10 août 2009

Cannibalisme en Asie? Méfiez-vous des apparences!

LePost

Depuis la semaine dernière, des photos hallucinantes circulent sur le web et scandalisent la communauté noire. On y voit, à première vue, une bande d'officiels asiatiques, de jeunes et de vieux en tenue blanche, en train de découper un cadavre d'un homme noir, à côté duquel se trouvent des assiettes...

De là à croire que toute la Thaïlande pourchasse les hommes noirs pour le découper et les manger, le pas est vite franchi sur le net, la colère monte sur de nombreux sites africains, et on en appelle même à l'ONU...

Ces photos sont-elles vraies?

Oui, "quasiment aucun doute sur toutes les parties osseuses et musculaires du cadavre... " assure un médecin au Post.

D'où viennent-elles?

Le site B. World Connection les a publiées, dénonçant un acte "d'anthropophagie sur un homme noir."

Mais elles viendraient de ce site hébergé au Koweit (!), qui émet d'ailleurs un mail aux propos incompréhensibles.

D'où l'importance de prendre quelques instants et de bien analyser ces photos. Sans recul, ces photos sont sans conteste ignobles, mais...

Détail numéro 1

La "victime" n'est pas forcément noire mais bien de type asiatique.

Détail numéro 2

Des encadrants en uniforme, des jeunes et des vieux portant des masques et des combinaisons de protection donnent un côté officiel à la scène.

Détail numéro 3

Sur aucune photo, on ne voit une personne manger la chair découpée. Les assiettes sont disposées à côté, il pourrait très bien s'agir de leur déjeuner.

Détail numéro 4

Un Thaïlandais confirme au Post:

"Ce sont des secouristes, une sorte de police privée de Thaïlande, qui viennent aider à un nettoyage de cimetière." Coup d'oeil au site officiel: il s'agit du même logo, une association spécialisée dans l'aide aux victimes, pas vraiment donc dans l'encadrement de repas cannibales. Contactée par le Post, la Rescue South Pattaya, n'a pas encore répondu.

Détail numéro 5

Il n'y a aucune trace de sang. Si la personne venait d'être tuée récemment, il y en aurait.

Alors qu'est-ce que ça peut bien être?

La théorie la plus probable est celle du nettoyage d'un cimetière. En regardant de plus près, ces photos pourraient provenir d'une opération similaire à celle ayant eu lieu de mars à mai dernier à Pattaya en Thaïlande. Beaucoup de volontaires y ont participé. But de l'opération: la recherche, l'exhumation et le nettoyage des os de cimetières surpeuplés, particulièrement les corps sans famille ni proche. Les os sont alors religieusement incinérés et leurs cendres dispersées dans divers temples.

Selon la BBC dans un article de 1997 ajoute que le traitement honorable des morts est important dans la religion bouddhiste, majoritaire en Thaïlande: en 1997, 21.000 corps avaient été ainsi exhumés et incinérés.

Autre précision, le festival "Haw Khao Padap Din", qui se tient au Laos, pays limitrophe de la Thaïlande, est consacré au souvenir et au respect des morts, "ce festival se caractérise par une cérémonie macabre durant laquelle des corps sont exhumés, leurs restes nettoyés, puis incinérés la nuit de la pleine lune."

"Comme quoi le monde est vaste et les cultures differentes, ce qui semble anormal a un coin de la terre est tout a fait normal a un autre bout de la terre." rappelle Thiofusa sur le site scandalisé par les images.

Même aux Etats-Unis, on organise des opérations de nettoyage de cimetières dans la bonne humeur (attention photos pas choquantes)

Internet et le cannibalisme s'adorent. On se rappelle il y a quelques années déjà de la polémique sur le bébé mangé par un Chinois, pour découvrir qu'il s'agissait de l'artiste Zhu Yu en train de se produire...

Et vous, êtes-vous tombés sur ces images? Qu'en avez-vous pensé? Croyez-vous tout ce vous voyez sur le net?


Internet permet de donner une dimension démesurée à ce qui serait autrement resté un canular local. Théories du complot, rumeurs racistes et haineuses y fleurissent. La plupart du temps aussi peu plausibles et peu supportées que les théories de Thierry Meyssan sur les attentats du 11/9/2001.

30 juillet 2009

Un homme allergique au Wi-Fi

Falmouth, Angleterre - Un DJ clame avoir été obligé d'abandonner ses activités à cause d'une puissante allergie aux ondes provoquées par le Wi-Fi qui le rendait nauséeux et désorienté.

Steve Miller, plus connu sous son nom de scène, Afterlife, serait devenu incapable de prendre le train, de dormir dans les hôtels ou de se promener dans la grande rue de sa ville à cause du "brouillard électro" engendré par les ondes de l'Internet sans fil.Il fait partie des 2% de la population souffrant d'hypersensibilité électromagnétique, un chiffre en augmentation.
"J'ai l'impression d'être en exil sur ma propre planète. Aujourd'hui, il est presque impossible de trouver un endroit sans Wi-Fi", explique M. Miller. "Si je veux boire une bière au pub, je dois faire 5 km pour aller dans le seul pub du coin qui ne l'a pas."


Son mal a probablement plus à voir avec la fréquentation des pubs qu'avec les émissions WiFi. Une petite expérience, même en simple aveugle, dans le pub qu'il fréquente pourrait être amusante. On remarque que les hypersensibles proclamés seraient en augmentation. Gageons que plus la presse en parlera, plus leur nombre augmentera. Corrélation ou causalité ?

29 juillet 2009

Des enfants paralysés plongés dans l'eau pendant l'éclipse, avec l'espoir de les guérir

Hyderabad, Pakistan - L'éclipse solaire la plus longue de ce siècle a donné aux parents d'enfants paralysés, l'espoir que ces derniers se rétablissent. Ils les ont ainsi immergés durant le phénomène, espérant que l'éclipse dégage quelquechose de particulier permettant la guérison des enfants. Lire la suite l'article

Mercredi 22 juillet 2009, trois enfants handicapés ont été plongés dans la rivière Indus, au sud de la ville, durant l'éclipse totale du Soleil la plus longue du XXIe siècle. Ils y sont restés pendant 90 minutes alors qu'un chef spirituel récitait le Coran.
Cette cérémonie avait pour but de rétablir l'état de santé des enfants handicapés. Un homme a eu grand espoir que sa fille de 4 ans, paralysée du côté gauche, trouve une amélioration de son état de santé après la cérémonie.Les habitants de la province méridionale de Sindh croient qu'une éclipse solaire offre un traitement particulier aux personnes atteintes de divers problèmes de santé.
Le chef spirituel qui a récité le Coran à cette occasion a expliqué qu'Allah emmétrait des énergies dans les parties paralysées ou défaillantes des personnes souffrantes. L'éclipse a donné lieu à la manifestation de nombreuses croyances dans le monde entier.


Encore des gens qui n'ont pas les Aventures de Tintin dans Le Temple du Soleil, ce qui nuit grandement à leur éducation scientifique. A leur décharge, il faut dire que les bandes dessinées ne sont pas autorisées par la Charia, dans sa version Ben Laden.

27 juillet 2009

La grippe porcine inquiète le Vatican

Vatican - Les autorités de la Cité du Vatican, inquiets par la propagation importante du virus H1N1, envisageraient de suspendre les audiences papales afin de préserver la santé du souverain pontife.

Les audiences générales hebdomadaires que mène le pape Benoit XVI rassemblent des milliers de pèlerins venus des quatre coins du monde. En raison de la pandémie importante du virus de la grippe A, le Vatican craint que les risques de contagion soient trop importants pour les personnes présentes lors de ces rassemblements ainsi que pour le chef de l'Eglise Chrétienne.

Ainsi, le responsable des questions de Santé du Vatican, Giovanni Rocchi, explique : "Il n'est pas exclu que le Vatican décide de suspendre momentanément les évènements [...] si des indications allant dans ce sens étaient données par l'OMS ou si de telles dispositions étaient adoptées en Italie".

Actuellement, la suspension des audiences générales du pape Benoit XVI est déjà effective en raison des vacances du souverain pontife.


Encore un manque de foi consternant de la part de ceux qui la revendiquent. On aimerait que le Vatican soit aussi précautionneux lorsqu'il s'agit de la propagation du SIDA en Afrique.

13 juillet 2009

Une jeune fille tombe enceinte en nageant dans une piscine

Pologne- Une mère poursuit en justice un hôtel égyptien prétextant que sa fille est tombée enceinte en nageant dans la piscine mixte de l'établissement. Lire la suite l'article

Magdalena Kwiatkowska a porté plainte contre l'hôtel égyptien où elle a passé ses vacances. Elle prétend que sa fille de 13 ans serait tombée enceinte dans la piscine mixte de l'hôtel en raison de sperme présent dans l'eau.

Les autorités touristiques de Varsovie ont confirmé avoir reçu la plainte de Mme Kwiatkowska. Cette dernière précise être certaine que sa fille n'a fréquenté aucun garçon durant son séjour en Egypte, et se déclare donc déterminée à aller au bout de cette affaire.


Ce manque de foi est consternant: l'Immaculée Conception aurait donc été exclue d'office.

03 juillet 2009

Trois académies défendent la qualité de l'eau du robinet

Maxisciences

France - Après la mise en garde du Dr David Servan-Schreiber quant aux risques que présenterait l'eau potable pour les personnes atteintes d'un cancer, l'Académie nationale de médecine, l'Académie nationale de pharmacie et l'Académie de l'eau s'élèvent contre ce qu'elles estiment être "un déni de la science".

Les recommandations de David Servan-Schreiber sont "un déni de la science, un mépris de la médecine et une atteinte au respect des patients" ont déclaré dans un communiqué les trois académies.
Le Dr David Servan-Schreiber avait publié mardi un texte signé par le WWF, plusieurs oncologues et des épidémiologistes, conseillant aux personnes fragilisées par un cancer de préférer l'eau minérale en bouteille à l'eau du robinet afin d'éviter une trop grande exposition à un taux de nitrate élevé.

