14 mars 2007

Quand les académiciens débattent du réchauffement

LE MONDE

L'Académie des sciences française est une institution singulière. C'est, au monde, un des derniers lieux de savoir où l'on doute encore de la cause principale du changement climatique. Un débat sur la question se tenait, mardi 13 mars à l'Institut, opposant la communauté des climatologues à des géophysiciens proches de Claude Allègre, principalement Vincent Courtillot et Jean-Louis Le Mouël. Pour ces derniers, d'autres causes que les émissions humaines de gaz à effet de serre doivent être examinées pour expliquer le réchauffement actuel.

Lesquelles ? Une multitude de paramètres externes peuvent être invoqués : variations de l'activité solaire, de l'intensité du rayonnement cosmique, des mouvements d'oscillation de la Terre sur le plan de son orbite, etc. Jean-Louis Le Mouël a ainsi tenté de corréler des indices d'activité de notre étoile - comme, par exemple, la surface des taches solaires - aux changements de température survenus au cours des XIXe et XXe siècles. Sans toutefois, à aucun moment, pouvoir mettre en lumière un lien entre le Soleil et le changement noté depuis la fin des années 1980... Le géophysicien de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) a également argué du fait que les variations de l'éclairement du Soleil - au cours de son cycle de 11 ans - sont de l'ordre de 1 watt par mètre carré (W/m2). Et que, du coup, il n'est pas illégitime de comparer cette influence à celle des émissions humaines de gaz à effet de serre, estimée à 2,8 W/m2.

Ce faisant, M. Le Mouël commet une grossière erreur de calcul. La comparaison qu'il établit vaudrait si la Terre était plate, si, par surcroît, elle montrait toujours la même face au Soleil et si, pour finir, elle en absorbait tout le rayonnement incident. Hélas !, la Terre est ronde. Et elle réfléchit une part de la lumière qu'elle reçoit. Ces deux caractéristiques, notoires, rappelées dans son allocution par le climatologue Edouard Bard (Collège de France), font que la valeur de 1 W/m2 doit être réduite au moins d'un facteur cinq. Et qu'elle devient, du coup, négligeable face aux 2,8 W/m2 imputables aux activités humaines...

Dans son exposé, Hervé Le Treut, directeur du Laboratoire de météorologie dynamique (CNRS) a pour sa part exhibé les courbes de croissance de la température moyenne mesurée sur les quinze dernières années. La concordance de ces mesures avec les prévisions des modèles numériques, tant décriés par les disciples de Claude Allègre, valait tous les discours. "La charge de la preuve est désormais inversée", a déclaré M. Le Treut à ses contradicteurs. Ce que, d'ailleurs, n'a pas nié Vincent Courtillot, directeur de l'IPGP, admettant le caractère "ultra-minoritaire" de l'école qu'il représente.

Stéphane Foucart


Intéressant exemple de discussion sur la charge de la preuve. La théorie des émissions de gaz à effet de serre a atteint un tel degré de consensus que la charge de la preuve s'en est trouvée inversée. C'est maintenant aux opposants de cette théorie d'avancer des arguments convaincants pour dédouaner l'influence humaine. C'est l'application du principe "une affirmation extraordinaire exige une preuve extraordinaire". Simplement, c'est maintenant l'innocence de l'humanité qui paraît extraordinaire, alors que cétait l'inverse il y a seulement dix ans.

Le Parlement européen blâme un député polonais

NOUVELOBS.COM

Maciej Giertych a été réprimandé pour avoir rédigé une brochure portant le logo de l'institution européenne dans laquelle il explique qu'il "ne peut y avoir d'entente" entre les "civilisations" juive et chrétienne.

Maciej Giertych, le député polonais d'extrême droite qui a publié une brochure antisémite estampillée du logo du Parlement européen, a reçu un blâme, annoncé mercredi 14 mars le président de l'institution Hans-Gert Pöttering.
A l'ouverture de la séance à Strasbourg, le président a déclaré: "J'ai décidé qu'une réprimande devait vous être imposée". Cette sanction est la plus légère prévue par le réglement, le député polonais pouvant encourir jusqu'à dix jours de suspension et la suppression temporaire de ses indemnités de séjour.
"J'ai profondément regretté ce qui constitue objectivement une violation des droits fondamentaux, et de la dignité des droits humains à laquelle souscrit notre institution", a indiqué Hans-Gert Pöttering.
Le Parlement européen, qui condamne toute forme de xénophobie, ne peut être associé à ce qui est écrit dans votre brochure", a-t-il ajouté.

"Pas la position officielle du Parlement européen"

Dans sa brochure éditée en Pologne, Maciej Giertych, membre de la Ligue des Familles polonaises (LPR) qui fait partie de la coalition au pouvoir à Varsovie, explique qu'il "ne peut y avoir d'entente" entre les "civilisations" juive et chrétienne.
Tout en avertissant que "ses vues ne représentent pas la position officielle du Parlement européen", il y affirme notamment que le Juifs "développent des différences biologiques", parce qu'ils "préfèrent volontairement vivre séparés des communautés qui les entourent (...) et forment eux-mêmes des ghettos".
Mardi, quelques eurodéputés ont participé à une petite manifestation d'associations antiracistes qui réclamaient son exclusion.
La libérale belge Frédérique Ries a annoncé qu'elle étudierait les possibilités de porter plainte en Belgique contre Maciej Giertych, afin que la justice d'un Etat membre demande au Parlement la levée de son immunité.


Sans doute ce député est-il un expert en biologie. Son fils est aussi ministre de l'Education en Pologne. On craint le pire.

13 mars 2007

A Killer Compound With An Improbable Trigger

Even miniscule amounts of chromium 6 can cause cancer. Blame that do-gooder nutrient, vitamin C.

Brown University researchers have discovered that naturally occurring vitamin C reacts inside human lung cells with chromium 6, or hexavalent chromium, and causes massive DNA damage. Low doses of chromium 6, combined with vitamin C, produce up to 15 times as many chromosomal breaks and up to 10 times more mutations – forms of genetic damage that lead to cancer – compared with cells that lacked vitamin C altogether.

This finding is startling, said Anatoly Zhitkovich, an associate professor of medical science at Brown who oversaw the experiments. Outside cells, Zhitkovich said, vitamin C actually protects against the cellular damage caused by hexavalent chromium, the toxic chemical that starred as the villain in the true-to-life Hollywood drama, Erin Brockovich. In fact, vitamin C has been used as an antidote in industrial accidents and other instances when large amounts of chromium are ingested.

Vitamin C works protective wonders because it is a powerful antioxidant, blocking cellular damage from free radicals. Specifically, the vitamin rapidly “reduces,” or adds electrons, to free radicals, converting them into harmless molecules. This electron transfer from vitamin C to chromium 6 produces chromium 3, a form of the compound that is unable to enter cells.

But what happens when chromium and vitamin C come together inside cells? Because vitamin C isn’t found in cells grown in a lab, Zhitkovich and his team conducted experiments using human lung cells supplemented with vitamin C. They learned that when vitamin C is present, chromium reduction has a very different effect. Cellular vitamin C acted as a potent toxic amplifier, sparking significantly more chromosomal breaks and cellular mutations.

“When we increased the concentration of vitamin C inside cells, we saw progressively more mutations and DNA breaks, showing how seemingly innocuous amounts of chromium can become toxic,” Zhitkovich said. “For years, scientists have wondered why exposure to small amounts of hexavalent chromium can cause such high rates of cancer. Now we know. It’s vitamin C.”

Hexavalent chromium is used to plate metals and to make paints, dyes, plastics and inks. As an anticorrosive agent, it is also added to stainless steel, which releases hexavalent chromium during welding. Hexavalent chromium causes lung cancer and is found in 40 percent of Superfund sites nationwide. This is the toxic metal, found in drinking water in a small California town, that Erin Brockovich campaigned against, successfully winning residents a record settlement of $333 million in 1996.

Zhitkovich said his team’s research, published in Nucleic Acids Research, might have policy implications. When combined with vitamin C, chromium 6 caused genetic damage in cells in doses four times lower than current federal standards, Zhitkovich said. If additional research backs these findings, he said federal regulators might want to lower exposure standards.

Zhitkovich is part of a major Brown research initiative, the Superfund Basic Research Program, which addresses the health and environmental concerns created by hazardous waste contamination. As part of this program, funded by the National Institute of Environmental Health Sciences, Zhitkovich is conducting basic research that may result in a medical test that assesses DNA damage from hexavalent chromium.

Former Brown graduate student Mindy Reynolds was lead author of the journal article. Brown research assistant Lauren Stoddard and postdoctoral research associate Ivan Bespalov also took part in the research.

The National Institutes of Health funded the work.

From Brown University


Encore un exemple qui montre que les théories des supporters des suppléments vitaminiques sont simplistes et que les lubies de Linus Pauling peuvent avoir des conséquences non négligeables.

Les écologistes réitèrent leurs soupçons sur un maïs OGM de Monsanto

PARIS (AFP) - Greenpeace et le Crii-gen (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique) mettent de nouveau en cause le maïs génétiquement modifié de la société américaine Monsanto MON 863, dans une étude publiée mardi.
Selon cette étude du Crii-gen, financée partiellement par Greenpeace et publiée dans la revue américaine Archives of Environmental Contamination and Toxicology, la consommation d'OGM entraîne chez les rats nourris aux OGM des perturbations sur ces "filtres" que sont le foie et les reins.

"Notre contre-expertise a fait apparaître des problèmes hépatiques chez les femelles, qui ont grossi, alors que les mâles connaissaient des problèmes rénaux qui les ont fait maigrir", explique le Pr Gilles-Eric Séralini, membre de la Commission du génie biomoléculaire et chercheur à l'Université de Rouen, par ailleurs président du comité scientifique du Crii-gen.

"Nous appelons les autorités publiques à reprendre les tests sur le maïs et donc à décréter un moratoire sur son usage", a lancé le Pr Séralini en demandant pourquoi les analyses "effectuées par Monsanto étaient restées confidentielles sous couvert de secret industriel".

Greenpeace a dû mener une longue bataille juridique en Allemagne pour obtenir la communication des 1.132 pages de données brutes de l'étude de Monsanto sur le maïs MON 863, qui ont été retraitées par les experts du Crii-gen.

