01 janvier 2011

Les vertus des antioxydants et la théorie du vieillissement mises en doute

(Psychomedia)

Une étude canadienne, publiée dans PLoS Biology, remet en question la théorie, qui prévaut depuis plus de 40 ans, selon laquelle les radicaux libres accélèrent le vieillissement en endommageant les cellules; dommages que préviennent les antioxydants en combattant ces radicaux libres.

Pour tester la théorie, Siegfried Hekimi et Wen Yang de l'Université McGill ont créé des vers mutants produisant plus de radicaux libres. Plutôt que de vivre moins longtemps, ces vers ont, au contraire, vécu plus longtemps. Et, plus est, l'administration d'antioxydants mettait fin à la longévité accrue.

Les chercheurs ont par la suite imité l'effet bénéfique apparent des radicaux libres en traitant des vers ordinaires au Paraquat, un herbicide qui entraîne l'augmentation de la production de radicaux libres. Les vers vivaient plus longtemps après cette exposition. Le Paraquat, toxique pour les humains et les animaux, est proscrit en Union européenne et son usage est limité dans plusieurs autres pays.

« Des expériences supplémentaires sont nécessaires pour découvrir exactement comment ces données pourraient modifier notre théorie sur le vieillissement », dit le professeur Hekimi. « Il est clair que les radicaux libres y contribuent, mais pas de la façon dont nous avions l'habitude d'y penser. »

Une étude britannique, publiée en 2008 dans la revue Genes and Development, mettait également en doute la théorie des radicaux libres du vieillissement en montrant que des vers modifiés pour présenter des pouvoirs antioxydants rehaussés ne vivaient pas plus longtemps.

Par ailleurs, une étude danoise analysant 67 recherches, publiée en 2008 dans la revue The Cochrane Library, montrait que les compléments alimentaires antioxydants ne réduisaient pas la mortalité et que certains (la vitamine A, la bêta-carotène et la vitamine E) pouvaient l'augmenter.

05 décembre 2010

Asthme : attention aux médecines non conventionnelles

Selon une récente étude de l'Université de Montréal les enfants ne parviendraient pas à maîtriser complètement leur asthme avec les médecines non conventionnelles.

L'Université de Montréal met en garde les parents dont les enfants asthmatiques ont recours aux médecines non conventionnelles, puisque selon les résultats de son étude, ces enfants auraient deux fois plus de risques de présenter un asthme mal contrôlé. L'étude, dirigée par Francine Ducharme, professeure au département de pédiatrie de l'Université de Montréal, s'est portée sur 2.000 enfants de six ans touchés par différents asthmes. Elle a montré que ceux qui utilisaient des médecines douces dans le but de maitriser leur asthme avaient plus de difficultés à contrôler leur maladie que les autres enfants.

Ainsi, Francine Ducharme explique à Santé News : "Des études antérieures ont montré que près de 60% des parents croient que les médecines parallèles et complémentaires peuvent être utiles dans le traitement de l'asthme. Pourtant, des études bien conçues n'ont pas permis de démontrer que les thérapies comme l'acupuncture, l'homéopathie, la médecine chiropratique ou la phytothérapie sont efficaces dans le traitement de l'asthme".

Et alors que sur les enfants étudiés, 13% suivaient des médecines douches, Francine Ducharme ajoute : "Les parents n'ont peut-être pas conscience des risques qui leur sont associés, notamment les réactions indésirables qu'elles peuvent induire, leurs interactions possibles avec les médicaments conventionnels". Ainsi, il n'est pas recommandé de substituer un traitement conventionnel par une médecine douce, quelle qu'elle soit.

28 octobre 2010

Rougeole : l'explosion française...

« La circulation du virus de la rougeole s'est intensifiée en France en début d'année 2010 », s'inquiète l'Institut de Veille sanitaire (InVS). Au total, plus de 3 000 cas ont été déclarés entre janvier et août 2010. Pour rappel, seulement 44 avaient été déclarés sur l'ensemble de l'année 2007...

« La circulation du virus touche l'ensemble du territoire métropolitain », poursuit l'InVS. « L'incidence est très élevée dans certains départements ». C'est notamment le cas dans l'Ariège, l'Aveyron, le Gers, la Haute-Garonne, les Hautes-Alpes, la Haute-Vienne, la Loire-Atlantique, le Loir-et-Cher, les Pyrénées orientales, le Tarn et la Vienne.

L'InVS précise également que « le statut vaccinal a été renseigné pour 2 524 des 3 094 cas survenus entre janvier et août 2010 ». Il en ressort que dans 82 % des cas, le patient n'avait pas été vacciné contre la rougeole. Par ailleurs, « 14 % n'avaient reçu qu'une seule dose, 3 % avaient reçu deux doses et le nombre de doses était inconnu pour 2 % »

Rappelons qu'en France la vaccination anti-rougeoleuse n'est pas obligatoire. Les recommandations actuelles (avec un vaccin trivalent rougeole-oreillons-rubéole) portent sur l'administration d'une première dose à 12 mois et d'une seconde entre 13 et 24 mois. L'InVS ajoute par ailleurs, l'existence de différents programmes de rattrapage concernant les enfants et adolescents nés en 1992 et au-delà, ainsi que les adultes nés entre 1980 et 1991.