Selon les trois académies concernées par la question de la qualité de l'eau et de la santé, "les risques potentiels de l'eau potable dans la survenue éventuelle de cancers et l'aggravation de l'état des personnes atteintes de cancer ne reposent que sur des hypothèses". Et d'ajouter que l'eau est "un des composants les plus surveillés, les plus sains et les plus sûrs de notre alimentation". Affirmer que l'eau du robinet présente un risque pour la santé "relève de l'imposture" estiment les signataires du communiqué.

La Direction générale de la santé a elle aussi réagi au texte publié à l'initiative de David Servan-Schreiber affirmant que l'eau du robinet pouvait être consommée sans inquiétude.


Par contre, on peut consommer les affirmations de David Servan-Schreiber avec beaucoup de modération.

01 juillet 2009

Des kangourous drogués à l'origine de ce que la population prenait pour des Crop Circles

Australie - Alors que la population s'interrogeait sur l'origine, extraterrestre ou non, des cercles observés dans des champs, il semblerait que ce soit des kangourous qui en seraient les auteurs. Après avoir envahi un domaine où sont cultivés des pavots à opium et ingéré la drogue, ils se seraient mis à tourner en rond.

Les kangourous ont investi le domaine de plantation de pavot et ont mangé les plantes. Drogués, ils se sont mis à sauter en formant des cercles sur le domaine. Le procureur a déclaré qu'il y avait fréquemment des problèmes avec les kangourous qui s'introduisaient sur le domaine et "planaient complètement" ensuite.

Les plantes cultivées sur ce domaine servent à produire de l'opium réputé pour sa propriété psychotrope. Le propriétaire de l'exploitation est le plus gros producteur mondial de pavots à opium cultivés à des fins pharmaceutiques. L'incident n'est semble t-il pas le premier, l'un des managers du domaine a déclaré qu'ils avaient eu les mêmes problèmes avec des moutons qui eux aussi avaient avalé des pavots à opium et s'étaient ensuite déplacés en cercle, exactement comme l'ont fait les kangourous.


Cette nouvelle explication des géoglyphes est proprement hallucinante.

08 juin 2009

Un parc sur le thème des extraterrestres bientôt à Las Vegas

Las Vegas, États-Unis - UFOland, un parc consacré aux petits hommes verts, devrait être construit à Las Vegas par une secte persuadée que la race humaine a été créée par des extraterrestres.

C'est le mouvement raëlien qui est à l'initiative de la construction de l'UFOland afin de partager sa croyance avec les visiteurs de Las Vegas. Le parc devrait accueillir un musée et un théâtre de 1000 places où le leader spirituel de la secte devrait donner des conférences. Le chef du mouvement en Amérique du Nord a indiqué que «le musée montrera toutes les preuves que nous avons recueillies durant ces 35 dernières années».
Il s'attend d'ailleurs à ce qu'UFOland devienne l'une des destinations les plus populaires de Las Vegas d'ici 5 ans.


L'inénarrable Claude Vorilhon, alias Raël, nous refait le coup des affirmations gratuites, après ses prétentions de clonage humain. L'existence médiatique devient un des objectifs principaux des organisations sectaires.

23 mai 2009

L'Ovni de Bélesta, plus vieux canular de l'Histoire?

Mélina - LePost

La Dépêche Du Midi en avait fait sa Une à l'époque, en 1954.
"Le 16 octobre 1954, un samedi, dans le ciel nocturne de Bélesta on assista au surgissement « de boules lumineuses évoluant durant une demi-heure en une ronde magique ».

Le président de l'aéro-club de Lavelanet, le Docteur Millet, avait même consacré un long article quelques jours plus tard, au sujet de ce phénomène qu'on apparente à un OVNI. De nombreux témoignages, recueillis par les autorités, faisaient état de ces fameuses boules lumineuses.

"Depuis ce « cas » est un des classiques de l'Ufologie, que l'on trouve référencé partout, des auteurs à succès s'y appuient pour développer leurs thèses autour des mondes inconnus qui viennent nous visiter" relate aujourd'hui La Dépêche Du midi.

Pourquoi aujourd'hui cette histoire refait surface?

Tout simplement parce que jamais aucun OVNI n'a traversé le ciel de Bélesta!

Un énorme canular qui a duré plus de 50 ans nous révèle La Dépêche!

Fomenté et mis en oeuvre par 4 copains, Jean et André Sibra, René Lagarde, Gérard Pibouleau, Gérard Coléra, le canular a pris une ampleur à laquelle ils ne s'attendaient sûrement pas, à leur jeune âge.

"J'ai pensé qu'après 55 ans, il y avait prescription, que le temps était venu de dire haut et clair la vérité " confie René Lagarde ancien policier."[...] on s'ennuyait ferme ce samedi soir-là. Dans les journaux, à la radio, on ne parlait que d'Ovni. Alors on s'est dit : ils en veulent, on va leur en offrir!".

Ils ont toutefois usé de génie pour construire un curieux engin, une fourche de vélo, un guidon, une roue et attaché un peu partout, des lampes électriques puissantes, avec l'aide du père de l'un d'entre eux, complice. Profitant du manque de perspective dû à la pénombre, ils faisaient monter et descendre leur montage de brics et de brocs autour d'une croix, donnant l'illusion qu'il évoluait dans le ciel, et aidés par la nature, qui, à ce moment-là, a envoyé une véritable étoile filante dans le ciel.

Illusion parfaite et marquante, puisqu'elle a duré 55 ans!

Le secret avait été gardé devant l'engouement populaire et l'intervention des autorités.

Un grand bravo à nos aînés, qui n'ont finalement rien à apprendre des créateurs de buzz, et autres hoax d'aujourd'hui!

Jean-Yves Nau


Encore un grand classique de l'ufologie qui s'avère être un canular. On attend toujours la production d'un seul cas d'ET ou des restes de son engin spatial. Ou alors, ils ont trouvé le moyen de supprimer toutes les pannes, et leur fantastique engin marche sans faille depuis des siècles de visites interplanétaires anonymes ?

19 mai 2009

Alerte en France sur l'utilisation de "thérapies" par les sectes

Reuters

PARIS - Les organisations considérées en France comme des sectes investissent dans le secteur de la psychothérapie et plus largement la santé, estime une mission interministérielle dans son rapport annuel.

La Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), autorité administrative créée en 1996, présente ce phénomène comme une stratégie délibérée pour diffuser les idéologies et remplir les caisses de ces groupes.

"Cette préoccupation a pris en 2008 une place véritablement prépondérante, liée à la multiplication d'offres relatives au bien-être et à l'épanouissement personnel, dépourvues de toute évaluation sérieuse, et dont certaines présentent un risque réel pour la santé", peut-on lire dans le rapport.

Le foisonnement des méthodes de psychothérapie - 200 à 400 actuellement selon le rapport - et l'extension de cette approche aux soins à la délinquance, au chômage, au stress au travail, aux victimes des catastrophes, de handicaps, avec environ trois millions de Français concernés, a donné lieu à de nombreux abus, estime le rapport.

L'intérêt pour les sectes serait notamment la "mise en état de sujétion" du patient et donc le conditionnement mental qui est à la base des techniques d'enrôlement dans les sectes.
La Miviludes, qui parle de "bulle psy", critique la pratique du "ticket psy", calquée sur celle du ticket restaurant et par laquelle les employeurs financent l'accès aux thérapies.

THÉRAPIES ALTERNATIVES

Plus généralement, sont mises en cause certaines thérapies dites "douces" ou "alternatives", dont la liste, dressée par la mission, va de "l'aromathérapie" au jeûne au passant par la "musicothérapie", la numérologie, la naturopathie, le "tarot psychologique" ou encore la "thérapie par le souffle".

La Miviludes rappelle la problématique connue de la formation des psychothérapeutes, qui ne sont que minoritairement des médecins ou des psychiatres. Un encadrement législatif du titre de psychothérapeute voté en 2004 n'est toujours pas appliqué, souligne le rapport.
La "nouvelle médecine germanique" du docteur Ryke Geerd Hamer s'est notamment développé récemment, avec des conséquences tragiques, ajoute le rapport.

Ce médecin soutient que toutes les maladies, et notamment les cancers, résultent de graves conflits psychologiques non résolus. Les adeptes refusent donc tout soin traditionnel et peuvent mourir dans de grandes souffrances.

La pratique consistant à susciter de faux souvenirs d'abus sexuels familiaux chez les patients, afin de les arracher à leur environnement et les placer en état de sujétion, est épinglée.

Les charlatans étendent leur action au domaine de la formation professionnelle, énorme secteur économique financé largement sur fonds publics. Les problèmes apparaissent notamment dans les actions de formation "liées au domaine de la santé ou du bien-être", relève le rapport.

Alors que le caractère qualifiant de ces formations n'est pas démontré et que leur évaluation est problématique, elles permettent à certaines sectes d'obtenir une forme de reconnaissance de l'Etat, via un "agrément" administratif dont elles se prévalent pour se légitimer.

La Miviludes propose plusieurs mesures d'encadrement administratif pour fermer la porte du marché de la formation aux groupements douteux. Un groupe technique ad hoc placé auprès du ministère de la Santé pourrait aussi être créé.

Le président de la Miviludes, Georges Fenech, a plaidé en présentant son rapport en faveur de la publication d'une nouvelle liste officielle des mouvements sectaires après celle de 1995 qui avait suscité une vive controverse, la définition légale de la notion de "secte" posant toujours problème.

Il s'agirait de décrire les méthodes des organisations suspectes ou ayant connu des démêlés judiciaires. La liste est prête et il ne manque que l'accord du Premier ministre pour la publier sur internet, précise Georges Fenech.

