-minoritaire et totalement anti-scientifique. Le reste de la société a rapidement reconnu l'innocuité du vaccin et son rapport bénéfice/risque des plus élevés parmi tous les vaccins.

14 novembre 2007

Un Indien se marie à une chienne pour chasser une malédiction

AFP - Mercredi 14 novembre, 13h02

MADRAS (AFP) - Un paysan indien a épousé une chienne dans l'espoir de chasser ce qu'il croit être une malédiction depuis qu'il a lapidé il y a quinze ans deux chiens, a rapporté la presse locale.

L'homme de 34 ans, identifié sous le nom de P. Selvakumar de l'Etat méridional du Tamil Nadu, est convaincu d'être poursuivi par le mauvais sort depuis qu'il a tué les deux canidés il y a 15 ans dans sa rizière et qu'il a accroché leurs cadavres à un arbre.

A l'époque, quelques jours après son opération punitive, il éprouve des difficultés à parler, se retrouve malentendant et incapable de marcher. Les médecins n'y trouvent aucune explication scientifique, mais un astrologue assure au paysan que les esprits des chiens défunts sont revenus le hanter et lui ont jeté un sort. La malédiction ne prendra fin que si l'homme épouse une chienne, lui dit alors le diseur de bonne aventure.

Après avoir longtemps cherché "la mariée idéale", Selvakumar finit par jeter son dévolu sur une chienne bâtarde de quatre ans, Selvi, qui lui avait été présentée par un ami. Le mariage hindou a eu lieu dimanche dans un village du Tamil Nadu. Selvi était vêtue d'un sari et ornée de fleurs. Les femmes du village du district de Sivagangawas ont ensuite emmené la chienne au temple où un prêtre hindou a prononcé le mariage religieux.

D'après la presse locale, Selvi a quand même tenté de s'échapper avant d'être rattrapée et ramenée dans les bras de son "mari".

"Le chien sert juste à éloigner la malédiction. Après cela, Selvakumar prévoit de se trouver une véritable épouse", a promis l'un de ses amis.

18 octobre 2007

Un musée londonien décommande un pionnier de la recherche génétique après ses remarques sur l'intelligence des Africains

LONDRES (AP) - Le Musée des sciences de Londres a retiré son invitation au scientifique James Watson, co-découvreur de la structure moléculaire de l'ADN, qui devait intervenir lors d'une conférence, après des propos rapportés dans un journal dans lesquels il soutient que les Africains et les Européens n'ont pas le même niveau d'intelligence.
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Watson, qui avait gagné le prix Nobel pour ses travaux sur l'ADN, a suscité un tollé en Grande-Bretagne en déclarant au "Sunday Times" que les Africains ont un niveau d'intelligence inférieur à celui des Européens.

Selon le journal publié dimanche, le scientifique américain de 79 ans s'est dit "fondamentalement découragé au sujet des perspectives de l'Afrique" car "toutes nos politiques sociales sont basées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre -alors que tous les tests disent que pas vraiment".

Il a précisé espérer que tous les humains sont égaux, mais a ajouté: "les personnes qui ont affaire à des employés noirs font l'expérience que ce n'est pas vrai".

Watson devait intervenir lors d'un événement à guichets fermés vendredi au Musée des sciences de Londres, mais l'établissement a fait savoir mercredi que les commentaires du scientifiques étaient allés trop loin et qu'il avait par conséquent été décommandé.

Il ne s'agit pas de la première sortie controversée de Watson. En 2000, il avait choqué son auditoire à l'Université de Berkeley en soutenant une théorie sur un lien entre la couleur de peau et la libido.

Selon le journal britannique "The Independent", il aurait également suggéré à une autre occasion que les femmes devraient avoir le droit d'avorter si des tests pouvaient montrer que l'enfant à naître deviendrait homosexuel.


Que serait devenu Watson si les mères dont l'enfant devait dire des énormités pareilles pouvaient avorter ? Mystère !
Dans la série "Les Nobels dérapent", dont les épisodes ont été écrits par Linus Pauling (vitamine C), Brian Josephson (paranormal),
Shockley (racisme et eugénisme) et Wangari Maathai (négationnisme anti-SIDA et théorie du complot) voici un nouvel épisode plus sombre écrit par une icone de la découverte de la structure de l'ADN.

