20 décembre 2006

Virtual Mind Games Revive Controversial Experiment

By Charles Q. Choi
Special to LiveScience

Infamous experiments almost 50 years ago discovered that ordinary people—under orders from an authority figure—would deliver apparently lethal electrical shocks to complete strangers.

The disturbing findings both shed light on the limits of human behavior and the mind but also ignited an ethical controversy that has made it impossible nowadays to further explore this area directly.

Now scientists are conducting these experiments against computer-generated virtual people, where no real people appear to get hurt. The hope is to better understand why people commit horrific acts against their fellows, such as torture or genocide, while potentially overcoming the ethical concerns against the original experiments.

These new findings build off the pioneering work of psychologist Stanley Milgram at Yale University who began his controversial experiments in 1961, months after the trial of Nazi war criminal Adolf Eichmann began.

Eichmann, responsible for the mass deportations of Jews, gypsies and others purged during the Nazi reign furthered his notoriety by insisting he was only "following orders” when confronted with his crimes.

The Milgram experiment discovered that ordinary people could easily be persuaded to give what they believed to be lethal electrical shocks to randomly chosen strangers, even if it conflicted with their own consciences, if instructed to do so by a perceived authority figure. The stranger was at no time actually hurt.

"The line of research opened up by Milgram was of tremendous importance in the understanding of human behavior," said virtual reality researcher Mel Slater at University College London. However, it triggered a firestorm over the ethics of placing volunteers in deceptive and highly disturbing situations.

Slater and his colleagues have repeated the Milgram experiment with virtual people. Volunteers gave a series of memory tests to a virtual woman. They read out five words at a time, the first of which was a cue word, while one of the other four was a word linked with the cue. The virtual woman was supposed to have memorized the word associations beforehand.

When the virtual woman gave an incorrect answer, the participants were told to give a virtual 'electric shock' that buzzed to her, increasing the voltage each time she gave an incorrect answer. The experiment told volunteers 20 times to give shocks.

Of the 34 volunteers in the experiment, 11 communicated with the virtual woman who never protested only through a text interface. The other 23 saw and heard a life-sized, computer-generated woman via a virtual reality system. Over time, she responded with increasing discomfort and protests, eventually demanding the experiment stop. Near the end, her head would slump forward and she became unresponsive.

All the volunteers who communicated with the virtual woman solely through text messages gave all 20 shocks. However, when volunteers could see and hear the virtual woman, while 17 gave all 20 shocks and three gave 19 shocks, 18, 16 and 9 shocks were given by one person each.

When volunteers were asked whether they had considered aborting the experiment, nearly half of those who could see and hear the virtual woman indicated they had because of their troubled feelings about what was happening. In addition, their heart rates indicated that participants reacted as though the situation was real.

"The results demonstrate that even though all experimental participants knew that the situation was unreal, they nevertheless tended to respond as if it were," Slater said.

"This opens the door to the systematic use of virtual environments for laboratory style study of situations that are otherwise impossible whether for practical or ethical reasons -- for example, violence associated with football, racial attacks, gang attacks on individuals, and so on," Slater said. "Why do some people participate in such activities even though it is against their nature? The original Milgram experiment helps to explain this, and the exploitation of virtual environments may help to further research into these difficult and pressing questions."


L'expérience de Stanley Milgram, par qui le scandale est arrivé, baptisée "soumission à l'autorité" a fait l'objet d'une référence dans le film "I... comme Icare", avec Yves Montand. Les recherches psychologiques dans ce domaine sont une nécessité, si l'on veut un jour comprendre et prévenir ces comportements indésirables.

Sony pris en flagrant délit de blog bidon

Par Isabelle Boucq, 01net.

Le blog s'appelait « alliwantforxmasisapsp » (soit « tout ce que je veux pour Noël c’est une PSP ») et était rédigé par un certain « Charlie », un artiste de hip-hop amateur, et son cousin « Pete ». Son but : parler de la console portable de Sony. C'est un miniscandale qui l'a mis sur le devant de la scène. En effet, il s'est avéré que ce blog était bidon, car alimenté par une agence de communication payée par Sony.

Selon la newsletterJust an Online Minute, la manipulation a été mise au grand jour, car l’agence Zipatoni avait fait la grossière erreur d’enregistrer le nom de domaine du blog, lancé fin novembre, sous ses propres coordonnées. Il semble que le fabricant de la PSP ait voulu doper les ventes de sa console à l’approche de Noël en demandant à cette agence de marketing viral d’alimenter ce blog au nom suggestif.

La blogosphère ne s’est pas laissée longtemps abuser par ce blog dont le ton artificiellement branché a mis la puce à l’oreille de véritables bloggeurs. Forcé de confesser que le blog était bidon, le fabricant japonais a tenté une pirouette. « Sony Computer Entertainment America a développé le blog comme un site humoristique… Nous avons maintenant ajouté une clarification à l’attention des visiteurs », a annoncé la société dans un communiqué avant de faire disparaître le contenu de alliwantforxmasisapsp, devenu un blog fantôme.

Malgré ce mea culpa, la blogosphère est furieuse contre Sony. Plusieurs internautes l'ont fait savoir en postant sur YouTube une parodie et un montage vidéo qui se termine par ces mots : « Désolé, Sony. Nous ne sommes pas stupides à ce point-là. »

Multiplication des blogs à des fins publicitaires

L'idée d'alimenter un vrai faux blog n'est pas nouvelle, et Sony n’est pas le premier à se faire prendre la main dans le sac. Le phénomène a même déjà un nom : les « flogs », contraction de « fake »(faux) et de blogs. Au printemps dernier, la chaîne de magasins Wal-Mart avait ainsi lancé un carnet de bord Web racontant les aventures d’un couple américain qui traversait les Etats-Unis en camping-car et s’installait tous les soirs gratuitement sur des parkings de Wal-Mart.

En octobre, il fut révélé que le voyage avait été sponsorisé par une association montée par l’agence de relations publiques Edelman pour le compte du distributeur. Une façon déguisée de créer un « buzz » positif sur son client, souvent critiqué pour sa position hégémonique et ses pratiques sociales. La blogosphère avait été alors choquée qu’Edelman, une agence se vantant de comprendre les nouveaux « médias sociaux » et dont plusieurs dirigeants tiennent eux-mêmes des blogs, ait pu commettre une telle erreur d’appréciation. En 2005 déjà, McDonald’s avait été fustigé pour avoir créé un faux blog lié à une série de publicités télévisées dans le cadre du Super Bowl, le match le plus important de la saison de football américain.


L'utilisation de l'internet pour répandre des rumeurs de complot ou dans des buts mercantiles s'est ici heurté au scepticisme d'une communauté qui en a vu d'autres. La maladresse des prestataires de Sony leur a facilité le travail.

19 décembre 2006

La commission parlementaire sur les sectes présente son 3e rapport

PARIS (AFP) - La commission parlementaire d'enquête sur les sectes présente ce mardi son troisième rapport, intitulé "L'enfance volée. Les mineurs victimes des sectes", qui comporte 50 propositions visant à mieux protéger les enfants.

Plusieurs de ces mesures concernent vraisemblablement les conditions de scolarisation et le contrôle médical, ces sujets ayant été abondamment abordés au fil des 65 auditions qui ont rythmé le travail de la Commission mise en place le 28 juin 2006.

Présidée par Georges Fenech (UMP, Rhône), la commission a entendu des représentants de l'enseignement, des juristes, des spécialistes du phénomène sectaire, des défenseurs des victimes, le directeur du bureau central de Cultes du ministère de l'Intérieur, un pédopsychiatre et d'anciens adeptes.

La dernière audition a ainsi été consacrée à un couple d'anciens de la communauté biblique de Tabitha's place. Ils ont insisté à plusieurs reprises sur le fait que les enfants de cette communauté seraient beaucoup moins coupés du monde s'ils allaient à l'école à l'extérieur.

La question du suivi médical et de la transfusion sanguine a également été longuement étudiée par la Commission. Les témoins de Jéhovah, hostiles à la transfusion, s'en sont émus et ont écrit aux membres de la Commission pour rappeler qu'ils respectaient les lois de la République et que leurs enfants allaient à l'école publique, invoquant aussi la liberté de culte. Ils estiment devoir se trouver hors du champ d'investigation de la "commission d'enquête relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs". Les Témoins de Jéhovah avaient été considérés comme une secte dans un précédent rapport parlementaire en 1995.

D'autres associations ont exprimé leurs réserves sur les travaux de la Commission avant même qu'ils ne soient publiés, notamment l'Eglise de Scientologie, qui réfute toute référence au mouvement sectaire, et la Coordination des associations de particuliers pour la liberté de conscience (Caplc), qui conteste les statistiques qu'auraient utilisées les parlementaires.

Ce rapport parlementaire sera le troisième du genre : celui de 1995 était consacré au phénomène sectaire et celui de 1999 à l'argent des sectes.

La commission d'enquête compte 30 membres. Martine David (PS, Rhône) et Alain Gest (UMP, Somme) en sont les vice-présidents, Jean-Pierre Brard (app-PCF, Seine-Saint-Denis) et Rudy Salles (UDF, Alpes-Maritimes) les secrétaires, et Philippe Vuilque (socialiste, Ardennes) le rapporteur.


On remarquera les tentatives habituelles des mouvements sectaires de se réclamer de la liberté de conscience pour pouvoir continuer leur oeuvre de lavage de cerveau sur leurs adeptes les plus faibles, les enfants. Il y a quelques mois, des parents kinésiologues étaient condamnés pour avoir laissé mourir leur enfant par dénutrition. Faut-il que la "liberté de conscience" puisse aller jusqu'à coûter la vie d'une personne mineure et sans aucune défense ?

18 décembre 2006

Black Cohosh a Bust for Hot Flashes

Study Shows Herbal Supplement Doesn't Reduce Menopause Symptoms
By Salynn Boyles, WebMD Medical News
Reviewed By Louise Chang, MD

Dec. 18, 2006 -- Millions of women have taken black cohosh to reduce hot flasheshot flashes and other menopausemenopause-related symptoms, but the most rigorous study of the herbal supplement ever conducted shows no evidence that it works.

The federally funded trial was designed to compare black cohosh to other herbal supplements, traditional hormone therapy, and placebo treatment for menopausal symptoms.

Hormone therapy was the only treatment that clearly reduced hot flashes, night sweats, and other related symptoms.

The study appears in the Dec. 19 issue of the journal Annals of Internal Medicine.

"Our finding that black cohosh did not work will be disappointing news to many women," researcher Katherine M. Newton, PhD, tells WebMD. "It would be nice to find a clearly effective alternative to hormone therapy."

