09 avril 2007

Gènes: les propos de Sarkozy "pas scientifiquement fondés", pour les experts

Par Annie HAUTEFEUILLE

PARIS (AFP) - Attribuer aux gènes la responsabilité de la pédophilie et des suicides de jeunes, comme l'a fait récemment Nicolas Sarkozy, est "scientifiquement non fondé" et risque d'ouvrir la voie à une forme d'eugénisme, ont mis en garde ce week-end des spécialistes médicaux.

"C'est une ineptie purement idéologique qui est totalement à côté des acquis actuels de la science et de la génétique en particulier", selon le Pr Bernard Golse, pédopsychiatre à l'hôpital Necker-Enfants malades.

"Entamer une croisade sur l'aspect génétique de la pédophilie est scientifiquement non fondé", ajoute le Pr Golse, interrogé par l'AFP.

Dans un récent entretien avec le philosophe Michel Onfray paru dans Philosophie magazine, M. Sarkozy assurait "incliner (...) à penser qu'on naît pédophile". A propos du suicide des jeunes, il déclarait: "Ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité".

Assurant qu'"il n'y a pas de gène d'un destin malheureux", le généticien Axel Kahn a jugé dimanche "relativement grave" l'existence de "tout un courant qui prétend que les gènes sont tellement déterminants (...) qu'ils sont responsables de certains désordres de la société, et que par conséquent, la contrainte, les difficultés économiques, les malheurs sociaux n'y sont pour rien".

Insistant sur la liberté de l'homme et pointant le risque d'eugénisme, Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, avait aussi critiqué samedi l'idée d'une éventuelle prédétermination génétique des pédophiles.

"L'idée d'une pédophilie prédictible et génétique, c'est purement renouer avec le chromosome du crime de Cesare Lambroso", criminologue italien du XIXe siècle, relève le Pr Golse.

Or, défendre l'idée d'un tel type de déterminisme est "extrêmement dangereux", met en garde Christine Bellas-Cabane, présidente du Syndicat national des médecins de la protection maternelle et infantile (SNMPMI), rappelant, elle aussi, les risques de dérives eugénistes.

Elle avait été l'an dernier, ainsi que le Pr Golse, parmi les initiateurs de la pétition "Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans" s'opposant au projet, défendu par l'ex-ministre de l'Intérieur, de détection précoce de troubles du comportement pour prévenir la délinquance.

Les récents propos de M. Sarkozy renvoient aussi à une "façon très linéaire, réductrice et faussement prédictible d'utiliser la génétique", note le Pr Golse.

Or, dit-il, compte tenu des acquis de la science, on "n'est plus du tout dans une génétique causale reliant un gène et un effet comportemental", mais dans "une génétique beaucoup plus complexe, une génétique de vulnérabilité".

Avoir des "facteurs de susceptibilité, de prédisposition, cela ne suffit pas pour devenir délinquant ou se suicider, il y a des effets de rencontres avec l'environnement au sens large: relationnel, psychologique, sociologique, politique, culturel", souligne-t-il. Il n'y a, dit-il, "aucune prédiction possible parce que, par définition, les effets de rencontres sont imprévisibles, sinon notre vie serait entièrement écrite à l'avance".

En ce qui concerne la pédophilie, il n'y a "pas la moindre preuve" de gènes de susceptibilité, insiste-t-il.

Une expression comportementale est "souvent reliée à plusieurs types de facteurs qui s'entrecroisent, qui s'articulent", souligne aussi le Pr Gérard Schmidt, président du Collège de pédopsychiatrie.

"La maturation cérébrale continue jusqu'à l'adolescence" en interaction avec les expériences vécues, ajoute-t-il, mettant en garde contre toute prédiction sur la base de comportements précoces ou de caractéristiques purement génétiques.


On rappellera aux téléspectateurs, auditeurs et autres internautes qu'on peut être candidat à la présidentielle sans être scientifique. Il est pourtant dérangeant d'entendre un des principaux candidats tenir de tels propos, beaucoup plus inquiétants que des termes comme "racaille" ou le nom d'une marque de nettoyeurs haute pression.

Les bons astres font de grands vins: le "biodynamique" séduit les terroirs

SAINT-EMILION (AFP) - Influence de la lune et des planètes, "dynamisation" du sol grâce à des "préparats" aux allures d'alchimie: la biodynamie, une culture "bio" qui utilise les énergies cosmiques, séduit les viticulteurs qui y voient le moyen de révéler et protéger les terroirs.
A l'occasion de la semaine des primeurs bordelais, l'association Biodyvin, qui regroupe une quarantaine de producteurs travaillant en culture biodynamique, a organisé pour la première fois sa propre dégustation.

Biodyvin a ainsi accueilli à Saint-Emilion quelque 500 visiteurs en deux jours, du simple curieux au fin connaisseur, pour déguster les primeurs 2006 de 32 producteurs représentant toutes les régions viticoles de France.

Au Château Fonroque, premier grand cru classé labellisé "biodynamique", qui accueillait la dégustation, l'accueil du public a été "positif", sur fond de "prise de conscience" écologique, se réjouit Alain Moueix, propriétaire des lieux.

Mais c'est surtout la "qualité" des vins biodynamiques qui selon lui séduit les consommateurs: ils sont sensibles à ces vins "plus marqués par leur terroir" et "moins anonymes", insiste-t-il.

Longtemps méconnue du grand public, assimilée à des pratiques ésotériques, cette technique commence à sortir de l'ombre et devient même "un peu à la mode", portée par la montée en puissance de l'agriculture biologique, reconnaît Olivier Humbrecht, président de Biodyvin.

Excluant tout usage de substances chimiques, la biodynamie utilise des "principes énergétiques" pour "aider le sol à se régénérer", en respectant le calendrier planétaire, explique ce viticulteur alsacien qui pratique à Turckheim (Haut-Rhin) la biodynamie depuis 10 ans.

Il s'agit, pour lui, de "restaurer l'équilibre dans un milieu fortement perturbé" par le cultivateur, en favorisant une "vie plus riche" dans le sol au moyen de matières minérales et de plantes qui doivent "transmettre des énergies" à la vigne.

Des "préparats", "tisanes de plantes" vaporisées sur les cultures à doses homéopathiques, ou encore "cornes de bouses" - cornes de vaches contenant des bouses - enfouies dans le sol, en phase avec les cycles lunaires et les constellations astrales, doivent ainsi "dynamiser" le sol "pour le rendre plus nourricier".

"Le sol d'une culture où la vigne peut se nourrir elle-même peut donner un vin qui est marqué par son terroir", souligne M. Humbrecht. Cela permet en outre une "plus grande régularité de production", moins dépendante des aléas climatiques.

Pour Noël Pinguet, producteur de vin de Loire à Vouvray (Indre-et-Loire), chantre de la biodynamie depuis 20 ans, cette pratique est amenée à "se développer de manière intensive" dans les années à venir, la chimie ayant "montré ses limites".

Jean-Paul Zusselin, jeune viticulteur à Orschwihr en Alsace, une région très en avance en biodynamie, estime que cette démarche représente pour les terroirs français la chance de survivre en produisant des vins "uniques", une "alternative à la mondialisation", selon lui.

La viticulture biodynamique reste aujourd'hui très minoritaire en France, avec près de 150 domaines labellisés par deux associations, respectivement 42 par Biodyvin et une centaine par Demeter.

"Je suis convaincu du résultat par expérience. On peut faire de très bons vins en culture traditionnelle mais la biodynamie permet de faire des vins d'exception", affirme M. Pinguet.


L'agriculture "biodynamique", ou plutôt astrologique, est, rappelons-le, une des "inventions" de Rudolf Steiner, fondateur en outre de l'anthroposophie, ésotériste de choc qui n'hésita pas à affirmer aussi, en 1922, que "les cheveux blonds confèrent effectivement l'intelligence". Ce type d'agriculture ésotérique n'obtient, en réalité, pas de meilleurs résultats que l'agriculture biologique traditionnelle malgré toutes ses simagrées pseudoscientifiques.

07 avril 2007

Belief in Reincarnation Tied to Memory Error

Melinda Wenner - People who believe they have lived past lives as, say, Indian princesses or battlefield commanders are more likely to make certain types of memory errors, according to a new study.

The propensity to make these mistakes could, in part, explain why people cling to implausible reincarnation claims in the first place.

Researchers recruited people who, after undergoing hypnotic therapy, had come to believe that they had past lives.

Subjects were asked to read aloud a list of 40 non-famous names, and then, after a two-hour wait, told that they were going to see a list consisting of three types of names: non-famous names they had already seen (from the earlier list), famous names, and names of non-famous people that they had not previously seen. Their task was to identify which names were famous.

The researchers found that, compared to control subjects who dismissed the idea of reincarnation, past-life believers were almost twice as likely to misidentify names. In particular, their tendency was to wrongly identify as famous the non-famous names they had seen in the first task. This kind of error, called a source-monitoring error, indicates that a person has difficulty recognizing where a memory came from.

Power of suggestion

People who are likely to make these kinds of errors might end up convincing themselves of things that aren’t true, said lead researcher Maarten Peters of Maastricht University in The Netherlands. When people who are prone to making these mistakes undergo hypnosis and are repeatedly asked to talk about a potential idea—like a past life—they might, as they grow more familiar with it, eventually convert the idea into a full-blown false memory.

This is because they can’t distinguish between things that have really happened and things that have been suggested to them, Peters told LiveScience.

Past life memories are not the only type of implausible memories that have been studied in this manner. Richard McNally, a clinical psychologist at Harvard University, has found that self-proclaimed alien abductees are also twice as likely to commit source monitoring errors.

Creative minds

As for what might make people more prone to committing such errors to begin with, McNally says that it could be the byproduct of especially vivid imagery skills. He has found that people who commonly make source-monitoring errors respond to and imagine experiences more strongly than the average person, and they also tend to be more creative.

“It might be harder to discriminate between a vivid image that you’d generated yourself and the memory of a perception of something you actually saw,” he said in a telephone interview.

Peters also found in his study, detailed in the March issue of Consciousness and Cognition, that people with implausible memories are also more likely to be depressed and to experience sleep problems, and this could also make them more prone to memory mistakes.

And once people make this kind of mistake, they might be inclined to stick to their guns for spiritual reasons, McNally said. “It may be a variant expression of certain religious impulses,” he said. “We suspect that this might be kind of a psychological buffering mechanism against the fear of death.”

06 avril 2007

Les scientifiques prônent une nouvelle politique énergétique

CAROLINE DE MALET.

Le Haut Conseil de la science et de la technologie rend ses deux premiers avis.

CRÉÉ par Jacques Chirac, le Haut Conseil de la science et de la technologie (HCST) tenait à lui rendre ses premiers travaux avant que ce dernier ne tire sa révérence. C'est désormais chose faite. Il vient de lui remettre deux avis, l'un consacré à la politique énergétique et l'autre à la crise des vocations scientifiques. Deux thèmes de travail confiés par le chef de l'État à cette instance lors de sa mise en place le 25 septembre dernier.