Rappelons que depuis le début de l'épidémie en août 2008, plus de 5 000 cas ont été déclarés en France. Quatre patients sont décédés : 2 de complications neurologiques et 2 autres de troubles pulmonaires. De même, sur les huit premiers mois de 2010, plus d'un tiers des malades (34%) ont du être hospitalisés. La rougeole est donc loin d'être une maladie anodine.



On peut donc dire que 97% des cas de rougeole en France sont dus à l'absence ou l'insuffisance de protection vaccinale. Il est donc pratiquement certain que les quatre morts et 33% de malades sur les 34% hospitalisés sont à imputer à ceux qui par leur propagande anti-vaccinale ont contribué à l'explosion des cas de rougeole. Ce n'est même plus un principe de précaution qu'on devrait appliquer à leur propagande mais bien un traitement de choc législatif.

03 octobre 2010

Atheists & Agnostics Beat the Religious on Religion Survey


On a U.S. survey of religious knowledge Atheists and agnostics did better than evangelical Protestants, mainline Protestants and Catholics on questions about the core teachings, history and leading figures of major world religions.

Overall, knowledge was thin. The average respondent got 16 of the 32 questions right.

- Atheists and agnostics averaged 20.9 correct answers.
- Jews and Mormons came in at 20.5 and 20.3, respectively.
- Protestants: 16.
- Catholics: 14.7.

The survey was conducted by the Pew Research Center’s Forum on Religion & Public Life.

What's going on?

Here's one idea: American atheists and agnostics tend to be people who grew up in a religious tradition and consciously gave it up, often after a great deal of reflection and study, said Alan Cooperman, associate director for research at the Pew Forum, in a Los Angeles Times article. "These are people who thought a lot about religion," he said. "They're not indifferent. They care about it."


Comme quoi, être athée résulte bien d'un choix informé, réfléchi et rationnel.

31 août 2010

Japon: des pontes de la médecine qualifient l'homéopathie d'"absurde"

TOKYO - Un scientifique japonais de haut niveau, chargé de la santé de l'Empereur Akihito, et des associations de médecins ont condamné l'homéopathie comme étant une médecine "absurde" et demandé aux praticiens de ne plus y recourir.

"Je ne peux m'empêcher d'être profondément perplexe" devant la brusque popularité de l'homéopathie parmi le personnel médical au Japon, a déclaré Ichiro Kanazawa, qui préside le prestigieux Conseil scientifique japonais.

"L'homéopathie ignore la science", a poursuivi dans un communiqué M. Kanazawa, qui est également chargé de superviser la santé de l'Empereur Akihito.

La controverse a été relancée après le décès l'an dernier d'un bébé de deux mois traité par homéopathie au lieu de recevoir de la vitamine K pour prévenir un risque d'hémorragie cérébrale.

Les médicaments homéopathiques utilisent des substances dérivées de la flore, de la faune et des minéraux qui sont ensuite diluées selon un long procédé, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

"Dans certains cas, la dilution atteint un tel niveau qu'il est pratiquement impossible de retrouver une molécule de la substance d'origine", souligne l'OMS.

M. Kanazawa affirme lui que "puisque c'est seulement de l'eau, cela n'a bien sûr aucun effet thérapeutique".

Les arguments en faveur de l'homéopathie n'ont "aucune base scientifique et sont simplement absurdes", poursuit-il, appelant le personnel médical à "exclure la non-science, comme l'homéopathie, et à diffuser la vraie science".

Plusieurs associations de médecins, dentistes et vétérinaires ont publié des communiqués de soutien à M. Kanazawa.

L'Association de médecine homéopathique du Japon, qui regroupe plus de 500 praticiens, a répondu à ces attaques en publiant un communiqué rappelant que des études ont prouvé les effets positifs de cette médecine douce.

"L'attitude qui consiste à juger qu'elle n'a aucun effet parce qu'on ne peut pas l'expliquer par les théories conventionnelles est non scientifique et cela nous laisse ébahis", a-t-elle écrit dans un message envoyé à l'AFP.

(©AFP / 30 août 2010 10h06)



Les homéopathes postulent que leurs préparations ont un effet et accusent ensuite les "théories conventionnelles" de ne pas pouvoir l'expliquer. La chose la plus difficile à faire est encore d'expliquer un phénomène inexistant. Si l'homéopathie peut sauver ceux qui essayent de l'utiliser pour un suicide, elle peut tuer ceux qui l'utilisent pour remplacer de véritables traitements. Ce ne sont pas les préparations homéopathiques qui sont dangereuses mais les homéopathes et les parents irresponsables.

27 juillet 2010

Une étude britannique suggère qu'une consommation trop élevée de viande est source de prise de poids.

Un coup dur pour les méthodes Dukan et autres régimes hyperprotéinés. Conduite sur un échantillon de 400 000 adultes de dix pays européens différents, une étude, révélée par la BBC le 22 juillet dernier, suggère qu'à calories égales, manger de la viande fait grossir. Aux premières loges sur le banc des accusés: la charcuterie, rapporte l'équipe de l'Imperial College de Londres à l'origine de cette publication. Une découverte qui pourrait remettre en cause l'effet à long terme des régimes hyperprotéinés. Et qui conforte les partisans d'une diminution de notre consommation de viande, commentent les auteurs.