27 mars 2009

Sida : l'évêque d'Orléans met en cause la fiabilité du préservatif

LePoint.fr

La polémique autour de la position de l'Église catholique vis-à-vis du préservatif continue. Quelques jours après que le pape eut déclaré que l'on ne pouvait pas régler le problème du sida "avec la distribution de préservatifs", l'évêque d'Orléans, Mgr André Fort, laisse, cette fois, entendre que le préservatif n'est pas efficace pour empêcher la transmission du virus. Lire la suite l'article

"Il y a écrit sur les boîtes de cigarettes : danger . On devrait mettre sur les boîtes de préservatifs : fiabilité incomplète. Vous le savez très bien, tous les scientifiques le savent : la taille du virus du sida est infiniment plus fine que celle d'un spermatozoïde. La preuve est faite que le préservatif n'est pas une garantie à 100 % contre le sida", a indiqué l'évêque au micro de France Bleu Orléans.

"Le virus ne passe pas à travers la paroi du préservatif", a pourtant précisé le docteur Philippe Arsac, du Réseau sida du Loiret. Les propos de l'évêque relèvent d'un "discours qu'on entend depuis longtemps, mais qui ne s'appuie sur aucun raisonnement scientifique valable", a-t-il martelé. "Les préservatifs vendus en France doivent avoir la norme NF. Leur qualité a été contrôlée", a rappelé le médecin.


Pour voir certaines des photos déjà envoyées : http://www.zigonet.com/fant%f4me/ces-mysterieuses-photos-de-fantomes-auront-bientot-une-explication-logique_art4476.html


Le nombre de sophismes employés par l'évêque d'Orléans dans ces courtes phrases est impressionnant. Appel à l'autorité scientifique, le non-sequitur entre la finesse du virus et la perméabilité du latex, vont faire rire (jaune) dans les chaumières médicales. Alors, disons-le bien haut: le préservatif ne protège pas contre le SIDA, surtout si on oublie d'en mettre, s'il craque ou si on le met à l'index ! Dans les autres cas d'usage, la protection approche de très près les 100%.

12 mars 2009

Le canular de Steorn

Le 20 Août 2006, Sens Commun publiait la nouvelle, annoncée par la société irlandaise Steorn, concernant le développement d'un dispositif d'énergie "gratuite", et proposant un "défi" aux scientifiques de venir voir le 'prodige' de leurs yeux.
De nombreux scientifiques, incrédules, ont alors répondu à l'appel.

Plus de deux ans plus tard, toujours rien. Aucun scientifique n'a validé les 'découvertes' de Steorn. Pire, le site de Steorn montre un énorme "trou" de news entre 2007 et le début 2009.

Il est donc maintenant clair qu'il s'agissait d'un simple canular, comme on pouvait le croire dès le départ. Le système utilisé ressemble à une méthode propagandiste : faire un grand bruit lors de l'annonce d'un produit ou d'un fait prétendûment exceptionnel, attendre de nombreux mois pour faire retomber l'effet d'annonce et faire en sorte que les démentis finaux passent inaperçus. En attendant, on joue avec l'argent gagné sur l'effet d'annonce et ne jamais rendre d'argent aux gogos qui ont pu en verser dans l'espoir de la richesse ou de la célébrité.

Rien de nouveau sous le soleil de la pseudo-science.

11 mars 2009

Les scientifiques britanniques se penchent sérieusement sur la question des fantômes

Grande-Bretagne - Les scientifiques sont actuellement en train de réunir un dossier de photos montrant des apparitions fantomatiques dans le but de résoudre ces mystères paranormaux. Lire la suite l'article

Le public est invité à envoyer par internet ses photos sur lesquelles apparaissent des "fantômes" pour que les scientifiques puissent les examiner dans le détail. Ce sont des centaines de clichés qui sont attendus pour être présentés lors du Science Festival d'Edimbourg qui se tiendra du 4 au 18 avril 2009.

Le Pr Richard Wiseman, le psychologue à la tête de cette expérience, explique : "Environ une fois par mois, je reçois une bonne photo de fantôme où on ne voit pas tout de suite ce qui se passe. Souvent, on peut voir ce qui ressemble à un visage à moitié dans l'ombre, mais c'est juste un effet de lumière. Le cerveau humain est fait pour voir des visages à la place des nuages, parce que les visages sont ce qu'il y a de plus important autour de nous. Je suis plutôt sceptique, et souvent il y a une explication rationnelle, mais il est possible que quelqu'un possède une image vraiment très intéressante."

Pour voir certaines des photos déjà envoyées : http://www.zigonet.com/fant%f4me/ces-mysterieuses-photos-de-fantomes-auront-bientot-une-explication-logique_art4476.html


Une approche du style zététique, peu productive. Mais elle amusera certainement les scientifiques qui y participeront.

05 mars 2009

Principe de précaution


Ca n'aura pas tardé ! Quelques mois après l'insertion du "principe de précaution" comme principe légal dans notre pays, les charognards pseudo-scientifiques viennent se repaître de la carcasse encore fumante de la science. Le "ressenti" et les certificats médicaux de complaisance, érigés au statut de preuve légale, peuvent maintenant avoir raison de toutes les études scientifiques et de toutes les avancées techniques.

Depuis de nombreuses années, les antennes-relais et leurs ondes électro-magnétiques ont fait l'objet d'études scientifiques. Les conclusions sont claires sur leur totale innocuité, ce qui n'est pas forcément le cas pour la téléphonie portable et les émissions des téléphones. Or, supprimer des antennes-relais implique de plus fortes émissions de la part des téléphones portables, pour pouvoir se connecter. La suppression d'antennes-relais pourrait donc avoir exactement l'effet inverse de celui espéré sur la santé publique.

La non-compétence des juges en matière scientifique, et leur ignorance des principes de la pseudo-science ne leur permet pas de prendre position. Pourtant, ils peuvent faire un "pari de Pascal" anti-science: s'ils donnent raison aux anti-tout, ils se débarassent d'un problème légal et peuvent s'occuper de choses plus intéressantes. S'ils donnent raison aux scientifiques, un autre pseudo-scientifique viendra demain et inlassablement, dépenser le temps et l'argent de la communauté, jusqu'à ce qu'il obtienne raison. Alors autant céder et passer à autre chose, jusqu'à ce que le droit leur permette de résister au raz-de-marée provoqué par l'insertion du "principe de précaution".
Examinons les conséquences de ces décisions anti-antennes...

La vaccination, bien que considérée comme inoffensive par toutes les études scientifiques, est aussi ressentie par une minorité de sectaires anti-vaccination comme un danger. Faut-il la laisser au bon vouloir des croyances irrationnelles des parents ?

Les ordinateurs comportent également de nombreux polluants et émettent des ondes du même type (bien que beaucoup plus faibles) que celles des téléphones portables. Faut-il aussi interdire le WiFi et pourquoi pas carrément, les ordinateurs ? Il y a quelques mois, l'implantation du WiFi dans des bibliothèques de la Ville de Paris avait généré des manifestations psycho-somatiques ou plus probablement mensongères de maux de têtes allégués par le personnel municipal.
La télévision numérique aussi est sur la sellette. Bien qu'on ait pas recensé plus de cancers au pied de la tour Eiffel que partout ailleurs en Ile de France, faut-il aussi l'interdire ?

La roue elle-même n'est elle pas dangereuse ? De nombreuses personnes sont mortes pour être passées sous les roues d'un char à boeufs ! Même si les enquêtes scientifiques pointent la responsabilité du conducteur, peut-on ignorer le risque que les roues elles-mêmes soient à la base de ce problème ?

Alors, on peut se demander: le principe de précaution est-il dangereux ? Lorsque les anti-science auront fait supprimer, les antennes-relais, les ordinateurs, la télévision, la vaccination et la roue, ne risque-t-on pas de perdre toute compétitivité économique, sanitaire, technique et scientifique ? En entraînant ansi un cortège de morts, de malheurs et de misère.

Sera-ce suffisant pour qu'un juge déclare le démantèlement du "principe de précaution" ? Au nom de ce principe.

04 mars 2009

Les risques des antennes de téléphonie mobile - Mise au point


Le 16 février 2009
, un opérateur de téléphonie mobile a été condamné par le Tribunal de grande instance de Carpentras à démonter une antenne-relais à Châteauneuf-du-Pape ; le 4 février 2009, un autre opérateur de téléphonie mobile avait été condamné par la Cour d’appel de Versailles à démonter une antenne à Tassin-la-demi-lune. Dans les deux cas, la justice a tranché en faveur des particuliers, au nom du principe de précaution

L’Académie nationale de Médecine rappelle les données scientifiques suivantes :


- Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes.

- On ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé. L’OMS[1] et le Scenihr[2] se sont prononcés unanimement sur l’absence de risque de ces antennes.

- A ce jour, aucun système sensoriel humain permettant de percevoir ce type de champ n’a été identifié. C’est pourquoi la quasi-totalité des études sur l’électro-hypersensibilité ont montré que les sujets concernés, bien que manifestant des troubles variés en présence de dispositifs émetteurs de champs électromagnétiques, sont incapables de reconnaître si ces dispositifs sont actifs ou non.

- L’angoisse ou la phobie en présence d’émetteurs de champs électromagnétiques peuvent être réelles et justifier une prise en charge adaptée. Mais l’Académie déplore que ces troubles, pouvant entraîner de graves handicaps sociaux, soient utilisés à des fins contestables au détriment des intéressés. En revanche, elles rappellent que les téléphones mobiles, et donc les antennes, permettent de sauver chaque année des centaines de vies humaines.