Dans son avis sur « L'effort scientifique et technologique de la France en matière énergétique », le Haut Conseil fustige la politique énergétique actuelle, peu adaptée aux enjeux. L'objectif, qui figure désormais dans la loi, de réduire la consommation d'énergie du pays de 2 % par an, est irréalisable si rien ne change, a souligné le président du HCST Serge Feneuille.

Le chauffage de l'habitat (qui représente 46 % de la consommation d'énergie) et les transports (25 %) sont deux formidables gisements d'économies, insuffisamment exploités. « Il faut que la France ait une politique claire en matière de réduction des gaz à effet de serre dans l'automobile et l'habitat », a lancé son président. Si le HCST « conseille de maintenir les technologies nucléaires au meilleur niveau », il « souligne le déficit d'arbitrage entre les technologies alternatives ». Par exemple, le photovoltaïque, à ses yeux, fait l'objet d'efforts de recherche insuffisants, comparé à d'autres sources d'énergies renouvelables et compte tenu de son potentiel.

À l'inverse, il estime que « l'utilisation de l'hydrogène et des piles à combustibles pour l'automobile ne sont pas les meilleures filières pour atteindre les objectifs visés », a rapporté son président. L'organisation de ce secteur dans notre pays est éclatée entre « trop d'acteurs » et d'organismes aux « missions peu claires », ce qui « enlève de la visibilité à la question », regrette le Haut Conseil. Aussi ce dernier préconise-t-il « que l'énergie soit promue au rang de grand projet national » et suggère de créer « un grand partenariat de transition ».

Crise de la vocation

Sorte de partenariat public-privé regroupant des ministères, des organismes de recherche et des organisations non gouvernementales, cette initiative pourrait prendre pour modèle le Gavi (Alliance mondiale sur la vaccination et l'immunisation), lancée à l'initiative de la Fondation Gates et regroupant l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Banque mondiale, des gouvernements, organismes de recherche et des industriels. L'idée étant « de définir une stratégie nationale cohérente en mettant tous les acteurs autour d'une table et mettre en place une organisation nouvelle qui pousse l'État à se réformer », explique Philippe Kourilsky, ancien directeur de l'Institut Pasteur, membre du HCST et l'un des rapporteurs de cet avis.

L'autre avis du Haut Conseil, sur la crise des vocations scientifiques, met l'accent sur la nécessité d'accroître l'attractivité de la science pour les jeunes. Les facultés scientifiques ont perdu 10 % de leurs effectifs en dix ans. Partant du constat que « deux tiers des enfants ne sont exposés à aucune leçon scientifique dans le primaire », il prône une réforme de la formation des maîtres, notamment dans les IUFM.

Regrettant que la science soit vue au lycée davantage comme un sujet de sélection que de formation des élèves, il préconise une revalorisation des conditions des doctorants. Surtout, le Haut Conseil demande « la constitution d'une mission interministérielle chargée de définir une stratégie d'immigration scientifique et technique » comme cela se pratique déjà dans certains pays étrangers.

Les vingt experts, qui se réunissent en séance plénière tous les mois pour faire le point sur l'avancement de leurs travaux, ont auditionné une trentaine d'acteurs pour préparer chacun de ces avis. Il leur reste encore à plancher sur le troisième thème que leur avait soumis le chef de l'État, les grandes infrastructures scientifiques.

Créé par la loi d'orientation sur la recherche de 2006, ce comité d'experts a vocation à répondre aux demandes du président de la République ou du gouvernement, mais est également habilité à s'autosaisir de questions qu'il juge importantes. Il compte des personnalités scientifiques de renom telles que le professeur Alain Carpentier, l'anthropologue Yves Coppens, le Prix Nobel de chimie Jean-Marie Lehn, le mathématicien Pierre-Louis Lions ou le climatologue Jean Jouzel, personnalités toutes nommées par le chef de l'État.

Quel poids dans le débat politique aura cette « très jeune instance », comme la présente Serge Feneuil ? Son président ne semble pas inquiet sur la pérennité de l'institution au-delà des échéances électorales. Certains candidats à l'élection présidentielle auraient même déjà pris contact avec lui. Ce HCST rappelle les comités des Sages de l'époque gaullienne, qui ont éclairé les choix de la Direction générale de la recherche scientifique et technique (DGRST), à l'origine de la puissance nucléaire et spatiale de notre pays. Reste à savoir si cette vision centralisatrice de la recherche est toujours adaptée à notre époque et aux enjeux actuels.

04 avril 2007

Quand Maud Kristen fait sa pub sur France 2

Maud Kristen est passée sur France 2 ce 4 avril 2007, dans l’émission de divertissement de Laurent Ruquier « On a tout essayé » , pour faire la promotion de son dernier livre.

Après avoir fait son propre panégyrique de voyante extra-lucide et réaffirmé ses prétentions d’avoir démontré ses capacités infaillibles devant des scientifiques (on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même), Philippe Gueluck, l’un des animateurs, s’est approché d’elle, lui a présenté une enveloppe opaque et lui a demandé s’il y avait quelque chose ou rien sur le papier à l’intérieur.

Notre voyante est alors montée sur ses grands chevaux, a prétendu n’avoir plus rien à démontrer car ses dons infaillibles auraient été confirmés par des scientifiques, etc. Elle prend la mouche et accuse à plusieurs reprises l’animateur de vouloir la piéger, disant qu’il n’y avait peut-être rien dans l’enveloppe, qu’on ne la lui faisait pas...

Gueluck insiste et lui demande s’il y a quelque chose ou rien sur le papier. Elle refuse de répondre et répète ses prétentions.

De guerre lasse, Gueluck, visiblement excédé par cette personne, ouvre l’enveloppe et montre un papier sur lequel était écrit « RIEN ».

Il explique alors avoir simplement voulu faire une plaisanterie, ce que la voyante n’avait pas du tout compris, ni prévu d’ailleurs. Quelle qu’aurait été sa réponse, Gueluck aurait pu dire qu’elle avait eu raison, histoire de rire.

Cette plaisanterie s’est retournée contre l’extra-lucide, qui du coup a montré son incapacité à comprendre la situation présente, sans parler du fait qu’elle n’avait pas du tout prévu ce qui allait lui arriver. Le plus amusant, c’est quand elle a essayé de prétendre que lorsqu’elle disait qu’il n’y avait peut-être rien dans l’enveloppe, elle disait en fait que « RIEN » était écrit sur le papier. Des techniques de foire, foire où notre Maud Kristen ferait bien de retourner pour y jouer le rôle beaucoup plus classique de Mme Irma avec sa boule de cristal.

Pour achever de se ridiculiser, elle a alors prétendu (et écrit dans son bouquin) avoir prévu l’attentat du 9/11/2001. Des affirmations vagues sur des visions qu’elle aurait eu…. en 1991, le tout sans pouvoir préciser où, quand, et comment. C'était écrit dans "Marie-Claire", probablement un de ces journaux scientifiques où l'on publie les études auxquelles Maud participe. Pas de quoi convaincre Ruquier, apparemment, qui s’est esclaffé « faut pas nous prendre pour des c… ! ». Encore une chose que n’avait pas prévu notre voyante, dont les dons infaillibles auront été mis en échec deux fois durant cette émission. Un jour sans pour Maud.

On comprend assez facilement pourquoi elle n'est pas allée réclamer le million de dollars du prix Randi.

Les "restes de Jeanne d'Arc" sont en fait ceux d'une momie égyptienne

(AP) - L'os présenté comme celui de Jeanne d'Arc est en fait un reste de momie égyptienne, a annoncé mercredi le responsable des analyses. "On ne s'attendait pas à ce résultat", a confié le Dr Philippe Charlier dans un entretien téléphonique accordé à l'Associated Press.

Pendant des mois, une vingtaine de chercheurs a examiné le contenu d'un bocal appartenant à l'archevêché de Tours (Indre-et-Loire): une côte humaine d'une quinzaine de centimètres enrobée d'une substance noirâtre, du bois, d'autres ossements, un fragment d'étoffe et un parchemin indiquant "Restes présumés trouvés sous le bûcher de Jeanne d'Arc, pucelle d'Orléans".

En réalité, "ce sont les restes d'une momie égyptienne", a affirmé mercredi le Dr Charlier. Spectrométrie de masse, microscopie, radiologie, analyse du tissu et des pollens: "on a utilisé tous les moyens de la médecine légale et les moyens scientifiques en général pour arriver à ce diagnostic certain" et "les conclusions sont définitives".

"On s'est rendu compte que ce n'étaient pas des restes brûlés" mais embaumés, a noté le directeur des recherches. Les scientifiques ont trouvé de "très nombreux pollens de pin" qui viennent "probablement de la résine qui était utilisée pour l'embaumement". Le tissu -du lin- correspond à celui de l'Egypte de la Basse Epoque. Et le carbone 14 a confirmé cette datation: "entre le VIIe siècle et le IIIe siècle avant Jésus-Christ".

La poudre de momie faisait partie de la "pharmacopée médiévale", a expliqué le Dr Charlier. Fréquemment citée dans les "livres d'apothicaires", la "mummia" servait à "traiter les aigreurs d'estomac, les règles douloureuses ou longues, tous les problèmes de sang". Et le chercheur de raconter que François Ier en portait autour du cou, "à utiliser quand il avait des aigreurs d'estomac ou des saignements de nez ou quoi que ce soit".

"Manifestement, un jour, un apothicaire a eu envie de transformer ces restes d'une momie égyptienne en de faux restes historiques de Jeanne d'Arc", avance le chercheur. Selon lui, la mystification a été opérée "au XIXe siècle". Le bocal date de cette période et porte "une inscription qui est du XIXe siècle imitant une écriture du XVIIIe".

Pour le Dr Charlier, il ne s'agit "probablement pas d'une histoire d'argent" car il n'y a "aucune trace de tractations financières autour" du bocal. En revanche, "peut-être que ça a été créé pour augmenter l'importance du processus de béatification".

Brûlée vive pour hérésie et sorcellerie en mai 1431 à Rouen, Jeanne d'Arc a été béatifiée par l'Eglise catholique en 1909 et canonisée en 1920. Ses cendres avaient été jetées dans la Seine mais certains pensaient qu'un inconnu pouvait avoir récupéré des restes sous son bûcher.

Si c'est le cas, ils ne sont de toute évidence pas renfermés dans le bocal. Ce récipient, qui était conservé dans un musée par l'association Les Amis du Vieux Chinon, contient des éléments bien antérieurs à Jeanne d'Arc, et plus exotiques: des fragments de momie humaine et de chat, le tout embaumé en Egypte avant Jésus-Christ.

Les chercheurs n'ont pas réussi à prélever d'ADN pour en savoir plus sur la momie. Selon le Dr Charlier qui avait annoncé en février 2006 le lancement d'analyses, "les produits d'embaumement ont empêché la conservation de cet ADN. Et puis, c'est trop ancien".

03 avril 2007

Découverte du tombeau de Jésus : un coup médiatique selon des experts

Marie Caouette - Le Soleil : Au moment où le réalisateur Simcha Jacobovici est à Montréal pour faire la promotion de son livre Le tombeau de Jésus, tiré du controversé documentaire du même titre, quatre spécialistes du christianisme de l'Université Laval ne se gênent pas pour affirmer que les preuves avancées par ce Torontois sont totalement fausses.