D'après l'équipe, pour deux personnes qui consomment le même nombre de calories, une portion supplémentaire de 250 grammes de viande par jour -l'équivalent d'un steak- pourrait conduire à une prise de 2 kilos en cinq ans. "Pour maintenir un poids de forme et une bonne santé en général, mon conseil serait de contrôler la quantité de viande consommée, tout au long de la vie", commente le Dr Anne-Claire Vergnaud, l'auteur principal de l'étude.
Publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition, ces résultats s'insèrent dans l'European prospective investigation into cancer (EPIC), une vaste étude menée en Europe depuis 1992 et qui vise à analyser l'impact de l'alimentation sur la prévalence des cancers.

Pour le moment, la raison de cette augmentation du poids liée à la viande n'est pas claire. Mais l'une des théories évoquée par les chercheurs suggère que les aliments riches en énergie comme la viande altéreraient la façon dont le corps régule l'appétit. "Diminuer la consommation de viande ne constituerait toutefois pas une bonne stratégie pour perdre du poids" prévient le Dr Anne-Claire Vergnaud.

25 mai 2010

La fille de Billy Joel tente de se suicider à l'homéopathie

Alexa Ray Joel a été amenée aux urgences de l'hôpital après avoir pris plusieurs pilules. Elle est la fille du célèbre chanteur Billy Joel. La police a déclaré qu'il s'agissait de pilules pour le sommeil, mais un proche de Billy Joel a dit qu'il s'agissait de Traumeel qui est censé traiter des douleurs mineures et des traumatismes causés par des activités sportives.
Le toxicologue de l'hôpital de New York a déclaré que rien ne pouvait se passer, car il n'y a absolument rien dans ces pilules. Traumeel contient en théorie 12 ingrédients potentiellement toxiques, mais en doses homéopathiques si diluées qu'il ne reste qu'une probabilité infime d'y trouver quelques atomes. Le Traumeel est aussi utilisé dans un cadre vétérinaire.


La preuve que l'homéopathie peut sauver ! D'un autre côté, on peut se demander comment on a pu constater qu'elle ait essayé de se suicider, l'overdose de pilules sucrées ne pouvant pas franchement provoquer de coma.

08 mai 2010

Indonésie : un homme en prison pour avoir dit être revenu du paradis

Indonésie - Un homme de 70 ans a expliqué s'être rendu plusieurs fois au paradis. Il a écopé d'un an de prison pour blasphème envers la religion islamique.

Bakri Abdullah se désigne comme étant un prophète après avoir déclaré avoir reçu la "révélation divine" durant ses deux séjours au paradis, en 1975 et en 1997, rapporte l'AFP. L'homme était depuis suivi par plusieurs dizaines de disciples qui effectuaient avec lui des "pèlerinages", notamment sur le Mont Rinjani, un volcan encore en activité. Aujourd'hui, il vient d'écoper d'un an d'emprisonnement pour ses dires, considérés comme un blasphème pour l'Indonésie. En effet, l'Agence France Presse rappelle que le pays dispose d'une loi qui punit le blasphème, c'est-à-dire tous sentiments hostiles envers la religion, son interprétation ou son enseignement.


Etait-ce vraiment la peine de faire de sa vie un enfer pour autant ?.

07 mai 2010

Un député russe rencontre des extraterrestres : Dmitri Medvedev est invité à enquêter

Zigonet

Russie, Kalmoukie - Kirsan Ilyumzhinov dit avoir rencontré des extraterrestres. A la tête d'une république autonome depuis 17 ans, il inquiète plus d'un responsable russe qui demande à Dmitri Medvedev d'enquêter.

Le 26 avril dernier, Kirsan Ilyumzhinov a fait mention de sa rencontre atypique dans une émission télévisée diffusée sur Channel One à heure de grande écoute. Le 18 septembre 1997, le Président de la République autonome de Kalmoukie (sujet de la Fédération de Russie) aurait en effet été approché par "des créatures humanoïdes en combinaison jaune". D'après ce témoignage, un député de la Douma (chambre basse du parlement russe), Andrei Lebedev, suppose que le Président de Kalmoukie a pu divulguer des secrets d'état à n'importe qui. C'est pourquoi, il convoque les plus hautes instances de la Russie. Le journal britannique The Sun précise que M. Lebedev demande également au Président russe, Dimitri Medvedev, de donner ses directives en cas de véritable enlèvement par des aliens.


Il y a eb effet de quoi s'inquiéter quand un élu commence à perdre les pédales et nous fait un remake de Recontres du Troisième Type. Ou alors, il faut que la Russie instaure l'alcootest obligatoire avant de parler en public.

21 avril 2010

Exercices d’entraînement cérébral : ils n’amélioreraient pas le QI

Grande-Bretagne - Selon une étude de la prestigieuse université de Cambridge, les exercices d'entraînement cérébral n'amélioreraient pas le quotient intellectuel, contrairement à ce qui est annoncé dans les publicités vantant ces produits.