Selon le Pr Séralini, les effets marqués sur le foie des femelles - augmentation des taux de sucre et jusqu'à 40% des graisses dans le sang - et sur la chimie urinaire des mâles, avec des variations importantes des taux de sodium ou de phosphore notamment, sont "identiques à ceux causés par une intoxication aux pesticides".

Or ce type de maïs a "la particularité de produire son propre insecticide tout au long de sa vie. Mais cet insecticide, qui a été modifié pour être intégré au maïs, n'a jamais été testé en l'état: il n'y a donc ni traçabilité ni épidémiologie possibles", souligne le Dr Joël Spirou, spécialisé en médecine environnementale qui a pris part aux contre-expertises.

Le géant agro-industriel américain Monsanto avait fait valoir en 2003 que les écarts dans son étude entre les rats nourris aux OGM et les autres ressortaient de la variabilité naturelle.

Pour les scientifiques du Crii-gen, il aurait fallu mener des tests sur des femelles gestantes et sur leurs petits, afin de mesurer les effets du maïs sur la santé reproductive.

"Ces tests, qui auraient duré de 18 mois à deux ans, auraient amoindri l'intérêt économique des OGM", soulignent-ils.

Le MON 863, autorisé en Europe pour l'alimentation animale depuis août 2005 et pour l'homme depuis janvier 2006, est l'objet d'une polémique depuis trois ans. Selon le Crii-gen, il est cultivé essentiellement sur le continent américain et aujourd'hui utilisé un peu partout dans le monde et notamment en Europe pour l'alimentation animale.

Les experts de la Commission du génie biomoléculaire française avaient émis initialement des réserves, avant de conclure après un examen approfondi que les anomalies repérées "s'inscrivaient dans la gamme des variations naturelles".

L'Agence européenne de sécurité alimentaire avait donné un avis positif au MON 863 en avril 2004, le jugeant "aussi sûr que le maïs conventionnel".

Polémique sur un produit contre les mauvaises ondes

LE MONDE

La marque de cosmétiques Clarins vient de lancer "en première mondiale" "Expertise 3P (E3p)". Vaporisée sur le visage cette "brume écran" qui ressemble à de l'eau - vendue 40 euros les 100 ml ! - est censée nous protéger des agressions produites par "les ondes électromagnétiques artificielles" émises par les téléphones portables, bornes Wi-Fi, fours à micro-ondes ou radio-réveil. La publicité affirme que le produit permet de "lutter contre le vieillissement accéléré de la peau" et préserve notre organisme des pollutions modernes.

La direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), alertée par l'Institut national de la consommation (INC), confirmait, mardi 6 mars, avoir lancé une enquête "afin de vérifier le bien-fondé des allégations figurant sur l'étiquette et dans la publicité de ce produit".

Ce produit parie sur une peur rampante. Depuis deux ou trois ans, la polémique va crescendo dans les milieux scientifiques, à propos du danger des ondes électromagnétiques pour la santé, notamment celles des téléphones portables (les ondes pulsées) que l'on soupçonne de briser l'ADN et de provoquer migraines, cancers et tumeurs au cerveau.

Clarins a certes mesuré en laboratoire les effets des ondes émises par une antenne de 900 mégahertz (un téléphone portable utilise une fréquence deux fois plus puissante) sur le cycle de vie des cellules de la peau. Le constat est net : les cellules se renouvellent plus lentement, produisent davantage de radicaux libres (normalement dus au stress ou au soleil) et leur organisation est modifiée. "Les premières modifications apparaissent après six heures seulement d'exposition, mais ce phénomène s'amplifie avec le temps", écrit Lionel de Benetti, directeur de la recherche de Clarins.

Ces travaux étayent donc l'argumentation relative aux conséquences pour l'organisme d'une exposition permanente à des champs magnétiques de plus en plus puissants (2,4 gigahertz pour une borne Wi-Fi). De là à affirmer que la "brume écran" vantée constitue, quelle que soit sa composition, une barrière telle qu'elle protège notre corps d'ondes capables de passer à travers les murs de béton et de pénétrer sous terre, il y a un pas. "Je ne suis pas certain que ce produit peut prétendre empêcher la rupture des chaînes d'ADN (marqueurs du cancer) ou la baisse de production de mélatonine (qui témoigne d'un stress subi)", affirme Georges Audras, expert en électrométrie.

Pour se protéger, mieux vaut utiliser la fonction haut-parleur de son téléphone portable, ne pas le porter à proximité du coeur ou des organes génitaux, et même éviter de dormir la tête à 30 centimètres d'un radio-réveil.

Florence Amalou


On se demande comment le produit de Clarins fait la différence entre ondes naturelles et artificielles (il utilise peut-être le module d'analyse du SETI, bien planqué dans ses gouttelettes ?) et quelle(s) étude(s) clinique(s) a/ont servi pour établir ce lien entre le vieillissement cutané et les ondes électromagnétiques 'artificielles', sachant que l'abus d'ondes électromagnétiques naturelles appelées UV a exactement le même effet. Leur produit serait-il simplement un écran total ?.

12 mars 2007

Robert Faurisson poursuit Robert Badinter pour diffamation

PARIS (AP) - L'ancien ministre de la Justice, Robert Badinter, assigné en diffamation par le révisionniste Robert Faurisson pour l'avoir qualifié de "faussaire de l'Histoire", a maintenu lundi matin son propos devant le tribunal de grande instance de Paris.

Le 11 novembre dernier, sur le plateau de l'émission d'Arte, "Le Forum des Européens", M. Badinter avait dit avoir "fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l'Histoire". Il faisait référence à une décision de juillet 1981 condamnant ce dernier à un franc (0,1524 euros) de dommages et intérêts pour ses thèses négationnistes.

Robert Faurisson réclame aujourd'hui 15.000 euros de dommages et intérêts à Robert Badinter.

Qualifiant les thèses de Robert Faurisson d'"élucubrations", M. Badinter a estimé lundi que "l'entreprise négationniste", consistant à nier l'existence des chambre à gaz puis le génocide des juifs par les nazis, était "une des pires entreprises de faussaires de l'Histoire".

"Pour moi, jusqu'à la fin de mes jours, tant que j'aurai un souffle, vous ne serez jamais que des faussaires de l'Histoire", a-t-il lancé à M. Faurisson et à ses disciples.

Ce dernier a considéré que cette histoire de falsification le déshonorait et assuré qu'il n'avait pas été condamné en 1981 "pour être un faussaire de l'Histoire". Il a réaffirmé l'inexistence des chambres à gaz, "c'est techniquement impossible".

"Le révisionnisme est la grande aventure du XXe et du XXIe siècle. Personne ne m'en détournera", a-t-il ajouté.

La défense de M. Badinter a fait citer sept témoins. L'audience doit se dérouler toute la journée. Le jugement sera ensuite mis en délibéré.


Il semblerait que Faurisson soit un témoin de la défense. Dire "je ne suis pas un faussaire de l'Histoire" et tenir des propos négationnistes devant un tribunal dans le même temps, c'est un peu incompatible. Faurisson pourra toujours demander l'asile politique en Iran, où ce genre de propos sont les bienvenus pour le moment.

11 mars 2007

Le mystérieux "petit Bouddha" du Népal a de nouveau disparu

KATMANDOU (Reuters) - Un adolescent népalais de seize ans considéré par des milliers de personnes comme une réincarnation de Bouddha a de nouveau disparu du lieu où il méditait depuis plus de deux mois.

Depuis sa première apparition, en 2005, assis jambes croisées sous un arbre, Ram Bahadur Bamjon a attiré plus de 100.000 personnes venues à sa rencontre dans la jungle du sud-est du Népal.

L'adolescent avait disparu près de dix mois l'année dernière. En décembre, il avait repris sa place. D'après un responsable de la police de Jijgadh, à 150 kilomètres au sud-est de Katmandou, il est reparti jeudi soir après avoir dit à ses proches qu'il allait chercher un nouveau lieu propice à la méditation.

"Nous le recherchons dans la jungle mais pour l'heure, nous n'avons trouvé aucune trace de lui", a précisé Rameshwar Yadav, de la police népalaise.


Il va falloir penser à lui placer une balise Argos.

06 mars 2007

L'arnaque des compléments alimentaires

LE MONDE

Ils envahissent les vitrines et les rayons des pharmacies. Ils promettent de "réduire le tour de taille", de "déstocker les graisses" ou bien de "ralentir le vieillissement", ou encore de "fortifier les ongles et les cheveux". Sous forme de gélules, comprimés ou ampoules, les compléments alimentaires, également vendus en grandes surfaces et sur Internet, ont représenté, en 2005, un marché florissant de 894 millions d'euros, en hausse de 7 % par rapport à 2004. "Un marché de la poudre aux yeux et des pilules pipeau", a dénoncé, mercredi 21 février, l'association de consommateurs Consommation, logement et cadre de vie (CLCV).

Après avoir comparé les promesses de 140 produits aux publications scientifiques référencées par le National Institute of Health, principale agence de recherche médicale américaine, et aux avis publiés par les agences sanitaires, la CLCV affirme aboutir à un résultat sans appel : "Les vertus des compléments alimentaires relèvent pour l'essentiel de l'affabulation."

Caféine, extrait de thé vert, acide linoléique conjugué ou chitosan : aucune de ces substances - très souvent rencontrées dans la composition des produits "minceur" - "n'a fait la preuve de son efficacité", souligne la CLCV. Idem pour l'huile de bourrache ou d'onagre contenue dans la plupart des produits censés améliorer "la santé de la peau" ou les apports en silicium promettant des cheveux "plus forts et plus sains". L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ne contestent pas l'enquête menée par la CLCV.

EXPLOSION DU MARCHÉ

Parce qu'ils dépendent du code de la consommation et non de celui de la santé publique, les compléments alimentaires n'ont pas besoin, contrairement aux médicaments, d'une autorisation de mise sur le marché (AMM). "Le biais est là", considère le professeur Irène Margaritis, chef de l'unité évaluation nutrition et risques nutritionnels à l'Afssa.

Résultat : les contrôles, menés par la DGCCRF, ne peuvent s'effectuer qu'après la commercialisation et porte essentiellement sur l'étiquetage pour vérifier que les allégations ne sont pas thérapeutiques. "Un complément alimentaire ne peut pas dire qu'il va prévenir telle ou telle maladie ou permettre une perte de poids", explique-t-on à la DGCCRF. En revanche, il peut tout à fait alléguer une "réduction du tour de taille". Les services de marketing ne s'y sont pas trompés et débordent de créativité pour contourner la réglementation.