Selon eux, l'interprétation des inscriptions sur les ossuaires s'avère inexacte, les statistiques invoquées pour soutenir l'affirmation de l'équipe américaine ont été orientées et les analyses d'ADN n'ont pas été faites sur les ossements qui auraient pu prouver une filiation entre Jésus et Judas. Bref, ce documentaire est «pseudo-scientifique», a affirmé d'entrée de jeu le professeur Louis Painchaud, au cours d'une conférence présentée récemment à Québec. Ce n'est, à son avis, qu'un nouvel épisode du vieux mythe de la dynastie créée par Jésus, qui a déjà généré de nombreux ouvrages.

Les ossuaires étaient couramment utilisés à l'époque de la vie du Christ pour recueillir les os des défunts, un an ou deux après leur mort, quand la chair avait disparu, ajoute le professeur Paul-Hubert Poirier. Environ 900 petits coffrets creusés dans la pierre calcaire, datant probablement du 1er siècle après Jésus-Christ, ont été découverts à Talpiyot, près de Jérusalem. Seuls les riches pouvaient se permettre cette double inhumation.

On a aussi fait une lecture erronée des inscriptions sur certains ossuaires, disent-ils. Impossible d'établir hors de tout doute qu'il est bien écrit «Jésus», comme le fils de Joseph, sur l'une d'elles. L'inscription qu'on a traduite par «Marie Madeleine, le maître» devrait plutôt être lue comme «Marie et Marthe», poursuit le professeur Poirier. Cette inscription aurait d'ailleurs été faite par deux personnes à l'écriture différente.

Les statistiques indiquant une forte probabilité qu'on ait trouvé le tombeau de Jésus ont aussi été faussées parce que la recherche était orientée dès le départ. Le statisticien torontois qui a travaillé avec l'équipe américaine l'affirme aujourd'hui.

Pas d'analyse d'ADN

Enfin, les chercheurs américains n'ont pas fait faire l'analyse de l'ADN des ossements qui auraient prouvé la filiation entre la prétendue Marie Madeleine et son prétendu fils Judas. Pourquoi cette négligence? demande M. Poirier. On a plutôt étudié l'ADN de Jésus et de Marie Madeleine pour prouver qu'ils ne pouvaient être que mari et femme puisqu'ils n'étaient pas apparentés.

Marie Madeleine fait l'objet de légendes depuis le Moyen-Âge, rappelle pour sa part la professeure Anne Pasquier. Elle a été la vedette de nombreuses productions cinématographiques au XXe siècle. On sait d'elle qu'elle était originaire de la ville de Magdala, sur la rive du lac Tibériade, qu'elle était probablement une femme riche et autonome et qu'elle apparaît dans sept scènes cruciales des Évangiles. Elle serait une figure symbolique plutôt que la moitié d'un vrai couple formé avec Jésus. Pas plus que l'Odyssée d'Homère, les Évangiles ne sont pas des reportages historiques, explique-t-elle; ils évoquent plutôt une réalité théologique. La réouverture incessante du «dossier Marie Madeleine» est donc une aventure «vaine et trompeuse».

Quant à Guy Bonneau, exégète du Nouveau Testament, il signale que si le tombeau du Christ n'est pas vide, c'est qu'il n'y a pas eu de résurrection et que la foi chrétienne est vide elle aussi!

Du beurre d'arachide pour discréditer Darwin

La Presse

Dans une vidéo diffusée sur Internet par des tenants du créationnisme, on explique qu'un simple pot de beurre d'arachide discrédite la théorie de l'évolution. Pour la démonstration, on a fait appel à un expert, «l'ingénieur et auteur» Chuck Missler.

Il commence par expliquer que, selon les évolutionnistes, l'apparition de la vie provient de la rencontre entre la matière inerte et l'énergie - il s'agit en fait d'une hypothèse scientifique très exploratoire appelée l'abiogénèse.

Selon M. Missler, l'industrie agroalimentaire travaille depuis près d'un siècle à soumettre de la matière à de grandes quantités d'énergie, et aucune nouvelle forme de vie n'est jamais apparue dans sa chaîne de production, mis à part la moisissure qui provient de l'extérieur.

M. Missler, qui est aussi un pasteur chrétien fondamentaliste de l'Idaho, ouvre alors sous nos yeux un pot de beurre d'arachide qui discrédite hors de tout doute l'abiogénèse, et par conséquent toute la théorie de l'évolution.

Pour voir la vidéo, entrez dans YouTube les mots clés «peanut butter».


En plus d'être un excellent exemple du sophisme appelé "épouvantail", consistant à déformer un argument de façon à le ridiculiser plus facilement, cette 'démonstration' nous donne un excellent exemple de la façon dont on peut faire de la très mauvaise pseudoscience. Il semble bien ridicule de remplacer une planète par un pot de beurre de cacahuètes et de parler de "grandes quantités d'énergies" en comparaison à l'action du soleil sur plusieurs centaines de millions d'années.

01 avril 2007

Les 10 meilleures farces du 1er avril selon un musée californien

LOS ANGELES (AFP) - Des spaghettis qui poussent sur les arbres aux hamburgers spécialement conçus pour les gauchers, le musée des farces de San Diego (Californie, ouest) recense les canulars en tous genres et donne sa sélection des dix meilleurs "1er avril" parus dans la presse anglo-saxonne:
- En 1957, une émission de la BBC annonce que grâce à un hiver clément et à la disparition d'insectes qui attaquaient les spaghettis, les paysans suisses ont profité d'une récolte exceptionnelle de spaghettis dans les arbres. Cette annonce a déclenché une multitude d'appels téléphoniques de gens demandant comment faire pousser des spaghettis chez eux.

- En 1985, le magazine sportif Sports Illustrated raconte l'histoire d'un joueur de base-ball ayant réussi à lancer une balle à 270 kilomètres/heure et qui devrait bientôt intégrer l'équipe du New York Mets. Le joueur Finch avait soi-disant acquis cette habilité en s'entraînant dans un monastère tibétain.

- En 1962, la Suède avait une seule chaîne de télévision qui diffusait des images en noir et blanc. Un technicien de la chaîne est apparu sur les écrans le 1er avril annonçant aux téléspectateurs que grâce à un nouveau procédé technologique, ils pourraient voir des images en couleur en étirant un bas en nylon devant l'écran.

- En 1996, la chaîne de restauration rapide américaine Taco Bell a annoncé avoir acheté la cloche de la liberté (Liberty bell) à Philadelphie, symbole historique de l'indépendance américaine, auprès du gouvernement fédéral pour la rebaptiser la cloche de la liberté de Taco, provoquant des appels de citoyens indignés.

- En 1977, le journal britannique The Guardian a publié un supplément de sept pages pour célébrer le 10e anniversaire de San Serriffe, une petite république localisée dans l'océan indien rassemblant quelques îlots. Une série d'articles décrivait la culture et la géographie des deux îles principales dénommées "Haute-Caisse" et "Basse-Caisse".

- En 1992, la radio publique nationale a annoncé que Richard Nixon allait être candidat à la présidentielle avec un nouveau slogan "Je n'ai rien fait de mal et je ne le ferais pas une nouvelle fois". Nixon, dont la voix était singée par un imitateur, faisait sa propre publicité à la radio.

- En 1998, une lettre d'information "Les nouveaux Mexicains pour la science et la raison" a publié un article indiquant que l'Etat de l'Alabama avait, à l'issue d'un scrutin, changé la valeur du nombre Pi de 3,14159 pour lui attribuer "une valeur biblique" de 3,0.

- En 1998, la chaîne de restauration rapide Burger King, connue pour ses hamburgers "Whopper" a fait paraître dans le quotidien USA Today une pleine page de publicité pour vanter l'apparition du "Whopper pour gaucher", spécialement conçu pour les 32 millions d'Américains plus habiles de la main gauche. La chaîne a indiqué avoir reçu des milliers de demandes pour le nouvel hamburger.

- En 1995, Discover Magazine a annoncé qu'un biologiste de renom, Aprile Pazzo, avait découvert de nouvelles espèces en Antarctique: un animal dont la tête, formée d'os plats, pouvait chauffer pour forer la glace à grande vitesse-- une technique utilisée pour chasser les pingouins.

- En 1976, l'astronome britannique Patrick Moore a annoncé à la radio qu'à 09H47 le 1er avril un événement exceptionnel allait se produire, Pluton passant derrière Jupiter. Ce nouvel alignement planétaire devait réduire la gravité sur la Terre. Moore a indiqué aux auditeurs que s'ils sautaient à ce moment précis, ils auraient la sensation de flotter. Des centaines de personnes ont appelé pour dire qu'ils avaient eu cette sensation.


Le dernier exemple montre bien que quel que soit l'absurdité de la théorie, on trouvera toujours un paquet de personnes pour y croire et témoigner qu'il en ont 'constaté' la justesse. Un exemple à méditer pour tous ceux qui confondent témoignages de foi et observations, sans même parler de preuves scientifiques.

30 mars 2007

Omega-3 fatty acids affect risk of depression, inflammation

COLUMBUS , Ohio — A new study suggests that people whose diets contain dramatically more of one kind of polyunsaturated fatty acid than another may be at greater risk for both clinical depression and certain inflammatory diseases.

The report, published online this week in the journal Psychosomatic Medicine, suggests that we need to balance out our intake of omega-6 and omega-3 fatty acids. The current typical American diet contains 20 times more omega-6 than omega-3, a ratio that researchers say should be lowered to 4-to-1, or even 2-to-1.

This is the most recent in a long series of experiments Ohio State University researchers have conducted on the links between psychological stress and immunity. The addition of dietary questions to studies that have previously focused solely on emotional and biochemical markers may yield important new clues about the immune system.

“In this study, we’re looking at the intersection of behavior, immune function and diet. In past experiments, we concentrated only on the first two,” explained Jan Kiecolt-Glaser, professor of psychiatry and psychology at Ohio State and lead author on the paper.

“It now appears that diet is a very important variable in the equation as to how people respond to depression and stress.”

The study, conducted in OSU’s Institute for Behavioral Medicine Research, focused on a group of 43 middle-aged to elderly men and women, nearly half of which were the caregiver spouses of people with Alzheimer’s or other dementias. By including caregivers who typically report greater stress and more depression than similar adults who are not caregiving, the researchers could look at how depression and diet might interact to affect inflammation.

Blood samples were drawn from each person in the study and tested for interleukin-6 (IL-6), tumor necrosis factor -alpha (TNF-alpha ) and the receptor molecule for IL-6. Participants also completed a survey questionnaire that gauged their level of depression.

The analysis showed that participants who had much more omega-6 — compared to omega-3 — fatty acids, and who also were reporting more symptoms of depression, had much higher levels of IL-6 and TNF-alpha, two cytokines which enhance inflammation.

“The data suggest that higher depression and a poorer diet in terms of omega-3 can work together to promote inflammation. Other researchers have shown that clinically depressed people — those with more severe depression — often have lower omega-3 levels in their blood, and several studies have shown that supplementing diets with omega-3 improves depression,” Kiecolt-Glaser said, although the reason isn’t clear.