Looking for Alternatives

Most women experience hot flashes and related symptoms around the time of menopause, which typically occurs between ages 45 and 55.

Hormone therapy involving estrogen or estrogen plus progestin is very effective for reducing hot flashes, but concerns about safety have caused millions of women to abandon the treatment.

Those concerns appeared to be bolstered late last week with the news of a dramatic drop in breast cancers among American women.

Although the reason for the drop is not yet clear, many experts speculate that it is related to the decline in hormone use following the 2002 publication of the Women's Health Initiative study, which found an increase in both breast cancers and heart problems among users.

Many symptomatic women turned to black cohosh and other herbal supplements when they stopped taking hormones, but few well-designed clinical trials have been done evaluating the effectiveness of these products.

15 décembre 2006

L’Eglise de Scientologie : secte ou religion-business

L’Eglise de scientologie, en vedette à l’occasion du mariage de l’acteur Tom Cruise prévu samedi en Italie, est considérée comme une secte dans plusieurs pays européens où elle a connu des condamnations judiciaires.Dans d’autres pays, comme les Etats-Unis où elle a été fondée en 1954 par l’auteur de science-fiction Lafayette Ron Hubbard (1911-1986) et qui abrite son siège international, elle a obtenu les avantages fiscaux réservés aux cultes. Ailleurs, elle a souvent un simple statut d’entreprise commerciale.La Scientologie affirme vouloir oeuvrer à l’émergence d’une "civilisation sans folie, sans criminalité et sans guerre". Elle entend s’attaquer à la psychiatrie et ses adeptes rejettent toute drogue.

L’organisation affiche plusieurs millions de participants à ses stages dans le monde. En France, elle compte 45.000 personnes dans ses fichiers mais 10% seulement "suivent les cours régulièrement", selon sa porte-parole."Si un homme veut vraiment se faire un million de dollars, la meilleure manière serait de lancer sa propre religion", selon une citation attribuée à L. Ron Hubbard par le site anti-Scientologie xenu.net, qui tire son nom de Xenu, personnage de la doctrine scientologue.La Scientologie aime recruter dans les cercles influents et mettre en avant des adeptes renommés, comme Tom Cruise, John Travolta ou Chick Corea.

Il faut verser de fortes sommes d’argent pour suivre les cours et gravir les échelons hiérarchiques. Les scientologues utilisent la "dianétique", une méthode pour devenir "Clair" après s’être "purifié" des éléments négatifs de son mental grâce à un "électromètre", un appareil électrique rudimentaire.Aux Etats-Unis, la Scientologie a obtenu en 1993, après un long bras de fer avec le fisc, l’exonération réservée aux mouvements religieux. Elle se veut championne de la liberté religieuse et ses doléances, visant notamment la politique anti-sectes de Paris, alimentent le rapport annuel du département d’Etat.

En France, L. Ron Hubbard a été condamné par défaut en 1978 à quatre ans de prison et une amende pour escroquerie. L’antenne parisienne a été condamnée en 2002 pour violation de la loi informatique et libertés. Un procès emblématique s’est tenu en 1996 à Lyon, avec des condamnations pour homicide involontaire et escroquerie après le suicide d’un adepte.

En Belgique, où la Scientologie est aussi considérée comme une secte, un procès est attendu après plus de neuf années d’instruction.Très procédurière, l’organisation n’hésite pas à saisir la justice chaque fois qu’elle s’estime diffamée. Elle a bataillé des années durant pour finalement obtenir l’accès à des documents des Renseignements généraux français : "il n’y avait rien dans les dossiers", assure sa porte-parole.Selon ses détracteurs, la Scientologie préconise la "propagande noire" pour destabiliser ceux qui menacent de révéler ses agissements. Des magistrats, avocats, parlementaires ou journalistes qui se sont intéressés à son fonctionnement ont fait état de pressions voire d’exactions.

La Scientologie anime une nébuleuse d’associations — écoles de musique, de dessin, organisations à but humanitaire — comme en France la Commission des citoyens pour les droits de l’Homme, la Coordination des associations et particuliers pour la liberté de conscience (Cap-LC) ou Narconon (contre la drogue). L’organisation, qui a un centre européen à Copenhague, a ouvert en 2003 un bureau à Bruxelles où elle vient d’acheter d’autres locaux. En octobre, elle a ouvert un nouveau centre à Londres.


La scientologie, comme d'autres organisations de type sectaire, n'hésite pas à appeler ses adeptes à harceler les opposants par des méthodes douteuses, voire carrément illégales.

14 décembre 2006

La Flandre a proclamé son indépendance!

Par Amélie BOTTOLLIER-DEPOIS

BRUXELLES (AFP) - "La Flandre a proclamé son indépendance!", "le roi a quitté le pays!", "la Belgique n'existe plus!": la chaîne publique de télévision belge RTBF a interrompu mercredi ses programmes pour un exercice de politique fiction qui a fait exploser son standard téléphonique et scandalisé les dirigeants belges.

"Ceci n'est peut-être pas une fiction"... Ce message de quelques secondes --à la façon du célèbre tableau du surréaliste belge René Magritte "Ceci n'est pas une pipe"-- a précédé à 20H15 (19H15 GMT) le générique d'une édition spéciale du journal télévisé annonçant la sécession de la Flandre... Pas si surréaliste dans un pays où la partition entre Wallons et Flamands est désormais ouvertement évoqué.

Dès le début de l'émission qui voulait lancer un débat public sur la question, les réactions outrées de la classe politique ont commencé à pleuvoir.

"Dans le contexte actuel, il est irresponsable pour une chaîne publique de télévision de diffuser une telle émission dans laquelle on annonce la fin de la Belgique comme une réalité présentée par de vrais journalistes", a dénoncé le porte-parole du Premier ministre Guy Verhofstadt à l'agence Belga.

"C'est du très mauvais Orson Welles. C'est de mauvais goût", a-t-il encore ajouté.

En 1938, l'adaptation à la radio par Orson Welles du roman "la Guerre des mondes" de H.G. Wells avait provoqué la panique aux Etats-Unis, des dizaines de milliers d'Américains ayant vraiment cru à une invasion par les Martiens.

Diffusée mercredi à une heure de grande écoute, cette "Guerre des mondes" revisitée a semble-t-il elle aussi provoqué la stupeur, l'inquiétude, voire la panique de nombreux téléspectateurs.

Beaucoup ont visiblement été convaincus par les plateaux en direct, les reportages à chaud sur les trams bloqués à la nouvelle "frontière" et les réactions de véritables personnalités politiques belges se réjouissant ou dénonçant la proclamation unilatérale de cette indépendance par le parlement flamand.

Après la fin de cette politique fiction, la chaîne a enchaîné avec un débat et appelé les téléspectateurs à dire par SMS s'ils avaient cru au canular.

Selon le premier résultat annoncé, 5% n'y ont pas cru du tout, 89% y ont cru au début et 6% y ont cru jusqu'au bout, malgré l'affichage au bout d'environ 30 minutes d'une mention "ceci est une fiction" à la demande, a annoncé son cabinet, de la ministre de l'Audiovisuel de la Communauté francophone Fadila Laanan.

"Je trouve douteux l'utilisation d'un tel procédé qui a plongé les citoyens dans une crainte incroyable", a déclaré la ministre de tutelle de la RTBF, indiquant avoir reçu en début de soirée de nombreux appels et SMS "paniqués".

Le numéro d'appel donné par la RTBF dès le début de l'édition spéciale a été vite saturé, recevant plus de 2.600 appels pendant les près de deux heures de fiction. Le site internet de la chaîne était également inaccessible.

Même certains ambassadeurs à Bruxelles se sont laissés prendre au piège et ont envoyé des messages à leurs capitales, selon la présidente du sénat belge Anne-Marie Lizin.

"Nous nous excusons pour l'émotion de chacun", a déclaré en direct sur la chaîne l'administrateur général de la RTBF, Jean-Paul Philippot, précisant que l'événement avait demandé deux ans de travail.

Mais "cette émotion renvoie à un débat qui doit être au coeur de la cité et non pas dans les cercles d'intellectuels", s'est-il justifié.


Voilà qui rappelle la fameuse émission radio d'Orson Welles d'après la "Guerre des Mondes" d'Herbert G. Wells. Déjà à l'époque, l'émission avait presque provoqué une panique. Ces exercices de style ont un intérêt pour montrer la facilité avec laquelle 90% d'une population peut être dupée, tout spécialement en utilisant des moyens modernes d'information.

13 décembre 2006

Santé : une année de Wifi contre 20 minutes de mobile ?

par Vincent Hermann

Le London Times plonge dans la polémique murmurée que constitue l’impact sur la santé par le Wifi. Il y a longtemps que l’effet des ondes en tous genres sur le corps humain est étudié. Le cas du téléphone mobile est simplement le porte-parole d’un plus vaste échantillon d’inquiétudes liées à toutes ces choses invisibles qui nous traversent.

Le docteur Michael Clark de la Health Protection Agency indique que des études ont été réalisées sur les effets des ondes émises par les appareils Wifi. Des mesures ont été prises dans des écoles anglaises, où le taux de radiation ambiant était en fait vingt millions de fois moins élevé que la norme en vigueur. Par comparaison, le docteur Clark explique qu’un enfant utilisant un téléphone portable se situe déjà à la moitié de la norme.

La conclusion de l’étude faite par la Health Protection Agency est qu’une année entière passée à côté d’une borne Wifi revient à passer environ vingt minutes sur un téléphone portable. Côté santé, il y a de quoi pousser un soupir de soulagement devant le faible niveau de radiation produit par les appareils sans-fil. Le docteur Clark indique ainsi que si l’on devait supprimer le Wifi des écoles, il faudrait également enlever les télévisions, qui ont un niveau de radiation comparable (pour les tubes cathodiques).

Il y a bien entendu des dissonances dans l’histoire. Ainsi, Alasdair Philips, directeur de PowerWatch, qui vend des équipements de détection et de blocage des ondes, indique que les normes en vigueur au Royaume-Uni ne sont pas nécessairement à prendre au pied de la lettre. Elles servent principalement à définir un niveau de radiation électromagnétique acceptable, mais de manière ponctuelle. A contrario, elles ne prennent pas en compte la durée d’exposition.

Il faudra donc d’autres études basées sur l’influence à long terme de ces radiations. D’autant que toutes les personnes ne sont pas égales au regard de la sensibilité à ces ondes.

La prière musulmane bénéfique pour la santé

KUALA LUMPUR (AFP) - La position adoptée par les musulmans au cours de la prière est bénéfique pour la santé, indique une étude publiée mercredi en Malaisie.
La prière islamique, ou salât, est un bon exercice pour le coeur et la colonne vertébrale, et augmente les capacités de mémoire et de concentration, assure l'enquête, effectuée par la faculté biomédicale de l'Université Malaya.