L'Afssa ne peut travailler sur ces produits que si elle est saisie par la DGCCRF. Preuve de l'explosion du marché, le nombre de saisines est passé de 50 en 2000 à 100 en 2005. "Nous menons une évaluation à partir des connaissances scientifiques et des études cliniques fournies par les entreprises", explique le professeur Margaritis. Mais les preuves des allégations font souvent défaut. "Nous manquons beaucoup d'études cliniques bien menées, notamment dans le domaine de la minceur", déplore-t-elle. Ces dernières années, l'Afssa a rendu une série d'avis défavorables, notamment sur l'utilisation de la poudre de maca et sur la supplémentation en silicium. Après, c'est à la DGCCRF de contrôler la bonne application des avis de l'Afssa.

Il peut arriver que des allégations soient fondées scientifiquement mais qu'elles concernent une cible particulière et non la population en général. Il en est ainsi des suppléments en vitamines B9 pour les femmes enceintes ou en vitamines B12 réservés aux personnes âgées. "La question de la cible est très importante, insiste Mme Margaritis. Si notre alimentation est équilibrée et diversifiée, nous n'avons pas besoin de suppléments."

Afssa : www.afssa.fr

Sandrine Blanchard

Out-of-body Experiences May Be Caused by Arousal System Disturbances in Brain

BJS

Having an out-of-body experience may seem far-fetched to some, but for those with arousal system disturbances in their brains, it may not be a far off idea that they could sense they were really outside their own body watching themselves. In previous studies of more than 13,000 Europeans, almost 6 percent said they have had such an out-of-body experience.

Dr. Kevin Nelson and a research team at the University of Kentucky have studied the link between out-of-body experiences, the sleep-wake transition and near death experiences, and published their findings today in the March 6 issue of the journal Neurology in their case report, "Out-of-body experience and arousal."

The results are intriguing, and show that some people's brains already may be predisposed to these sorts of experiences. They found that an out-of-body experience is statistically as likely to occur during a near death experience as it is to occur during the transition between wakefulness and sleep. Nelson suggests that phenomena in the brain's arousal system, which regulates different states of consciousness including REM sleep and wakefulness, may be the cause for these types of out-of-body displays.

"We found it surprising that out-of-body experience with sleep transition seemed very much like out-of-body experience during near death," Nelson said.

For their study, the team conducted structured interviews with 55 people who have had a near death experience. They found those who had an out-of-body experience along with near death were more likely to also have had some sort of REM intrusion in their lifetime, where instead of passing directly between the REM sleep state and wakefulness, the brain switch blends these states into one another.

To survey out-of-body experiences that occurred during sleep transition, patients were asked, "Just before falling asleep or just after awakening, have you had the sense that you are outside of your body and watching yourself?" A similar question was posed to survey out-of-body experiences during near death, which asked subjects if during their experience they had "clearly left the body and existed outside it."

Because the arousal system controls or influences sleep-wake states, alertness and attention, Nelson and the research team questioned whether people with near death experiences may already have an arousal system predisposed to allowing intrusion of REM sleep elements during the transition between wakefulness and sleep.

Sleep paralysis is a common form of REM intrusion, which can cause a condition of temporary paralysis along with visual or auditory hallucinations immediately after waking up or before falling asleep due to an ill-timed disconnection between the brain and the body. Although it was once considered very rare, about 25 percent of all people have probably experienced sleep paralysis sometime during their life.

During a medical crisis, Nelson said muscle paralysis combined with an out-of-body experience could show many of the same prominent features of a near death experience. Near death experiences are responses to a life-threatening crisis, and are characterized by a combination of disassociation from the physical body, euphoria and transcendental or mystical elements.

This investigation supports the notion of out-of-body experiences as an expression of arousal in near death experiences and sleep paralysis. Almost all of the near death subjects having sleep paralysis, 96 percent, also had an out-of-body experience either during sleep transition or near death.

"The strong association of sleep paralysis with out-of-body experiences in the near death experience subject is curious and unexplained," Nelson said. "However, persons with near death experiences appear to have an arousal system predisposed to both REM intrusion and out-of-body experiences."

Nelson is a professor of neurology at the UK College of Medicine and a UK HealthCare physician at the Kentucky Neuroscience Institute. Other team members are Michelle Mattingly, assistant professor of neurology, and Frederick A. Schmitt, professor of neurology, both at the UK College of Medicine.

The full case report can be read online in the March 6 issue of Neurology.

From University of Kentucky

05 mars 2007

Protestation de la Société Française de Physique

après la diffusion de l’émission « La terre ; une planète en pleine croissance » par la chaîne ARTE le 31 janvier et le 7 février 2007

La Société Française de Physique tient à manifester son très grand étonnement concernant l’émission diffusée par la chaîne ARTE, intitulée "La Terre - une planète en pleine croissance". Elle a été programmée à une heure de grande écoute le 31 janvier et reprise le 7 février.

Cette émission présente nombre de contre-vérités scientifiques. Ainsi, on apprend que la Terre s’est gonflée depuis l’âge des dinosaures ; or ce scénario est largement tombé en désuétude au profit de la tectonique des plaques, désormais accepté. De même il est dit que la focalisation par la Lune de neutrinos entraîne un cortège de cataclysmes ; or la quasi-totalité des neutrinos traverse la Terre sans y être absorbés, l’énergie qu’ils y déposent est totalement négligeable devant celle déposée par la lumière du Soleil, leur focalisation par la Lune est indécelable. Et ces deux exemples ne sont qu’un échantillon du contenu de l’émission.

Toutes ces opinions fantaisistes auraient plutôt prêté à sourire si elles n’avaient été présentées comme d’intéressantes alternatives à la « science officielle ». Avec ce film, la chaîne ARTE donne au public non seulement des informations fausses mais aussi une image déformée de la recherche, contribuant ainsi à discréditer l'activité de toute la communauté scientifique.

La Société Française de Physique remarque en outre que la diffusion d’idées aussi erronées est particulièrement mal venue en ce qui concerne les catastrophes naturelles, dont la prévention est un grand sujet de préoccupation actuel. L’étude des cataclysmes et de leur origine mobilise fortement les chercheurs qui y travaillent en équipes pluridisciplinaires.

La Société Française de Physique tient à réaffirmer l’importance de la culture scientifique dans la culture générale à laquelle la chaîne ARTE est attachée. La Société Française de Physique, en apportant le concours de ses nombreux chercheurs, est ouverte à toute collaboration contribuant à une communication scientifique de qualité.

14 février 2007


On se souvient aussi du documentaire Homo Sapiens: une nouvelle histoire de l'homme, qui avait également suscité des commentaires négatifs des scientifiques. Arte avait alors programmé en urgence un commentaire contradictoire par des scientifiques. Pas cette fois.

01 mars 2007

La France ouvre ses portes à la médecine traditionnelle chinoise

Le quotidien de L'Expansion

Philippe Douste-Blazy a signé ce matin à Pékin un accord de coopération visant à autoriser médicaments et thérapies traditionnelles chinoises en France. Certains laboratoires hexagonaux entendent bien profiter de ce nouveau filon.

Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy et Gao Qiang, ministre chinois de la santé, ont signé ce matin à Pékin un accord visant à reconnaître la médecine traditionnelle chinoise en France. Les deux gouvernements vont notamment financer la création d'un comité scientifique franco-chinois chargé d'évaluer les traitements et médicaments utilisés en Chine depuis des millénaires. L'enveloppe devrait atteindre 10 millions d'euros sur cinq ans. Des laboratoires français comme Pierre Fabre, Servier et Ethypharm se sont associés à ce projet. « Nous espérons pouvoir introduire en France de nouveaux traitements pour des maladies comme l'arthrose, l'ostéoporose ou le diabète », explique Jean Deregnaucourt, conseiller chez Pierre Fabre, qui assistait à la signature de cet accord. L'herbier chinois compte environ 150.000 plantes, soit dix fois plus que la France.

Il existe en Chine 27 universités et 2500 hôpitaux publics de médecine traditionnelle. Certains de ces traitements sont reconnus par l'Académie nationale de médecine chinoise. C'est par exemple le cas de ceux administrés par le docteur Li Tao, directeur d'un département de « neurologie traditionnelle » à l'hôpital Xiyuan de Pékin, dans le domaine des thromboses et les maux de tête. Il ne tient désormais qu'à lui de collaborer avec le comité scientifique franco-chinois pour valider ses protocoles.

Le défi est de taille : « Il s'agit de faire converger deux approches très différentes de la santé : la médecine chinoise, avec ses traitements personnalisés, pourraient déboucher sur des traitements prenant davantage en compte les spécificités du patients comme son âge, son sexe ou son état psychologique », explique Christine M'rini, conseillère en sciences et technologies à l'ambassade de France à Pékin.

L'accord va dans le sens de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a lancé en 2002 un programme de valorisation des médecines traditionnelles et de l'ethnopharmacologie. C'est aussi un moyen d'aligner les pratiques de la France sur celle de ses voisins : la médecine chinoise est souvent pratiquée illégalement dans notre pays, alors qu'elle est libre en Grande-Bretagne et que le statut de « praticien acupuncteur » est reconnu aux Pays-Bas et en Suisse. Cet accord s'ajoute à celui signé le mois dernier par Gilles de Robien, ministre de l'éducation et de la recherche, sur la formation des acupuncteurs français. « Dès la rentrée prochaine, les facultés de médecine française ouvriront des spécialités en acupuncture », déclarait-il lors d'un point presse à Shanghai.

Anne Bretagne et Georges Favraud, à Shanghai


On se demande ce que vient faire le ministre des Affaires Etrangères dans cette galère qui concerne le ministère de la Santé et qui va aggraver de 10 millions d'euros en cinq ans un trou qui n'avait pas besoin de ça, pour faire la preuve de ce qui a déjà été invalidé cent fois. Quant aux explications de la conseillère en sciences et technologies Christine M'rini, elles feront sourire même les crédules: cette personne ignore que les médecins tiennent déjà compte du sexe, de l'âge, du poids et éventuellement de l'état psychologique pour leurs prescriptions. La différence est qu'ils prescrivent de véritables médicaments.