Des icônes comme Nicole Kidman ont peut-être été utiles pour faire décoller les ventes des divers jeux d'entraînement cérébral, mais il semble que ces derniers ne contribuent pas, pour leur part, à faire décoller le QI des joueurs.En effet, même si les utilisateurs deviennent de plus en plus rapides, les chercheurs affirment que cet "entraînement" n'aide pas à lutter concrètement contre l'affaiblissement du cerveau, et notamment contre la maladie d'Alzheimer. Dans le cadre d'une émission de télévision britannique, 11.000 personnes âgées de 18 à 60 ans et en bonne santé ont ainsi été soumises à des tests de mémoire. Une partie des participants devait pratiquer des exercices d'entraînement cérébral trois fois par semaine, pendant au moins dix minutes. Les autres répondaient à des questions de culture générale en surfant sur le net.Au bout de six semaines, tous ont à nouveau été soumis aux tests de mémoire. Les deux groupes ont obtenu quasiment les mêmes résultats, ceux qui ne s'étaient pas exercés pouvaient même faire mieux que les entraînés. D'après les experts, conserver ses aptitudes cérébrales passe avant tout par une bonne alimentation et un mode de vie sain. L'étude est publiée dans la revue Nature.


Aussi récréatifs que soient ces gadgets, ce ne sont pas 10 minutes d'entraînement par jour qui rendront quelqu'un plus intelligent.

Rougeole : l’épidémie semble s’accroître en 2010

France - D'après le dernier bulletin de l'Institut de veille sanitaire (InVs), l'épidémie de rougeole qui sévit dans l'Hexagone depuis 2008 se serait intensifiée depuis le début de l'année 2010, avec déjà près de 660 cas déclarés.

Les populations les plus touchées par l'épidémie sont les jeunes enfants, les adolescents ainsi que les jeunes adultes, avec une incidence plus élevée chez les moins de 2 ans. Le milieu familial (70%) et l'école (12%) sont les principaux lieux de contamination. Parmi les 659 personnes atteintes de rougeole, 250 ont été hospitalisées, avec un pourcentage élevé chez les plus de 20 ans (57%). L'incidence de cas déclarés serait plus importante dans sept départements : la Vienne (14 cas pour 100.000 habitants), l'Aveyron (8,4 cas), le Cantal (8 cas), la Loire-Atlantique (7,5 cas), le Loir-et-Cher (6,4), la Haute-Vienne (5,5 cas) et le Cher (5,4 cas). Selon l'InVs, "cette situation reflète probablement une meilleure déclaration des cas mais elle témoigne surtout de la diffusion du virus et d'une augmentation du nombre de foyers de cas groupés". Ces foyers épidémiques se situeraient notamment dans les crèches et les collectivités scolaires, parmi les étudiants et les gens du voyage. D'après l'Institut, ils seraient le reflet d'une couverture vaccinale insuffisante et hétérogène. L'InVs recommande donc de mettre à jour la vaccination antirougeoleuse des sujets âgés de 12 mois (9 mois si en collectivités) à 30 ans. Elle préconise également de signaler aux autorités sanitaires les cas suspects afin de pouvoir prévenir la diffusion du virus. En Europe, plusieurs épidémies sévissent actuellement, notamment en Bulgarie, en Espagne, en Irlande et en Allemagne, mais la France est l'un des pays qui détient la plus forte incidence.

Le taux de couverture vaccinale continue de baisser, empêchant l'éradication complète de cette maladie. Cette régression sanitaire est en partie due à la négligence des parents et partiellement aux adeptes de l'anti-vaccination.

17 avril 2010

Les relations sexuelles illicites causent des séismes

Agence France-Presse
Téhéran

L'augmentation des relations sexuelles illicites est la cause de l'accroissement des tremblements de terre, selon l'ayatollah Kazem Sedighi, imam de la prière du vendredi de Téhéran cité samedi par le quotidien Aftab.

«Les catastrophes naturelles sont le résultat de notre propre comportement», a déclaré M. Sedighi.

«Beaucoup de femmes mal habillées» (ne respectant pas la tenue islamique, ndlr) «corrompent les jeunes, et l'augmentation des relations sexuelles illicites fait accroître le nombre des tremblements de terre», a-t-il déclaré.

Les relations sexuelles hors mariage sont officiellement interdites en Iran.

Les religieux conservateurs dénoncent régulièrement le non respect du code vestimentaire islamique strict par une partie des jeunes iraniennes, en particulier à Téhéran et dans les grandes villes du pays.

«Nous n'avons pas d'autre choix que de nous conformer aux règles de l'islam», a affirmé l'ayatollah Sedighi, en rappelant les récents propos du président Mahmoud Ahmadinejad qui avait mis en garde contre les risques de séisme à Téhéran.

M. Sedighi a également affirmé qu'il «fallait un effort collectif» pour régler les problèmes de la société provoqués par «l'augmentation de l'âge du mariage et du nombre de divorces».


Il faudrait lancer une investigation zététique là-dessus: embaucher un million de personnes pour se lancer dans des relations sexuelles illicites le même jour et vérifier l'augmentation subséquente des tremblements de terre. A faire en double-aveugle bien sûr, mais ça va compliquer un peu les choses.