La salât, qui doit être effectuée cinq fois par jour, commence par la position debout, suivie d'une inclinaison, puis d'une position accroupie. Le croyant touche par la suite le sol avec sa tête, puis répète les gestes, donnant à l'ensemble les vertus d'un exercice physique.


Cela rappelle les affirmations sur les bienfaits du vin rouge alors que l'étude portait sur le resveratrol. Ici, les bienfaits d'un l'exercice physique, même faible, sont confondus avec un soi-disant bienfait de la prière.

12 décembre 2006

Les buveurs de lait ne sont pas tous les mêmes

Si plus de 90% des Danois ou des Suédois peuvent apprécier pleinement un grand verre de lait, la moitié des Espagnols et la quasi totalité des Chinois risquent de l’avoir sur l’estomac. La capacité à digérer le lactose du lait ne persiste pas de la même façon chez tous les adultes. Une nouvelle étude menée en Afrique montre que cette évolution s’est produite à plusieurs reprises et de différentes manières au sein de la population humaine, en fonction du mode de vie.

La digestion du lactose repose sur l’action d’une enzyme, la lactate-deshydrogénase (LDH), qui le dégrade en d’autres sucres qui passent plus facilement dans le sang. Si les bébés sont capables de digérer le lait maternel, une fois sevrés les enfants perdent cette habitude et l’activité de la LDH décroît. Dans les populations d’éleveurs de bétail qui consommaient du lait, cette activité enzymatique a persisté jusqu’à l’âge adulte. En 2002 des chercheurs ont identifié une mutation génétique associée à cette tolérance persistante au lactose. Très répandue en Europe du Nord, elle diminue lorsqu’on va vers le sud de l’Europe, (50% en France ou en Espagne), le Moyen-Orient et surtout l’Asie.

La généticienne Sarah Tishkoff a étudié cette persistance de la tolérance au lactose chez plusieurs groupes ethniques d’Afrique de l’Est, où le pastoralisme a commencé il y a environ 7.000 ans. Les résultats génétiques coïncident avec les preuves archéologiques. Tishkoff et ses collègues ont trouvé trois mutations qui maintiennent l’activité de la LDH à l’âge adulte. Ces mutations sont apparues chez des populations de Tanzanie et du Kenya il y a entre 2.700 et 6.800 ans. On considère que les populations pastorales sont arrivées dans ces régions il y a 4.500 à 3.300 ans.

La capacité à digérer le lait à l’âge adulte représentait un avantage suffisamment fort pour opérer une forte sélection naturelle, soulignent les chercheurs. La mutation s’est en effet très vite répandue de génération en génération. Autre fait marquant : l’organisme humain a développé plusieurs tactiques face à cette pression de sélection. En effet les mutations identifiées se situent toutes sur la partie du génome qui contrôle l’activation du gène de la LDH mais elles sont différentes.

Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Genetics du 10 décembre.

Cécile Dumas


Pour mettre un peu de rationnalité dans les délires paranoïaques des théoriciens du complot de l'inddustrie laitière.

11 décembre 2006

Des scientifiques ouzbeks disent avoir inventé un élixir de vie

L'Académie des sciences d'Ouzbékistan a défendu lundi l'invention de scientifiques ouzbeks d'un médicament à base de sang de tortue pouvant prolonger la vie humaine jusqu'à 100 ans et au-delà, moquée par des médias indépendants.

La préparation médicale, baptisée Tortezin par ses inventeurs, et ironiquement «élixir de vie» par le site Internet indépendant Uzmetronom, protègerait aussi de la radioactivité, selon les scientifiques ouzbeks.

L'Académie des sciences a pourfendu le «mépris de certains médias diffamant» ces recherches «en le présentant comme n'ayant aucune valeur scientifique», dans un courrier cité par l'agence pro-gouvernementale en ligne press-uz.info.

La lettre assure que la résistance à la radioactivité des tortues d'Asie centrale est prouvée depuis les années 1970.

«Nous considérons (...) que la Tortezin est un travail scientifique prometteur, mais son efficacité ne peut être prouvée qu'après des essais cliniques», concède, malgré tout, le courrier de l'Académie.

Les scientifiques ouzbeks, optimistes, ont d'ores et déjà breveté une technologie pour prélever le sang des tortues sans risque pour l'animal.


La défense de l'Académie paraît curieuse, lorsqu'elle concède que les essais cliniques n'ont pas été faits. Il faut éviter de faire des déclarations fracassantes avant d'avoir en main les éléments de preuve susceptible d'emporter la conviction.

10 décembre 2006

Trente-six mille couples se marient à New Delhi grâce aux astres

NEW DELHI (Reuters) - Grâce à un alignement parfait de planètes augurant d'un mariage heureux, plus de 36.000 couples vont se dire "oui" ce dimanche à New Delhi.

Les Indiens, peuple très superstitieux, se basent généralement sur l'astrologie Védique, qui remonte aux anciens textes hindouistes, pour fixer la date de décisions importantes dans leur vie comme le mariage ou l'achat d'une maison ou d'une voiture.

Les jours les plus propices sont ainsi déterminés par les "pandits" (religieux) au terme de calculs très élaborés.

"Jusqu'au 8 décembre, la position du soleil n'était pas propice pour se marier", explique ainsi un astrologue réputé, le dr Prem Kumar Sharma.

"Mais aujourd'hui tombe un dimanche, symbole da la bienveillance du Soleil personnifié, et Jupiter et Venus sont dans un alignement parfait".

La police, qui craint des embouteillages monstres à l'occasion de ces noces en série, a promis de tout faire pour rendre la circulation aussi fluide que possible dans la capitale indienne, qui compte 14 millions d'habitants.


Les Indiens sont aussi de grands consommateurs de produits homéopathiques. 1,2 milliards d'Indiens ne peuvent se tromper.

08 décembre 2006

Renowned cancer scientist was paid by chemical firm for 20 years

Sarah Boseley, health editor
The Guardian

A world-famous British scientist failed to disclose that he held a paid consultancy with a chemical company for more than 20 years while investigating cancer risks in the industry, the Guardian can reveal.

Sir Richard Doll, the celebrated epidemiologist who established that smoking causes lung cancer, was receiving a consultancy fee of $1,500 a day in the mid-1980s from Monsanto, then a major chemical company and now better known for its GM crops business.

While he was being paid by Monsanto, Sir Richard wrote to a royal Australian commission investigating the potential cancer-causing properties of Agent Orange, made by Monsanto and used by the US in the Vietnam war. Sir Richard said there was no evidence that the chemical caused cancer.

Documents seen by the Guardian reveal that Sir Richard was also paid a £15,000 fee by the Chemical Manufacturers Association and two other major companies, Dow Chemicals and ICI, for a review that largely cleared vinyl chloride, used in plastics, of any link with cancers apart from liver cancer - a conclusion with which the World Health Organisation disagrees. Sir Richard's review was used by the manufacturers' trade association to defend the chemical for more than a decade.

The revelations will dismay scientists and other admirers of Sir Richard's pioneering work and fuel a rift between the majority who support his view that the evidence shows cancer is a product of modern lifestyles and those environmentalists who argue that chemicals and pollution must be to blame for soaring cancer rates.

Yesterday Sir Richard Peto, the Oxford-based epidemiologist who worked closely with him, said the allegations came from those who wanted to damage Sir Richard's reputation for their own reasons. Sir Richard had always been open about his links with industry and gave all his fees to Green College, Oxford, the postgraduate institution he founded, he said.

Professor John Toy, medical director of Cancer Research UK, which funded much of Sir Richard's work, said times had changed and the accusations must be put into context. "Richard Doll's lifelong service to public health has saved millions of lives. His pioneering work demonstrated the link between smoking and lung cancer and paved the way towards current efforts to reduce tobacco's death toll," he said. "In the days he was publishing it was not automatic for potential conflicts of interest to be declared in scientific papers."

But a Swedish professor who believes that some of Sir Richard's work has led to the underestimation of the role of chemicals in causing cancers said that transparency was all-important. "It's OK for any scientist to be a consultant to anybody, but then this should be reported in the papers that you publish," said Lennart Hardell of University Hospital, Orebro.

Sir Richard died last year. Among his papers in the Wellcome Foundation library archive is a contract he signed with Monsanto. Dated April 29 1986, it extends for a year the consulting agreement that began on May 10 1979 and offers improved terms. "During the one-year period of this extension your consulting fee shall be $1,500 per day," it says.

Monsanto said yesterday it did not know how much work Sir Richard did for the company, but said he was an expert witness for Solutia, a chemical business spun off from Monsanto, as recently as 2000.


Un exemple typique de conflit d'intérêt tel qu'on aimerait en voir moins souvent. Ce type de conflit réduisant à néant la crédibilité des résultats des études scientifiques, il serait judicieux de faire une vérification en profondeur avant de confier des missions de recherche sur la santé publique à des scientifiques, si réputés qu'ils soient.

06 décembre 2006

Les téléphones cellulaires ne causent pas le cancer

Associated Press (AP)
Lauran Neergaard

Une gigantesque étude scientifique danoise semble démontrer que les téléphones cellulaires ne causent pas le cancer.

Les chercheurs ont étudié 420 000 Danois utilisateurs de téléphones cellulaires, y compris 52 000 qui les utilisaient depuis plus de 10 ans et certains autres depuis plus de 20 ans.

Ils ont comparé les comptes de téléphone au réputé Registre danois sur le cancer, qui enregistre toutes les incidences de cette maladie au pays. Les scientifiques ont déclaré mardi que les utilisateurs de téléphones cellulaires ne présentent pas un risque plus élevé que les autres de souffrir de différents types de cancer.

L'étude, dont les résultats sont publiés dans le journal du National Cancer Institute, est la plus importante à ce jour à conclure que les téléphones cellulaires sont sans danger.

Mais même l'auteur principal de cette étude ne croit pas que le débat est maintenant clos.

«Il n'y a aucune raison biologique d'être préoccupé par les ondes radio, a dit John Boice, un professeur de l'université Vanderbilt qui est aussi le directeur scientifique du International Epidemiology Institute de Rockville, au Maryland. Mais les gens sont quand même inquiets.»

M. Boice et ses collègues de l'Institut danois du cancer, à Copenhague, entendent continuer à étudier les utilisateurs danois jusqu'à ce que certains aient utilisé leurs téléphones pendant 30 ans.