28 février 2007

Climat: un ex-ministre appelle les aliens

LeFigaro.fr

Un ancien ministre canadien de la Défense a appelé les gouvernements mondiaux à révéler ce qu'ils savent sur la technologie des extra-terrestres afin d'enrayer les changements climatiques.
"Il faut persuader les gouvernements de dire ce qu'ils savent. Certains d'entre nous pensent qu'ils en savent beaucoup, et cela pourrait suffire à sauver notre planète", a déclaré au quotidien Ottawa Citizen Paul Hellyer, 83 ans. (Avec AFP).


Et voici le 1er avril avec un mois d'avance. Tout le monde peut se tromper. M. Hellyer est un adepte de l'OVNIlogie, qui a déclaré lors d'une conférence en 2005 que "les OVNIs sont aussi réels que les avions."

27 février 2007

L'ail ne fait pas baisser le "mauvais" cholestérol

JEAN-MICHEL BADER
LeFigaro.fr

DEPUIS 3 500 ANS, l'ail (allium sativum) et l'ail sauvage (allium ursinum) sont utilisés pour lutter contre les maladies cardiovascu­laires. La première description date du Codex Ebers de l'ancienne Égypte. Depuis deux cents ans, la médecine occidentale s'est emparée des propriétés médicinales de l'ail et plus de 100 études cliniques ont été publiées sur ses effets préventifs dans les maladies cardiaques et vasculaires. Les firmes commerciales font une promotion sans freins de cet effet supposé protecteur contre le cholestérol et ce n'est pas par hasard qu'aux États-Unis, l'ail sous forme de suppléments soit le n° 1 des ventes des épices. L'ail écrasé libère de l'alliine et son enzyme l'alliinase, pour produire l'allicine, principe actif.

Or, une étude publiée aujourd'hui dans les Archives of Internal Medicine, par Christopher Gardner (université de Stanford), met à mal cette croyance. En effet, pendant six mois, près de 200 sujets volontaires âgés de 30 à 65 ans, et ayant une concentration de LDL cholestérol (le « mauvais » cholestérol) « modérément élevée » (130 à 190 mg par dl), ont participé à un essai clinique de l'ail. Six jours sur sept, les participants ont reçu soit de l'ail cru réduit en poudre, soit l'une de deux préparations commerciales d'ail, la Garciline ou le Kyolic 100, soit un placebo.

Première étude d'envergure

La quantité d'ail quotidienne correspondait environ à une gousse de taille moyenne. Tous les mois, la composition des suppléments à l'ail et la concentration sanguine de LDL cholestérol des cobayes humains étaient mesurées. Entre novembre 2002 et juin 2005, 169 sujets de l'étude ont poursuivi le traitement. Ni l'ail cru, ni les deux préparations commerciales ne sont capables de diminuer significativement le LDL cholestérol des sujets de cette étude, la première de cette envergure pu­bliée dans une revue savante. La diminution maximale observée de la concentration sanguine de LDL cholestérol ne dépasse pas les 10 mg par décilitre de sang.

Le « bon » cholestérol (HDL), les triglycérides et le rapport des deux cholestérols, marqueurs de la santé lipidique de l'individu, n'ont pas du tout été modifiés.

Seul effet secondaire notable : une haleine et une odeur d'ail ­prononcée ont été observées par 28 participants du groupe ayant consommé de l'ail cru.

Pour autant, ce n'est pas la démonstration définitive que l'ail n'a aucune vertu préventive. Pour évaluer l'effet protecteur de tout agent sur le coeur et les vaisseaux, dans de tels essais cliniques, explique un éditorial de la revue américaine, signé du Dr Mary Charlson de l'université Cornell (New York), il faut définir l'objectif primaire ad hoc. « Le LDL est la cible princi­pale mais pas la seule », a-t-elle expliqué au Figaro.

Si les anomalies de la concentration des lipides (comme le cholestérol par exemple) sont des facteurs contributifs importants, ce ne serait pas uniquement le LDL cholestérol qui contribuerait à la plaque d'athérome. « Il faut compter avec l'inflammation, l'hyper­tension artérielle, l'agrégation des plaquettes san­guines, le diabète, le tabagisme et la génétique », complète Mary Charlson.


Un certain nombre de 'croyances de grand-mères' subsistent bien des années après qu'on les ait invalidées par des études scientifiques. A un moment, il faudra bien arrêter de se les répéter.

Antioxidant Supplements Up Death Risk

Study Shows No Benefit, Slightly Higher Death Risk for Antioxidant Supplements
By Daniel DeNoon
WebMD Medical News
Reviewed By Louise Chang, MD

Feb. 27, 2007 – Use of the popular antioxidant supplements beta-carotene, vitamin E, or vitamin A slightly increases a person's risk of death, an overview of human studies shows.

The study also shows no benefit -- and no harm -- for vitamin C supplements. Selenium supplements tended to very slightly reduce risk of death.

Oxidative stress -- caused by highly reactive "free radical" compounds circulating in the blood -- is a factor in most diseases.

Antioxidants sweep up these free radicals. It seems to be a no-brainer that taking antioxidant supplements would protect your health. But it may not be that simple.

A new, detailed analysis of human studies of beta-carotene, vitamin A, and vitamin E shows that people who take these antioxidant supplements don't live any longer than those who don't take them. In fact, those who take the supplements have an increased risk of death.

The finding, reported in The Journal of the American Medical Association, comes from Goran Bjelakovic, MD, DrMedSci, of the University of Nis in Serbia; Christian Gluud, MD, DrMedSci, of Copenhagen University Hospital in Denmark; and colleagues.

"Our findings have already changed the way I counsel my patients about antioxidant supplements," Bjelakovic tells WebMD in an email interview. "According to our findings, beta-carotene, vitamin A, and vitamin E cannot be recommended. I am telling them that they should stop using these supplements."

"There is no reason to take anything that hasn't been proven beneficial. And these antioxidant supplements do not seem beneficial at all," Gluud tells WebMD.

Not everyone agrees. Nutritionist Andrew Shao, PhD, is vice president for scientific and regulatory affairs at the Council for Responsible Nutrition, a supplement-industry trade group.

"Consumers can feel confident in relying on their antioxidant supplements as they always have," Shao tells WebMD. "They can continue to take them knowing they will provide the same benefits -- and this article does not change that."

Antioxidant Supplements and Death Risk

Bjelakovic, Gluud, and colleagues analyzed data from 68 randomized clinical trials of antioxidant supplements that included 232,606 people. When they looked at all the trials together, they found that the supplements offered no benefit but did no harm.

However, some of the trials were more exactly controlled than others. There were 21 trials that had a "high bias risk." These trials had one or more problems with randomizing study participants to the supplement or placebo groups, with blinding both the participants and the investigators to whether participants received supplements or placebos, and/or with following up on all participants until the end of the study.

So the researchers looked only at the 47 "low-bias-risk" studies -- which included nearly 181,000 participants and which did not include people taking selenium. They found that:

* Taking vitamin A supplements increased the risk of death by 16%.
* Taking beta-carotene supplements increased the risk of death by 7%.
* Taking vitamin E supplements increased the risk of death by 4%.
* Taking vitamin C supplements did not have any effect on risk of death.

Shao says it just isn't fair to study antioxidants in this way.

"What these authors have done is combine studies that are incredibly dissimilar in all sorts of ways," he says. "These studies looked at different nutrients at different doses at different durations with different lengths of follow-up -- and in different populations, ranging from folks who were incredibly healthy to people with cancercancer and other diseases."

Moreover, Shao says, the researchers looked only at studies in which people died. That left out 405 clinical trials, which he says skews the results in favor of death risk. And he points out that the researchers original 68 studies did not show any harm from supplements.

"These questions cause one to step back and wonder if the findings are relevant to the healthy population that uses these supplements to maintain health and avoid chronic disease," Shao says. "That is a point they don't make: that antioxidants are not used to treat cancer or heart diseaseheart disease. They are used for disease prevention."

Edgar R. Miller III, MD, PhD, associate professor of medicine at Johns Hopkins University, in 2004 analyzed clinical trials of vitamin E. He found that high doses of vitamin E did more harm than good. Miller has high praise for the Bjelakovic/Gluud study.

"This is a great study. It is the highest form of scientific evidence," Miller tells WebMD. "I don't think that [Shao's] criticism is legitimate. I argue this is the best technique to analyze all this information."

Gluud and Bjelakovic strongly disagree that they "cherry picked" only studies that fit some preconceived conclusion. They point out that all of their methods are "transparent" and open to public view.

"Anyone is welcome to criticize our research," Gluud says. "But my question is, what is your evidence? I think the parties that want to sell or use these antioxidant supplements in the dosages used in these trials, they want [to see only] positive evidence that it works beneficially."

Advice to Consumers

Kathleen Zelman, MPH, RD, LD, is director of nutrition for WebMD. She reviewed the Bjelakovic/Gluud study for this article.

"This is a very comprehensive, to-be-respected analysis. This isn't just another study coming out," Zelman says. "The bottom line is that antioxidant supplements are not a magic bullet for disease prevention. We hoped maybe they were, but they are not."

If you are interested in protecting your health, Zelman says, pills aren't the answer.

"There is no single food or nutrient that is going to be the answer. The secret really is lifestyle," she says. "And the most important things about lifestyle are being at a healthy weight, being physically active, and eating a healthy diet."

Shao says he's not persuaded to stop taking antioxidant supplements.

"I take antioxidant supplements every day," he says. "I know more about these nutrients than most people do, including the authors of this study, who are not nutritionists. This does not change a thing for me. You can take that to the bank."

Zelman has this advice: If you plan to continue taking antioxidant supplements, don't exceed the recommended daily doses.

"For nutritional insurance, my suggestion would be a once-daily multivitamin," she says. "But for those people who take multiple supplements, and are going to continue to do so, heed the warning and be sure to respect the safe upper dosage limits."

"If you are in doubt, take the time and go to your doctor and talk with her or him," Gluud advises.

SOURCES: Bjelakovic, G. The Journal of the American Medical Association, Feb. 28, 2007; vol 297: pp 842-857. Goran Bjelakovic, MD, DrMedSci, University of Nis, Serbia (email interview). Christian Gluud, MD, DrMedSci, Copenhagen University Hospital, Denmark. Andrew Shao, PhD, vice president for scientific and regulatory affairs, Council for Responsible Nutrition, Washington, D.C. Edgar R. Miller III, MD, PhD, associate professor of medicine, Johns Hopkins University, Baltimore. Kathleen Zelman, MPH, RD, LD, director of nutrition, WebMD, Atlanta.