05 avril 2010

Poisson d'avril: un journal jordanien annonce l'arrivée d'extraterrestres et déclenche la panique

Les extraterrestres débarquent en Jordanie. C'est du moins ce qu'a annoncé la semaine dernière un quotidien local en première page, pour un poisson d'avril qui a déclenché la panique dans la population et a pratiquement conduit à l'évacuation d'urgence d'une ville.

Le quotidien "Al Ghad" a fait jeudi dernier sa "une" avec un article annonçant l'atterrissage d'un vaisseau extraterrestre près de la ville de Jafr, située dans le désert, à environ 300km de la capitale Amman.

Selon l'article, la soucoupe volante transportait des extraterrestres de trois mètres de haut, avait illuminé l'intégralité de la ville, coupé les communications, et précipité les habitants dans la rue.

Le maire de Jafr, Mohammed Mleihan, a cru l'histoire et envoyé les forces de l'ordre à la recherche des visiteurs. "Les enfants ne sont pas allés à l'école, les parents avaient peur et j'ai presque fait évacuer les 13.000 habitants de la ville", a déclaré le maire à l'Associated Press. "Les gens avaient peur que les extraterrestres les attaquent".

Un responsable des forces de l'ordre de Jordanie, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a confirmé qu'un plan d'urgence avait failli être mis en oeuvre à Jafr.

Mohammed Mleihan envisage, lui, de porter plainte contre "Al Ghad" et son "gros mensonge". Il a toutefois précisé que le quotidien lui avait téléphoné pour présenter des excuses.

Son rédacteur en chef, Moussa Barhoumeh, a tenté de calmer la controverse, estimant que l'affaire a "pris une importance hors de toute proportion". "Nous voulions distraire les gens, pas leur faire peur", a-t-il expliqué.

Les poissons d'avril sont rares dans la presse jordanienne. AP


Le maire de Jafr ne connaissait sans doute pas l'histoire de l'émission de radio d'Orson Welles en 1938 et la panique qu'il avait déclenché à l'époque, à New York. 72 ans plus tard, la crédulité humaine n'a guère changé.

01 avril 2010

Un Libanais pourrait être exécuté pour sorcellerie en Arabie saoudite

AP - L'avocate d'un citoyen libanais condamné pour sorcellerie en Arabie saoudite a déclaré jeudi que son client pourrait être décapité vendredi, appelant les responsables saoudiens et libanais à l'épargner.

Me May al-Khansa a appris de source judiciaire que son client, Ali Sibat, devrait être décapité vendredi, mais elle n'a pas eu de confirmation officielle. Un responsable libanais a déclaré que Beyrouth n'avait eu aucune information de Ryad en ce sens.

Sibat fait partie de ces dizaines de personnes arrêtées chaque année dans le royaume pour avoir pratiqué la sorcellerie, la magie noire, ou prédit l'avenir. Ces pratiques sont considérées comme polythéistes par le gouvernement saoudien, qui applique la charia.

Me Al-Khansa a demandé le roi Abdullah de pardonner Sibat, 49 ans, père de cinq enfants. Selon elle, Sibat n'a pas pratiqué de prédictions en Arabie saoudite et il n'est pas citoyen ou résident saoudien et de ce fait, devrait être extradé.

Ali Sibat, qui faisait des prédictions sur une télévision arabe satellitaire depuis chez lui à Beyrouth, a été arrêté par la police religieuse saoudite lors de son pèlerinage à Médine en mai 2008 et condamné à mort en novembre dernier. "Ali n'est pas un criminel. Il n'a pas commis de crime ou d'acte honteux", a-t-elle martelé

L'association de défense des droits de l'homme Human Rights Watch, le gouvernement saoudien doit cesser d'"utiliser de plus en plus fréquemment l'accusation de 'sorcellerie' qui est vague et employée arbitrairement".

03 février 2010

Le Lancet rétracte, 12 ans après, une étude sur le lien entre le vaccin ROR et l'autisme

LE POINT.FR

L'événement est exceptionnel : la célèbre revue médicale britannique The Lancet a annoncé hier la rétractation d'un article publié en 1998 qui faisait un lien entre le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) et des troubles autistiques liés à une maladie inflammatoire de l'intestin. Cette décision survient quelques jours après qu'une instance disciplinaire du General Medical Council (l'équivalent de l'Ordre des médecins) a confirmé que les travaux du Dr Andrew Wakefield étaient non éthiques, "malhonnêtes" et "irresponsables".