La cohorte danoise est «probablement l'étude la plus solide à date en raison de la qualité de ses données», a déclaré Joshua Muscat, du Pennsylvania State University, qui s'est lui aussi penché sur le lien entre les téléphones cellulaires et le cancer. «Les preuves s'accumulent et les gens se rassurent, mais une preuve sans équivoque se fait encore attendre.»

L'énergie des téléphones cellulaires peut pénétrer l'extérieur du cerveau, provoquant des préoccupations au sujet des cancers de la tête et du cou, des tumeurs cérébrales et de la leucémie. La majorité des études n'ont décelé aucun risque, mais d'autres ont soulevé des interrogations. Et si les responsables américains insistent pour dire qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter, ils refusent aussi de déclarer que les téléphones cellulaires sont absolument sécuritaires, en attente de données à long terme sur des cancers à croissance lente.

Des 420 000 utilisateurs danois étudiés jusqu'en 2002, 14 249 ont souffert d'un cancer - soit moins que les 15 001 prédits en vertu de l'incidence nationale. L'étude n'a pas non plus décelé de risque accru pour des cancers particuliers.


Les points forts de cette étude sont la taille de l'échantillon étudié et l'absence de biais du fait de l'utilisation des données téléphoniques des utilisateurs.

05 décembre 2006

Des adeptes de la secte Tabitha's Place racontent six ans reclus

PARIS (Reuters) - Deux anciens adeptes de la communauté biblique Tabitha's Place ont exposé mardi à l'Assemblée nationale leurs six années passées reclus dans un château des Pyrénées-Atlantiques, avec leurs enfants, éduqués en dehors du système scolaire et non suivis médicalement.

Devant la commission d'enquête parlementaire sur les sectes, le couple, Michel et Anne-Marie, a raconté les longues journées de travail au rythme des saisons, les repas frugaux, l'absence de médicaments, la surveillance constante et le "compte en banque qui se vide au fur et à mesure".

"Ils disaient que c'était la foi qui les animait, mais c'est une très bonne idée de business en se servant de la naïveté de gens comme moi", a expliqué le père, qui a pris la décision de rejoindre la communauté en décembre 1998. "Tout était très subtil, en douceur, avec des gens qui ont toujours le mot Dieu à la bouche".

Les parents ont surtout été interrogés sur la situation de leurs quatre enfants, dont la petite dernière est née au château de Sus-Navarrenx, dans les Pyrénées-Atlantiques, où Tabitha's Place est installée depuis le début des années 80.

La commission, dirigée par le député UMP du Rhône Georges Fenech, doit rendre le 19 décembre un rapport sur "l'influence des mouvements sectaires et les conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs".

Elle a réalisé pour cela une trentaine d'auditions, notamment d'anciens membres du Soka Gakkai, un mouvement bouddhiste prosélyte répertorié comme secte par plusieurs rapports parlementaires.

Le 21 novembre, des membres de la commission se sont rendus dans les Pyrénées-Atlantiques pour une visite surprise, découvrant 18 enfants en âge d'être scolarisés, ne connaissant ni internet, ni Zidane, ni Johnny Hallyday. Au total, la communauté compterait 120 membres, dont une soixantaine d'enfants mais les responsables de Tabitha's Place, également appelée "Ordre apostolique", n'ont pas fourni de chiffres exacts.

Ses membres ont eu plusieurs fois maille à partir avec la justice, notamment pour soustraction aux obligations légales des parents (refus de scolarisation et de vaccination). En 2001, un couple a été condamné à douze ans de réclusion criminelle pour avoir laissé mourir leur enfant de 19 mois. Il souffrait d'une malformation cardiaque et a été découvert en état de malnutrition avancée.

"ENFANTS PURS (...) À L'IMAGE DU CRUCIFIÉ"

"Le but de Tabitha's Place n'est pas de faire (des enfants) des citoyens mais des disciples de Yashuah", le nom hébreu de Jésus, a expliqué le père de famille, coordonnier-bottier avant d'être enrôlé. "Ils doivent être dans la soumission totale (...) des enfants purs, sans péché (...) des disciples à l'image du Crucifié".

On leur apprend notamment qu'ils "mourront avec joie" et à chaque "désobéissance", ils sont "corrigés" avec une baguette en osier.

Les membres de la commission ont voulu savoir pourquoi ils étaient restés si longtemps au détriment de l'éducation de leurs enfants, à qui des membres ont enseigné des rudiments de français et de mathématiques mais seulement l'histoire de l'Ancien Testament - "Cela a été très dur pour eux d'apprendre l'existence des hommes préhistoriques", a rapporté le père.

"On vivait comme si on était dans un pays étranger, on nous disait que la société autour était le mal personnifié, Satan etc... Vous n'avez pas envie de mettre vos enfants au monde dans les ténèbres", a avancé la mère de famille, qui a accouché sans assistance médicale, perdant deux litres de sang et mettant des mois à s'en remettre.

"Les croyances des uns et des autres, ce n'est pas notre problème. Notre problème c'est le problème citoyen et républicain que pose les enfants", a expliqué le rapporteur de la commission, le député PS des Ardennes, Philippe Vuilque, promettant une "réaction à la hauteur" dans le rapport à venir.

La commission envisage notamment de mieux encadrer, en accentuant les contrôles, la scolarisation à domicile, "qui ne doit pas être interdite parce qu'elle est vitale pour les enfants handicapés", a-t-il ajouté.

Les parents, qui étaient arrivés dans la communauté pour un "séjour de quatre jours", n'ont trouvé le courage de s'enfuir qu'à l'été 2004, rescolarisant leurs enfants en Bretagne.

Leur fils "parle parfois d'envie de vengeance", deux de leurs filles font des cauchemars où un avion militaire vient enlever tous les enfants sauf elles, un "comportement de bêtes traquées" que leur père attribue aux "litiges incessants avec l'inspection académique".


Un témoignage de plus sur la nocivité de ces mouvements sectaires.

04 décembre 2006

Les vaches plus nocives pour l'environnement que l'automobile

Rome (AFP)- L'élevage des bovins produit davantage de gaz à effet de serre que le trafic routier, affirme l'Organisation mondiale pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) qui tire le signal d'alarme dans un rapport publié mercredi sur les dégâts provoqués par l'élevage dans le monde.

«Le secteur de l'élevage émet des gaz à effet de serre qui, mesurés en équivalent CO2, sont plus élevés que ceux produits par les transports», indique l'agence des Nations Unies.

L'élevage «représente 9 % du CO2 dérivant des activités humaines», mais il produit cependant «une bien plus grande part des gaz à effet de serre les plus nocifs».

Le secteur «est responsable de 65 % des émissions d'hémioxyde d'azote - imputables essentiellement au fumier - qui a un potentiel de réchauffement global (PRG) 296 fois plus élevé que le CO2», souligne-t-elle.

En outre, l'élevage représente 37 % de tout le méthane rejeté par les activités humaines (agissant sur le réchauffement 23 fois plus que le CO2) en grande partie produit par le système digestif des ruminants, et 64 % de l'ammoniac qui contribue sensiblement aux pluies acides.

Les terres et les eaux de la planète sont en outre détériorées à grande échelle par le surpâturage, note le rapport qui estime ainsi par exemple «que les animaux d'élevage sont devenus la principale source de contamination par le phosphore et l'azote de la mer de Chine du Sud contribuant à la perte de la biodiversité des écosystèmes marins».

D'après les estimations de la FAO , «la production mondiale de viande devrait plus que doubler, passant de 229 millions de tonnes en 1999/2001 à 465 millions de tonnes en 2050, tandis que celle de lait devrait grimper de 580 à 1 043 millions de tonnes».

Les animaux de boucherie et les animaux laitiers représentent désormais environ 20 pour cent de toute la biomasse animale terrestre, ajoute la FAO.

«Les coûts environnementaux par unité de production animale doivent être réduits de moitié, ne serait-ce que pour éviter d'aggraver le niveau des dégâts», avertit l'agence.

La FAO propose notamment d'améliorer l'alimentation des animaux pour réduire la fermentation dans leur système digestif et de mettre en place des usines de biogaz pour recycler le fumier.

27 novembre 2006

60 percent of doctors' surgeries prescribe homeopathic or herbal remedies

Researchers call for critical review, especially of prescribing to babies and young children

Sixty per cent of doctors’ surgeries in Scotland prescribe homeopathic or herbal remedies, according to a study of nearly two million patients, published in the December issue of the British Journal of Clinical Pharmacology.

Researchers from the University of Aberdeen analysed official prescribing data from 2003-4, covering 1.9 million patients from 323 practices.

Their findings have led them to call for a critical review of homeopathic and herbal prescribing in the UK National Health Service, particularly the high levels given to babies and children under 16.

The research team discovered that:

  • 49 per cent of practices prescribed a total of 193 different homeopathic remedies and 32 per cent prescribed 17 different herbal remedies.
  • Five per cent of the practices included in the study prescribed 50 per cent of the remedies and accounted for 46 per cent of the patients receiving them.
  • 4160 patients (2.2 per 1000 registered patients) were prescribed at least one homeopathic remedy during the study period. 73 per cent were female and the average age of patients was 47.
  • Children under 12 months were most likely to be prescribed a homeopathic or herbal remedy (9.5 per 1000 children in that age group), followed by adults aged 81-90 (4.5 per 1000). 16 per cent of homeopathic prescribing was to children under 16.
  • 361 patients were prescribed at least one herbal remedy during the study period (0.2 per 1000 registered patients) and 12 per cent of these were children under 16 years old. 72 per cent of prescriptions were issued to females and the average age was 61.
  • Doctors who prescribed patients a homeopathic remedy also prescribed them a median of four conventional medicines during the study period. This figure went up to five for people prescribed herbal remedies.
  • Four per cent of patients prescribed a herbal remedy were, at the same time, prescribed conventional medication that has been documented to interact with herbal treatments.
  • The top five prescribed homeopathic remedies were Arnica montana (for injury, bruising), Rhus toxicodendron (joint symptoms, headache), Cuprum metallicum (cramp, poor circulation) Pulsatilla (PMT, menopausal symptoms, breast feeding problems) and Sepia (PMT, menopausal symptoms, fatigue).
  • The top five prescribed herbal remedies were: Gentian (poor appetite, digestive problems), Cranberry (urinary tract infection), Digestodoron (indigestion, heartburn, constipation), Evening primrose (PMT) and Laxadoron (constipation).

“Our study shows that a substantial number of Scottish family doctors prescribe homeopathic and herbal remedies” says co-author Dr James McLay from the University’s Department of Medicine and Therapeutics.

“This level of prescribing raises important questions about homeopathic and herbal provision in the UK’s National Health Service

“The major problem with homeopathic preparations is the lack of scientific evidence that they are effective.