C'est le même cas que pour les études montrant les effets positifs des pseudo-médecines (homéopathie, acupuncture,...). Plus les études sont scientifiques, plus les résultats sont proches de l'effet placebo. Le conflit d'intérêt des labos producteurs aidant, seuls les résultats positifs font l'objet de publicité. Ce qui laisse un énorme doute sur les prétentions de ces labos.

26 février 2007

La science pour comprendre la spiritualité

lundi 26 février 2007, 18h50

PHILAPELPHIE (AP) - Dieu existe-t-il hors de l'esprit humain ou est-il une création de notre cerveau? Pourquoi croyons-nous en des choses que nous ne pouvons prouver, que ce soit la vie après la mort ou les objets volants non identifiés (OVNIS)? Le nouveau Centre pour la spiritualité et l'esprit, à l'Université de Pennsylvanie, cherche les réponses dans l'imagerie cérébrale.

"Très peu de gens s'intéressent à la spiritualité d'un point de vue neurologique, du côté cérébral", explique le Dr Andrew Newberg, directeur du Centre. Par ailleurs spécialiste de médecine nucléaire, il a co-écrit trois livres sur la relation entre science et spiritualité. Son centre créé en avril abrite d'ailleurs une équipe multidisciplinaire de chercheurs qui s'intéressent au sujet tant d'un point de vue biologique, que psychologique, social et idéologique.

"Le cerveau est une machine croyante, parce qu'il se doit de l'être", estime le Dr Newberg. "Les croyances touchent toutes les parties de nos vies. Elles font de nous ce que nous sommes. Elles sont l'essence de notre Etre."

Toutefois la spiritualité et la croyance ne relèvent pas forcément de la foi religieuse, souligne-t-il. La sensation d'édification ou de bien-être que certains retirent de la religion peut être trouvée pour d'autres dans l'expression artistique, la méditation non religieuse, la contemplation d'un beau coucher de soleil ou encore l'écoute de musique émouvante. "Les athées possèdent aussi un système de croyance."

Dans l'une des études, Andrew Newberg et ses collègues ont observé les cerveaux de chrétiens Pentecôtistes doués de glossolalie, la capacité de parler des langues étrangères que l'on n'a jamais apprises, puis quand ces mêmes personnes chantaient du gospel. Il est apparu à l'imagerie que le centre du langage des sujets doués de glossolalie était moins actif que celui des chanteurs. D'où l'équipe du Dr Newberg en déduit que lorsque l'on parle des langues inconnues, cela vient d'une autre partie du cerveau qui reste à déterminer.

D'autres études récentes se sont penchées sur les cerveaux des moines tibétains pendant la méditation, et sur ceux de religieuses franciscaines en train de prier pour les comparer aux images des mêmes cerveaux au repos.

Parmi les changements observés, les deux groupes ont présenté une diminution de l'activité dans les zones du cerveau en rapport avec la conscience de soi et l'orientation spatiale, ce qui suggère la description du sentiment d'unité avec Dieu ou de transcendance trouvée dans la méditation et la prière. Par ailleurs, la méditation et la prière augmentent le niveau de dopamine, l'hormone du plaisir.

"L'esprit et le corps sont les deux facettes d'une même pièce. Maintenant que nous connaissons certains des mécanismes qui y entrent en jeu, cela devient de mieux en mieux compris", estime le Dr Daniel Monti, qui dirige le centre médical de l'hôpital de l'Université Thomas Jefferson. Cet établissement enseigne notamment aux personnes souffrant d'un cancer, d'une douleur chronique ou d'autres problèmes de santé à intégrer la méditation ou un régime alimentaire adapté à leur thérapie conventionnelle.

"Aujourd'hui, on accepte qu'un traitement vraiment efficace ne se résume pas à la prise d'un comprimé", se félicite le Dr Monti. De son côté, le Dr Newberg étudie actuellement les effets de la méditation sur les personnes atteintes de démence légère ou en début d'Alzheimer.


La science pour comprendre les mécanismes cérébraux des croyances, oui. Pour comprendre la 'spiritualité', c'est une autre affaire. Comparer des choses aussi diverses que l'appréciation d'une musique, d'un coucher de soleil d'un côté et les croyances religieuses de l'autre, sous prétexte que les deux procureraient un même type de bien-être, paraît très discutable. Tout cela ne risque pas de concerner les croyants ni les athées.

23 février 2007

Les margarines déremboursées !

Par Destination Santé - Les produits alimentaires anti-cholestérol remboursés par des sociétés d'assurance, cela relève désormais du passé ! La MAAF comme les AGF ont en effet décidé de ne pas renouveler en 2007 les opérations ponctuelles lancées dans ce sens.

En fait, il semble que les consommateurs n'aient pas été au rendez-vous. Ainsi la MAAF indique-t-elle n'avoir reçu que 4 000 demandes de remboursement de la part d'assurés qui avaient acheté des margarines Fruit d'Or Pro Activ. Quant aux AGF le bilan est encore moins brillant, avec seulement 1 200 demandes pour les produits Danacol.

Rappelons que le partenariat de la MAAF et d'Unilever notamment, avait déclenché les foudres de l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS). L'assureur et son partenaire margarinier, s'étaient en effet réclamés des recommandations de l'agence pour promouvoir leurs produits. Une appropriation peu goûtée de l'Agence.


Comme quoi, tous les attrape-nigauds ne font pas recette.

22 février 2007

Un blogueur égyptien condamné à la prison pour atteinte à la religion

ALEXANDRIE (AFP) - Un tribunal d'Alexandrie (nord) a condamné jeudi un jeune blogueur égyptien, Abdel Karim Souleimane, à quatre ans de prison pour atteinte à la religion et diffamation du président, a-t-on appris auprès de son entourage.
"Le tribunal a condamné M. Souleimane, connu sous le pseudonyme de Karim Amer, à trois ans de prison pour atteinte à la religion et à un an pour diffamation du président" Hosni Moubarak, a déclaré la militante des droits de l'Homme, Dalia Ziyada.

Le tribunal a condamné le blogueur de 22 ans "après qu'il a été prouvé qu'il a créé un site internet à travers lequel il a attaqué l'islam", a affirmé son président, le juge Aymane Okkaz, selon une source judiciaire.

"Sur son site, il a prétendu que l'islam appelait au terrorisme, à la haine et au meurtre" et il a répandu "des idées erronées sur l'islam parmi ses camarades d'université", a ajouté le juge.

Il "a également attaqué le régime et ses symboles", a affirmé le juge en allusion au président Moubarak.

Les avocats de M. Souleimane ont annoncé leur intention de faire appel samedi, selon Mme Ziyada, elle-même rédactrice d'un blog.

M. Souleimane est le premier blogueur jugé et condamné en Egypte, alors que plusieurs autres ont été arrêtés l'an dernier avant d'être relâchés. L'un d'entre eux, Mohamed al-Charquaoui, avait été battu et soumis à des sévices sexuels pendant sa détention, selon des organisations des droits de l'Homme.

Dans son dernier message affiché le 28 octobre sur son blog, M. Souleimane s'en était pris à l'université Al-Azhar, siège des plus hautes autorités de l'islam sunnite, d'où il avait été expulsé l'an dernier en raison du contenu de son blog.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a appelé à sa libération "immédiate", dénonçant "un nouveau coup porté à la liberté d'expression en Egypte".

"Les autorités égyptiennes doivent protéger l'exercice pacifique de la liberté d'expression, même si les opinions exprimées peuvent être considérées offensantes", ajoute l'organisation.

Pour Reporters sans frontières (RSF), ce verdict est "une honte". "La condamnation de Souleimane est un message d'intimidation à tous les blogueurs égyptiens qui se se sont imposés ces dernières années comme un rempart efficace contre les excès autoritaires du régime", affirme l'organisation de défense de la liberté de la presse.

Même réaction de l'organisation Human Rights Watch, basée à New York, selon laquelle le verdict représente "un précédent effrayant dans un pays où les blogs ont ouvert une fenêtre pour la liberté d'expression".

Le procès de M. Souleimane s'était ouvert le 25 janvier.

Son arrestation, le 7 novembre à Alexandrie, avait coïncidé avec un rapport de l'organisation Reporters sans Frontières (RSF) citant l'Egypte parmi 13 pays "ennemis de l'internet".


Et si on prétend que l'islam égyptien est intolérant à la critique, on en prend pour combien pour nous le prouver ?

L'auteur de la lettre anonyme indiquant les ossements présumés de Marie-France Godard s'est identifié

Un homme originaire du département de la Manche s'est identifié auprès des gendarmes de Tilly-sur-Seulles (Calvados) comme l'auteur de la lettre anonyme indiquant au maire de la commune voisine de Lingèvres que les ossements supposés de Marie-France Godard se trouvaient dans le cimetière communal.

Selon Christian Marie, le maire de Lingèvres, qui a confirmé jeudi cette information, l'homme est un radiesthésiste "qui à l'aide de la photo de Madame Godard et de son pendule est parvenu jusqu'au cimetière et m'a indiqué par lettre anonyme que les ossements de cette dernière s'y trouvaient". Des analyses graphologiques ont confirmé que l'homme était bien l'auteur de la lettre, selon lui.

Le 18 janvier dernier, Christian Marie avait reçu une lettre anonyme postée de Granville (Manche) et accompagnée d'un plan et de la situation de la tombe. C'est à l'endroit exact indiqué dans la lettre que des ossements ont été exhumés le 30 janvier et envoyés au procureur de la République de Saint-Malo (Ille-et-Villaine) qui depuis attend les résultats des analyses ADN.

"C'est en lisant dans la presse que c'est un corbeau qui avait envoyé cette lettre que l'homme s'est identifié auprès des gendarmes" ajoute Christian Marie. "Il est entré libre à la gendarmerie, il en est ressorti libre. Il a indiqué qu'il avait voulu aider la justice à avancer grâce à son don pour la radiesthésie où il a expliqué qu'il ne se trompait jamais".

Dans cette affaire, une information judiciaire est ouverte depuis le 10 septembre 1999. La famille du docteur [Yves] Godard a disparu depuis le 1er septembre 1999. Le docteur est parti ce jour-là du port de Saint-Malo à bord du "Nick" un voilier de location.

Depuis des ossements du médecin et de sa fille ont été repêchés en mer mais la justice n'a toujours aucune trace du fils et de Marie-France, l'épouse du Dr Godard.