L’Académie nationale de Médecine s’étonne :

- qu’une décision de justice ait pu ne retenir, parmi l’ensemble des études disponibles sur le sujet, que celles allant dans le sens du plaignant. Par exemple le rapport BioInitiative, pourtant récusé par des autorités légitimes en la matière comme le Health Council des Pays Bas [3] ;

- que l’arrêt de la Cour d’Appel de Versailles puisse s’appuyer sur une erreur scientifique manifeste en prenant en compte le « risque démontré » de champs d’extrêmement basse fréquence émis par ces antennes. En réalité, d’une part les antennes de téléphonie mobile émettent exclusivement en haute fréquence ; d’autre part, le risque d’exposition aux champs d’extrêmement basses fréquences n’est pas considéré par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) comme démontré.

L’Académie nationale de Médecine s’inquiète pour la santé publique :

- La prééminence du « ressenti » du plaignant, si elle fait jurisprudence, remet en cause les fondements mêmes de l’expertise scientifique et médicale, au risque de laisser la porte ouverte à des décisions lourdes de conséquences en matière de santé publique.

- Une telle utilisation dévoyée du principe de précaution[4] risque de conduire à une quête illusoire du « risque zéro », source d’erreurs, de retards et de dysfonctionnements du système de santé.

L’Académie nationale de Médecine renouvelle sa mise en garde contre une interprétation subjective du principe de précaution. Elle recommande en conséquence que ce soit au législateur de préciser les modalités de son application, en particulier en ce qui concerne le développement des nouvelles technologies.

L’Académie nationale de Médecine, l’Académie des Sciences et l’Académie des Technologies ont mis en place un groupe de travail pour examiner les questions que pose cette actualité judiciaire.


[1] Organisation Mondiale de la Santé. http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs193/fr/
[2] Commission européenne. Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks : Health Effects of Exposure to EMF. 19 janvier 2009.
[3] « le Comité conclut que le rapport BioInitiative n’est pas un reflet objectif et équilibré des connaissances scientifiques disponibles » . The Minister of Housing, Spatial Planning and the Environment. Publication 2008/17E du 2/9/2008
[4] en droit, le Principe de précaution résulte du droit communautaire et de la Charte constitutionnelle de l’environnement

21 février 2009

La Suisse devient un inquiétant réservoir du virus de la rougeole

LE MONDE, 21.02.09 19h29

On connaissait la Suisse comme patrie des laboratoires pharmaceutiques et siège de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), autant que symbole du respect de la nature et de l'hygiène. Mais la Confédération helvétique est aussi un inquiétant réservoir du virus de la rougeole.

Début janvier, le sujet était évoqué dans les colonnes du Lancet, la revue médicale britannique, avec la publication d'un travail dirigé par le docteur Mark Muscat (Statens Serum Institut de Copenhague, au Danemark). Ce dernier et son équipe ont analysé les 12 132 cas de rougeole officiellement recensés en 2006 et 2007 dans les Etats membres de l'Union européenne (UE) ainsi qu'en Croatie, Islande, Norvège, Suisse et Turquie (Le Monde du 9 janvier 2009).

Les auteurs de ce travail concluaient que, contrairement aux prévisions de l'OMS, cette infection virale hautement contagieuse ne pourrait être éradiquée à court terme en Europe. Ils observaient aussi que 85 % des cas avaient été diagnostiqués dans cinq pays : la Roumanie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse et Italie ; des Etats qui n'étaient pas parvenus à obtenir, chez les jeunes enfants, le taux de 95 % de couverture vaccinale permettant d'interrompre la circulation du virus rougeoleux au sein de la population humaine.

Ce constat épidémiologique vient de prendre une nouvelle dimension après la mort, survenue fin janvier à Genève, d'une petite fille infectée par le virus. Ce décès a conduit plusieurs professionnels suisses de la santé à dénoncer le laxisme de la politique vaccinale.

RESPONSABILITÉ DE PAYS RICHE

La récente bouffée épidémique est partie de la région de Lucerne, dans le centre du pays, qui reste aujourd'hui l'un des principaux foyers infectieux. Une centaine de cas d'infection virale ont été signalés en janvier, soit deux fois plus que pendant toute une année, observe l'Office fédéral suisse de la santé publique, qui rappelle qu'au cours des deux dernières années, 3 400 cas ont été recensés, nécessitant environ 250 hospitalisations.

En Suisse alémanique, comme dans certains Länder allemands, la couverture vaccinale antirougeoleuse chez les enfants âgés de 2 ans est inférieure à 90 %. Plusieurs responsables sanitaires cantonaux dénoncent la responsabilité de la Confédération et le manque de volonté politique et financière pour contrer les actions des militants antivaccinaux. Les écoles de type Steiner ont notamment été incriminées après que celle de Crissier, près de Lausanne, a déclaré une quarantaine de cas.

Pour sa part le docteur Bertrand Kiefer, directeur de La Revue médicale suisse, estime qu'il existe aujourd'hui dans son pays "une minorité active de médecins qui refusent le vaccin et qui, contre l'évidence, mettent en doute son efficacité". Regrettant la culture "très individualiste" de la Confédération, il dénonce "une ambiance de déni scientifique" et observe que "les personnes qui refusent de se faire vacciner oublient qu'elles sont protégées par ceux qui se font vacciner". La Suisse est ainsi devenue, selon lui, "un réservoir du virus rougeoleux susceptible de réinfecter des pays qui n'ont pas les moyens de se vacciner" et qui, de ce point de vue "manque à sa responsabilité de pays riche".

Pour certains spécialistes, le moment serait venu de réfléchir à la nécessité de passer d'une simple "recommandation" à une véritable "obligation" vaccinale.

Jean-Yves Nau

Les effets néfastes de la propagande des anti-vaccinations et de la crédulité de leurs victimes apparaîssent maintenant clairement. Deux morts évitables causées en quelques mois, dans la même région. Du coup, la propagande contre l'obligation vaccinale 'risque' de se retourner contre leur auteurs, en rendant le vaccin indispensable pour juguler l'épidémie.

18 février 2009

Le docteur Guéniot est blanchi en appel

Nord Eclair

Douze ans de procédure et, au final, une relaxe prononcée par la cour d'appel de Douai hier. Le docteur Gérard Guéniot, médecin homéopathe qui exerçait dans la métropole lilloise, avait été condamné à deux ans de prison avec sursis et interdit définitivement d'exercer la médecine.
Une décision du tribunal correctionnel de Lille en juin 2006 suite à une plainte de la famille d'Évelyne Marsaleix. Cette mère de deux enfants est décédée d'un cancer du sein qui avait été traité par homéopathie. Paniquée à l'idée de devoir endurer une chimiothérapie, Évelyne Marsaleix, une ingénieure, avait consulté le docteur Saint-Omer et le docteur Guéniot, tous deux adeptes des médecines douces et, par ailleurs, ex-membres du Graal, un mouvement prônant les médecines parallèles. Il avait été classé comme secte dans le rapport parlementaire daté de 1995.

Gélules de gui 
Évelyne Marsaleix, pour tous soins, s'était vu prescrire des gélules à base de gui, avait suivi un jeûne de 21 jours chez un couple de Tourquennois, également membres du Graal, qui l'avait hébergée pendant ce jeûne. On lui avait également conseillé des cataplasmes à base d'argile.
Quand, enfin, Évelyne Marsaleix était revenue vers la médecine classique, elle était dans un état épouvantable. Le Dr Coscas, lors du procès en appel à Douai en février dernier, avait confié « n'avoir jamais vu une situation comme celle-là (...) Cette femme souffrait le martyre » . Il était trop tard pour sauver Évelyne, morte à 31 ans, peu après avoir écrit au procureur de la République pour dénoncer ce qu'elle qualifiera de « manipulation ».
La cour d'appel a confirmé les dommages et intérêts auxquels avait été condamné le Dr Saint-Omer qui l'avait suivie régulièrement. Il n'avait pas fait appel de la condamnation pénale prononcée à Lille (deux ans de prison avec sursis).
Le Dr Guéniot, lui, a été relaxé pour la non-assistance à personne en danger (le TGI de Lille l'avait déjà fait pour homicide involontaire, relaxe confirmée en appel). Dans un arrêt de 84 pages, la cour estime que le Dr Guéniot n'ayant vu qu'une fois Évelyne Marsaleix en consultation ne pouvait avoir connaissance de la situation de péril dans laquelle elle était. Un arrêt qui « déçoit » Me Lequay, avocat de l'ADFI, une association qui milite contre les dérives sectaires qui était partie civile. 

FLORENCE TRAULLÉ
Jean-Yves Nau

Le jugement paraît équilibré. Le principal responsable est condamné et l'irresponsable de service relaxé. Quant à la victime, elle ne peut plus se plaindre d'avoir cru aux vertus imaginaires de l'homéopathie.

07 février 2009

Antennes-relais : la victoire des «marchands de peur»

Pour l'avocat, le principe de précaution invoqué par la justice pour démonter une antenne-relais n'est fondé ni juridiquement ni philosophiquement.

Avec l'arrêt rendu le 4 février 2009 par la cour d'appel de Versailles, imposant à Bouygues Telecom de démonter une antenne-relais située à proximité d'habitations à Tassin-la-Demi-Lune dans le Rhône, les «diseurs de mauvaise aventure» tiennent une belle victoire. Le juge a en effet estimé que l'incertitude sur l'innocuité (qui est impossible à démontrer : on ne peut tout simplement pas prouver expressément qu'un risque n'existe pas !) d'une exposition aux ondes émises par les antennes-relais est «sérieuse et raisonnable» et que, les voisins de cette antenne ne pouvant se voir garantir une absence de risque sanitaire, «justifient être dans une crainte légitime constitutive d'un trouble».