“Given the rise of evidence-based medicine and the trend toward prescribing guidance in the UK, should therapies with no convincing positive clinical trial evidence be prescribed and funded by the health service"

“Or are proponents of such remedies correct in stating that the difficulties inherent in trialling such therapies make evidence irrelevant.

“Whatever the arguments, our study shows an apparent acceptance of homeopathic and herbal medicine within primary care, including extensive use in children and young babies. We believe that these findings underline the need for a critical review of this prescribing trend.”

“The research by the University of Aberdeen adds an important dimension to the ongoing debate about homeopathic remedies, as it shows what is actually happening at grass roots in Scottish general practice” adds Dr Jeffrey Aronson, Editor-in-Chief of the Journal and Reader in Clinical Pharmacology at Oxford University.

“In September 2006 the Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) introduced new rules to regulate homeopathic medicines, allowing manufacturers to specify the ailments for which they can be used.

“This move has been criticised by a number of leading UK scientific institutions, who argue that homeopathic medicines should not be allowed to make ‘unsubstantiated health claims’ and that the policy is damaging to patients’ best interests.

“We hope that this paper will further inform the debate, as it provides clear evidence on prescribing patterns within the NHS and raises a number of important issues, particularly about prescribing homeopathic and herbal remedies to children.”

25 novembre 2006

Les chercheurs suisses décryptent le fait de «sortir de son propre corps»

Les sensations de décorporation (sortie de son propre corps) souvent décrites lors d'expériences de mort imminente (EMI) proviendraient de perturbations d'un processus complexe de coordination, qu'on peut aujourd'hui localiser dans le cerveau, selon des chercheurs suisses.

Les neurologues Olaf Blanke et Margitta Seeck ont fait cette observation à l'occasion de repérages par stimulations électriques de zones clés du cerveau en vue d'ôter certaines parties du cortex responsables de formes sévères d'épilepsie.

«La représentation corporelle est troublée (...) lorsqu'on stimule électriquement la jonction temporo-pariétale», ont observé les chercheurs du Département de neurosciences cliniques de la Faculté de médecine de l'Université de Genève (UNIGE) et de l'Institut des neurosciences de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

«À ce moment-là, le cerveau génère une image du corps, mais une image délocalisée, comme projetée sous le corps, en face ou derrière lui», décrivent les scientifiques dans un communiqué publié mercredi. «Dans les deux premiers cas de figure, les patients reconnaissent encore leur propre image; dans le dernier en revanche, ils ressentent une présence autre, sombre et menaçante», expliquent-ils.

24 novembre 2006

Toxicité des produits Ushuaïa: "l'arbre qui cache la forêt", selon Greenpeace

PARIS (AFP) - L'association Greenpeace France estime vendredi qu'"il convient de s'interroger sur l'utilisation de quelques 100.000 molécules chimiques dans la fabrication" des cosmétiques et juge que la polémique sur les produits Ushuaïa est "l'arbre qui cache la forêt", a-t-elle souligné vendredi.
"La polémique au sujet des produits Ushuaïa, c'est l'arbre qui cache la forêt", estime l'association dans un communiqué. "Pour 90% des molécules chimiques, aucune évaluation sanitaire ou environnementale complète n'a été réalisée", rappelle l'association, après que le quotidien Le Parisien eut pointé la présence de déodorants et gels douche Ushuaïa sur sa liste rouge de cosmétiques contenant des substances toxiques.

Pour sa part, Lascad, filiale de L'Oréal qui fabrique ces produits, a affirmé jeudi que les substances utilisées ne présentaient aucun danger pour la santé.

Lascad "confirme utiliser dans la fabrication des produits Ushuaïa deux muscs polycycliques et ne garantit pas l'absence de phtalates", relève Yannick Vicaire, responsable de la campagne de toxiques de l'organisation écologiste.

"Or ces substances sont soupçonnées d'interférer avec le système hormonal", ce qui pourrait poser un problème pour les femmes enceintes, ajoute-il dans le communiqué.

La réglementation européenne Reach qui devrait être adoptée début décembre par le Parlement européen, constitue "la seule réponse respectueuse de l'environnement et de la santé aux risques liés aux substances chimiques utilisées dans les produits cosmétiques", estime Greenpace.

Les gels douche et déodorants Ushuaïa figurent, parmi beaucoup d'autres marques cosmétiques, sur la "liste rouge" établie par Greenpeace des produits cosmétiques contenant des substances toxiques, dans le cadre de sa campagne "Cosmetox".

Les produits Ushuaïa contiennent des ingrédients naturels, comme le limonène (contenu dans la menthe) ou la coumarine (dans la cannelle), mais "ils ne présentent aucun risque pour la santé humaine aux très faibles concentrations utilisées dans les produits Ushuaïa", avait assuré Lascad jeudi.

Ces produits portent le nom de l'émission emblématique de l'animateur écologiste Nicolas Hulot sur TF1 et la marque, propriété de TF1, est cédée sous licence à L'Oréal.


Rappelons, une fois de plus, que "naturel" n'est pas synonyme de "bon pour la santé".

16 novembre 2006

Serpent et brocolis contre la venue de Bush en Indonésie

BOGOR (AFP) - Un célèbre sorcier indonésien a jeté jeudi un sort avant la visite prévue lundi du président américain George W. Bush, dans la ville de Bogor proche de la capitale Jakarta.
Ki Gendeng Pamungkas, un spécialiste de la magie noire, a pour cela sacrifié un corbeau, un serpent et une chèvre, dont le sang surgelé a été mélangé à des brocolis et du sucre de canne. Il s'est enduit le visage du liquide obtenu avant d'adresser ses prières à "Satan qui provoquera des catastrophes lors de la visite de Bush".

"Mon sort le fera enfler tel un brocoli. Bush se sentira mal à l'aise lors de sa visite", a assuré M. Pamungkas. "Ses hommes deviendront paranoïaques et penseront que leur président est attaqué. Des fortes pluies et des éclairs surviendront".

L'envoûteur a expliqué avoir recours à un rituel vaudou haïtien contre Bush, "car c'est un occidental et la magie noire indonésienne ne marche pas sur les étrangers". A la question de savoir si son sort aurait l'effet escompté, il a répondu: "J'ai déjà jeté des sorts vaudous à des hommes blancs en Indonésie et ils sont tous morts".

De nombreux Indonésiens, en particulier sur l'île de Java, croient aux fantômes, aux forces occultes et à la magie noire.

George W. Bush effectuera une visite éclair en Indonésie lundi, après avoir participé au sommet de l'Apec au Vietnam. Sans passer par Jakarta, il restera environ cinq heures à Bogor, à 60 kilomètres, où il dînera avec le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono.


On connaissait déjà le bretzel, voici maintenant le brocoli anti-Bush.

06 novembre 2006

Vraiment efficace, la petite aiguille chinoise !

L’acupuncture... ça marche. En tout cas chez les patients arthrosiques ! Une équipe allemande a observé une nette amélioration de la qualité de vie chez ceux qui avaient recours à cette médecine douce. Mais toujours en complément des traitements classiques.

Le Pr Claudia M. Witt et ses collègues, du Centre médical universitaire de Berlin, ont suivi pendant 3 ans une cohorte de près de 3 500 malades souffrant de douleurs chroniques et traités par anti-inflammatoire. Ils ont été répartis en 2 groupes : « acupuncture » et « groupe contrôle ».

« Les patients traités par acupuncture ont montré de réelles améliorations. Leurs douleurs se sont sensiblement atténuées », observe Claudia M. Witt. Mais attention, il ne s’agit en aucun cas de traiter l’arthrose par un recours exclusif à l’acupuncture ! Le traitement classique demeure l’anti-inflammatoire. L’acupuncture, elle, vient en complément.

Source : Arthritis and Rheumatism, novembre 2006, 54 :11 ; 3 485-3 493


L'absence de double-aveugle relègue cette étude dans le bas du tableau de la qualité scientifique. On remarque également que ces améliorations se placent dans le cadre de la réduction de la douleur, le domaine de prédilection de l'effet placebo. Anti-inflammatoires et effet placebo feront nécessairement mieux qu'anti-inflammatoires seuls.

La cachette de Saddam Hussein fut-elle trouvée par un médium ?

HERZLIYA, Israël (Reuters) - Un voyant a-t-il permis à l'armée américaine de trouver la cachette de Saddam Hussein et de capturer l'ancien raïs irakien ?

Uri Geller, un médium d'origine israélienne connu pour plier les cuillères en deux du bout de ses doigts, l'affirme: c'est un phénomène paranormal qui a mis les commandos américains sur la piste de l'ancien dictateur.

"Vous vous rappelez lorsqu'ils ont trouvé Saddam Hussein en Irak ? Un soldat a contourné une pierre, l'a soulevée puis a découvert une porte secrète et l'a trouvé. Eh bien nous savons désormais que ce soldat a contourné ce rocher parce qu'il a reçu des informations par télépathie de quelqu'un aux Etats-Unis", a dit Geller à Reuters.

Le médium, qui affirme avoir travaillé pour la CIA pendant la guerre froide, a précisé qu'il avait obtenu ces informations auprès d'une source haut placée participant aux programmes de travail américains sur les phénomènes paranormaux.

L'armée américaine n'a pas souhaité réagir à ces déclarations. Au moment de la capture de Saddam Hussein, le commandement américain avait déclaré qu'un proche du fugitif l'avait dénoncé lors d'un interrogatoire.

Un médium brésilien avait essayé l'année dernière de se faire attribuer une récompense de 25 millions de dollars, alléguant avoir décrit la cachette de Saddam Hussein dans plusieurs lettres au gouvernement américain.


Uri Geller n'en est pas à une déclaration fracassante près.

05 novembre 2006

Un dauphin capturé au Japon présentent des "restes de pattes arrière"

TOKYO (AP) - Un dauphin souffleur capturé le mois dernier présentait une paire de nageoires supplémentaires, qui pourraient être les restes de pattes arrière, fournissant un nouvel indice sur une lointaine vie terrestre du mammifère, ont annoncé des chercheurs japonais.

Des pêcheurs ont capturé le dauphin doté de quatre nageoires au large de la côte ouest du Japon le 28 octobre, et ont alerté le Musée baleinier de Taiji, dans l'Etat de Wakayama, a expliqué le directeur du musée, Katsuki Hayashi.

Les restes fossiles montrent que les dauphins et les baleines étaient des mammifères terrestres à quatre pattes il y a environ 50 millions d'années, et partage la même ascendance que les hippopotames et les cervidés. Les scientifiques pensent qu'ils ont ensuite évolué vers la vie aquatique, et que leurs membres arrière ont disparu.