Dommage pour ce radiesthésiste extra-lucide "qui ne se trompe jamais", l'ADN des ossements a parlé et il n'y a aucun rapport avec la famille de l'acupuncteur de Caen.

21 février 2007

Remise en cause des traitements naturels de la ménopause et plainte des unions de consommateurs

Australie
Le gouvernement australien va revoir une loi permettant aux pharmaciens de prescrire des thérapies naturelles pour soulager les symptômes de la ménopause. Une enquête va examiner l'efficacité de traitements homéopathiques à base d'hormone animale pour déterminer si certains ne sont pas responsables de cancers ou de caillots chez les femmes suivies. Une plainte a été déposée par les unions de consommateurs pour insuffisance d'information du public.

Des centaines de milliers de femmes suivant des traitements aux hormones naturelles pour gérer la ménopause risqueraient des caillots et des cancers, selon un expert de la santé. L'accès à ces thérapies naturelles, qui représentent un milliard de dollars avec l'industrie de la médecine alternative, pourrait être bloqué. Une faille légale permet aux pharmaciens de prescrire des thérapies naturelles et devrait être supprimée.

Cette décision pourrait renvoyer les femmes ménopausées vers le traitement de remplacement de l'hormone (HRT) pour soulager les symptômes de la ménopause. Une enquête fédérale va examiner l'efficacité des thérapies alternatives telles que les vitamines, l'homéopathie, l'aromatothérapie ou les remèdes asiatiques.

Le ministère de la Santé a déclaré que la faille légale, qui permet aux laboratoires de composer des médicaments pour la ménopause, allait être comblée. Pourtant, la moitié des Australiennes suivant le traitement de remplacement hormonal avant 2002 avaient plus de risque de cancer du sein. C'est pour cette raison que les femmes se sont tournées vers les thérapies naturelles avec des hormones animales ou de la testostérone. Mais les experts, comme Elena Teed de la fondation Jean Hailes, craignent que ces thérapies ne soient pas sûres et pensent qu'elles peuvent accroître les risques de caillots et de cancers de l'utérus.

La commission australienne du consommateur et de la concurrence a déjà déposé un recours contre l'institut de la ménopause pour avoir mal informé les gens à propos de l'efficacité des traitements naturels.

(Sunday Telegraph, "Therapies under fire - Menopausal women at risk", 04/02/07)


Combien de temps avant que le bon sens traverse la Terre ? Rappelons que "naturel" ne veut pas dire "sans effet secondaire" et que les pseudo-médecines ne sont pas nécessairement inoffensives.

Télépathie animale: Des résultats peu convaincants

Gabrielle Duchaine-Baillargeon
Le Journal de Montréal

Le Journal de Montréal a assisté à une séance de télépathie téléphonique animée par Caroline Leroux, et les résultats se sont avérés peu convaincants.

La cliente, Daphné Cameron, 22 ans, et sa chatte Zoé tentaient l'expérience de la télépathie pour la première fois. De concert avec le Journal, Daphné Cameron a décidé de mettre les capacités de Caroline Leroux à l'épreuve. Épreuve à laquelle la télépathe a échoué.

En début de séance, Caroline Leroux établit le contacte mental avec le chat. «Je vais contacter Zoé, dit-elle. Je vais me présenter et lui expliquer qui je suis.»

Puis, elle y va de quelques recommandations. Elle conseille par exemple à Daphné Cameron d'entourer sa chatte de vert, de lui acheter une couverture verte ou simplement d'imaginer une bulle verte autour de l'animal.

Questions ratées

Une fois le contact établi et les recommandations terminées, Caroline Leroux demande à sa cliente si elle a des questions à poser à son chat.

Dès la première interrogation - «Comment se sent Zoé depuis que je suis déménagée en appartement ?» -, la télépathe commet une erreur.

«Zoé manque d'espace et elle a de la difficulté à s'habituer à son nouvel environnement, répond-elle. Ce n'est pas encore chez elle. Elle aurait voulu être consultée avant de déménager.»

Le problème : la chatte n'a pas déménagée en appartement avec sa propriétaire, elle est restée chez les parents de cette dernière.

Après cette mauvaise réponse, Daphné Cameron, méfiante, pose de fausses questions à la télépathe. Par exemple: «Comment Zoé s'adapte-t-elle à son nouveau compagnon félin?» (évidement, Zoé n'a pas de compagnon).

«Ah oui, je le vois dans la tête de ta chatte. Il est caramel, lance Caroline Leroux avec enthousiasme. Eh bien, Zoé l'accepte parce que ça te fait plaisir, mais encore une fois, elle aurait voulu être consultée.»

Recommandations vétérinaires

Au cours de la séance, Caroline Leroux conseille aussi à sa cliente de nourrir son chat avec du poisson à chair rose, préférablement du saumon. Elle propose aussi d'ajouter un supplément naturel dans l'eau de l'animal durant une dizaine de jours.

En entrevue, Caroline Leroux avait pourtant affirmé ne jamais faire de recommandations d'ordre vétérinaire.


Le moins qu'on puisse dire est que cette 'télépathe' n'est pas extra-lucide. L'absence de tout 'télépathe' autoproclamé au palmarès du Défi Paranormal de James Randi (et son million de dollars à la clef), indique sans doute qu'il n'y a rien à attendre de ces charlatans, sauf leurs prétentions infondées.

20 février 2007

TV shows spur 'health' food fads

Tomoko Otake takes a look at the prevalence of misleading health claims on Japanese TV in light of the natto controversy

The Japan Times

By Tomoko Otake

How many people would believe a doctor who says eating two packages of natto fermented soybeans every day helps you lose weight?

A responsible doctor would never make such a claim. But when popular TV show host Masaaki Sakai said just that in early January, citing academic findings and comments from "experts," while guest commentators "oohed" and "aahed" at data that reported remarkable weight losses, tens of thousands of viewers believed it. The sticky, smelly stuff began to fly off store shelves nationwide, prompting two major natto makers to issue apologies for not keeping up with demand.

Then came the real shocker. A couple of weeks later, the Osaka-based Kansai Telecasting Corp., which produces the popular health and entertainment show "Hakkutsu! Aruaru Daijiten II (Encyclopedia of Living II)" announced that the show's producers had faked the test results and altered experts' comments to make out that natto was a slimming product. In the days that followed, it was exposed in other media that the show had a history of making things up. It had, for example, claimed that lettuce induced sleep, miso soup helped weight loss and wasabi made you younger.

The natto scandal sent shock waves through the TV industry and academia because of the ridiculous nature of the fabrications involved, with not a little help from "specialists" who lent authority to whatever health tips the show offered. But even without such explicit lies, some observers point out the ills of programs like "Hakkutsu," which mix entertainment with medicine, noting that they often do more harm than good to some people's health.

Day in and day out, TV variety shows feature a vegetable, fish or fruit per episode, highlighting their "newly-discovered" benefits, whether that be their role in lowering cholesterol, blood sugar levels or some other harmful condition.

Such "health information" TV shows have sparked short-lived booms in certain foods, including cocoa in around 1996, nigari (bittern used to make tofu firm) in around 2003, and kanten (agar) in 2005, according to Kuniko Takahashi, professor of home economics at Gunma University, who has monitored the programs and challenged their scientific value.

Takahashi said that, the media, especially on TV, are often involved in "food faddism," exaggerating positive or negative effects of certain foods and nutrients on one's health or illnesses.

She said that "not a few mistakes, contradictions, exaggerations and misinterpretations of academic papers" are evident in the shows. Agar, for example, is one of the foods that once disappeared from the shelves after Hakkutsu said in June 2005 that it was "a foodstuff that would solve a wide variety of health problems for contemporary people." Then it said that agar helped diabetics lower blood sugar levels and blood pressure, lose weight and shed body fat.

But when Takahashi examined the paper cited in the show, titled "Effects of agar (kanten) diet on obese patients with impaired glucose tolerance and type 2 diabetes," published in the British journal called Diabetes, Obesity and Metabolism in January 2005, she found figures improved not only among people who took agar but also among those who did not.

"I have talked to doctors who complain that their patients listen more to information aimed at the general audience through the TV screen, rather than doctors right in front of them who have medical data specific to them," Takahashi said.

Observers also point out that information on TV is not only too general but often biased. Tsutomu Wada, a freelance medical journalist who once worked for public broadcaster NHK, says TV programming is often influenced by PR campaigns for certain products.

"Whether food or not, when products are featured on TV, PR agencies are most likely to be behind each one of them," Wada said. "When a news program picks up a popular cosmetics product, for example, there must be a PR campaign at work. Or in a program where a TV celebrity takes a walk around a subway station and stumbles upon a nice restaurant or ramen shop, the chances are that some money is involved. The relationship is not so much between the TV networks and the PR agencies, but it sometimes occurs between individual TV producers/directors and the agencies. TV shows are viewed as a great advertising vehicle."

Even a cursory look at some of the programs is enough to raise questions. On Feb. 6, a popular afternoon TV show called "Omoikkiri Terebi," aired five times a week on the Nippon Television Network, ran a segment on "protecting your throat." The show is known for having inspired several past food fads.

Monta Mino, the charismatic TV celebrity who serves as the show's host, called attention to a relatively unknown green tea ingredient that he said would "prevent people from colds and hay fever." The ingredient, mechiru-ka katekin (methylated catechin), was found to be digested six times more slowly than regular catechin, he declared, remaining in the body that much longer. Then he mentioned that a tea variety called benifuuki contained a high amount of methylated catechin, holding up a chart that compared the level contained in benifuuki and two other varieties. The data was attributed to Japan's National Institute of Vegetable and Tea Science.

"So, the sensei [referring to Dr. Eita Matsubara] says benifuuki is the best," Mino said. "Sensei, is the tea named benifuuki available?"

Matsubara, who is dubbed the program's "home doctor," chimed in: "You can find the name benifuuki printed on the back of tea bags."

The segment ended there, while Mino, Matsubara and four guest commentators sitting in the studio sipped a cup of benifuuki tea each. There was no talk of how how many cups a day should be consumed or how it should be served.

The next day, Feb. 7, I visited a couple of supermarkets to see if they carried tea leaves called benifuuki. I couldn't find any, but instead found a bunch of PET-bottle drinks named Benifuuki Ryokucha (green tea), marketed by major beverage maker Asahi Soft Drinks Co. The product says on its green label that it "contains 17 mg of methylated catechin." But it refrains from making any statement on hay fever or cold prevention -- it merely bears a pink sticker that says: "The drinkable springtime remedy."