15 octobre 2007

On meurt moins du cancer aux Etats-Unis, selon un rapport

Par Lauran Neergaard, AP

WASHINGTON - Bonne nouvelle sur le front du cancer: aux Etats-Unis, le taux de décès des suites de cette maladie a diminué plus rapidement que jamais entre 2002 et 2004, selon un rapport publié lundi, qui pointe notamment les bénéfices du dépistage précoce du cancer colorectal.

Selon ce rapport, fruit de la collaboration de la Société américaine du cancer (ACS), de l'Institut national du cancer (NCI) et des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), la diminution enregistrée dans le domaine du cancer n'est certes que de 2,1% par an, mais ce pourcentage a augmenté puisqu'il était de 1,1% par an entre 1993 et 2001.

Alors que le cancer colorectal se situe au deuxième rang en terme de mortalité, on en meurt moins que de n'importe quelle autre tumeur maligne, près de 5% par an parmi les hommes et 4,5% parmi les femmes.

Cela s'explique en partie par le fait que le cancer du colon frappe moins de personnes, selon le rapport. Les nouveaux cas diminuent de près de 2,5% par an, hommes et femmes confondus. Une diminution liée au dépistage qui permet de détecter à temps des tumeurs précancéreuses, leur retrait évitant le développement du gonflement pathologique.

Toutefois, la moitié seulement des personnes qui nécessitent un dépistage, soit la population des plus de 50 ans, le fait pratiquer.

"Si nous observons un impact, nous pensons qu'il serait encore plus important que davantage de personnes soient dépistées", souligne le Dr Elisabeth Ward, de l'ACS, qui a coécrit le rapport avec des scientifiques du gouvernement américain.

L'autre avancée vient des traitements, qui ont à leur actif de doubler l'espérance de vie de personnes traitées à un stade avancé de la maladie.

En 1996, il n'existait qu'un seul traitement efficace du cancer du côlon. Aujourd'hui, il en existe sept, ce qui fournit aux patients différents cocktails chimiothérapiques. Un réel progrès dans le contrôle de la tumeur, de l'avis du Dr Louis Wiener, chef du service d'oncologie au Centre du cancer Fox Chase de Philadelphie et spécialiste du cancer colorectal.

"Je peux vous dire que les cabinets des gastro-entérologues, partout dans le pays et d'ailleurs dans le monde, sont plus occupés que jamais, parce que nos malades vont mieux", observe-t-il.

Autre fait majeur: la mortalité par cancer recule plus rapidement chez les hommes, le taux de décès diminuant de 2,6% par an aux Etats-Unis, comparé à 1,8% chez les femmes. Une différence expliquée en partie par le cancer du poumon: les morts masculines chutent de 2% par an, alors que, chez les femmes, ce taux est stable après plusieurs années d'augmentation. La consommation de tabac a chuté chez les hommes avant de diminuer chez les femmes.

Au total, le nombre de nouveaux diagnostics de cancers diminue de 0,5% par an. Ceux du cancer du sein baissent de 3,5% par an, un chiffre à mettre en relation avec la diminution du nombre de femmes prenant le traitement hormonal substitutif de la ménopause ou avec un nombre moins important de mammographies.

Le rapport jette un regard spécifique sur les cancers dépistés chez les Indiens d'Amérique et les natifs d'Alaska. L'incidence du cancer est moins importante chez ces populations que parmi les Américains blancs, à l'exclusion des cancers de l'estomac, du foie, du rein, de la vésicule et du col de l'utérus.


Cette chute des diagnostics contredit l'alarmisme de certains groupes concernant la soit-disant "multiplication des cancers" qui seraient dues à des facteurs environnementaux. Il devient de plus en plus clair que la pollution volontaire et évitable (tabagisme, alcoolisme, traitements hormonaux) est un facteur beaucoup plus important que les ondes électromagnétiques, si tant est qu'elles aient la moindre influence.

12 octobre 2007

Vaclav Klaus s'étonne du Prix Nobel à Al Gore

AFP - Le président tchèque Vaclav Klaus, qui s'est lancé depuis quelques mois dans une croisade personnelle contre "l'hystérie" du réchauffement climatique, s'est étonné vendredi à Prague de l'attribution du Prix Nobel de la Paix 2007 à l'ancien vice-président américain, Al Gore.