La cessation du préjudice moral résultant de «l'angoisse créée et subie» par le voisinage du fait de l'installation de l'antenne-relais imposerait donc le démantèlement de celle-ci et le paiement de dommages et intérêts sur le fondement de la théorie des troubles anormaux du voisinage.Et c'est ainsi que la simple «angoisse» (sic) de quelques voisins - et non la démonstration scientifique de l'existence d'un trouble sanitaire véritable - suffit à motiver l'injonction de démonter et l'indemnisation des supposées victimes. Habilement rédigé, l'arrêt - d'espèce et excessivement factuel - ne résiste pas à l'analyse.

Sur le plan scientifique, d'abord. Les antennes-relais ont la même puissance et le même effet que les réseaux de communication nous permettant d'écouter la radio partout en France depuis 50 ans, sans que quiconque ne s'en affole (à raison). Dans le cas contraire, n'aurait-on pas, déjà, ordonné l'évacuation du Champ-de-Mars ou fait démonter la tour Eiffel, dont les émetteurs de radio et de télévision ont une puissance totale 10 000 fois supérieure à celle d'une antenne-relais ? Ce n'est pas parce que les ondes sont invisibles qu'elles sont nocives : il est temps de retrouver ses esprits.

Juridiquement, ensuite. L'existence d'un «trouble» de voisinage s'apprécie, en droit, au regard de ce que l'homme raisonnable ressentirait. Or la raison, éclairée par la science, commande de ne pas se troubler… L'absence de trouble objectif aurait dû faire échec à l'action des riverains.

Sur le terrain de la responsabilité pour faute, si l'on peut concevoir que l'angoisse - infondée mais nul n'est maître, fort heureusement, des émois d'autrui - de ces derniers face à des risques putatifs pouvait permettre de constater une forme de préjudice moral, aucune responsabilité ne pouvait en être déduite sans fait générateur ostensiblement prouvé.

Au plan philosophique, le principe de précaution, invoqué ici de manière indirecte, n'a pas fondé cette décision. Mais il apparaît bien en creux. Creux : un adjectif qui colle parfaitement à cette règle caractérisant notre «société de la peur» et supposée fournir aux autorités les moyens de gérer l'incertitude et, plus précisément, de prendre des mesures conservatoires «proportionnées et provisoires» dans le cas «où la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement». Le flou juridique qui caractérise cette notion (mesures proportionnées à quoi ? - à quelque chose d'incertain ? - mais comment mesurer l'incertain ? - et comment découvrir le caractère irréversible d'un dommage potentiel ? etc.) devient d'autant plus préoccupant quand il passe des autorités publiques au juge.

Au plan économique, il en résulte un manque d'harmonisation du droit applicable sur un territoire et donc de prévisibilité des investissements, de distorsion de concurrence (ici un opérateur est touché et pas ses concurrents, qui le seront peut-être demain, dans un autre lieu et par une autre juridiction - ou pas) et de contradiction avec d'autres normes qui s'imposent aux sociétés de téléphonie mobile. Ainsi, quand l'État impose à ces dernières de couvrir au minimum 99 % de la population française avec 90 % de taux de réussite à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments, le conflit d'obligations provoqué par cet arrêt, qui vient en contradiction avec quatre autres décisions de cours d'appel et plusieurs arrêts du Conseil d'État, brouille - sans mauvais jeu de mot - la marche à suivre.

Entre un mal fantasmatique et un bien - individuel et collectif - avéré, dans une société profitant des progrès techniques et ayant pleinement intégré l'usage du téléphone mobile dans la vie quotidienne, seule l'autorité publique peut, à ce stade, trancher définitivement la question des antennes-relais. On ne peut, avant cela, laisser aux juges la liberté de déplacer à leur guise les bornes de la réglementation et instaurer la cacophonie là où chacun s'attachait à ce que l'on communique mieux partout en France.

A lire : Pourquoi avons-nous peur de la technologie ? de Daniel Boy

06 février 2009

Antennes-relais : la justice contre la science ?

L'analyse de Martine Perez, rédactrice en chef chargée du service Science-médecine du Figaro.fr..

Mercredi, Bouygues Telecom a été condamné par la cour d'appel de Versailles à retirer une antenne-relais située à proximité d'habitations à Tassin-la-Demi-Lune dans le Rhône, au motif de «l'angoisse ressentie » par les familles avoisinantes. Ce jugement confirme celui du tribunal de grande instance de Nanterre de septembre 2008 qui avait déjà condamné l'opérateur de téléphonie «au nom du principe de précaution».

Ces décisions, très étonnantes au demeurant pour les scientifiques spécialisés, soulèvent de nombreuses questions, et pourraient avoir des répercussions en cascade. Les antennes-relais captent des signaux électromagnétiques et les retransmettent à leur tour. Sans ces émetteurs-récepteurs, la téléphonie mobile ne serait pas possible.

Selon plusieurs experts, les champs électromagnétiques induits par les antennes-relais sont du même ordre de grandeur que ceux de la télévision ou la radio, que les populations supportent depuis plus de cinquante ans sans crainte, sans risque, sans danger et sans protestation, à peu près partout dans le monde. Il y a eu des rapports scientifiques en France, en Europe, aux États-Unis. Il y en a même eu un réalisé par l'Organisation mondiale de la santé. Tous concordent. Ils affirment que les antenne-relais n'ont pas d'effets nocifs sur la santé.

À titre de comparaison, les téléphones portables, dont les dangers éventuels sont l'objet de débats scientifiques intenses, émettent entre mille et dix mille fois plus d'ondes électromagnétiques que les antenne-relais. Pourquoi la justice a-t-elle alors donné raison à deux reprises aux plaignants ? La première fois, en septembre 2008, c'était au titre du « principe de précaution », et du fait que la preuve de l'innocuité totale des antennes-relais « n'avait pas été apportée par les scientifiques ».


Certes, le principe de précaution est inscrit dans la Constitution depuis 2004. Son interprétation peut être très large. Mais, pour les scientifiques, il ne peut être évoqué que devant un faisceau d'arguments précis. Le principe de précaution n'a pas vocation à être agité en l'air de manière gratuite, comme une sorte de parapluie que l'on ouvrirait en cas de crise, en guise de réponse à une question dérangeante. Par ailleurs, s'il n'a jamais été démontré que les antenne-relais étaient dangereuses, la preuve de leur innocuité n'a pas été apportée non plus : il est quasiment impossible de démontrer qu'un risque n'existe pas…

Mercredi, la cour d'appel, elle, pour justifier sa décision a évoqué «le ressenti des familles », face à l'angoisse provoquée par ces antennes-relais. Mais pourquoi ces familles sont-elles angoissées par les antennes-relais, alors que les rapports scientifiques sont rassurants ? Si leur crainte n'avait pas de base rationnelle, la justice vient en tout cas de la conforter. Si dans votre appartement fermé à clé, votre enfant le soir au lit dans le noir a peur du loup et que vous lui donnez raison, il a peu de chance de recouvrer sa tranquillité.

Il semble que la justice dans cette affaire a mieux entendu le battage de certaines associations dénonçant depuis plusieurs années les dangers des antenne-relais que les scientifiques spécialisés dans les questions d'environnement comme le professeur Denis Zmirou (et bien d'autres d'ailleurs), qui engagent leur responsabilité en ayant le courage d'affirmer qu'il n'y a aucun risque établi avec ces antennes. La société médiatique donne parfois autant d'audience à des électrons libres qui jouent avec les peurs des populations qu'à des experts scientifiques reconnus.

On se demande, dans un tel contexte, ce qui pourrait bien empêcher d'autres personnes, qui «ressentent» sans doute très sincèrement les antennes-relais comme une menace, de porter plainte à leur tour contre des opérateurs de téléphonie.

30 janvier 2009

Une adolescente de 12 ans décède de la rougeole en Haute-Savoie

AP - Fait rare, une élève du collège de Reignier (Haute-Savoie) âgée de 12 ans est décédée jeudi des suites d'une rougeole, a annoncé vendredi la préfecture de Haute-Savoie.

"Les personnels, parents et élèves de l'établissement scolaire qu'elle fréquentait ont été informés et dès lundi les services de médecine scolaire vont procéder à une vérification des carnets de vaccination et une mise à jour sera proposée pour les enfants qui ne seraient pas complètement vaccinés", précise la préfecture dans un communiqué.

Selon la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) de Haute-Savoie, "la fréquence des décès était d'environ 0,7 pour 1.000 cas de rougeole en Europe en 2006. Aucun décès n'avait été rapporté par le système de surveillance en France depuis 2005".


Un exemple des effets néfastes de la propagande des anti-vaccinations et de la crédulité de leurs victimes. On remarque que le cas s'est déclaré à 40km du siège social d'une de ces associations de nuisibles. Est-ce simplement une coïncidence ?

15 janvier 2009

Coca Cola poursuivi pour publicité mensongère sur ses eaux vitaminées

Le géant américain de la boisson Coca Cola est poursuivi en justice par un Américain pour publicité mensongère au sujet de sa gamme de boissons VitaminWater, présentée comme une alternative aux sodas bonne pour la santé, ont annoncé jeudi les avocats du plaignant.

Coca Cola trompe les consommateurs en utilisant des mots comme "énergie" et "endurance" sur ses bouteilles de VitaminWater et en affirmant que ces boissons réduisent les risques de tomber malade et sont bonnes pour la santé, affirme le Centre pour la Science et l'Intérêt Public (CSPI), qui défend l'homme qui a porté plainte devant un tribunal en Californie (ouest).

"En fait, selon les nutritionnistes du CSPI, les 33 grammes de sucre dans chaque bouteille de VitaminWater en font plus pour promouvoir l'obésité, le diabète et d'autres problèmes de santé, que les vitamines contenues dans la boisson n'en font pour les bénéfices promis sur les bouteilles", indique le groupe spécialisé dans la santé dans un communiqué.