The drink went on sale in retail shops in Tokyo and 10 other prefectures on Feb. 7 -- the day after the "Omoikkiri" show turned a previously obscure tea variety into a household name.

Tomohiro Sata, spokesman at Asahi Soft Drinks, said that the product is "not a health drink" -- just one of the company's several green-tea products. When asked whether or not the product's launch was timed to coincide with the TV show, he responded that there was no connection.

He did confirm that on Jan. 24 the company started taking orders over the phone and the Internet for the tea, which was jointly developed with the semigovernmental research institute cited in the TV program.

Asked if there was any connection, NTV's public relations department replied in the negative, saying in writing to The Japan Times that the Feb. 6 show introduced "benifuuki in general," not "Asahi Soft Drinks Co.'s Benifuuki Ryokucha."

Concerning the relationship between the program's content and sales of health foods in general, the network said that it asks retailers of such foods not to promote their products using the show's name, and when they learn of abuses of the show's name in sales promotions, they contact the businesses asking them not to.

Even with such measures, though, the ubiquitous, albeit brief mentions of health foods and food ingredients on television seem to have greatly changed the way we look at food. Many of us no longer consume food just for what it is. We are on the look out for its health benefits.

"It's distorted," fumes Gunma University's Takahashi. "If we had lived in a time when medicine was underdeveloped, it could have been understandable. But we live in the 21st century. And yet we are expecting food to work like drugs do."


Au cas où l'on ne s'en douterait pas, il faut éviter de croire tout ce qui se raconte à la télévision, surtout s'il ne s'agit pas d'une émission scientifique mais d'un divertissement.

18 février 2007

American Belief in Pseudoscience on the Rise

By Randolph E. Schmid
Associated Press

SAN FRANCISCO (AP) -- People in the U.S. know more about basic science today than they did two decades ago, good news that researchers say is tempered by an unsettling growth in the belief in pseudoscience such as astrology and visits by extraterrestrial aliens.

In 1988 only about 10 percent knew enough about science to understand reports in major newspapers, a figure that grew to 28 percent by 2005, according to Jon D. Miller, a Michigan State University professor. He presented his findings Saturday at the annual meeting of the American Association for the Advancement of Science.

The improvement largely reflects the requirement that all college students have at least some science courses, Miller said. This way, they can better keep up with new developments through the media.

A panel of researchers expressed concern that people are giving increasing credence to pseudoscience such as the visits of space aliens, lucky numbers and horoscopes.

In addition, these researchers noted an increase in college students who report they are "unsure" about creationism as compared with evolution.

More recent generations know more factual material about science, said Carol Susan Losh, an associate professor at Florida State University. But, she said, when it comes to pseudoscience, "the news is not good."

One problem, she said, is that pseudoscience can speak to the meaning of life in ways that science does not.

For example, for many women having a good life still depends on whom they marry, she said.

"What does astrology speak to? Love relationships," Losh said, noting that belief in horoscopes is much higher among women than men.

The disclosure that former first lady Nancy Reagan consulted an astrologer resulted in widespread derision in the media, but few younger people remember that episode today, she said.

Miller said most readers of horoscopes are women, contributing to the listing of "female" as a leading negative factor in science literacy. Women also tended to take fewer college science courses, he said.

Belief in abduction by space aliens is also on the rise, Losh said.

"It's not surprising that the generation that grew up on 'Twilight Zone' and early 'Star Trek' television endorsed a link between UFOs and alien spacecraft," she said.

Pseudoscience discussion is often absent from the classroom, Losh said, so "we have basically left it up to the media."

Raymond Eve of the University of Texas at Arlington had mixed news in surveys of students at an unnamed Midwestern university.

The share that believed aliens had visited Earth fell from 25 percent in 1983 to 15 percent in 2006. There was also a decline in belief in "Bigfoot" and in whether psychics can predict the future.

But there also has been a drop in the number of people who believe evolution correctly explains the development of life on Earth and an increase in those who believe mankind was created about 10,000 years ago.

Miller said a second major negative factor to scientific literacy was religious fundamentalism and aging.

Having taken college science courses was a strong positive influence, followed by overall education and informal science learning through the media. Having children at home also resulted in adults being more scientifically informed, he said.

Nick Allum of the University of Surry in England suggested belief in astrology might be a simple misunderstanding of the question, with people confusing astrology with astronomy.

In one European study about 25 percent of people said they thought astrology was very scientific. But when the question was rephrased to horoscopes that fell to about 7 percent.

Il gagne contre toute probabilité, deux fois de suite

MAPLEWOOD, Minnesota (AP) - La probabilité est plus qu'infime, mais Raymond Snouffer l'a fait. Ce pilote d'avion de Maplewood (Minnesota, centre des Etats-Unis) a remporté le jackpot d'un loto... deux fois de suite.

Samedi dernier, Raymond Snouffer a joué les numéros 11-14-23-26-31 et remporté le jackpot de 25.000 dollars. La probabilité était de 170.000 chances contre une qu'il gagne.

Le lendemain, il a gardé le numéro 11, y ajoutant cette fois le 3, le 7, le 19 et le 28. Et il a de nouveau gagné le jackpot.

Selon la direction du loto "Northstar Cash", la probabilité qu'un tel événement se produise est tellement infime qu'elle est "virtuellement incalculable".


Elle est parfaitement calculable, à supposer l'indépendance des deux tirages et l'équiprobabilité de sortie de chaque numéro. Une chance que 170.000 au carré, soit une chance sur 28.900.000.000.

17 février 2007

Astrology study proves a point

TORONTO, Feb. 17 (UPI) -- Tongue firmly in cheek, a Canadian researcher said Virgos are more likely to vomit while pregnant, while Pisces have an increase risk of heart failure.

Peter Austin, a researcher at the Institute for Clinical Evaluative Sciences in Toronto, said data gleaned from Ontario hospitals reveal the 12 astrological signs can be associated with at least two disorders each.

But, he said, his research was intended to prove a point, not about astrological signs, but about research.

"Replace astrological signs with another characteristic such as gender or age, and immediately your mind starts to form explanations for the observed associations," Austin said.

"Then we leap to conclusions, constructing reasons for why we saw the results we did. We did this study to prove a larger point -- the more we look for patterns, the more likely we are to find them, particularly when we don't begin with a particular question."

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Le phénomène décrit dans cet article est simple: si l'on prend une population donnée et que l'on cherche des associations quelconques, on finira par en trouver une qui correspond à nos préjugés et qui sera 'statistiquement significative', bien qu'étant totalement sans aucun rapport avec la réalité. Pour éviter ça, il faut dire a priori quelle association on recherche et faire l'étude après.

16 février 2007

Vers une recrudescence de l’hépatite B?

Jérôme Lemarié
L'Express

La couverture vaccinale des petits Français pour l’hépatite B est très insuffisante et fait de la France la plus mauvaise élève d’Europe: c’est ce que révèlent les enquêtes menées par l’Institut de veille sanitaire (InVS) en milieu scolaire entre 2001 et 2004. Faut-il craindre une recrudescence de la maladie?

L’Institut de veille sanitaire a conduit trois enquêtes entre 2001 et 2004 en maternelle (2002-2003), CM2 (2001-2002) et 3e (2003-2004) afin d’évaluer la couverture vaccinale de plus de 17 000 enfants et adolescents. Dans l’ensemble, la couverture est plutôt satisfaisante: 80 à 96% pour le DTPolio, entre 87 et 92 % pour la coqueluche, 95 % pour le RRO (rougeole-rubéole-oreillons) et 99 % pour le BCG. Carton rouge, en revanche, pour la vaccination contre l’hépatite B (HB).

Depuis la première enquête conduite en 2000-2001 en classe de 3e chez des enfants qui avaient bénéficié des campagnes de vaccination en 6e, la couverture est passée de 62,4 % à 42,4 % en 2003-2004. La couverture des élèves de CM2, qui était de 33,1% en 2001-2002 n’a pas été améliorée en 2003-2004. La France est la lanterne rouge de l’Europe. Comment expliquer ces mauvais résultats? Les Français ont-ils toujours en mémoire la polémique sur le vaccin HB accusé (à tort) de déclencher ou aggraver la sclérose en plaques? Retour sur une controverse qui a débuté à la fin des années 90.

Flou artistique

Les premières vaccinations HB sont mises sur le marché français en 1981; jusqu’en 1993, elles étaient destinées principalement aux groupes à risque. Conformément aux recommandations de l’OMS, la vaccination HB est étendue, dès avril 1994, aux préadolescents en classe de 6e. La couverture vaccinale chez les enfants passe de moins de 10% à plus de 80% : la France se hisse alors à la première place mondiale.

Mais, en mai 1994, les premiers cas de personnes vaccinées contre l’hépatite B qui ont développé une sclérose en plaque (SEP) sont signalés. La presse s’empare du sujet: les premiers soupçons pèsent sur le vaccin, accusé de provoquer le déclenchement de la sclérose en plaques ou de l’aggraver chez les personnes déjà atteintes. Une enquête nationale de pharmacovigilance est aussitôt lancée par l’Agence du médicament. Elle montre "qu’aucune relation de cause à effet entre le vaccin et les poussées de SEP n’est démontrée" sans toutefois exclure la possibilité d’un lien. L’Agence décide alors d’ajouter à la notice de tous les vaccins une précaution d’emploi à l’intention des malades atteints de SEP.

En novembre 1995, la vaccination est étendue aux adolescents, aux préadolescents, à leurs parents et aux parents d’enfants en bas âge. Le succès de la promotion conduit à la vaccination de plus de 20 millions de Français sur deux ans, non seulement les enfants et les préadolescents mais aussi les adolescents, les adultes et même les personnes âgées.

Toutefois, les incertitudes scientifiques sur l’éventuel lien de causalité entre le vaccin et la SEP conduisent Bernard Kouchner, alors secrétaire d’Etat à la Santé, à suspendre provisoirement la vaccination en milieu scolaire en octobre 1998. Elle reste toutefois recommandée chez les sujets à risque, les nourrissons, les adolescents et reste obligatoire pour les personnels de santé.