“People who are depressed don’t eat well, or it might be that there is something about depression that affects how well people process such foods.”

In recent years, research has shown that an increase in omega-3 fatty acids in the diet has specific health benefits, especially in patients with depression, cardiovascular disease and inflammatory and autoimmune diseases.

Martha Belury, an associate professor of human nutrition, endocrinology, diabetes & metabolism at Ohio State and co-author of the study, said the design of the study was important.

“We looked at people who were experiencing real depression, not those whose depression arose as a part of some experiment, and we could clearly see a relationship between lower omega-3 fatty acids and certain markers of depression and inflammation.”

Belury said that current recommendations allow up to two servings each week of cold-water fish – the best source of omega-3 – such as salmon or trout. This would not apply to pregnant women, she said, where concerns are greater about the heavy metal contamination such fish might contain. Omega-3 is also available as nutritional supplements

“This study has shown that even in people who did not take supplements, maybe just a little bit more omega-3, could help reduce their markers for both stress and depression,” Belury said.

“The important message for consumers is that they don’t have to take mega-doses of omega-3 to have some impact. It might not take a whole lot to have a significant clinical impact,” Belury said.

The researchers are now starting a larger, more comprehensive randomized and controlled trial of omega-3 in adults between the ages of 50 and 80 in hopes of testing the questions raised in this pilot study.

Ohio State University


Encore une étude qui pointe du doigt l'inutilité voire la nocivité des 'alicaments' en méga-doses.

Un Christ nu en chocolat déclenche une polémique à New York

NEW YORK (Reuters) - La sculpture d'un Christ nu en chocolat a déclenché la colère d'une association catholique américaine, qui dénonce une agression contre les croyants.

Le galeriste de Manhattan qui devait exposer l'oeuvre de Cosimo Cavallaro pendant les fêtes de Pâques envisage pour sa part d'annuler l'exposition.

"My Sweet Lord" (mon doux Seigneur) représente le Christ crucifié, entièrement nu. L'oeuvre en chocolat devait être exposée deux heures par jour la semaine prochaine dans une vitrine de la Roger Smith Lab Gallery visible de la rue.

"C'est une agression contre les chrétiens pendant la Semaine sainte", a dénoncé Kiera McCaffrey, porte-parole de la Ligue catholique pour les droits religieux et civiques.

La Ligue, qui se présente comme la principale association catholique de défense des droits, appelle au boycottage du Roger Smith Hotel, associé à la galerie.

"Ils n'oseraient jamais faire une chose pareille avec le prophète Mahomet nu, ses parties génitales exposées, pendant le ramadan", a-t-elle poursuivi.

L'archevêque de New York a parlé pour sa part d'une exposition "scandaleuse et écoeurante".

"C'est une offense à notre foi et à nos sensibilités. C'est une chose que nous n'oublierons jamais", ajoute le cardinal Edward Egan dans un communiqué.

Le directeur artistique de la galerie a indiqué que l'exposition pourrait être annulée. "Nous étudions toutes les possibilités", a dit Matthew Semler, qui a pris la défense de l'artiste en expliquant que cette oeuvre "voulait susciter une méditation sur la Semaine sainte".

La sculpture est visible sur le site internet de Cavallaro (www.cosimocavallaro.com).


Réédition chrétienne des caricatures de Mahomet ? L'intolérance religieuse, que ce soit celle des intégristes ou des religieux dits 'modérés' est patente. Les chrétiens qui trouvent normal la vision permanente d'un Christ crucifié (une torture parfaitement atroce) dans leurs églises ne supporteraient pas sa simple nudité. Décidément, nous n'avons pas les mêmes valeurs, ces valeurs chrétiennes de l'Europe que le Pape souhaiterait voir rappeler dans une Constitution Européenne.

La pyramide de Khéops aurait été construite grâce à une rampe intérieure

PARIS (AP) - Le mystère de la grande pyramide enfin résolu? La septième merveille du monde, la grande pyramide de Khéops, aurait été construite de l'intérieur grâce à une rampe interne et la chambre du Roi par un système de contrepoids, selon l'architecte français Jean-Pierre Houdin qui a présenté vendredi cette théorie. Une théorie validée par la reconstitution en 3D.

Conçue il y a près de 4.500 ans sur le plateau de Guizeh aux portes du Caire, la plus grande pyramide d'Egypte, 230m de côté et 136m de haut, demeurait une énigme malgré de nombreuses théories sur les méthodes utilisées pour sa construction, la plus répandue étant l'hypothèse d'une rampe extérieure... Aucune trace, aucune explication n'a été laissée par les Egyptiens de cette époque qui a vu naître toutes les pyramides du pays.

Un architecte français, Jean-Pierre Houdin, sur une idée de son père ingénieur, a présenté vendredi à la Géode, à Paris, son explication de la construction de la grande pyramide de Khéops: "une rampe intérieure en spirale jusqu'au sommet".

Jean-Pierre Houdin s'est appuyé sur les relevés de la pyramide réalisés par l'architecte Gilles Dormion puis a intégré tous les paramètres de l'époque: des outils en cuivre et en pierre (les Egyptiens ne connaissaient pas le fer), les matériaux utilisés (blocs de granit venus d'Assouan, à 900km de là, blocs de calcaire), les moyens humains et la situation du site (un plateau surélevé dominant le Nil).

Après avoir convaincu Dassault Systèmes, qui lui apporte son soutien technologique dans le cadre d'un mécénat, l'architecte français a pu démontrer, après huit ans de travail, la probabilité de sa théorie grâce à la 3D industrielle.

Dans le film présenté vendredi et disponible sur Internet, sa théorie de la construction de la pyramide de Khéops se matérialise sur une période d'une vingtaine d'années, durée du règne du pharaon Khéops (2.538-2.516 avant J.C): utilisant la pente naturelle du site, les Egyptiens ("les premiers ingénieurs" de l'histoire pour Jean-Pierre Houdin) ont construit une première rampe extérieure, en pente douce, pour ériger les 43 premiers mètres de la pyramide puis une rampe intérieure en spirale courant sous les faces de la pyramide pour la terminer. Une rampe qui existerait encore aujourd'hui.

Cette rampe était ouverte au niveau des angles de la pyramide afin de pouvoir faire tourner les blocs de pierre, qui étaient acheminés depuis le Nil sur des traîneaux (rondins de bois) tirés par l'homme.

La rampe, qui tourne dans le sens inverse des aiguilles du montre, bénéficie d'une pente de 7 à 8% permettant d'acheminer les blocs de pierre à la force humaine. La grande rampe extérieure, devenue inutile, est démontée au fur et à mesure et les blocs réutilisés.

Parallèlement, est construite la grande galerie (encore visible aujourd'hui) qui aurait servi pour la construction de la chambre du Roi, située à 43m au-dessus de la base de la pyramide et coiffée de cinq plafonds de granit, hissés par un système de contrepoids. Il s'agit de la deuxième théorie de Jean-Pierre Houdin.

Une fois toutes ces données entrées dans l'ordinateur, Dassault Systèmes a simulé la théorie de Jean-Pierre Houdin avec les paramètres de la 3D scientifique, en remodelisant entièrement la pyramide et intégrant les paramètres: poids des matériaux, forces exercées, etc. L'équipe de Dassault qui a travaillé deux ans sur le projet a corroboré les idées avancées par l'architecte.

De plus, des relevés de microgravimétrie, technique qui relève les différences de densité, réalisés par EDF démontrent qu'il existe des creux dans la pyramide...

Reste à confronter la théorie à la réalité. Soutenu par des égyptologues de renom, Jean-Pierre Houdin a l'intention de se rendre sur place et d'utiliser des méthodes non invasives pour confirmer son explication.

Sur le Net: http://www.3ds.com/khuhu


L'intérêt de cette théorie, outre le travail remarquable qu'elle représente, est de pouvoir être réfutée. On attend avec intérêt les expériences qui montreront l'existence des rampes internes.

29 mars 2007

Cold fusion is back at the American Chemical Society

Chemistry meeting grants audience to low-energy nuclear work.
Katharine Sanderson

After an 18-year hiatus, the American Chemical Society (ACS) seems to be warming to cold fusion. Today that society is holding a symposium at their national meeting in Chicago, Illinois, on 'low-energy nuclear reactions', the official name for cold fusion.

Some say the move shows that researchers are re-opening their eyes to work in this field. Others maintain that there is still no evidence for cold fusion and see the session only as a curiosity.

Back in 1989, Martin Fleischmann and Stanley Pons sparked a controversy when they announced that they had created excess energy from an electrochemical reaction of deuterium and palladium at near-room temperature. They announced that the energy could only be explained by a nuclear reaction, which could possibly yield cheap, clean energy for the world.

Fleischmann and Pons were first hailed as heroes, but then no one could reproduce their results. Some say the field has never recovered from the scandal that surrounded the dramatic rise and fall of the idea at that time.

When Pons spoke at an ACS meeting in 1989 he was greeted by a standing ovation from a packed hall of thousands of chemists. The ACS has not run a session on cold fusion since. And when it was first suggested to environmental chemistry programme chair Gopal Coimbatore that a session should now be convened he was initially inclined to say no. "The skepticism is built into everyone," he says.

But he was persuaded. "It's been a long time," says Coimbatore, whose own research is in biosensors and toxicology, "let's look at it again."

Real effect?

Fleischmann, now in his 80s, has recently done a raft of calculations and tests that he says proves that his data are not just a mistake. "I've seen these effects, I'm convinced they're real," says Melvin Miles of the University of La Verne, California, who presented Fleischmann's results at the symposium. Fleischmann's calculations show that his measurements of the power given off were accurate to plus or minus 0.1 milliwatts, says Miles; and Miles says he has seen hundreds of milliwatts of power given off in these experiments, so the error is too small to account for the result, he adds.

Others are less convinced. "It still looks a lot like 1989," says vocal cold-fusion critic Robert Park at the University of Maryland. "If anything is going on, it's not fusion."

That cold-fusion critics such as Park even acknowledge there might be any effect at all is a major change in attitude, says Frank Gordon from the US Navy's Space and Naval Warfare Systems Center in San Diego, California, who is also working on low-energy nuclear reactions with colleagues Stan Szpak and Pamela Mosier-Boss.

Back seat

The American Physical Society (APS), in contrast to its chemical counterpart, regularly holds cold-fusion sessions at its annual meetings. At the March 2007 meeting, the society ran for the first time its two cold-fusion sessions on the first, rather than last (and poorly attended) day. And the sessions attracted a new, if tentative audience, says Gordon. "There were people that came and sat at the back of the room," he says.

The ACS session today granted them an audience of about a dozen people.

Mosier-Boss presented her team's latest results with a technique called co-deposition, where they electrochemically deposit palladium onto a cathode in the presence of deuterium — a heavy isotope of hydrogen. During their electrochemical reactions they have seen mini explosions, evidence for neutron and tritium production, and a warming of the cell that can't be accounted for by normal chemistry, they say — although they are careful to avoid the 'CF' words.

"We have shown it's possible to stimulate nuclear reactions by electrochemical methods," says Gordon. Others say this conclusion is premature. But they have published some 16 papers over the past 18 years, including one earlier this year1.