Bien que des signes accréditant cette théorie aient déjà été observés près de la queue de plusieurs dauphins et baleines capturés dans le passé, les chercheurs estiment que le spécimen découvert la semaine dernière serait le plus développé jamais étudié, selon le directeur du musée.

Cette seconde paire de nageoires, bien plus petites que les nageoires principales, ont la taille de mains humaines, et se trouvent près de la queue du dauphin, sous son ventre.

"Je crois que les nageoires peuvent être des restes de l'époque où les lointains ancêtres des dauphins vivaient sur terre (...) c'est une découverte sans précédent", s'est enthousiasmé Seiji Osumi, conseiller à l'Institut de recherche sur les cétacés de Tokyo, qui a précisé qu'une mutation anormale pourrait avoir causé ce retour en arrière anatomique.

Le dauphin doit toutefois subir de plus profonds examens, notamment des radiographies et des tests ADN au musée de Taiji, selon son directeur.

01 novembre 2006

Le vin rouge à haute dose bon pour les souris obèses

WASHINGTON (AP) - Boire du vin rouge à haute dose est-il bon pour la santé? Oui, selon une étude américaine portant sur des souris obèses auxquelles on a administré de fortes doses de resvératrol, un extrait de vin rouge. Loin de réduire leur espérance de vie, l'expérience a permis aux rongeurs de vivre plus longtemps que prévu et, de surcroît, en bonne santé.

Pour certains experts, cette étude marque un tournant dans la recherche sur le vieillissement. A ceux déjà prêts à s'imbiber de vin rouge à des fins thérapeutiques, ils répondent toutefois que l'efficacité de la méthode reste encore à prouver sur les humains.

L'étude a été réalisée par la Harvard Medical School et le National Institute of Aging et est publiée jeudi sur le site Internet du magazine "Nature". Effectuée sur des souris obèses suivant un régime alimentaire gras, elle montre que l'absorption à hautes doses de resvératrol diminue l'apparition du diabète, de maladies du foie ou d'autres pathologies liées à la consommation de graisses.

Le resvératrol est une substance antibiotique produite par de nombreuses plantes. On la trouve notamment dans la vigne ainsi qu'à hautes doses dans les cacahuètes.

Les décès liés à des maladies dues à un régime alimentaire gras ont diminué de 31% chez les souris participant à l'étude. Les rongeurs concernés ont également vécu plus longtemps qu'ils n'auraient dû, et se sont révélés en aussi bonne santé que des souris "normales".

Les chercheurs vont maintenant tenter l'expérience sur les singes, mammifères les plus proches de l'homme. Mais, selon le Dr Richard Hodes, du National Institute on Aging, l'absorption de resvératrol pur est totalement déconseillé chez les humains, les recommandations de sécurité n'ayant pas encore été établies.

Le Dr David Sinclair, de la Harvard School of Medicine, souligne quant à lui que les souris ayant participé à l'expérience ont reçu des doses de resvératrol équivalentes à la consommation de 100 bouteilles de vin rouge par jour chez l'homme. De quoi décourager même les amateurs.


Evidemment, titrer sur le resveratrol ou les cacahuètes, c'est moins vendeur que de titrer sur le vin rouge. S'agissant de l'équivalent de 75 litres de vin par jour, l'enthousiasme devrait pourtant être modéré. Même chose s'il faut ingurgiter 3 kg de beurre de cacahuètes pour la même dose.

30 octobre 2006

La justice fait un sort à la sorcière

MUNICH (AP) - Le tribunal administratif de Munich a ordonné lundi à une sorcière auto-proclamée de rembourser un client qui avait déboursé 1.000 euros pour un sort dans l'espoir de voir revenir vers lui sa compagne.

La justice a estimé que la "sorcière" avait proposé un service qu'il lui était "objectivement complètement impossible" de rendre. "La défenderesse a effectué le rituel correspondant pendant plusieurs mois, chaque fois à la pleine lune, mais sans résultat", note le tribunal. Il souligne que l'ensorceleuse avait garanti le succès alors qu'"un rituel d'amour n'est pas adéquat pour influencer une personne à distance".

Language center of brain not under control of subjects who 'speak in tongues'

Glossolalia, otherwise referred to as "speaking in tongues," has been around for thousands of years, and references to it can be found in the Old and New Testament. Speaking in tongues is an unusual mental state associated with specific religious traditions. The individual appears to be speaking in an incomprehensible language, yet perceives it to have great personal meaning. Now, in a first of its kind study, scientists are shining the light on this mysterious practice -- attempting to explain what actually happens physiologically to the brain of someone while speaking in tongues.

Researchers at the University of Pennsylvania School of Medicine have discovered decreased activity in the frontal lobes, an area of the brain associated with being in control of one's self. This pioneering study, involving functional imaging of the brain while subjects were speaking in tongues, is in the November issue of Psychiatry Research: Neuroimaging, the official publication of the International Society for Neuroimaging in Psychiatry.

Radiology investigators observed increased or decreased brain activity - by measuring regional cerebral blood flow with SPECT (Single Photon Emission Computed Tomography) imaging - while the subjects were speaking in tongues. They then compared the imaging to what happened to the brain while the subjects sang gospel music.

"We noticed a number of changes that occurred functionally in the brain," comments Principal Investigator Andrew Newberg, MD, Associate Professor of Radiology, Psychiatry, and Religious Studies, and Director for the Center for Spirituality and the Mind, at Penn. "Our finding of decreased activity in the frontal lobes during the practice of speaking in tongues is fascinating because these subjects truly believe that the spirit of God is moving through them and controlling them to speak. Our brain imaging research shows us that these subjects are not in control of the usual language centers during this activity, which is consistent with their description of a lack of intentional control while speaking in tongues."

Newberg went on to explain, "These findings could be interpreted as the subject's sense of self being taken over by something else. We, scientifically, assume it's being taken over by another part of the brain, but we couldn't see, in this imaging study, where this took place. We believe this is the first scientific imaging study evaluating changes in cerebral activity -- looking at what actually happens to the brain -- when someone is speaking in tongues. This study also showed a number of other changes in the brain, including those areas involved in emotions and establishing our sense of self."

Newberg concludes that the changes in the brain during speaking in tongues reflect a complex pattern of brain activity. Newberg suggests that since this is the first study to explore this, future studies will be needed to confirm these findings in an attempt to demystify this fascinating religious phenomenon.

From University of Pennsylvania School of Medicine


Et voilà un début d'explication pour ceux qui prétendent parler des langues qu'ils n'ont jamais apprise. Et pour ceux qui voudraient les brûler sur un bûcher pour pratiques satanistes.

Vampires et fantômes effraient les scientifiques américains

Horreur chez les scientifiques: de nombreux Américains croient vraiment aux fantômes, aux maisons hantées et autres vampires. A tel point que certains se sont fait chasseurs de zombies pour répéter ce que la science considère de longue date comme des évidences.

Effrayé par la crédulité des Américains pour les phénomènes paranormaux, le physicien Costas Efthimiou, de l'université de Floride centrale (UCF), a décidé d'utiliser les armes de la physique et des mathématiques pour démonter certaines croyances tenaces.

Ainsi, il prouve que les fantômes n'existent pas. Comment, en effet, pourraient-ils à la fois marcher et traverser les murs?, demande le scientifique dans un article à paraître. C'est impossible, car cela viole la deuxième loi de Newton, celle d'action-réaction: s'ils marchent, c'est qu'ils exercent une force sur le sol, tandis que s'ils traversent les murs, c'est qu'ils n'en exercent aucune, et les deux ne sont pas compatibles.

Quant aux vampires, ils sont définitivement détruits par un simple exercice de maths. Si un vampire doit sucer le sang d'un humain chaque mois, faisant de celui-ci un vampire qui doit à son tour trouver une nouvelle victime par mois, combien de temps aurait-il fallu à un seul vampire pour "contaminer" les 537 millions d'hommes qui vivaient sur terre en 1600? Moins de trois ans, répond Efthimiou, alors, soit nous sommes tous des vampires, soit ils n'existent tout simplement pas.

Ce sont des évidences, mais les gens ne les considèrent pas toujours comme telles, se justifie Costas Efthimiou. Ainsi, selon un sondage Gallup réalisé en 2005, plus d'un Américain sur trois pensent qu'une maison peut être hantée et plus de 20% d'entre eux croient aux sorcières ou à la communication avec les morts.

"Il s'agit d'une grande part du public qui croit à des choses que les scientifiques considèrent comme totalement hors de propos", commente le physicien. "Il y a des choses dont nous devons souligner que ce sont des idioties", renchérit le professeur Bob Park, auteur du livre "La Science vaudoue". Professeur de physique à l'université du Maryland, il est lui aussi persuadé que les scientifiques doivent rappeler certaines évidences.

Dans leur guerre contre les fantômes, les deux chercheurs respecteront pourtant une trêve mardi soir. Le jour d'Halloween, l'un comme l'autre ouvriront en effet leur porte à des petits vampires, zombies et autres sorcières, bien réels ceux-là. "Je leur donne des bonbons et je fais semblant d'avoir peur", dit Bob Park. "Ils aiment ça. Le problème, c'est ceux qui s'accrochent à ce truc."


Si on veut se faire encore plus peur, il suffit de regarder les pourcentages des croyants de l'astrologie, de l'homéopathie et autres charlataneries en France ou ailleurs.

27 octobre 2006

Latitude granted to homeopathy infuriates medical establishment

Alok Jha, science correspondent
The Guardian

New regulations allowing homeopathic remedies to put therapeutic claims on labels must be annulled, says the medical establishment. Lord Taverne, chairman of the charity Sense About Science, tabled a debate yesterday in the Lords on the rules, which he described as "disgraceful".

The rules allow remedies to be licensed based on observed symptoms and to be labelled to indicate what ailments they purport to treat. The Medicines and Healthcare products Regulatory Agency said the rules could improve consumer information. But hundreds of scientists, doctors and scientific societies have expressed concern. "It has come as a shock to the medical and scientific world," said Lord Taverne: "What is at issue here is the notion of trust between the public and drug regulation."

Catherine Collins, chief dietitian at St George's hospital, London, said the rules gave homeopathic products a legitimacy they did not deserve. "The only plausible explanation for any objectively determined benefit of homeopathy is a placebo effect. I assume the regulations would, therefore, legitimately be extended to cover Smarties used for similar treatment' purposes?"

Adrian Newland, president of the Royal College of Pathologists, said he did not oppose homeopathic remedies it if there was no evidence of detriment. "There is a special concern, however, that the endorsement of such therapies without appropriate pre-clinical tests and clinical trials and without rigorous safety and efficacy data may encourage patients to use them as an alternative to conventional treatments."