Les soupçons sont levés mais le mal est fait

En 1999, une étude épidémiologique initiée par le ministère de la Santé, qui met en avant les bénéfices de la vaccination, supérieurs aux risques (le lien de causalité n’est pas montré mais n’est pas non plus exclu), conduit Bernard Kouchner à réaffirmer son attachement à la vaccination. Mais le doute persiste, renforcé en 2000 par l’ouverture de droits à l’indemnisation de huit personnes, dont trois atteintes de sclérose en plaques, en raison du lien supposé avec le vaccin.

Il faut attendre 2001 et la publication de deux études scientifiques pour disculper le vaccin de toute implication dans l’apparition ou l’aggravation d’une sclérose en plaques. Mais, la polémique est relancée en 2002. Un rapport sur la campagne de vaccination de 1994 réalisée par un expert judiciaire spécialiste du médicament accuse les autorités françaises de ne pas avoir pris en compte les effets secondaires de ce vaccin.

L’organisation d’une audition publique en 2004 en France, réunissant les principaux experts dans le domaine, met un terme à la polémique en concluant à l’absence de données permettant de montrer un lien de causalité entre le vaccin HB et la sclérose en plaques et souligne les bénéfices supérieurs aux risques de la vaccination. Dans son rapport, le groupe d’experts formule un certain nombre de recommandations, notamment la vaccination universelle de tous les nourrissons et une campagne de rattrapage de la vaccination chez les enfants et les adolescents, ainsi que chez les adultes à risque (lire l' encadré).

Mais l’ambiguïté demeure, renforcée par la succession de mesures contradictoires et l’indemnisation de cas de sclérose en plaques en justice. Les parents restent aujourd’hui encore réticents à la vaccination HB (lire l’entretien avec Denise Antona, InVS).

La deuxième cause de décès par cancer après le tabac

Le vaccin reste pourtant la meilleure arme contre un virus très contagieux qui se transmet principalement par voie sexuelle ou sanguine. Il offre une protection durable et efficace à 90%. Si près de 90% des personnes atteintes par le virus guérissent spontanément, chez 10% des sujets, l’hépatite B s’installe et devient chronique et, dans un cas sur deux, évolue en cirrhose voire en cancer du foie.

Le virus de l’hépatite B est présent dans le monde entier. Il est la deuxième cause identifiée de décès par cancer après le tabac. En France, près de 3,1 millions de personnes ont été en contact avec le virus. Parmi elles, certaines n'ont pas été malades ou ont guéri spontanément, d'autres (près de 281 000) sont devenues porteuses chroniques de l'hépatite B et sont donc potentiellement contaminantes. La vaccination est donc un véritable enjeu de santé publique, face à une maladie que l’on peut soigner mais que l’on ne sait pas guérir.

Dieudonné s'est rendu coupable d'injure raciale

La Cour de cassation a considéré aujourd'hui que les propos de Dieudonné assimilant dans une interview donnée en 2003 les juifs à une «escroquerie» et à une «secte» constituait une injure raciale et a annulé un arrêt de la cour d'appel de Paris qui l'avait relaxé en février 2006.
L'affaire a été renvoyée devant la cour d'appel de Versailles, obligée de se conformer à la décision de la Cour de cassation, réunie en assemblée plénière, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Dans un entretien accordé au mensuel Lyon Mag en novembre 2003, Dieudonné M'Bala M'Bala avait notamment déclaré: «les juifs, c'est une secte, une escroquerie. C'est une des plus graves parce que c'est la première».

En mars 2005, la chambre criminelle de la Cour de cassation avait annulé un arrêt de la cour d'appel de Paris ayant relaxé Dieudonné et renvoyé l'affaire devant la même cour mais dans une autre formation. Celle-ci avait jugé en février 2006 que les propos de Dieudonné ne visaient «pas la communauté juive en tant que telle» mais au contraire manifestaient une «hostilité au principe même du fait religieux». Et l'avait relaxé une nouvelle fois.

Saisie d'un pourvoi du Consistoire central (Union des communautés juives de France), la Cour de cassation, siégeant en assemblée plénière, a censuré ce second arrêt de la cour d'appel de Paris. Elle a considéré que ces affirmations ne relèvent pas «de la libre critique du fait religieux participant d'un débat d'intérêt général» mais constituent «une injure visant un groupe de personnes en raison de son origine».

Par ailleurs, au regard de la Convention européenne des droits de l'Homme, la Cour de cassation a jugé que la condamnation de tels propos constituait «une restriction nécessaire à la liberté d'expression dans une société démocratique».

«Je suis extrêmement satisfait que la Cour de cassation ait rappelé que l'on ne peut impunément qualifier la communauté juive de France d'escroquerie en invoquant son ignorance des questions religieuses», s'est félicité Me Stéphane Lilti, avocat du Consistoire central.


Dieudonné a attaqué un groupe de personnes ("les juifs") en raison de leur origine, et non une religion ("judaïsme"). Cette seule réflexion aurait épargné bien des atermoiements aux différentes cours, même s'il n'y avait pas le contexte des autres provocations de Dieudonné pour éclairer cette attaque. Comparer des gens à une "escroquerie" est une simple injure, sémantiquement parlant, le simple fait de se reconnaître une appartenance à un groupe social ne pouvant être considéré comme une escroquerie. Dieudonné enfonce encore un peu plus le couteau dans la plaie en parlant de la "première" escroquerie. S'il faisait référence à la religion, se peut-il qu'il ignore qu'il y avait eu des religions avant ? Et des escrocs aussi, sans aucun doute.

15 février 2007

Petit homme, prends garde aux huiles essentielles

L'histoire est racontée dans le New England Journal of Medicine. Aux Etats-Unis, trois jeunes garçons se sont soudainement vus pousser des seins avant même leur puberté. L'enquête a conduit les auteurs à mettre en causes des… huiles essentielles ! Explications.

Les spécialistes appellent cela une gynécomastie prépubertaire. Comme le souligne le Dr Derek Henley des National Institutes of Health (NIH), « la plupart des cas sont habituellement classés comme idiopathiques ». C'est-à-dire sans cause connue.

Les trois garçons étaient âgés de respectivement 4, 7 et 10 ans lorsqu'ils ont présenté un développement anormal de la glande mammaire. Les auteurs ont rapidement écarté l'hypothèse d'une puberté précoce, dans la mesure où « ils présentaient des taux d'hormones circulantes normaux et qu'ils étaient par ailleurs en bonne santé ».

En revanche, il s'est avéré que les trois enfants avaient tous été exposés de façon prolongée à l'application par leurs mères de produits – baumes corporels, shampooings et autres lotions – contenant des huiles essentielles. Et plus spécifiquement des huiles de lavande et de théier, du nom de cet arbuste originaire d'Asie qui donne le thé. Dans les trois cas, les effets ont disparu dans les mois qui ont suivi l'arrêt des applications.

Des études in vitro ont montré que les essences en question inter-agissaient avec les hormones masculines. A partir de quelles doses ? Des études complémentaires seront nécessaires pour répondre à cette question. En attendant, les auteurs mettent en garde contre « l'exposition répétée à ces produits ».

Source : New England Journal of Medicine, Vol.356, n°5

(Destination Santé)


Un exemple de plus de la confusion, entretenue par les vendeurs de potions, entre "naturel" et "sans danger". Comme pour tous les produits actifs, naturels ou pas, les risques d'effets secondaires non négligeables existent. Habituellement, ils sont soumis au contrôle des autorités de santé et à la prescription médicale. Mais ce contrôle coûte cher aux vendeurs de potions-miracle qui essayent de s'en défaire sous prétexte de 'naturel'.

Creationists defeated in Kansas school vote on science teaching

· Guidelines challenging Darwinism banned
· Decision is latest blow to intelligent design activists

Suzanne Goldenberg in Washington
The Guardian

School authorities in the American heartland state of Kansas have delivered a rebuff to subscribers to the notion of intelligent design by voting to banish language challenging evolution from new science guidelines.

In a 6-4 vote on Tuesday night, the Kansas state board of education deleted language from teaching guidelines that challenged the validity of evolutionary theory, and approved new phrasing in line with mainstream science.

It was seen as a victory for a coalition of moderate Republicans and Democrats, science educators and parents who had fought for two years to overturn the earlier guidelines.

The decision is the latest in a string of defeats for proponents of creationism, and its modern variant, intelligent design. It reverses the decision taken by the same authorities two years ago to include language undermining Darwinism - on the insistence of conservative parents and activists in the intelligent design movement.

In redrafting guidelines for science teaching, the board removed language suggesting that key concepts such as a common origin for all life on Earth and for species change were seen as controversial by the scientific community.

The board also rewrote the definition of science, limiting it to the search for rational explanations of what occurs in the universe. The move, though limited in its scope, was seen as significant because it rejected a key argument of subscribers to intelligent design: that providing children with arguments for and against evolution merely amounts to fair play.

But Kansas remains a conservative state and many people harbour misgivings about teaching evolution to school children. The school board received a petition with nearly 4,000 signatures opposing Tuesday's decisions.

Overcoming such misgivings will be difficult, said Jack Krebs, a former maths teacher who is president of Kansas Citizens for Science.

"The bigger issue is the cultural divide. The intelligent design people and the anti-evolution people truly believe that science as it is practised is atheistic, and excludes God, and this is really the heart of the cultural battle," Mr Krebs said.

Despite this latest setback proponents of intelligent design remain active across the US. In the last five years, anti-evolution legislation has been introduced in 24 state legislatures and similar policies were under consideration in at least 20 states, according to the National Centre for Science Education in California.

Given the deep passions surrounding the teaching of evolution in Kansas, it is widely expected that proponents of intelligent design will not let up in their campaign over science teaching.

"They have really been on a rollercoaster for the last 10 years in Kansas," said Glenn Branch, deputy director of the National Centre for Science Education. "This isn't really good for the state of science education in Kansas for the treatment of evolution to be in such flux. It probably does have the effect of encouraging creationism in the local classroom."

Backstory

Teaching creationism in American public schools has been outlawed since 1987 when the supreme court ruled that the inclusion of religious material in science classes was unconstitutional. In recent years, however, opponents of the theory of evolution - first developed by Charles Darwin, above - have regrouped, challenging science education with the doctrine of "intelligent design", which has been carefully stripped of all references to God and religion. Unlike traditional creationism, which claims that God created the earth in six days, proponents of intelligent design say the workings of this planet are too complex to be ascribed to evolution. There must have been a designer working to a plan - that is, a creator.


Encore une escarmouche qui se traduit par une victoire des laïcs. Le dessein intelligent n'a pas réussi à faire illusion scientifique.