Miles is also careful to avoid using the words 'cold fusion'. "There are code names you can use," he says. In 2004 Miles and colleagues were granted a US patent for a palladium material doped with boron for use in low-energy nuclear reactions, but if the patent application contained the CF words it would never have been granted, Miles says. "We kind of disguised what we did."

Just in case

The ACS meeting has sustainability as its theme, and the energy problems facing the world might have prompted the renewed interest in cold fusion in that forum. "We're going to face a severe energy crisis soon," the ACS's Coimbatore says, "Scientists are the most able ones to look for a new source."

But most are for the moment skeptical that low-energy nuclear reactions are the way forward. "The Pons-Fleischmann fiasco damaged the subject but it is the lack of a clear scientific, experimental demonstration of the effect that does the real damage," says Michael Loughlin, who works on another sort of fusion — very, very hot fusion — with the UK Atomic Energy Authority in Culham. "There is no strong evidence that nuclear fusion is taking place."

Loughlin sees no great significance in the ACS's inclusion of cold fusion this year, but says it is good that there is a forum for discussion, "just in case some progress is made".

Others are more scathing: "It's like a Christian convention having a sermon on Islam," said one chemist, who declined to be named, when he heard about the session.

Green tea could keep HIV at bay

Drinking green tea could help in the fight against HIV/AIDS, according to research published by the University of Sheffield and Baylor College of Medicine, in Texas, USA.

Scientists have discovered that a component of green tea called epigallocatechin gallate, or EGCG, prevents HIV from binding to our immune system cells by getting there first. Once EGCG has bound to our immune system cells there is no room for HIV to take hold.

Professor Mike Williamson, from the Department of Molecular Biology and Biotechnology at the University of Sheffield and who worked on the study, said: "Our research shows that drinking green tea could reduce the risk of becoming infected by HIV, and could also slow down the spread of HIV."

He added: "It is not a cure, and nor is it a safe way to avoid infection, however, we suggest that it should be used in combination with conventional medicines to improve quality of life for those infected. Future research is also currently under way in order to determine how much effect can be expected from different amounts of tea."

Notes for Editors: Funding for this research came from the US National Institutes of Health, the Paediatric Research and Education Fund at Baylor College of Medicine and the David Fund, Paediatric AIDS Fund and Immunology Research Fund at Texas Children's Hospital and the Centres for AIDS Research.

Source University of Sheffield

28 mars 2007

Soeur Marie-Simon-Pierre, la nonne française au coeur du procès en béatification de Jean Paul II

PARIS (AP) - La religieuse française, dont la guérison inexpliquée de la maladie de Parkinson constitue un élément crucial du processus de béatification de Jean Paul II, s'appelle soeur Marie-Simon-Pierre et oeuvre à la maternité parisienne Sainte-Félicité, a-t-on appris mercredi soir auprès d'une responsable de cet établissement privé.

Soeur Marie-Simon-Pierre est membre de la Congrégation des petites soeurs des maternités catholiques, qui gère la maternité Sainte-Félicité dans le XVe arrondissement de la capitale, précisiont-on de même source.

Interrogée par l'Associated Press, une responsable de cette maternité a confirmé que le diocèse d'Aix-en-Provence devait rendre publique l'identité de la religieuse au cours du week-end et que soeur Marie-Simon-Pierre était bien la religieuse concernée. Selon la responsable, soeur Marie-Simon-Pierre, qui oeuvre habituellement comme infirmière à la maternité Sainte-Félicité, "est actuellement en repos" et n'est pas joignable pour répondre aux questions.

Cette responsable a requis l'anonymat car Rome a demandé à la congrégation de garder le silence jusqu'à l'annonce officielle. La Congrégation des petites soeurs des maternités catholiques est basée à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

L'identité de la religieuse française a été révélée mardi soir par le quotidien "Le Figaro" sur son site Internet. Auparavant, une agence française d'informations religieuses, I-Media, avait rendu publics le nom de sa congrégation et son diocèse de rattachement. Le site "lefigaro.fr" publie également des extraits du "témoignage manuscrit" envoyé par soeur Marie-Simon-Pierre au Vatican dix mois après sa guérison inexpliquée. Soeur Marie-Simon-Pierre, âgée aujourd'hui de 45 ans, aurait été diagnostiquée avec une maladie de Parkinson en juin 2001 et aurait subitement guérie dans la nuit du 2 au 3 juin 2005.

Mardi, des responsables de l'Eglise catholique au Vatican avaient annoncé, sans l'identifier, qu'une religieuse française était au coeur du procès en béatification de Jean Paul II et qu'elle était attendue à Rome la semaine prochaine pour le deuxième anniversaire de la mort du pape polonais.

Le cas de cette religieuse -qui affirme avoir guéri après avoir prié Jean Paul II- est examiné comme un possible miracle, qui permettrait la béatification du défunt pape, dernière étape avant une possible canonisation.

Des responsables du Vatican ont précisé que la religieuse assisterait à une cérémonie le 2 avril, date-anniversaire de la mort de Jean Paul II, qui marquera la clôture de l'enquête sur la vie du pape menée par le diocèse de Rome dans le cadre du processus de béatification.

Mgr Slawodir Oder, postulateur de la cause de béatification, a indiqué que le lieu de résidence de la nonne serait rendu public dimanche par l'évêque français de son diocèse. Selon Mgr Oder, la nonne a souffert pendant des années de la maladie de Parkinson, affection dont souffrait également Jean Paul II à la fin de sa vie. Elle aurait été guérie en une nuit, deux mois après la mort du pape.

Après la cérémonie du 2 avril, Mgr Oder transmettra le dossier à la Congrégation pour la cause des saints, qui examinera les vertus de Jean Paul II ainsi que les documents relatifs au possible miracle afin de déterminer si le pape peut être béatifié.

Dès les obsèques de Jean Paul II, les fidèles avaient réclamé sa canonisation rapide, adoptant le slogan de "Santo subito" (Saint tout de suite). Face à l'ampleur de la ferveur populaire, le pape Benoît XVI avait rapidement renoncé au délai réglementaire de cinq ans habituellement requis avant d'entamer tout procès en béatification.


Comme d'habitude, ce genre de procès où les juges sont acquis à la cause défendue est une caricature de justice et une caricature d'étude scientifique pour ce qui est de l'examen des preuves. Qu'est-ce qui permet de distinguer une guérison spontanée (si c'est effectivement le cas) d'un 'miracle' ? Un simple dérapage sémantique.

Vitamines, extraits naturels, oligoéléments: La perlimpinpin connection

Les compléments alimentaires sont en plein boom. Paradoxe : toutes les études scientifiques prouvent que ces « alicaments » ne servent à rien. Ils sont même parfois dangereux...

La semaine dernière (du 22 au 24 mars) s'est tenu à Monaco un congrès mondial consacré à l'«anti-aging medicine» - la médecine anti-vieillissement. Laquelle se fonde largement sur l'absorption de coûteuses gélules de jouvence, compléments alimentaires et autres vitamines miracles. Pas étonnant donc que cette réunion « scientifique » ait été organisée, et sponsorisée, par les fabricants de tels produits. Or il s'y est passé quelque chose d'extraordinaire : les centaines de participants ont fait comme si de rien n'était. Ont savamment débattu des avantages présumés du «coenzyme Q10» ou des polyphénols, de l'influence des « probiotiques » sur la flore intestinale ou du métabolisme régénérant de certains acides aminés.

Alors que, depuis des mois, voire des années, toutes sortes d'études épidémiologiques et scientifiques l'ont démontré : sauf cas particuliers de carences, tous ces suppléments vitaminés mirobolants, toutes ces gélules parapharmaceutiques, toutes ces pilules ou tisanes aux allégations prometteuses... ne servent à rien - quand elles ne s'accompagnent pas d'effets nocifs. Bref, leur chiffre d'affaires a beau s'envoler (+7% l'an), il ne s'agit que d'arnaque et de poudre aux yeux. Pourtant, malgré les mises en garde des spécialistes compétents, en dépit des travaux de recherche publiés dans les plus prestigieuses revues médicales, les congressistes monégasques ont plébiscité les vertus des molécules et extraits naturels « anti-âge ».

La première suspicion concernant les compléments alimentaires était apparue en juin 2003, avec la publication en France des premiers résultats de l'étude épidémiologique dite « SuViMax », la plus gigantesque jamais menée dans ce genre, et « en double aveugle ». Pas moins de 13 000 volontaires avaient, durant huit ans, absorbé chaque matin une pilule. Soit une « vraie », soit un placebo.

Or, à la surprise de tous les spécialistes, il était apparu que les éléments antioxydants n'apportaient aucun avantage face aux maladies cardio-vasculaires. Dans un autre genre, des travaux américains publiés en octobre 2006 dans le « New England Journal of Medicine » disqualifiaient les alléchantes promesses de l'hormone «rajeunissante» du professeur Etienne-Emile Beaulieu, la DHEA. Censée au moins «améliorer la qualité de la peau et la libido des femmes de plus de 70ans», cette hormone n'a pas du tout tenu ses (vagues) promesses. Car, selon les spécialistes de la Mayo Clinic de Rochester (New York), «elle n'a pas permis d'observer le moindre effet sur les performances physiques ou sur la qualité de la vie» des personnes âgées traitées. Fin février 2007, c'est le célèbre « Jama » (« The Journal of the American Medical Association ») qui entrait en scène. Une étude de Goran Bjelakovic (CHU de Copenhague), compilant des résultats concernant pas moins de 230 000 patients, concluait très négativement sur la consommation de suppléments en vitamines et oligoéléments.

Non seulement ceux-ci ne servent à rien, mais surtout les cocktails de «bêta-carotène, vitamine E et vitamine A sont, en moyenne statistique, associés à une hausse de 5% de la mortalité»... Des études antérieures avaient déjà démontré que les gélules de calcium et de vitamine D n'étaient d'aucun secours contre l'ostéoporose, mais augmentaient le risque de calculs rénaux. Et le professeur Michel Lagarde (président de la commission métabolisme et nutrition de l'Inserm) s'alarme de voir diffuser sans contrôle dans le commerce des compléments alimentaires en vitamines C et E «à des dosages 10 ou 20 fois supérieurs aux apports nutritionnels conseillés».

La dernière initiative en date dans le combat contre les compléments alimentaires émane de l'association des consommateurs CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie). Laquelle, explique son responsable Charles Pernin, s'est livrée à une comparaison fouillée «entre les compositions de 140 produits vendus en France et toutes les publications scientifiques disponibles sur les éléments qui les composent». Une comparaison éloquente, hélas ! Car pratiquement aucun des ingrédients mentionnés sur les étiquettes ne voit ses vertus confirmées par une étude un peu sérieuse.

Qu'il s'agisse de produits «minceur», «anti-âge», «tonus», «anti-fatigue» ou encore supposés améliorer « la santé des cheveux et de la peau», on ne trouve jamais rien parmi les principes actifs qui puisse justifier les allégations imprimées sur les boîtes. Ainsi toutes les études sur le thé vert «amincissant» concluent... à sa totale absence d'efficacité sur l'homme, et la femme, bien sûr. Tout comme le chitosan, extrait des carapaces de homard et présumé inhibiteur de l'absorption des graisses.