The British Homeopathic Association said it regretted Lord Taverne's debate. "The public will benefit by being able to read simple indications on the packaging for remedies for minor acute, self-limiting ailments such as nausea, headache, the common cold, skin conditions, digestive complaints, etc, based on bibliographic evidence accumulated over 200 years. Other preparations such as cough mixtures and expectorants are available over the counter without clinical trial evidence," it said in a statement.


Et encore, les Smarties, il y a du chocolat dedans. Rien ne permet de dire qu'elles n'ont pas une action thérapeutique, à ce titre !

Les animaux homosexuels font leur "coming out" dans une exposition à Oslo

OSLO (AFP) - Deux girafes qui s'acoquinent ici. Là, ce sont deux baleines qui s'accouplent. Plus loin, deux libellules qui se butinent. A priori familières, ces scènes de tendresse choquent pourtant certains esprits. Leur particularité: elles mettent toutes en scène des animaux... du même sexe.
Bousculant préjugés et tabous, le musée d'Histoire naturelle d'Oslo présente actuellement une exposition sur l'homosexualité animale, la première au monde consacrée à ce sujet, assurent ses concepteurs.

"Les personnes homosexuelles étant souvent confrontées à l'argument selon lequel leur mode de vie va à l'encontre des principes de la nature, nous avons pensé qu'en tant qu'institution scientifique, nous pouvions montrer que ce n'est pas le cas", explique à l'AFP Geir Soeli, l'organisateur de l'exposition.

"On peut penser ce qu'on veut des homosexuels mais on ne peut pas utiliser cet argument parce que l'homosexualité est très naturelle et très répandue dans le royaume des animaux", ajoute-t-il.

Du scarabée au cygne en passant par des animaux à l'image plutôt "macho", tels le lion ou le cachalot, des cas de comportements homosexuels ont été détectés au sein de quelque 1.500 espèces.

Intitulée "Contre nature?", l'exposition en présente quelques exemples à partir de photos et de reconstitutions.

Sur un cliché, deux bonobos adultes et femelles batifolent, stimulées par un jeune mâle.

Ces primates pacifiques --les plus proches de l'homme avec qui ils partagent environ 99% du patrimoine génétique-- utilisent le sexe comme un moyen de réduire l'agressivité au-delà des barrières d'âge et de genre.

Isolée, épisodique ou régulière, l'homosexualité ou la bisexualité animale sert différentes fins.

Un mouflon mâle peut être exclu du troupeau s'il se refuse à d'autres mâles. "Il lui faut donc s'accoupler avec ses petits camarades pour être accepté. Et en étant accepté, il se construit un réseau social très important qui lui donnera un plus large accès aux femelles ultérieurement", affirme Geir Soeli.

Chez les cygnes et les flamands, il arrive que deux femelles vivent en concubinage. "L'une des deux peut avoir une petite aventure avec un mâle qui fertilise ses oeufs et puis les deux femelles éduquent ensemble leurs oisillons. Comme une famille", ajoute le chercheur.

Dans le cas de certains oiseaux, des mâles, qui disposent d'un plus grand territoire que les femelles, s'installent parfois en couple pour contrôler une aire géographique élargie, ce qui a aussi pour effet d'accroître leur attrait aux yeux des femelles.

Les premières observations écrites d'homosexualité animale remontent à Aristote, le philosophe grec qui, plus de trois siècles avant Jésus-Christ, avait été intrigué par l'attitude équivoque de hyènes mâles entre elles.

Le sujet a ensuite été ignoré pendant de longs siècles, les cas d'accouplements homosexuels étant en général pudiquement considérés comme des rituels de combat entre mâles.

"Ils n'étaient pas décrits comme une activité homosexuelle en tant que telle, comme une pulsion de désir", commente Geir Soeli.

"Mais les animaux ont des instincts très forts (...) Peut-être s'accouplent-ils tout simplement parce que c'est agréable", ajoute-t-il.

Si les enfants des écoles traversent sans broncher la salle du musée d'Histoire naturelle, l'exposition a revanche fait froncer des sourcils dans les milieux chrétiens conservateurs.

Un pasteur de l'Eglise luthérienne a souhaité à ses concepteurs de "brûler en enfer". Un autre de l'Eglise pentecôtiste a estimé que l'argent des contribuables aurait été plus utile à aider les animaux à corriger "leurs perversions et leurs déviances".


Où certains réactionnaires apprennent que l'homosexualité n'est pas plus un choix que d'être gaucher.

The Shady Science of Ghost Hunting

By Benjamin Radford

Ghosts are big business. For entities that may or may not exist, they seem to be everywhere, especially during Halloween.

They are in books and on television shows, such as CBS's "The Ghost Whisperer" and NBC's "Medium." Dozens of "ghost hunter" organizations exist across North America, small groups of self-styled ghost buffs who lurk around reputedly haunted places, hoping to glimpse or photograph a spirit.

The most famous ghost hunters are two plumbers who moonlight as paranormal investigators, seen in the popular Sci-Fi Channel reality show/soap opera series "Ghost Hunters." They go to haunted places and find "evidence" of ghosts such as cold spots, photographic anomalies called orbs, and other such spookiness.

The two featured investigators, Jason Hawes and Grant Wilson, are proudly blue-collar workers, not egghead Ph.D. scientists, which adds to their strong "regular guy" appeal.

Where are the ghosts?

While one doesn't need to be a scientist to search for ghosts, the pair (like most ghost hunters) could benefit greatly from a little critical thinking. They claim to be skeptics but are very credulous and seem to have no real understanding of scientific methods or real investigation. (Audiences don't seem to wonder why these "expert" ghost hunters always fail: Even after two seasons and over ten years of research, they still have yet to prove that ghosts exist!)

Though most ghost investigators' worst crime is wasting time, sometimes they make nuisances of themselves and even break the law.

In October 2005, three ghost hunters in Salem, Massachusetts, were arrested for trespassing on private property in search of ghosts. They had entered an abandoned hospital reputed to be haunted. The group was so busy looking for spirits they failed to notice the police station across the street; all three were arrested, fined, and sent home. Trespassing or vandalizing ghost hunters have also been arrested in cemeteries in Illinois, Connecticut, and other states.

Ghost detectors

When it comes to searching for ghosts, you'd think that only the most reliable methods would be used in an attempt to get solid evidence for something as mysterious and elusive as a spirit. Yet in ghost hunting, often the less scientific the methods and equipment, the more likely a researcher is to find "evidence" for ghosts.

Ghost hunters use a variety of creative—and dubious—methods to detect their quarry's presence, including psychics. Psychics not only claim to locate ghosts but also to communicate with the spirits, who unfortunately don't provide any useful or verifiable information from the afterlife [see a séance].

Virtually all ghost hunter groups claim to be scientific, and most give that appearance because they use high-tech scientific equipment such as Geiger counters, Electromagnetic Field (EMF) detectors, ion detectors, and infrared cameras [and sensitive microphones]. Yet the equipment is only as scientific as the person using it; you may own the world's most sophisticated thermometer, but if you are using it as a barometer, your measurements are worthless.

Just as using a calculator doesn't make you a mathematician, using a scientific instrument doesn't make you a scientist.

Devices that don't work

In 2003, while I was investigating a haunted house in Buffalo, New York, the owner of the house asked me what equipment I planned to use. He had glanced in my duffel bag, which contained two cameras, a tape recorder, notebooks, a tape measure, a flashlight, and a few other items. Perhaps he was expecting to see a Negative Ionizer Ghost Containment backpack like the kind Bill Murray wore in Ghostbusters.

An EMF meter is among the most common devices used by ghost hunters today. I spoke to Tom Cook, of TomsGadgets.com, a British purveyor of "scientific" paranormal kits for the enterprising (and gullible) investigator. Starter kits begin at £105 (US$180) and reach up to £500 (US$850) for a custom ghost-hunting kit. (Negative Ionizer Ghost Containment packs were not listed.)

I asked Cook what, exactly, the scientific rationale was behind the equipment he sold.

"At a haunted location," Cook said, "strong, erratic fluctuating EMFs are commonly found. It seems these energy fields have some definite connection to the presence of ghosts. The exact nature of that connection is still a mystery. However, the anomalous fields are easy to find. Whenever you locate one, a ghost might be present.... any erratic EMF fluctuations you may detect may indicate ghostly activity."

In the final analysis, Cook admitted, "there exists no device that can conclusively detect ghosts."

Uncomfortable reality

The uncomfortable reality that ghost hunters carefully avoid—the elephant in the tiny, haunted room—is of course that no one has ever shown that any of this equipment actually detects ghosts.

The supposed links between ghosts and electromagnetic fields, low temperatures, radiation, odd photographic images, and so on are based on nothing more than guesses, unproven theories, and wild conjecture. If a device could reliably determine the presence or absence of ghosts, then by definition, ghosts would be proven to exist. I own an EMF meter, but since it's useless for ghost investigations—it finds not spirits but red herrings—I use it in my lectures and seminars as an example of pseudoscience. The most important tools in this or any investigation are a questioning mind and a solid understanding of scientific principles.

The ghost hunters' anti-scientific illogic is clear: if one area of a home is colder than another, that may indicate a ghost; if an EMF meter detects a field, that too may be a ghost; if dowsing rods cross, that might be a ghost. Just about any "anomaly," anything that anyone considers odd for any reason, from an undetermined sound to a "bad feeling" to a blurry photo, can be (and has been) considered evidence of ghosts.

I was even at one investigation where a ghost supposedly caused a person's mild headache. Because the standard of evidence is so low, it's little wonder that ghost hunters often find "evidence" (but never proof) of ghosts.

Reality check

The whole idea of ghosts runs into trouble as soon as a little logic is applied.

There's not even agreement on what ghosts are—or might be. A common claim is that ghosts are spirits of the dead who have been wronged or murdered. Let's inject some real-world statistics into that assumption and see what we get.

If murder victims whose killings remains unsolved are truly destined to walk the earth and haunt the living, then we should expect to encounter ghosts nearly everywhere. According to the Bureau of Justice Statistics, roughly a quarter of all homicides remains unsolved each year. (In fact, fewer homicides are solved now than in the past; in 1976, 79 percent of homicides were cleared, down to 64 percent in 2002.) There are about 30,000 homicides in America each year.

Using the most recent numbers, that's about 11,000 unsolved murders per year, and 110,000 over the course of only ten years, and probably well over million over the course of the twentieth century in America alone.

Where are all the ghosts?

And why aren't they helping to bring their killers to justice, with so many crimes unsolved? Why would they hang out in scary mansions instead of directing police to evidence that would avenge their murders?