Ce sujet avait suscité de très nombreuses polémiques et entraîné une baisse de la vaccination ROR au Royaume-Uni.
En 1998, alors qu'il existait déjà un débat sur l'innocuité du vaccin ROR, le Lancet publiait cette étude décrivant douze enfants qui avaient présenté une inflammation intestinale ressemblant à une maladie inflammatoire de l'intestin, ainsi que des troubles du comportement qui ressemblaient dans la majorité des cas à un autisme. Un lien temporel avec la vaccination ROR avait été alors rapporté chez huit enfants ; pour un autre cas, il avait été fait un lien avec la rougeole ; les trois autres cas avaient aussi été vaccinés, mais un peu plus anciennement. Les chercheurs soulignaient alors le fait que le lien entre la vaccination et ces troubles intestinaux et comportementaux n'était pas certain mais le suggéraient fortement.
Cet article, publié alors qu'il y avait déjà à l'époque une polémique outre-Manche sur le vaccin contre la rougeole - qui portait au départ sur un risque de maladie inflammatoire de l'intestin, la maladie de Crohn -, a entraîné de façon durable une baisse significative de la vaccination ROR au Royaume-Uni, ce qui a été associé à une résurgence de la rougeole.
Dès 2004, pourtant, un journaliste avait mis en évidence plusieurs mensonges dans cet article et découvert que, contrairement à ce qu'affirmaient les auteurs, l'étude n'avait pas obtenu d'avis favorable d'un comité d'éthique. Néanmoins, à l'époque, le Lancet avait rejeté les informations du journaliste et refusé de se rétracter. C'est maintenant chose faite. Les spécialistes espèrent que cette décision aidera à rétablir la confiance dans cet important vaccin et l'intégrité de la littérature scientifique.


12 ans pour retirer une étude manifestement pourrie, comme le journaliste d'investigation Brian Deer l'avait révélé en 2004. Le Lancet a beaucoup perdu de sa réputation dans cette histoire. Le comité de lecture de cette revue prestigieuse sommeillait, sans doute. A moins qu'il n'ait jugé politiquement correct de laisser s'exprimer les adeptes de l'anti-vaccination dans le Lancet, pour ne pas être accusé de partialité.

01 février 2010

Overdose homéopathique

Ce samedi 30 Janvier 2010 à 10h23, un groupe international de sceptiques baptisé "10.23" en l'honneur de la constante d'Avogadro, ont ingéré un tube entier d'arsenic... homéopathique. avec le risque de provoquer une overdose de ce produit prétendu puissant par ses fabricants.

La préparation homéopathique en question est vendue pour lutter contre l'insomnie, l'anxiété, la dépression et l'intoxication alimentaire. Selon le principe numéro 1 de l'homéopathie, soigner le mal par le mal, l'arsenic (dilué et 'succussé', comme le prescrit la magie homéopathique) serait donc paré de toutes ces qualités. Un tube contenant 84 de ces 'puissantes' pillules pourrait donc certainement plonger dans un coma fatal celui ou celle qui serait assez fou pour les prendre d'un seul coup.
Qu'on se rassure, aucun effet primaire ni secondaire n'a été observé chez les sceptiques volontaires ayant mis leur vie en jeu avec autant de légèreté.

En effet, la dilution du produit utilisé serait de "30X", selon la terminologie homéopathique, c'est-à-dire d'un nombre 1 précédé de 29 zéros après la virgule (10-30 en notation mathématique). A supposer que le produit dilué possède une mole au départ (6,022 x 1023 molécules, selon la constante d'Avogadro), il y aurait donc une chance sur quelques millions de trouver un seul atome d'arsenic dans chacune des pilules du tube. Même multiplié par cent pilules, les risques sont faibles. Qui plus est, un atome ou deux d'arsenic ne constitueraient pas une dose active, encore moins mortelle.

Ce qui a permis à nos amis sceptiques d'échapper à la mort certaine qui était promise, en théorie, par les docteurs Diafoirus prescrivant ce remède de perlimpimpin.

On entend déjà les adeptes de cette pseudo-médecine s'outrager du ridicule jeté sur leurs produits sucrés favoris. Certains prétendent que "moins on en prend, plus l'effet est important". Voila une affirmation singulière, car alors ne rien prendre du tout aurait un effet encore plus spectaculaire ! Ce qui correspond à un effet placebo.

Le fait est que personne n'a jamais réussi à trouver la moindre théorie qui expliquerait comment un produit totalement absent d'une préparation pourrait agir sur un organisme. Le défunt Jacques Benveniste, subventionné par les labos homéopathiques, avait cru trouver un mode d'action grâce à la "mémoire de l'eau" et était même allé jusqu'à suggérer qu'il était possible 'd'activer' une préparation par transmission électronique. Un test effectué sous contrôle d'un illusionniste américain célèbre, James Randi, avait mis un point final aux prétentions de Benveniste, reprises par Madeleine Ennis. Les recherches de Benveniste lui avaient valu deux IgNobel Awards, les prix remis pour 'récompenser' les recherches scientifques les plus mauvaises ou ridicules de la planète.

http://www.pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=9
http://charlatans.info/homeopathie.shtml

26 janvier 2010

Homoeopathy sceptics plan mass 'overdose'

Protesters to swallow pills in bid to prove treatments ineffective

By Jeremy Laurance, Health Editor

In what is being billed as "rationalism's Kool-Aid moment", a mass "overdose" is being planned next week in protest at the marketing of homoeopathic medicines.

More than 300 people who style themselves as "homoeopathy sceptics" will each swallow an entire bottle of homoeopathic pills in protest at the continued marketing of homoeopathic medicines by Boots, the high street chemist chain.

The protest is due to take place at 10.23am on Saturday 30 January. It is organised by the "10.23 Group", who take their name from Avogadro's constant, which they claim proves that homoeopathy cannot work.

Avogadro's constant – roughly 10 to the 23rd power – places an upper limit, broadly speaking, on the number of molecules in a given volume of liquid or gas.