La «peau éclatante» promise par de nombreuses spécialités à base d'huile de bourrache ? Elle repose sur une seule et même étude «menée chez une petite trentaine de patientes», qui auraient simplement cru discerner «une diminution de la perte d'eau cutanée d'environ 10%». Pour le reste, conclut la CLCV, «les vertus des compléments alimentaires ne relèvent que de l'affabulation». En ce domaine, tout n'est que tisanes ou pilules pipeau, perlimpinpin et compagnie. Avec une seule réalité, le prix : 35 euros pour une boîte de gélules censées «désintoxiquer contre les métaux lourds et les toxines», mais vous serez bien le seul à y croire.

Bien sûr, il restera toujours l'effet placebo, surtout quand on a payé très cher ses gélules inutiles. «Il n'y a pas que les compléments alimentaires. Après tout, même les pèlerinages à Lourdes réussissent à améliorer la santé de certaines personnes», dit le docteur Frédéric Saldmann, directeur de la « Revue de nutrition pratique ». Mais pour ce qui est de récolter son quota de vitamines quotidiennes, rien ne vaudra jamais mieux qu'une alimentation variée et équilibrée, insiste, comme tous les autres, ce spécialiste. Et surtout ne pas manger trop. D'ailleurs, au congrès de Monaco, il y a quand même eu une conférence intéressante. C'était sur «les vertus du jeûne»...

Fabien Gruhier
Le Nouvel Observateur

25 mars 2007

Vache folle: les moutons innocentés

Mathieu Perreault
La Presse

Des chercheurs italiens ont identifié une nouvelle origine pour la maladie de la vache folle. Cette origine serait bovine, et non ovine, comme le veut la théorie actuelle.

Les biologistes milanais ont analysé des cerveaux de vaches italiennes atteintes de l'encéphalopathie spongiforme amyloïdotique (ESA), une maladie neurodégénérative similaire à l'encéphalite spongiforme bovine (maladie de la vache folle, ou ESB).

À l'aide de tests avec des souris, ils ont réussi à faire apparaître l'ESB en injectant des cellules infectées par l'ESA. Ce résultat est particulièrement important, parce qu'après des années de tentatives, aucun biologiste n'a jamais été capable de faire apparaître l'ESB en injectant des cellules infectées par la tremblante du mouton.

Cette maladie ovine est pour le moment considérée la source de l'épidémie de vache folle qui a frappé l'Angleterre dans les années 90, par l'intermédiaire de moulée bovine contenant des carcasses de moutons.


Reste à savoir comment ces cellules infectées se sont transmises d'une vache à l'autre pour créer l'ESB.

Un homme de la C-B aurait filmé un Sasquatch

Jeremy Hainsworth
Presse Canadienne
Vancouver

Un résidant de la Colombie-Britannique vient de mettre en ligne une vidéo d'une créature étrange qu'il aurait rencontrée en forêt et qui pourrait être le légendaire Sasquatch.


L'individu non identifié affirme que la vidéo a été tournée dans Enchanted Forest, près de Tofino, sur la côte ouest de l'île de Vancouver.

«Mon frère et moi avons eu une rencontre étrange avec un grand humanoïde de couleur sombre dans les forêts de Tofino», dit l'homme en introduction à sa vidéo, qui porte le titre de «Strange Humanoid Encounter».

Les deux hommes, qui prétendent habiter à cinq heures de Tofino, semblent avoir été pris par surprise par cette rencontre.

«Regarde, vite... n'avance pas», dit l'un d'eux quand la caméra commence à tourner.

Dans un texte qui accompagne sa vidéo, le cinéaste écrit qu'il s'agissait «d'un ours» mais que sa mémoire lui «fait défaut». Il précise aussi que la créature mesurait plus de deux mètres et qu'elle s'est enfuie quand elle a vu la caméra. Elle aurait aussi été complètement silencieuse.

Après la fuite de la créature, les deux hommes s'avancent en courant et cherchent des empreintes. Ils découvrent dans la boue une trace qui ressemble davantage à celle d'un homme que d'un ours.

Même si les images sont floues et que la caméra tremble, une créature à l'apparence humaine, quand elle est debout, semble se trouver dans la forêt. Mais à genoux, elle ressemble à un ours.

Les avis sur Internet sont partagés: certains estiment qu'il s'agit d'un canular, d'autres croient que les images sont authentiques. Leur auteur n'a pas répondu à une demande d'entrevue, mais il prétend que sa vidéo a été envoyée à la B.C. Cryptozoology Society «pour obtenir un avis d'expert».

Un biologiste de la faune, le docteur John Bindernagel, affirme que des vidéos de Sasquatch sur Internet ne sont pas rares, mais que plusieurs sont clairement des mises en scène.

«Cette vidéo n'est pas très bonne et ce n'est pas le genre de chose qu'un scientifique présenterait à ses collègues en tant que preuve, a-t-il expliqué. Ça peut bien avoir été le Sasquatch, mais ce n'est ni persuasif, ni probant.»

Le docteur Bindernagel croit que ce genre de vidéo peut à la fois aider et nuire aux efforts pour mener des recherches scientifiques en bonne et due forme sur le phénomène.

«En l'absence d'un commentaire scientifique éclairé, les médias se sont emparés de cette hypothèse simpliste, celle d'un canular, et c'est vraiment problématique», a-t-il dit, tout en ajoutant être convaincu de l'existence du Sasquatch.

Il affirme que la créature a été aperçue plus d'une centaine de fois sur l'île de Vancouver, et des milliers de fois en Amérique du Nord, depuis le milieu des années 1880.


Il est étonnant de croire que l'on puisse encore faire des recherches scientifiques sur un tel sujet. Depuis les aveux des auteurs du canular à l'origine du Bigfoot, équivalent américain du Sasquatch canadien, on pourrait penser que les ardeurs des cryptozoologues se seraient calmés. D'autre part, même l'autopsie de la créature de Roswell n'y aura pas réussi.

24 mars 2007

Le pape critique l'oubli sur les racines chrétiennes de l'Europe

CITE DU VATICAN (Reuters) - Benoît XVI a vigoureusement dénoncé samedi l'omission par les dirigeants de l'Union européenne des racines chrétiennes de l'Europe dans la déclaration de Berlin sur le 50e anniversaire du traité de Rome.

Dans une allocution "musclée" prononcée devant une assemblée d'évêques du Vieux Continent, le pape bavarois a estimé que l'Europe se rendait coupable d'une forme d'"apostasie d'elle-même" en passant sous silence Dieu et ses racines chrétiennes, émettant de ce fait des doutes sur sa propre identité.

Le chef de l'Eglise catholique romaine s'est demandé comment les dirigeants européens pouvaient espérer se rapprocher de leurs concitoyens en rejetant une part essentielle de l'identité de l'Europe.

Benoît XVI, qui, comme son prédécesseur polonais Jean Paul II, a souvent demandé que Dieu et la chrétienté soient mentionnés dans la Constitution européenne, a déclaré que les dirigeants ne pouvaient pas exclure des valeurs qui ont permis de forger l'âme du continent.

"Si, à l'occasion du 50e anniversaire du traité de Rome, les gouvernement de l'Union souhaitent se rapprocher de leurs concitoyens, comment peuvent-ils exclure un élément aussi essentiel à l'identité de l'Europe que la chrétienté, dans laquelle la vaste majorité de sa population continue à s'identifier ?", a-t-il demandé.

Le pape a ajouté: "Ce n'est pas surprenant que l'Europe d'aujourd'hui, tout en prétendant être une communauté de valeurs, semble de plus en plus contester l'existence de valeurs universelles et absolues.

"Cette forme unique d'apostasie de soi, y compris devant Dieu, ne conduit-elle pas (l'Europe) à douter de sa propre identité ?", a-t-il dit.


Rappelons-nous alors que nos racines chrétiennes ne nous ont pas empêché de nous entretuer pendant des siècles, au nom de Dieu, du Christ et de ses apôtres. Sans parler des croisades contre tous ceux qui ne partageaient pas ces racines.

Houdini Poisoned? Remains to Be Exhumed

By Larry McShane
Associated Press

NEW YORK (AP) -- A team of forensic experts will pore over the exhumed remains of renowned escape artist Harry Houdini to determine whether he was murdered more than 80 years ago, the head of the investigative team said Friday.

"Everything will be thoroughly analyzed,'' promised James Starrs, dean of the disinterment dream team of pathologists, anthropologists, toxicologists and radiologists. "We'll examine his hairs, his fingernails, any bone fractures.''

Legal paperwork necessary to dig up Houdini's body from a New York City cemetery will be filed Monday to get the process started, said Joseph Tacopina, an attorney representing Houdini's family. It could take months before the body is exhumed, although the process should move faster because the family and cemetery officials support the plan, he said.

Houdini died at age 52 on Halloween 1926, days after the athletic magician was repeatedly punched in the stomach by a college student testing the performer's abdominal muscles.

His death certificate listed him as a victim of peritonitis from a ruptured appendix. No autopsy was performed, though, and rumors that he was murdered started almost immediately.

"The Secret Life of Houdini,'' a biography published last year, revisited the rumors and detailed the injection of "an experimental serum'' into Houdini shortly before his death at Detroit's Grace Hospital.

The authors suggest the likeliest suspects were members of a group known as the Spiritualists. The magician devoted large portions of his stage show to exposing the group's fraudulent seances.

Houdini received an assortment of death threats from the Spiritualists over his final years.

In the Houdini biography, authors William Kalush and Larry Sloman explore a November 1924 letter in which one of the movement's devotees, Sherlock Holmes author Arthur Conan Doyle, said Houdini would "get his just desserts very exactly meted out ... I think there is a general payday coming soon.''

The exhumation plan received support from Anna Thurlow, the great-granddaughter of "medium'' Margery, whose husband Dr. Le Roi Crandon was one of the Spiritualist movement's biggest proponents and one of Houdini's enemies.

"At the very least, there was a group of people who wished Houdini harm,'' said Thurlow, who was forced to consider that her ancestors may have been murderers. "Whatever the answer is, it (exhumation) will resolve this mystery.''

Starrs, who presided over the exhumations of gunslinger Jesse James and "Boston Strangler'' Albert DeSalvo, said that if Houdini was poisoned with heavy metals -- arsenic or mercury, for example -- there should be evidence of that more than eight decades later.

"I wouldn't be involved if I simply thought this was bringing a rabbit out of a hat,'' he said.


Houdini assassiné par des comploteurs spirites ? La réalité serait encore plus incroyable que l'imagination délirante des conspirationnistes.

22 mars 2007

Bientôt, on pourra consulter les archives françaises secrètes sur les OVNI.