Vaclav Klaus "est un peu surpris qu'Al Gore ait reçu un prix pour la paix, car les liens entre ses activités et la paix mondiale sont indistincts et peu clairs", affirme le communiqué publié par la présidence tchèque.


"Il semble plutôt que le fait qu'Al Gore mette en doute les piliers de la civilisation actuelle n'apporte pas trop à la paix", poursuit le texte émanant du porte-parole de l'office présidentiel, Petr Hajek.

Le président tchèque, un économiste de formation, a récemment publié un livre intitulé "Une planète bleue, pas verte" qui se veut un antidote au film "Une vérité qui dérange" de l'ancien vice-président américain. Dans son ouvrage il accuse les militants de l'environnement de vouloir "limiter la liberté de pensée et de décision" en comparant leurs méthodes à celles du communisme.

Fin septembre lors d'un sommet de l'ONU à New York, il a publiquement mis en doute l'existence du réchauffement climatique, au milieu d'un concert de cris d'alarme: pour lui, "la hausse mondiale des températures est "minime par comparaison historique et pratiquement négligeable en termes d'impact sur les êtres humains".


Comme quoi un économiste peut se permettre d'être péremptoire dans un domaine qui n'est pas du tout le sien. Le négationnisme du réchauffement global n'est pas une manière très intelligente de lutter contre certains excès d'organisations pseudo-écologistes.

En Inde, la transfusion n'améliore pas l'intelligence

BOMBAY (Reuters) - Un couple de médecins indiens a tué l'un de ses fils en transfusant son sang vers son frère aîné pour tenter de rendre ce dernier plus intelligent, rapporte The Indian Express.

L'aîné est dans un état critique.

La mère a dit avoir vu en rêve un gourou qui lui a conseillé de procéder à cette transfusion afin d'aider son fils aîné à améliorer ses études. Elle suit un traitement psychiatrique après avoir tenté de se suicider.

10 octobre 2007

Homéopathie : Retrait de lots de Gingko biloba et Equisetum arvense

Une inversion d'étiquetage entre deux médicaments homéopathiques des laboratoires Boiron a été rapportée aux autorités sanitaires. Les flacons étiquetés "teinture-mère de Gingko biloba" contiennent de la teinture-mère d'Equisetum arvense et vice versa. Bien que cette inversion ne présente pas de risque particulier pour la santé, les produits non-vendus vont être retirés du marché. L'Afssaps invite à ne pas utiliser les lots S7051865, S7041309, S7051862, S7072624 et S7062040.

Les teintures-mère de Gingko biloba et d'Equisetum arvense sont des médicaments homéopathiques commercialisés par les laboratoires Boiron. L'inversion de l'étiquetage de deux cuves de teinture-mère de Gingko biloba et de teinture-mère d'Equisetum arvense a entraîné l'inversion d'étiquetage des flacons conditionnés à partir de ces cuves. En conséquence, deux lots de produits finis étiquetés Gingko biloba teinture-mère contiennent de l'Equisetum arvense teinture-mère et trois lots de produits finis Equisetum arvense teinture-mère contiennent du Gingko biloba teinture-mère.

Par mesure de précaution, les laboratoires Boiron, en accord avec l'Afssaps, procèdent au retrait des lots concernés. Les flacons mal étiquetés sont en vente dans les pharmacies depuis mai 2007. L'Afssaps précise que l'inversion de ces deux médicaments homéopathiques ne présente pas de risque particulier pour la santé hormis d'éventuelles réactions liées à une hypersensibilité à ces plantes. A ce jour, aucun cas de pharmacovigilance n'a toutefois été rapporté à l'Afssaps avec ces deux produits.

Les lots suivants sont concernés par la mesure de retrait :

- Gingko biloba : lot S7051865 (3548 unités) et lot S7041309 (126 unités)

- Equisetum arvense : lot S7051862 (883 unités), lot S7072624 (175 unités) et lot S7062040 (167 unités)

Les laboratoires Boiron ont demandé aux pharmaciens délivrant ces médicaments homéopathiques de signaler, dans la mesure du possible, l'inversion d'étiquetage aux médecins de leur environnement, susceptibles d'avoir prescrit ces deux spécialités entre mai et octobre 2007. Les pharmaciens devront également diffuser cette information aux patients connus pour avoir fait la demande de l'un ou l'autre de ces deux produits durant cette période.