"VitaminWater, c'est une tentative de Coca Cola d'habiller les sodas avec la blouse blanche d'un médecin. Sous la blouse, c'est toujours de l'eau sucrée, mais de l'eau sucrée" à prix d'or, a affirmé le chargé des litiges chez CSPI, Steve Gardner.

Le plaignant, James Koh, a indiqué qu'il buvait de la VitaminWater après l'effort, pensant faire un geste bon pour la santé.

"J'étais attiré par l'idée d'avoir des suppléments en vitamine, mais je ne savais absolument pas qu'en fait je consommais presque autant de sucre et de calories qu'en buvant un Coca", a-t-il dit dans un communiqué.

"Si j'avais su, je n'aurais jamais dépensé mon argent là dedans", a-t-il ajouté.

La VitaminWater est vendue aux Etats-Unis pratiquement au même prix que le Coca Cola.

Deux tiers des Américains adultes sont obèses, dont 15 millions souffrent d'obésité morbide.

23 décembre 2008

Une huile chinoise hors-la-loi présente sur le marché français

L'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) met en garde sur les risques de l'huile pour le corps Kwan Loong Medicated Oil.

Interdit à la vente en France, ce produit a cependant été « détecté » dans des commerces spécialisés dans la vente de produits de médecine traditionnelle chinoise.Justifier

Relayée par l'AFSSaPS, l'alerte a été donnée par les douanes et les autorités canadiennes. La commercialisation de Kwan Loong Medicated Oil est « illégale », insiste l'agence. Celle-ci ajoute par ailleurs, que « l'analyse de sa composition montre (que ce produit) renferme des substances actives » :
* du chloroforme, substance vénéneuse ayant une activité anesthésique ;
* du salicylate de méthyle, dont l'activité vasodilatatrice des vaisseaux de la peau facilite le passage des substances à travers cette dernière ;
* des concentrations élevées en dérivés terpéniques (menthol, camphre, huile d'eucalyptus).

Appliqué sur la peau, ce produit peut entraîner irritations et brûlures. « Le chloroforme peut générer notamment des effets toxiques pour le foie et favoriser la pénétration des dérivés terpéniques », poursuit l'AFSSaPS. « De plus, à ce niveau de concentration le camphre peut entraîner des convulsions ».

A ce jour, aucun cas d'effet indésirable lié à l'utilisation de ce produit n'a été rapporté en France. Et l'AFSSaPS de rappeler que « la vente de médicaments est uniquement autorisée dans les pharmacies, dont le circuit de distribution est contrôlé. Il est ainsi vivement déconseillé d'acheter des médicaments en dehors des officines et notamment sur internet ».


Et encore un scandale du "naturel" qui se pointe. Cette industrie du "bien-être" au rabais, qui sze gausse des problèmes de l'industrie pharmaceutique, n'arrive pourtant pas au niveau minimal de sécurité et de respect de la règlementation. Pourtant, elle échappe à la plupart des contrôles qui sont imposés à l'industrie du médicament en relation avec la sécurité sanitaire, ses produits n'étant considérés que comme de simples additifs alimentaires ou produits de "comfort".
Un précédent scandale avait montré la nocivité de certaines huiles essentielles et autres produits "purificateurs d'air" (bâtonnets d'encens, notamment).

Rien ne peut prévenir la gueule de bois, concluent des chercheurs

Christine Courcol, Agence France-Presse, Paris

Rien, ni l'artichaut, ni les bananes ou la figue de barbarie, ni même le Vegemite ou l'acide tolfenamique ne permet d'échapper à la gueule de bois après une soirée de fête arrosée, selon une enquête menée par des chercheurs américains.

Bouche sèche, marteau piqueur dans la tête, estomac barbouillé, muscles douloureux, vertiges, déshydratation : la gueule de bois, selon une étude datant de 1998, n'intervient pas en pleine beuverie mais commence quand le taux d'alcool dans le sang entame sa descente. Elle est à son maximum quand le taux est redescendu à zéro.

Rachel Vreeman et Aaron Carroll, de l'École de médecine de l'Université de l'Indiana (États-Unis), ont épluché la littérature médicale pour passer au crible les médecines traditionnelles et les mélanges savants d'herbes diverses, qui seraient supposés traiter ou prévenir cette veisalgie, comme on dit en termes médicaux, à laquelle les femmes sont plus sensibles que les hommes.

Selon leurs résultats, que vient de publier le British Medical Journal, «aucune preuve scientifique n'appuie quelque traitement que ce soit ou n'établit l'efficacité d'une prévention».

Ils précisent que le propranolol, un béta-bloquant, le tropisetron, un anti-nausée, l'acide tolfenamique, un analgésique, le fructose ou le glucose n'ont pas plus d'effet que les compléments alimentaires à base de bourrache, d'artichaut ou de figue de barbarie, non plus que le Vegemite, une pâte à tartiner salée d'Australie qui ressemble au Marmite britannique.

En fouillant sur l'internet, on pourrait ajouter à la longue liste des pseudo-remèdes le jus de cuisson des endives ou le verre de lait, les gouttes de citron dans du café, ou, en prévention, la cuillerée d'huile d'olive pour tapisser l'estomac ou l'argile délayé dans de l'eau... Sans compter la cinquantaine de produits manufacturés relevés par un site spécialisé.

Mais sauf à imaginer un phénomène d'auto-persuasion, rien ne marche.

Déjà une étude de 2005, menée par des chercheurs néerlandais et britanniques sur quatre compléments alimentaires à base notamment de bourrache, d'artichaut et de figue de barbarie et quatre agents médicinaux conventionnels ne faisait apparaître «aucune preuve convaincante» d'un effet remarquable de quelque produit que ce soit.

«Une gueule de bois, c'est un de ces problèmes ou la prévention est plus importante que le traitement», note à ce propos Edzard Ernst, directeur de la recherche de 2005.

Il remarquait aussi le problème éthique posé par ces recherches, dans la mesure où trouver un traitement contre les mauvais effets de l'alcool risquait d'encourager la consommation.

À ce jour, les pseudo-traitements ne sont pas sans risques. Une étude publiée en 2007 souligne ainsi les effets de la racine de Kudzu, ou pueraria locabata, que l'on retrouve dans nombre de produits censés combattre les effets de l'abus d'alcool mais qui, associée à de l'alcool, augmenterait le risque de tumeur.

La seule prévention efficace, notent les chercheurs américains, c'est de consommer de l'alcool avec modération... voire pas du tout.

Pour les buveurs impénitents, les spécialistes notent que les alcools sombres tels que le vin rouge, la tequila ou le whisky, riches en toxines appelées «congénaires», ont plus de chance de provoquer des veisalgies que des alcools clairs comme la vodka, le rhum blanc, le vin blanc ou le gin.


Ces chercheurs sont sûrement des ignares: tout bon homéopathe vous dira que Nux Vomica, au nom si évocateur, est le remède privilégié contre la "gueule de bois". Attention: à la dilution de 3CH, il peut encore subsister une molécule du produit d'origine dans les pilules sucrées du "confiseur de Lyon". Un effet principal, voire secondaire, n'est donc pas totalement à exclure.

15 décembre 2008

Une Strasbourgeoise électrosensible perd son procès en appel

Julie de Meslon , 01net.

La cour d'appel de Colmar a tranché ! L'office HLM CUS Habitat ne peut être tenu pour responsable des troubles de santé revendiqués par Sabine Rinckel, une Strasbourgeoise qui affirme être hypersensible aux ondes de l'émetteur de téléphonie mobile situé à proximité de son logement. Dans un arrêt rendu ce lundi 15 décembre, la cour a confirmé le premier jugement rendu par le tribunal de grande instance de Strasbourg, qui avait déjà débouté la plaignante au mois de septembre 2006.

Cette quadragénaire souffre de maux de tête, de vibrations, de fourmillements et d'autres troubles, qu'elle attribue directement aux ondes électromagnétiques émises par une antenne-relais implantée dans la résidence. Elle avait finalement porté plainte contre son bailleur social, qui a autorisé l'installation de l'antenne, pour faire valoir son «droit à la jouissance paisible des lieux ». Elle réclamait un relogement en zone « blanche », neuf mois de loyer et 5 000 euros pour le préjudice moral occasionné.

Manque de preuves médicales

« La cour d'appel de Colmar n'a pas eu l'intention de faire le procès des antennes-relais, ni de trancher sur l'existence de l'hypersensibilité électromagnétique [EHS]. Elle devait se prononcer sur la responsabilité de CUS Habitat », nous a précisé Me Dominique Harnist, l'avocate de Sabine Rinckel. La responsabilité de l'office HLM n'a pu être établie par la cour, faute de preuves médicales. « Le certificat médical attestant de l'électrosensibilité de Mme Rinckel a été produit après la clôture du dossier. Mais de toute façon, l'EHS n'est pas reconnue en France comme une maladie ouvrant des droits », précise Me Harnist.

Sabine Rinckel a deux mois pour décider de se pourvoir en cassation. Depuis le jugement de Strasbourg, elle a également porté plainte contre les opérateurs mobiles pour trouble anormal du voisinage. La plaignante sera défendue par Me Richard Forget, avocat de l'association Robin des Toits, qui œuvre pour la sécurité sanitaire des technologies sans fil. Un procès clé pour les militants du principe de précaution, qui devrait avoir lieu dans les prochaines semaines.

06 décembre 2008

It's not what the papers say, it's what they don't

Ben Goldacre
The Guardian

Writing this column really scares me because I wonder whether everything else in the media is as shamelessly, venally, manipulatively, one-sidedly, selectively reported on as the things I know about. But this week the reality editing was truly without comparison.

On Tuesday the Telegraph, the Independent, the Mirror, the Express, the Mail, and the Metro all reported that a coroner was hearing the case of a toddler who died after receiving the MMR vaccine, which the parents blamed for their loss. Toddler 'died after MMR jab' (Metro), 'Healthy' baby died after MMR jab (Independent), you know the headlines by now.