For that matter, why are ghosts seen wearing clothing? It's one thing to suggest that a person's spirit has a soul that can be seen after death; but do shoes, coats, hats, and belts also have souls? Logically, ghosts should appear naked. The fact that they don't suggests that people's ideas of what ghosts are—and what they look like—are strongly influenced by social and cultural expectations. (For an excellent discussion of this, see Richard Finucane's book "Ghosts: Appearances of the Dead & Cultural Transformation.")

If ghosts exist, why are we no closer to finding out what they really are, after so much research?

The evidence for ghosts is no better today than it was a year ago, a decade ago, or a century ago. Ultimately, ghost hunting is not about the evidence (if it was, the search would have been abandoned long ago). Instead, it's about having fun with friends, telling ghost stories, and the enjoyment of pretending you are searching the edge of the unknown. (It's also about making money selling "Ghost Hunters" T-shirts, books, and videos.) Ghost hunters may be spinning their wheels, but at least they are enjoying the ride.

Benjamin Radford, of Skeptical Inquirer science magazine, has investigated ghosts and the paranormal for over a decade; you can read one of his haunted house investigations here.

23 octobre 2006

Polio : une éradication encore floue

"Le succès de l'éradication de la poliomyélite dans le monde ne dépend plus que de quatre pays : Afghanistan, Inde, Nigeria et Pakistan", souligne l'OMS. Aucune date pour le grand jour n'est cependant avancée par l'Organisation.

Cette dernière, sans doute instruite par l'échec, insiste sur l'importance de la volonté politique dans le résultat. "L'éradication n'est plus seulement une question technique. Le succès dépend désormais de la volonté politique d'assurer une administration efficace à tous les niveaux afin que tous les enfants reçoivent le vaccin".

C'est d'ailleurs une décision politique des autorités de Kano, un Etat dans le Nord du Nigeria, qui avait compromis voici 3 ans le succès de l'éradication. En 2003 en effet, une organisation confessionnelle musulmane avait suspendu les campagnes de vaccination au nom de risques supposés. Résultat, le nombre de cas était alors reparti à la hausse, 13 pays exempts de polio se trouvant à nouveau contaminés. Beaucoup de temps, d'argent et de vies perdus... Si aujourd'hui la situation s'améliore, l'éradication n'est pas encore en vue. Selon le Comité consultatif sur l'éradication de la poliomyélite, "ces pays mettront plus de 12 mois pour venir à bout de la poliomyélite".

Sources: OMS, octobre 2006


Les décisions politiques, lorsqu'elles sont alimentées par les rumeurs infondées et les théories farfelues sans aucun support scientifique peuvent être particulièrement dangereuses pour les populations. Le Nigéria, pour la polio, et l'Afrique du Sud, pour le SIDA, en sont de tristes illustrations. Mais gardons-nous de croire que ceci n'arrive qu'aux autres. Les rumeurs infondées sur le vaccin ROR, le thimerosal et autres, sont entretenues par des groupes de pression qui ont provoqué des épidémies de rougeole et de varicelle dans plusieurs pays européens.

20 octobre 2006

Prochaine comparution d'un musulman soupçonné d'avoir agressé le gynécologue soignant sa femme

PARIS (AP) - Un musulman présenté comme intégriste et accusé d'avoir agressé un gynécologue-obstétricien qui soignait sa femme en septembre dernier à l'hôpital Robert-Debré à Paris comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris le 24 janvier 2007, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

L'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) et le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) vont se constituer partie civile.

Un soir de garde, en septembre dernier, le Pr Jean-François Oury, chef du service de gynécologie-obstétrique de l'hôpital Robert-Debré (XIXe arrondissement), "s'est fait agresser physiquement", a déclaré le Pr Emile Daraï, secrétaire général du CNGOF, interrogé vendredi par l'Associated Press. "On avait fait appel à lui, en salle de travail, pour un avis" concernant "un accouchement qui posait un problème", a-t-il ajouté.

Suite à cette agression, le Pr Oury a porté plainte, rapidement rejoint par l'AP-HP, a précisé Emile Daraï. Ce dernier n'a pas fourni davantage de détails sur l'agression présumée. Mais, d'après le président du CNGOF, Jacques Lansac, le mari aurait giflé le gynécologue. L'identité de l'agresseur présumé n'a pas été communiquée.

"Il y a un problème dont il faut parler", a estimé Emile Daraï. Favorable au dialogue qui, selon lui, permettrait "d'éviter les amalgames", "de désensibiliser une situation qui risque de poser un problème", le Pr Daraï a rappelé que le "but" du corps médical est de "soigner les patients, sans interférence de religion quelle qu'elle soit. Nous devons rester au-dessus des problèmes religieux".

Loin de vouloir "polémiquer", le Pr Daraï plaide plutôt pour un "consensus". Invitant à plus de "quiétude dans la prise en charge des patientes", il souhaite pouvoir les "traiter dans des conditions adéquates, sans être assujetti à des agressions physiques ou verbales".

Si, selon lui, "toute femme a le droit de demander à être suivie par une femme ou par un homme", ce spécialiste rappelle que, "dans le service public, il y a des urgences", notamment "des accouchements en urgence" et qu'il n'est pas possible de "faire en sorte qu'aux urgences, il y ait toujours un médecin femme". Dans le service public, a-t-il précisé, "les gens sont suivis au sein d'une équipe de garde 24 heures sur 24".

"Nous sommes dans un pays laïque, les gens font en fonction du système laïque. Aucune religion ne fait appel à une personne particulière, nous n'allons pas mettre une femme et un homme de garde", a ajouté le secrétaire général du CNGOF.

Pour sa part, le président de ce Collège a fait état d'incidents similaires déjà survenus en milieu hospitalier. "On m'a signalé à plusieurs reprises dans d'autres hôpitaux des altercations où il a fallu faire venir des vigiles pour faire partir le mari de patientes", a déclaré sur RTL le Pr Jacques Lansac, président du CNGOF, mais "c'est la première fois qu'un médecin se fait gifler par le mari d'un patiente à qui il devait porter des soins".


La dérive intégriste est ici manifeste et rappelle la violence exercée aux Etats Unis par les militants chrétiens intégristes contre l'IVG.

19 octobre 2006

Les suppléments de testostérone et de DHEA inutiles pour les aînés

Les suppléments de testostérone et de DHEA n'améliorent en rien la qualité de vie ou la santé des aînés, hommes et femmes, qui en prennent, conclut une des premières études scientifiques rigoureuses à avoir été menées sur la question.

"Il n'y a aucune raison d'administrer ces substances" aux aînés, a dit l'auteur de l'étude, le docteur K. Sreekumaran Nair de la prestigieuse clinique Mayo aux Etats-Unis.

La DHEA, un stéroïde précurseur de la testostérone et de l'oestrogène, est produit naturellement par l'organisme, mais la production chute rapidement après l'âge de 25 ans. Des suppléments de DHEA sont présentés comme ayant des effets rajeunissants, et les consommateurs américains en ont acheté pour 50 millions $ US l'an dernier. La testostérone, elle, n'est disponible que sur ordonnance.

Leur effet n'a toutefois fait l'objet que d'un nombre restreint d'études chez l'humain. En 2000, une étude française menée sur 280 sujets âgés avait décelé une faible augmentation de la libido chez les femmes qui prenaient de la DHEA. Et plus tôt cette année, une étude néerlandaise, qui portait elle aussi sur la DHEA, n'a détecté aucun bienfait chez 100 hommes âgés de 70 ans et plus.

La nouvelle étude, dont les résultats sont publiés dans le New England Journal of Medicine, a été réalisée sur une période de deux ans auprès de 57 femmes et 87 hommes âgés d'au moins 60 ans. Les participants ont pris des doses quotidiennes de DHEA, de testostérone ou d'un placebo, une substance inerte sans effets.

Les participants se sont ensuite soumis à différents tests, notamment des prises de sang et des mesures de leur gras corporel, de leurs hormones, de leur flexibilité, de leur densité osseuse et de leur performance sur un tapis roulant.

Même si les taux de testostérone et de DHEA ont augmenté chez les sujets qui ont pris de véritables suppléments, cela ne s'est pas traduit par une amélioration de leur qualité de vie, de leur performance physique ou de la capacité de leur organisme à réduire les taux de glucose sanguin.

Le seul effet significatif décelé aura été une petite réduction du gras corporel chez les sujets ayant pris de la testostérone, sans que cela n'ait entraîné une augmentation de la force musculaire.

Aucun effet secondaire néfaste n'est rapporté, mais certains experts soulignent que des doses élevées de testostérone peuvent accroître le risque de cancer de la prostate tandis que la DHEA pourrait augmenter le risque, pour certains patients, de souffrir d'un cancer du sein ou de la prostate.

=> DHEA in Elderly Women and DHEA or Testosterone in Elderly Men

09 octobre 2006

Attention aux études financées par l'industrie pharmaceutique

Les grandes études comparant les médicaments subventionnées par l'industrie pharmaceutique «doivent être lues avec précaution car elles sont moins transparentes» que celles relevant d'analyses indépendantes, selon des travaux publiés vendredi en ligne par le British Medical Journal (BMJ).

«Le principal problème avec les revues systématiques (NDLR des études globales comparatives) subventionnées par l'industrie réside dans la formulation des conclusions», préviennent les chercheurs danois.

Ils ont sélectionné, dans la base de données Cochrane sur les essais cliniques, 24 méta-analyses (synthèses comparatives) mettant en regard les effets de deux médicaments, puis les ont appariés avec 24 autres études sur les mêmes médicaments: 8 subventionnées par les laboratoires pharmaceutiques, 7 sans subvention ou financées par des organisations à but non lucratif et 9 au financement non précisé.

Sept des huit études subventionnées par l'industrie «recommandaient le médicament expérimental sans émettre de réserves» notamment sur son coût (par rapport aux médicaments déjà existants) alors qu'aucune étude de la base Cochrane n'arrivait à des conclusions aussi positives, d'après les auteurs.

En revanche, dans le groupe d'études non financées par l'industrie, les conclusions apparaissent plus prudentes et mentionnent en particulier les avantages et inconvénients des différents médicaments, relèvent Anders Jorgensen (Centre nordique Cochrane, Copenhague) et ses collègues.

Quant aux neuf études dont le financement n'était pas précisé, mais dont certains auteurs interrogés ont assuré après coup n'avoir pas été subventionnés par le secteur pharmaceutique, elles apportaient également des conclusions «plus prudentes» que celles des études comparatives soutenues par l'industrie. Mais leur analyse comparative reste de qualité plus discutable que celle des études indépendantes.

=> Cochrane reviews compared with industry supported meta-analyses and other meta-analyses of the same drugs: systematic review