Source : Communiqué de l'Afssaps du 10 octobre 2007


Inversion sans gravité, diront les mauvaises langues, dans la mesure où il ne reste rien du Gingko biloba dans l'un et rien de l'Equisetum arvense dans l'autre. Mais pour le principe l'inversion d'étiquettes sur un produit dont la composition est "q.s.p. 100%" est inacceptable.

Homéopathie : Douste-Blazy contre le déremboursement

David STRAUS

Pour Philippe Douste-Blazy, l'homéopathie doit rester remboursée par la Sécurité sociale. Quoiqu'en disent les sages de l'Académie de médecine, le ministre de la Santé y voit trois bonnes raisons comme il l'indiquait jeudi soir sur TF1. Primo, le ministre a rappelé que "dix millions de Français consomment" des médicaments homéopathiques et "30 000 médecins leur en donnent".

Ensuite, a expliqué Philippe Douste-Blazy, la part du budget de l'assurance maladie consacrée aux médicaments homéopathiques "ne représente pas une importante somme". "En tout cas si vous les enlevez, alors les patients prendront autre chose et ce seront des médicaments qui seront peut-être eux remboursés à 100%, avec des interactions médicamenteuses possibles", a-t-il abondé-il vendredi matin sur RTL.

"Sociétés savantes"

Enfin, a-t-il fait remarquer sur TF1, "la moitié des médicaments homéopathiques dans le monde sont fabriqués en France". Selon les laboratoires Boiron, l'homéopathie représente 2% du très juteux du marché du médicament français. Ainsi, pour l'instant, Philippe Douste-Blazy demande que soient faites "des études pour savoir si l'homéopathie est efficace ou pas". "Après on pourra décider", tranche le ministre pour qui cette décision ne relève "ni des sociétés savantes ni des médecins ni des hommes politiques ou des ministres, ni des sociétés industrielles" mais du Haut comité de santé publique créé en juillet dernier.

Mardi, l'Académie nationale de médecine avait réclamé le déremboursement total des produits homéopathiques ou, du moins, que l'on exige "la démonstration d'activité de ces produits comme le font tous les laboratoires diffusant des médicaments en France". L'homéopathie ne bénéficie d'aucune prise en charge par l'assurance maladie ou les mutuelles dans la plupart des pays européens. En France, le taux de remboursement de ces produits avait déjà été abaissé de 65% à 35% en décembre 2003.


Douste nous avait habitué, lorsqu'il était ministre, à son mépris politicien de l'avis de l'Académie de médecine. Il répète sans fin les arguments du lobby des Laboratoires Boiron: le coût soit-disant faible des potions homéopathiques (négligeant le coût du délai de mise en oeuvre des soins réels), l'argument d'appel à l'autorité du nombre ("50 millions de français ne peuvent se tromper") et celui d'absence d'effet secondaire (avant de savoir s'il y a seulement un effet primaire).
La requête de l'Académie de Médecine n'a pourtant rien de bien étonnant, réclamant pour les potions homéopathiques le même traitement que pour les médicaments.

Etats-Unis: il essaye d'obtenir du liquide contre un faux billet d'un million de dollars

WASHINGTON (AFP) - Un individu a été arrêté dans un supermarché de Pittsburgh, en Pennsylvanie, après avoir tenté de se débarasser d'un faux billet d'un million de dollars et d'obtenir du liquide contre cette contrefaçon, a annoncé la police de la ville.

"Il s'est présenté samedi soir au comptoir des services à la clientèle du supermarché pour demander du change sur un billet d'un million de dollars et il s'est énervé quand cela lui a été évidemment refusé", a déclaré mardi Diane Richard, porte-parole du bureau de polilce de Pittsburgh.

Aux Etats-Unis, les billets de un million de dollars n'existent pas, la plus haute coupure étant celle de 100 dollars. "C'était un faux billet avec six zéros", a confirmé la porte-parole.

L'individu, très en colère, a alors cassé une machine de transfert de fonds du supermarché et saisi un pistolet scanner de caissière. Il a été arrêté et incarcéré, inculpé de faux et usage de faux.


On se doute bien que quelqu'un d'aussi bête n'a pas pu fabriquer un billet aussi manifestement faux tout seul. Ca devrait lui valoir des circonstances atténuantes.