On Thursday the coroner announced his verdict: the vaccine played no part in this child's death. So far, of the papers above, only the Telegraph has had the decency to cover the outcome. The Independent, the Mirror, the Express, the Mail, and the Metro have all decided that their readers are better off not knowing. Tick, tock.

Does it stop there? No. Amateur physicians have long enjoyed speculating that MMR and other vaccinations are somehow "harmful to the immune system" and responsible for the rise in conditions such as asthma and hay fever. Doubtless they must have been waiting some time for evidence to appear.

This month a significant paper was published by Hviid and Melbye in the December 1 issue of the American Journal of Epidemiology. They examined 871,234 children in a Danish birth cohort, comparing asthma in those who had MMR against those who didn't. MMR-vaccinated children were massively and significantly less often hospitalised with an asthma diagnosis, and used fewer courses of anti-asthma medication than unvaccinated children. This "protective" effect of the MMR vaccine was more pronounced for hospitalisations with severe asthma diagnoses.

Those results aren't just incompatible with an increased risk of asthma following MMR vaccination, they actually support the hypothesis that MMR vaccination is associated with a reduced risk of asthma in young children. Tick, tock.

And most astonishing of all is the tale of "the Uhlmann paper", or the "O'Leary paper". This came out in 2002 and claimed to have found evidence of vaccine measles virus in tissue samples from children with autism and bowel problems, to massive media acclaim.

As I've said previously, two similar papers, by Afzal et al and D'Souza et al, in 2006 found negative results on almost the same question, and were unanimously ignored by the media (even though D'Souza actively went out of his way to show how O'Leary et al got false positives).

Stephen Bustin is professor of molecular science at Barts and the London. He examined the O'Leary lab for the court case against MMR, as an expert witness for the drug company defendants. The case collapsed, and he was unable to discuss his findings. Then he was called to give evidence in the American "autism omnibus" case against the vaccine. The anti-vaccine movement did their best to prevent this. They knew what he had found: it appears to be incontrovertible evidence that the lab was detecting false positives.

Now Bustin has finally been able to write about what he found in O'Leary's lab. He published this month. Nobody who covered the original O'Leary paper has written about it. Not a soul will.

Measles cases are rising. Middle class parents are not to blame, even if they do lack rhetorical panache when you try to have a discussion with them about it.

They have been systematically and vigorously misled by the media, the people with access to all the information, who still choose, collectively, between themselves, so robustly that it might almost be a conspiracy, to give you only half the facts.

Today, I have merely given you some small part of the other half, and next week I will move on: but know that nobody else has.


Encore un exemple du "biais de scoop" des journaux à sensation. Une information négative, ça ne fait pas vendre un journal alors qu'un beau scandale, même imaginaire, voila qui inquiètera la population. Qui sait? Après quelques années de baisse de la vaccination, le journal pourra dénoncer la gabegie du gouvernement qui n'a rien fait pour éviter les épidémies...

04 décembre 2008

Refus d'ôter le foulard à l'école: deux Françaises déboutées à Strasbourg

Deux Françaises musulmanes, qui dénonçaient leur exclusion définitive d'un collège parce qu'elles avaient refusé de retirer leur foulard pendant des cours de sport, ont été déboutées jeudi à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).

Pour les juges européens, le port d'un signe religieux à l'école n'est pas incompatible en soi avec le principe de laïcité, même si les autorités doivent veiller "avec une grande vigilance" à ce que "la manifestation de croyances religieuses dans un établissement scolaire" ne se transforme pas en "acte ostentatoire", source de "pression" et "d'exclusion".

"Tel est bien ce à quoi semble répondre la conception du modèle français de laïcité", s'est félicitée la Cour dans son arrêt.

Les juges européens ont conclu à la non-violation de l'article 9 (droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion) de la Convention européenne des droits de l'homme, soulignant que l'expulsion n'avait pas été décidée en raison de leur religion, comme les requérantes le soutiennent, mais résultait de leur "refus de se conformer aux règles appliquées dans l'enceinte scolaire" dont elles avaient connaissance.

"La limitation du droit des requérantes à manifester leurs convictions religieuses avait pour finalité de préserver la laïcité au sein de l'établissement scolaire", ont estimé les juges européens.

"Face aux impératifs de la protection des droits et libertés d'autrui et de l'ordre public", les convictions religieuses des requérantes ont bien été prises en compte par les autorités françaises, selon la Cour.

Leur expulsion n'est pas disproportionnée, estiment les juges qui constatent qu'une fois exclues, les deux adolescentes, alors en classe de 6e, ont pu poursuivre leur scolarité par correspondance.

Aujourd'hui âgées de 21 et 22 ans, les jeunes filles avaient été exclues début 1999 du collège de Flers, dans l'Orne (Ouest de la France) après avoir refusé d'enlever leur foulard islamique en cours d'éducation physique, malgré les demandes répétées du professeur qui jugeait ce port incompatible avec la pratique sportive.

Les adolescentes avaient proposé de remplacer le foulard par un bonnet mais en février, constatant leur absence de participation active aux séances, le conseil de discipline du collège prononça leur exclusion définitive pour non-respect de l'obligation d'assiduité.

Le mois suivant, le recteur de l'académie de Caen confirma cette décision.

En octobre 1999, le tribunal administratif de Caen rejeta les demandes des parents qui réclamaient l'annulation de l'arrêté du recteur, considérant que les adolescentes s'étaient présentées aux cours dans une tenue qui ne permettaient pas leur participation.

Ce jugement avait été confirmé par la Cour administrative d'appel de Nantes pour qui les deux jeunes filles avaient dépassé les limites du droit d'exprimer et de manifester leurs croyances religieuses au sein du collège.

Un ultime recours devant le Conseil d'Etat avait également été rejeté.

26 novembre 2008

Le mystère du piano retrouvé au fond des bois

Harwich, Massachusetts, États-Unis - La police se heurte à un curieux mystère, ne parvenant pas à déterminer qui a abandonné un piano en parfait état au beau milieu des bois. Et pourquoi.

Le Steinway, qui se trouvait dans les bois de Bells Neck, était parfaitement accordé et en état de fonctionnement, accompagné d'une banquette assortie comme s'il avait récemment servi. Il a été découvert samedi dernier par une promeneuse marchant le long d'un sentier à l'intérieur d'une zone protégée de la forêt.

La police se demande comment un instrument de musique aussi lourd a pu être transporté dans un endroit aussi reculé. Il a en effet fallu plus d'une demi-douzaine d'officiers de police pour le charger dans un camion afin de le ramener à la civilisation.Une enquête a été ouverte.


La seule explication possible est qu'un OVNI piloté par un ET expérimenté à téléporté le piano en question directement dans la forêt. Il est bien impossible qu'un camion puisse entrer en forêt pour y déposer un piano à l'insu de tous. L'équivalent US du GEPAN est sur le coup. On peut donc espérer une réponse dans deux ou trois siècles, si le Pentagone ne s'oppose pas à sa diffusion, pour pouvoir bénéficier seul de la technologie de téléportation des ET.

Morts du sida en Afrique du Sud: la politique de santé en question

AFP

L'incapacité des autorités sud-africaines à fournir aux patients souffrant du virus VIH les médicaments adaptés a causé la mort de 365.000 personnes entre 2000 et 2005, selon une récente étude de l'université Harvard.
Selon des chercheurs de l'école de santé publique de Harvard (HSPH), le gouvernement sud-africain aurait pu empêcher ces décès s'il avait fourni des antirétroviraux aux patients ainsi que des médicaments pour les femmes enceintes, afin qu'elles ne transmettent pas le VIH à leurs enfants.

L'étude, publiée en ligne en octobre et reprise cette semaine par le Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes, conclut à la responsabilité directe dans ces centaines de milliers de décès du gouvernement du président Thabo Mbeki (1999-2008), fortement critiqué pour son refus d'appliquer des réponses scientifiques au virus du sida.

"Beaucoup de vies ont été perdues par suite de l'incapacité à accepter l'utilisation de (médicaments antirétroviraux) pour prévenir et traiter la survenue du VIH-sida en temps utile", selon ces chercheurs.

La ministre de la Santé de Thabo Mbeki, Manto Thsabalala-Msimang, a été largement discréditée pour avoir proposé de traiter le virus à l'aide de jus de citron, d'huile d'olive, d'ail et de betteraves.

L'Afrique du Sud est le pays comptant le plus grand nombre de séropositifs au monde, avec plus de 5,5 des 48 millions d'habitants porteurs du virus.

Les chercheurs de Harvard ont établi que le pays avait perdu un total de 3,8 millions d'années de vie par suite des décès de 330.000 adultes qui n'ont pas bénéficié des traitements adéquats et de 35.000 bébés nés avec le HIV et qui n'ont pas survécu.

Pour leur modélisation, ils ont comparé l'Afrique du Sud avec le Botswana et la Namibie voisins, qui souffrent également de l'épidémie mais ont mis en place une politique de traitement adaptée.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 33 millions de personnes sont infectées par le virus du VIH-sida à travers le monde, et environ 2 millions en sont mortes en 2007.


Sens Commun a dénoncé depuis des années les croyances stupides de la ministre de la santé d'Afrique du Sud, qui reprend plus ou moins les théories du soi-disant Dr Rath et de ses boutiques de vitamines, ainsi que la passivité de l'ex-président Mbeki. Le nouveau devra éponger les dégâts humains et économiques.

23 novembre 2008

Brain exercises are 'waste of time'

Paul Kelbie
The Observer

Professor says that nobody should be fooled by 'dangerous' myths about boosting creativity.

Brain exercises, such as those taught to thousands of schoolchildren or advertised on television to adults as a way to prevent dementia, are a waste of time and money, a neuroscientist has claimed.