RTL.fr

C'est aussi l'Express, qui nous apprend que bientôt, les documents du GEIPAN seront disponibles sur Internet. Evènement considérable pour ceux qui s'intéressent aux OVNI. Qu'est ce que c'est que le GEIPAN ? C'est le Groupe d'Etudes et d'Information des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés. Service discret mais tout à fait officiel de la République qui, depuis 30 ans, rassemble tous les documents, témoignages, photos, expertises sur les observations d'OVNI. 1.600 affaires, au total, signalées en France, 3.000 procès verbaux de gendarmerie. Or, cette base de données de 100.000 pages sera bientôt mise en ligne, et donc accessible à tous les internautes. L'Express reprend pour l'occasion quelques grandes affaires toujours inexpliquées, comme cet objet aperçu en 1994 par un pilote d'Airbus lors d'un vol entre Nice et Londres, puis confirmé par un radar. D'autres affaires aussi, comme ces soucoupes volantes survolant la campagne, prises en photo par un enfant de 10 ans. Il s'est révélé que le gamin avait découpé des bouts de papier en forme de vaisseau [spatial] et les avait collé sur la vitre de la fenêtre avant de prendre la photo.


Comme quoi il ne faut pas grand chose pour faire courir des adultes soit-disant sensés. Ca laisse rêveur sur les possibilités qu'auraient des adultes pour monter des canulars bien plus sophistiqués.

Charlie Hebdo relaxé dans l'affaire des caricatures de Mahomet

PARIS (Reuters) - Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé le directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val, qui était poursuivi pour "injures raciales" après la publication en 2006 de trois caricatures du prophète Mahomet.

Les juges ont suivi le parquet qui avait requis cette relaxe lors de l'audience, en février. Charlie Hebdo avait alors reçu le soutien de nombreuses personnalités, dont François Bayrou, François Hollande et Nicolas Sarkozy.

L'Union des organisations islamiques de France (Uoif), un des trois plaignants, a annoncé son intention de faire appel. L'affaire sera donc rejugée dans un délai d'environ un an.

La Grande mosquée de Paris a en revanche dit qu'elle ne ferait pas appel. La Ligue islamique mondiale, troisième plaignant, ne s'est pas prononcée.

"Je suis content, pas uniquement pour Charlie, mais pour nous tous. C'est une bonne nouvelle pour ceux qui croient à la liberté d'expression et pour les musulmans laïcs et républicains", a dit Philippe Val.

Sur les trois dessins en question, deux ne visent pas l'ensemble des musulmans mais les intégristes et ils sont donc totalement légaux, sans ambiguïté, a dit le tribunal.

MAHOMET ET UNE BOMBE

Le premier, initialement publié au Danemark en 2005 par le journal Jyllands-Posten, montrait Mahomet accueillant des kamikazes au paradis et déclarant : "Stop, on est à court de vierges".

Le deuxième, oeuvre du dessinateur Cabu et publié en couverture de Charlie Hebdo, montrait, avec un titre "Mahomet débordé par les intégristes", le prophète qui se voile les yeux et dit : "C'est dur d'être aimé par des cons".

En revanche, le troisième dessin visé, également repris de Jyllands-Posten et qui montre Mahomet portant une bombe dans son turban, est "en soi et pris isolément, de nature à outrager l'ensemble des adeptes de la foi musulmane", ajoutent les juges.

Selon eux, se publication doit cependant être replacée dans le contexte général de l'édition de Charlie Hebdo, qui traitait de l'intégrisme et des problèmes de la liberté d'expression posés par les violences ayant agité l'ensemble du monde musulman après la publication des caricatures au Danemark.

"(Le dessin) ne peut qu'être regardé comme participant à la réflexion dans le cadre d'un débat d'idées sur les dérives de certains tenants d'un islam intégriste ayant donné lieu à des débats violents", écrit le tribunal.

"Les limites admissibles de la liberté d'expression n'ont pas été dépassées, les dessins litigieux participant au débat public d'intérêt général", conclut-il.

Me Francis Szpiner et Christophe Bigot, avocats de la Grande mosquée de Paris, se sont dit satisfaits de la partie du jugement concernant ce troisième dessin. "Le tribunal partage une partie de notre analyse", a dit Me Szpiner. "Ce jugement pose des jalons pour l'avenir", a ajouté Me Bigot.

Ce procès est parmi les premiers en Europe à traiter directement de la question soulevée par des dessins du quotidien Jyllands-Posten.

Ils avaient provoqué une vague de violences dans le monde musulman et un boycottage des produits danois par de nombreux pays. La justice danoise a déjà décidé de ne pas engager de poursuites pénales sur des plaintes similaires.

Les plaignants français demandaient des dommages et intérêts et la publication d'un jugement reconnaissant l'existence du délit d'"injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion", en théorie passible de six mois de prison et de 22.500 euros d'amende.


Le bon sens et la raison ont prévalu. Ce n'est pas toujours le cas, alors réjouissons-nous de ce verdict.

21 mars 2007

Degrees in homeopathy slated as unscientific

Nature

Alternative therapies are now a degree subject at some British universities. But do they deserve these credentials? Jim Giles reports.

As debate rages in the United States over whether intelligent design should be taught in science classes, another topic that many researchers see as a pseudoscience is claiming scientific status within the British education system

Over the past decade, several British universities have started offering bachelor of science (BSc) degrees in alternative medicine, including six that offer BSc degrees in homeopathy, a therapy in which the active ingredient is diluted so much that the dose given to the patient often does not contain even a single molecule of it. Some scientists are increasingly concerned that such courses give homeopathy and homeopaths undeserved scientific credibility, and they are campaigning to get the label removed (see Commentary, 'Science degrees without the science').

Many scientists and advocates of evidence-based medicine feel that giving homeopathy scientific status is unjustified. Aside from the fact that there is no known mechanism by which this treatment could work, they argue that the evidence against it is conclusive. Of the many rigorous systematic reviews conducted in the past decade, only a handful have produced evidence, marginal at best, in favour of homeopathy, with the authors in each case stating that the data were weak. Several reviewers found no effect, and a prominent study suggesting that homeopathy does work (L. Linde et al. Lancet 350, 834–843; 1997), and which is frequently cited by homeopaths, has had its methodology extensively criticized since publication.

But homeopaths involved in the university courses — those that were willing to speak to Nature, at least — argue that they teach students scientific principles, including the critical analysis of evidence.

Finding out exactly what is taught in the courses is not straightforward. Ben Goldacre, a London-based medical doctor, journalist and frequent critic of homeopathy, says that several universities have refused to let him see their course materials. "I can't imagine what they're teaching," he says. "I can only imagine that they teach that it's OK to cherry-pick evidence. That's totally unacceptable."

Pharmacologist David Colquhoun of University College London has had the same problem, and is now using freedom-of-information legislation to get access to course materials after having numerous requests refused. The University of Central Lancashire and the University of Salford both declined requests to talk to Nature or share details of their homeopathy degrees.

One university that is willing to discuss its teaching is the University of Westminster in London. Brian Isbell, head of Westminster's department of complementary therapies, defends the BSc description, arguing that as with all of the university's complementary therapy degrees, students also have to study the health-sciences model of disease, so that they can "work safely and effectively within the healthcare system". Students are required to do research and produce critiques of the literature. Reading lists include papers from sources such as Homeopathy, a journal published by the Faculty of Homeopathy, a members' association for professional homeopaths based in Luton. But the lists also include recent studies that are critical of homeopathy and conventional guides to doing and evaluating healthcare research.

One assignment asks students to critique a paper that assessed the health changes reported by patients suffering from a range of chronic diseases when they attended follow-up appointments after receiving homeopathic treatment at a hospital in Bristol. Almost three-quarters of the 6,500 patients reported that their condition had improved (D. S. Spence et al. The Journal of Alternative and Complementary Medicine 11, 793–798; 2005).

The paper generated significant media coverage when it was published, but its methodology has been widely criticized. No control group was used, prompting Colquhoun to note that the study is not even capable of showing that homeopathy was producing a placebo effect. So what happens when students critique the paper? Do they get full marks for showing that it provides no evidence at all for homeopathy?

Not quite, says Isbell, who says the paper was chosen precisely because of the controversy over its methodology. Students would be expected to discuss the problems with the lack of controls and to suggest ways to run better studies. But Isbell says that the Bristol researchers still collected useful 'outcome measures' — basically a set of reports from individual patients about how they improved. "It doesn't have the rigour of other methods," Isbell says, "but it is part of the picture."

The differing opinions over the paper highlight an issue at the centre of the dispute about the evidence for homeopathy, and which explains in part why lecturers feel they can teach the subject as science. For advocates of evidence-based medicine, the double-blind randomized clinical trial (in which neither the doctor nor the patient knows who is getting active treatment and who is getting a placebo) is the best form of evidence available to practitioners. When regulators take decisions on drug safety, for example, they usually rely on such studies. But for homeopaths, there is a serious flaw in this approach.

When a patient visits a homeopath, the practitioner asks questions that go beyond the symptoms and probe other aspects of the patient's life, such as whether they are feeling stressed or unhappy. The result is an individualized treatment that takes longer than the ten or so minutes that the patient would get with a government-funded family doctor. This personal interaction is critical to homeopathy, both in tailoring the medicine and in gaining the patient's confidence. Homeopaths say that if there is a chance that the patient might receive a placebo at the end of it, the necessary trust can break down.

"Trying to do what I do in that context didn't work very well," says Clare Relton, a practising homeopath who is conducting research into homeopathy at the University of Sheffield and has taken part in a clinical trial designed to assess homeopathic treatments for chronic fatigue syndrome. "I found it difficult to build a therapeutic relationship," she says. Relton argues that homeopathy is scientific, but that the problem of trust means that double-blind trials aren't the best way to measure its effectiveness. Instead, she and other homeopaths prefer to rely on more qualitative methods, such as case studies and non-blinded comparisons of treatment options. These, they say, provide ample evidence that homeopathy works.

Similar attitudes to homeopathic teaching are evident outside Britain. "I definitely think homeopathy can, and should, be evaluated within the context of double-blind, placebo-controlled, randomized clinical trials," says Ellen Hughes, who teaches complementary therapies to medical students at the University of California, San Francisco. She concedes, however, that the emphasis homeopaths place on individually tailored treatment makes designing such trials "a bit of a challenge".

For advocates of evidence-based medicine, such arguments are equivalent to admitting that homeopathy is nothing more than a strong placebo effect brought on by an attentive practitioner. If the treatment cannot work unless the patient and practitioner believe in it, then it cannot be due to the physical properties of the remedy. Homeopaths disagree, insisting that the remedy itself does have an effect independent of the practitioner. But by ruling out what scientists consider the best mechanism available to test this assertion, it is hard to see how homeopaths will ever convince their opponents.

So where does this leave scientific opposition to homeopathy degrees? Outside Britain, even in France and Germany where homeopathy is relatively popular, the topic is taught in universities only as a small part of a medical degree and is not classed as a science — a compromise that most academics seem happy with.

But in Britain, the number of BSc degrees in alternative medicine has grown over the past decade. They are generally run by 'new' universities — institutions that emphasize vocational rather than academic training, but have been given university status over the past 15 years as part of the government's drive to provide equal opportunities for higher education. Alternative medicine is not the only surprising subject to be classified as science, but Colquhoun and Goldacre argue that degrees in complementary medicine are particularly harmful because they lead patients to believe that they are being treated by a scientifically trained practitioner.