Successive dilutions used in the preparation of homoeopathic remedies reduce the amount of the original ingredient beyond this number, with the result that not a single molecule remains.

This has always been the sticking point for scientists who express bafflement at the notion that a homoeopathic "tincture", which contains not a single molecule of the active ingredient from which it was made, can have any effect.

In response, homoeopaths describe the process of repeatedly diluting and shaking a remedy as "potentisation", in which the influence of the active ingredient is transferred to the tincture. The water thus retains a "memory" of the substance.

In an open letter to Boots last November, the 10.23 Group wrote: "The majority of people do not have the time or inclination to check whether the scientific literature supports the claims of efficacy made by products such as homoeopathy. We trust brands such as Boots to check the facts for us, to provide sound medical advice that is in our interest, and supply only those products with a demonstrable medical benefit. We don't expect to find products on the shelf at our local pharmacy which do not work."

The letter also warned that the products could be dangerous if they led patients to delay seeking proper medical assistance because they believed homoeopathy could treat their condition.

There is a long tradition in science of researchers experimenting on themselves to prove a remedy works. But this will be the first time volunteers have swallowed pills to prove they don't.

If it turns out that there is something in them, then the guinea pigs may get their comeuppance. But they say their "overdose" will demonstrate that "these remedies, prepared according to a long-discredited 18th-century ritual, are nothing but sugar pills."

In England, an estimated 470,000 people use homoeopathic remedies every year. Branches of Boots carry shelves of remedies including arnica, nux vomica, pulsatilla and rhus tox in the "complementary medicine" section. The Queen, David Beckham and Geri Halliwell are among those said to swear by them.

The British Homeopathic Association claims that heightened public awareness of the dangers of chemicals in the food chain, growing resistance to antibiotics through over-use, and concerns about the side effects of conventional drugs, are contributing to a rethink about the way we live and how we seek to regain health.

Boots said in a statement: "We know that many people believe in the benefits of complementary medicines and we aim to offer the products we know our customers want."

24 janvier 2010

La croyance en Dieu modifierait une partie du cerveau

Canada - Des neurologues de l'université de Toronto ont découvert que l'activité du cerveau humain était liée aux croyances religieuses des individus. Lire la suite l'article


Pour démontrer cela, les scientifiques ont fait passer des tests à différentes personnes divisées en 2 catégories : les croyants et les athées. Toutes ont été placées dans des scanners afin de mesurer l'activité de leur cerveau durant les tests. L'épreuve consistait en une série de questions dont il fallait anticiper la réponse. Les candidats prenaient ensuite connaissance de cette dernière.Les chercheurs ont remarqué que chez les athées, une zone du cerveau appelée cortex cingulaire antérieur était beaucoup plus fortement stimulée que chez les croyants. Le cortex cingulaire antérieur régule des fonctions comme la pression artérielle, le rythme cardiaque et certaines fonctions cognitives comme les émotions, la prise de décision, l'empathie mais surtout elle est la zone qui nous permet d'anticiper l'avenir. Selon les conclusions des auteurs de l'étude, parues dans la revue Psychological Science, quand un croyant s'attendant à avoir la bonne réponse se rend compte du contraire, cette aire du cerveau s'active beaucoup moins car il réagit plus faiblement à l'imprévu que le cerveau d'une personne athée. En effet, chez les croyants, tout évènement peut être reconsidéré de manière à rendre Dieu acteur de celui-ci. S'il vous arrive quelque chose de totalement inattendu et que vous croyez en Dieu, le scénario peut-être remanié car Dieu "a voulu que cela arrive". Il n'y a alors pas de question à se poser, d'où une activation moindre de cette région du cortex.


Les croyants des différentes religions, qui croyaient avoir quelque chose de plus que les athées, devront se voir maintenant comme ayant quelque chose en moins, et dans le cerveau en plus. Vexant !

24 décembre 2009

« Docteur Betterave » a été enterrée

Il y a ceux qui ont réellement pleuré, ceux qui ont versé des larmes de crocodiles, et ceux qui se sont réjouis. La mort de l’ancienne ministre sud-africaine de la santé, Manto Tshabalala-Msimang, n’a en tous cas laissé personne indifférent.

Lorsqu’elle était à son poste (1999-2008), elle a été accusée d’avoir entravé la lutte contre le sida en contestant notamment les bienfaits des médicaments antirétroviraux (ARV), produits selon elle d’entreprises guidées par des intérêts post-coloniaux. Dans un pays où 5,7 millions de personnes sont touchées par l’épidémie, elle préférait plutôt recommander une alimentation riche en légumes suscitant ainsi une forte contestation. Cette médecin préconisait son remède pour combattre la maladie : avaler un cocktail à base d’ail, de citron et de betterave, d’où son surnom de « Dr Betterave ».

Certains lui font porter la responsabilité des 365 000 malades qui seraient morts entre 2000 et 2005 faute d’avoir reçu un traitement à temps. D’autres n’oublient pas que cette (absence de) politique n’était qu’une conséquence de la politique de déni de Thabo Mbeki, le président sud-africain de l’époque, qui doutait du lien entre le VIH et le sida. Il estimait que les effet des antirétroviraux étaient pire que le mal qu’ils étaient censés traiter.