An award-winning Scottish professor says measures such as breathing through the left nostril, drinking water to increase oxygen supply to the brain, drinking red wine to fend off dementia or listening to classical music to boost performance are little more than myths. Sergio Della Sala has done more than 20 years' research on the brain.

The Professor of Human Cognitive Neuroscience at the University of Edinburgh will next month attempt to expose many of the most common myths in a speech at the university's inaugural Christmas Lecture, when he will become the first recipient of the Tam Dalyell Prize for Excellence in Engaging the Public with Science.

'There are all kinds of myths that surround the brain. Some are passed on in good faith, some are funny and have been made up by pranksters, while others are designed with commercial reasons in mind - these are the most dangerous,' said Della Sala.

He is especially critical of exercises taught to children, which he claims have no bearing on how the brain works and won't improve students' performance.

'Despite how ridiculous many of these exercises are, this is no laughing matter,' argued Della Sala. 'Some of the exercises are so simplistic you wonder whether we have lost our capacity for critical thinking when it comes to education. One of the exercises involves asking kids to breathe through the left nostril so that the air goes up into the right hemisphere and stimulates the right side of the brain to make the kid more creative,' he said.

'A tiny problem in this thinking is that air goes down to the lungs rather than up to the brain. So I think it is safe to say that you can't stimulate the right side of your brain by breathing through your nostril. Besides the idea that the right side of the brain is the creative side is utter nonsense.'

While the brain does have two hemispheres that do different things, the professor said there was no scientific reason to believe that one side is more creative than the other.

He said another popular misconception that had become accepted as fact was that the drinking of water stimulates the brain by allowing it to absorb more oxygen.

'Luckily enough, water never goes up into the brain because if it did we would die,' said Della Sala. 'As for classical music making you cleverer, there is no evidence, and yet it has become a fact in the minds of people.' The professor says his aim is to encourage the public to hold up false statements to proper scrutiny.

'There are advertisements for games which claim they can make your brain perform like a younger person's or you can prevent dementia by gulping down gallons of red wine. Unfortunately these quick fixes just aren't true.

'Another typical myth is that we only use 10 per cent of our brains. Logically that means we can afford to lose the other 90 per cent, but if that was true people who suffer a stroke or head injury wouldn't have any problems. We send teachers on courses to find out how to teach preposterous exercises to children based on flim-flam evidence at a cost of thousands of pounds.

'A lot of these myths take a little bit of science to the extreme, so that the logic disappears. Sometimes this happens in good faith, sometimes it's for fun, and sometimes it's because people make money. Neuroscience has become a popular way for people to make wild irrational claims, and I'm looking to have a go back at these lies.'

22 novembre 2008

When it comes to a cold, you might as well try goat entrails

Ben Goldacre, Bad Science
The Guardian

I have a cold (and they're worse than you remember when you're well). Throughout the nation, homeopaths and self-declared nutrition therapists are celebrating. More importantly, I know that there is almost nothing I can do, except sit it out, and wait. Vitamin C will shave a few hours off it, at high doses, like 7g a day, which I can happily live without.

Although literally anything I try will appear, to me, to work: because unless I'm seroconverting with HIV (not that I'm prone to hypochondria) I will get better anyway. This is the natural history of the illness, and it's true with most things. When your back pain is at its worst and you visit your doctor - or your friendly local spoonbender - it's bound to get better, because these things come in cycles, or as statisticians say, they "regress to the mean". You can look at regression to the mean mathematically, if you like. On Bruce Forsyth's Play Your Cards Right, when Brucey puts a three on the board, the audience all shout: "Higher!" because they know the odds are that the next card is going to be higher than a three. "Do you want to go higher or lower than a jack? Higher?" "Lower!"

So I could take homeopathy. Or I could, equally stupidly, harass my GP for antibiotics, even though they are ineffective in treating a viral cold.

In one study, prescribing antibiotics rather than giving advice on self-management for sore throat resulted in an increased overall workload through repeat attendance. If a GP prescribed antibiotics for sore throat to 100 fewer patients each year, they calculated: 33 fewer would believe that antibiotics were effective, 25 fewer would intend to consult with the problem in the future, and 10 fewer would come back within the next year.

If you were an alternative therapist, or a drug salesman, you could turn those figures on their head and use them as a blueprint to drum up more trade: because we are all prone to see patterns where there is none, and more than that, to believing that our actions have results. This was demonstrated in a chilling experiment several decades ago. Subjects were recruited to play the role of a teacher trying to make a child arrive on time for school at 8.30am. They sat at a computer, on which it appeared that each day, for 15 consecutive days, a child would arrive at some time between 8.20 and 8.40.

Since this was a psychology experiment, the subjects were lied to: they did not know that the arrival times were entirely random, and predetermined before the experiment began.

Nevertheless, participants thoughtfully deployed punishments for lateness, and rewards for punctuality.

When they were asked at the end to rate their strategy, 70% concluded that reprimand was more effective than reward in producing punctuality from the child. It's a touching testament to their own beliefs about the world.

These people were convinced that their actions had an impact on the punctuality of the child, even though the arrival time was entirely random. The joy is, you have no way of knowing how many areas of your life this experiment might be relevant to. Now I'm going to dangle some goat entrails around my neck and get chanting.

17 novembre 2008

Vitamins do not reduce cancer risk, says study

James Randerson, science correspondent (The Guardian)

Taking vitamin A and E supplements does not lower your risk of cancer, according to the results of a large clinical trial involving nearly 15,000 men in the US.

Both vitamins are powerful antioxidants - substances that can tackle harmful byproducts of the body's metabolism which can cause DNA damage and hence trigger cancer. However, the study shows that taking the vitamins in supplement form has no effect at all on cancer.

"There have been a number of previous studies that have suggested that vitamin E and vitamin C might be important in the prevention of cancer," said Dr Howard Sesso, an epidemiologist at Brigham and Women's hospital in Boston, Massachusetts. These were mostly small lab studies or research on animals. But a 1998 study of men in Finland suggested that vitamin E supplements reduced prostate cancer cases by 32% and deaths by 41%.

"The lack of an effect that we observe for vitamin E or C on cancer does convince us that these particular doses that we tested really have no role for recommendation for cancer prevention," said Sesso.

His team recruited 14,641 male doctors and assigned them to four groups which took a different combination of the supplements or their placebos. The team looked at the number of deaths from cancer and found no statistical differences.

Sesso reported the results of the Physicians Health Study II trial at the American Association for Cancer Research's meeting in Prince George's county, Maryland.

Ed Yong, health information manager at Cancer Research UK, said there was growing evidence vitamin supplements did not prevent the risk of cancer. He said having a healthy diet was more important.


Voilà qui déplaira aux adeptes des théories de Linus Pauling, qui prétendait que des mégadoses de vitamine C permettait de lutter contre le cancer. Ces théories ont influencées des générations de parents éblouis par l'autorité du Prix Nobel de Chimie dans un domaine où il n'avait pas d'expertise. Il n'existe plus grand monde pour soutenir ces théories aujourd'hui, sauf les adeptes de la pseudo-médecine "orthomoléculaire", tels Matthias Rath et son lucratif business de cocktails vitaminés pour malades du tiers-monde.

12 novembre 2008

Le visage de Barack Obama sur un toast vendu sur eBay

New Jersey, Etats-Unis - Après la Vierge Marie et Jésus, c'est le visage de Barack Obama qui serait apparu sur une tranche de pain grillé. Son propriétaire ne l'a pas mangée et s'est empressé de la mettre en vente sur eBay.

Le vendeur a accompagné les photos du texte suivant : "Barack Obama est miraculeusement apparu sur une tranche de pain que je préparais pour mon petit déjeuner. C'est un objet exceptionnel pour célébrer la victoire du nouveau président des Etats-Unis."

Il a tenu à préciser que "cet objet est une tranche de Wonder Bread qui a été grillée. Rien n'a été ajouté au pain - ni beurre ni huile."

Le "Hope Toast" (le "toast de l'espoir" comme l'a surnommé le vendeur) connaît un certain succès parmi les fans du président américain : 17 enchérisseurs sont parvenus à en faire multiplier le prix par dix, passant de 20 à 200 dollars.

Et il n'a sans doute pas fini de grimper : les enchères seront closes demain un peu avant 16h30.


A quand les toasters spécialisés pour reproduire l'image de Bouddha, de Jésus, des sourates du Coran, etc., pour les croyants appropriés ? Pour beaucoup moins cher que sur eBay !.

11 novembre 2008

Les prétendus poils de yéti rapportés d'Inde appartiennent en fait à une chèvre

États-Unis - Il y a quelques mois, un journaliste de la BBC rapportait d'Inde deux poils censés appartenir au yéti. Après leur analyse ADN, les scientifiques américains ont aujourd'hui écarté la thèse selon laquelle ces poils appartiendraient à "l'abominable homme des neiges".

Les prétendus poils de yéti rapportés d'Inde appartiennent en fait à une chèvre. Naemorhedus goral ou plus communément, goral de l'Himalaya, tel est le nom de l'espèce à laquelle appartiennent les deux poils mystérieux.

Après une première analyse effectuée par les scientifiques du museum d'histoire naturelle d'Oxford, qui avait conclu que ces phanères n'appartenaient à aucun primate connu, les deux échantillons avaient été expédiés aux États-Unis pour y subir une analyse ADN.

Les résultats de ces tests sont désormais connus et écartent encore une fois la thèse du yéti. Les scientifiques se "consolent" car le goral de l'Himalaya, un proche parent de la chèvre et du chamois, est peu connu et ces tests ont permis de cerner avec plus de précision son aire de répartition.


Illustration pour les découvreurs de Yéti du fait qu'il vaut mieux parfois la fermer et passer pour un idiot que l'ouvrir et ne laisser aucun doute sur le sujet.