The critics seem to have little chance of getting the BSc label removed from these courses any time soon. The few organizations that could pressure universities to reclassify the courses have little interest in the debate. Universities UK, the body that represents the country's higher-education institutes, says that it has not discussed the matter and that decisions about how to describe courses are up to the individual universities. The Quality Assurance Agency for Higher Education, the body charged with safeguarding academic standards, also says that it does not get involved in questions about what constitutes science, and that universities are entitled to set their own courses.

So Nature contacted the universities of Westminster, Central Lancashire and Salford for an official response from the institution on whether they think the BSc tag is justified for their homeopathy courses. All declined to comment.

Aux îles Andaman, un portrait du Christ exsuderait du sang

PORT BLAIR (AFP) - Des milliers de personnes des îles Andaman, dans l'Océan indien, accourent pour voir un portrait du Christ dont on raconte qu'il exsude du sang.
Des fidèles, surtout des Chrétiens, se sont rendus ces derniers jours à la résidence de l'évêque de Port Blair, capitale de cet archipel indien, pour prier devant le portrait du Christ, soi-disant saignant des mains et du coeur.

"Le saignement s'est arrêté mais des gens continuent de venir pour s'enquêrir de ce miracle", a expliqué Eric Nathaniel, un policier des Andaman, ancien propriétaire du tableau dont il a ensuite fait don à la résidence de l'évêque Paul Christopher.

"Le 8 mars, à 20H30, ma famille et moi retournions à la maison et en entrant nous ne pouvions pas en croire nos yeux", a raconté M. Nathaniel. "Du sang coulait du portrait de Jésus Christ sur notre table à dîner", a-t-il assuré, ajoutant que les "saignements" avaient cessé lundi.

L'évêque Paul Christopher n'était pas disponible à Port Blair pour le moindre commentaire. Mais pour le prêtre anglican John Chrysostom, c'est le "signe que Jésus pleure à cause de nos péchés".

L'archipel des Andaman et de Nicobar, qui compte plus de 500 îles, avait été violemment secoué par un tremblement de terre qui avait provoqué le tsunami du 26 décembre 2004. La catastrophe avait fait 2.000 morts et près de 5.500 disparus.

L'effet placebo du sport: Croire aux bénéfices du sport augmente ses effets sur la santé

[L.J.S.] - Dès le saut du lit, c'est le marathon qui démarre. A peine habillé, vous sortez de la maison en courant pour attraper votre bus et c'est encore la course pour ne pas arriver en retard au travail. Sans parler des corvées ménagères qui vous attendent en rentrant le soir : la cuisine, la vaisselle, le ménage... Et vous trouvez le temps de faire de l'exercice dans tout ça ? Non, bien sûr. Mauvaise réponse ! Vos cavalcades quotidiennes sont bien de l'activité physique, non ? Une équipe de chercheurs britanniques vient de montrer que si vous en étiez persuadé, vous en tireriez davantage de bénéfice pour votre santé.

Le Dr Ellen Langer de l'Université de Harvard a enrôlé 84 femmes de ménages travaillant dans des hôtels. Avec 15 chambres à nettoyer par jour, autant dire que « activité physique » n'est pas un vain mot. Et pourtant à la question « faites-vous de l'exercice régulièrement ? » les deux tiers ont répondu non. Les autres ont carrément répondu qu'elles ne pratiquaient aucune activité physique.

Après cet interrogatoire, les chercheurs ont séparé les femmes de ménage en deux groupes. Aux premières, ils ont révélé que l'activité physique exigée par leur travail dépassait les recommandations de santé publique pour être en bonne santé. Et les femmes du deuxième groupe ont continué à faire le ménage en étant convaincues de ne pratiquer aucune activité physique.

Bilan au bout de 4 semaines : sans rien changer à leur mode de vie, les femmes qui étaient persuadées de pratiquer une activité physique ont vu leur santé s'améliorer. Tension artérielle en baisse, réduction de la masse grasse et même 1 kilo de perdu en moyenne ! Et quand on leur a reposé la question « faites-vous de l'exercice régulièrement ? », près de 80 % ont répondu par l'affirmative. En revanche dans le deuxième groupe, aucune modification de l'état de santé n'a été constatée.

Comment expliquer ces changements ? « Par l'effet placebo ! », répond le Dr Ellen Langer. « Cet effet est admis pour les médicaments mais n'avait jamais été exploré pour le sport. Nos résultats confirment pourtant l'hypothèse que les bénéfices de l'activité physique sur la santé impliquent également ce fameux effet placebo ».

La prochaine fois en courant après votre bus ou en vous démenant avec votre aspirateur, répétez-vous inlassablement : « je fais du sport et c'est bon pour ma santé, je fais du sport et c'est bon pour ma santé ». Vous verrez peut-être la différence...

Langer H. Mind-Set Matters Exercise and the Placebo Effect. Psychological Science. February 2007

Copyright © 2007, lejournalsante.com

L'homéopathie pour traiter otites, bronchites ou pharyngites?

L’homéopathie serait au moins aussi efficace que les médicaments habituellement prescrits pour traiter les infections des voies respiratoires et des oreilles, selon une récente étude comparative à laquelle 1 577 personnes ont participé1.

En tout, 857 personnes ont reçu un médicament homéopathique parmi les plus fréquemment utilisés. Pour les 720 autres, un traitement classique a été prescrit. Il n’y avait pas de groupe placebo. Plusieurs patients ont décidé eux-mêmes du traitement qu’ils recevraient : homéopathique ou classique.

Après 14 jours de traitement, dans les deux groupes, un nombre à peu près équivalent de participants, soit environ 86 %, ont dit être complètement guéris ou avoir observé une amélioration majeure de leurs symptômes d’infection. Après sept jours de traitement, un pourcentage plus élevé de patients du groupe homéopathique a toutefois affirmé se sentir mieux comparativement à ceux qui prenaient un médicament classique.

Les auteurs ont répertorié 190 types d’ordonnances incluant des antibiotiques, des analgésiques et des vaporisateurs nasaux. Un suivi téléphonique a été fait auprès des participants après la consultation initiale. On leur a demandé d’évaluer l’état de leurs symptômes et leur degré de satisfaction du traitement reçu.

Le recrutement des participants s’est fait au sein de 57 centres de soins de santé primaire d’Europe et des États-Unis. Seules les données recueillies en Europe ont pu être analysées puisque aucun suivi téléphonique n’a pu être fait chez les sujets américains.

Les enfants et les adultes qui présentaient un ou plusieurs symptômes d’infection des voies respiratoires ou des oreilles ont été retenus pour l’étude. Chez les enfants, les médecins ont diagnostiqué des otites moyennes, des bronchites ou des laryngites. Les adultes étaient surtout atteints de pharyngites, de bronchites et d’amygdalites.

Certaines de ces infections guérissent d’elles-mêmes, sans traitement, dans une période de 7 à 14 jours. Les auteurs reconnaissent que cela a pu avoir eu une influence sur la validité de l’analyse des résultats. L’étude n’indique pas non plus si les patients ont pris d’autres moyens à la maison pour soulager leurs symptômes.

L’état de la recherche actuelle sur l’efficacité de l’homéopathie pour les infections des voies respiratoires supérieures et des oreilles présente encore des résultats contradictoires. Certaines études, comme celle-ci, présentent des conclusions favorables à l’homéopathie, tandis que d’autres affirment qu’elle n’a aucun effet pour ce type d’infections2.

Marie france Coutu – PasseportSanté.net


Il faudrait que l'auteure de cet article apprenne ce qui distingue une bonne étude clinique d'une mauvaise, en médecine. Pas de groupe placebo, pas de randomisation des patients, pas de double aveugle ni même de simple aveugle, etc. L'auteure ne mentionne même pas la différence entre le groupe 'allopathique' et le groupe homéopathique. On l'aura compris: "Science, passe ton chemin !"

Une infirmière, tombée malade après un vaccin, gagne en justice au Conseil d'Etat

PARIS (AFP) - Le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative, a donné raison dans un arrêt rendu public mardi à une infirmière de l'hôpital de Sarreguemines (Moselle) voulant faire admettre en accident du travail une sclérose en plaques (SEP) survenue après une vaccination obligatoire contre l'hépatite B.
Le Conseil d'Etat contraint donc son employeur, le directeur du centre hospitalier général de Sarreguemines, à réexaminer la demande de l'infirmière, Mme Nadine Schwartz, dans un délai de trois mois.

"Cette histoire n'est pas encore terminée. On va d'abord attendre les trois mois, que le directeur se positionne. Je ne veux pas partir gagnante. Mais je me bats depuis tellement d'années... j'irai jusqu'au bout", a déclaré Nadine Schwartz, une mère de deux enfants.

Plus "fatiguée", ressentant des "faiblesses" au niveau des bras ou des jambes, "surtout quand (elle fait) un peu de marche", Nadine Schwartz, qui continue à travailler, a bénéficié d'un aménagement de son poste à l'hôpital "sans quoi je n'aurais jamais pu continuer", a-t-elle indiqué.

"Si je m'écoutais, j'arrêterais. Ce n'est pas tous les jours évident, surtout depuis quelques jours, car la douleur est plus forte. Mais j'essaie quand même de faire aller", a confié Mme Schwartz.

Me Gisèle Mor, une avocate qui défend "250 dossiers de victimes" dans des affaires de vaccin anti-hépatite B, s'est pour sa part félicitée que cette décision soit "susceptible de faire jurisprudence".

"Nous allons nous en servir devant les juridictions civiles pour les personnes dont la vaccination n'était pas obligatoire, comme c'est le cas pour les soignants. Et si celles-ci ne suivent pas, nous irons devant la Cour européenne des droits de l'homme", a-t-elle déclaré à l'AFP.

"L'association des victimes REVAHB (Le Perreux sur Marne) a collecté 2.700 témoignages de gens se disant victimes du vaccin", indique Armelle Jeanpert, sa présidente. "Plus de 500 procédures sont en cours et plus de 150 personnes sont indemnisées par l'Etat (vaccin obligatoire)", précise-t-elle.

Dans ces affaires, "il y a deux poids deux mesures, selon les juridictions, administratives ou civiles, et selon que le vaccin est obligatoire ou pas", selon Mme Jeanpert.

Me Mor a indiqué vouloir porter plainte devant la Cour européenne notamment pour le cas d'une petite fille de 11 ans qui a eu une sclérose en plaques après la vaccination et dont le préjudice n'est pas reconnu, alors qu'il l'a été pour sa soeur vaccinée à l'école d'infirmière à l'âge de 20 ans qui développe la même maladie neurologique.

"C'est un problème d'égalité des citoyens", a-t-elle dit.

Face au refus de son employeur de reconnaître sa maladie professionnelle, l'infirmière de Sarreguemines, Mme Schwartz, s'était tournée vers le tribunal administratif de Strasbourg qui l'avait déboutée en 2004.

Vu l'obligation faite aux soignants de se faire vacciner contre l'hépatite B et le "bref délai" entre les symptômes et les injections, le Conseil d'Etat a retenu dans son arrêt la notion d'"imputabilité au service" et considéré que "c'est à tort que le directeur du centre hospitalier a rejeté la demande de l'intéressée."


Un mot manque à l'appel dans l'histoire: "causalité". Si c'etait le cas, la France serait le seul pays du monde où une telle causalité aurait été 'observée'. Un précédent dangereux.