Au moment de son enterrement, les dirigeants de l’ANC ont préféré rappeler que Manto Tshabalala-Msimang fut une grande militante et une travailleuse acharnée. D’autres ont dressé un bilan davantage nuancé de son action, en évoquant notamment sa politique de lutte contre le tabac.

Mais pour beaucoup, son parcours restera une énigme. Il semble qu’elle souhaitait s’expliquer avant de mourir.

Le président Jacob Zuma a toutefois bien pris conscience des erreurs du passé. C’est lui qui a définitivement tourné la page de ces sombres années en annonçant le 1er décembre dernier sa volonté d’élargir l’accès aux traitements pour les enfants et futures mères du pays.


Manto Tshabalala-Msimang a été accusée de suivre les inepties de Matthias Rath. La mort de Nozipho Bhengu, qui avait rejeté l'utilisation des anti-rétroviraux pour de l'ail et du jus de citron et l'absence de la ministre à son enterrement avaient alors provoqué un tollé dans l'opinion sud-africaine. En 2006, 65 experts du SIDA avaient demandé sa démission au président Mbeki.

18 décembre 2009

Antennes-relais : l'absence de risque confirmée

C'est l'avis exprimé jeudi par les Académies des sciences, des technologies et de médecine.


Les représentants de l'Académie des sciences, l'Académie des technologies, l'Académie de méde­cine, jeudi, lors d'une conférence de presse commune, fait exceptionnel, ont déclaré que «réduire l'exposition aux ondes des antennes-relais n'est pas justifié scientifiquement». Le groupe d'experts des trois académies sur ce sujet approuve sans réserve les conclusions du rapport scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), rendu public le 15 octobre 2009, qui concluait notamment qu'aucun risque sanitaire lié aux antennes-relais n'avait été mis en évidence.

Depuis plusieurs années, une polémique enfle sur les risques de ces antennes qui servent à faire transiter les ondes électromagnétiques des téléphones portables. Cette polémique a atteint son apogée mi-2008 avec la condamnation judiciaire de Bouygues Telecom l'obligeant à retirer une antenne-relais située à proximité d'habitations à Tassin-la-Demi-­Lune, dans le Rhône, au motif de «l'angoisse ressentie» par les familles avoisinantes.


Divergences d'appréciation


Après cette affaire, une expertise scientifique approfondie a été lancée sous la houlette de l'Afsset, expertise rendue publique le 15 octobre 2009. Celle-ci était plutôt rassurante, estimant que les champs électromagnétiques des antennes-relais «ne sont ni génotoxiques, ni cogénotoxiques, ni mutagènes, n'ont pas d'effet cancérogène ou cocancérogène, n'ont pas d'effet délétère sur le système immunitaire, ne provoquent pas d'augmentation des cancers expérimentaux…». Ces conclusions étaient basées sur l'analyse par plus d'une dizaine d'experts de 97 études, dont 86 ne montraient pas d'effets. Onze autres études mettaient en évidence un effet biologique. Mais selon les académiciens, elles n'ont pas été reproduites et les effets n'ont été observés qu'avec des «niveaux d'exposition 5 000 à 30 000 fois plus élevés que ceux créés par la quasi-totalité des antennes-relais».


Jeudi, les experts des trois académies ont regretté que Martin Guespereau, directeur de l'Afsset, n'ait pas insisté lors de la présentation publique de ce rapport en octobre 2009 sur les aspects rassurants, mais au contraire sur les onze études rapportant des «effets» biologiques. Les trois académies pointent les contradictions entre le communiqué de presse de l'Afsset, qui commence ainsi : «Le rapport de l'Afsset met en évidence l'existence d'effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires rapportées par une dizaine d'études expérimentales considérées par l'Afsset comme incontestables», et les conclusions du rapport : «Aucune preuve convaincante d'un effet biologique parti­culier des radiofréquences n'est apportée. À ce jour, il ressort de cette analyse que, en conditions non thermiques, les radiofréquences supérieures à 400 MHz ne modifient pas les grandes fonctions cellulaires».



«Notre responsabilité de scientifiques, c'est de donner l'état de la science.


Ensuite, les pouvoirs publics peuvent éventuellement prendre des mesures qui tiennent compte des inquiétudes de la population. Mais ces mesures doivent être bien pesées car elles augmentent l'inquiétude et on part alors dans un cercle vicieux terrible, a expliqué le professeur Jean-François Bach, vice-président de l'Académie des sciences. Ce qui nous a préoccupés, dans la présentation du rapport de l'Afsset, c'est que l'on a tenté de faire endosser à des scientifiques des décisions politiques.» Les représentants des trois académies estiment qu'il est techniquement possible de réduire l'exposition aux antennes-relais en les multipliant, mais en risquant d'augmenter sans justification la puissance d'émission des portables des quelque 85 % de Français qui les utilisent. «Des mesures de réduction des expositions ne peuvent aujourd'hui ­relever que d'une décision de gestion politique, soulignent-ils, Une réduction irréfléchie de l'exposition aux antennes-relais pourrait aboutir à un effet inverse pour la grande majorité des Français, sans bénéfice sanitaire pour les autres.»